Union républicaine (France)

groupe parlementaire informel de la chambre des députés la Troisième République

Union républicaine
Image illustrative de l’article Union républicaine (France)
Chambre Assemblée nationale
Législature(s) Ire, IIe et IIIe (Troisième République)
Fondation
Disparition 1885
Fusionné dans
Président Léon Gambetta
Positionnement Extrême gauche puis gauche
Idéologie Républicanisme
Radicalisme

Le groupe parlementaire, informel, de l'Union républicaine, est créé en 1871, à l'issue des premières élections législatives de la Troisième République.

Du radicalisme à l'opportunismeModifier

En , le groupe rassemble tout d'abord les républicains radicaux opposés à la signature de la paix avec la Prusse. Mené par Gambetta, le groupe inclut des républicains tels que Louis Blanc (élu avec 216 000 voix[1]), Victor Hugo, Garibaldi, Edgar Quinet (dans l'ordre d'élection) ; ainsi que Pierre Waldeck-Rousseau, Alphonse Gent, Émile Littré, Charles Floquet, Clemenceau (élu 27e[1]), Arthur Ranc, Courbet, Jacques Duvigneau

Progressivement, le groupe se rapproche des républicains modérés, ce qui entraîne la scission de l'Extrême gauche radicale (Georges Clemenceau) en 1876. Pendant le ministère Gambetta (1881-82), René Goblet se détache du groupe en fondant la Gauche radicale.

À la chute du Grand Ministère, en mars 1882, le groupe compte 174 députés et se transforme en un véritable groupe parlementaire structuré. Elle se donne pour définition « un groupe de travailleurs indépendants, décidés à mettre les questions de progrès et de réformes au-dessus de toutes les questions de personnes. ». Hervé Mangon est élu à la première présidence et Louis Greppo à la vice-présidence[2].

Après les législatives de 1885, qui marquent un recul important du camp républicain au profit de la droite, l'Union républicaine représente, avec l'Union démocratique, les modérés (ou « opportunistes »), concurrencés sur leur gauche par l'Extrême gauche et la gauche radicale.

En 1894, le gambettiste Gustave Isambert crée l'Union progressiste, qui se veut l'héritière de l'Union républicaine de 1871-1885.

Groupe de l'Union républicaine au SénatModifier

Jusqu'en 1885, le groupe sénatorial de l'Union républicaine est l'exact équivalent du groupe du même nom à la Chambre. Par la suite, il devient le principal groupe parlementaire des sénateurs de l'Alliance démocratique.

En 1927, le groupe, présidé par Antony Ratier, compte parmi ses membres des figures comme Raymond Poincaré, Paul Doumer, Alexandre Millerand, Frédéric François-Marsal, Justin Germain Casimir de Selves, Hippolyte Morellet.

D'autres sénateurs, proches ou membres de l'AD et issus de la mouvance radicale indépendante, constituent en 1932 le groupe de l'Union démocratique et radicale.

Son orientation est devenue libérale et centriste.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Michel Winock, Clemenceau, éditions Perrin, 2007, chap. I, p. 20-21
  2. Grévy, Jérôme., La république des opportunistes, 1870-1885, Perrin, (ISBN 2-262-01344-6 et 978-2-262-01344-8, OCLC 40053309, lire en ligne), p. 343-344

Articles connexesModifier