Alcatel

entreprise


Alcatel
logo de Alcatel
Logo de 1987 à 2006

Création 1898 (Création de la CGE)
Dates clés 1982 Nationalisation
1987 Privatisation
2006 Fusion avec Lucent
Disparition 2006 Fusion avec Lucent Technologies
Remplacé par Alcatel-LucentVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Siège social Drapeau de la France Paris
Direction Serge Tchuruk, dernier PDG de 1995 à 2006
Directeurs Serge TchurukVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Conglomérat (jusqu'en 1995) puis Équipements et ingénierie des télécommunications
Société mère Alcatel NV
Filiales Alcatel Submarine Networks

Alcatel-CIT, Alcatel-Optronics, Alcatel-Cables

Effectif 57 699 (en 2005)

Chiffre d'affaires en diminution 12,282 milliards d'euros (2006 avant fusion)

Société précédente Compagnie Générale d'Électricité (CGE)

Alcatel-Alsthom

Société suivante Alcatel-Lucent


Alcatel (acronyme d'Alsacienne de constructions atomiques, de télécommunications et d’électronique) était une entreprise française spécialisée dans le secteur des télécommunications. Elle fusionne avec Lucent Technologies au mois de décembre 2006 pour devenir « Alcatel-Lucent ». Alcatel-Lucent est rachetée par Nokia en 2015 et n'a plus d'existence propre en 2016.

Alcatel Logo.png

À l'origine une petite entreprise basée à Mulhouse et appartenant au groupe SACM qui concevait et fabriquait des équipements de télécommunications, elle fut absorbée en 1968 par la Compagnie industrielle des télécommunications (CIT), appartenant à la Compagnie générale d'électricité (CGE) ; création de CIT-Alcatel.

Entre 1968 et 1998, aucune entreprise ne portait le nom unique Alcatel, qui était alors associé à CIT. En 1998, pour des raisons d'image, la CGE prend le nom Alcatel (après Alcatel-Alsthom en 1991). CIT-Alcatel devient Alcatel-CIT.

Alcatel-CIT était un des leaders mondiaux dans la fourniture de commutateurs téléphoniques numériques (série E10), des câbles de transmission sous-marins, de l'infrastructure mobile (GSM, GPRS, UMTS), des applications de réseaux intelligents, des applications de Centre d'Appel, des applications vidéo (fixe et mobile) ainsi que des satellites et des charges embarquées. C'était aussi le leader mondial des marchés des réseaux optiques[1], des équipements d'accès DSL et des routeurs ATM et IP.

Alcatel fournissait aussi des services à tous ses clients depuis la conception de réseaux jusqu’à l'exploitation de ceux-ci en passant par la fabrication des équipements, le déploiement, l'intégration et l'installation.

En 2005, Alcatel était présent dans plus de 130 pays, avec un chiffre d'affaires de 13,1 milliards d'euros.

En 2020, la marque Alcatel, appartenant désormais à Nokia Networks France[2], subsiste encore à travers quatre entités :


HistoireModifier

 
Schéma des acquisitions et fusions liées à l'histoire d'Alcatel

Alcatel et CGE, deux entreprises différentesModifier

Le , la Compagnie générale d'électricité (CGE)[3],[4] est créée par Pierre Azaria et Paul Bizet avec Charles Herbault comme président. Pierre Azaria est alors administrateur délégué et Paul Bizet devient directeur général. L'ambition est de concurrencer des sociétés telles que AEG, Siemens ou General Electric.

En 1913, la Compagnie générale d'entreprises électriques (CGEE) est créée en tant que filiale de la CGE. En 1914, un nouveau siège social de la CGE est inauguré, au 54 rue La Boétie, Paris.

En 1925, la CGE absorbe la Compagnie générale des câbles de Lyon (la marque Les Câbles de Lyon étant préservée).

En 1930, la CGE prend le contrôle de la Société des accumulateurs fixes et de traction (Saft) [5].

En 1946, la Compagnie industrielle des téléphones (CIT) est créée[6].

En 1959, le centre de recherche de Marcoussis commence ses activités[5].

En 1965, CGE acquiert la Téléphonie industrielle et commerciale (Télic)[5].

En 1966, les accords CGE-Hispano-Alsacienne sont signés. En 1968, la CGE prend le contrôle d'Alcatel[5].

Alcatel, filiale de la CGEModifier

En 1969, la CGE devient l'actionnaire majoritaire d'Alsthom, entreprise fabricant des locomotives et des moteurs créée en 1928 par le rapprochement de la Société alsacienne de constructions mécaniques et de la Compagnie Française Thomson-Houston.

En 1970, Ambroise Roux devient président de la CGE. Après 1982, il restera président d'honneur de la CGE jusqu’à son décès, en 1999. L'année de sa nomination, en 1970, la CIT et Alcatel fusionnent, et le premier autocommutateur temporel est mis en service à Lannion (Côtes-d'Armor), le PLATON[7]. Il sera suivi en 1972 des commutateurs numériques.

En 1971, la CGE prend le contrôle de la Société générale d'entreprises (Génie civil, Bâtiment, Travaux industriels, Service électrique), aujourd'hui Vinci. La CGEE est renommée CGEE-Alsthom.

En 1972, Le train à grande vitesse TGV 001 (Alsthom), sorti en 1972, atteint 318 km/h

En 1974, la CGE créée deux filiales, Electrobail, spécialisée dans les opérations de crédit-bail, et la SLET, Société de location d'équipements téléphoniques privés[8].

En 1976, Alsthom absorbe les Chantiers de l'Atlantique, qui devient Alsthom-Atlantique. Alsthom-Atlantique étant contrôlé en totalité par la CGE. La Générale de services téléphoniques (GST) est créée, à la suite de la prise de contrôle de trois sociétés d'installation téléphonique[8]. C'est aussi l'époque du début des surfacturations aux PTT puis à France Télécom.

En 1978, sa filiale GST fait des acquisitions[8].

En 1979, la société « la téléphonie industrielle et commerciale » est créée, elle est chargée de commercialiser les produits de Telic et de CIT Alcatel[8].

En 1979, CGE prend une participation de 34 % au capital de Locatel, qui fournit au groupe CGE un réseau de 1 000 points de vente[8].

En 1981, le TGV bat le record du monde de vitesse sur rail avec 380 km/h (rame no 16). En 1990, la rame no 325 portera ce record à 515 km/h.

En 1982, CGE est nationalisée ; Ambroise Roux démissionne. Jean-Pierre Brunet devient président de la CGE. CGE prend le contrôle de la Sesa (SSII). Alcatel compte alors 210 000 salariés.

En 1983, les activités de télécommunications publiques et de communication d'entreprise de Thomson-CSF sont regroupées au sein d'une société de portefeuille Thomson Télécommunications.

En 1983, dans le cadre des accords CGE-Thomson, les sociétés Thomson Jeumont Câbles et Kabeltel sont acquises par les Câbles de Lyon.

En 1983, La Transac est cédée à Bull, alors que ses effectifs dépassent 1 100 personnes[9].

En 1984, Georges Pébereau devient président de la CGE[10].

En 1985, Alsthom-Atlantique prend la dénomination Alsthom.

En 1985, CIT-Alcatel et Thomson Télécommunications fusionnent ; la nouvelle société est dans un premier temps appelée Alcatel-Thomson puis prend le nom d'Alcatel (25 milliards de francs de chiffre d'affaires et environ 45 000 salariés) sous la houlette de la compagnie générale d'électricité (CGE)[11].

CGE annonce en 1985 4 500 suppressions d'emplois, dont des licenciements "secs", ce qui est inédit pour un groupe nationalisé placé sur un secteur d'"avenir ".

En 1986, Pierre Suard accède à la présidence du groupe. CGE entre à hauteur de 40 % dans le capital de Framatome. Les Câbles de Lyon deviennent une filiale d'Alcatel.

En 1987, la CGE est privatisée. La Générale Occidentale de Jimmy Goldsmith est acquise[12], détenant notamment L'Express. Alsthom participe à l'équipement du réseau TGV Atlantique et prend la tête du consortium d'entreprises françaises, belges et anglaises chargées du réseau nord du TGV. La SSII Sesa est vendue au groupe Cap Gemini Sogeti

En 1988, Alcatel NV, une société de droit néerlandais, est créée [13] à la suite de l'accord conclu avec ITT Corporation qui cède ses activités télécommunications à la CGE (filiale allemande ː SEL (Standard Elektrik Lorenz), filiale belge ː Bell, filiale espagnole ː Sesa). La société choisit l'anglais comme langue de travail internationale. Alcatel NV est numéro 2 mondial des équipementiers Telecom[5]. En 1989, Alsthom fusionne avec la branche GEC Power Systems du groupe britannique General Electric Company, la nouvelle entité, GEC Alsthom, est une coentreprise franco-britannique, filiale commune de GEC et de la CGE. CGEE-Alsthom prend le nom de Cegelec.

En 1990, un accord entre CGE et Fiat Group est signé, Alcatel prend le contrôle de Telettra, filiale de Fiat, spécialisée dans les systèmes de transmission, et Fiat devient majoritaire dans la CEAC (Compagnie Européenne d'Accumulateurs). Les Câbles de Lyon acquièrent les Câbleries de Dour (Belgique) et des activités câbles d'Ericsson aux États-Unis. Un accord sur la composition du capital de Framatome est signé, la CGE en détenant 44,12 %.

La CGE devient Alcatel-Alsthom puis AlcatelModifier

En 1991, la Compagnie générale d'électricité prend la dénomination Alcatel Alsthom [14] Alcatel Alsthom achète la division systèmes de transmission du groupe américain Rockwell Technologies. Câbles de Lyon devient Alcatel Cable et rachète AEG Kabel.

En 1993, Alcatel-Alsthom acquiert STC Submarine Systems, une division de Northern Telecom Europe (qui deviendra Nortel). Le milieu des années 1990 est marqué par l'Affaire des surfacturations à France Télécom qui coûte son poste au PDG Pierre Suard.

En 1995, Serge Tchuruk devient Président-directeur général d'Alcatel Alsthom. Il entreprend de réorganiser la société pour la recentrer sur les télécommunications.

En 1995, un cycle d'investissements massifs dans les réseaux d'opérateurs commence, ce qui fait le bonheur des équipementiers (Bulle Internet 1995-2000).

La croissance rapide de l’Internet fait qu'une part non négligeable des achats des opérateurs se font dans l'optique et l'IP, les grandes multinationales des télécoms se livrent une guerre sans merci à coups de milliards de dollars pour prendre le contrôle de jeunes sociétés ayant les savoir-faire technologiques requis. Elles achètent souvent trop cher et, parfois, sans réelle stratégie, simplement pour imiter les concurrents. Le prix des acquisitions flambe.

En 1995, Alcatel Alsthom vend l'Express à la Compagnie européenne de publications.

En 1998, Alcatel Alsthom décide avec GEC de vendre en bourse la majorité (52 %) du capital de GEC Alsthom, chacun en conservant 24 %. Celle-ci, ainsi indépendante, décide de prendre le nom d'Alstom, sans h.

Alcatel Alsthom, quant à elle, se renomme Alcatel. Elle ne compte plus alors que 75 000 salariés.

La filiale d'électricité Cegelec est revendue à Alstom[15].

Alcatel acquiert la société DSC pour 26 milliards de francs[16], fortement implantée auprès des opérateurs américains.

En 1998, Alcatel acquiert les sociétés américaines Packet Engines pour 315 millions de dollars [17], Xylan pour 2 milliards de dollars.

En 1999, Alcatel acquiert Assured Access pour 350 millions de dollars et Internet Devices, spécialisées dans les réseaux et solutions pour l'Internet[18].

Alcatel porte sa participation dans Thomson CSF à 25,3 % et réduit sa participation dans Framatome à 8,6 %.

En 2000, Alcatel acquiert la société canadienne Newbridge, un des derniers grands indépendants du secteur, leader mondial des réseaux en technologie ATM pour 7 milliards de dollars[19].

En 2000, avec une part de marché de 56 %, Alcatel est le numéro un mondial dans la technologie d'accès réseau large bande ADSL, permettant la navigation internet à partir de la ligne téléphonique des abonnés des opérateurs historiques en premier lieu. Alcatel a investi, au cours des deux dernières années, 16 milliards de dollars en Amérique du Nord (y compris l'acquisition de Newbridge)[20].

Il vend l'activité modem DSL grand public à Thomson Multimedia.

Il acquiert la société américaine Genesyslab, leader mondial des centres de contact, et la société canadienne Innovative Fibers, leader mondial des filtres optiques en DWDM.

En 2000, la bulle Internet éclate, les équipementiers telecom sont surendettés par rapport à la capitalisation boursière en forte baisse sur les années 2000-2002. Dans le même temps, les chiffres d'affaires des équipementiers plongent, celui d'Acatel de plus de 40 %. Comme les autres équipementiers, Alcatel est fragilisé, par la politique de crédit fournisseur aux opérateurs bousculés par la crise (2,5 milliards de dollars de risque). L'engagement peut être encore plus important par exemple pour 360networks, Alcatel est à la fois le fournisseur et l’actionnaire à hauteur de 700 millions de dollars. 360networks fait faillite en juillet 2001[21].

À la suite de l'éclatement de la bulle Internet Alcatel est contrainte de passer des provisions et des dépréciations d'actifs de plus de 3 milliards d'euros (19,68 milliards de francs) en 2001 (stock et composants accumulés, dépréciation de la valeur de la participation dans l'opérateur canadien 360networks, survaleur des acquisitions de Xylan et de Packet Engines).

En 2001 Alcatel introduit en Bourse sa filiale câbles de cuivre et composants qui deviendra Nexans, tout en conservant dans son giron l'activité « câbles de télécommunications sous-marins » [22]. Alcatel conserve 20 % du capital.

En 2001, Alcatel cède de sa participation de 24 % dans Alstom. Le groupe acquiert 48,83 % d'Alcatel Space détenus par Thales portant ainsi la participation d'Alcatel à 100 %. Sa participation dans Thales est réduite à 20 %, via une cession de 4,2 % de sa participation dans Thales. Alcatel cède sa participation de 2,2 % dans Areva (ex Framatome).

En 2002, Alcatel finalise l'acquisition d'Astral Point Communications, société américaine spécialisée dans les systèmes métropolitains optiques SONET de prochaine génération. Il cède ses activités microélectroniques à STMicroelectronics. Il sort du capital de Thomson (ex TMM). À la suite de la stratégie « fabless » du Président en pleine bulle Internet, l'usine de Brest est vendue à Jabil Circuits après un audit économique et social mené par Cluny Finance (« due diligences »). Alcatel prend le contrôle de 50 % d'Alcatel Shanghai Bell, finalise l'acquisition de Telera, cède 10,3 millions de titres Thales, ramenant ainsi la participation d'Alcatel de 15,83 % à 9,7 %, et cède de 1,5 million de titres Nexans, ramenant la participation d'Alcatel de 20 % à 15 %.

À la bourse de Paris, le CAC 40 perd 60 %, entre son pic du 4 septembre 2000 et le 1er octobre 2002. Il cède 18 % sur le seul mois de juillet. Les trois sociétés les plus touchées sont les trois plus endettées:France Télécom, Vivendi et Alcatel perdent chacune plus de 90 % en 2002.

En 2003, Alcatel, vend 50 % de sa participation dans Atlinks, un fabricant de téléphones résidentiels, à Thomson. Alcatel acquiert iMagicTV, fournisseur canadien d'applications et de services qui permettent au fournisseur de service de créer, de distribuer et de gérer la télévision numérique et les services média sur les réseaux haut débit. Il acquiert également TiMetra société privée basée dans la Silicon Valley, qui produit des routeurs. Il vend sa division Composants Optiques à Avanex, la division Saft Batteries à Doughty Hanson. Alcatel et Draka créent le leader mondial du câble optique.

En 2004, Alcatel vend SAFT, une division du groupe spécialisée dans les batteries à Doughty Hanson. Alcatel et TCL Communication Technology Holdings Limited forment une coentreprise de téléphonie mobile. Cette nouvelle société est détenue à 55 % par TCL et 45 % par Alcatel. Alcatel et Draka ont combiné leur activité de fibres optiques et de câbles de communications. Draka détient 50,1 % et Alcatel 49,9 % de cette nouvelle société, Draka Comteq B.V. Alcatel a acquis la société américaine eDial, un leader dans la fourniture de services de conférence et de collaboration pour les sociétés et les compagnies de téléphonie. Alcatel a vendu 7,1 millions d'actions d'Avanex, ramenant sa participation sous 20 %. Alcatel a finalisé l'acquisition de la société américaine Spatial Communications (connu sous le nom de Spatial Wireless), un leader dans la fourniture des logiciels et des solutions de switchs mobiles multi-standard. En novembre, Alcatel rachète la société française Right Vision basée à Sophia Antipolis, leader dans le domaine des Internet Appliances. Le but de cette acquisition est la fourniture de solutions de convergence voix/données.

En 2005, les entreprises chargées du déploiement du système de localisation par satellite Galileo sont désignées le  : Alcatel, EADS, Finmeccanica et Thales. Alcatel et Finmeccanica créent le leader européen des satellites, et le 3e groupe mondial : Alcatel Alenia Space.

Le désengagement total d'Alcatel du capital de Nexans est effectif en 2005.

Le bilan du recentrage du groupe, durant la décennie 1995-2005, vers les télécommunications, est défavorable sur les plans industriels, valeurs, sociaux [23]

En , Alcatel et l'Américain Lucent Technologies annoncent leur fusion, donnant naissance à un des leaders mondiaux des infrastructures de télécommunications. Au même moment, Thales acquiert l’activité spatiale et satellites d’Alcatel, contre une montée d’Alcatel à 21,6 % dans son capital, Thales récupère la participation des 2/3 d’Alcatel dans Alcatel Alenia Space et celle du 1/3 d’Alcatel dans Telespazio. Les parts complémentaires restent détenues par Finmeccanica.

Le , l'achat de Lucent Technologies par Alcatel devient effectif[24], sous le nom Alcatel-Lucent. Patricia Russo devient directrice générale du groupe, Serge Tchuruk devient président du conseil d'administration - président non exécutif[25],[26].

Organisation et DirectionModifier

Avant sa fusion avec Lucent en 2006, Alcatel possédait plusieurs filiales : Alcatel-CIT, Alcatel-Optronics, Alcatel-Cables, etc.

Présidents-directeurs générauxModifier

Informations financièresModifier

Données financièresModifier

Données financières (en millions d'euros)
Années 2002 2003 2004 2005 2006
Fusion Lucent
Chiffre d'affaires 16 550 12 513 12 265 13 135 12 282
Résultat d'exploitation NC 332 978 1 189 (146)
Résultat net part du groupe (NC) (1944) 281 930 (61)
Capitaux propres 5 000 3 365 3 150 eNC 15 467
Dettes financières -350 NC -750 eNC (5048)
EBITDA 283 937 1421 1770 NC

Indices Développement durableModifier

Alcatel était coté dans quatre indices développement durable majeurs : Dow Jones Sustainability World (depuis septembre 2005), FTSE4Good (depuis 2002), ASPI Eurozone (depuis septembre 2005) et Ethibel (depuis janvier 2005). Le groupe a été évalué par ces indices en termes de gouvernance d'entreprise, de politique de ressources humaines, de responsabilité sociale dans la chaîne d'approvisionnement, de gestion de l'environnement, de réduction de la fracture numérique, de dialogue avec les parties prenantes et de citoyenneté d'entreprise. L'entrée dans ces indices est la reconnaissance de l'engagement de l'entreprise pour concilier développement économique et responsabilités sociales et environnementales et mettre en œuvre des plans d'action efficaces en accord avec les principes du Pacte Mondial des Nations unies.

Données boursièresModifier

  • Actions cotées à la bourse de Paris
  • Membre de l'indice CAC 40
  • Poids dans l'indice CAC 40
  • Code Valeur ISIN = FR0000130007 (Note : ce code est conservé par Alcatel-Lucent)
  • Valeur nominale = euro
Données boursières au 1er janvier
Années 2004 2005
Nombre d'actions cotées en millions 1 284,32 1 304,51
Capitalisation boursière en millions d'euros 13 380 14 898
Nombre de transactions quotidiennes (moyenne) 3 300 000 2 600 000

Alcatel disposait dans ses statuts d'un système de limitation des droits de vote. Selon celui-ci, « un actionnaire ne pourra exprimer en assemblée générale plus de 8 % des voix attachées aux actions présentes ou représentées lors du vote de toute résolution », voire 16 % s'il dispose de droits de vote doubles.

ActionnairesModifier

Actionnaires principaux

Notes et référencesModifier

  1. Alcatel conserve la tête du marché des réseaux optiques - Ariane Beky, Clubic, 12 septembre 2006.
  2. « INPI – Service de recherche marques », sur bases-marques.inpi.fr (consulté le 22 juin 2020)
  3. url=http://www.public-histoire.com/Livre-23 Alcatel Alsthom. Histoire de la Compagnie Générale d’Électricité Félix Torres, Jacques Marseille Larousse, 1992
  4. « Grandeur et décadence du capitalisme français : la Compagnie Générale d’Electricité », Raphael Favier
  5. a b c d et e « Un siècle de saga industrielle », , lesechos.fr
  6. (en) Anton A. Huurdeman, The Worldwide History of Telecommunications, John Wiley & Sons, (ISBN 9780471205050, lire en ligne)
  7. PLATON = Prototype lannionais d'autocommutateur temporel à organisation numérique.
  8. a b c d et e Jean Le Nay et Jocelyne Barreau, « Les restructurations des groupes français de l'électronique - 1974-1981 », Revue d'économie industrielle, 1982 [lire en ligne]
  9. André Michaud, « Contribution à l´histoire de la Société TRANSAC — 1970-1982 », Actes du Septième Colloque sur l'Histoire de l'Informatique et des Transmissions, p. 24 [lire en ligne] [PDF]
  10. « Georges Pébereau », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2018)
  11. Eric Le Boucher, « La CGE et Thomson accélèrent la fusion de leurs activités de télécommunications », Le Monde, (consulté le 30 septembre 2020)
  12. Jimmy Goldsmith vend la majorité de ses actions de la générale occidentale, incluant sa part dans le magazine L'Express, à la CGE - Journal de 20 h d'Antenne 2 du , Ina [vidéo]
  13. « La naissance d'Alcatel NV », sur pierre-suard.com
  14. « Vers Alcatel Alsthom », sur pierre-suard.com
  15. Alstom revient de loin, sur Le Figaro
  16. « Alcatel acquiert l'équipementier américain DSC pour 26 milliards de francs », Les Échos,‎
  17. « Alcatel : nouveau rachat aux États-Unis », Les Échos,‎ 1998-14-10
  18. « Le groupe Alcatel continue de pousser ses pions sur Internet », Les Échos,‎
  19. « Alcatel achète le canadien Newbridge pour 7 milliards de dollars », Les Échos,‎
  20. « alcatel accelere son développement sur le marche mondial telecoms », sur atelier.bnpparibas,
  21. Jamal Henni, « Une faillite au Canada touche Alcatel », Les Échos, (consulté le 29 juin 2020)
  22. « Nexans 112 ans d'histoire du cable », sur Lefigaro.fr,
  23. « Bilan-de-la-decennie », sur pierre-suard.com
  24. L'annonce du rachat de Lucent par Alcatel a été faite le , cinq ans après une première tentative avortée. La répartition actionnariale étant de 60 % pour Alcatel, et de 40 % pour Lucent.
  25. « Patricia Russo, so british à Alcatel », sur Libération.fr, (consulté le 4 décembre 2018)
  26. « Les parcours de Patricia Russo et de Serge Tchuruk », sur Challenges (consulté le 4 décembre 2018)


Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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