Antiparlementarisme

Un insigne « je ne suis pas député » arboré par des sympathisants des ligues au lendemain du 6 février 1934[1].

L'antiparlementarisme désigne l'opposition ou l'hostilité envers le parlementarisme, qu'il s'incarne sous forme républicaine ou monarchique, critiquant le plus souvent le coût de fonctionnement du Parlement, la corruption des parlementaires, leur absentéisme et le vote godillot.

L'antiparlementarisme se retrouve dans de nombreux courants politiques. L'extrême droite est traditionnellement[2] antilibérale et antiparlementaire[3].

L'un des fondements du fascisme est ainsi le rejet du libéralisme, dont le parlementarisme[4].

En France, l'antiparlementarisme structurel (déniant le parlementarisme[5], tel le boulangisme ou le nationalisme intégral) de la Troisième République se distingue de l'antiparlementarisme politique de la Quatrième République qui critique les excès du parlementarisme (notamment de ses élites qui ont confisqué le pouvoir ou du gerrymandering) sans le refuser, tel le poujadisme[6].

BibliographieModifier

 
Le veau d'or, allégorie du scandale de Panama à la une du Petit Journal, .
  • Collectif, Siècles. Revue du Centre d'histoire « Espaces et cultures », n° 32, « L'antiparlementarisme entre continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles) », 2013, lire en ligne.
    • Julien Bouchet, « La République du conciliabule ou la souveraineté confisquée », Siècles. Revue du Centre d'histoire « Espaces et cultures », no 32 « L'antiparlementarisme entre continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles) »,‎ (lire en ligne).
    • Jean-Claude Caron, « L'antiparlementarisme, une culture politique partagée ? », Siècles. Revue du Centre d'histoire « Espaces et cultures », no 32 « L'antiparlementarisme entre continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles) »,‎ (lire en ligne).
    • Jean-Étienne Dubois, « De l'anticartellisme à l’antiparlementarisme dans la France des années vingt », Siècles. Revue du Centre d'histoire « Espaces et cultures », no 32 « L'antiparlementarisme entre continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles) »,‎ (lire en ligne).
    • Jean-François « Maxou » Heintzen, « « Regardez-les donc sauter, c’est nos députés ! » : L'antiparlementarisme en chansons, 1880-1934 », Siècles. Revue du Centre d'histoire « Espaces et cultures », no 32 « L'antiparlementarisme entre continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles) »,‎ (lire en ligne).
    • Édouard Lynch, « Mobilisations paysannes et antiparlementarisme dans la première moitié du XVe siècle », Siècles. Revue du Centre d'histoire « Espaces et cultures », no 32 « L'antiparlementarisme entre continuité et mutations (XVIIIe-XXIe siècles) »,‎ (lire en ligne).
  • Johann Chapoutot, « Les nazis et la République Allemande », Parlement[S], Revue D'histoire Politique, 1, p. 45.
  • Jean-Claude Caron, « Un mal français ? Quelques remarques sur la généalogie de l'antiparlementarisme », Parlement[S], Revue d'histoire politique, n° 3, 2013, 23.
  • Pierre Triomphe, « L'antiparlementarisme sous la Restauration », Parlement[S], Revue d'histoire politique, n° 3, p. 35.
  • Jean El Gammal, « L'antiparlementarisme et les événements de  : essai de mise en perspective », Parlement[S], Revue d'histoire politique, n° 3, 2013, 127.
  • David Bellamy, « Le gaullisme fut-il une critique du régime d'Assemblée ? », Parlement[S], Revue D'histoire Politique, n° 3, 2013, 113.
  • Jean Garrigues, « Le boulangisme est-il antiparlementaire ? », Parlement[S], Revue D'histoire Politique, n° 3, 2013, 49.
  • Carl Bouchard et Kevin Audet-Vallée, « « Faites un roi, sinon faites la guerre » : l’Action française durant la Grande Guerre (1914-1918) » (2012): 2012-09-24T19:02:38Z.
  • Jean Defrasne, L'antiparlementarisme en France, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » (no 2536), , 127 p. (ISBN 978-2-13-043188-6, notice BnF no FRBNF37662626).
  • Giulia Guazzaloca, Fine secolo : gli intellettuali italiani e inglesi e la crisi fra Otto e Novecento, n.p.: Il Mulino, 2004.
  • Armand Patrucco, "The critics of the Italian parliamentary system : 1860 - 1915." (1992): New York u.a. : Garland, 1992.
  • Benoît Jeanneau, « L'antiparlementarisme d’hier à aujourd’hui », Pouvoirs, Paris, Seuil, no 64 « Le Parlement »,‎ , p. 23-34 (ISSN 0152-0768, lire en ligne).
  • Jean-Yves Mollier, « Les racines de l'antiparlementarisme au début de la troisième République (1870-1900) », dans Michel Vovelle (dir.), Révolution et République : l'exception française, Paris, Kimé, , 699 p. (ISBN 2-908212-70-6), p. 546-557.

RéférencesModifier

  1. Histoire des droites en France, tome 2) : Cultures.
  2. Bavaj Riccardo Von Links Gegen Weimar : Linkes Antiparlamentarisches Denken In Der Weimarer Republik, Bonn: Dietz, 2005.
  3. Michel Winock, La Droite, hier et aujourd'hui, Perrin, 2012, p.238-239-240
  4. Raoul Girardet, « FASCISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 5 février 2013. URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/fascisme/
  5. La droite de droite et la France depuis 1793. La tentation du pire : toute une histoire. L'Humanité, 11 décembre, 2015.
  6. Jean Garrigues, Histoire du Parlement : De 1789 à nos jours, Armand Colin, , 520 p.

Voir aussiModifier