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Maurice Colrat

personnalité politique française
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Maurice Colrat de Montrozier
Maurice Colrat-1920.jpg
Maurice Colrat,
photographie prise en 1920.
Fonctions
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
19 -
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
-
Sous-secrétaire d'État
-
Député de Seine-et-Oise
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Fratrie
Conjoint
Anne Claire Charlotte Delaune
Autres informations
Parti politique

Maurice Colrat de Montrozier (1871-1954) est un avocat et homme politique français sous la Troisième République.

BiographieModifier

Jean Charles Maurice Colrat, né le à Sarrazac (Lot) et mort le dans le 16e arrondissement de Paris, est le fils de Paul Louis Édouard Colrat de Montrozier, ingénieur en chef rouergat des mines de Decazeville (Aveyron) dont la famille avait acquis le château de Montrozier à la fin du XVIIIe siècle. Sa mère est Marie-Jeanne-Madeleine Doutre dont la famille, quercynoise, avait fait construire sous Henri IV le château de Muzac où il naquit[1],[2]. Il épouse Anne Claire Charlotte Delaune le à Seclin[3]. Maurice Colrat fit ses études secondaires au lycée de Rodez, puis à Paris, au collège des Jésuites de la rue de Vaugirard[4],[5]. Avocat à la Cour de Paris, il plaide peu et s'occupe surtout de politique et de journalisme. Il est président de la Conférence Molé en 1905[6]. Il est à l'origine de la fondation de l'Union républicaine démocratique, en 1899, et de l'association des classes moyennes, en 1909. En 1910, il prend la direction du journal L'Opinion et devient une figure en vue de la presse parisienne. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert à l’état-major central, tout en continuant à diriger L'Opinion.

Après sa défaite électorale en 1928, il reprend ses activités de journaliste, à L'Opinion, mais aussi en collaboration avec de nombreuses revues. Pendant les années terribles de 1940 à 1944, Colrat collabore à la Revue universelle et appuie le maréchal Pétain. Sans cesser d'être libéral, il est de plus en plus influencé par Maurras et par Bainville. Il meurt le 4 mars 1954 dans son appartement parisien de l'avenue Bugeaud.

Il est élu membre de la Société académique du Touquet-Paris-Plage le [6]. Il inaugure le la nouvelle digue du Touquet-Paris-Plage.

FonctionsModifier

Il est président de la jeunesse démocratique en 1900, député de Seine-et-Oise de 1919 à 1928, inscrit au groupe de la gauche républicaine démocratique, Sous-secrétaire d'État à l'intérieur du 17 janvier 1921 au 15 janvier 1922 dans le gouvernement Aristide Briand (7), Sous-secrétaire d'État à la présidence du conseil du 15 janvier au 5 octobre 1922 dans le gouvernement Raymond Poincaré (2), ministre de la justice du 5 octobre 1922 au 29 mars 1924 dans le gouvernement Raymond Poincaré (2) et ministre de la justice du 19 au 23 juillet 1926 dans le gouvernement Édouard Herriot (2).

DistinctionModifier

Il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1912[6].

BibliographieModifier

  • « Maurice Colrat », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et référencesModifier

  1. « acte de naissance no 31 », sur archives.lot.fr (consulté le 3 novembre 2019), p. 7/9
  2. « acte de décès no 413 », sur archives.paris.fr (consulté le 3 novembre 2019), p. 11/31.
  3. « acte de mariage n° 2 », sur archivesdepartementales.lenord.fr (consulté le 7 décembre 2019), p. 752/786
  4. Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940, J.Joly
  5. Le simili-nobiliaire français, par Pierre-Marie Dioudonnat, Sedopolis, Paris, 2002 (p.154)
  6. a b et c Société académique du Touquet-Paris-Plage, Mémoires de la Société académique du Touquet-Paris-Plage Pas-de-Calais 1935-1936 : trentième et trente-et-unième année, Le Touquet-Paris-Plage, Brogniart-Delambre Montreuil-sur-Mer, , 69 p., p. 57