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Europe 1

radio privée généraliste française
Europe 1
Description de l'image Europe 1 logo (2010).svg.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social Paris
Propriétaire Lagardère Active
Slogan « Écoutez le monde changer »
Langue Français
Statut généraliste nationale privée de catégorie E
Site web http://www.europe1.fr/
Différents noms Europe no 1 (1955-1983)
Europe 1 (depuis 1983)
Historique
Création
Sanction 2018 : mise en demeure par le CSA pour des propos qualifiés de « stéréotypes stigmatisants »
Diffusion hertzienne
AM Oui Oui
FM Oui Oui
RDS Oui Oui (EUROPE_1)
DAB+ Oui Oui (à partir de 2020)
Satellite Oui Oui
Diffusion câble et Internet
ADSL Oui Oui
Streaming Oui Oui
Podcasting Oui Oui

Europe 1, anciennement Europe no 1, est une station de radio privée généraliste française de catégorie E créée le par Charles Michelson et Louis Merlin. Depuis 1974, la radio appartient à Lagardère SCA. Depuis 1995, la station est en déclin. Elle fait face à ses mauvais résultats chroniques d'audience en renouvelant souvent ses équipes et en réorganisant régulièrement sa grille de programme, surtout depuis 2010.

Le siège social historique d'Europe 1 était situé rue François-Ier dans le 8e arrondissement de Paris jusqu'en 2018, et depuis lors, au quai André-Citroën, dans le 15e arrondissement, au même endroit que Le Journal du Dimanche, RFM et Virgin Radio.

HistoireModifier

 
La rédaction d'Europe 1

1939 - 1952 : les origines, un investisseurModifier

L'origine de la station remonte à l'immédiat après-guerre en 1945, lorsque le financier Charles Michelson veut poursuivre ses investissements dans le secteur de la communication. Bénéficiaire en 1939 d'une concession pour exploiter une radio à Tanger, alors zone internationale, Michelson rachète la petite Radio Tanger pour en faire Radio Impérial, voix de la France pour son empire colonial. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Michelson doit céder cette radio au gouvernement de Vichy[1].

En 1945, le gouvernement français instaure un monopole d'État de la radiodiffusion et de la télévision à travers la Radiodiffusion française. L'auditeur peut cependant écouter trois stations de radio privées à l'étranger, Radio Andorre, RMC et Radio-Luxembourg. Michelson, en dédommagement de Radio Tanger, veut obtenir Radio Andorre mais l'opération, qui déchaîne les passions du monde journalistique et politique, n'aboutit pas. Il obtient alors en compensation 98 millions de francs, ainsi que, pour une durée de cinq ans, la fréquence en ondes courtes de Radio Monte-Carlo, majoritairement détenue par la Sofirad et de fait par l'État français. Mais ces ondes courtes ne bénéficient d'aucune écoute de masse. Aussi Michelson réussit à transformer, le 22 octobre 1949, cette concession en une option pour l'exploitation financière de la chaîne de télévision Télé Monte-Carlo, dans la principauté, grâce à une décision du ministre concerné sur le départ, François Mitterrand[2]. Il crée à cette fin la société de droit monégasque Image et Son[3], avec l'appui de la Société monégasque de banques et de métaux précieux[4].

 
Localisation de la Sarre en violet (la RFA est en bleu, la RDA est en rouge et Berlin-Ouest en jaune).

Poursuivant ses investissements, Michelson prépare en secret le lancement de Télé-Sarre et de la radio périphérique Europe No 1[5]. En 1952, le monopole de la télévision et de la radiodiffusion dans le protectorat français de la Sarre, indépendant de la République fédérale d'Allemagne (RFA), est attribué à M. Michelson et à sa société. En contrepartie de la création d'une chaîne de télévision germanophone régionale baptisée Télé-Saar, il obtient des autorités sarroises la concession d'un émetteur de forte puissance pour une « périphérique », échappant au monopole français de la radiodiffusion. Il regroupe ses radios et télévisions dans la holding Image et Son. Pour la diffusion, un émetteur est construit en Sarre, près de Sarrelouis, sur le plateau du Felsberg qui, d'après des études des techniciens du IIIe Reich faites à la demande d'Hitler, était le meilleur endroit pour couvrir toute la France[6].

1952 - 1955 : origine du nom, premières équipes, premières émissionsModifier

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Pour concevoir les programmes de la nouvelle station périphérique, Michelson recrute Louis Merlin, artisan du succès de Radio Luxembourg.

 
Ex-Siège de la rue François 1er

Il embauche également Pierre Sabbagh, le créateur du journal télévisé français, pour diriger la rédaction et Pierre Delanoë pour diriger les programmes de la station qui privilégient alors la musique pop. Europe no 1 s'installe au 26 bis rue François Ier à Paris, dans les anciens studios de Voice of America.

La station prend le nom d'Europe no 1 sur une idée de Louis Merlin, ainsi que celui-ci l'indique dans ses Mémoires : "On m'a souvent demandé comment et pourquoi j'avais choisi ce nom. Les causes en sont multiples et simples. Lorsqu'à la fin de 1953 je rêvai à un avenir nouveau et à la possibilité de créer une station nouvelle (que je croyais alors devoir être de télévision), je pensai qu'il fallait adopter un nom différent des autres, qui tournaient tous autour de Radio ou Télé-quelque-chose. De plus, cette station idéale devait être dans mon esprit le premier poste "européen". Enfin, cela ne me déplaisait pas d'annoncer qu'il serait "No 1". Les expressions "le premier", "le meilleur", "le plus grand", etc., portent toujours sur le public[7]."

Pour attirer de nouveaux annonceurs publicitaires, Louis Merlin pense que la station doit séduire une "foule indécise et indéfinie qui souhaite autre chose que la facilité populaire de Radio Luxembourg (RTL) et la pompe de la RTF" et décide que la station doit prendre le contre-pied de Radio Luxembourg : "Luxembourg avait des speakers traditionnels ? Il fallait trouver des animateurs cordiaux, détendus, souriants. Sa publicité se faisait à coups de trompettes ? Il la fallait faire à mi-voix. Tout avait été orienté vers la distraction ? Il fallait donner la primauté à l'information. Les bulletins d'information étaient une sélection de dépêches d'agence lus par une voix volontairement neutre ? Il fallait amener les journalistes au micro. Luxembourg essayait parfois de faire du social, mais avec discrétion ? Pourquoi ne pas le faire avec ampleur ? Les programmes enregistrés sur bande étaient diffusés longtemps après ? Il fallait tout émettre en direct et retrouver la souplesse d'un journal du soir. (...) Luxembourg était fidèle à la chanson traditionnelle et à l'accordéon ? Il fallait pousser le jazz et la jeune chanson[8]."

La première émission, expérimentale, a lieu le à h 30[9] et commence par "Bonjour l'Europe !" dit par Micheline Francey, on y diffuse une chanson de Gilbert Bécaud[10], mais elle doit s'interrompre 30 minutes plus tard car elle perturbe d'autres émetteurs, notamment le radio-phare de l'aéroport de Genève[11]. Durant les jours suivants, Europe no 1 change plusieurs fois de fréquence, brouillant l'émission d'autres stations européennes qui protestent. Ainsi, le 8 janvier, Radio Luxembourg est parasitée et bien qu'elle-même ne bénéficie alors d'aucune autorisation officielle, entend protester vigoureusement. Ces difficultés font connaître la station auprès du grand public grâce aux journaux qui y consacrent de nombreux articles[12]. Quasi inaudible et sans ressources, la station fait appel au soutien financier de ses auditeurs qui en huit jours, la sauvent de la disparition en lui faisant parvenir 19 millions de Francs par la poste[11].

Il faut attendre le pour que la station Europe no 1, reprenne l'ancienne fréquence de Radio Paris, proche de celle (185 kHz) du Deutschlandsender de la R.D.A. orientée vers l'est[13], en se fixant sur 1 647 m grandes ondes (182 kHz) depuis un émetteur de 400 kW situé sur le plateau du Felsberg, près de Sarrelouis (Saarlouis) en Sarre alors sous protectorat, ce qui lui donne la liberté de disposer à son gré de l'attribution de fréquences de radio-télévision[14].

Les premiers animateurs de la station sont Roger Duquesne, Robert Marcy, Guy Vial, Jean-François Mansart, Maurice Gardett et Anne-Marie, Eric Lipmann, Roméo Carles et Maurice Biraud [15].

Les informations sont confiées à Maurice Siégel, ancien rédacteur en chef de Paris-Presse l'Intransigeant (patron Pierre Lazareff) assisté de Jean Gorini. De futures stars comme Jacques Paoli, André Arnaud, Albert Ducrocq ou Michel Anfrol y feront leurs débuts.

Pierre Laforêt, journaliste et producteur, dirige un "Think Tank" où travaillent des créatifs comme Jacques Chancel, Pierre Bouteiller, Michel Anfrol, Pierre Bellemare, Jacques Antoine ou Eric Lipmann.

Parmi les programmes qui contribuent à la notoriété d'Europe no 1 dès 1955, figure l'émission « La question » consacrée à la torture en Algérie, un sujet refusé par les stations et chaînes publiques. La situation de l'émetteur en Sarre lui garantissant une certaine indépendance pour parler de cette actualité taboue, à l'instar de sa concurrente directe Radio Luxembourg[16].

Dès 1956, Pierre Bellemare et Jacques Antoine amorcent une idée qui va devenir l'émission légendaire "Vous êtes formidables!". La première émission sera consacrée au sauvetage de l'association "Jeunesses Musicales de France" qui retrouvera un équilibre financier

grâce aux dons des auditeurs. Dans la foulée, l'opération "Coeurs d'Enfants" permettra de récolter, en 24 heures, un fonds suffisant pour créer un hôpital dédié aux maladies cardiaques infantiles.

1955 - 1959 : reprise en main par l'ÉtatModifier

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En , Sylvain Floirat est appelé par le gouvernement français pour reprendre la société Europe no 1, dont le sort incertain consécutif aux premières difficultés de la station, déclenche la polémique à l'Assemblée nationale. Michelson cède l'entreprise qu'il a créée à la future Sofirad, pour une somme estimée comme considérable pour l'époque, soit 245 millions de francs. L'État en devint propriétaire au mois de juillet 1956. La régie publicitaire Régie no 1 est créée en 1960. Toutefois en 1962, après le succès remporté par la station, Michelson tente de renégocier cet accord auprès des tribunaux, en vain. La polémique qui s'ensuit atteint le sommet des États français et monégasque. La presse relate alors ces péripéties dont un article des quotidiens Le Monde daté du 27 janvier 1962 et Le Figaro, le jour suivant.

En 1959, les difficultés financières de la station entraînent un retrait d'actionnaires. L'État en profite pour prendre le contrôle d'une partie du capital (35, 76 %) de la société par l'intermédiaire de la SOFIRAD[17].

1959 - 1974 : nouveautés journalistiques, modernitéModifier

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La naissance de la station coïncide avec l'apparition de trois inventions qui engendrent une influence significative sur son style : le nagra (magnétophone portable procurant une plus grande souplesse d'intervention et d'autonomie aux reporters), le transistor qui favorise l'écoute individuelle de la radio en déplacement notamment, celle des jeunes ainsi que le disque microsillon lequel permet de substantielles économies pour la rediffusion d'œuvres musicales en grande qualité.

Maurice Siegel modifie sensiblement le style des journaux parlés, permettant à Europe no 1 d'acquérir une certaine réputation dans le domaine de l'information. Il crée les premiers flash infos, met fin aux speakers, les journalistes venant eux-mêmes présenter leurs papiers. Il fait également évoluer les journaux parlés de l'information pure vers les magazines et développe la pratique du radio-reportage[18].

Parmi les premières émissions à succès d'Europe no 1, on compte « Pour ceux qui aiment le jazz » et le « café de l'Europe » (1955), « Signé Furax » et « Vous êtes formidables » (1956), ou encore « Salut les copains » et « La Coupe des reporters » (1959).

Lors des événements de Mai 68, le journaliste Julien Besançon assure pour la station la couverture en direct des affrontements parisiens entre étudiants et forces de l’ordre et des premières nuits de barricades au Quartier latin. D'autres reporter de la station sont également sur le terrain : Fernand Choisel, Gilles Schneider, François Jouffa. Europe no 1, alors surnommée par certains « Radio Barricades », est accusée par les autorités de donner une version trop favorable aux manifestants des événements de mai 68. Le ministre de l'Intérieur, estimant que les reportages en direct des radios périphériques (dont Europe no 1) créent un danger pour l'ordre public, interdit l'usage des voitures émettrices durant plusieurs jours. Sur ordre de Matignon, le ministre de l'Intérieur fait également couper les fréquences des stations périphériques pour contrer la diffusion en direct des manifestations. Plusieurs journalistes jugés trop engagés sont licenciés l'année suivante, à l'instar des antennes radio et télévision du service public.

En 1974, le nouveau président de la République Valéry Giscard d'Estaing et son Premier ministre Jacques Chirac, accusant la radio de « persifler », poussent le directeur Maurice Siegel et plusieurs autres dirigeants à la démission[17].

1974 - 1986 : ère de l'information, concurrence de la FM, privatisationModifier

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En 1974, Jean-Luc Lagardère reprend donc en main la société[19], assisté d'Étienne Mougeotte, directeur d'antenne. À partir de 1976, la radio parvient en tête des audiences, devant RTL puis France Inter. Durant ces années 1970, Europe No 1 est alors la grande station de l'information, avec ses flashes et ses journaux présentés par André Arnaud (Europe Midi et Europe Soir), ses signatures journalistiques (Jean-Claude Dassier, Guillaume Durand, Olivier de Rincquesen, Jean-François Kahn, Jean-Pierre Joulin…), et ses correspondants ou envoyés spéciaux (François Ponchelet, Alexandre Fronty, Patrick Meney) présents sur tous les points chauds du monde.

Après l'élection de François Mitterrand en 1981, Étienne Mougeotte est amené à démissionner. La gauche met en place la nouvelle direction et s'immisce dans les choix éditoriaux de la radio, à l'instar du pouvoir précédent. Les radios privées désormais autorisées sur la bande FM ponctionnent une partie de l'audience d'Europe 1 qui amorce alors son déclin. Philippe Gildas prend la tête de la direction de l'antenne. Sont créés le Top 50 et de nouvelles émissions insolentes, comme « Radio Libre à… » animée par François Jouffa et Viviane Blassel, parmi lesquelles le rendez-vous animé par Coluche. Toutefois, l'ensemble des radios généralistes voient fondre leur audience face aux radios FM et face aux émissions télévisées de plus en plus efficaces.

Le , Europe no 1 change officiellement de nom et devient Europe 1 (même si le nom Europe 1 était utilisé à l'antenne depuis la fin des années 1960).

Le , la SOFIRAD vend à Jean-Luc Lagardère et à sa société Hachette sa participation de 34,9 % dans Europe 1. La radio est ainsi complètement privatisée[17].

 
Jean-Yves Lafesse à gauche et Philippe Gildas à droite, dans un studio de la station en .

1986 - 2010 : le déclin, une radio qui se chercheModifier

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En 1995, Europe 1, passe de la seconde position à la cinquième position des stations les plus écoutées, avec moins de 10 % d'audience. Jérôme Bellay, le créateur de France Info, devient directeur général de l'antenne en 1996.

Dès , Europe 1 change de format : la musique est retirée de l'antenne (notamment Vinyl Fraise quotidien par François Jouffa), l'émission F.M. en stéréophonie est supprimée et la diffusion se fait en voie monaurale, la station adopte le format de « news & talk ». Le célèbre carillon marquant les heures de la station est changé. La musique, le divertissement et les jeux sont supprimés des programmes et la part belle est faite aux actualités et à l'interactivité avec les auditeurs.

En , Europe 1 comptait 192 fréquences à travers la France.

Le , Arnaud Lagardère, président-directeur général de Lagardère Active, pôle audiovisuel de Lagardère SCA, nomme Jean-Pierre Elkabbach directeur général de l'antenne d'Europe 1, en remplacement de Jérôme Bellay, et administrateur de Lagardère Active Broadcast. La rentrée 2005-2006 est marquée par un nouveau logo, un nouveau slogan (« Parlons-nous! ») et un nouvel habillage sonore, qui s'accompagne d'une légère modification du fameux carillon, emblème de la station.

Le , Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal+ depuis 2005, devient président de la station, et de sa filiale Sport, à la place de Jean Pierre Elkabbach. Ce dernier, qui conserve son interview quotidienne ainsi que son interview dominicale sur Europe 1, prend la tête de Lagardère News, le nouveau pôle de coordination des médias de Lagardère SCA[20],[21]. Alexandre Bompard modifie considérablement l'équipe et la grille des programmes[22]. Il renforce le sport à l'antenne avec notamment des émissions sportives de 15 h à 23 h chaque week-end[23]. Pour diriger les sports, il compte sur Thierry Clopeau[24], assisté de Laurent Jaoui[25], tous deux venus de France Télévisions.

La station gagne des auditeurs et dépasse dès novembre 2008 le cap des 5 millions d'auditeurs chaque jour selon Médiamétrie.

La rentrée 2009 marque un changement de position pour la radio, qui renoue avec une grille plus généraliste. Pour accompagner cette évolution, un nouveau slogan est adopté : « Bien entendu ». En , Alexandre Delpérier est mis à pied pour avoir présenté une conférence de presse de Raymond Domenech et de Thierry Henry comme un entretien exclusif[26], et démissionne quelques jours plus tard[27].

2010 - 2016 : des mutations en permanenceModifier

La rentrée 2010 se caractérise par un recentrage sur l'information[28].

En janvier 2011, après le départ d'Alexandre Bompard fin 2010 et l'annonce d'audiences décevantes avec une perte de 500 000 auditeurs en un an, Nicolas Demorand et Marc-Olivier Fogiel annoncent tour à tour qu'ils quittent la station[29]. Denis Olivennes est alors le directeur général d'Europe 1. À la rentrée de septembre 2011, l'animateur de la matinale est remplacé, cette matinale est restructurée, les soirées sont remaniées.

Pour la rentrée 2013, avec la première grille sous la direction de Fabien Namias, la station tente une communication originale avec une campagne de publicité s'inspirant des affiches électorales en prévision des élections municipales de 2014[30]. Le slogan s'adapte en conséquence et devient « Europe 1 réveille les Français ».

À la suite du départ de Laurent Ruquier pour RTL en 2014, Europe 1 connaît à nouveau de grands mouvements sur sa programmation pour la saison 2014/2015.

Le , Europe 1 fête son anniversaire et ses 60 ans d'existence en faisant venir à l'antenne toutes les grandes voix qui ont fait les riches heures de la station[31].

Pour la saison 2015/2016, on observe un changement d'incarnation d'Europe Midi.

2016 - 2017 : nouveaux bouleversementsModifier

La rentrée 2016/2017 sera marquée par de nouveaux bouleversements en raison de plusieurs critères, tels que les mauvaises audiences cumulées, qui entraineront le départ de Cyril Hanouna, et la mise en retrait temporaire de Jean-Marc Morandini.

En réaction aux mauvais résultats chroniques, le , Fabien Namias perd sa casquette de directeur général délégué d'Europe 1, remplacé par Richard Lenormand[32]. En même temps, Jean-Pierre Elkabbach quitte Europe 1[33].

Mais le sondage Médiamétrie du pour la période novembre-décembre 2016 indique qu'Europe 1 est, pour la première fois de son histoire, dépassée par Franceinfo et égalée par RMC en terme d'audience cumulée. Une motion de défiance contre la direction, rebaptisée « motion d'état d'urgence », est votée à l'unanimité par le personnel d'Europe 1 qui s'inquiète de voir la glissade du nombre d'auditeurs, la radio étant dans le classement désormais derrière RTL, France Inter, NRJ, France Info et RMC[34].

Le , Arnaud Lagardère prend la présidence d'Europe 1 à la place de Denis Olivennes[35], recrutant Frédéric Schlesinger le 25 avril[36]. Le , Frédéric Schlesinger devient vice-président du pôle FM de Lagardère, regroupant les stations Europe 1, Virgin Radio et RFM. Le , la presse révèle la nouvelle organisation interne autour d'Europe 1, voulue par Frédéric Schlesinger[37] : Emmanuel Perreau est installé comme directeur délégué d'Europe 1, aux programmes et à l'antenne, Nathalie André disparaissant du nouvel organigramme, Jean Béghin, autre débauché de Radio France, est nommé adjoint du pôle radio de Lagardère Active, Donat Vidal est nommé directeur délégué à l'information, et Bérengère Bonte est nommée directrice adjointe de la rédaction d'Europe 1.

2017 - 2018 : état d'urgence face à la concurrenceModifier

En , Europe 1 ne parvient pas à endiguer la montée de ses concurrentes. Le sondage officiel la place en termes d'audience après RTL, France Inter, NRJ, France Info et RMC, soit en sixième position. Elle se situe au coude à coude avec France Bleu[réf. souhaitée], ce qui correspond à la plus mauvaise rentrée de toute son histoire, soit depuis sa création en 1955[38]. Début 2018, la chute de l'audience se poursuit (-810.000 auditeurs en un an), le point noir étant selon Le Figaro la matinale de Patrick Cohen qui fait fuir les auditeurs les plus conservateurs et n'aurait pas attiré ceux de France Inter[39].

Un peu plus d'un an après l'arrivée de Frédéric Schlesinger et la mise en place de son organisation autour de lui, il est remplacé, le , par le nouveau vice-président Laurent Guimier, Guy Birenbaum devenant son conseiller[40]. La refonte quasi totale de la grille est un gros tournant pour la station, toujours en perte d'auditeurs[41].

2018 - 2019 : l'audience dégringoleModifier

Le 15 novembre 2018, les chiffres publiés par Médiamétrie révèlent une nouvelle chute d'audience pour Europe 1[42]. Interrogé le même jour, Laurent Guimier, le vice-président de la radio, constate le déclin d'Europe 1 qui perd environ 1.500 auditeurs par jour depuis deux ans et demi[43]. "Il n'y a pas encore de rebond visible. Ce sera très long, je l'avais dit." Laurent Guimier tempère toutefois les rumeurs menant à un éventuel rachat ou plan social de l'entreprise: "la cession d'Europe 1 n'est pas à l'agenda, un plan de départs non plus."

Le 7 janvier 2019, pour la rentrée de la radio, le vice-président de la station Laurent Guimier déclare « Nous sommes sur la bonne voie[44] ». Pourtant, les nouveaux chiffres de Médiamétrie publiés le confirment la chute d'Europe 1[45]. C'est la treizième baisse consécutive enregistrée par la station. Laurent Guimier reste toutefois attaché à l'optimisme : « Notre objectif c’est d’accélérer dans le projet qu’on a mis en place en septembre parce qu’on y croit, parce que tous les indicateurs qualitatifs nous disent qu’on est dans la bonne direction »[46]. Dans le même temps, lors d'une interview accordée à l'Express en février 2019, Denis Olivennes défend son bilan[47],[note 1].

Le 18 février 2019, le tribunal des prud'hommes reconnaît le licenciement sans cause réelle et sérieuse de l'ex-directeur de l'information d'Europe 1, Fabien Namias, et condamne Europe 1 à lui verser 411 500 euros[48].

Le 9 avril 2019, les journalistes de la rédaction numérique d'Europe 1 observent un mouvement de grève de 24 heures pour « dire stop à la précarité » et dénoncer le flou de la direction sur les projets numériques[49],[note 2].

Le 17 avril 2019, les chiffres publiés par Médiamétrie sont accablants pour Europe 1[50]. En parallèle, une contestation de plus en plus importante émane de la part des employés de la radio qui préparent une motion de défiance à l'encontre d'Arnaud Lagardère[51],[52]. Le 18 avril, cette motion de défiance contre Arnaud Lagardère, PDG d'Europe 1, est adoptée lors d'une assemblée générale des salariés[53]. Le 10 mai 2019, Arnaud Lagardère tient à rassurer les salariés d'Europe 1. "On ne vendra pas Europe 1", assure-t-il avant d'indiquer qu'il comptait rencontrer les salariés afin de les rassurer sur ses intentions de relancer la radio[54],[55]. Le 9 mai, les salariés avaient adressé une nouvelle lettre ouverte à Arnaud Lagardère pour dénoncer "l'absence criante de stratégie" dans un contexte de dégringolade des audiences[56],[57].

2019 - 2020 : audience de début de saison au plus bas historiqueModifier

Début juillet 2019, le départ de Laurent Guimier est annoncé[58],[59]. Il est remplacé par Constance Benqué, qui assurait déjà l'intérim lors des dernières semaines puisque Laurent Guimier était en arrêt maladie à la suite d'une chute survenue au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France de football[60],[61].

Le , Europe 1 signe sa plus faible performance historique, se retrouvant battue par France Inter, RTL, NRJ, France Info, RMC, Skyrock, France Bleu et Nostalgie[62]. Europe 1 n'est donc plus écoutée que par 2,7 millions de Français, ayant encore perdu en un an près d'un million d'auditeurs, alors qu'en novembre-décembre 2000, au meilleur de sa forme, la station était écoutée par 5,5 millions de personnes[62].

Le 10 septembre 2019, Arnaud Lagardère est présent lors de la conférence de rentrée d'Europe 1. C'est la première fois depuis son arrivée en 2003 que le propriétaire de la radio participe à cette conférence où il a réaffirmé son intention de ne pas vendre Europe 1 mais au contraire de poursuivre sa tentative de redressement[63],[64].

SensibilitéModifier

La radio se veut généraliste et s'adresse à tous les publics.

SociétaleModifier

Europe 1 a une vision résolument progressiste sur les grands sujets de société, tels le mariage pour tous, la défense des droits des homosexuels, l'homoparentalité ou la PMA pour toutes. Marc-Olivier Fogiel, présentateur de la matinale de 2008 à 2011, fait état ouvertement de son homosexualité et explique qu'il a eu recours à la GPA pour concevoir ses deux filles[65].

PolémiquesModifier

En 2011, le CSA met en demeure Europe 1 pour défaut d'information sur le coût de son numéro surtaxé[66].

En 2015, le CSA met en demeure Europe 1 et 12 autres médias pour « manquements graves » relatifs à leur couverture médiatique des attentats du mois de janvier[67]

Le , Europe 1 est mise en demeure par le CSA pour des propos tenus dans l'émission Village Médias de Philippe Vandel, propos qualifiés de « stéréotypes stigmatisants », après la diffusion des propos d'Éric Zemmour au sujet d'Omar Sy : "Ici même, Omar Sy a demandé à ce qu'on ne m'invite plus nulle part et il m'a traité de criminel. Je voudrais seulement lui signaler, qu'un criminel, c'est quelqu'un qui commet un crime" a-t-il d'abord lancé avant de poursuivre : "Je sais bien qu'entre Trappes et Hollywood il n'a pas eu le temps d'apprendre la langue française, je tiens à le dire"[68].

En février 2019, la CNIL a adressé un avertissement à Europe 1 pour un « fichage » d'auditeurs[note 3]. Dans un tweet, le vice-président d'Europe 1 Laurent Guimier estime que « ce sont des pratiques honteuses de fichage des auditeurs d’Europe 1... C'est dans le respect de nos auditeurs que nous dessinons chaque jour l'avenir d'Europe 1[72] ».

Le journal en ligne Mediapart souligne, dans une enquête publiée en avril 2019, les contradictions de la politique salariale d’Europe 1 : d’un côté, des réductions budgétaires pour les salariés et pigistes ; et de l’autre, des contrats aux montants très élevés pour ses animateurs (avec des salaires moyens de 15 513 euros en 2015)[73].

Identité de la stationModifier

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SiègeModifier

Le siège social historique d'Europe 1 était situé au 26 bis, rue François-Ier dans le 8e arrondissement de Paris jusqu'en 2018.

Le , le siège social est transféré au quai André-Citroën (ou plus exactement, 2 rue des Cévennes[74]), dans le 15e arrondissement, dans l'ancien siège de Canal+. Se sont installés au même endroit Le Journal du Dimanche, RFM et Virgin Radio[75],[76].

CapitalModifier

Contrôlé à 100 % par Lagardère Active, la société n'est plus cotée à la Bourse de Paris.

Identité visuelle (logo)Modifier

SlogansModifier

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Le studio Louis Merlin, 2011.
  • 1965 à 1975 : « Je choisis, Europe 1 ! »
  • 1975 à 1981 : « Europe 1, c'est naturel. »
  • 1981 à 1986 : « De grands moments, à chaque instant. »
  • 1986 à 1995 : « Europe 1 c'est la pêche[79]. »
  • 1996 à 2000 : « A quoi sert l'info si on ne s'en parle pas ? »
  • 2000 à 2001 : « Europe 1, c'est bien. »
  • 2001 à 2005 : « Europe 1, ça me parle. »
  • 2005 à 2009 : « Parlons-nous. »
  • 2009 à 2013 : « Europe 1, bien entendu. »
  • 2013 à 2014 : « Europe 1 réveille les Français. »
  • 2014 à 2016 : « Europe 1 - Un temps d'avance. »
  • 2016 à 2018 : « Europe 1, Mieux capter son époque »
  • 2019 : « On est bien, sur Europe 1 »
  • 2019 : « Europe 1, bien dans son époque »
  • Depuis 2019 : « Écoutez le monde changer »

Voix off de l'habillage radio et des autopromosModifier

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CarillonModifier

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  • En , le célèbre carillon marquant les heures de la station est changé.
  • La rentrée 2005-2006 s'accompagne d'une légère modification du fameux carillon, emblème de la station.
  • Pour la rentrée 2012, un carillon légèrement retouché est mis à l'antenne fin août 2012.
  • À la rentrée 2018, le carillon est retouché totalement, en ne gardant que les notes historiques.
  • Depuis septembre 2019, le carillon est de nouveau remixé, plus dynamique cette fois.

Personnel de la stationModifier

Voir la catégorie : Collaborateur d'Europe 1.

Équipes dirigeantesModifier

Équipes à l'antenneModifier

La station Europe 1 emploie sur son antenne plusieurs types de professionnels, parmi eux des animateurs, des journalistes, des chroniqueurs, des consultants, des correspondants à l'étranger, des grands reporters, des humoristes, des meneuses de jeux.

ProgrammationModifier

ProductionModifier

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En semaine, une majorité de programmes étant dépendant de l'actualité ou dont le format (libre-antenne avec les auditeurs), l'antenne est majoritairement produite en direct, à l'exception de l'émission de Christophe Hondelatte, pour des questions de productions et de disponibilités des invités.

Le week-end, le direct se limite aux rendez-vous d'informations purs (h / h, les flashs et journaux, C'est arrivé, Europe Midi et le Grand Journal du Soir du Week-end), aux soirées sportives et à la libre-antenne de fin de soirée.

Les émissions d'Europe 1 y sont toutes produites depuis ses locaux, hors délocalisation. Les tranches infos et les émissions du matin sont réalisés dans le studio Lagardère, situé dans la rédaction. Les émissions en public y sont enregistrés alternativement dans les studios Merlin et Bellemare. Les émissions de l'après-midi et certaines du week-end sont produites dans le studio Coluche.

Un 5e studio[pertinence contestée], le studio Siegel, sert aux émissions préenregistrés et à l'enregistrement des podcasts natifs d'Europe 1 Studio.

Tous ces studios comportent des caméras permettant la retransmission visuelle des émissions sur Internet en flux continu de 6h à 20h

Depuis le décès de Pierre Bellemare, grande figure de la station, la direction avait décidé de baptiser son grand studio public (jusqu'a présent appelé "Espace") du nom de cette grande voix. L'inauguration de ce studio s'est déroulée le 20 décembre 2018 pendant la matinale de Nikos Aliagas en présence de son fils, Pierre Dhostel et de Franck Riester, alors ministre de la Culture. Ce studio comprend un auditorium de 40 places destiné à accueillir des émissions en public[89].

ÉmissionsModifier

Voir la catégorie : Émission de radio sur Europe 1.

GénéralitésModifier

La programmation d'Europe 1 est dominée par les émissions d'informations, incarnée par 3 tranches horaires d'importances en semaine : Europe Matin, entre 6h et 9h, Le journal de la mi-journée entre 12h00 et 12h30 et Votre grand journal du soir, entre 18h et 20h. La programmation info est complétée par des flashs à chaque début d'heure entre 4h30h et 0h tandis que le week-end, de nombreux magazines comme Médiapolis, C'est arrivé ou Le débat des Grandes Voix abordent les thèmes qui ont dominé l'actualité de la semaine écoulée.

Des émissions et chroniques de divertissements composent la grille de journée, incarnée par Anne Roumanoff, Matthieu Noël l'après midi ou encore Nicolas Canteloup, le matin.

Les divers magazines abordent des thématiques variées : actualités médias, vie quotidienne et santé, histoire, cinéma, musique. La station propose également des émissions d'entrevues abordées sous divers prismes : musique, amitié, carrière...

Enfin, une couverture sportive, principalement centrée sur le championnat de football, est proposée les soirs de week-end.

Évolutions depuis 2008Modifier

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ÉvénementielModifier

Europe 1 programme des émissions événementielles dès lors que l'actualité la porte à déroger à sa grille de programmes. Par exemple, entre 2017 et 2019 :

Activités connexesModifier

Récompenses décernéesModifier

  • Depuis 1961, la Bourse Lauga-Delmas est un concours organisé par Europe 1 pour distinguer les meilleurs étudiants en dernière année d'école de journalisme.
  • Le , la station lance « Les Trophées Europe 1 de l’Avenir » afin de récompenser celles et ceux qui participent activement à la construction d’une société durable et harmonieuse[124].

PartenariatsModifier

Autres activitésModifier

DiffusionModifier

 
Matériel d'enregistrement et micro Europe 1 exposés lors des journées du patrimoine 2014

Europe 1 utilise plusieurs moyens pour transmettre ses programmes, notamment la FM et les ondes longues.

Les grandes ondesModifier

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Europe 1 est diffusée en grandes ondes (GO) sur 183 kHz de 4 heures du matin à h 5 par l'émetteur de Felsberg situé près de Sarrelouis en Sarre. Elle peut être captée dans les 3/4 de la France, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Suisse, dans une grande partie de l'Allemagne, en Autriche et au Maghreb.

Le , un des quatre pylônes s'est partiellement effondré. Une rupture des câbles qui le maintenait en est la cause, d'après l'annonce faite sur France 3 Lorraine dans son journal télévisé du .

La FMModifier

Europe 1 dispose d'une couverture FM quasiment nationale en France et, par débordement dans les pays limitrophes comme la Belgique, le Luxembourg, la Suisse.

Depuis le mois de juin 2015 les émetteurs d’Europe 1 en bande FM diffusent désormais en stéréo, dans la région parisienne et qui s'est généralisé quelques mois plus tard dans tout le territoire national. Pour rappel, en 1996, Europe 1, qui voyait alors son audience baisser, s’était orienté vers un contenu plus axé info, débats et interactivité avec les auditeurs, en supprimant les émissions musicales et de divertissement, sur décision du nouveau dirigeant de la station de l’époque, Jérôme Bellay. La stéréo avait, de fait, disparu au profit de la mono[source détournée][132].

ReprisesModifier

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Europe 1 est reprise partiellement en France d'outre-mer et en Belgique par les radios suivantes :

Le satelliteModifier

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  • En clair sur le bouquet radio de Canalsat, Numéricable (Europe et Afrique du Nord) (fréquence 12 363 GHz[133]) ;
  • En clair sur le satellite Eutelsat 5 West A (ex-Atlantic Bird 3 sur le bouquet Fransat) ;
  • Sur le bouquet payant Worldspace sur le faisceau ouest, distribué par le bouquet Afristar. Ce satellite couvre une zone ovale s'étendant au nord de l'Allemagne du Nord à la Roumanie, et au sud du Gabon à l’Égypte.

Adaptations télévisuellesModifier

Certaines des émissions de la station ont également bénéficié d'une adaptation à la télévision.

Internet (streaming, podcasts, mobiles)Modifier

Article détaillé : Webradio#Une radio internet.

Le site internet permet d'écouter en streaming (en direct) et propose de nombreux podcasts gratuits. Par exemple :

Ce site est très régulièrement, selon Médiamétrie, le premier site internet radio de France[réf. souhaitée]

Europe 1 possède également des applications iPhone, iPad et Android, permettant d'écouter ou réécouter les émissions et chroniques de l'antenne, ainsi que de lire les actualités d'Europe1.fr.

Europe 1 est aussi disponible sur la plupart des postes de radio Internet en streaming.

AudiencesModifier

BilanModifier

Audiences en milliers d'auditeurs quotidiens et en part d'audience[137]
Janvier - Février - Mars Avril - Mai - Juin Juillet - Août Septembre - Octobre Novembre - Décembre Moyenne annuelle cumulée/ PDA
2010 5260[138] 4500[139] 4300[140] 5100[141] 4600[142] 4752
2011 4765 / 7,6 %[143] 4555 / 7,3 %[144] 3665 / 6,6 %[145] 4660 / 7,8 %[146] 4922 / 7,6 %[147] 4513 / 7,3 %
2012 4720 / 9%[148] 4580 / 7,4 %[149] 3790[150] 4685[151] 4793 / 7,6 %[152] 4514 / 7,7 %
2013 4492 / 7,1 %[153] 4756 / 7,3 %[154] 4390 / 7,7 %[155] 4862 / 7,8 %[156] 4967 / 8,6 %[157] 4693 / 7,7 %
2014 4936 / 8,1 %[158] 4617 / 8,2 %[159] 4300 / 7,4 %[160] 4800 / 7,5 %[161] 4555 / 7,2 %[162] 4642 / 7,7 %
2015 4900 / 7,5 %[163] 4700 / 7,6 %[164] 4000[165] 4585 / 7,2 %[166] 4852 / 7,4 %[167] 4607 / 7,5 %
2016 4454 / 6,8 %[168] 4084 / 7%[169] 3600[170] 4346 / 6,6 %[171] 4373 / 6,6 %[172] 4171 / 6,7 %
2017 4161 / 6,2 % [173] 3836 / 6,1 %[174] 3900[175] 3891 / 5,6 %[176] 3567 / 5,1 %[177] 3871 / 5,8 %
2018 3682 / 5,3 %[178] 3503 / 5,3 %[179] 2980[180] 3 381 / 4,8 %[181] 3236 / 4,7 % 3356 / 4,9 %
2019 3204 / 4,5 % 2734 / 3,9 % 2513 / 4,1 % 2813 / 4,1 %

CommentairesModifier

La station gagne des auditeurs et dépasse dès novembre 2008 le cap des cinq millions d'auditeurs chaque jour selon Médiamétrie.

Le sondage Médiamétrie du pour la période novembre-décembre 2016 indique qu'Europe 1 est, pour la première fois de son histoire, dépassée par Franceinfo et égalée par RMC en terme d'audience cumulée, la radio étant dans le classement désormais derrière RTL, France Inter, NRJ, France Info et RMC.

Les chiffres révèlent au final qu'en 2017, la station est écoutée par plus de 4,2 millions d'auditeurs en audiences cumulées chaque jour[182].

Selon les résultats d'audience du média radio publiés par Médiamétrie pour la vague janvier-mars 2019, avec 5,9 % d'audience cumulée et 3,2 millions d'auditeurs quotidiens, Europe 1 atteint son plus bas historique et fait maintenant jeu égal avec Nostalgie et Skyrock[183].

Le , Europe 1 signe sa plus faible performance historique, se retrouvant battue par France Inter, RTL, NRJ, France Info, RMC, Skyrock, France Bleu et Nostalgie[62]. Europe 1 n'est donc plus écoutée que par 2,7 millions de Français, ayant encore perdu en un an près d'un million d'auditeurs, alors qu'en novembre-décembre 2000, au meilleur de sa forme, la station était écoutée par 5,5 millions de personnes[62].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Denis Olivennes défend son bilan en précisant : « quand je suis arrivé à Europe 1, elle était la troisième radio généraliste et la quatrième radio nationale, on était à 8,9 points d'audience. Quand j'ai quitté Europe 1, elle était la troisième généraliste et la quatrième nationale, à 8,1 points. Aujourd'hui, elle est à 6,4 points, sixième radio généraliste, huitième ou neuvième radio nationale ».
  2. Sur 30 journalistes, 14 sont en effet indûment employés sous le contrat de pigiste, c'est-à-dire avec des contrats journaliers, alors qu'ils travaillent pour la grande majorité à temps plein depuis trois ans.
  3. La radio avait enregistré des fiches contenant des informations sur plus d'un demi-million d'auditeurs via un logiciel qui les stockait depuis 2002[69], « parfois dans des termes insultants »[70],[71].
  4. « Parmi eux, de belles raretés comme un tirage limité de Bruce Springsteen ou un promo particulièrement recherché de Renaud »[131].

RéférencesModifier

  1. Frank Ténot, Radios privées, radios pirates, Denoël, , p. 180.
  2. Christian Brochand, Histoire générale de la radio et de la télévision en France: 1944-1974, Documentation française, , p. 310.
  3. Jean-Jacques Cheval, Les radios en France. Histoire, état et enjeux, Apogée, , p. 59
  4. Jacques Mousseau et C. Brochand, Le petit Retz du Paysage Audiovisuel Français: Les techniques, les organismes, les hommes, Retz, (ISBN 9782725660028, lire en ligne).
  5. « Europe 1 : Histoire de la station de radio », sur www.gralon.net, (consulté le 8 février 2018).
  6. "C'était formidable", Mémoires de Louis Merlin, éditions René Julliard, 1966, page 293 : "L'emplacement fixé pour construire cet émetteur était le plateau du Felsberg, près de Sarrelouis. Il était d'après les études des techniciens du III° Reich effectuées sur l'ordre de Hitler, le point le plus favorable pour "arroser" toute la France. Cette station fut Europe No 1"
  7. "C'était formidable", Mémoires de Louis Merlin, éditions René Julliard, 1966, page 294.
  8. "C'était formidable", Mémoires de Louis Merlin, éditions René Julliard, 1966, page 301.
  9. à 7 heures du matin, selon Louis Merlin dans ses Mémoires : "C'était formidable", éditions René Julliard, 1966, page 308.
  10. "C'était formidable", Mémoires de Louis Merlin, éditions René Julliard, 1966, pages 308 et 309.
  11. a et b Magazine Constellation de avril 1956, "Europe No 1 bouleverse les ondes" par Merry Bromberger.
  12. "C'était formidable", Mémoires de Louis Merlin, éditions René Julliard, 1966, page 314.
  13. World Radio Television Handbook, édition 1956, pages 51 et 65).
  14. Site www.saar-nostalgie.de (en allemand).
  15. "C'était formidable", Mémoires de Louis Merlin, éditions René Julliard, 1966, page 315.
  16. « La torture en Algérie à la télévision française », sur Académie de Créteil, .
  17. a b et c Christophe Deleu, Les anonymes à la radio, De Boeck Supérieur, , p. 28.
  18. Maurice Siegel, 20 ans, ça suffit, Plon, , p. 119.
  19. Olivier Ubertalli, « Europe 1 : Arnaud Lagardère pense à Duroux ou Schlesinger », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2017).
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  23. a b et c Alexandre Dinin, « Europe 1 mise sur deux pros du sport », sur Le Journal du dimanche, .
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  26. Julien Mielcarek, « Europe 1 : Alexandre Delpérier suspendu d'antenne », sur Ozap.com,
  27. Julien Mielcarek, « Alexandre Delpérier ne reviendra pas sur Europe 1 », sur Ozap.com, .
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  62. a b c et d Kévin Boucher, « Audiences radio : France Inter reste leader devant RTL, nouveau plus bas historique pour Europe 1 », sur www.ozap.com, (consulté le 20 juillet 2019).
  63. « Arnaud Lagardère réaffirme sa foi dans le redressement d'Europe 1 », sur Stratégies, (consulté le 12 septembre 2019)
  64. Francois Quairel, « Europe 1 : les confidences d'Arnaud Lagardère », sur La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio (consulté le 12 septembre 2019)
  65. Ouest France avec AFP, « GPA. Marc-Olivier Fogiel y a eu recours et explique pourquoi dans un livre », sur Ouest-France.fr, (consulté le 10 octobre 2019)
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  69. Europe 1 épinglée par la Cnil pour un «fichage» d'auditeurs, lefigaro.fr, 25 février 2019
  70. Alexandre Berteau, Comment Europe 1 a fiché ses auditeurs jusqu’en 2016, lemonde.fr, 25 février 2019
  71. «Homo», «accent du Maghreb»... La Cnil épingle Europe 1 pour le fichage de ses auditeurs, 20minutes.fr, 25 février 2019
  72. François Quairel, « Auditeurs fichés chez Europe 1 : Laurent Guimier répond », sur lalettre.pro, .
  73. Frédéric Lemaire, « Que gagnent les journalistes ? Entre précarisation et salaires faramineux », sur Acrimed,
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  77. « Logothèque », sur radioscope.free.fr (consulté le 13 avril 2010).
  78. Thibault Leroi, « Europe 1 - La station retouche (légèrement) son logo », sur radioactu.com,
  79. Ce slogan est illustré dans le logo de la « pêche bleue » surmontée d'une feuille verte, souvent confondue avec une pomme. L'usage de ce « vocabulaire jeune » correspond à une stratégie marketing de renouvellement. Cf. Blanche-Noëlle Grunig, Les mots de la publicité : l'architecture du slogan, Presses du CNRS, , p. 214.
  80. https://www.lalettre.pro/Les-Voix-de-la-radio-au-Salon-de-la-Radio_a9642.html
  81. (fr) Élie Barnavi, Jean Frydman, tableaux d'une vie, (ISBN 978-202-090818-4)[précision nécessaire].
  82. https://www.liberation.fr/portrait/1996/10/28/jerome-bellay-createur-du-concept-france-info-et-lci-arrive-a-europe-1-avec-ses-hommes-et-ses-method_185645.
  83. « Denis Olivennes à la direction d'Europe 1 », sur LeMonde.fr, .
  84. « Licenciée d'Europe 1, Nathalie André obtient 226.000 euros aux Prud'hommes », sur www.lalettre.pro, (consulté le 3 octobre 2018).
  85. « Arnaud Lagardère prend la présidence d'Europe 1 », sur europe1.fr, (consulté le 20 avril 2017).
  86. http://m.leparisien.fr/people/europe-1-embauche-frederic-schlesinger-le-numero-2-de-radio-france-25-04-2017-6888750.php
  87. https://www.telerama.fr/radio/laurent-guimier-a-la-tete-deurope-1-cest-officiel,n5651710.php
  88. https://www.ozap.com/actu/europe-1-constance-benque-remplace-provisoirement-laurent-guimier-a-la-direction/578858
  89. François Quairel, « Pierre Dhostel sur son père Pierre Bellemare : "Europe 1, c'était sa maison" », sur lalettre.pro, .
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AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Article connexeModifier

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