Olympique de Marseille

club de football français

L'Olympique de Marseille (OM) est un club de football français fondé en 1899 à Marseille par René Dufaure de Montmirail.

Olympique de Marseille
Logo du Olympique de Marseille
Généralités
Nom complet Olympique de Marseille
Surnoms Les Olympiens
Les Phocéens[1]
Les Minots[2]
Noms précédents Olympique Étoile Bleue (1904-1905)[3]
Fondation 31 août 1899
Statut professionnel Depuis 1932
Couleurs Bleu et blanc
Stade Orange Vélodrome
(67 394 places)
Siège Centre d'entraînement
Robert Louis-Dreyfus

33 Traverse de la Martine
13012 Marseille
Championnat actuel Ligue 1
Propriétaire Frank McCourt
Président Pablo Longoria
Entraîneur Jorge Sampaoli
Joueur le plus capé Steve Mandanda (613)
Meilleur buteur Gunnar Andersson (194)
Site web om.fr
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (9)
Coupe de France (10)
Trophée des champions (3)
Coupe de la Ligue (3)
International[Note 1] Ligue des champions (1)
Coupe Intertoto (1)

Maillots

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Domicile
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Extérieur
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Neutre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2021-2022 de l'Olympique de Marseille
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Dernière mise à jour : 26 août 2021.

Localisation de l'Orange Vélodrome et du Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus par rapport à la ville de Marseille.

Le club marseillais joue au stade de l'Huveaune de 1904 à 1937, date à laquelle est inauguré le stade Vélodrome. Auparavant, le club remporte sa première Coupe de France en 1924 et devient le tout premier club provincial à s'adjuger ce titre. L'OM est l'un des clubs qui a joué durant la saison inaugurale 1932-1933 et qui évolue encore en Ligue 1 aujourd'hui. Après un premier titre de champion de France en 1929, dans une compétition aujourd'hui disparue, le club phocéen remporte son premier championnat professionnel en 1937, avant de descendre pour la première fois en seconde division en 1959. Une série de montées et descentes s'effectue dans les années 1960 et la décennie suivante est marquée par le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du club en 1972. Après une période noire au début des années 1980 où l'OM est proche de la faillite, l'arrivée de Bernard Tapie introduit la période la plus faste du club, avec quatre titres de champion consécutifs, une Coupe de France et la Ligue des champions 1992-1993, première de l'histoire du football européen sous cette appellation, qui reste la première et la seule C1 remportée par un club français. L'affaire VA-OM et ses conséquences économiques plongent le club en deuxième division. À la suite de sa remontée en 1996, le club se confronte à nouveau à la justice avec l'affaire des comptes de l'OM et n'arrive plus à gagner de titre majeur, malgré notamment deux finales de Coupe UEFA (1999 et 2004). Cette période blanche prend fin avec le titre de champion de France en 2010 et trois victoires consécutives en Coupe de la Ligue en 2010, 2011 et 2012.

Le club est présidé par Pablo Longoria depuis le , l'actionnaire majoritaire étant l'Américain Frank McCourt. L'équipe première, entraînée par Jorge Sampaoli depuis le , évolue lors de la saison 2021-2022 en Ligue 1.

Histoire

Les débuts (1899-1914)

 
Fondateur de l'Olympique de Marseille, René Dufaure de Montmirail occupe la fonction de président du club de 1899 à 1902.

Le 26 mai 1899, la préfecture des Bouches du Rhône reconnait la création du cercle « Football Club », officialisant l'existence de l'équipe du Football Club de Marseille dont René Dufaure de Montmirail est le président depuis 1897. En septembre 1899, le Football Club fusionne avec la société sportive de l'Épée et en fin de cette même année, le bureau vote le changement du nom du Football Club en Olympique de Marseille, nom sous lequel le club est alors inscrit en décembre 1899 pour la future compétition de football association par le Comité Régional du littoral. Ce changement de nom sera ensuite approuvé en assemblée générale le 8 janvier 1900[4].

Premier match de l’histoire du club[5]

Match amical : OM – US Phocéenne (0-3)
Lieu : Marseille, Parc Borély
Date : 21 janvier 1900 à 15h

  • OM : Davant, Bensimon, Moriez, Louit, Vialla, Levy, Ventre, Durandy (cap.), Richaud
  • US Phocéenne : Diss, Bompard, Caillol, Laborde (cap.), Aimé, Gayraud, Gabriel, Mathieu, Dieu, Bourillon, Jullien

L’OM commence le match avec seulement huit joueurs sur le terrain.

Le terme « Olympique » a été choisi pour plusieurs raisons : à la fin du XIXe siècle, l'olympisme est sur le devant de la scène avec notamment les premiers jeux de l'ère moderne qui se déroulent à Athènes en 1896. En outre, le club comportait plusieurs sections sportives autres que le football (au sens de football association) comme le rugby, la boxe, le tennis ou encore l'escrime. Il fallait donc choisir un terme qui fasse référence à ces différentes disciplines sportives. Enfin, ce mot renvoie à l'Olympe et permet de faire un lien avec les racines grecques de la ville de Marseille[A 1], qui fêtait cette année-là le 25e centenaire de sa fondation par les Phocéens. L'équipe de rugby est la section phare des débuts du club, avec entre autres des joueurs comme Harry Baur, Camille Montade ou Fernand Bouisson. Reconnu par l'USFSA en 1894, le football, alors appelé « football association », est véritablement pratiqué à partir de 1902.

Le premier match de l'histoire de l'Olympique de Marseille est un match amical disputé au Parc Borély contre l'Union Sportive Phocéenne qui verra la défaite des Olympiens (3-0)[6]. Pour sa première participation à un championnat officiel, en l'occurrence le championnat du Littoral, l'OM termine en tête du classement devant respectivement l'US Phocéenne, le Sporting Club de Marseille et le Stade Marseillais[7].

 
Paul Le Cesne offre à l'OM deux terrains qui permettront de construire le stade de l'Huveaune et le complexe sportif Paul Le Cesne devenu OM Campus.

De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM devient rapidement le club phare de la ville avec le Stade helvétique de Marseille grâce à son organisation et son budget, reléguant le Sporting Club de Marseille ou l'Union Sportive Phocéenne au second plan. Il évolue alors au stade de l'Huveaune[C 1]. En 1903, l'OM, qui vient alors de remporter son quatrième championnat du Littoral consécutif (concernant les clubs de la ville de Marseille et sa banlieue), participe pour la première fois au Championnat de France de football USFSA[8], où il est éliminé dès le tour préliminaire sur tapis vert[9].

L'entité marseillaise prend brièvement le nom d'Olympique Étoile Bleue (OEB) durant la saison 1904-1905 du championnat du Littoral et de France USFSA à la suite de sa fusion avec le Stade Étoile Bleue, autre club marseillais, avant de redevenir l'Olympique de Marseille la saison suivante[3]. Le club n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 1904, 1907 et 1908[10], mais domine sans partage au niveau régional en décrochant six titres de champion du Littoral d'affilée, de 1903 à 1908. Le club rival du Stade helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France USFSA, devenant ainsi le premier club marseillais à devenir champion de France[11].

Lors de la saison 1907-1908, l'OM affronte lors d'un match amical le FC Barcelone qu'il écrase sur le score de 9 buts à 1[12]. Après la Grande Guerre, l'OM échoue en finale de la dernière édition du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1)[10]. L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance en championnat, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.

Premiers succès nationaux (1920-1930)

 
Arrivé à l'OM en 1923, l'international A français Jean Boyer est le premier transfert important de l'histoire du club.

C'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et engage une politique d'achat de vedettes[C 1], imitant dès lors la politique du grand rival sétois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924 Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire historique de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des deux buts français[A 2].

L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 1924, 1926 et 1927[OG 1], devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée, ainsi que le premier club à se faire remettre la Coupe par le Président de la République[C 2]. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est.

L'Olympique de Marseille poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France, qui était encore amateur à l'époque, en 1929 contre le Club français[B 1]. Afin de remplacer le prolifique attaquant Edouard Crut, Charles Elkabbach repère le jeune Joseph Alcazar qui évolue au Club Athlétic Liberté d'Oran à un poste défensif en 1927. C'est pourtant en tant qu'attaquant que Pepito, comme il fut surnommé, va littéralement porter l'OM de la fin des années 1920 jusqu'à son départ pour Lille en inscrivant 67 réalisations en 95 matchs professionnels de Division 1. Alcazar, qui est le premier joueur venu d'Afrique du Nord à porter le maillot de l'OM, devient également le premier joueur de l'OM à participer à une Coupe du monde avec l'équipe de France en 1934. Ses performances sur le terrain ainsi que ses traits de personnalités font d'Alcazar le premier véritable personnage dans l'histoire de l'OM[B 2].

L'OM adhère au groupement des clubs professionnels et intègre le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation avec la nomination d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier[13].

Second âge d'or et professionnalisme (1930-1940)

 
Le 9 mai 1926, les Marseillais remportent la deuxième Coupe de France dans l'histoire du club.

Ce championnat national est divisé en deux poules. Pour sa première saison en professionnel dans ce tout nouveau championnat, l'OM affronte dans son groupe des clubs comme le FC Sète, le Racing Club de France, Hyères, Mulhouse, l'Excelsior de Roubaix ou encore le SC Nîmes. À l'issue de cette première saison, les joueurs de l'Olympique de Marseille terminent second de leur poule[14] derrière le futur champion de France, l'Olympique lillois[A 3].

Les années 1930 vont représenter le second âge d'or de l'OM comme en témoignent les quatre finales disputées, le titre de champion en 1937 et les quatre fois où les Phocéens terminent deuxième du championnat. Le club phocéen recrute principalement des joueurs venant de trois zones géographiques distinctes : l'Europe de l'Est, l'Afrique du Nord et la Provence[B 2]. L'Europe de l'Est, dont les sélections de la Hongrie et de l'Autriche dominent le paysage footballistique mondial de l'époque, offre à l'OM de nombreux joueurs talentueux à l'image de l'ailier gauche József Eisenhoffer qui attirera derrière lui les attaquants hongrois Willy Kohut et Edmond Weiskopf ou encore l'entraîneur autrichien Vinzenz Dittrich.

 
Scène de la finale de Coupe de France en 1934 entre le FC Sète et l'OM.

Concernant la zone nord-africaine, Emmanuel Aznar, Mario Zatelli, Larbi Ben Barek ou encore Abdelkader Ben Bouali viennent garnir les rangs marseillais. L'OM s'est aussi appuyé sur des joueurs issus de la région comme Laurent Di Lorto, Max Conchy ou encore Georges Dard[B 2]. József Eisenhoffer arrive à l'OM en décembre 1932 en provenance de l'Hakoah Vienne après avoir été repéré durant un match amical disputé contre l'OM au stade de l'Huveaune le 30 octobre 1932. Eisie, comme il était surnommé, évolue ensuite sept saisons sous les couleurs de l'OM et demeure l'un des chefs d'orchestre du secteur offensif marseillais.

La saison suivante est la saison du doublé raté pour les Olympiens. Les joueurs du FC Sète battent les Marseillais en finale de la Coupe de France[OG 2]. L'OM, qui devait remporter au moins un match sur les trois qui lui restaient, perd ses trois derniers matchs en retard permettant le sacre des Sétois en tant que champion de France 1933-1934[OG 3].

L'Olympique de Marseille décroche finalement son premier championnat de France en 1937 grâce à un meilleur rapport entre buts marqués et encaissés par rapport au FC Sochaux (1,76 contre 1,33). Eisenhoffer offre par conséquent à l'OM son premier titre de champion en tant que club professionnel en 1937[B 2]. Le , l'Olympique de Marseille prend ses quartiers au stade Vélodrome, doté d'une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino Football Club (2-1)[A 4].

Entre-temps, l'OM confirme sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (il devient le club le plus titré de cette compétition avec le Red Star[OG 4]) et 1938[OG 5]. L'équipe, malgré le départ de son gardien Di Lorto est renforcée par l'arrivée du jeune attaquant français Mario Zatelli, du gardien de but brésilien Jaguaré Vasconcellos et de Larbi Ben Barek[15]. Les joueurs de l'Olympique de Marseille terminent deux fois consécutivement vice-champions de France de Division 1 en 1938 et en 1939.

L'OM durant les années 1940 (1940-1950)

 
Le 4 octobre 1942, Aznar inscrit un nonuplé lors de la victoire record de l'OM contre Avignon (20-2).

La France entre en guerre en septembre 1939. Les clubs professionnels du championnat de Division 1 voient leurs effectifs se vider de leur substance puisque les joueurs sont appelés au combat et rejoignent les rangs de l’armée française. La Fédération restructure le championnat et le découpe en trois zones. L’OM est alors intégré à la zone Sud-Est. Par ailleurs, le stade Vélodrome est réquisitionné par les forces armées allemandes et contraint l'OM à retourner jouer au stade de l'Huveaune[16].

 
Vainqueur de la Coupe de France en 1938, le Brésilien Vasconcellos est le seul gardien olympien à avoir marqué en championnat.

Dans un championnat où des équipes comme le RC Strasbourg et le FC Sochaux-Montbéliard sont absents par la force des choses, l’OM se livre à une rude bataille avec les joueurs de l’OGC Nice et de l’AS Cannes. Au terme de cette saison championnat de la zone Sud-Est 1939-1940, les Niçois remportent le titre devant les Marseillais et les Cannois. L'Olympique échoue en finale de la Coupe de France face au RC Paris (2-1)[OG 4]. Durant cette saison, il est à noter l'apparition pour un seul match d'Ahmed Ben Bella, futur président algérien[A 5].

En 1941, l'OM est sacré champion de France de la zone libre devant le Toulouse Football Club au moyen d'un meilleur goal-average. Néanmoins, ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'attaque olympienne se montre prolifique avec un total de 100 buts[14] sont inscrits en championnat, dont 20 au cours d'un unique match contre Avignon (20-2) durant lequel Emmanuel Aznar trouve l'ouverture à neuf reprises[A 6]. Dans le même temps, le club remporte sa sixième Coupe de France[OG 6] contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci par l'intermédiaire d'une nouvelle génération de footballeurs de valeur comme Roger Scotti ou encore Georges Dard.

La saison 1943-1944 voit l'apparition d'équipes fédérales mises en place par le régime de Vichy, qui remplacent les clubs dans le championnat de France ; plusieurs Olympiens évoluent alors dans l'Équipe fédérale Marseille-Provence. Ces équipes fédérales sont dissoutes à la Libération. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et perd en finale au stade de l'Huveaune face au FC Metz[17].

Après une neuvième puis une sixième place, l'OM redevient champion de France en 1948, onze ans après son dernier titre, après un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3)[18]. Les Phocéens prennent la troisième place l'année suivante[OG 7].

Avant 1949, le président Dancausse souhaite créer une deuxième équipe professionnelle à Marseille dans l'optique de faire jouer les nombreux réservistes de l’Olympique de Marseille. En effet, l’OM compte près d’une trentaine de joueurs dans ses rangs. C’est ainsi que le Groupe Sporting Club Marseillais voit le jour en 1949. Cette filiale de l’OM obtient le statut professionnel et est intégrée à la deuxième division dès la saison 1949-1950[19]. Cependant, après une première saison de Division 2 achevée à la onzième place, le GSCM est contraint d'abandonner le championnat au milieu de la saison 1950-1951 en raison de problèmes financiers. Le club est dissout en janvier 1951[20].

Difficultés et première descente en Division 2 (1950-1959)

Lors de la saison 1951-1952, l'OM échappe de peu à la relégation en deuxième division, notamment par le biais de son buteur suédois Gunnar Andersson et réussit à sauver sa place au plus haut niveau lors des barrages contre le Valenciennes FC[B 3]. En 1953, l'attaquant suédois Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 buts[B 4]. L'OM parvient en finale de deux compétitions : la Coupe de France en 1954, perdue contre l'OGC Nice et la Coupe Charles Drago en 1957, gagnée contre le Racing Club de Lens.

 
Gunnar Andersson est le meilleur buteur de l'histoire de l'Olympique de Marseille avec 194 buts.

Après un maintien obtenu à la dernière journée en 1958[21], l'OM descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Les Phocéens font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant à la dixième place[B 4].

À la suite d'une première tentative de remontée en 1961, les Marseillais réussissent finalement à accéder à la Division 1 en 1962 grâce à l'arrivée du technicien brésilien Otto Glória. Durant les quatre mois passés avec le club phocéen, il ne perd qu'un seul match grâce notamment au buteur Étienne Sansonetti auteur de 16 réalisations en 38 rencontres. La saison d'après, les nombreux changements sur le banc olympien ne permettent pas d'empêcher une nouvelle descente du club des Bouches-du-Rhône en Division 2 en 1963[14].

Malgré la relégation à l'échelon inférieur, l'OM fait ses premiers pas sur la scène européenne en Coupe des villes de foires. Les Olympiens connaissent néanmoins une élimination prématurée dès le premier tour en matchs aller-retour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise (1-0 ; 4-2)[B 5]. Pour la saison 1963-1964, les hommes de Jean Robin ratent de peu la remontée en Division 1 en terminant le championnat à la cinquième place malgré les 20 buts de son buteur Antoine Keller. La saison suivante voit l'OM flirter avec la zone de relégation en Division 3[B 4].

De nouveaux titres avec Leclerc (1965-1972)

 
Mario Zatelli évolue à l'OM dans les années 1930-1940 puis entraîne l'équipe marseillaise dans les années 1960-1970 avant de devenir directeur sportif du club en 1971.

Marcel Leclerc, chef d'entreprise à Marseille, décide de prendre la tête de l'Olympique de Marseille en 1965. Le club, qui végète en deuxième division, est en proie à des difficultés financières et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent en effet quatorzième du classement. Progressivement, l'ambition de Leclerc permet à l'OM de remonter en première division en 1966 puis de remporter sa septième Coupe de France en 1969[OG 8].

En 1969-1970, l’OM dirigé par Mario Zatelli termine vice-champion de France derrière les Stéphanois. Cette saison-là, les bonnes performances du club olympien sont liées à un secteur offensif très prolifique composé de l’attaquant camerounais Joseph Yegba Maya, de Charly Loubet, de Josip Skoblar ou encore du Suédois Roger Magnusson[22]. Au cours de cette saison, alors que l'OM doit jouer un match en retard durant la période de Noël, afin de montrer son désaccord concernant le choix de cette date, le président Leclerc décide d'envoyer l'équipe réserve affronter le Red Star. Évoluant en Division d'Honneur, les amateurs marseillais arrachent le match nul (2-2) sur la pelouse du Red Star avec deux buts d'Ange Di Caro[23]. Cependant, la Ligue annule ce résultat et fait rejouer le match en mars 1970. Les professionnels marseillais battent finalement les Audoniens (6-1)[24].

La saison suivante, après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, les joueurs de Lucien Leduc décrochent le titre de champion de France en 1971 grâce principalement à un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar et de Roger Magnusson[25]. Sur la scène européenne, les phocéens sont éliminés au premier tour de la Coupe UEFA par le Spartak Trnava.

 
L'ailier suédois Roger Magnusson remporte 4 titres avec l'OM entre 1969 et 1972.

En 1971-1972, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs champions[B 5]. De ce fait, les dirigeants marseillais frappent un grand coup sur le marché des transferts en recrutant le portier international français Georges Carnus et le défenseur central international français Bernard Bosquier en provenance du rival historique stéphanois. Cette saison-là, l'Olympique de Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé coupe-championnat en remportant la Coupe de France par une victoire 2-1 contre le SEC Bastia, dans ce qui constitua le premier match officiel dans le nouveau Parc des Princes, Didier Couécou étant donc le premier buteur officiel du nouveau stade. En Coupe d'Europe, l'Olympique de Marseille est éliminé au deuxième tour de la Coupe des clubs champions par l'Ajax Amsterdam. Au Vélodrome, les Néerlandais menés par Johan Cruyff et Johan Neeskens remportent la partie face aux hommes de Lucien Leduc (2-1). Au match retour, les Marseillais, qui comptaient dans leur rang Georges Carnus, Roger Magnusson ou encore Josip Skoblar, s'inclinent (4-1) avec un doublé de Johan Cruyff[OG 9].

Pour la saison 1972-1973, l'OM s'attache les services du goléador stéphanois Salif Keita et du défenseur international français Marius Trésor. Les phocéens finissent à la troisième place du classement de Division 1. Sur la scène européenne, après avoir battu à l'aller les Italiens de la Juventus Turin au stade Vélodrome (1-0), les Phocéens entraînés par le tacticien Kurt Linder perdent le match retour (3-0) et sont alors éliminés prématurément dès le premier tour de la Coupe des clubs champions[26]. Accusé de détournement de fonds, le président du club Marcel Leclerc est contraint de démissionner en 1972[B 6]. Il est condamné en 1976 pour le détournement, au préjudice de l'OM, de 3,3 millions de francs[27].

Des résultats en dents de scie (1972-1980)

 
Champion du monde en 1970 avec le Brésil, Paulo César s'engage avec l'Olympique de Marseille en juillet 1974. Il suggère au président Méric de recruter son compère Jairzinho.
 
Champion du monde en 1970 avec le Brésil, l'ailier brésilien Jairzinho rejoint l'OM en octobre 1974.

La saison 1973-1974 est difficile pour les Olympiens. Avec les départs de Magnusson et de Keita, le club se classe douzième du championnat. En Coupe UEFA, malgré la victoire des Marseillais au match aller (2-0), le club phocéen est éliminé par les Allemands du FC Cologne après une lourde défaite au match retour sur la pelouse de Cologne (6-0)[F 1]. La saison suivante est tout autre.

En mars 1974, Fernand Méric, un riche exploitant de complexes cinématographiques marseillais, arrive au chevet d'un club à la peine financièrement et sportivement. Grâce à son apport de liquidités, l'OM tape fort sur le marché des transferts pour la saison 1974-1975 et s'offre deux pointures internationales en attaque. La première est le champion du monde brésilien Paulo César[28] qui signe à l'OM pour 600 000 dollars[29]. Il devient à cette occasion le premier champion du monde à évoluer dans le championnat de France. Afin qu'il n'attrape pas le mal du pays, Méric décide de faire venir en octobre 1974 son compatriote auriverde, l'attaquant international brésilien Jairzinho, meilleur buteur à la Coupe du monde 1970 avec le Brésil, qui rallie la Canebière pour 1 250 000 francs. Le 13 mai 1975, lors du quart de finale retour de la Coupe de France contre le Paris Saint-Germain, Jairzinho est accusé d'avoir agressé un juge de touche. Il proclame son innocence mais est reconnu coupable et condamné à deux ans de suspension dont un avec sursis. Ce jugement signifie la fin de son passage à Marseille. Grâce à ses stars brésiliennes, le club des Bouches-du-Rhône finit vice-champion de France derrière l'AS Saint-Etienne.

Au cours de la saison 1975-1976, l'OM finit seulement neuvième du classement. La seule éclaircie de la saison est la neuvième coupe de France qui est remportée grâce notamment aux performances réalisées par l'attaquant international argentin Hector Yazalde[OG 10].

Les saisons d'après sont également difficiles pour l'OM qui se positionne à la douzième place du classement puis quatrième la saison qui suit. En 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM moribond qui termine à nouveau à la douzième place du classement à l'issue de la saison 1978-1979[30].

Une période compliquée (1980-1986)

 
L'OM descend en deuxième division au terme de la saison 1979-1980 malgré la présence de l'international français Marius Trésor dans ses rangs.

Le début des années 1980 est plus que compliqué pour les Phocéens qui se voient relégués en deuxième division à l'issue de la saison 1979-1980. L'OM reste englué dans la zone de relégation tout au long de la saison malgré la présence de joueurs tels que Marius Trésor ou Didier Six[B 4].

Le 7 avril 1981, le tribunal de commerce de Marseille annonce la liquidation judiciaire d'un Olympique de Marseille qui a accumulé près de 15 millions de francs de dettes au fil des dernières saisons. La grande majorité des joueurs professionnels du club quitte dès lors le club en cours de saison tout comme le staff technique en place avec Albert Batteux. Hamlet Setta est nommé président en avril 1981. Jean Sadoul décide de confier l'équipe première à Roland Gransart qui fait appel aux joueurs de la réserve qui évolue alors à l'échelon inférieur. Lauréat de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, l'équipe des « Minots » où figurent entre autres José Anigo, Éric Di Meco, Marcel De Falco ou encore Jean-Charles De Bono parvient à éviter la relégation du club en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, jouées sans être payé, battant même Montpellier[31]. Cette équipe permet même à l'entité marseillaise de finir sixième du championnat de Division 2A[OG 11],[32]. Le 1er juin 1981, Jean Carrieu devient président de l'Olympique de Marseille. Il obtient un concordat permettant au club de rembourser ses créances sur 20 ans[33].

La saison suivante, l'OM dirigé par Gransart termine à la troisième place d'un championnat où seuls les deux premiers peuvent monter. En 1982-1983, c'est le début de saison difficile des marseillais qui entraînera une quatrième position au classement final du championnat de Division 2[B 4]. À l'été 1983, le président Jean Carrieu rebâtit un effectif pour permettre au club de retrouver sa place dans l'élite au terme d'une saison prolifique en buts. En effet, le trio offensif marseillais est composé de l'ailier sénégalais Sarr Boubacar, de Marc Pascal et du Serbe Žarko Olarević qui inscrivent respectivement 25, 23 et 20 réalisations[34].

Pour son retour dans l'élite du football français, l'état-major olympien décide de garder une grande partie de l'effectif qui a permis la remontée. L'OM réalise une saison très moyenne en restant cantonné en deuxième partie de classement de Division 1 et se sauve in extremis d'une nouvelle descente en Division 2. La saison suivante est assez similaire et voit l'OM terminer seulement à la douzième place et s'incline en finale de la Coupe de France 1986 face aux Girondins de Bordeaux[OG 12].

L'OM au sommet avec Tapie (1986-1993)

 
Le défenseur brésilien Carlos Mozer vient renforcer l'arrière garde marseillaise en 1989.

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre, courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe[35]. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club. Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe et d'entraîneur. Au fil des saisons, le onze marseillais va être modifié et amélioré de façon à être plus compétitif pour atteindre l'objectif fixé par Tapie de gagner la Ligue des champions. À son arrivée, il engage le défenseur allemand Karl-Heinz Förster, Alain Giresse ainsi que Jean-Pierre Papin. En 1986, Michel Hidalgo quitte son poste à la DTN pour devenir le directeur sportif de l'OM[36]. La première saison de l'ère Tapie se conclut à une deuxième place au classement du championnat.

Lors de la saison 1987-1988, l'OM dirigé par Gérard Banide, soucieux d'aider Jean-Pierre Papin à la pointe de l'attaque, s'attache les services de l'ailier ghanéen Abedi Pelé et du buteur allemand Klaus Allofs[A 7]. Malgré ces arrivées, les Olympiens terminent sixièmes du championnat de Division 1. Sur la scène européenne, le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 mais s'incline face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp[B 5]. Bernard Tapie décide alors d'introniser Gérard Gili sur le banc marseillais.

En 1988-1989, le club marseillais enrôle l'international français Gaëtan Huard, le milieu de terrain Franck Sauzée ainsi que les attaquants Éric Cantona et Philippe Vercruysse. L'OM finit champion de France et remporte la Coupe de France en battant l'AS Monaco (4-3)[B 4].

En 1989-1990, Michel Hidalgo fait notamment venir l'international brésilien Carlos Mozer et l'ailier international uruguayen Enzo Francescoli[37]. L'arrivée de Chris Waddle est l'œuvre de Tapie lui-même qui est tombé sous le charme de l'ailier anglais de Tottenham alors qu'il supervise Paul Walsh[38]. Les hommes de Gérard Gili survolent le championnat et décrochent un nouveau titre de champion de Division 1. Sur la scène européenne, l'OM atteint les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne[B 5]. Les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale (2-1) mais le Benfica remporte le match retour (1-0) sur un but de la main de Vata[F 1].

 
Basile Boli inscrit le but de la victoire en finale de la Ligue des champions contre le Milan AC en 1993.

À l'orée de la saison 1990-1991, l'Olympique de Marseille enregistre principalement les renforts du portier Pascal Olmeta dans les buts marseillais, du défenseur central Basile Boli et du milieu international yougoslave Dragan Stojković[39]. Dans un premier temps, Tapie nomme le néo-champion du monde allemand Franz Beckenbauer au poste de directeur technique. Devant l'influence grandissante de Beckenbauer, Gérard Gili décide de quitter son poste d'entraîneur. Il est alors remplacé en septembre 1990 par celui qui est surnommé « Der Kaiser »[40]. À la suite de résultats décevants, ce dernier est à son tour remplacé dès janvier 1991 par le technicien belge Raymond Goethals. Beckenbauer conserve néanmoins son poste de directeur technique. Ces nombreux changements n'affectent pas les résultats de l'équipe qui obtient un nouveau titre de champion de France de Division 1. Au niveau européen, le club marseillais échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade de Sinisa Mihajlovic aux tirs au but (5-3)[B 7]. Lassé par l'interventionnisme de Tapie et les piètres conditions d'entraînement de l'époque, Beckenbauer quitte définitivement le club quelques jours après la finale perdue à Bari[40].

La saison 1991-1992 se caractérise par la catastrophe de Furiani du qui se produit à quelques minutes du coup d'envoi de la demi-finale de Coupe de France face au Sporting Club de Bastia. Ce drame est responsable de la mort de 18 personnes et blesse 2 357 spectateurs présents au stade Armand-Cesari[41]. Une nouvelle fois champion de Division 1, l'OM est éliminé prématurément au deuxième tour de la Ligue des champions par les Tchèques du Sparta Prague (3-2 ; 1-2)[B 5].

Le mercato d'été 1992 se signale par les départs de Papin, Mozer et Waddle. Le club marseillais fait notamment signer Desailly ainsi que les attaquants Bokšić et Völler. Choix qui se révèleront payants puisque l'OM terminera à la première place du championnat. Le 26 mai 1993, à Munich, l'OM bat en finale de la Ligue des champions le Milan AC de Fabio Capello (1-0) avec un but de la tête de Basile Boli[OG 13]. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe[F 2], qui fait naître un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers »[42].

Compositions des équipes lors de la finale de la Ligue des champions perdue par l'OM face à l'Étoile rouge de Belgrade (0-0 puis 5 t.a.b à 3) en 1991.
Compositions des équipes lors de la finale de la Ligue des champions remportée par l'OM face au Milan AC (1-0) le 26 mai 1993.

Affaire VA-OM et conséquences (1993-1995)

 
Champion d'Europe en 1993, Fabien Barthez reste pourtant à l'OM en 1994-1995 alors que le club est rétrogradé en deuxième division.

Le , le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann, Jorge Burruchaga et Christophe Robert pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des champions face au Milan AC[B 8], qui se joue quatre jours plus tard.

À la suite de cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM[OG 6]. De plus, l’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire au club marseillais le droit de jouer la Coupe intercontinentale contre São Paulo FC[B 8]. Cette privation de compétitions internationales entraîne un manque à gagner de près de 120 millions de francs dans le budget de l’OM avec des dettes estimées à 407,5 millions de francs[43]. En novembre 1993, Bernard Tapie décide de se séparer de plusieurs joueurs tels qu’Alen Bokšić et Marcel Desailly de manière à combler une partie du manque à gagner lié à l'exclusion de la Ligue des champions. L'OM finit néanmoins deuxième du championnat lors de la saison 1993-1994 derrière le Paris Saint-Germain. Le , à la suite de l’affaire VA-OM, le conseil fédéral de la Ligue de football décide de rétrograder le club en deuxième division mais laisse la possibilité à l’OM de disputer la Coupe UEFA 1994-1995.

Pour la saison 1994-1995 en Division 2, l'Olympique de Marseille se voit interdit de recruter des joueurs sous contrat. Tapie fait venir gratuitement l'attaquant irlandais Tony Cascarino ainsi que d'anciens marseillais tels que Marcel Dib, Bruno Germain ou encore Jean-Marc Ferreri[44]. Avec la rétrogradation en deuxième division, l'OM voit ses recettes baisser drastiquement. Le club marseillais est donc contraint de se séparer de ses cadres à l'image de Didier Deschamps qui signe à la Juventus, d'Alain Boghossian qui va à Naples ou encore de Sonny Anderson qui rejoint Monaco. À la mi-saison, Marc Bourrier est limogé de ses fonctions après des résultats jugés décevants et une défaite face à Niort. C'est Gérard Gili qui le remplace en décembre 1994 accompagné de son préparateur physique, Jean-Louis Gasset. Toutefois, le club, en proie à des difficultés financières, n'est pas en mesure de leur proposer un contrat. Gili quitte alors le club quinze jours seulement après son arrivée[45]. C'est finalement Henri Stambouli et Luka Peruzović qui récupèrent le banc marseillais. Tapie quitte la présidence du club olympien le 11 décembre 1994 mais reste impliqué dans le club. Il est remplacé par Pierre Cangioni[A 8]. Sur la scène européenne, les Olympiens sont éliminés au deuxième tour de la Coupe UEFA face aux Suisses du FC Sion[B 7].

 
En deux saisons à l'OM rétrogradé en D2, l'Irlandais Tony Cascarino fait trembler les filets à 70 reprises toutes compétitions confondues.

En avril 1995, la société anonyme à objet sportif (SAOS) Olympique de Marseille dépose le bilan à cause d'une situation financière catastrophique avec un endettement de près de 300 millions de francs creusé au fil des « années Tapie ». Dans l’attente de trouver un repreneur, la ville de Marseille, avec à sa tête Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier, gère durant un an le club à travers une société d'économie mixte sportive locale (SEMSL) constituée par le maire sortant Robert Vigouroux au lendemain du dépôt de bilan. Le club est cédé à la nouvelle SEM sur ordre du tribunal de commerce de Marseille moyennant 1 million de francs. Cette nouvelle entité juridique est alors détenue à 50% par les collectivités locales (ville de Marseille, Conseil général des Bouches-du-Rhône, Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur), à 49% par des partenaires privés (dont Alcom, RMC, Orangina, Axa) et à 1% par l'association OM[46] qui possède la licence d'affiliation à la Fédération Française de Football[47]. Jean-Michel Roussier est nommé directeur général du club par Vigouroux[48].

Sur le terrain, les Phocéens deviennent champion de Division 2 pour la saison 1994-1995 mais n’accèdent pas à la Division 1. En effet, un article du règlement de la LNF (l’ancêtre de la LFP) stipule que tout club faisant l’objet d’une procédure de redressement judiciaire est rétrogradé au niveau inférieur. Si le club n’avait pas terminé sur le podium, il aurait donc dû être rétrogradé en National 1 même si Noël Le Graët n’avait pas envisagé cette option[49]. Après le refus d'accession à la D1 de la DNCG dirigée par André Soulier, adversaire politique de Tapie, ce dernier déclare : « Tant que je resterai président de l’OM, toutes les décisions relatives au club seront défavorables. Je dois donc partir[50]. »

Pour la saison 1995-1996, cet OM mi-privé mi-public dispose d'un budget de l'ordre de 75 millions de francs pour ce nouvel exercice en deuxième division[51]. Lors du mercato d'été, Jérôme Alonzo succède à Barthez parti à Monaco tandis que Christophe Galtier et Manuel Amoros font leur retour au club[52]. Après un début de saison compliqué qui voit le départ d'Henri Stambouli au profit du retour de Gérard Gili, le club marseillais réussit à terminer à la deuxième place du classement grâce en particulier au buteur irlandais Tony Cascarino, qui devient le buteur de l'équipe lors de ces deux années en Division 2 avec un total de 61 réalisations inscrites. L’Olympique de Marseille effectue ainsi son retour en première division[B 4]. En Coupe de France, l'OM de Gérard Gili s'incline en demi-finale face à l'AJ Auxerre (1-1 ; 1 t.a.b à 3) après avoir notamment éliminé les amateurs marseillais de l'US Marseille Endoume Catalans, entraînés par José Anigo et pensionnaires de National 3, en 32e de finale[53].

Podiums et finales avec Robert Louis-Dreyfus (1999-2009)

 
Le champion du monde 1998 Robert Pirès rejoint les rangs de l'Olympique de Marseille en 1998.

En 1996, Gaudin et Muselier auditionnent plusieurs candidats à la reprise de l'OM comme IMG, Tati et l'homme d'affaires franco-suisse Robert Louis-Dreyfus dit « RLD »[48]. C'est finalement RLD qui est choisi pour devenir le nouvel actionnaire principal de l'Olympique de Marseille. Le , ce dernier acquiert le club marseillais pour un montant de 20 millions de francs et en devient le président[54]. La SEM laisse place à une nouvelle société anonyme à objet sportif (SAOS). Robert Louis-Dreyfus, également président d'Adidas, veut contrer les prétentions de Nike dans ce sport « pour conserver le leadership, en gardant au moins un club mythique dans chaque pays »[55]. Rolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Ce recrutement permet au club de retrouver la Coupe UEFA avec l'obtention de la quatrième place en championnat[56].

 
Pour son retour à Marseille comme entraîneur, Rolland Courbis permet à l'OM d'atteindre la finale de la Coupe UEFA et de terminer vice-champion de France lors de la saison 1998-1999.

En 1998-1999, l'Olympique de Marseille fête son centenaire et investit sur de nombreux joueurs de talents comme Robert Pirès, Peter Luccin ou encore Florian Maurice. Avec cette équipe, l'OM termine à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre le Bordeaux d'Élie Baup et atteint la finale de la Coupe UEFA qu'il perd contre le Parme AC de Lilian Thuram (3-0)[OG 14]. En championnat, les hommes de Courbis réalisent l'exploit de battre Montpellier HSC (5-4) au stade Vélodrome après avoir été menés (4-0) à la mi-temps par les Héraultais[57].

Au mercato d'été 1999, sur le front des arrivées, l’OM de Courbis recrute Franck Dumas, Eduardo Berizzo, Jérôme Leroy, Stéphane Dalmat ou encore Ibrahima Bakayoko. Dans le sens des départs, Laurent Blanc rejoint l’Inter Milan tandis que Titi Camara est vendu à Liverpool FC[58]. En Ligue des champions, l'Olympique de Marseille se défait du champion d'Europe en titre, Manchester United, grâce à un but de William Gallas au stade Vélodrome (1-0)[59]. Néanmoins, les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules en terminant dernier d'un groupe dominé par les Italiens de la Lazio Rome, les Anglais de Chelsea FC et les Hollandais du Feyenoord Rotterdam[60]. Courbis quitte le navire olympien en novembre 1999, victime d'un début de saison raté et est remplacé par Bernard Casoni. La seconde phase de poule de la Ligue des champions se conclut par une lourde défaite des hommes de Casoni face aux Italiens de la Lazio Rome (5-1) avec un quadruplé de l’attaquant italien Simone Inzaghi et un but de l’ancien Marseillais Alen Bokšić. Pour calmer la grogne des supporters, Éric Di Meco est nommé manager sportif en février 2000[61]. Le club frôle la relégation en terminant à la quinzième place du championnat[62].

À l’été 2000, Di Meco fait venir le tacticien brésilien Abel Braga connu pour avoir géré les tensions entre Romario et Edmundo. Au rayon des arrivées, le club marseillais se montre actif et enrôle les Brésiliens Adriano Gabiru, Marcelinho Paraíba mais aussi Bruno N'Gotty, Manuel Dos Santos, Lucas Bernardi, Brahim Hemdani ou encore le Ballon d'Or 1995 Georges Weah. Dans le sens des départs, Robert Pirès est cédé à Arsenal, Stéphane Dalmat et Peter Luccin rallient quant à eux le Paris Saint-Germain[63]. Sur le terrain, le début de saison 2000-2001 se révèle être un échec sportif qui conduit au limogeage de Braga. En coulisses, Di Meco reproche la mauvaise situation sportive à Marchand et Robert Louis-Dreyfus. Pierre Dubiton, alors vice-président de l'association OM, dénonce des pertes cachées de 100 millions de francs. Inquiet de voir apparaître des émeutes de supporters dans la ville, le maire Jean-Claude Gaudin exige de RLD un remaniement au niveau de la direction. Di Meco et Marchand quittent alors leurs fonctions en décembre 2000. RLD donne les clés du recrutement à l'agent de joueurs Jean-Christophe Cano. Après plusieurs semaines, les médias vont alerter le grand public sur la présence du milieu marseillais dans le club. Dans les tribunes, les supporters, mécontents, tiennent des propos virulents à l’encontre du clan Dreyfus. Ce dernier tente alors un coup en nommant Bernard Tapie directeur sportif et Pierre Dubiton directeur financier.

Durant le mercato d'été 2001, Tapie souhaite faire revenir Laurent Blanc et signer Mario Jardel mais il n’y parvient finalement pas[64]. Vedran Runje, Frank Leboeuf, Daniel Van Buyten, José Delfim ou encore Pascal Nouma débarquent sur la Canebière[65]. L'intersaison est marquée par une cinquantaine de mouvements de joueurs. Cette instabilité du vestiaire olympien va parasiter la préparation de l'équipe menée par Tomislav Ivić. En outre, elle est à l’origine des vives tensions entre Dubiton et Tapie, Dubiton reprochant à Tapie de signer tout et n’importe quel joueur à des prix surévalués. En septembre 2001, c'est l’ancien magistrat Étienne Ceccaldi qui est nommé directeur général. Dubiton est remercié. Par ailleurs, Ceccaldi tente d'assainir l'environnement du club comme demandé par Louis-Dreyfus et écarte les agents Gilbert Sau et Jean-Luc Barresi aux manettes de la plupart des mouvements de joueurs[66]. En avril 2002, RLD choisit Christophe Bouchet comme président du directoire pour redresser le club. La saison 2001-2002 se traduit en effet par un nouvel échec sportif avec une neuvième place en championnat mais aussi financier. Tapie quitte le club marseillais[67]. Chargé de se séparer d'une vingtaine de joueurs indésirables pour alléger la masse salariale, Ceccaldi n'y parvient pas, se heurtant aux refus systématiques du clan Bouchet fraîchement arrivé au club. Il quitte alors son poste de directeur général en juillet 2002[68].

Durant l'été 2002, alors qu'il est convoité par Lyon, Alain Perrin rallie un OM aux abois financièrement. Seules quatre recrues sont à dénombrer du côté de l'Olympique de Marseille : Johnny Ecker, Fabio Celestini, Pascal Johansen et le Russe Dmitri Sytchev. Yobo, Torrisi, André Luiz, Rivera, Maurice ou encore Nouma quittent le club[69]. Perrin permet au club de se hisser à la troisième place du classement à l'issue de la saison 2002-2003[B 4]. À l'été 2003, l'Olympique de Marseille enregistre les arrivées d'Habib Beye, Philippe Christanval, Mido ou encore Didier Drogba[70]. Néanmoins, la seconde saison de Perrin se traduit par un total de treize défaites sur vingt-neuf matchs toutes compétitions confondues. L'OM fait alors appel à José Anigo au poste d'entraîneur de l'équipe première consécutivement à la démission de Perrin en janvier 2004. L'état-major marseillais décide de renforcer l'effectif marseillais en enrôlant Fabien Barthez et Laurent Batlles au mercato hivernal. Après de nombreuses hésitations, l'ancien journaliste à La Marseillaise puis agent de joueur, Pape Diouf, finit par accepter en mai 2004 le poste de directeur sportif que lui propose Christophe Bouchet, alors président délégué du club[71]. En championnat, le club termine à la septième place de la Ligue 1. Sur la scène européenne, les Marseillais terminent troisième de leur groupe de Ligue des champions derrière le Real Madrid et le FC Porto, futur vainqueur de la compétition. L'OM, reversé en Coupe UEFA, parvient en finale de la compétition après avoir éliminé l'Inter Milan, Liverpool FC et Newcastle United. Toutefois, l'Olympique de Marseille échoue une seconde fois en finale de la Coupe UEFA à Göteborg face aux Espagnols du FC Valence (2-0)[OG 15].

Compositions des équipes lors de la finale de la Coupe UEFA perdue par l'Olympique de Marseille face au Parme AC (3-0) en 1999.
Compositions des équipes lors de la finale de la Coupe UEFA perdue par l'Olympique de Marseille face au FC Valence (2-0) en 2004.

À l'intersaison, Didier Drogba est vendu à Chelsea pour un montant estimé à 37 millions d'euros. Le board olympien enrôle Frédéric Déhu, Bixente Lizarazu, Eduardo Costa, Benoît Pedretti, Peguy Luyindula ou encore Habib Bamogo avec l'objectif d'accrocher le podium en fin de saison. Bien que les Marseillais aient terminé à la 7e place lors de la saison 2003-2004 offrant la possibilité de disputer la Coupe Intertoto, le club exprime son refus de participer à cette compétition européenne pour la saison 2004-2005 afin d’éviter d’avoir un calendrier surchargé[72].

 
Pour son retour sur le banc marseillais, Jean Fernandez et ses joueurs remportent la Coupe Intertoto en 2005, le seul titre de l'ère RLD.

Les résultats ne sont pas au rendez-vous avec une septième place en championnat en novembre 2004 et une élimination en Coupe de la Ligue à domicile face au Paris Saint-Germain (2-3). Anigo démissionne et est remplacé par Philippe Troussier dans un contexte d'hostilité d'une partie des supporters envers Bouchet à qui il est reproché d'avoir vendu Drogba. Quelques jours après la démission d'Anigo, Bouchet annonce son départ du club[73]. Le 6 janvier 2005, le conseil de surveillance du club désigne Pape Diouf en qualité de président du directoire du club grâce à l'intervention de Louis Acariès, chargé par Robert Louis-Dreyfus de trouver un successeur à Christophe Bouchet à la tête de l'OM. Diouf devient ainsi le premier président africain de l'histoire du club marseillais[74].

Alors qu'il désire quitter l'OM, Pape Diouf voit ses prérogatives renforcées en devenant président de plein exercice le 2 juin 2005 après avoir été convaincu par l'actionnaire de rester au club[75]. Dans le même temps, José Anigo devient le nouveau directeur sportif du club et choisit Jean Fernandez pour succéder à Troussier sur le banc marseillais. À la suite de cela, Franck Ribéry, Lorik Cana ou encore Mamadou Niang rejoignent La Canebière durant le mercato estival. Le 23 août 2005, le club olympien remporte la Coupe Intertoto 2005 en battant le club espagnol du Deportivo La Corogne (2-0 ; 5-1). Pour renforcer le secteur offensif, le club enregistre les arrivées de Mickaël Pagis et de Toifilou Maoulida durant la période de mercato d'hiver 2006. En mars 2006, à l'image de Marcel Leclerc en 1969, Pape Diouf décide d'envoyer l'équipe réserve marseillaise jouer le match de championnat face au Paris Saint-Germain en guise de protestation face aux décisions prises par la LFP et le club parisien. En effet, il estime que le quota de places réservées aux supporters marseillais n’est pas suffisant et que leur sécurité n'est pas assurée[76]. Habitués aux joutes du championnat de CFA 2 (cinquième division), les jeunes marseillais encadrés de quatre joueurs professionnels parviennent à arracher un match nul (0-0) sur la pelouse du Parc des Princes face au Paris Saint-Germain de Pauleta[77]. Par ailleurs, sur la scène européenne, les joueurs de l'Olympique de Marseille sont éliminés en huitièmes de finale de la Coupe UEFA par le Zénith Saint-Pétersbourg (0-1 ; 1-1)[78]. Ils s'inclinent également en finale de la Coupe de France en 2006 face au Paris Saint-Germain (1-2) et terminent à la cinquième place en championnat[B 9].

 
Arrivé au chevet d'un OM occupant la 18e place du classement, Eric Gerets redresse l'OM à la troisième place en 2007-2008 puis à la seconde en 2008-2009.

Pour la saison 2006-2007, Albert Emon devient l'entraîneur principal en lieu et place de Jean Fernandez qui démissionne en raison de tensions internes au club[79]. Durant le mercato d'été 2006, l'OM de Pape Diouf se montre calme et n'enregistre que trois arrivées avec Ronald Zubar, Modeste M'Bami et le prêt de Djibril Cissé[80]. L'Olympique de Marseille retrouve le haut du classement avec une place de vice-champion derrière l'Olympique lyonnais et dispute une nouvelle finale de Coupe de France qu'il perd contre Sochaux (2-2 puis 4 tirs au but à 5)[OG 8]. En Europe, l'Olympique de Marseille s'arrête dès le premier tour de la Coupe UEFA en étant éliminé par les Tchèques du FK Mladá Boleslav (1-0 ; 2-4)[81]. Cette saison est marquée en coulisses par la tentative de rachat du club marseillais par l'homme d'affaires canadien Jack Kachkar. Après plusieurs semaines d'attente, l'actionnaire majoritaire de l'Olympique de Marseille rompt les négociations au regard des fausses garanties bancaires présentées par Kachkar[82].

Durant l'été 2007, le vice-champion de France 2007 se montre actif lors du mercato avec les signatures de Steve Mandanda en prêt, Laurent Bonnart, Benoit Cheyrou, Karim Ziani ou encore Boudewijn Zenden. Au rayon des départs, Franck Ribéry est vendu au Bayern Munich, Habib Beye rejoint Newcastle United et Mickaël Pagis signe au Stade rennais[83]. Néanmoins, les Marseillais réalisent un début de saison 2007-2008 catastrophique qui conduit au limogeage d'Albert Emon et à l'arrivée du technicien Belge Eric Gerets. Les Phocéens renversent la tendance en alignant une longue série de succès et terminent finalement troisième de Ligue 1. L'Olympique de Marseille est éliminé de la Coupe de France dès les huitièmes de finale par l'USJA Carquefou de Denis Renaud, modeste club évoluant en CFA2[84]. En Coupe d'Europe, les hommes d'Eric Gerets sont éliminés comme en 2006 dès les huitièmes de finale de la Coupe UEFA par les Russes du Zénith Saint-Pétersbourg (3-1 ; 2-0)[B 5].

Au cours de l'été 2008, l'Olympique de Marseille version Gerets lève l'option d'achat pour Steve Mandanda et recrute Vitorino Hilton, Hatem Ben Arfa ou encore Bakari Koné. Du côté des départs, Cédric Carrasso signe à Toulouse, Samir Nasri est cédé à Arsenal tandis que Djibril Cissé est prêté à Sunderland[85]. L'OM est à la lutte pour le titre de champion de France avec les Girondins de Bordeaux pendant toute la saison mais voit finalement les Girondins de Laurent Blanc devenir champions au terme de la saison 2008-2009. Sur la scène européenne, les Olympiens échouent en quarts de finale de la Coupe UEFA contre le futur vainqueur de l'épreuve à savoir les Ukrainiens du FC Chakhtior Donetsk (2-0 ; 1-2)[B 5].

En raison d'un désaccord avec Robert Louis-Dreyfus, le technicien belge Eric Gerets annonce son départ du club en fin de saison. Pape Diouf décide alors de confier le poste à l'ancien capitaine olympien Didier Deschamps, libre de tout contrat après avoir fait remonter en Serie A italienne la Juventus[86]. Le , Pape Diouf quitte le club en raison de désaccords avec Louis-Dreyfus et de tensions avec le conseil de surveillance du club où siège notamment Vincent Labrune[87]. Le , le club annonce la nomination de Jean-Claude Dassier en tant que président du directoire du club marseillais[88]. En juillet 2009, l'actionnaire majoritaire Robert Louis-Dreyfus s'éteint et est remplacé par sa femme, Margarita Louis-Dreyfus.

Retour des titres puis instabilité (2010-2016)

 
Mamadou Niang termine meilleur buteur de Ligue 1 en 2009-2010 et réalise le doublé Coupe de la Ligue - Championnat avec l'OM.

S'appuyant sur le travail réalisé par Eric Gerets entre 2007 et 2009, l'OM de Didier Deschamps se renforce avec les signatures de Souleymane Diawara, Stéphane Mbia, Gabriel Heinze, Édouard Cissé ou encore Lucho González[89]. Alors distancés d'une dizaine de points du leader bordelais à la trêve hivernale, les Phocéens enchaînent une série de huit victoires consécutives en championnat. Après une période de dix-sept ans sans titre majeur, l'OM met fin à cette série en remportant le la Coupe de la Ligue au détriment des Girondins de Bordeaux en finale puis en étant sacré champion de France 2010. Sur le plan européen, l'OM, reversé en Ligue Europa, s'arrête en huitièmes de finale en s'inclinant face au Benfica Lisbonne (1-1 ; 1-2)[90].

Le , l'Olympique de Marseille remporte le Trophée des champions face au Paris Saint-Germain aux tirs au but. L'OM de Deschamps saison 2 fait signer l'Espagnol César Azpilicueta pour palier au départ de Bonnart. À la fin du mercato estival 2010, le club olympien recrute André-Pierre Gignac et Loïc Rémy pour compenser le départ du capitaine Mamadou Niang à Fenerbahçe[91]. L'OM continue sur sa lancée en conservant la Coupe de la Ligue lors de la saison 2010-2011 battant en finale le Montpellier HSC (1-0)[90]. En championnat, le club termine vice-champion de France derrière le LOSC Lille de Rudi Garcia. En Coupe d'Europe, le club phocéen finit second de sa poule de Ligue des champions derrière le Chelsea FC mais s'incline en huitièmes de finale contre Manchester United (0-0 ; 2-1)[92].

En juillet 2011, l'Olympique de Marseille remporte pour la deuxième fois de suite le trophée des champions en s'imposant face au LOSC de Rudi Garcia[93]. Au mercato estival, Taye Taiwo quitte le club en fin de contrat pour rejoindre le Milan AC. Les dirigeants olympiens font signer Nicolas Nkoulou, Jérémy Morel, Alou Diarra et Morgan Amalfitano[94]. Rongés par des dissensions internes, les Marseillais terminent la saison 2011-2012 à la dixième place du championnat de Ligue 1. Cette saison est également caractérisée par une piteuse élimination de l'Olympique de Marseille en Coupe de France en quarts de finale face à l'US Quevilly (3-2)[95]. En ce qui concerne la Coupe d'Europe, après avoir éliminé les Italiens de l'Inter Milan, les Olympiens dirigés par Didier Deschamps parviennent néanmoins à atteindre pour la première fois en 21 ans[Note 2] les quarts de finale de la Ligue des champions en perdant face aux Allemands du Bayern Munich (0-2 ; 2-0)[96]. L'autre satisfaction de la saison est le troisième succès consécutif des Marseillais en Coupe de la Ligue après avoir battu l'Olympique lyonnais en finale (1-0) après prolongations[97].

À l'issue de cette saison, Didier Deschamps quitte le club et est remplacé par Élie Baup[98]. À l'intersaison 2012, sans participation à la Ligue des champions, l'OM dégraisse son effectif : Stéphane Mbia est vendu aux Queens Park Rangers, César Azpilicueta à Chelsea et Alou Diarra à West Ham United. Le club marseillais se fait notamment prêter le milieu anglais Joey Barton[99]. En 2012-2013, l'OM porté par les internationaux français André-Pierre Gignac et Mathieu Valbuena termine vice-champion de France derrière le PSG[100]. Sur la scène européenne, les joueurs d'Élie Baup ne parviennent pas à sortir de leur groupe et terminent troisième de leur groupe derrière les Turcs de Fenerbahçe SK et les Allemands du Borussia M'Gladbach.

 
Champion d'automne en 2014, l'OM de Marcelo Bielsa échoue à la 4e place du classement lors de la saison 2014-2015.

Après avoir terminé second du championnat, l'Olympique de Marseille se montre actif lors du mercato estival 2013. Labrune évoque un « Projet Dortmund » et fait venir de jeunes joueurs français à fort potentiel : Benjamin Mendy, Giannelli Imbula, Mario Lemina, Dimitri Payet ou encore Florian Thauvin posent ainsi leurs valises sur la Canebière[101]. Lors de la saison 2013-2014, après une piteuse campagne en Ligue des champions qui se matérialise par un bilan de zéro point en phase de poules (une première pour un club français), Vincent Labrune décide d'évincer Élie Baup et de le remplacer par José Anigo. Le club termine cette saison à la sixième place du championnat puis à la quatrième place la saison suivante sous la houlette de Marcelo Bielsa après avoir été sacré champion d'automne 2014. En Coupe de France, les hommes de Bielsa s'inclinent aux tirs au but (3-3, 5-4 t.a.b.) face au Grenoble Foot 38, pensionnaire de CFA[102],[103].

Durant le mercato estival 2015, l'OM mise sur de jeunes éléments à l'image de Bouna Sarr, Karim Rekik ou encore Lucas Ocampos. De plus, Labrune tente les paris Lassana Diarra et Abou Diaby libres de tout contrat[104]. À la suite de la démission du technicien argentin après la première journée de championnat, c'est l'Espagnol Míchel qui arrive sur La Canebière. Cependant, il est démis de ses fonctions en avril 2016 en raison des mauvais résultats de l'équipe en championnat. Dans ce contexte difficile, la propriétaire Margarita Louis-Dreyfus annonce officiellement avoir mis en vente le club marseillais[105]. Pour remplacer Míchel, le board olympien fait appel à Franck Passi pour prendre les rênes de l'équipe. Il réussit à hisser l'OM jusqu'en finale de Coupe de France contre le Paris Saint-Germain où les Phocéens s'inclinent (4-2). En championnat, l'OM termine à la treizième place. En Coupe d'Europe, les joueurs de l'Olympique de Marseille sont éliminés de la compétition dès les seizièmes de finale par les Espagnols de l'Athletic Bilbao (0-1 ; 1-1)[106]. Durant l'intersaison qui suit, Labrune cède sa place de président à Giovanni Ciccolunghi tandis que le Belge Gunter Jacob est nommé directeur sportif du club[107]. Sur le front des transferts, le staff marseillais doit composer avec des moyens très réduits. Pour palier aux nombreux retours de prêts et aux départs de Georges-Kévin Nkoudou, Michy Batshuayi et Benjamin Mendy, l'OM recrute libre Henri Bedimo, Hiroki Sakai et Rod Fanni qui fait son retour au club. Le milieu de terrain William Vainqueur est prêté à l'Olympique de Marseille tout comme l'attaquant français Bafétimbi Gomis, en mal de temps de jeu à Swansea City[108].

Nouvelles ambitions avec McCourt (depuis 2016)

Après plusieurs semaines de négociations, le club officialise le rachat de l’OM par l’homme d’affaires américain Frank McCourt le . Le magnat américain, originaire de Boston, débourse près de 45 millions d'euros pour devenir le nouvel actionnaire majoritaire du club[109]. Ce nouvel élan se poursuit avec la nomination de Jacques-Henri Eyraud à la présidence du directoire du club[110]. Le , Rudi Garcia devient l'entraîneur du club en lieu et place de Franck Passi[111]. Il avait failli rejoindre l'OM à la fin de l'année 2001, année durant laquelle le directeur sportif de l'OM Bernard Tapie cherchait un successeur à Tomislav Ivić sur le banc olympien[112]. Le , l'acte II de l'« OM Champions Project » se traduit par l'arrivée de l'Espagnol Andoni Zubizarreta au poste de directeur sportif[113].

Compositions des équipes lors de la finale de la Ligue Europa perdue par l'Olympique de Marseille face à l'Atlético de Madrid (0-3) en 2018.

Après le mercato hivernal, où notamment l'international français Dimitri Payet[114] est recruté, les hommes de Rudi Garcia finissent à la cinquième position juste derrière l'Olympique lyonnais. Néanmoins, cette saison est marquée par de cinglantes défaites face aux poids lourds du championnat que ce soit contre l'AS Monaco à trois reprises (4-0, puis 1-4 en Ligue 1 ; 3-4 en Coupe de France) ou contre le Paris Saint-Germain (1-5) au match retour[115].

Durant l'intersaison 2017, les nouveaux dirigeants de l'OM font signer des joueurs d'expérience à l'image des internationaux français Steve Mandanda[116] — de retour au sein du club — et Adil Rami[117] ou encore de l'international brésilien Luiz Gustavo[118]. Sur la scène européenne, les Olympiens s'inclinent en finale contre l'Atlético de Madrid (0-3) après avoir éliminé successivement les Portugais du SC Braga, les Espagnols de l'Athletic Bilbao, les Allemands du RB Leipzig, puis les Autrichiens du RB Salzbourg en phase finale de la Ligue Europa[119]. Cette première saison complète sous l'ère McCourt se solde sur une quatrième place au classement de la Ligue 1 avec 77 points[120].

Lors du mercato estival 2018, l'Olympique de Marseille conserve la quasi-totalité du groupe de la saison 2017-2018 et s'attache les services du défenseur international croate Duje Ćaleta-Car, du milieu de terrain international néerlandais Kevin Strootman pour remplacer Zambo Anguissa ainsi que de l'ailier serbe Nemanja Radonjić[121]. Finaliste de la Ligue Europa la saison précédente, l'aventure marseillaise s'achève la saison suivante dès la phase de poules en occupant la dernière place d'un groupe dominé par l'Eintracht Francfort, la Lazio Rome et l'Apollon Limassol. De plus, les Marseillais s'inclinent dès les 32e de finale de la Coupe de France face à Andrézieux-Bouthéon (2-0), pensionnaire de National 2[122]. Au mercato hivernal 2019, l'OM fait signer l'international italien Mario Balotelli pour six mois. Les hommes de Garcia terminent à la cinquième place du championnat au terme de la saison 2018-2019 après avoir enregistré un total de dix-neuf défaites toutes compétitions confondues. Garcia décide de quitter ses fonctions et est remplacé par le technicien portugais André Villas-Boas le [123]. Face à un déficit d'exploitation atteignant près de 91 millions d'euros, l'intersaison 2019 est l'occasion pour le club marseillais de faire partir les plus gros salaires à l'image de Rolando, Balotelli, Abdennour, Rami, Hubocan ou encore Luiz Gustavo. Dans le sens des arrivées, les dirigeants marseillais font venir Álvaro, Valentin Rongier et l'attaquant argentin Darío Benedetto, souhaité par Villas-Boas[124].

 
Revenu à l'OM en 2017, Steve Mandanda est le joueur le plus capé de l'histoire du club (613 matchs)[125].

En 2019-2020, avec l'arrêt définitif du championnat après 28 journées en raison de la pandémie de coronavirus dans le monde, les hommes de Villas-Boas terminent à la deuxième place du classement leur permettant de se qualifier directement pour la Ligue des champions, une première depuis 2013[126]. Durant l'intersaison suivante, Zubizarreta quitte son poste de directeur sportif et est remplacé par son compatriote espagnol Pablo Longoria[127],[128]. Le 19 juin 2020, compte tenu du non-respect de l'accord de règlement signé un an auparavant, la chambre de jugement de l'ICFC inflige une amende de 3 millions d'euros au club marseillais couplée à une privation de 15% des recettes liées à de potentielles participations aux compétitions européennes sur les saisons 2020-2021 et 2021-2022[129].

La saison 2020-2021 de Ligue des champions voit le club olympien, de retour dans cette compétition après sept saisons d'absence et placé dans le groupe C avec le FC Porto, Manchester City et l'Olympiakos, être prématurément éliminé au bout de quatre journées avec autant de revers et aucun but inscrit. Cette saison se caractérise également en coulisses par la suspension des revenus liés à la billetterie pour cause de Covid-19 et au défaut de paiement de Mediapro[130],[131]. Au mercato hivernal 2021, l'Olympique de Marseille parvient à se faire prêter l'international polonais Arkadiusz Milik et le latéral espagnol Pol Lirola. Le 2 février 2021, Villas-Boas annonce vouloir quitter le club en raison de désaccords sur le mercato hivernal du club. Après ses déclarations, l'Olympique de Marseille décide de le mettre à pied à titre conservatoire[132]. C'est le directeur du centre de formation, le Marocain Nasser Larguet, qui assure l'intérim. Il devient à cette occasion le premier entraîneur africain de l'histoire de l'Olympique de Marseille[133]. Le 26 février 2021, dans un contexte de tensions avec les supporters depuis plusieurs semaines, McCourt écarte Eyraud du poste de président du directoire et nomme à sa place Pablo Longoria, avec pour responsabilité la gestion des secteurs économiques et sportifs du club[134]. Longoria devient alors le plus jeune président de l'histoire de l'OM depuis 1909[135]. En outre, l'entraîneur argentin Jorge Sampaoli est nommé officiellement entraîneur de l'équipe première[136]. Le dernier match de l'intérim de Larguet se solde par une élimination en 16e de finale de la Coupe de France par Canet Roussillon FC (2-1), pensionnaire de National 2[137]. L'OM de Sampaoli clôture la saison 2020-2021 à la cinquième place du classement de Ligue 1[138].

À l'aube de la saison 2021-2022, l'effectif olympien est profondément remanié par Longoria avec une vingtaine de départs et une dizaine d'arrivées à l'image de Pau López, William Saliba, Mattéo Guendouzi, Gerson ou encore Cengiz Ünder[139]. 44 ans après la dernière victoire des Olympiens en terres girondines, les hommes de Sampaoli brisent la série de non-victoires en battant leur adversaire sur le score de (1-0)[140]. Lors du mercato hivernal 2022, Sead Kolašinac et Cédric Bakambu arrivent libres à l'Olympique de Marseille ; Samuel Gigot est également officialisé. Benedetto, quant à lui, retourne à Boca Juniors[141]. Les joueurs de Sampaoli sont éliminés en quart de finale de la Coupe de France après avoir perdu à Nice (4-1)[142]. L'OM termine troisième de la phase de poules de la Ligue Europa derrière les Turcs de Galatasaray et les Italiens de la Lazio Rome. Ce qui permet à l'Olympique de Marseille d'être reversé en Ligue Europa Conférence pour sa première édition. Les Marseillais éliminent tour à tour les Azéris du Qarabağ FK, les Suisses du FC Bâle et les Grecs du PAOK Salonique avant de s'incliner face aux Hollandais du Feyenoord Rotterdam en demi-finale (3-2 ; 0-0)[143]. Néanmoins, les Olympiens terminent second du championnat après une victoire (4-0) contre le RC Strasbourg[144].

Identité du club

Logos

René Dufaure de Montmirail, fondateur du club, s'inspire de son sceau personnel sous forme de monogramme, un D et un M entrelacés, pour créer le premier blason du club[OG 6]. La devise « Droit au but » du défunt Football Club de Marseille[145] est reprise par le club et est placée en travers du logo. Celui-ci évolue ensuite en une version Art déco de 1935 à 1972, puis une version plus rétro à partir de 1972. En 1986, la devise réapparaît sur le blason.

             
Logo du club
(1899-1935)
Logo du club
(1935-1972)
Logo du club
(1972-1986)
Logo du club
(1986-1990)
Logo du club
(1990-1993)
Logo du club
(1993-1998)
Logo du club
(1998-1999)

Une étoile symbolisant la victoire en Ligue des champions surmonte ensuite le logo[145]. À l'occasion du centenaire en 1999 est introduite une nouvelle couleur dorée, qui sera aussi celle du troisième maillot olympien arboré en Coupe UEFA. Le , un nouveau logo imaginé par l'agence marseillaise Encore Nous est dévoilé au grand public. Ce logo se veut plus moderne, les lettres n'étant plus entrelacées mais fondues dans une même couleur bleu pantone[146] et la devise étant inscrite non plus sur un cartouche barrant les lettres O et M mais en dessous et en lettres dorées. Il faut également préciser que l'Olympique de Marseille utilise parfois sur ses jeux de maillots des reprises de ses anciens logos (maillots domicile 2009-2010 et 2014-2015, maillot extérieur 2012-2013 et maillot third 2017-2018).

   
Logo du club
(2000-2004)
Logo du club
(depuis 2004)

Couleurs

 
 
 
 
 
1899-1920
 
 
 
 
 
1920-1986
 
 
 
 
 
1986-2015
Tenue domicile généraliste depuis la fondation du club
 
 
 
 
 
1920-1989
 
 
 
 
 
1989-1997
 
 
 
 
 
1997-2014
Tenue extérieure généraliste depuis les années 1920

Le club phocéen arbore un maillot blanc à domicile, et ce depuis la création du club. La couleur blanche a été choisie pour évoquer la pureté de l'olympisme prônée par Pierre de Coubertin. Le short et les chaussettes sont noirs jusqu'au début des années 1920 en souvenir de l'ancien Football Club de Marseille puis apparaissent short blanc et chaussettes bleues, couleurs de la ville de Marseille[A 9]. D'une manière générale, l'OM évolue jusqu'en 1986 avec un haut blanc, un short blanc et des bas bleus puis à partir de la saison 1986-1987, les trois composantes de la tenue sont blanches, et ce jusqu'en 2018-2019 avec le changement d'équipementier pour Puma et le retour des chaussettes bleues dans la tenue domicile. La couleur originelle du col du maillot est le blanc, hormis en 1936-1937 où il est bleu. Ce phénomène ne se reproduit qu'en 1968-1969 et dès lors, le col du maillot n'est plus obligatoirement blanc à travers les saisons. Il a pu être ponctuellement tricolore en 1971-1972 à la suite du titre de champion de France ou orange lors de la saison 2012-2013[147].

Équipementiers et sponsors

Période Equipementier Sponsor
1969-1971 Le Coq sportif aucun
1971-1972 BUT !
1972-1973 Le Toro
1973-1974 Michel Axel
1974-1976 Adidas
1976-1977 Centre Barneoud
1977-1980 Mas d'Auge
1980-1981 Zoo de Marseille
1981-1982 Faure
1982-1983 Euromarché
1983-1986 RMC
1986-1988 Maison Bouygues
1988-1989 Alain Afflelou
1989-1992 Panasonic
1992-1994 Eurest
1994-1995 Reebok
1995-1996 Mizuno Speedy
1996-1997 Adidas Parmalat
1997-2001 Ericsson
2001-2003 Khalifa Airways
2003-2008 Neuf Telecom
2008-2010 Direct Énergie
2010-2012 Betclic
2012-2017 Intersport
2017-2018 Orange
2018-2019 Puma
2019-2022 Uber Eats
2022- Cazoo

C’est en 1969 que le premier équipementier de l’OM fait son apparition pour la première fois sur les maillots portés par les joueurs marseillais. Il s’agit de l’équipementier français Le Coq sportif[148]. Il demeurera l’équipementier officiel du club jusqu’en 1974, année durant laquelle l’allemand Adidas signe avec l’OM. Ce dernier fournit le club de 1974 jusqu'en 2018[149],[150], avec cependant une interruption de 1994 à 1996, à la suite de l'affaire VA-OM. Reebok (de 1994 à 1995) puis le japonais Mizuno fournissent les équipements des Marseillais durant cette période. À compter du , la marque allemande Puma sera pour une durée de cinq ans le nouvel équipementier du club pour un montant annuel de près de 15 millions d’euros par an, hors primes de résultats[151].

En ce qui concerne le sponsor maillot, aucun sponsor maillot n’était inscrit sur le maillot des joueurs de l’Olympique de Marseille jusqu’en 1971. À partir de cette année là, l’OM devient le premier club français à arborer une publicité sur le maillot en compagnie du Nîmes Olympique[OG 16]. C’est But !, un journal sportif appartenant à Marcel Leclerc alors président du club, qui devient le premier sponsor maillot en 1971-1972. La saison suivante, le club provençal arbore le sponsor maillot Le Toro. De 1973 jusqu’en 1976, c’est Michel Axel qui est chargé de fournir le club marseillais suivi de Centre Barneoud. De 1977 à 1980, c’est Mas d’Auge qui apparaît sur le devant de la tunique marseillaise. En 1980-1981, c’est Zoo de Marseille qui devient le sponsor maillot pour une saison tout comme Faure et Euromarché. De 1983 à 1986 c’est la radio RMC qui est présente sur les maillots de l'OM. Maison Bouygues sera durant deux saisons le sponsor maillot. Ensuite, de 1988 à 1989 c'est Alain Afflelou. Panasonic est présent sur les maillots des olympiens durant la période de gloire de l'OM entre 1989 et 1992. De 1992 à 1995, les maillots de l'OM sont sponsorisés par Eurest. Par la suite, Speedy devient sponsor maillot durant une saison.

Avec l’arrivée du nouveau propriétaire Robert Louis-Dreyfus en 1997, c’est l’entreprise Ericsson qui devient sponsor maillot principal de 1997 à 2001 avant de céder sa place à Khalifa Airways, autre entreprise dans le giron du groupe Louis-Dreyfus. De 2003 à 2008, le groupe de téléphonie Neuf est sponsor maillot de l'OM. Entre 2008 et 2010, c'est Direct Énergie qui sponsorise l'OM en étant sponsor maillot avant d'être remplacé par Betclic entre 2010 et 2012. De 2012 à 2017, c'est la marque Intersport qui est présente en tant que sponsor maillot sur les maillots marseillais. Ensuite, Orange devient le sponsor maillot du club pour deux saisons[152]. Le , le club annonce un nouveau sponsor maillot avec Uber Eats pour une durée de trois saisons[153].

D'une manière générale, le marketing respecte les couleurs et motifs historiques des maillots domicile et extérieur des clubs de football mais il provoque plus de controverses sur le maillot third[154]. La plus grande polémique est l'utilisation de maillots Europe de couleur orange, sable ou noir sur la période 2007-2013[147]. Ces maillots étant la tenue prioritaire dans les compétitions européennes, l'OM n'y affiche plus ses couleurs blanches traditionnelles qu'en cas de conflits de couleur[155]. En décembre 2012, le Président de l'OM, Vincent Labrune annonce que le club jouera désormais ses matchs à domicile en blanc, en championnat comme en coupe d'Europe[156].

Lors des joutes européennes, le sponsor affiché a pu être différent de celui en championnat. Le premier à apparaître est Europe 1 en 1987-1988[A 10] puis ont suivi : France Loto (1989-1990)[A 10], Maison Bouygues (1992-1993)[157], le conseil général des Bouches-du-Rhône (1994-1995)[A 10], Indesit (2003-2004)[A 10] ou encore Internity (2006-2007)[A 10]. Il est à noter que Panasonic et Maison Bouygues sont visibles durant les campagnes 1990-1991 et 1992-1993 mais que les finales 1991[158] et 1993[159] se jouent avec des maillots vierges.

En décembre 2021, Puma et l'OM annoncent prolonger leur collaboration entamée en 2018. Le nouveau contrat prévoit un engagement de l'équipementier jusqu'en 2028[160].

Palmarès et records

Palmarès

Le tableau suivant récapitule les performances de l'Olympique de Marseille dans les diverses compétitions françaises et européennes.

Palmarès de l'équipe première de l'Olympique de Marseille
Compétitions internationales Championnats nationaux Coupes nationales
Compétitions nationales disparues Compétitions régionales Tournois saisonniers

Championnats disputés

L’OM démarre officiellement la compétition en disputant le championnat du Littoral de 1900 à 1914 puis, en raison de la Première Guerre mondiale, un tournoi marseillais de 1914 à 1917. Entre 1917 et 1919, l’équipe première prend part à nouveau au championnat du Littoral. En terminant premier du championnat local, l’OM joue la Coupe de l’Union au niveau national mais s’incline contre Le Havre en finale (4-1)[181]. L’Olympique de Marseille se retrouve dans le championnat de Provence de 1919 à 1921. La première place obtenue lors de la saison en 1920-1921 en battant en finale les Sports Athlétiques Provençaux (4-0) assure au club de participer au championnat de la Ligue du Sud-Est où il termine troisième. Le onze marseillais évolue par la suite en championnat de Division d’Honneur de 1921 à 1926. Enfin, l’OM dispute au niveau régional le championnat du Sud-Est entre 1926 et 1932. Les premières places obtenues en 1927 et en 1929 permettent au club d’être qualifié pour le championnat de France qu’il remportera en 1929.

Depuis l'avènement du professionnalisme en 1932, l'équipe première de l'Olympique de Marseille évolue durant la majeure partie de son histoire en première division du championnat de France à l'exception de quatre périodes passées en seconde division (1959-1962, 1963-1966, 1980-1984 et 1994-1996)[182].

Bilan sportif

À l'issue de la saison 2020-2021, l'Olympique de Marseille totalise 71 participations au championnat de France de première division et 12 participations au championnat de deuxième division nationale. Marseille est le club comptant le plus de participations en première division, devant le FC Sochaux[183]. L'OM a été le premier club à atteindre les 1 000 buts (1953-1954)[184] ou les 1 000 victoires (2013-2014)[185].

Bilan par championnat au terme de la saison 2020-2021
Championnat Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff.
Division 1 / Ligue 1 71 9 2540 1130 648 762 4080 3264 +816
Division 2 / Ligue 2 12 1 432 206 114 112 665 450 +215
Bilan par compétition européenne au terme de la saison 2021-2022
Compétition Saisons J G N P Bp Bc Meilleure performance
Coupe des clubs champions / Ligue des champions 15 108 44 19 45 155 131 Vainqueur (1993)
Coupe UEFA / Ligue Europa 15 107 43 31 33 148 122 Finaliste (1999, 2004 et 2018)
Ligue Europa Conférence 1 8 6 1 1 15 7 Demi-finaliste (2022)
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (compétition disparue) 3 14 8 2 4 19 13 Demi-finaliste (1988)
Coupe Intertoto (compétition disparue) 2 8 4 3 1 16 9 Vainqueur (2005)
Total compétitions UEFA 33 245 105 56 84 353 282 -
Coupe des villes de foires (compétition disparue) 3 6 3 0 3 7 8 Seizième de finaliste (1963, 1969, 1971)
Total Europe 36 251 108 56 87 360 290 -

Coefficient UEFA

Le coefficient UEFA est utilisé lors des tirages au sort des compétitions continentales organisées par l'Union des associations européennes de football. En fonction des performances des clubs sur le plan européen pendant cinq saisons, ce coefficient est calculé grâce à un système de points et un classement est établi. À l'issue de la saison 2021-2022, l'OM est à la 38e place[186]. Depuis la création de ce classement en 1960, l'Olympique de Marseille dispute l'Europe assez fréquemment pour avoir été classé quarante-six fois en cinquante-six ans. La meilleure position est cinquième club européen en 1992-1993 et le club marseillais fait partie du top 10 européen de 1991-1992 à 1994-1995[187]. L'OM rentre six fois dans le top 10 des meilleurs coefficients saisonniers : 3e meilleur coefficient de la saison en 1987-1988[188] et 1992-1993[189], 4e en 2003-2004[190], 5e en 1990-1991[191], 6e en 1998-1999[192] et 7e en 1989-1990[193].

Meilleur classement en 1992-1993[194]
Rang Club Coefficient
3   Juventus FC 7.291
4   AC Milan 7.005
5   Olympique de Marseille 6.936
6   Anderlecht 6.760
7   FC Porto 6.483
Classement UEFA 2021-2022[195]
Rang Club Coefficient
36   Étoile rouge de Belgrade 46.000
37   Zénith Saint-Pétersbourg 46.000
38   Olympique de Marseille 44.000
39   Dynamo Kiev 44.000
40   Olympiakos 41.000

Records

 
Josip Skoblar détient le record de buts inscrits en une saison de Division 1 avec 44 buts en 1971.
 
Le buteur Jean-Pierre Papin, Ballon d'or 1991 avec l'OM, a été élu Olympien du XXe siècle.

À la fin de la saison 2020-2021, l'Olympique de Marseille a accumulé plusieurs records en France et en Europe durant toute son histoire. Concernant les performances uniques pour un club français, il y a le Soulier d'or 1971 de Josip Skoblar[196], le Ballon d'or 1991 de Jean-Pierre Papin (seul joueur Ballon d'or sur une année complète dans un club français)[197] et la victoire en Ligue des champions 1993[OG 17].

Records européens

La compétition reine en Europe s’appelle Coupe d'Europe des clubs champions de 1955-1956 à 1991-1992, puis Ligue des champions depuis 1992-1993. Ces deux formats inclus, soit 62 éditions, l'OM est l'un des treize champions d'Europe qui remportent la compétition sans perdre de match[198]. Pendant dix-neuf ans, de 1991-1992 à 2010-2011, l'OM a eu le record du nombre de meilleurs buteurs consécutifs (3 saisons, 1990-1992). Cette performance est battue par le FC Barcelone qui a le meilleur buteur quatre saisons de suite (2009-2012)[199].

Dans le format Ligue des champions, le club possède la plus large victoire à l'extérieur en phase finale depuis qu'il a gagné 0-7 sur le terrain du MŠK Žilina en novembre 2010[200]. Le match Feyenoord Rotterdam-Marseille de décembre 1999 possède le record de cartons rouges : trois, dont deux pour l'OM[200]. Pendant dix ans, de 1992-1993 à 2002-2003, les Marseillais ont établi la plus large victoire de la compétition (6-0 contre le CSKA Moscou en mars 1993 et performance dépassée par un succès 7-0 de la Juventus contre l'Olympiakos en décembre 2003)[201].

À l'occasion de la saison 2020-2021 de Ligue des champions, le club olympien est aussi au détenteur de la plus longue série de revers consécutifs en Ligue des Champions, avec 13 défaites à la suite du match à domicile contre le FC Porto perdu 0-2, dépassant le précédent record d'Anderlecht de 12 revers d'affilée[202].

Records français

Le club phocéen possède les meilleures performances en Ligue des champions, en Ligue Europa et en Coupe Intertoto parmi l'ensemble des clubs français. En effet, il est l'unique vainqueur de la Ligue des champions[OG 17], il termine trois fois finaliste de la Ligue Europa quand d'autres ne l'ont été qu'une fois[203] et il remporte la Coupe Intertoto comme onze autres clubs[204]. Il s'agit aussi du club qui a disputé le plus de finales européennes (5)[OG 17]. En outre, l'OM possède le record du nombre de meilleurs buteurs en Ligue des champions (3)[199] et en championnat (12)[205], dont le record de meilleur buteur consécutif en championnat (6 saisons, 1988-1993)[205]. Il a le buteur le plus prolifique sur une saison de championnat (Josip Skoblar, 44 buts en 1970-1971)[OG 18], sur une finale de Coupe de France (Jean-Pierre Papin, 3 buts en 1988-1989)[206], sur plusieurs finales de Coupe de France (Emmanuel Aznar, 4 buts en 3 finales)[206] ou sur une édition du Trophée des champions (André Ayew, 3 buts en 2011)[207]. Le club a aussi le record du nombre de meilleurs passeurs en championnat (4)[208].

En championnat de France, l'Olympique de Marseille est le premier club français à disputer 2 500 matchs au sein de l’élite du football français[209]. En outre, il détient le record de victoires (1056)[183], de buts marqués (3845)[183], de places de vice-champion (12)[210] ou de places sur le podium (25)[210]. Sur une saison, il a le plus grand nombre de victoires consécutives à l'extérieur (9)[211], le plus petit nombre de défaites à domicile (aucune, record partagé avec plusieurs équipes)[211] et le plus petit nombre de défaites à l’extérieur (1, record partagé avec le PSG)[211]. En 1991-1992, l'OM établit le plus petit nombre de défaites (3) et ce record est effacé par le FC Nantes, une défaite lors de la saison 1994-1995[OG 19]. Il est aussi le dernier club parmi les vingt participants du premier championnat de France à avoir été relégué en D2 (saison 1959-1960)[B 12].

En Coupe de France, l'OM détient le record du plus grand nombre de finales jouées (19)[206] et de la meilleure attaque sur une édition (63 buts inscrits en 1933-1934)[B 12]. L'Olympique de Marseille possède la meilleure attaque sur une édition du Trophée des champions (5 buts inscrits en 2011)[207]. Le tableau suivant synthétise les résultats records enregistrés par l'Olympique de Marseille depuis sa fondation.

Matchs records disputés par l'Olympique de Marseille[212]
A domicile A l'extérieur
Championnat Coupe de France Coupe d'Europe Championnat Coupe de France Coupe d'Europe
Plus large victoire
Olympique Avignon (20-2)
(4 octobre 1942)
Stade raphaëlois (19-0)
(29 octobre 1933)
Union Luxembourg (7-1)
(3 octobre 1973)
CO Roubaix-Tourcoing (2-10)
(19 décembre 1948)
Le Vigan (0-10)
(8 octobre 1933)
MŠK Žilina (0-7)
(3 novembre 2010)
Plus large défaite
AS Saint-Étienne (3-10)
(16 septembre 1951)
Gazélec Ajaccio (1-5)
(20 décembre 1964)
Liverpool FC (0-4)
(11 décembre 2007)
Olympique lyonnais (8-0)
(24 mai 1997)
AS Nancy-Lorraine (6-1)
(4 mars 1958)
FC Cologne (6-0)
(6 novembre 1973)

Personnalités du club

Propriétaires

De 1899 à 1986, l’Olympique de Marseille est une association sportive de loi 1901. À ce titre, le club dispose d’un comité directeur composé d’un président (le président du club), de vice-présidents, de secrétaires et de trésoriers. Ce comité directeur est chargé de diriger l’association, de préparer le budget et d’administrer l’association en faisant appliquer les décisions prises en assemblée générale[213]. L’association ne possède pas de capital social par définition, ainsi l’OM ne compte pas d’actionnaires à proprement parler. Le club marseillais vit en partie grâce aux subventions octroyées par la municipalité et les collectivités territoriales. Il bénéficie à certains moments de son histoire du soutien financier de personnalités économiques locales qui vont le présider.

Dès 1921, pour contrer la domination du FC Sète en championnat, l’Italien Marino Dallaporta inaugure pour la première fois dans l’histoire de l’Olympique de Marseille une politique de recrutement fondée sur le vedettariat. En effet, les dirigeants décident d'attirer des joueurs de haut niveau et font venir les internationaux français Boyer et Crut alors amateurs comme tous les footballeurs français à l’époque. En parallèle de leur carrière de footballeur, les deux néo-olympiens sont embauchés par Paul Le Cesne, alors président d’honneur du club, en tant que courtier en grains pour la somme de 1 100 francs par mois[214].

En reprenant un OM au bord du dépôt de bilan en 1965, l’industriel Marcel Leclerc commence par renflouer les caisses du club et fait signer le Suédois Roger Magnusson pour 630 000 francs et obtient le prêt de Josip Skoblar. Par ailleurs, c’est sous la présidence Leclerc que l’Olympique de Marseille inaugure l’ère des maillots affichant des publicités. Leclerc démissionne en juillet 1972 à la suite de soupçons du comité directeur concernant des malversations comptables au détriment du club, soupçons qui seront confirmés quelques années plus tard par la justice[215].

En 1974, convaincu que la venue de stars remplit les tribunes du stade et par ricochet les caisses du club, le producteur de films Fernand Méric, né à Marseille, sort le carnet de chèques pour s’offrir les services des Brésiliens champion du monde 1974 Paulo Cézar pour 600 000 dollars et Jairzinho pour 1 250 000 francs[216].

Après le départ de Norbert d'Agostino, le jeune Christian Carlini devient président du club en décembre 1979 après avoir investi 3 millions de francs dans l'association[217].

 
Bernard Tapie a conduit l'OM vers ses plus grands succès en tant que président-propriétaire. Son retour comme directeur sportif n'a cependant pas été une réussite.
 
Gaston Defferre, alors maire de Marseille en 1986, est à l'origine de la venue de Bernard Tapie à l'Olympique de Marseille.

En 1986, Gaston Defferre, maire de Marseille, convainc l'entrepreneur Bernard Tapie de reprendre un Olympique de Marseille exsangue financièrement. Il rachète le club marseillais pour un franc symbolique et couvre les 6 millions de dettes du club. Après avoir contribué aux succès de Bernard Hinault et Greg Lemond dans le Tour de France, Tapie souhaite refaire de l'OM un club qui gagne. Pour sa première saison, il recrute ainsi le défenseur international allemand Karl-Heinz Förster, Blaž Slišković, Alain Giresse ou encore Jean-Pierre Papin[218]. Après avoir échoué en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1991, il permet à l'OM de remporter la première édition de la Ligue des Champions en battant le Milan AC de Fabio Capello (1-0) le 26 mai 1993[219].

C'est en décembre 1996 que l'homme d'affaires suisse Robert Louis-Dreyfus, patron d'Adidas, acquiert le club marseillais, alors géré par la municipalité, pour un montant estimé à 20 millions de francs. À son arrivée, il annonce vouloir faire de l'OM le « Bayern du Sud »[220]. Louis-Dreyfus investit massivement sur le marché des transferts dans le but de constituer un effectif de haut niveau. L'Italien Fabrizio Ravanelli est acheté pour 50 MF tandis que les Français Christophe Dugarry et Robert Pirès sont engagés respectivement pour 30 MF et 60 MF. Près de 300 millions de francs sont alors engagés pour renforcer l'effectif marseillais[221]. En juillet 2009, « RLD » décède des suites d'une leucémie. C'est sa femme Margarita Louis-Dreyfus qui lui succède à la tête du club phocéen. Durant le règne des Louis-Dreyfus, l'Olympique de Marseille remporte un titre de champion de France, trois Coupe de la Ligue et une Coupe Intertoto[222].

 
L'homme d'affaires américain Frank McCourt est l'actionnaire majoritaire de l'OM depuis octobre 2016.

Le , la propriétaire russe Margarita Louis-Dreyfus décide de mettre en vente officiellement le club marseillais qui connait une saison 2015-2016 très moyenne sur le plan sportif[223]. Le , l’Américain Frank McCourt devient le nouvel actionnaire majoritaire de l'Olympique de Marseille en rachetant pour un montant de 45 millions l'intégralité des parts de la société Eric Soccer qui détient 95,09% de la SASP Olympique de Marseille. Margarita Louis-Dreyfus devient minoritaire et conserve 4,9% du capital de la SASP[224]. McCourt annonce vouloir débourser 200 millions d'euros au niveau du recrutement de nouveaux joueurs afin de renforcer un effectif appauvri durant l'été 2016[225]. L'OM dépense 29 millions d'euros pour faire revenir l'international français Dimitri Payet en janvier 2017, 15 millions d'euros sur le Grec Kostas Mitroglou ou encore 19 millions d'euros pour acquérir le défenseur croate Duje Ćaleta-Car[226].

Le tableau ci-dessous énumère les différents actionnaires majoritaires qui se sont succédé à la tête de l'Olympique de Marseille.

Période Actionnaire majoritaire
- L'OM est une association loi de 1901[227]
-   Bernard Tapie
L'OM devient une SAOS[228]
-   Collectivités locales
(Ville de Marseille, Conseil général, Conseil régional[46])
L'OM devient une SEMSL[229]
-   Robert Louis-Dreyfus
L'OM devient une SAOS puis une SASP[230],[231]
-   Margarita Louis-Dreyfus
-   Frank McCourt

Présidents

 
Marcel Leclerc au stade Vélodrome lors du match opposant l'OM à l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff en 1971.
 
Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, occupe le poste de président du club entre 1995 et 1996 avant de choisir Robert Louis-Dreyfus comme repreneur de l'OM.

Depuis sa création, l'Olympique de Marseille a connu plusieurs présidents que l'on peut qualifier d'emblématiques. Il s'agit notamment de Marcel Leclerc, de Bernard Tapie et plus récemment de Pape Diouf[OG 20].

Marcel Leclerc débarque en 1965[232] dans un club à reconstruire, qui évolue en deuxième division. L'homme de presse, propriétaire d'un journal sportif (But ![A 11]) amène dans les caisses vides du club un apport financier conséquent et demande en contrepartie à la mairie de Marseille une détaxe pour les matchs au stade Vélodrome et l'octroi d'une subvention. Devant le refus de la municipalité, il quitte le Vélodrome et fait aménager le stade de l'Huveaune[B 13] où le club évoluera une saison et où il retrouvera l'élite.

En 1969, il remporte la Coupe de France et tient sa promesse émise avant la finale en plongeant dans le Vieux-Port[OG 21]. Il remporte le titre de champion de France en 1971 et rentre dans l'histoire en 1972 en réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du club[OG 9]. Mais en juillet 1972, Marcel Leclerc est démis de ses fonctions, accusé de malversations financières[B 6].

Un dîner à l'ambassade d'URSS en 1985 où étaient présents Gaston Defferre, alors maire de Marseille, ainsi que sa femme et Bernard Tapie, seraient à l'origine de la venue de l'homme d'affaires sur la Canebière en 1986[B 14]. Tapie impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotente[F 3], ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Gérard Banide, Gérard Gili et Franz Beckenbauer en feront les frais), et en ramenant des Jean-Pierre Papin, Karl-Heinz Förster ou encore Alain Giresse. Il décroche quatre titres de champion (1989, 1990, 1991, 1992), une Coupe de France en 1989, perd la finale de Coupe des clubs champions européens à Bari en 1991 mais accédera à la gloire deux ans plus tard à Munich face à l'AC Milan. L’affaire VA-OM viendra stopper et ternir cette épopée.

C'est durant l'année 2005 que Pape Diouf devint président de l'OM sous l'influence de l'actionnaire majoritaire de l'époque, Robert Louis-Dreyfus[233]. En 2006, il est à l'origine d'une décision controversée d'aligner une équipe bis de l'OM face au Paris SG pour le compte de la 30e journée de championnat de Ligue 1. Il avait en effet refusé d'envoyer l'équipe des titulaires, arguant du non-respect par les services de sécurité du PSG des normes de sécurité concernant l'accueil des supporters marseillais au Parc des Princes. Cette décision lui a attiré les foudres d'une partie du public français, de la Ligue de football professionnel et du diffuseur exclusif du championnat, Canal+ ; mais elle lui a aussi permis de faire l'union sacrée autour de lui parmi les supporters olympiens[234]. Ce match se terminera par un inattendu 0-0 au terme d'un match fermé. Sous sa présidence, l'Olympique de Marseille progresse régulièrement dans la hiérarchie française (5e en 2005-2006, puis 2e en 2006-2007, 3e en 2007-2008, et 2e en 2008-2009), en se qualifiant très régulièrement en Ligue des Champions. Il accède également deux fois d'affilée à la finale de la Coupe de France (perdues en 2006 face au Paris Saint-Germain et en 2007 face au FC Sochaux).

Le 26 février 2021, l'Espagnol Pablo Longoria devient le président du directoire de l'Olympique de Marseille en lieu et place de Jacques-Henri Eyraud[136].

Directeurs sportifs

 
Ancien sélectionneur des Bleus champion d'Europe en 1984, Michel Hidalgo devient le directeur sportif de l'OM en 1986.
 
Pour que l'OM acquière une renommée sur la scène internationale, Tapie décide de nommer Franz Beckenbauer en tant que directeur technique en septembre 1990.

C'est sous la présidence de Louis-Bernard Dancausse que l'Olympique de Marseille se dote pour la première fois d'un directeur sportif en la personne de Robert Boutin qui est nommé durant l'été 1947[235]. En janvier 1971, c'est l'ancien attaquant olympien Mario Zatelli qui devient directeur sportif du club. Il fait venir Gilbert Gress et Ilija Pantelić sur les bords de la Méditerranée[236].

À l'intersaison 1977, le nouveau président de l'Olympique de Marseille, Norbert d'Agostino, doit faire face à une situation financière difficile et engage une politique de rigueur sur le plan économique. Il choisit de faire revenir celui qui est surnommé « L'Aigle Dalmate » pour occuper la fonction de directeur sportif. Josip Skoblar fait venir son compatriote Ivan Marković sur le banc marseillais. Après une première saison achevée à la quatrième place, le duo n'est plus sur la même longueur d'onde en ce qui concerne des choix techniques. Skoblar quitte alors son poste en décembre 1978[237].

À son arrivée aux commandes du club marseillais, le président-propriétaire Bernard Tapie intronise Michel Hidalgo, ancien sélectionneur des Bleus et DTN du football français[238]. Après son refus de succéder à Gérard Banide sur le banc de l'OM en août 1988, il est mis de côté par Bernard Tapie. Avant de quitter le club, il travaille de longs mois sur le projet du centre d'entraînement qui sort de terre en juillet 1991. L'ancien défenseur olympien et international français Bernard Bosquier effectue son retour comme directeur sportif pour la saison 1989-1990 après un premier passage à ce poste entre 1979 et 1981[239],[240],[241].

À la suite de la désillusion liée à la défaite de l'OM face au Benfica Lisbonne sur une main de Vata en demi-finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, Tapie comprend que le club marseillais manque de poids au niveau européen. Il s'offre les services de Franz Beckenbauer, double Ballon d'or 1972 et 1976, vainqueur de la Coupe du monde en 1974 et en 1990 avec l'Équipe d'Allemagne de l'Ouest, pour occuper le poste de directeur technique[40]. Le « Kaiser » est surpris par les conditions d'entraînement qui, selon lui, ne sont pas « dignes d'un grand club européen »[242]. À cette époque en effet, les joueurs de l'Olympique de Marseille ne disposent pas encore de centre d'entraînement et doivent s'entraîner sur les terrains situés à Luminy, à Saint-Menet ou encore au Cesne. Après une courte expérience sur le banc marseillais, Beckenbauer revient à sa fonction initiale avant de quitter le club à la fin de la saison 1990-1991 après la défaite des Olympiens en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade[243].

Le début des années 2000 est marqué par une succession de directeurs sportifs avec en particulier le retour de l'ancien propriétaire Bernard Tapie en 2001. En juin 2005, l'actionnaire Robert Louis-Dreyfus désigne l'ancien Minot José Anigo pour occuper la fonction de directeur sportif du club. Durant son mandat achevé en juin 2014, l'OM fait éclore plusieurs talents à l'image de Taye Taiwo, Mathieu Valbuena ou encore Steve Mandanda[244]. De façon éphémère, le Belge Gunter Jacob occupe le poste entre juillet et octobre 2016 avant de laisser sa place à l'Espagnol Andoni Zubizarreta avec le rachat du club par Frank McCourt[245],[246]. Son bilan est mitigé avec deux principaux échecs concernant le recrutement d'un grand attaquant et son incapacité à vendre les joueurs. De plus, il est régulièrement dépassé par l'influence de Rudi Garcia sur le choix des joueurs lors des différentes périodes de mercatos[247]. À la demande du propriétaire, Jacques-Henri Eyraud choisit ainsi l'Espagnol Pablo Longoria en août 2020 pour remplacer Zubizarreta[248]. Longoria parvient notamment à recruter au poste d'attaquant l'international polonais Arkadiusz Milik[249].

Le tableau ci-dessous énumère les différents directeurs sportifs qui se sont succédé à l'Olympique de Marseille.

Période Nom
-   Robert Boutin
-   Mario Zatelli
-   Josip Skoblar
-   Bernard Bosquier
-   Claude Cuny
-   Michel Hidalgo
-   Bernard Bosquier
-   Franz Beckenbauer
(directeur technique)
-   Raymond Goethals
(directeur technique)
-   Jean-Pierre Bernès
-   Jean Fernandez
-   Marcel Dib
-   Marcel Dib
  Eric Di Meco
Période Nom
-   Jean-Christophe Cano
-   Bernard Tapie
-   Alain Perrin
-   Pape Diouf
-   José Anigo
-   Gunter Jacob
-   Andoni Zubizarreta
-   Pablo Longoria
-   David Friio
(directeur technique)
-   David Friio

Entraîneurs

József Eisenhoffer a été joueur à l'Olympique de Marseille mais aussi entraîneur de l'Olympique de Marseille pendant six saisons durant lesquelles il remporta un titre de champion de France en 1937 puis un titre de vainqueur de la Coupe de France en 1938[250].

En 1964, Mario Zatelli est nommé entraîneur principal du club phocéen, après y avoir évolué en tant que joueur dans les années 1930[251]. À son palmarès d’entraîneur, il compte une remontée en première division en 1966, une Coupe de France en 1969 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, obtenus avec en particulier le duo d'attaque Magnusson-Skoblar. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, le président Marcel Leclerc l’ayant embauché puis remercié trois fois jusqu’en 1973. Avec Zatelli, l'OM a écrit l'une des plus belles pages de son histoire.

En décembre 1970, Mario Zatelli est limogé et se voit remplacé par le technicien français Lucien Leduc qui remporte avec l'OM un titre de champion de France en 1971. Cependant, la saison suivante, il est à son tour remplacé par Mario Zatelli, son prédécesseur. L'ancien défenseur central de l'OM, Jules Zvunka, a porté à plusieurs reprises le costume de pompier de service au sein du club phocéen. En effet, en 1974, Zvunka évite une relégation du club qui semblait presque inéluctable, puis termine 2e du championnat en 1975 avant de gagner la Coupe de France. Il est rappelé en 1977 pour redresser un OM qui alors enchaînait une série de résultats catastrophiques toutes compétitions confondues avant d'être de nouveau renvoyé. Seize mois plus tard (en décembre 1978), il est appelé à la rescousse pour un troisième sauvetage réussi avec une série de 11 matchs sans défaite[252].

En 1988, Gérard Gili succède à la surprise générale à Gérard Banide au poste d'entraîneur de l'équipe première et devient le second tacticien de l'ère Tapie. Il opte pour la sobriété et réalise le doublé pour sa première saison alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il échouera en demi-finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Benfica en 1990 à cause de la fameuse main de Vata en toute fin de match. Il reste ensuite cinq ans à la tête du centre de formation de Marseille. Il reviendra sur le banc olympien en 1997, mais sans grand succès[253],[254].

Raymond Goethals a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier entraîneur à remporter un trophée européen avec un club français de football. Avant d'entraîner l'OM, il a de bons résultats avec l'équipe nationale belge, avec le club bruxellois d'Anderlecht (finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977 avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978), avec le Standard de Liège (champion de Belgique en 1982 et 1983), plus une finale européenne, de nouveau avec Anderlecht (nouveau titre de champion de Belgique et deux Coupes de Belgique). En 1990, Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'OM échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile rouge de Belgrade. En 1993, il remporte avec son équipe, la finale de la Ligue des champions face au Milan AC, accomplissant là le plus haut fait d'armes de sa carrière[255],[256].

En 1997, Rolland Courbis est engagé pour reconstruire l'Olympique de Marseille. Dès sa première saison, il réussit à qualifier le club pour la Coupe UEFA. La saison suivante, l'OM et les Girondins de Bordeaux se disputent le titre jusqu'à la dernière journée, les Girondins terminant vainqueurs et Marseille se qualifie le club pour la Ligue des champions 1999-2000, cinq ans après sa dernière participation. Courbis emmène aussi le club en finale de Coupe UEFA 1998-1999 qu'il perd contre Parme AC[257].

En septembre 2007, l'entraîneur belge Eric Gerets succède à Albert Emon limogé pour cause de mauvais début de saison, l'OM étant alors dix-septième. Il réussit à faire remonter le club, avec pour son premier match un succès à Anfield contre le Liverpool Football Club et qualifie l'OM pour la Ligue des champions de l'UEFA 2008-2009. La saison suivante, il finit second du championnat et à l'instar de Courbis dix ans plus tôt, il perd le titre à la dernière journée dans un « mano a mano » avec les Girondins de Bordeaux. Il quitte le club en fin de saison[258].

Il est remplacé à l'été 2009 par Didier Deschamps, capitaine emblématique de l'équipe marseillaise ayant remporté la Ligue des champions en 1993, qui a également entrainé et mené l'AS Monaco en finale de cette même compétition en 2004. Il remporte en tout six compétitions (championnat de France 2010, Coupe de la Ligue 2010, 2011, 2012 et Trophée des champions 2010, 2011). En 2010, il réussit à qualifier l'OM en huitième de finale de Ligue des champions pour la première fois depuis 1999. La saison suivante, l'OM est quart de finaliste de la Ligue des champions en éliminant l'Inter de Milan en 8e de finale[259].

Après une saison 2011-2012 très moyenne ponctuée par une dixième place au classement du championnat, Vincent Labrune décide de se séparer de son entraîneur Didier Deschamps qui, dans la foulée, prend en main l'équipe de France. Il choisit le technicien français Élie Baup pour le remplacer. Les hommes de Baup finissent à la deuxième place au terme de la saison 2012-2013. Cependant, à la suite d'une campagne européenne catastrophique ponctuée par zéro point lors de la phase de poules de la Ligue des champions, Baup est substitué en décembre 2013 par José Anigo qui assure l'intérim jusqu'à la fin de la saison et place l'OM en sixième position[260].

Pour la saison 2014-2015, c'est l'entraîneur argentin Marcelo Bielsa, ancien sélectionneur de l'Argentine et du Chili, qui prend les commandes de l'Olympique de Marseille. Leader de la sixième à la vingtième journée, l'OM rate sa fin de saison et termine finalement quatrième, se qualifiant pour la Ligue Europa 2015-2016. Il démissionne à la surprise générale à la fin du premier match de la saison suivante[261]. Vincent Labrune nomme l'espagnol Míchel pour succéder à Franck Passi qui s'est chargé de l'intérim après le départ de Bielsa. Après plusieurs mois sans résultats positifs à domicile et une mauvaise position au classement, l'OM se sépare de l'espagnol et intronise Franck Passi à la tête de l'équipe. Il permet à l'OM de se maintenir en Ligue 1 en terminant à la treizième place puis d'arriver en finale de la Coupe de France, finale perdue face au PSG. Il restera en poste jusqu'à la nomination par les nouveaux dirigeants de l'OM du technicien français Rudi Garcia en octobre 2016[262]. Après deux saisons et demie sur le banc, il annonce son départ en conférence de presse. Il est remplacé par André Villas-Boas qui signe un contrat qui le lie pendant deux ans au club le 28 mai 2019[263]. Le technicien portugais est démis de ses fonctions en février 2021. Après l'intérim d'un mois assuré par Nasser Larguet, c'est l'Argentin Jorge Sampaoli qui est nommé à la tête de l'équipe première de l'Olympique de Marseille[264].

Entraîneurs les plus capés au 24 mai 2019[265]
Rang Nom Matchs % victoires Carrière au club
1   Mario Zatelli 217 47,5 % 1964-1966 / 1968-1970 / 1972-1973
2   Gérard Gili 194 56,2 % 1988-1990 / 1994-1997
3   Jules Zvunka 167 45,5 % 1974-1980
4   Didier Deschamps 163 49,7 % 2009-2012
5   Henri Roessler 152 36,2 % 1950-1954
6   József Eisenhoffer 145 57,2 % 1935-1938 / 1939-1941
7   Jean Robin 144 39,6 % 1956-1958 / 1963-1964 / 1980
8   Rudi Garcia 142 48,6 % 2016-2019
9   Roland Gransart 141 50,4 % 1981-1984
10   Rolland Courbis 111 48,6 % 1997-1999

Joueurs emblématiques

Tout au long de son histoire, l'Olympique de Marseille a compté de grands joueurs qui, pour la plupart, ont également été internationaux.

Joueurs les plus capés au 22 mai 2022[266]
Rang Nom Matchs Buts Carrière au club
1   Steve Mandanda 613 0 2007-2016 / 2017-
2   Roger Scotti 452 66 1942-1958
3   François Bracci 342 15 1968-1979 / 1983-1985
4   Jean Bastien 338 13 1935-1938 / 1939-1940 / 1941-1949
5   Mathieu Valbuena 331 38 2006-2014
6   Georges Dard 330 107 1936-1937 / 1938-1948 / 1949-1954
7   Jean-Paul Escale 317 0 1960-1971
8   Benoît Cheyrou 306 28 2007-2014
9   Marius Trésor 298 12 1972-1980
10   Jules Zvunka 298 0 1966-1973
Meilleurs buteurs au 16 avril 2022[267]
Rang Nom Matchs Buts Carrière au club
1   Gunnar Andersson 250 194 1950-1958
2   Jean-Pierre Papin 275 182 1986-1992
3   Josip Skoblar 211 175 1966-1967 / 1969-1975
4   Jean Boyer 181 165 1923-1935
5   Emmanuel Aznar 205 152 1936-1949 / 1951-1952
6   Joseph Alcazar 193 140 1927-1936 / 1941-1942
7   Joseph Yegba Maya 236 112 1962-1970
8   Georges Dard 330 110 1936-1937 / 1938-1948 / 1949-1954
9   Mamadou Niang
  Mario Zatelli
227
149
100 2005-2010
1935-1938 / 1943-1944 / 1945-1948
Joueurs les plus capés en Coupes d'Europe au 5 mai 2022[268]
Rang Nom Matchs Buts Carrière au club
1   Steve Mandanda 101 0 2007-2016 / 2017-
2   Benoit Cheyrou 59 4 2007-2014
3   Mathieu Valbuena 58 4 2006-2014
4   Taye Taiwo 56 5 2005-2011
5   Mamadou Niang 52 22 2005-2010
6   Dimitri Payet 41 11 2013-2015 / 2017-
7   Lorik Cana
  Charles Kaboré
34 1 2005-2009
2007-2013
9   André Ayew
  Florian Thauvin
32 9
7
2007-2014
2013-2015 / 2016-2021
Meilleurs buteurs en Coupes d'Europe au 5 mai 2022[269]
Rang Nom Matchs Buts Carrière au club
1   Jean-Pierre Papin 29 23 1986-1992
2   Mamadou Niang 52 22 2005-2010
3   Didier Drogba
  Dimitri Payet
16
41
11 2003-2004
2013-2015 / 2017-
5   Franck Sauzée 19 10 1988-1993
6   André Ayew 32 9 2007-2014
7   Arkadiusz Milik 10 8 2021-
8   Lucas Ocampos
  Florian Thauvin
  Valère Germain
27
32
26
7 2015-2019
2013-2015 / 2016-2021
2017-2021

Les équipes types qui ont été championnes de France de Division 1 et d'Europe sont détaillées sur l'article Liste des joueurs de l'Olympique de Marseille.

Effectif professionnel actuel

Le premier tableau liste l'effectif professionnel de l'OM pour la saison 2021-2022. Il détaille ainsi l'ensemble des joueurs ayant signé un contrat professionnel avec le club. Le second tableau recense les prêts effectués par le club marseillais lors de cette même saison.

Effectif professionnel de l'Olympique de Marseille au 24 mai 2022[270]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[271] Nom Date de naissance Sélection[272] Club précédent Contrat
1 G   Ngapandouetnbu, SimonSimon Ngapandouetnbu 12/04/2003 (19 ans) France -19 ans Formé au club 2019-2024
16 G   López, PauPau López 13/12/1994 (27 ans) Espagne AS Rome 2021-2026
30 G   Mandanda, SteveSteve Mandanda 28/03/1985 (37 ans) France Crystal Palace 2017-2024
40 G   Nazaretian, ManuelManuel Nazaretian 01/07/2001 (20 ans) Formé au club 2021-2024
2 D     Saliba, WilliamWilliam Saliba 24/03/2001 (21 ans) France Arsenal FC 2021-2022
3 D   González, ÁlvaroÁlvaro González 08/01/1990 (32 ans) Espagne espoirs Villarreal CF 2019-2024
5 D   Balerdi, LeonardoLeonardo Balerdi 26/01/1999 (23 ans) Argentine Borussia Dortmund 2021-2026
14 D   Peres, LuanLuan Peres 19/07/1994 (27 ans) Santos FC 2021-2025
15 D   Ćaleta-Car, DujeDuje Ćaleta-Car 07/09/1996 (25 ans) Croatie RB Salzbourg 2018-2023
23 D   Kolašinac, SeadSead Kolašinac 20/06/1993 (29 ans) Bosnie-Herzégovine Arsenal FC 2022-2023
29 D   Lirola, PolPol Lirola 13/08/1997 (24 ans) Espagne espoirs ACF Fiorentina 2021-2026
38 D   Kamardin, AaronAaron Kamardin 08/04/2002 (20 ans) France -16 ans Formé au club 2020-2023
47 D   Kada, JoakimJoakim Kada 29/09/2001 (20 ans) Formé au club 2021-2024
D   Caprice, AmayAmay Caprice 21/08/2004 (17 ans) Formé au club 2021-2024
6 M   Guendouzi, MattéoMattéo Guendouzi 14/04/1999 (23 ans) France Arsenal FC 2021-2025
7 M     Harit, AmineAmine Harit 18/06/1997 (25 ans) Maroc FC Schalke 04 2021-2022
8 M   , GersonGerson 20/05/1997 (25 ans) Brésil Flamengo 2021-2026
10 M   Payet, DimitriDimitri Payet   29/03/1987 (35 ans) France West Ham United 2017-2024
21 M   Rongier, ValentinValentin Rongier 07/12/1994 (27 ans) FC Nantes 2019-2024
22 M   Gueye, PapePape Gueye 24/01/1999 (23 ans) Sénégal Le Havre AC 2020-2024
26 M   Targhalline, OussamaOussama Targhalline 20/05/2002 (20 ans) Maroc -20 ans Académie Mohammed VI 2020-2023
31 M   Tongya, FrancoFranco Tongya 13/03/2002 (20 ans) Italie -19 ans Juventus FC 2021-2025
31 M   Bertelli, UgoUgo Bertelli 15/07/2003 (18 ans) France -18 ans Formé au club 2020-2023
34 M   Sciortino, PaoloPaolo Sciortino 05/11/2003 (18 ans) Formé au club 2021-2024
39 M   Rahou, JorèsJorès Rahou 02/02/2003 (19 ans) Formé au club 2020-2023
39 M   Nadir, BilalBilal Nadir 28/11/2003 (18 ans) France -16 ans OGC Nice rés. 2021-2024
M   Guendouzi, MilanMilan Guendouzi 19/09/2001 (20 ans) GSI Pontivy 2021-2022
9 A   Milik, ArkadiuszArkadiusz Milik 28/02/1994 (28 ans) Pologne SSC Naples 2021-2023
11 A   Henrique, LuisLuis Henrique 14/12/2001 (20 ans) Três Passos AC 2020-2025
12 A   Bamba Dieng, CheikhCheikh Bamba Dieng 23/03/2000 (22 ans) Sénégal Diambars FC 2020-2024
13 A   Bakambu, CédricCédric Bakambu 11/04/1991 (31 ans) RD Congo Beijing Guoan 2022-2024
17 A   Ünder, CengizCengiz Ünder 14/07/1997 (24 ans) Turquie AS Rome 2021-2025
20 A   de la Fuente, KonradKonrad de la Fuente 16/07/2001 (20 ans) États-Unis FC Barcelone 2021-2025
32 A   Ben Seghir, SalimSalim Ben Seghir 24/02/2003 (19 ans) France -17 ans OGC Nice rés. 2021-2024
37 A   Gebreyesus, EseyEsey Gebreyesus 23/01/2004 (18 ans) Suisse -16 ans Grasshopper Club Zurich 2021-2024
A   Benyahia-Tani, AylanAylan Benyahia-Tani 19/07/2005 (16 ans) France -16 ans Formé au club 2021-2024
A   Gueye, DaoudaDaouda Gueye 22/12/1995 (26 ans) Rodez AF 2021-2023
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  •   Pablo Fernández
  •   Jérémy Marec
Entraîneur(s) des gardiens
  •   Jon Pascua

Coordinateur technique

Directeur technique médical

  •   Abdou Sbihi

Médecin

  •   Jean-Baptiste Grisoli

Médecin adjoint

  •   Mathias Giustiniani

Nutritionniste

  •   Cécile Capdeville

Ostéopathe

  •   Gilles Davin

Podologue

  •   Jean-Luc Guer
Kinésithérapeute
  •   Youssef Rahou
  •   Maxime Matton
  •   Pierre Vespignani
  •   Stéphane Ré

Légende

 

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt Contrat
999 D   Amavi, JordanJordan Amavi 09/03/1994 (28 ans) France espoirs   OGC Nice 2017-2025
999 D   Perrin, LucasLucas Perrin 19/11/1998 (23 ans) France -16 ans   RC Strasbourg 2018-2023
999 D   Gigot, SamuelSamuel Gigot 12/10/1993 (28 ans)   Spartak Moscou 2022-2025
999 D   Richard, RichecardRichecard Richard 18/03/2002 (20 ans) -   US Créteil Lusitanos 2020-2023
999 M   Phliponeau, AlexandreAlexandre Phliponeau 26/01/2000 (22 ans) France -19 ans   FC Sète 2019-2022
999 M   Ahmed, NassimNassim Ahmed 09/10/2000 (21 ans)   FC Sète 2020-2023
999 M   Strootman, KevinKevin Strootman 13/02/1990 (32 ans) Pays-Bas   Cagliari Calcio 2018-2023
999 M   Radonjić, NemanjaNemanja Radonjić 15/02/1996 (26 ans) Serbie   SL Benfica 2018-2023
999 A   Ruiz, PedroPedro Ruiz 30/03/2000 (22 ans) Espagne -19 ans   NEC Nimègue 2021-2024

Structures du club

Structures sportives

Stades

 
Vue panoramique du stade dans son ancienne configuration lors du match OM-MSK Žilina en 2010.
Stade Vélodrome
Généralités
Nom complet
Orange Vélodrome
Adresse
Construction et ouverture
Début de construction
Construction
1935-1937
Ouverture
(85 ans)
Architecte
  Henri Ploquin
  Jean-Pierre Buffi
Extension
1971, 1983, 1998 et 2014
Coût de construction
270 M€ (rénovation de 2014)[273]
Utilisation
Clubs résidents
  Olympique de Marseille
(depuis 1937)
Propriétaire
  Ville de Marseille
Administration
  Olympique de Marseille
Équipement
Surface
Pelouse hybride (AirFibr)
Capacité
67 394
Tribunes
Tribune Jean Bouin
Tribune Gustave Ganay
Virage Nord Patrice de Peretti
Virage Sud Chevalier Roze
Affluence record
65 421 spectateurs
Dimensions
105 m × 68 m
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
Localisation sur la carte de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Localisation sur la carte des Bouches-du-Rhône
Localisation sur la carte de Marseille

Le club, qui pratiquait ses activités sur un terrain du Parc Borély ainsi que sur un champ de manœuvres jouxtant le Parc Chanot, décide après son premier titre de champion du Littoral USFSA en 1904 d'avoir un stade digne de ce nom et se porte acquéreur du stade de l'Huveaune[C 1]. Ce stade porte plus tard le nom de Fernand Bouisson, international et capitaine de la section rugby. Cette enceinte de 15 000 spectateurs est aussi utilisée durant la Seconde Guerre mondiale, le Vélodrome étant utilisé par les militaires, puis entre 1965 et 1966 à la suite du refus de la mairie de détaxer les matchs au stade Vélodrome et en 1982-1983 lors de la rénovation du Vélodrome en vue de l'Euro 1984[B 15].

L'Olympique de Marseille évolue à domicile au stade Vélodrome depuis le 13 juin 1937 et un match d'inauguration face aux Italiens du Torino Football Club en match amical qui se termine sur la victoire des Phocéens (2-1)[A 4]. Ce dernier, propriété de la ville de Marseille, est situé au 3 boulevard Michelet dans le 8e arrondissement de Marseille. Il dispose de quatre tribunes : les tribunes Gustave-Ganay et Jean-Bouin ainsi que les virages Nord Patrice-de-Peretti et Sud Chevalier-Roze[274]. Le parvis situé devant la tribune Ganay est baptisé « Esplanade Gunnar Andersson » en hommage au meilleur buteur de l'histoire du club olympien[275]. Côté tribune Jean-Bouin, le parvis porte le nom de « Parvis René Dufaure de Montmirail » pour célébrer la mémoire du fondateur de l'Olympique de Marseille[276]. L'accès à l'Orange Vélodrome peut se faire grâce aux transports en commun via la Ligne 2 du métro de Marseille en sortant au terminus Sainte-Marguerite Dromel débouchant sur la rue Raymond Teisseire du côté de la tribune Ganay ou en sortant à la station Rond-point du Prado donnant sur le boulevard Michelet du côté de la tribune Jean Bouin[277]. En voiture, le stade est accessible depuis le réseau autoroutier à la sortie centre-ville de l'A55 ou encore à la sortie numéro 36 de l'A7.

 
Le titre Jump du groupe Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur la pelouse du Vélodrome depuis 1986.

Sous l'impulsion de Bernard Tapie, la chanson Jump de Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur le terrain depuis août 1986[A 3]. De plus, le titre Come with me de Puff Daddy et Jimmy Page résonne lorsqu'un but est inscrit par les joueurs marseillais[278]. Pour gérer les avant-matchs et annoncer le nom des buteurs, l'Olympique de Marseille fait appel à André Fournel en tant que speaker officiel du club depuis 1986[279].

Le stade connaît plusieurs liftings à l'occasion de l'Euro 1984 et de la Coupe du monde 1998. Ce dernier devient ainsi le deuxième stade de France en matière de places disponibles, derrière le stade de France, avec une capacité de 60 013 spectateurs. Très critiqué par les habitants de la cité phocéenne notamment pour son architecture (absence de toiture, aucune résonance acoustique), le stade Vélodrome est l'objet de plusieurs projets visant à le couvrir ou l'agrandir[280]. Le 9 juillet 2009, le conseil municipal adopte un projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses alentours, comprenant la couverture de l'ensemble des tribunes et une capacité portée à 67 394 places[281]. De nombreux travaux sont opérés au niveau du stade entre 2011 et 2014 en vue de l'organisation de l'Euro 2016 en France.

À partir de la saison 2014-2015, le club phocéen joue dans l'enceinte rénovée qu'il inaugure contre Montpellier HSC en s'inclinant (0-2). Depuis 2014, le stade répond aux critères des stades de catégorie 4 de l'UEFA[282]. Le 3 juin 2016 est signé un partenariat entre Arema et Orange. Le stade Vélodrome prend alors le nom d'Orange Vélodrome appliquant un contrat de naming pour une durée de dix ans[283],[284]. Le 22 décembre 2018, l'OM officialise le fait de devenir l'unique gestionnaire et exploitant de l'Orange Vélodrome à la suite de la signature d'un contrat d'exploitation avec la société Arema. Cela permet au club d'être l'opérateur exclusif du stade 365 jours par an de manière à développer de nouveaux revenus[285]. Depuis octobre 2017, l'Olympique de Marseille verse un loyer annuel fixe de 5 millions d'euros à la ville de Marseille pouvant atteindre au maximum 9 millions d'euros selon les recettes liées à la billetterie et à la publicité[286].

 
Vue depuis l'intérieur de l'Orange Vélodrome dans sa nouvelle configuration en 2015.

Centre d'entraînement

Le centre d'entraînement de la Commanderie, situé dans le 12e arrondissement de Marseille, est inauguré en juillet 1991 par les joueurs de l’Olympique de Marseille, laissant derrière eux les terrains de Luminy ou de Saint-Menet, dispersés un peu partout dans la ville. Ce projet était issu d'un vœu de l'ancien directeur sportif Michel Hidalgo.

Le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille comporte un terrain pelousé d’une superficie de 8 800 m², deux terrains synthétiques (8 800 m² et 7 800 m²), une fosse d’entraînement de 1 200 m² et une plaine de jeux pelousée de 12 600 m². En outre, il possède un bâtiment dédié à l’équipe professionnelle, un bâtiment dédié au centre de formation, un bâtiment de presse et un bâtiment administratif.

Établi sur trois niveaux, le bâtiment de l’équipe professionnelle, inauguré en juillet 2009, est doté de vestiaires, de bureaux, d’équipements sportifs mais également d’un restaurant et de chambres à coucher permettant d'accueillir les mises au vert de l’équipe professionnelle. Le bâtiment de presse, qui a vu le jour en 2005, renferme quant à lui les bureaux de la section amateur du club ainsi qu’un amphithéâtre d’une capacité de 60 places permettant d'accueillir les conférences de presse du club. Concernant le bâtiment administratif qui est mis à disposition dès janvier 2005, il bénéficie d'une superficie de 1 870 m² sur deux étages et regroupe dans un seul et même bâtiment l'ensemble des bureaux de la direction du club et du personnel administratif ainsi que les studios de la chaîne OMtv fermée en 2018. Enfin, le bâtiment hébergeant les joueurs du centre de formation, d'une superficie de 1 900 m2, est inauguré en juillet 2011[287].

Le 26 août 2009, le centre est renommé Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus en hommage à l'ancien propriétaire du club décédé en juillet 2009[288].

Centre de formation

 
Samir Nasri est passé par les sections de jeunes de l'Olympique de Marseille ainsi que par l'équipe réserve.

Le centre de formation de l'OM se situe au centre d'entraînement Robert-Louis-Dreyfus. Il est dirigé par l'Espagnol Marco Otero depuis juin 2022[289]. Denis Moutier est le responsable de la pré-formation[290].

Le tableau ci-dessous liste les différents directeurs du centre de formation qui se sont succédé à l'Olympique de Marseille[291],[292],[293],[294],[295].

Période Nom
-   Gérard Gili
-   Henri Stambouli
-   Georges Prost
-   Roland Gransart
-   Henri Stambouli
-   Thomas Fernandez
-   Jean-Luc Cassini
-   Nasser Larguet
-   Marco Otero

Historiquement, le centre de formation de l'Olympique de Marseille n'est pas réputé comme l'un des meilleurs de France mais il a tout de même permis de faire éclore des joueurs comme Eric Di Meco, Alain Boghossian, Cédric Carrasso, Mathieu Flamini, Samir Nasri, Mehdi Benatia, André Ayew, Jordan Ayew, Maxime Lopez ou encore plus récemment Boubacar Kamara[296].

Le 14 octobre 2018, l'Olympique de Marseille inaugure un nouveau complexe sportif situé en plein cœur de ville dans le 9e arrondissement de Marseille nommé OM Campus en lieu et place de l'ancien stade Paul Le Cesne. D'une superficie totale de 37 000 m2, l'OM Campus est entre autres doté de trois terrains synthétiques dernières générations qui permettent d'accueillir les entraînements ainsi que les rencontres officielles des équipes de jeunes, amateures et féminines de l'OM. Ces nouvelles installations ont été intégralement financées par le club marseillais à hauteur de six millions d'euros. Ce projet a pu voir le jour grâce à un bail emphytéotique d'une durée de 50 ans signé entre le club marseillais et la mairie de Marseille[297]. Depuis 2020, le centre de formation du club bénéficie du label prestige décerné par la Fédération française de football[298]. Le centre de formation marseillais occupe la treizième place du classement des centres de formation établi annuellement par la DTN[299].

Cellule de recrutement

La cellule de recrutement de l'Olympique de Marseille, dirigée par Mathieu Louis-Jean[301], est composée de Mathieu Seckinger, Sergio Santomé, Benjamin Brat[302], Omar Sciolla[303], Rachid Aloui[304] et Paulo Jamelli[305].

Partenariats

Dès 2017, à l'initiative de Jacques-Henri Eyraud, l'Olympique de Marseille conclut de nombreux partenariats avec les clubs amateurs du bassin marseillais. Sous la responsabilité de Frank Borrelli, l'OM met en place un partenariat nommé OM Next Generation avec une dizaine de clubs à l'image de l'AS Gémenos, de l'ASPTT Marseille, du FC Martigues, de l'Aubagne FC, du SMUC, du SC Air-Bel ou encore du SO Caillols[306]. Ces accords prévoient notamment une dotation de l'ordre de 5 000 euros par saison pour chacun des clubs affiliés mais aussi la formation des éducateurs financée par l'Olympique de Marseille. En contrepartie, les clubs partenaires s'engagent à signaler au club marseillais leurs meilleurs éléments et à favoriser leur arrivée au centre de formation de l'OM[307].

En décembre 2019, l'Olympique de Marseille noue un partenariat avec l'académie du Diambars Football Club au Sénégal. À l'instar du partenariat entre le FC Metz et Génération Foot, cet accord permet au club marseillais d'être prioritaire concernant le recrutement de deux joueurs du centre de formation de Diambars par saison. De son côté, l’OM apporte un soutien technique au club sénégalais avec l’envoi d’éducateurs olympiens dans le cadre d’échanges[308]. Le premier joueur à bénéficier de cet accord est l'attaquant sénégalais Bamba Dieng qui intègre l'équipe réserve de l'Olympique de Marseille en octobre 2020[309].

Structures extra-sportives

Siège

 
Vue extérieure du siège du club situé sur le domaine de La Commanderie à Marseille.

Avant le Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus, l'OM a connu de multiples adresses. Le club s'installe tout d'abord 7, rue de Suffren près du Vieux-Port, où se trouvait le défunt club d'escrime de l'Épée avant de sièger rue de la Tour à la Brasserie Saint-Georges en 1909, au Café de la Bourse en 1920, puis à la Brasserie des Sports sur la Place Castellane en 1924. L'OM sera domicilié 6, rue Edmond Rostand puis 1, rue Reine-Élizabeth à l'angle de la Canebière jusqu'en 1949. Ensuite pendant près de vingt ans, le club siège place Félix-Baret avant que Marcel Leclerc décide de s'installer dans l'enceinte du stade Vélodrome. L'arrivée de Bernard Tapie entraîne un nouveau déménagement sur l'avenue du Prado. En 1996, le club s'installe à nouveau près de son stade sur la rue Négresko, avant de définitivement prendre place à La Commanderie en 2005[A 12].

Boutiques officielles

Quatre boutiques officielles sont présentes dans la cité phocéenne : le musée-boutique du stade Vélodrome et trois boutiques (rue Saint-Ferréol, Canebière et La Valentine). Une cinquième boutique est ouverte à Vitrolles en juillet 2010 tandis qu'une sixième apparaît à Plan de Campagne à l'été 2011. L'OM a aussi inauguré une boutique dans le centre-ville d'Alger en décembre 2008, ce qui en fait le premier club français à posséder une boutique officielle à l'étranger. L'Olympique de Marseille possède en outre un millier de points de vente à travers la France[A 13]. Le club compte ainsi développer un réseau de points de vente à travers toute l'Afrique[310], ainsi qu'en Asie et au Moyen-Orient[311].

En 2016, le club en partenariat avec Adidas, ouvre une nouvelle boutique officielle de l’OM au sein de l'Orange Vélodrome. Cette boutique, située sous le parvis du côté de la tribune Jean Bouin, est dotée d’une surface de 1 000 m2. Les supporters ont ainsi la possibilité de se procurer l'ensemble des produits dérivés de l’OM en étant au plus près du stade[312].

Aspects juridiques et économiques

Aspects juridiques

Statut juridique et légal

 
Statuts et règlements de l'OM.

L'Olympique de Marseille, dont le siège se situe au centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus dans le 12e arrondissement de Marseille, est affilié à la FFF sous le numéro 500083. Le club est composé d'une association détentrice du numéro d'affiliation à la FFF et d'une société (SASP). L'association Olympique de Marseille gère la section amateur, la section féminine et l'organisation de stages à travers toute la France.

De sa création jusqu'à 1991, la structure juridique de l'Olympique de Marseille était une association loi de 1901[227]. Sous l'impulsion de son président Bernard Tapie, cette dernière est transformée en société anonyme à objet sportif (SAOS) en 1991[313].

Au lendemain du dépôt de bilan de la SAOS Olympique de Marseille prononcé en avril 1995, la municipalité de Marseille constitue une société d'économie mixte sportive locale (SEMSL) avec à sa tête Jean-Claude Gaudin. Cette structure existera jusqu'en décembre 1996, mois durant lequel Robert Louis-Dreyfus prend les commandes du club. La SEMSL s'efface alors au profit d'une nouvelle SAOS[314].

En 2001, avec la réforme du statut juridique des groupements sportifs, la société Olympique de Marseille prend la forme de société anonyme sportive professionnelle (SASP). Cette SASP, au capital social de 116,5 millions d'euros, comporte un directoire et un conseil de surveillance servant d’instrument de contrôle de la gestion du club et notamment des transferts de joueurs. Son chiffre d'affaires s'élève à 93 millions d'euros sur l'année 2017. Elle comporte entre 100 et 199 salariés[315]. Elle a vocation à gérer à la fois la section professionnelle de l'OM mais aussi les équipes de jeunes (des moins de douze ans jusqu'à l'équipe réserve) du centre de formation depuis 2017[316].

Par ailleurs, la société possède quatre filiales. La SAS OM Médias est spécialisée dans la production de contenus pour la télévision et les réseaux sociaux[317] ; la SAS OM Développement a pour objet la gestion des activités administratives et des autres activités de soutien aux entreprises[318] ; la SAS OM Opérations exploite commercialement l’Orange Vélodrome[319] ; enfin la SAS Soccer Immo est spécialisée dans la location de logements[320].

Actionnariat

En 2016, Frank McCourt fonde la structure Olympique de Marseille Limited Liability Company (OM LLC). Cette société, basée dans l’état américain du Delaware, lui permet d’acquérir la totalité des titres de la société Eric Soccer et d'en devenir le président[321]. Cette dernière détient en effet 95,09% de la SASP Olympique de Marseille au 30 juin 2019[322]. Par ailleurs, l'ancienne propriétaire Margarita Louis-Dreyfus détient toujours 4,9 % du capital de la société comme indiqué dans les comptes du club[323].

Organigramme

Le tableau ci-dessous présente l'organigramme de l'Olympique de Marseille.

Fonction Nom
Actionnaire majoritaire
Président du conseil de surveillance
  Frank McCourt[315]
Président du directoire   Pablo Longoria[128]
Directeur sportif   David Friio[324]
Directeur du football   Javier Ribalta[325]
Directeur de la stratégie   Pedro Iriondo[326]
Directeur de la performance   Matthieu Bouchepillon[324]
Directeur général   Laurent Colette[327]
Coordinateur sportif   Louis Vassallucci[328]
Responsable du recrutement   Mathieu Louis-Jean[329]
Directeur de la communication   Jacques Cardoze[330]
Fonction Nom
Directeur de la sécurité   Hervé Chalchitis[331]
Directeur juridique   Alexandre Mialhe[332]
Directeur administratif & financier   Stéphane Tessier[333]
Responsable pôles presse, relations publiques   Élodie Malatrait[334]
Attaché de presse   Alexandre Rosée[335]
Directeur adjoint marketing
Directeur du centre de formation   Marco Otero[289]
Président de l'association OM   Jean-Pierre Chanal[336]
Vice-président de l'association OM   Robert Nazarétian[336]

Aspects économiques

Éléments comptables

Budget prévisionnel

Chaque saison, l'Olympique de Marseille présente un budget prévisionnel qui est validé par la DNCG, l'instance qui contrôle l'état des finances des clubs français de football. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice comptable à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Les droits audiovisuels, qui varient selon le nombre de diffusions des matchs du club et selon le classement final, les contrats de sponsoring ainsi que les recettes liées à la billetterie tiennent une part importante dans le budget marseillais en ce qui concerne les produits d'exploitation. Après la victoire en Ligue des champions et les cinq titres de champions de France, le budget du club marseillais oscille autour de 250 millions de francs soit 51,7 millions d'euros[337].

Le résumé graphique ci-dessous est un diagramme en tuyaux d'orgue qui présente les budgets prévisionnels de l'Olympique de Marseille depuis 2002[338],[339],[340],[341],[342],[343],[344],[345],[346],[347],[348],[349],[350],[351],[352],[353],[354],[355],[356],[357],[358].

Résultat d'exploitation

Le tableau suivant présente le détail des produits et des charges d'exploitation permettant d'obtenir le résultat net dégagé par le club après impôts sur les sociétés au cours d'un exercice comptable depuis la saison 2002-2003. Ces données comptables sont extraites des comptes de résultat de l'entité Olympique de Marseille (SASP, Association, OM Développement, OM Opérations et OM Médias) publiés annuellement par la DNCG. Si les produits sont supérieurs aux charges, la société réalise des bénéfices. Dans le cas contraire, elle subit des pertes.

Bilan comptable

Le tableau suivant présente le bilan comptable de l'Olympique de Marseille à l’issue de la saison 2020-2021. Ce bilan correspond à une photographie du patrimoine de l'entreprise au 30 juin 2021. Il détaille l'actif du club (tout ce que possède l'entreprise) ainsi que son passif (tout ce que doit l'entreprise).

Bilan comptable de l'Olympique de Marseille au 30 juin 2021
Poste Actif du bilan
(en M€)
Poste Passif du bilan
(en M€)
Immobilisations incorporelles 41,5 ( -48,1%) Situation nette -4 ( -92,7%)
Autres immobilisations 32,6 ( -5,8%) Comptes courants d’actionnaires 0 ( -100%)
Créances sur mutations de joueurs 31 ( -3,72%) Provisions risques et charges 15,6 ( +3,3%)
Autres actifs circulants 46,4 ( +61,1%) Dettes financières 63,8 ( +67,8%)
Disponibilités et V.M.P. 11,4 ( -77,2%) Dettes sur mutations de joueurs 24,7 ( -32,8%)
Autres dettes 63,1 ( -1,1%)
Total actif 163,1 Total passif 163,1
Légende : V.M.P = Valeurs Mobilières de Placement.
Les valeurs entre parenthèses expriment l'évolution par rapport au bilan comptable précédent[378].

Sponsoring

Pour le compte de la saison 2021-2022, le club marseillais compte une dizaine de partenaires officiels. L'Olympique de Marseille dispose de partenaires majeurs avec son équipementier Puma et son sponsor maillot Uber Eats ainsi que de partenaires premium à l'image d'Orange, Randstad, Hotels.com, la Caisse d'épargne CEPAC, Parions sport et Boulanger[379]. De plus, l'OM dispose de partenaires officiels comme Intersport, Coca-Cola, Toyota, EA Sports et ONET mais aussi de partenaires régionaux à l'instar d'Aqualux, les eaux minérales Sainte-Baume et de Grand Littoral[380]. À noter que le contrat d'équipementier signé avec Puma rapporte près de 14 millions d'euros par saison au club marseillais tandis que le contrat de sponsor maillot avec Uber Eats fait encaisser un montant estimé à 5 millions d'euros[381].

Transferts les plus onéreux

Les deux tableaux ci-dessous synthétisent les plus grosses ventes et achats de joueurs dans l'histoire du club marseillais.

Acquisitions hors bonus[382],[383],[384],[385]
Rang Nom Montant Provenance Date
1er   Dimitri Payet 29 M€   West Ham United 29 janvier 2017
2e   Kevin Strootman 25 M€   AS Rome 28 août 2018
3e   Lucho González
  Duje Ćaleta-Car
19 M€   FC Porto
  Red Bull Salzbourg
30 juin 2009
20 juillet 2018
5e   Darío Benedetto
  Gerson
18 M€   Boca Juniors
  Flamengo
5 août 2019
1er juillet 2021
Cessions hors bonus[386],[387]
Rang Nom Montant Destination Date
1er   Michy Batshuayi 39 M€   Chelsea FC 3 juillet 2016
2e   Didier Drogba 38,5 M€   Chelsea FC 3 juillet 2004
3e   André-Frank Zambo Anguissa 30 M€   Fulham FC 9 août 2018
4e   Franck Ribéry 25 M€   Bayern Munich 7 juin 2007
5e   Giannelli Imbula 20 M€   FC Porto 1er juillet 2015
Légende : M€ = millions d'euros.

Soutien et image

Groupes de supporters

Les supporters de l’Olympique de Marseille occupent une place prépondérante dans la vie du club depuis près d'un siècle. Ce sont eux qui financent les travaux d'aménagement du stade de l'Huveaune à l'amorce des années 1920[388]. Mis en sommeil durant les années 1950 et 1960, les supporters marseillais retrouvent à nouveau des couleurs à l'occasion de la présidence Leclerc avec la création de l'Association des Supporters de l'OM dans les années 1970[A 14]. Par la suite, le phénomène ultras arrive en provenance d'Italie et fait rentrer les fans marseillais dans l'ère moderne du supportérisme. Ce phénomène donne naissance à de nombreux groupes dans les années 1980 dont le Commando Ultra'84 qui est le plus ancien groupe ultra de France[A 15],[D 1]. À partir de 1987, le président Bernard Tapie cède la gestion des abonnements des virages à ces groupes de supporters, ce qui les implique totalement dans la vie du club. Une majoration sur les abonnements comprise entre 30 et 50 euros par an est perçue par les associations, permettant ainsi le financement des tifos, des animations ou des déplacements. Ce système unique en France n'est plus mis en place depuis l'arrivée des nouveaux propriétaires en 2017.

Tifo réalisé lors de la finale de la Coupe de France face au Paris Saint-Germain au Stade de France en 2005.
Tifo réalisé sur l'ensemble des tribunes lors du clasico contre le Paris Saint-Germain en 2015.
Supporters de l'OM lors du match face au Red Bull Salzbourg en 2017.

Des années 1980 jusqu'au début des années 1990, une minorité de supporters sont décrits comme ayant une idéologie nationaliste et raciste[389]. À titre d'exemples, des joueurs adverses Noirs sont l'objet de jets de bananes comme Basile Boli en 1987-1988 ou Joseph-Antoine Bell en 1989-1990[OG 22],[390]. Depuis le milieu des années 1990, les supporters olympiens sont associés à une idéologie antiraciste et ils sont mis en opposition aux fans parisiens dont une partie est d'idéologie nationaliste[OG 23],[389]. Les groupes suivants clament l'idéologie antiraciste et le multiculturalisme : le Commando Ultra'84[391], les MTP[392], les Yankee[392], les South Winners[393] et les Fanatics[394]. Les dirigeants de l'OM cautionnent cette vision puisqu'au cours des années 2000 et 2010, des tenues de l'OM ont été de couleur orange ou vert-jaune-rouge. La couleur orange symbolise l'antiracisme, elle vient des South Winners qui ont mis leurs Bomber à l'envers lors d'un match PSG-OM en 1989-1990 afin de matérialiser leur opposition à des skinheads parisiens[OG 24],[393]. L'association de couleur vert, jaune et rouge représente les couleurs panafricaines et dans le cas du maillot de l'OM, le président Pape Diouf justifie leurs présences comme symbole du multiculturalisme de la ville[154].

 
Les supporters marseillais occupent une place centrale dans la vie du club.

Il existe au total sept groupes de supporters officiellement reconnus par l'OM depuis l'exclusion des Yankee en