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Paul Doumer

13e président de la Troisième République française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Doumer.

Paul Doumer
Illustration.
Paul Doumer en 1931.
Fonctions
Président de la République française

(10 mois et 24 jours)
Élection 13 mai 1931
Président du Conseil Pierre Laval
André Tardieu
Prédécesseur Gaston Doumergue
Successeur Albert Lebrun
Président du Sénat

(4 ans, 4 mois et 28 jours)
Réélection


Prédécesseur Justin de Selves
Successeur Albert Lebrun
Ministre des Finances

(2 mois et 18 jours)
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Aristide Briand VIII
Prédécesseur Louis Loucheur
Successeur Raoul Péret

(11 mois et 27 jours)
Président Alexandre Millerand
Gouvernement Aristide Briand VII
Prédécesseur Frédéric François-Marsal
Successeur Charles de Lasteyrie

(5 mois et 22 jours)
Président Félix Faure
Gouvernement Léon Bourgeois
Prédécesseur Alexandre Ribot
Successeur Georges Cochery
Ministre d'État,
membre du Comité de guerre

(2 mois et 1 jour)
Président Raymond Poincaré
Gouvernement Paul Painlevé I
Président de la Chambre des députés

(1 an, 4 mois et 21 jours)
Réélection
Législature VIIIe
Prédécesseur Henri Brisson
Successeur Henri Brisson
Gouverneur général de l'Indochine française

(5 ans, 8 mois et 10 jours)
Prédécesseur Augustin Juline Fourès
Successeur Paul Beau
Biographie
Nom de naissance Joseph Athanase Paul Doumer
Date de naissance
Lieu de naissance Aurillac (Cantal)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Paris (8e)
Nature du décès Assassinat
Nationalité Française
Parti politique Parti radical (1901-1905)
Conjoint Blanche Richel
Diplômé de Université de Paris
Profession Professeur de mathématiques
Journaliste
Religion Catholicisme

Paul Doumer
Présidents de la République française

Paul Doumer, né le à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le à Paris, est un homme d'État français.

Issu d'un milieu modeste, il travaille dès l’âge de 12 ans, notamment comme coursier et ouvrier graveur. En parallèle de ses différents emplois, il obtient une licence en mathématiques et une licence en droit. Après avoir été enseignant, il devient journaliste.

Entré en politique comme radical, il s’éloigne de la gauche à partir de la fin des années 1890. Siégeant au Parlement entre 1888 et 1931, il est alternativement député de l’Aisne, de l’Yonne et sénateur de la Corse. Il occupe également les fonctions de gouverneur général de l’Indochine française (1897-1902), de ministre des Finances (1895-1896, 1921-1922, 1925-1926) et de ministre d’État (1917).

Élu président de la Chambre des députés en 1905, il se présente sans succès à l’élection présidentielle de 1906 face à Armand Fallières, et quitte la tête de la chambre haute la même année. Devenu président du Sénat en 1927, il brigue une nouvelle fois la présidence de la République en 1932 : il l’emporte avec le soutien du centre et de la droite, devançant notamment le républicain-socialiste Aristide Briand.

Entre en fonction le , il exerce une présidence essentiellement honorifique et jouit d'une importante popularité. Mais moins d'un an après le début de son septennat, il est assassiné par Paul Gorgulov, un immigré soviétique souffrant de troubles mentaux.

Sommaire

BiographieModifier

Situation personnelleModifier

Origines modestesModifier

Joseph Athanase Paul Doumer[a] naît le au 54 faubourg des Tanneurs, à Aurillac (Cantal)[2],[3].

Sa famille, originaire du Quercy, est de condition modeste. Il est le fils de Jean Doumer (né en 1821), et de Victorine David (née en 1823). Lors de sa naissance, son père est poseur de rails de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans. Il a trois sœurs : Aimée (née en 1852), Renée (née en 1854) et Thérèse (née en 1855). La famille quitte Aurillac pour Mende (Lozère) huit mois plus tard, puis déménage à Paris, dans le quartier de la Butte Montmartre (18e arrondissement). Après la mort de son mari, Victorine Doumer travaille comme femme de ménage[3].

Formation et ascension socialeModifier

Paul Doumer est une figure emblématique d'ascension sociale par l'instruction. À l'issue de sa scolarité à l’école communale de la rue de Clignancourt, Paul Doumer obtient son certificat d'études primaires[4].

Il commence ensuite à travailler en apprentissage, comme coursier, à l’âge de 12 ans. Il devient ensuite ouvrier graveur dans une fabrique parisienne de médailles, tout en poursuivant ses études en formation continue au Conservatoire national des arts et métiers[4],[5]. Il est reçu au baccalauréat en sciences. Entré dans l'enseignement comme répétiteur, il obtient une licence en mathématiques[Où ?] en 1877[3]. Il est dans la foulée nommé professeur de mathématiques au collège de Mende, à l'âge de vingt ans[4]. L'année suivante, il obtient une licence en droit[Où ?][6]. À partir de 1879, il enseigne au collège de Remiremont, dans les Vosges.

Parallèlement à l'enseignement, qu'il quitte en 1883 en prétextant des problèmes de santé, il fréquente le secteur de la presse, pour lequel il écrit quelques articles à l'occasion de séjours à Paris. En 1880, par l'intermédiaire de son beau-père, ancien inspecteur primaire dans l'Aisne, il entre en contact avec des personnalités parisiennes, notamment l'historien Henri Martin et l'archéologue William Waddington, tous deux sénateurs du département. Avec leur soutien, il devient en 1880 rédacteur en chef du journal Le Courrier de l'Aisne, à Saint-Quentin. Il adopte une ligne très radicale, si bien qu'à la mort d'Henri Martin, la direction du journal l'oblige à démissionner. Il fonde alors La Tribune de l'Aisne, et écrit également pour les journaux parisiens Le Matin et Le Voltaire[7].

De 1922 à 1931, il est président de la Société des Amis du Muséum national d'Histoire naturelle et du Jardin des Plantes[8]. À ce titre, il obtient en 1926 la reconnaissance d'utilité publique, ce qui permet à cette association naturaliste de recevoir des dons et legs du gouvernement français[8].

Sa carrière politique couronnent son ascension sociale.

Vie privée et familialeModifier

 
Portrait de Paul Doumer.

En 1878, il épouse Blanche Richel, dans la famille de laquelle il logeait pendant ses études[4].

De leur mariage naissent huit enfants[5] : Fernand Paul Doumer (1879-1972), officier et industriel, marié à Madeleine Despret ; Hélène Blanche Doumer (1880-1968) ; Marcel Victor Doumer (1886-1918), ingénieur à l’Institut industriel du Nord (IDN), mort pour la France ; René Doumer (1887-1917), attaché bancaire, mort pour la France ; André Karl Doumer (1889-1914), lieutenant d'artillerie, mort pour la France ; Armand Doumer (1890-1922), docteur en médecine, mort pour la France[9],[10] ; Lucile Jane Doumer (1893-1918) ; Germaine Doumer (1897-1985), résistante, connue pour avoir abattu un sous-officier allemand en [11],[b].

Ses fils lui inspirent l’ouvrage de morale pour les enfants Le Livre de mes fils (1906)[12],. Il y écrit notamment : « Je souhaite qu'ils se forment une idée élevée de l'homme du vingtième siècle, du bon Français, du citoyen de notre République, et que, les yeux fixés sur ce modèle, ils s'attachent à l'imiter, à réaliser en eux-mêmes les qualités et les vertus qu'ils auront mise en lui »[13]. Trois de ses fils meurent au cours de la Première Guerre mondiale et un autre des suites de ses blessures[13],[14].

Rapports avec la franc-maçonnerieModifier

Paul Doumer est un temps franc-maçon, notamment au Grand Orient de France (GODF). Initié en 1879 à l’Union fraternelle, il passe compagnon et maître de cette loge en 1880. Affilié à plusieurs loges de province et parisiennes au gré de ses mandats parlementaires, il siège au convent puis au conseil de l’ordre du GODF, dont il est secrétaire en 1892.

Il prend ses distances avec la franc-maçonnerie après l'affaire des fiches, jugeant le cabinet Combes excessivement sectaire[15],[16],[17]. Cette décision lui attire les reproches de nombreux membres de l'obédience et lui vaut d'être exclu par la loge « la Libre Pensée » (Orient de Paris). Il quitte le GODF, d'abord provisoirement en 1905, pour marquer sa désapprobation de l’attitude à laquelle se livre alors l'obédience, puis définitivement à la suite de sa défaite à l'élection présidentielle de 1906.

Parcours politiqueModifier

Débuts, comme élu municipal et chef de cabinet (1883-1888)Modifier

Aux élections municipales de 1883, il se présente à Laon, dans le département de l’Aisne, département de son épouse, sur une liste qui, avec le soutien actif de La Tribune de l’Aisne, obtient la majorité. Il devient conseiller municipal, puis premier adjoint en 1887. Remarqué par le président de la Chambre des députés, Charles Floquet, qui en fait son chef de cabinet cette même année 1887.

Premières élections à la Chambre des députés (1888-1895)Modifier

En 1888, il se présente à une élection législative partielle dans l’Aisne. Terminant en deuxième position du premier tour, il bénéficie du désistement en sa faveur du général Boulanger, arrivé en tête[18]. Il est élu député le , avec 47 % des suffrages exprimés, contre 37 % au candidat conservateur[19].

À la Chambre des députés, où il siège au sein du groupe de la Gauche radicale, il vote en faveur de l’abandon du scrutin de liste au profit du scrutin d'arrondissement, contre le projet de loi Lisbonne visant à réduire la liberté de la presse et pour les poursuites contre le général Boulanger et des députés issus de la Ligue des patriotes[3]. Candidat à sa réélection aux élections législatives de 1889, après 18 mois de mandat, il est battu par le candidat boulangiste, André Castelin[20],[21].

En 1891, il se porte candidat à un scrutin législatif partiel à Auxerre, dans l'Yonne, à la suite de la mort du député René Laffon : il est élu au second tour avec 59 % des voix exprimées[22]. Réélu aux élections de 1893 dès le premier tour de scrutin, il s'investit dans les questions liées à l'économie et aux finances : en , aux côtés de Godefroy Cavaignac et avec le soutien de Jean Jaurès, il porte un projet d'impôt sur le revenu qui est repoussé par la Chambre. En 1895, en tant que rapporteur du budget des Colonies, il intervient dans le cadre du projet de loi ayant pour objet le règlement provisoire de la situation financière du protectorat de l'Annam et du Tonkin et des dépenses de l'expédition du Siam ; il est alors pressenti pour remplacer le gouverneur général de l'Indochine française, Armand Rousseau[3].

Premier passage au ministère des Finances (1895-1896)Modifier

Le , à l'issue d'une crise ministérielle, il est nommé ministre des Finances par Léon Bourgeois, qui forme le premier gouvernement radical homogène de l’histoire. Début 1896, il défend un budget d'austérité. Outre un plan d'économies, celui-ci prévoit notamment la mise en place d'un impôt progressif sur le revenu en remplacement de la contribution personnelle et mobilière et de l'impôt sur les portes et fenêtres : suscitant une forte opposition, la mesure est rejetée par la Chambre des députés et conduit à la chute du gouvernement Bourgeois[c] Paul Doumer revient également sur la décision de réduire le périmètre de contrôle financier du gouverneur général de l'Indochine française[3]. En , le gouvernement Bourgeois est renversé en raison du refus du Sénat de lui apporter des crédits pour l'expédition de Madagascar.

Gouverneur général de l'Indochine française (1897-1902)Modifier

Après la mort d'Armand Rousseau, le président du Conseil, de droite, Jules Méline, lui propose le poste de gouverneur général de l'Indochine française[23]. Paul Doumer accepte, ce qui est considéré comme une trahison par les radicaux, et prend ses fonctions le . Il est remplacé à la Chambre des députés par Jean-Baptiste Bienvenu-Martin[4].

Le nouveau gouverneur général réorganise la structure de la colonie en basant le gouvernement à Hanoï, où il fait construire une nouvelle résidence, et en créant les différents budgets de l'Union indochinoise.

Il lance plusieurs grands projets d’infrastructures à Hanoi, qui est devenue la capitale de l’Indochine française, notamment le Pont Paul-Doumer et le Grand Palais[24]. Il organise également une exposition universelle, l’exposition de Hanoi, en 1902-1903[25] ; le coût élevé de l’exposition laisse le budget de la ville en déficit pendant une décennie[24]. Il se fait également construire la Villa Blanche au cap Saint-Jacques, lieu de villégiature prisé des coloniaux de Cochinchine.

Il est un ferme partisan de la construction du chemin de fer Transindochinois (achevé en 1936), dont l'essentiel du plan du réseau avait été dressé par son prédécesseur[d]. Il obtient pour la réalisation du chemin de fer du Yunnan un emprunt de 200 millions de francs-or[26]. Ses services font achever les travaux du port d'Haïphong, commencés sous le mandat de Paul Bert par le groupe lyonnais dirigé par le soyeux Ulysse Pila (1837-1909)[27]. Étant l'un des premiers administrateurs de la Compagnie générale d'électricité (fondée par Pierre Azaria), il fait d'Hanoï la première ville d'Asie à avoir l'électricité (Doumer est devenu administrateur et président de la CGE en 1910[28]). Il entérine le souhait du pasteurien Alexandre Yersin de construction d'un premier sanatorium à Dalat[29].

À la suite de l'agronome Auguste Chevalier et de l'économiste Henri Brenier, Paul Doumer se montre favorable à l'acclimatation de l'hévéa, dont la culture est déjà importante en Malaisie britannique et aux Indes néerlandaises, dans les terres récemment conquises de Sumatra[30]. Il légalise le monopole de l'opium, très rentable pour le budget de la colonie.

Son autoritarisme et l'apparition de tensions avec la Chine, dans le contexte très tendu de la guerre des Boxers, entraînent son rappel en métropole, alors que Théophile Delcassé et Paul Cambon s'efforcent de surmonter le différend franco-britannique qui fait suite à l'incident de Fachoda. Paul Doumer, accusé de « césarisme », est remplacé par le diplomate Paul Beau afin d'apaiser la situation plus que tendue à la frontière avec le Yunnan chinois[e].

Il quitte son poste en , ce qui en fait un des gouverneurs généraux du pays à la longévité la plus longue[31].

Retour en France et présidence de la Chambre des députés (1902-1906)Modifier

 
Paul Doumer en 1905.

Après son départ d'Indochine, il entre en contact avec l'historien et écrivain André Lichtenberger, qui devient son assistant[f],[32]. Aux élections législatives de 1902, il se présente comme à ses débuts dans la deuxième circonscription de Laon, où il l'emporte avec 98 % des suffrages exprimés contre un socialiste indépendant[33]. Lors de l’ouverture de la législature, opposé à Fernand Dubief, il accède à la présidence de la commission des Finances. Il est réélu en 1904 à une très large majorité[3]. Toujours en 1904, il est élu conseiller général de l'Aisne dans le canton d'Anizy-le-Château, un mandat qu’il détient jusqu’à son élection à la présidence de la République.

Comme d'autres radicaux entrés en dissidence, à l'instar de Jean-Marie de Lanessan et d'Édouard Lockroy, il s'oppose en 1904 au ministre de la Marine, Camille Pelletan, et plus généralement au gouvernement Combes, auquel il reproche sa politique anticléricale et dont il participe à la chute[34].

Le , soutenu par les républicains modérés, il est élu président de la Chambre des députés par 265 voix contre 240 pour le président sortant, Henri Brisson[35]. Il est élu pour un second mandat le , avec 287 suffrages contre 269 au candidat de gauche Ferdinand Sarrien[36].

Élection présidentielle de 1906 et traversée du désert (1906-1912)Modifier

Austère mais reconnu pour sa capacité de travail, il décide de se porter candidat à la présidence de la République. Le , avec 371 voix (43,8 %), il est battu au premier tour par le président du Sénat, Armand Fallières, qui réunit 449 voix (52,9 %). Plus clivant que son adversaire, Paul Doumer a en outre souffert de son souhait de renforcer la fonction présidentielle[37]

Réélu confortablement député de l’Aisne aux élections législatives de 1906 (62,6 % des voix au premier tour), il quitte le « perchoir » le , à la fin de la VIIIe législature, après avoir occupé pendant seize mois la présidence de la chambre basse[38]. Dans le même temps, il est évincé du groupe de la Gauche radicale, après l’avoir été du parti radical l’année précédente[39]. Lors des élections législatives, il perd son siège de député, recueillant 46,9 % des voix au second tour face à André Castelin, qui se présente cette fois comme candidat républicain indépendant[3],[40].

Retour au Parlement puis au Gouvernement (1912-1926)Modifier

 
Paul Doumer aux côtés d'Armand Fallières et d'Émile Loubet (1905).
 
Paul Doumer en 1913.

Le , Paul Doumer retrouve un mandat parlementaire en se faisant élire sénateur de la Corse au premier tour de scrutin. Comme à la Chambre des députés, il apparaît comme un expert des questions financières, mais s'implique également sur les thématiques militaires, siégeant à la commission des Finances et à celle de l’Armée[7]. Début 1914, il est nommé membre du Conseil supérieur aéronautique militaire[3].

Au début de la Première Guerre mondiale, sur sa proposition, il devient directeur du cabinet civil du général Gallieni, qui le charge ainsi d’assurer la liaison entre l’État-major et le gouvernement Viviani, replié à Bordeaux[7]. À ce titre, il travaille notamment sur la fourniture des services publics, les travaux de fortification et l’acheminement des fabrications de guerre[3]. En parallèle, il part en mission auprès de l’empereur de Russie, Nicolas II[3]. Le conflit le touche personnellement, puisqu’il coûte la vie à quatre de ses fils et à son gendre[3],[13].

Pendant deux mois, du au , il est ministre d’État et membre du Comité de guerre dans le gouvernement Painlevé. Au Sénat, il intègre en la commission chargée de procéder à une enquête économique sur les moyens d'accroître et de coordonner les efforts de production des colonies françaises. En 1920, il est rapporteur général du budget.

Réélu sénateur au second tour des élections sénatoriales du , il retrouve, une semaine plus tard, le , le portefeuille de ministre des Finances dans le septième gouvernement Briand ; il reste ministre jusqu’à la fin de ce gouvernement, le . Il est élu à la présidence de la commission des Finances du Sénat en , mais quitte cette fonction cinq mois plus tard pour redevenir ministre des Finances, dans le huitième gouvernement Briand, où il tente de stopper la chute du franc[4]. Le gouvernement ayant été renversé en , il accède à nouveau à la présidence de la commission des Finances du Sénat en [4]. Il est en outre élu président du conseil général de l'Aisne en 1925.

Président du Sénat et élection présidentielle de 1931 (1927-1931)Modifier

Lors des élections sénatoriales de 1927, le président du Sénat, Justin de Selves, est battu dans son département du Tarn-et-Garonne[41]. Pour lui succéder, le groupe de la Gauche démocratique radicale et radicale-socialiste décide de soutenir la candidature de Paul Doumer, qui bénéficie du retrait d'Albert Lebrun et d'Henri Chéron. Le , Paul Doumer est élu à la présidence du Sénat par 238 voix sur 273 votants. Avant lui, seul Antonin Dubost avait obtenu un nombre de voix aussi important[42]. Réélu sénateur de la Corse au premier tour le , il est reconduit à la tête de la chambre haute les , , et [4].

En 1931, le septennat présidentiel de Gaston Doumergue arrive à son terme. Longtemps donné favori pour lui succéder, vingt-cinq ans après son échec face à Armand Fallières, Paul Doumer doit finalement faire face à la candidature de l'un des hommes politiques les plus populaires du moment, Aristide Briand. Le , grâce à l'appui du centre et de la droite, Paul Doumer arrive en tête du premier tour avec 442 voix (49,3 %) contre 401 (44,7 %) pour Aristide Briand, qui se retire aussitôt. Au second tour, la gauche présente la candidature de Pierre Marraud pour remplacer Aristide Briand. Paul Doumer est élu président de la République avec 504 voix sur 883 suffrages exprimés (57,1 %)[43]. Le , il démissionne de son mandat de sénateur et de sa fonction de président du Sénat[44].

Président de la République (1931-1932)Modifier

Article connexe : Présidence de Paul Doumer.
 
Portrait officiel de Paul Doumer.

Le président élu prend ses fonctions le [45]. Il réside au palais de l'Élysée avec son épouse, Blanche, sa plus jeune fille, Germaine, et son gendre. À 74 ans, Paul Doumer est le deuxième président de la République le plus âgé à entrer en fonction, ayant quelques semaines de moins qu’Adolphe Thiers en 1871. Il est également le premier à accéder à une telle fonction en venant d’un milieu aussi modeste[46].

Contrairement à son intention exprimée lors de l'élection présidentielle de 1906, Paul Doumer souhaite offrir à la fonction présidentielle un rôle moins politique et un prestige moral. Il inaugure ainsi des expositions et prononce des discours à l'occasion de fêtes populaires. Il bénéficie d'une important popularité, qui est avant sa mort en passe d'atteindre celle de Gaston Doumergue, notamment en raison de sa sobriété et de son patriotisme[3].

Après avoir exprimé à l'issue de l'élection présidentielle de 1931 son intuition qu'il n'achèverait pas son septennat[3], il s'étonne, en inaugurant une exposition sur l'aviation, en Seine-et-Oise, le , de l'impressionnant dispositif de sécurité mis à sa disposition, et confie à Léon Noël : « À mon âge, après tout, ce serait une belle fin que de mourir assassiné »[47].

AssassinatModifier

Article détaillé : Assassinat de Paul Doumer.

Le , Paul Doumer se rend à l'hôtel Salomon de Rothschild, à Paris, pour se rendre à la Journée du livre des écrivains combattants, une exposition consacrée aux écrivains de la Première Guerre mondiale[48]. Alors qu'il échange avec l'écrivain Claude Farrère en compagnie du ministre François Piétri, il reçoit deux balles d'un pistolet Browning M1910[g] : une à la base du crâne (sortie au niveau de la pommette droite) et une autre au niveau de l'aisselle droite[48]. Le tireur, Paul Gorgulov, de nationalité soviétique, est déstabilisé par Farrère qui, après avoir tenté de sauver le président en détournant l'arme, reçoit lui-même plusieurs balles au bras. L'agresseur est finalement maîtrisé par les inspecteurs de la sûreté[49].

 
Paul Doumer évacué de l'hôtel Salomon de Rothschild après s'être fait tirer dessus par Paul Gorgulov.

Le chef de l'État, qui s'écroule dans les bras du sportif Roger Labric, est transporté à l'hôpital Beaujon, situé à quelques pas du lieu de l'agression[50]. Victime d'une importante hémorragie, il est opéré et subit plusieurs transfusions[51]. Il reprend un temps connaissance avant d'être victime d'une hémorragie sévère due à la section de l'artère axillaire. Le président de la République reprend une dernière fois connaissance peu avant minuit, lorsqu'on lui assure qu'il a été victime d'un accident de la circulation[48]. Il meurt le lendemain, à l'aube, à l'âge de 75 ans[52].

L'émotion dans le pays est considérable[52]. Les autorités proposent à Blanche Doumer d'inhumer le président défunt au Panthéon, mais celle-ci déclare : « Je vous l'ai laissé toute sa vie. Alors maintenant, s'il vous plaît, laissez-le-moi. » Son corps est exposé au palais de l'Élysée et des funérailles nationales sont organisées à Notre-Dame de Paris, ainsi qu'au Panthéon. Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière de Vaugirard[53]. Paul Gorgulov, qui accuse Paul Doumer de s'être montré trop favorable aux bolcheviks, est condamné à mort et guillotiné le [54].

Positionnement politiqueModifier

Initialement radical, Paul Doumer s’éloigne progressivement de la gauche à partir de la fin des années 1890. Le radical Arthur Ranc déclare en 1900, au sujet d’un article du journal conservateur Le Gaulois : « Le Gaulois pose la candidature de M. Doumer à la présidence de la République clérico-nationaleuse »[55],[56]. En 1902, Jean Bepmale demande sans succès son exclusion du parti radical[57]. En , Paul Doumer critique l’anticléricalisme du gouvernement Combes — formé d'une majorité de radicaux et s'appuyant sur la majorité du bloc des gauches — et appelle à être « des patriotes avant tout »[58]. Il est finalement exclu du parti en 1905[59].

Considéré comme le chef des radicaux modérés hostiles au combisme, Paul Doumer fait ainsi l’objet de vives attaques de l’extrême gauche et de ses anciens compagnons radicaux restés à gauche[34],[60]. Ceux-ci lui reprochent également sa bienveillance à l’égard de l’Église et de l’armée pendant l’affaire Dreyfus[61]. Dans ces conditions, il se rapproche, avec ses soutiens, des modérés, qui, même s'ils s’en défendent publiquement, votent pour partie en sa faveur en 1906, lors de l’élection à la présidence de la Chambre des députés de janvier, puis à l’élection présidentielle[36]. À cette occasion, Georges Clemenceau le qualifie de « candidat de l’Église et de la monarchie »[62].

Détail des mandats et fonctionsModifier

À la présidence de la RépubliqueModifier

 
Paul Doumer en .

Au gouvernementModifier

À la Chambre des députésModifier

Au SénatModifier

Au niveau localModifier

En IndochineModifier

DistinctionsModifier

DécorationsModifier

HommagesModifier

 
Sépulture de Paul Doumer au cimetière de Vaugirard.

Une statue lui est élevée à Aurillac en 1934 ; la même année, un timbre à son effigie est émis par La Poste[63]. Le paquebot Paul Doumer est lancé le 22 janvier 1933[64].

Paul Doumer est une personnalité politique aujourd'hui honorée dans toute la France, de par les lycées, les rues, les avenues ou les centres qui portent son nom :

À l'étranger :

  • Avenue Paul-Doumer à Brazzaville (Congo) ;
  • À Hanoï (Viêt Nam), le pont Long Biên était auparavant appelé « le pont Doumer ».

Trois rues rendent par ailleurs hommage aux quatre fils du président Doumer, morts pour la France :

  • Rue des Frère- Doumer à Anizy-le-Château (Aisne) ;
  • Rue des Quatre-Fils-Doumer à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), à Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre), à Tergnier (Aisne).

OuvragesModifier

Paul Doumer a écrit quatre ouvrages :

  • Paul Doumer, Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) : rapport, Hanoï, F.-H. Schneider, (lire en ligne)
  • Paul Doumer, L'Indo-Chine française : souvenirs, Paris, Vuibert et Nony, , 392 p. (notice BnF no FRBNF34137199, lire en ligne)
  • Paul Doumer, Livre de mes fils, Paris, Vuibert et Nony, , 344 p. (notice BnF no FRBNF30351875, lire en ligne).
  • Paul Doumer, Paroles Humaines (dans la collection des Paroles du XXe siècle), Paris, Eugène Figuière, éditeur, 1929, 238 p.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'orthographe du nom varie dans les registres : Doumer, Doumerc, Doumergue. Le patronyme Doumer désigne celui qui est un descendant de Doumer, ancien prénom (nom de personne), forme du prénom Dominique rencontrée dans le Sud-Ouest de la France. On trouve aussi des variantes du patronyme avec la même signification, comme Doumeret (source : « Origine du nom DOUMER », sur www.geneanet.org (consulté le 30 juin 2016)). Cette origine est toutefois contestée par divers généalogistes qui ont étudié son ascendance et démontreraient que son père n'est pas celui mentionné dans les biographies officielles[1].
  2. Le , jour où Philippe Pétain appelle à cesser le combat et annonce son intention de demander l'armistice, Germaine Lemaire abat un sous-officier allemand à Cosne-sur-Loire. Présidente de la section de Cosne-sur-Loire de la fédération des déportés et internés résistants, elle est décorée de la Légion d'honneur par décret présidentiel le 23 décembre 1970.
  3. L’instauration de l’impôt sur le revenu sera votée en 1914. Voir « Institution de l’impôt sur le revenu » sur le site de l’Assemblée nationale (consulté le ).
  4. Armand Rousseau (1835-1896), polytechnicien du corps des ponts et chaussées, avait servi en 1867 comme ingénieur du port de Brest, en 1870 comme officier du Génie (durant la guerre), puis comme directeur des routes et de la navigation au ministère des Travaux publics de 1876 à 1881 et comme membre de l'inspection générale des Ponts et Chaussées en 1885, avant de gagner l'Indochine. Ce fils de saint-simonien convaincu avait fait réaliser un plan ferroviaire qu'il n'eut pas le temps de s'attribuer, la mort venant brutalement le faucher. Doumer, successeur immédiat de Rousseau, s'attribue immédiatement un plan sur lequel il n'a plus qu'à apposer sa signature.
  5. Paul Beau, ancien ministre de France à Pékin, était l'homme de Delcassé et appliqua en Indochine un programme d'association, alors que l'Asie était secouée par la montée en puissance japonaise (Tsushima, 1905).
  6. Celui-ci devient son chef de cabinet quand Paul Doumer est président de la Chambre des députés et ils fondent ensemble un périodique appelé L'Opinion (évoqué dans la « biographie de Maurice Colrat de Montrozier », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 30 juin 2016) sur le site de l'Assemblée nationale).
  7. Aujourd'hui conservé au musée de la préfecture de police.

RéférencesModifier

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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

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  • Jacques Chauvin, Paul Doumer, le président assassiné, Paris, éditions du Panthéon, 1994, 196 p. [ouvrage réalisé sans recherches archivistiques, dépourvu de notes et publié à compte d'auteur].
  • Amaury Lorin, Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine (1897-1902) : le tremplin colonial, Paris, L'Harmattan, coll. « Recherches asiatiques », 2004, rééd. 2009, 248 p., prix des écrivains combattants 2006, prix Auguste Pavie de l'Académie des sciences d'outre-mer, 2006 (ISBN 2-7475-6954-3).
  • Amaury Lorin, Une ascension en République : Paul Doumer (1857-1932) d'Aurillac à l'Élysée, préface de Jean-Pierre Bel, avant-propos de Serge Berstein, Paris, Dalloz, coll. « Bibliothèque parlementaire et constitutionnelle », 2013, 601 p., prix de thèse du Sénat, 2012 (ISBN 978-2-247-12604-0).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier