Provinces-Unies

ancien pays européen ayant existé de 1581 à 1795

République des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas
(nl) Republiek der Zeven Verenigde Nederlanden '
(la)
Belgica Foederata ou Belgium Foederatum'

15811795

Drapeau
Drapeau des États (Staatsche vlag), drapeau officiel des Provinces-Unies : rouge, blanc, bleu
Blason
Armoiries (après 1665)
Description de cette image, également commentée ci-après
Provinces et dépendances.
Informations générales
Statut République
Capitale La Haye
Langue néerlandais, frison
Religion Principe de la liberté de culte : calvinisme, arminianisme, mennonitisme, catholicisme, judaïsme et autres.
Monnaie Rixdale et florin néerlandais
Histoire et événements
Acte de La Haye
Proclamation de la République batave

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Provinces-Unies est le nom usuel donné à la république des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas, formée par la sécession en 1581 des sept provinces septentrionales des Pays-Bas espagnols (en néerlandais : Republiek der Zeven Verenigde Nederlanden[1]).

De 1581 (proclamation d'indépendance du 15 juillet) à 1795 (création de la République batave), ces sept provinces sont réunies en un État fédéral dirigé par « Leurs Hautes Puissances Messeigneurs les États généraux des Provinces Unies des Pays-Bas »[2] (en néerlandais, Haar Hoog Mogende de Heeren Staaten Generaal der Vereenigde Nederlanden).

D'autres dénominations ont été utilisées : république des Provinces-Unies des Pays-Bas[3] (Republiek der Verenigde Nederlanden[4], en latin : Belgica Foederata ou Belgium Foederatum), ou Pays-Bas septentrionaux, Pays-Bas du Nord, par opposition aux Pays-Bas méridionaux, les provinces restées sous la domination espagnole à la fin de la guerre de Quatre-Vingts Ans.

En France, dans l'usage populaire, les Provinces-Unies étaient désignées par le nom de la province la plus connue, la Hollande : ainsi dans la chanson Le Prisonnier de Hollande, qui date du XVIIe siècle.

La sécession des sept provincesModifier

Les Pays-Bas espagnolsModifier

Jusqu'en 1581, les Pays-Bas espagnols sont constitués de principautés féodales, duchés, comtés et autres seigneuries, qui par mariage, conquête ou achat, se sont trouvés aux mains de la maison de Habsbourg, notamment de l'empereur Charles Quint puis de son fils, Philippe II. Leur territoire était à peu près constitué par les Dix-Sept Provinces couvertes par la Pragmatique Sanction de Charles Quint (1549).

Causes de la sécessionModifier

En 1568, plusieurs provinces se révoltent sous la direction de Guillaume le Taciturne contre le gouverneur lieutenant du roi résidant à Bruxelles, Ferdinand Alvare de Tolède, duc d'Albe, en raison de ses efforts de modernisation et de centralisation des structures, de sa politique absolutiste, des exécutions capitales d'opposants et des impôts jugés excessifs, ainsi que de la persécution des protestants. Les habitants des sept provinces sécessionnistes ont en effet majoritairement opté, dès le début de la révolte, pour le principe de la liberté de culte à l'encontre de la politique ultra-catholique et de l'intolérance de Philippe II d'Espagne. De plus, le calvinisme et l'arminianisme avaient un rôle prépondérant dans les villes en tant que religions de la classe dominante des régents.

C'est le début de la guerre de Quatre-Vingts Ans.

Le conflit avec le roi d'Espagne de 1568 à 1581Modifier

Principales étapes de la révolte :

En 1579, les sept provinces septentrionales signent l'union d'Utrecht, par laquelle elles s'engagent à se soutenir mutuellement contre l'armée espagnole. L'union d'Utrecht est suivie, en 1581, par l'acte de La Haye, proclamant l'indépendance des Provinces-Unies.

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La guerre d'indépendance (1581-1609)Modifier

 
Le roi d'Espagne accordant la paix aux sept Provinces-Unies des Pays-Bas [trêve de 1609] par Theodoor van Thulden (1650, musée des beaux-arts de Quimper).

C'est la période la plus tourmentée de la guerre de Quatre-Vingts Ans.

Une médiation du roi de France Henri IV permet la conclusion de la trêve de Douze Ans () entre le roi Philippe III d'Espagne et les Provinces-Unies.

L'indépendance des Provinces-Unies est reconnue formellement par la monarchie espagnole en 1648, lors du traité de Westphalie, dont le but principal est de mettre fin à la Guerre de Trente Ans.

Territoire et dépendances des Provinces-UniesModifier

Les sept provincesModifier

DépendancesModifier

Le Pays de DrentheModifier

Le pays de Drenthe (Landschap Drenthe) était administré par une assemblée d'État mais n'était pas représenté aux États généraux.

Les Pays de la GénéralitéModifier

Les pays de la Généralité n'avaient pas d'assemblée d'État et étaient administrés par les États généraux.

Ils étaient divisés en quatre districts :

Les colonies et établissements d'outre-merModifier

La création et l'exploitation des comptoirs et colonies fut confiée par les régents à deux sociétés par actions, la GWC et la VOC, véritables États dans l'État.

Les corps expéditionnaires dépêchés par la VOC ne parviendront toutefois jamais à s'emparer du comptoir de Macao.

Les Provinces-Unies aux XVIIe et XVIIIe sièclesModifier

 
Famille hollandaise, par Pieter de Hooch, 1662.

Le XVIIe siècle est considéré comme le siècle d'or des Provinces-Unies : le pays est alors à la tête d'un puissant empire colonial et commercial. Les villes attirent les entrepreneurs et les ouvriers de toute l'Europe. La réputation de tolérance et de liberté fait des Provinces-Unies un foyer intellectuel et culturel de premier ordre.

Politique étrangèreModifier

La puissance de la république des Provinces-Unies durera pendant deux siècles. Au XVIIe siècle, les Provinces-Unies font plusieurs guerres à l'Angleterre, qui leur dispute la supériorité navale et commerciale dans la mer du Nord.

Les Provinces-Unies participent à toutes les guerres contre Louis XIV ; celui-ci les menace en effet par ses ambitions sur les Pays-Bas espagnols. C'est notamment le cas à Noordpeene, lors de la bataille de la Peene, le  : le roi de France envoie son frère, Philippe d'Orléans, assiéger Saint-Omer, seule ville d'Artois encore dans les Pays-Bas espagnols ; la coalition anti-française dirigée par les Provinces-Unies (avec Guillaume III d'Orange lui-même à la tête des troupes) est défaite ; Saint-Omer est prise par les Français. Le traité de Nimègue conclut cette défaite hollandaise.

InstitutionsModifier

Les institutions des Provinces-Unies sont héritées de la période des troubles ; la fiction politique en est la réunion de sept provinces qui se sont séparées de leur souverain et ont décidé de laisser vacante sa place. On trouve donc un système de république fédérale. Contrairement aux républiques italiennes comme Venise ou Gênes, les Provinces-Unies ne connaissent en effet pas de pouvoir central fort avec un chef formel de l'État ou un territoire unifié.

Pouvoir centralModifier

C'est au niveau central que cette fiction est le plus nettement sensible : toute tentative de centralisation est perçue comme une ingérence dans les prérogatives des Provinces, un outrage contre leurs privilèges et un rappel de la monarchie.

De fait, la seule institution centrale conçue comme telle est l'assemblée des États généraux des Provinces-Unies (Staten generaal). Il ne s'agit même pas à proprement parler d'une institution autonome dans la mesure où elle se compose uniquement de délégués des assemblées des États provinciaux. Ils ont néanmoins un rôle de délibération important dans les affaires qui concernent l'ensemble des Provinces (commerce, religion, etc.) et administrent les pays de la Généralité et les territoires non constitués en Provinces. Pour l’essentiel, la fiscalité repose sur les impôts indirects.

De façon informelle, néanmoins, les magistrats de la province de Hollande ont des fonctions que l'on pourrait qualifier de centrales. Le poids économique et politique de cette province est tel que rien ne peut se décider sans son accord. C'est en outre sur son territoire que se réunissent les institutions centrales.

Pouvoirs provinciauxModifier

Le pouvoir effectif, dans la république des Provinces-Unies, réside en fait au niveau des provinces. Chaque province dispose d'un appareil d'État relativement simple à trois pôles :

  • les États provinciaux , l'assemblée délibérative, qui administre le pays à la manière d'un conseil de régence en l'absence du souverain déchu ;
  • le pensionnaire, secrétaire et président du comité permanent des États. Il est le chef civil de la province. Celui de Hollande a une prééminence de fait et les puissances étrangères le considèrent comme le seul interlocuteur valable parmi ses collègues. La diplomatie lui a donc donné le titre parfaitement informel de grand-pensionnaire ;
  • le stathouder, héritier du gouverneur et capitaine général de la période monarchique. Il est le chef militaire de la province, et dirige la diplomatie. Comme pour le pensionnaire, celui de Hollande est le plus important ; il est généralement aussi stathouder de Zélande et d'Utrecht. Les stathouders se recrutent exclusivement dans la maison d'Orange-Nassau et ses branches cadettes.

Évolutions institutionnellesModifier

Le grand débat institutionnel au sein des Provinces-Unies a été l'équilibre entre les fonctions civiles, représentées par les États et les pensionnaires, et le pouvoir militaire des Stathouders. Leurs fonctions rappelaient en effet à bien des égards celles d'un monarque, avant tout chef de guerre.

Plusieurs partis se forment, les partis orangistes, calvinistes et libéraux cohabitent tant bien que mal. On hésite entre une monarchie de type britannique (alternative soutenue par les orangistes et calvinistes) et une république (alternative soutenue par les libéraux). Un statu quo perdure jusqu'en 1650, année de l'élection de Johan de Witt. Soutenu par Cromwell, il prononce le bannissement des Orange-Nassau, suspectés par l'Angleterre républicaine de soutenir les Stuarts en exil et par la Hollande de vouloir rétablir la monarchie dans les Pays-Bas. Le stathoudérat est donc suspendu en Hollande et en Zélande; certaines provinces, en revanche, maintiennent le leur. On profite pendant 20 ans d'une liberté quasiment complète, appréciée notamment par le philosophe Spinoza.

Les catastrophes militaires de la guerre de Hollande, en 1672 précipitent de Witt dans la disgrâce : il est rendu responsable des victoires françaises. Le sentiment d'une punition divine des années de licence est puissant. De Witt est finalement désavoué puis lynché, tandis que les Orange-Nassau sont rappelés au pouvoir. Après une seconde oligarchie, le stathoudérat est finalement réformé en 1747. Il devient une fonction unique et héréditaire, commune à l'ensemble des provinces. Ce second stathoudérat perdura jusqu'à l'invasion française de 1795 et l'instauration d'une république batave.

Les municipalités elles-mêmes se sont invitées dans le débat, concurrençant les institutions provinciales en se fondant sur la puissance de leurs élites marchandes et nobiliaires, ainsi que leurs nombreux privilèges hérités du Moyen Âge.

Population et économieModifier

 
Vermeer, Vue de Delft.

Le succès économique des Provinces-Unies ne s'explique pas par ses atouts naturels : elles constituent un petit territoire, assez peu peuplé par rapport à la France. Le territoire s'est constitué progressivement par conquête de terres nouvelles sur la mer du Nord. Une grande partie du pays est constitué de polders de très faible altitude. Les Provinces-Unies doivent être protégées des tempêtes par des digues qui n'empêchent pas toujours les inondations. Cependant, le pays est bien situé entre la mer du Nord et la Manche. Il profite de la voie fluviale et commerciale du Rhin.

La population des Provinces-Unies s'élève à environ deux millions et demi d'habitants au milieu du XVIIe siècle. Elles reçoivent une forte immigration venue d'Allemagne et de Scandinavie. Les Juifs ibériques et les huguenots y trouvent refuge au XVIIe siècle.

L'agriculture est très productive pour l’époque : les cultures maraîchères se déploient autour des villes et utilisent une grande quantité d’engrais. Les cultures industrielles et spéculatives sont développées (chanvre, colza, houblon, teinture, tabac, lin, etc). Les villes font venir du blé des rives de la Baltique. La pêche au hareng, à la morue et à la baleine est également un secteur dynamique. Mais surtout, les Provinces-Unies s'enrichissent à l'époque moderne grâce au commerce maritime. Elles dominent le commerce en mer Baltique et s'insèrent dans les réseaux méditerranéens. La prospérité économique et financière du pays repose aussi sur le grand commerce maritime.

 
Carte diachronique de l'empire colonial des Provinces-Unies.

Pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans, les Provinces-Unies ont construit une marine de guerre qui pouvait menacer l'Espagne dans ses propres ports et jusqu'en Amérique. La flotte marchande de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) et de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales (GWC) reprend le commerce international des Espagnols. Les Provinces-Unies se constituent un empire colonial en Asie (Insulinde, Ceylan, Malaisie) et en Amérique (Nouvelle-Néerlande, Suriname). La flotte hollandaise fréquente les ports japonais et menace les possessions ibériques d'Amérique du Sud.

Le commerce des Provinces-Unies décline au cours du XVIIIe siècle. On constate une chute des importations de bois balte (deux tiers en 1720, un cinquième en 1740), de vin du Rhin (96 % en 1710, 40 % en 1750), de hareng de la Baltique (60 % en 1700, 15 % en 1740). La Compagnie néerlandaise des Indes occidentales perd ses positions en Inde et en Chine. La production de papier diminue , elle passe de 150 000 rames en 1730 à 80 000 en 1750. Le nombre de manufactures de tabac d’Amsterdam passe de trente en 1720 à huit en 1751. Les constructions navales s’effondrent durant le siècle. Leyde produit 139 000 pièces de tissu en 1671, 54 000 en 1750, 29 000 en 1795. La population stagne à deux millions d’habitants et se paupérise. Les coûts salariaux trop élevés, l’essor commercial et industriel des puissances européennes comme la Grande-Bretagne et la France sont à l’origine de ce déclin[5].

Ce déclin a toutefois était remis en cause par l'historiographie récente. L'historien Thierry Allain, dans son étude sur la ville néerlandaise de Enkhuizen, relativise ce présupposé déclin et parle plutôt d'un déclassement[6]. Autrement dit, l'économie néerlandaise aurait stagné contrairement à la France ou l'Angleterre qui ont vu croître leur économie de façon rapide. Dépassés par leurs rivaux, les néerlandais n'en restent pas moins actifs, notamment dans le commerce avec l'Atlantique. Ce commerce avec l'Atlantique fut sous-estimé et oublié par les historiens à cause de son caractère souterrain. Wim Klooster a démontré l'importance du commerce dit « illicite » des Néerlandais, celui-ci pouvant représenter jusqu'à la moitié des importations de la très riche Compagnie des Indes néerlandaises[7]. Dans sa thèse[a], Wim Klooster montre que les îles des Caraïbes comme Saint-Eustache servent de plateforme pour les Néerlandais afin d'embarquer des produits espagnols, français et anglais qui, normalement, ne devraient être pris que par les navires de leurs propres nations. Les récentes études sur la neutralité démontrent également la vitalité persistante du commerce néerlandais lors des guerres franco-britanniques. La France, écrasée par le poids de la marine britannique en période de guerre, ne réussit plus à commercer. Les navires néerlandais prennent alors le relais, profitant de leur statut neutre pour effectuer à leur place le commerce des Français. Le déclin néerlandais est donc à relativiser.

Dans les Provinces-Unies, des thalers ont été frappés de 1659 à 1802 à l'imitation du patagon des Pays-Bas espagnols. Le nom officiel était ducat d'argent. Le ducat d'argent avait à l'avers les armoiries au lion néerlandaises, et au revers un homme debout en armure.

CultureModifier

 
Rembrandt, La Ronde de nuit.

Les Provinces-Unies ont été un foyer culturel de premier ordre aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette république tolérante accueillait alors toutes les religions et favorisait les libertés individuelles. Elle donne à la philosophie l'un de ses plus grands philosophes : Baruch Spinoza (1632-1677). Les philosophes français René Descartes et Pierre Bayle y ont travaillé et publié longtemps. Montesquieu admirait ce modèle politique et fit publier ses Lettres persanes à Amsterdam en 1721.

Le pays dispose de centres d'édition et d'imprimerie (à Amsterdam et à Rotterdam), d'universités brillantes (surtout l'université de Leyde, fondée en 1575). Le XVIIe siècle voit s'épanouir une peinture hollandaise renommée et représentée par Jan Vermeer (1632-1675), Rembrandt (1606-1669) et Frans Hals (1580-1666). La bourgeoisie d'affaires, les armateurs et les échevins passent des commandes auprès de ces artistes et se font construire des hôtels particuliers dans les villes.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Publiée en 1998.

RéférencesModifier

  1. Mot à mot : république des Sept Pays-Bas Unis ; toutefois, l'expression usuelle en français était république des Provinces-Unies ou Provinces-Unies, cf. p. ex. François Michel Janiçon, État présent de la république des Provinces-Unies, et des païs qui en dépendent, La Haye, J. van Duren, 1755.
  2. J. Louys Runckel, Mémoire de Monsieur Runckel, secrétaire d'État de Leurs Hautes Puissances Messeigneurs les États généraux des provinces unies des Pais-Bas, 1707.
  3. Dérival de Gomicourt, Lettres hollandoises, ou Correspondance politique, sur l'état présent de l'Europe, notamment de la république des sept Provinces-Unies, 1779.
  4. (nl) J.D.J., Historie van den jegenwoordig geëindigden oorlog in Vlaanderen en Braband, Amsterdam, 1749, p. 549 : "van de vier Ministers Plenipotentiarissen van de Republiek der Verenigde Nederlanden".
  5. Carlo M. Cipolla, The Economic Decline of Empires, Taylor & Francis, (présentation en ligne).
  6. Allain 2015
  7. (en) Wim Klooster, Illicit Riches, Dutch trade in the caribean, .

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Thierry Allain, Andreas Nijenhuis-Bescher, Romain Thomas, Les Provinces-Unies à l’époque moderne. De la Révolte à la République batave, Paris, Armand Colin, « U », 2019.
  • Denis Diderot, Voyage en Hollande, La Découverte, (ISBN 978-2707112798).
  • (nl) Denis Diderot, introd. et notes d'Yves Benot, Over Holland : een journalistieke reis 1773-1774, Amsterdam, Antwerpen, Contact, .
  • Jean Jennet, Histoire de la république des Provinces-Unies des Païs-Bas, depuis son établissement jusques à la mort de Guillaume III, roi de la Grande Bretagne, La Haye, Chez G. de Voys, 1704.
  • Aubry du Mouriez, Mémoires pour servir à l'histoire de la république des Provinces-Unies et des Pays-Bas; contenant les vies des Princes d'Orange, de Barneveld, d'Aersens et de Grotius, avec des notes par Amelot de la Houssaye, Londres, Aux dépens de la Compagnie, 1754.
  • François Michel Janiçon, État présent de la république des Provinces-Unies, et des païs qui en dependent, La Haye, chez J. van Duren, 1755.
  • Dérival de Gomicourt, Lettres hollandoises, ou Correspondance politique, sur l'état présent de l'Europe, notamment de la république des sept Provinces-Unies, Amsterdam, 1779-1781.
  • Abraham de Wicquefort, Histoire des Provinces-Unies des Païs-Bas, depuis le parfait établissement de cet état par la paix de Munster. Publiée au nom de la Société d'histoire à Utrecht, Amsterdam, F. Muller, 1861-74.
  • Thierry Allain, Enkhuizen au XVIIIe siècle : Le déclin d'une ville maritime hollandaise, presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire et Civilisations », , 346 p. (ISBN 9782757408520, présentation en ligne)

Lien externeModifier

Articles connexesModifier