Italie byzantine

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Le syntagme Italie byzantine, équivalent pour la péninsule italienne du syntagme « Espagne byzantine » pour la péninsule ibérique, peut désigner en français plusieurs séquences spatio-temporelles de l'Italie historique, dont les entités territoriales rattachées à l'Empire romain d'Orient (dit « byzantin » depuis 1557) qui représentent, avec l'Espagne byzantine et l'Afrique byzantine auparavant, la partie de langue officielle et liturgique latine, de tradition latine et de rite latin[1].

En orange l'évolution de l'Italie byzantine.

Composantes territorialesModifier

 
Position de l'Italie face aux étendues territoriales respectives de l'Empire carolingien et de l'Empire byzantin en l'an 814.

Dans l'Antiquité tardive, l'Italie redevient romaine : cela concerne la péninsule italienne et les trois îles de Corse, Sardaigne et Sicile, après leur conquête par Bélisaire et Narsès, généraux de l'empereur Justinien.

Au Moyen Âge, après l'arrivée des Lombards dans la péninsule italienne, l'expression Italie byzantine concerne, du point de vue territorial (qui a fluctué au fil des évènements, des conquêtes et des reconquêtes des uns et des autres), les régions restées rattachées à l'Empire romain d'Orient ou revenues en sa possession (les dernières possessions byzantines en Italie disparaissent au XIIe siècle avec les conquêtes de Roger II de Sicile)[2],[3] :

Composantes civilisationnellesModifier

Du point de vue de l'histoire de l'art et de l'horticulture[4],[5], l’Italie byzantine concerne aussi les Royaumes lombards et les Normands d'Italie, et englobe :

SourcesModifier

  1. Jean-Claude Cheynet (dir.), Le Monde byzantin, Presses Universitaires de France, « Nouvelle Clio » 2006, (ISBN 9782130520078), dont Jean-Marie Martin, Chapitre XVIII, L'Italie byzantine (641-1071) dans le tome II (2006), pp. 473 à 494.
  2. Jean-Pierre Delumeau et Isabelle Heullant-Donat, L'Italie au Moyen Âge, Ve - XVe siècle, éd. Hachette, Paris 2000.
  3. A. Jacob, J.-M. Martin et G. Noyé, Histoire et culture dans l'Italie byzantine, acquis et nouvelles recherches, Collection de l'École française de Rome, 2006
  4. David Talbot Rice, (en) Byzantine Art, 3-e éd. de 1968, Penguin Books Ltd.
  5. Jacob Burckhardt, (de) Die Kultur der Renaissance in Italien, Bâle 1860.
  6. (es) Julio Armesto Sanchez, José Arias Gumarra, Ana Maria Balleteros Pator, Agustin Navas Chaveli et José Antonio Pérez Guillén, Historia del arte : Comentarios de obras maestras, Grenade, Port-Royal Ediciones, (ISBN 978-84-89739-15-4)
  7. Alexander Kazhdan Alexander Kazhdan (dir.), (en) Oxford Dictionary of Byzantium, Oxford University Press, New York et Oxford 1991, 1re éd., 3 tomes, (ISBN 978-0-19-504652-6).
  8. (en) Cyril Mango, The Art of the Byzantine Empire, 312-1453 : Sources and Documents, Toronto, University of Toronto Press, Scholarly Publishing Division (réimpr. 1986) (1re éd. 1972), 272 p. (ISBN 978-0-8020-6627-5, notice BnF no FRBNF34897503)
  9. Louis Bréhier, La Civilisation byzantine, Albin Michel, coll. « L’Évolution de l’Humanité », Paris 1970 (1re éd. 1950), 630 p., pp. 457 à 474 : « L’Expansion de l’art byzantin ».
  10. Jacques Verger, La Renaissance du XIIe siècle, Cerf, p. 89-98.
  11. Antony Robert Littlewood et al., (en) Byzantine garden culture, Dumbarton Oaks publ., Washington D.C., 2002, pp. 34, 67, 70, 105, 117 et 121.
  12. Andrew J. Ekonomou, (en) Byzantine Rome and the Greek Popes : Eastern influences on Rome and the papacy from Gregory the Great to Zacharias, A.D. 590-752, Lexington Books, 2007.
  13. Agnellus, XXIV, De Ecclesio, ch. 57 et 59, cité par Cyril Mango, (en) The Art of the Byzantine Empire, 312-1453 : Sources and Documents, University of Toronto Press, Scholarly Publishing Division (réimpr. 1986) (1re éd. 1972), 272 p. (ISBN 978-0-8020-6627-5), p. 104.