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Vincent Duclert

historien français
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Vincent Duclert
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Fonction
Inspecteur général de l'Éducation nationale (d)
depuis
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité
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Directeur de thèse
Distinctions

Vincent Duclert, né le , est un historien et un inspecteur général de l'Éducation nationale français.

BiographieModifier

Agrégé d'histoire, il soutient une thèse de doctorat, intitulée L’usage des savoirs. L’engagement des savants dans l’affaire Dreyfus, 1894-2006 sous la direction de Dominique Kalifa, à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2009[1],[2],[3]. Son mémoire d'habilitation universitaire présenté en 2015 est intitulé Histoire des engagements démocratiques depuis le XIXe siècle[3].

il est PRAG de 1999 à 2013 à l'École des hautes études en sciences sociales, membre statutaire et, depuis 2017, directeur du Centre d’étude sociologique et politique Raymond Aron (Cespra)[4]. En 2013, il est nommé inspecteur général de l'Éducation nationale[5]. Il est chargé de conférences à l'ENA en 2002-2005.

Il est responsable des pages livres du magazine La Recherche de 2004 à 2009.[réf. souhaitée]

Activités de rechercheModifier

Il est spécialiste de l'affaire Dreyfus à laquelle il a consacré sa thèse de doctorat. Il publie une biographie du capitaine Dreyfus pour laquelle il obtient le prix Jean-Michel Gaillard en 2006[6].

À l'occasion du centenaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus en 2006, il propose le transfert des cendres de Dreyfus au Panthéon[7], proposition qui n'est pas retenue[8]. En 2009, après la publication de La Gauche devant l'histoire : à la reconquête d'une conscience politique, il reçoit une lettre de Lionel Jospin qui lui fait part de son désaccord et qui lui reproche notamment d'avoir écrit non pas un ouvrage historique mais « un pamphlet sur la gauche depuis 1971 ». La lettre est publiée dans le mensuel l'OURS (mensuel socialiste de critique littéraire)[9].

Il préside en 2016 une mission d'étude sur la recherche et l'enseignement des génocides et crimes de masse, et remet son rapport en 2018[10],[11].

Le , il est nommé à la tête d’une commission d'historiens chargée d’« analyser le rôle de la France durant cette période et de contribuer à une meilleure contribution et une connaissance du génocide des Tutsi »[12]. L'absence parmi les membres de la commission des historiens Stéphane Audoin-Rouzeau et d'Hélène Dumas, cette dernière spécialiste du génocide rwandais[13] suscite la polémique[14].

PublicationsModifier

  • (dir.) Avenirs et avant-gardes en France, XIXe – XXe siècles. Hommage à Madeleine Rebérioux avec Rémi Fabre et Patrick Fridenson), Paris, Éditions La Découverte, 1999, 439 p.
  • (dir.) Serviteurs de l’État. Une histoire politique de l’administration française 1875-1945, avec Marc Olivier Baruch), Paris, Éditions La Découverte, coll. « L’espace de l’histoire », 2000, 588 p.
  • Les archives (avec Sophie Cœuré), Paris, Éditions La Découverte, coll. « Repères », 2001, 128 p.
  • (coll.) La Politique et la guerre, Hommage à Jean-Jacques Becker, (collab), Éditions Viénot-Noesis, 2002 (ISBN 2-914645-05-8)
  • Dictionnaire critique de la République, avec Christophe Prochasson, 1340 p., Flammarion, 2002 (ISBN 2080680595)
  • Justice, politique et République, de l’affaire Dreyfus à la guerre d’Algérie (direction, avec Marc Olivier Baruch), Bruxelles, Complexe, coll. « Histoire du temps présent », 2002, 266 p.
  • L’histoire contre l’extrême droite. Les grands textes d’un combat français, Paris, Mille et une nuits, 2002, 128 p.
  • (dir.) Il s’est passé quelque chose…. le 21 avril 2002, avec Christophe Prochasson et Perrine Simon-Nahum), Paris, Denoël, coll. « Médiations », 2003, 269 p.
  • (dir.) Quel avenir pour la recherche ?, avec Alain Chatriot), Paris, Flammarion, 2003, 349 p.
  • (dir.) Le gouvernement de la recherche. Histoire d’un engagement politique, de Pierre Mendès France au général de Gaulle (1953-1969), avec Alain Chatriot), Paris, La Découverte, coll. « Recherches », 2006, 428 p.
  • La France, une identité démocratique : les textes fondateurs, Paris, Le Seuil, 2008, 352 p.
  • La Gauche devant l'histoire : À la reconquête d'une conscience politique, Paris, Le Seuil, 2009, 176 p.
  • La République imaginée, 1870-1914, Paris, Belin, 2010.
  • L'avenir de l'Histoire, Paris, Armand Colin, 2010.
  • Jaurès, 1859-1914. La Politique et la Légende, Paris, Autrement, 2013.
  • (coll.) Comprendre le génocide des arméniens, avec Hamit Bozarslan et Raymond Kévorkian, Tallandier, 2015.

Affaire DreyfusModifier

RéférencesModifier

  1. http://www.sudoc.fr/139088342.
  2. Vincent Duclert CV actualisé au 14 juillet 2013
  3. a et b Vincent Duclert CV et publications 2018
  4. Notice institutionnelle de Vincent Duclert, site du CESPRA [1].
  5. Décret du 24 avril 2013,Journal officiel du 26 avril 2013
  6. Premier prix Jean-Michel Gaillard (2006)
  7. « Il faut transférer les cendres de Dreyfus au Panthéon » sur L'Internaute (mai 2006)
  8. Une cérémonie nationale pour Alfred Dreyfus. Libération, 6 juillet 2006)
  9. Extrait de la lettre de Lionel Jospin, 20 mai 2009
  10. Le Monde des livres, 24 février 2017, p. 3.
  11. Gaïdz Minassian et David Servenay, «Vincent Duclert : “La commission sur le Rwanda aura un pouvoir d’investigation dans toutes les archives françaises” », 5 avril 2019sur lemonde.fr,[lire en ligne]
  12. Romain Gras, « Génocide des Tutsi au Rwanda – Vincent Duclert : “L’Élysée ne m’a pas imposé les noms des membres de la commission” », sur jeuneafrique.com, [lire en ligne].
  13. https://www.bing.com/news/search?q=h%c3%a9l%c3%a8ne+dumas+historienne&FORM=HDRSC6
  14. David Servenay, « Génocide au Rwanda : la bataille des archives entre historiens et militaires français », 6 avril 2019, sur lemonde.fr, [lire en ligne]

Liens externesModifier