Renaud Muselier

personnalité politique française

Renaud Muselier
Illustration.
Renaud Muselier
Fonctions
Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
En fonction depuis le [N 2]
(3 ans, 5 mois et 16 jours)
Élection
Prédécesseur Christian Estrosi
Député européen

(5 ans)
Élection 25 mai 2014
Circonscription Sud-Est (France)
Législature 8e
Groupe politique PPE
Président délégué du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur[N 1]

(1 an, 4 mois et 27 jours)
Élection 13 décembre 2015
Prédécesseur Patrick Allemand
Successeur Christian Estrosi
Député français

(5 ans et 5 jours)
Élection
Circonscription 5e des Bouches-du-Rhône
Législature XIIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Bruno Gilles
Successeur Marie-Arlette Carlotti

(9 ans, 3 mois et 8 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 5e des Bouches-du-Rhône
Législature Xe, XIe et XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Janine Écochard
Successeur Bruno Gilles
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

(2 ans, 11 mois et 14 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Gouvernement Raffarin II et III
Prédécesseur Georges Kiejman (ministre délégué)
Successeur Jean-Baptiste Lemoyne (indirectement)
Premier adjoint au maire de Marseille

(12 ans, 8 mois et 25 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection
Maire Jean-Claude Gaudin
Successeur Roland Blum
Conseiller général des Bouches-du-Rhône

(3 ans)
Circonscription Canton de Marseille-Notre-Dame-du-Mont
Prédécesseur Jean Roussel
Successeur Marie-Jeanne Fay
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Marseille (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP puis LR
Profession Médecin

Renaud Muselier
Présidents du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Renaud Muselier, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un homme politique français.

BiographieModifier

Origines familialesModifier

Renaud Muselier est issu d'une famille marseillaise. Son père, Maurice, fut déporté à Dachau pour faits de résistance. Sa mère, Sylviane Muselier, est décorée de l’ordre national du Mérite pour faits de résistance[réf. nécessaire]. Il est le petit-fils d'Émile Muselier, vice-amiral des Forces françaises libres qui a pris Saint-Pierre-et-Miquelon et qui l'a rallié au Général de Gaulle. Renaud Muselier est d'ailleurs l'auteur d'un ouvrage sur son grand-père[1]. Il est aussi le neveu de la reine Géraldine Apponyi (Géraldine Apponyi de Nagyappony), épouse du dernier roi d'Albanie détrôné par les Italiens en 1939[2].

Carrière professionnelleModifier

Il est médecin de profession, diplômé en médecine du sport. Il est[Quand ?] médecin coordinateur et directeur de la clinique médicale spécialisée Saint-Martin située à Marseille.

Parcours politiqueModifier

Membre du RPR (dont il est l'un des secrétaire généraux à partir de 1998 et vice-président du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale) et de l'UMP (membre du bureau politique en 2005), il annonce sa candidature à la présidence du RPR le [3], mais se retire ultérieurement.

Élu aux élections cantonales de 1992, il devient le premier adjoint de Jean-Claude Gaudin trois ans plus tard, lorsqu'il est élu maire de Marseille. Le , au lendemain des élections municipales et de sa réélection dans le troisième secteur de Marseille, le Premier ministre François Fillon lui propose de revenir au gouvernement — il est secrétaire d'État aux Affaires étrangères entre 2002 et 2005 — comme secrétaire d'État mais il décline la proposition pour pouvoir se consacrer à Marseille sans préciser le portefeuille qui lui était proposé[4].

En fait, il abandonne la fonction de premier adjoint pour briguer la succession de Jean-Claude Gaudin à la présidence de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole le suivant. Il est alors battu par le candidat socialiste, Eugène Caselli[5]. Pourtant, il était en théorie mathématiquement assuré d'être élu. Cette défaite surprise est considérée comme un sévère camouflet pour celui qui avait permis à Jean-Claude Gaudin d'être reconduit à la tête de la mairie de Marseille en 2008.

Lors des élections législatives de 2012, il perd son mandat de député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône au profit de la candidate socialiste Marie-Arlette Carlotti.

Le , il annonce qu'il démissionne de la présidence du groupe UMP à la communauté urbaine de Marseille et renonce à être candidat à la mairie de Marseille en 2014[6],[7]. Un an plus tard, il évoque son probable retour en politique, qui se concrétise par sa présence sur une liste aux élections européennes de 2014[8]. Fin , il est en effet désigné tête de liste pour la circonscription Sud-Est pour les élections européennes de la même année[9].

Lors des élections départementales de mars 2015 dans les Bouches-du-Rhône, la presse révèle son implication dans la fabrication d'une fausse liste, destinée à instrumentaliser le scrutin pour affaiblir la gauche[10].

Dans le cadre des élections régionales de en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il est désigné tête de liste dans les Bouches-du-Rhône pour la liste d'union de la droite. Celle-ci remporte les élections au second tour et Renaud Muselier est élu président délégué du conseil régional le suivant, au côté du président Christian Estrosi.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire française de la droite et du centre de 2016[11]. Dans le cadre de sa campagne, il est nommé orateur national chargé des transports. En , dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR à l'élection présidentielle[12].

Après l'annonce de démission de Christian Estrosi à la présidence du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier est désigné par les élus de la majorité le pour lui succéder[13]. Le 15 mai, il lui succède par intérim[14]. Il est élu président par le conseil régional le [15].

Fin , alors que Jean-Claude Gaudin effectue son dernier mandat de maire de Marseille, il critique ce dernier, estimant qu'il a fait « deux mandats de trop »[16]. Cette déclaration est interprétée par certains comme l'expression d'une rancœur, celle de ne pas avoir succédé à l'édile de la cité phocéenne après son deuxième mandat et d'avoir vu en 2008 le poste de président de la métropole marseillaise lui échapper[17].

Vie personnelleModifier

Petit-fils de l'amiral Émile Muselier, Renaud Muselier est père de quatre enfants. Il est ceinture noire 2e dan de karaté et double vice-champion de France de karaté contact (1982-1983) et champion de France universitaire de rugby (1984). De 1995 à 1997 il est vice-président de l’Olympique de Marseille[18].

En , pour des raisons administratives, il demande la nationalité mauricienne, pays où il a développé un projet immobilier[19],[20].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Au niveau nationalModifier

  • Député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône (1993-2002 et 2007-2012).
  • Vice-président du groupe UMP et vice-président de la commission des Affaires étrangères (2007-2012).
  • Secrétaire d’État aux Affaires étrangères auprès du ministre des Affaires étrangères (2002-2005).
  • Chargé de mission responsable des Français de l’étranger auprès du président de la République, Jacques Chirac (2005-2007).
  • Président du conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée (2009-2013).
  • Président de l'Institut du monde arabe (2011-2013)
  • Membre du conseil d’administration de l’Agence Française de Développement (AFD) – 2007/2012
  • Membre du Conseil d’administration de l’office français de protection des réfugies (OFPRA) - 2015
  • Député européen (2014-2019) : Groupe PPE (parti populaire européen) – Vice président de la délégation française (LR – PPE) - Vice président de la délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE - Membre du bureau du groupe PPE - Membre de la commission transports et tourisme

Au niveau localModifier

  • Conseiller général des Bouches-du-Rhône, élu dans le 2e canton de Marseille (1992-1996).
  • Premier adjoint au maire de Marseille, chargé de l'économie, de l'emploi, de la formation professionnelle, des zones d'activité et d’Euroméditerranée (1995-2001).
  • Président de l’établissement public d’aménagement d'Euroméditerranée (1995-2008).
  • Premier adjoint au maire de Marseille, chargé d'Euroméditerranée, du grand projet de transports collectifs, du métro et du tramway (2001-2008).
  • Vice-président et président de la commission des transports de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (2001-2008).
  • Conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, président du groupe UMP-UDF et apparentés (2004-2007).
  • Premier vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (à partir de 2008).
  • Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (depuis 2017).

Au sein de partis politiquesModifier

Au RPRModifier

  • Membre du conseil national (1987).
  • Délégué départemental à la jeunesse des Bouches-du-Rhône (1989).
  • Secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône (1991).
  • Délégué général chargé des relations avec le Parlement (1995).
  • Membre de la direction collégiale (1997).
  • Secrétaire national chargé de la sécurité et la politique de la ville (1998).
  • Membre du bureau politique (1998).
  • Secrétaire national chargé des relations avec les groupes parlementaires (1998).

À l'UMP puis à LRModifier

  • Membre du comité fondateur et du comité exécutif (à partir de 2002).
  • Conseiller politique (à partir de 2003).
  • Secrétaire départemental (2003-2012).
  • Membre du bureau politique (à partir de 2005).

Prises de positionModifier

En septembre 2020, il critique le président du conseil scientifique lors de l'épidémie de coronavirus, qu'il qualifie de « pompier pyromane »[21].

Il craint alors un reconfinement local de Marseille ou de ses alentours, et annonce qu'il se « battrait pour que ça ne se passe pas ». Il souhaite des décisions « mesurées » et estime que « les restaurants, les bars, les salles de spectacles, de cinéma, où les protocoles sanitaires sont respectés, doivent pouvoir continuer d’ouvrir »[21].

Ouvrages et publicationsModifier

  • Daumier, artiste frondeur, Marseillais rebelle, .
  • L'Amiral Muselier, le créateur de la Croix de Lorraine, .
  • Le Système Guérini, .
  • Rapports d'information pour la commission des Affaires Etrangères : « Quel chemin pour Damas » - 2010 « Comment construire l'Union de la Méditerranée ? » - 2007 « La Méditerranée : une chance pour la France » - 1994 « Géopolitique de l’eau » – 2012[réf. nécessaire]
  • Rapport d'information pour la commission des Affaires Sociales et Culturelles sur « La Chanson d'expression Française » - 1993[réf. nécessaire]
  • Rapport remis au Premier Ministre (Edouard Balladur 1994) sur « l’ Amélioration de la création d'emploi en Zone urbaine » - 1996[réf. nécessaire]

DistinctionsModifier

  • Grand officier de l'ordre du Mérite civil, remise par le roi d’Espagne, Juan Carlos (2009).
  • Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur, remise par le président de la République française, Jacques Chirac (2006).
  • Grand officier de l'ordre du Ouissam alaouite, remise par le roi du Maroc, Mohamed VI (2003).
  • Commandeur de l'ordre du Sahakmétréi (amitié réciproque), remise par le Premier ministre cambodgien Hun Sen (2003).
  • Commandeur de l'ordre du Mérite des chevaliers du Saint Sépulcre (1999).
  • Prix de l'humour politique 2003 du Club de presse pour sa phrase prononcée à la conférence des ambassadeurs « Dominique de Villepin fait tout et moi le reste ».

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Président délégué à la coordination des politiques publiques et des fonds européens, membre du groupe parlementaire Union pour la région.
  2. Par intérim jusqu'au .

RéférencesModifier

  1. Renaud Muselier, L'Amiral Muselier, le créateur de la Croix de Lorraine, Éditions Perrin, 2000 (ISBN 2262016968).
  2. Stéphane Bern, « Albanie : noces royales à Tirana, réconcilié avec son lointain passé », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 18 octobre 2016).
  3. « Comité RPR » sur le site de l'Ina.
  4. « Renaud Muselier décline un portefeuille au gouvernement », sur Le Monde, .
  5. « Le socialiste Eugène Caselli élu président de la communauté urbaine de Marseille », AFP du 17 avril 2008.
  6. « Renaud Muselier renonce à la mairie de Marseille », sur Le Figaro, .
  7. « Muselier pas candidat à Marseille », sur Le Figaro, .
  8. « Marseille : le retour de Renaud Muselier », sur Le Figaro, .
  9. « Européennes : MAM, Morano... l'UMP a désigné ses têtes de listes », sur Le Parisien, .
  10. Julie Davico-Pahin, « Marseille : une fausse liste pilotée par la droite », Marianne,‎ (lire en ligne).
  11. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  12. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », sur liberation.fr, .
  13. « Renaud Muselier désigné pour succéder à Christian Estrosi à la tête de la région PACA », lemonde.fr, 9 mai 2017.
  14. « Renaud Muselier, nouveau président par intérim de la Région: pourquoi se fait-il si discret ? », sur ledauphine.com, (consulté le 16 mai 2017).
  15. « Muselier remplace Estrosi à la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur », lemonde.fr, 29 mai 2017.
  16. « Marseille: Gaudin, un "mauvais maire" qui a fait "deux mandats de trop", pour Muselier », sur Le Point, (consulté le 28 septembre 2020)
  17. Gilles Rof, « À Marseille, Renaud Muselier attaque encore Jean-Claude Gaudin », lemonde.fr, 25 janvier 2018.
  18. « Parcours »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur renaudmuselier.fr.
  19. Fabrice François, « L’ancien ministre Renaud Muselier demande la double nationalité franco-mauricienne », sur zinfos974.com (consulté le 22 mai 2016).
  20. « L'élu marseillais Renaud Muselier demande la nationalité mauricienne », sur leparisien.fr, (consulté le 13 août 2016).
  21. a et b Crainte d'un reconfinement en Paca : le coup de gueule de Muselier contre le président du Conseil scientifique, 10 sept. 2020, rédaction de LCI, https://www.lci.fr/politique/covid-19-coronavirus-crainte-d-un-reconfinement-en-paca-le-coup-de-gueule-de-renaud-muselier-contre-le-president-du-conseil-scientifique-jean-francois-delfraissy-2164174.html

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier