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Grand-duché de Toscane
'Granducato di Toscana' it

1569-1801
1815-1859

Drapeau Blason
Devise en latin : Susceptor noster deus
Description de cette image, également commentée ci-après
Le grand-duché de Toscane à son apogée en 1789
Informations générales
Statut Monarchie au sein du
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire (jusqu'au XVIIe siècle)
Capitale Florence
Langue italien
Religion Catholicisme
Monnaie fiorino, sequin

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le grand-duché de Toscane est un ancien État européen, qui a existé entre 1569 et 1801 puis entre 1815 et 1859 sur un territoire correspondant approximativement à l'actuelle région italienne du même nom.

Le grand-duché est fondé en - par le duc de Florence, Côme Ier de Médicis, créé grand-duc de Toscane par le pape Pie V le puis couronné par celui-ci le [1].

Sommaire

HistoriqueModifier

 
Couronne des grands-ducs Médicis

Le grand-duché de Toscane est né en 1569, avec Cosme Ier de Médicis. Il est composé de l'ancien duché de Florence, lui-même héritier de la République florentine, et de la République de Sienne, annexée au duché de Florence en 1555, offert par Charles Quint à son allié le duc de Florence, Cosme Ier de Médicis.

En 1737, alors que François III renonce à la Lorraine à l'issue de la guerre de succession polonaise, lui est donné en échange le grand-duché de Toscane. La Maison de Habsbourg-Lorraine conserve le territoire jusqu'en 1806.

Il disparaît en 1801, lorsque Napoléon Bonaparte, le transforme en royaume d'Étrurie. Il réapparaît en 1809 à la suite de la demande de la sœur de Napoléon Ier, Élisa Bonaparte qui en devient la grande-duchesse.

Le royaume d'Étrurie fut créé par le traité d'Aranjuez du entre la France et l'Espagne, en faveur de Louis Ier de Parme et sa descendance, avec clause de réversion à la famille royale d'Espagne. L'Étrurie est cédée à la France par le traité secret de Fontainebleau du et intégré dans l'Empire français avec Parme et Plaisance, par décret du . Le , le « gouvernement général des départements formant la Toscane » est élevé à la grande dignité de l'Empire, et il est attribué le lendemain à Élisa Bonaparte. Ce ne fut pas à proprement parler un grand-duché souverain, puisque la Toscane faisait partie de l'Empire français, mais un titre honorifique[2].

Le grand-duché perdure en 1814, après l'effondrement napoléonien, mais redevient indépendant.

La révolution de 1848 proclame la République et force le grand-duc Léopold II de Toscane à la fuite, jusqu'à son rétablissement en avril et mai 1849 par les Autrichiens. La garnison autrichienne se retire en 1855.

En 1859 éclate la guerre entre l'alliance Franco-Sarde et l'Empire d'Autriche. Le grand-duché est renversé par une émeute populaire pro-italienne et anti-autrichienne soutenue par le royaume Sarde.

Avec la paix de Villafranca du 11 juillet 1859, Léopold obtient grâce à l'Autriche le droit de reprendre son trône, solution totalement rejetée localement, rejet soutenu en sous-main par le royaume de Sardaigne. Conscient de ce rejet, Léopold abdique le 21 juillet en faveur de son fils Ferdinand IV de Toscane. Mais quelques jours plus tard, le 16 août 1859, la maison de Habsbourg-Lorraine est déposée par l'Assemblée nationale du Grand-duché.

En décembre 1859, la Toscane indépendante disparaît en se joignant aux Provinces-Unies d'Italie centrale, état temporaire sous influence Sarde regroupant les régions d'Italie du Nord (avec le duché de Parme, le duché de Modène et le nord des états du pape) souhaitant un rattachement au nouveau royaume d'Italie. Cet état rejoint effectivement l'Italie par le plébiscite du 23 mars 1860.

 
Allégorie du Grand-duché de Toscane, Ricardo Malespini, Istoria Fiorentina, Florence, 1718.

TerritoireModifier

Le grand-duché comprenait :

  • le stato vecchio ou stato fiorentino comprenant Florence et Pise ;
  • le stato nuovo ou stato senese comprenant Sienne et ses dépendances ;

Il comprenait aussi :

  • Montalcino, le vicariat de Radicofano, les îles de l'archipel toscan (Pianosa, Giglio, Monte Cristo) et la part de l'île d'Elbe autour de Porto Ferraio, non occupée par l'Espagne ;
  • d'autres possessions :
    • le comté de Pitigliano, possession des Orsini, acquise en 1604 ;
    • le comté de Santa Fiora, acquise des Sforza en 1633 ;
    • Pontremoli, acquise en 1650 ;
    • le marquisat de Castiglione, achetée par Léonore de Tolède, épouse de Cosme, de Silvia Piccolomini ;
    • la seigneurie de Pietra Santa ;
    • divers fiefs et alleus gagnés par Maria della Rovere, épouse du grand-duc Ferdinando II ;
    • le duché de Capistrano et Citta di Penna dans le royaume de Naples.

Par l'article 100 de l'acte final du Congrès de Vienne, les territoires suivants sont réunis au grand-duché :

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier