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Gouvernement Aristide Briand (7)

16 janvier 1921 au 12 janvier 1922
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gouvernement Aristide Briand.
Gouvernement Aristide Briand (7)

Troisième République

Description de l'image defaut.svg.
président de la république Alexandre Millerand
Président du Conseil Aristide Briand
Formation
Fin
Durée 11 mois et 27 jours
Composition initiale
Coalition politique Bloc national (ARD, FR, RI, dissidents radicaux, DVD)
Représentation
XIIe législature
433 / 613

Sommaire

DatesModifier

  • Début du gouvernement : 16 janvier 1921
  • Fin du gouvernement : 12 janvier 1922

CompositionModifier

Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Aristide Briand RS
Ministres
Ministre des Affaires étrangères Aristide Briand RS
Ministre de la Guerre Louis Barthou PRDS
Ministre de la Justice Laurent Bonnevay FR
Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts Léon Bérard PRDS
Ministre de l’Intérieur Pierre Marraud PRS
Ministre de la Marine Gabriel Guist'hau PRDS
Ministre du Commerce et de l’Industrie Lucien Dior FR
Ministre des Finances Paul Doumer PRS
Ministre des Travaux publics Yves Le Trocquer PRDS
Ministre de l’Agriculture Edmond Lefebvre du Prey FR
Ministre des Colonies Albert Sarraut PRS
Ministre du Travail Daniel Vincent PRS
Ministre des Pensions, Primes et Allocations de guerre André Maginot PRDS
Ministre des Régions libérées Louis Loucheur PRDS
Ministre de l’Hygiène, de l’Assistance et des Prévoyances sociales Georges Leredu FR
Commissaires généraux
Commissaire général des troupes noires Blaise Diagne (du 2 Avril au 2 Octobre 1921) RS
Sous-secrétaires d’État
Sous-secrétaire d’État à la Présidence du Conseil et aux Affaires étrangères Théodore Tissier SE
Sous-secrétaire d’État à l’Intérieur Maurice Colrat PRDS
Sous-secrétaire d’État à l’Instruction et aux Beaux-Arts chargé de l’Enseignement technique Gaston Vidal RS
Sous-secrétaire d’État aux Finances André Paisant PRDS
Sous-secrétaire d’État à l’Agriculture Auguste Puis FR
Sous-secrétaire d’État aux Régions libérées Jules Lugol PRDS
Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics chargé des Postes, Télégraphes et Téléphones Paul Laffont PRS
Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics chargé de l’Aéronautique et des Transports aériens Laurent Eynac PRDS
Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics chargé des Ports, de la Marine marchande et de la Pêche Alphonse Rio RS

Politique menéeModifier

Politique étrangèreModifier

À la suite de la conférence de Londres, Briand fait preuve de fermeté sur la question des réparations allemandes. Alors que les troupes franco-belges occupent Düsseldorf et Duisbourg, il déclare le 5 avril 1922 devant le Sénat que « si, l'échéance arrivée, l'Allemagne essaie par de nouvelles tergiversations de se soustraire à ses obligations, c'est une main ferme qui s'abattra sur son collet »[1]. Cette attitude semble d'abord efficace, dans la mesure où les versements allemands ont lieu à temps. Rapidement pourtant, Briand se heurte à l'hostilité des Britanniques. Sur fond de rivalités coloniales en Afrique du Nord, Lloyd George manifeste son désaveu de la diplomatie française. Au fil des contacts diplomatiques, la position du Ministre des Affaires étrangères évolue vers plus de pragmatisme: « l'Allemagne paiera si elle peut », déclare-t-il à Wiesbaden en juillet 1921[2]. Alors qu'un projet d'accord franco-britannique garantissant les frontières françaises pendant dix ans, Briand se trouve de plus en plus isolé sur la scène politique nationale. Le président de la République, Millerand, organise un Conseil des ministres en son absence[3], affront qui contraint le président du Conseil à la démission le 12 janvier 1922.

Politique intérieureModifier

Le septième cabinet Briand marque un tournant dans la relation de majorité entre le gouvernement et le Parlement. Tirant les leçons de l'échec de ses prédécesseurs Millerand et Leygues, Briand décide de restituer pleinement à la Chambre le rôle délibératif dont elle avait été relativement privée pendant la guerre et les années suivantes. Les membres de son gouvernement sont issus d'un éventail politique plus large que le Bloc national, ce qui lui assure une confortable majorité. Théodore Tissier, nommé sous-secrétaire d'État au Parlement, se voit chargé de veiller aux bonnes relations entre l'exécutif et la Chambre, en rendant compte des décisions gouvernementales aussi souvent que nécessaire.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirsModifier

Le gouvernement démissionne le 15 Janvier 1922. Le président Millerand appelle Raymond Poincaré pour former un gouvernement.

Notes et référencesModifier

  1. AMBROSI Christan & Arlette, GALLOUX Bernadette, La France de 1870 à jours, Paris, Armand Colin, 2004, page 203.
  2. BELLON Christophe, "Aristide Briand et l'Europe au Parlement des années folles", Parlement[s],, Hors-Série 2007/3, Paris, L'Harmattan, p. 46.
  3. AMBROSI et al, op. cit., page 204.