Puma (entreprise)

équipementier sportif allemand

Puma SE
logo de Puma (entreprise)
Logo de Puma
illustration de Puma (entreprise)
Siège social de Puma à Herzogenaurach, en Allemagne.

Création [1]
Fondateurs Rudolf Dassler
Forme juridique Société européenne
Action AllemagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Slogan « Forever Faster » (Toujours plus rapide)
Siège social Herzogenaurach, Bavière
Drapeau d'Allemagne Allemagne
Direction Björn Gulden (PDG)
Jean-François Palus (Président du Conseil de surveillance)
Actionnaires Famille François Pinault (28,4 %), Kering SA (15,9 %), BlackRock Investment Management (2,84 %)...
Activité Équipementier sportif
Produits Chaussures, vêtements de sport, équipement sportif, Puma Future, Puma One, Puma IGnite, Puma Trinomic, Puma Suede, Puma Fenty
Filiales Cobra Golf
BV 09 Borussia Dortmund
Tretorn (sv)
Effectif 14 700 (2018)
TVA européenne DE132490658[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web Site officiel
Site officiel

Capitalisation 3 227 548 000 
Chiffre d'affaires 5,502 milliards d'euros (2019)[3]
en augmentation vs 2017
Résultat net 337,4 millions d'euros (2018)
en augmentation vs 2017

Puma SE est une entreprise allemande spécialisée dans la fabrication d'articles de sport fondée en 1948 par Rudolf Dassler, frère aîné d'Adolf Dassler fondateur d'Adidas, et basée à Herzogenaurach en Bavière, filiale jusqu'en 2018 du groupe français Kering.

Connue comme « la marque au félin bondissant » et présente dans plus de 120 pays, Puma est le troisième équipementier sportif dans le monde derrière Nike et Adidas[4].

Le siège social de Puma France était installé depuis 1987 à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg[5]. Depuis le 3 mai 2021 Puma France a déménagé à Strasbourg même, dans le quartier du Wacken[6].

Historique de la sociétéModifier

OrigineModifier

Les frères Dassler, Adolf et Rudolf, qui avaient fondé avant la Seconde Guerre mondiale une entreprise de fabrication de chaussures, la « Schuhfabrik Gebrueder Dassler » (fabrique de chaussures des frères Dassler), se brouillent et la séparent en [7]. Adolf fonde alors Adidas, sur la base de son surnom « Adi » et de la première syllabe de son nom de famille, « Das », tandis que son frère Rudolf fonde quant à lui la marque sportive Puma, un nom prononçable dans toutes les langues[8].

En 1949, Armin Dassler transforme sa société en commandite en société anonyme pour l'introduire sur les bourses de Munich et de Francfort afin de lever des fonds, Puma perdant des parts de marché devant Adidas et surtout les nouveaux Nike et Reebok. Mais l'« action Becker » (du nom de Boris Becker) chute, si bien que la Deutsche Bank prend le contrôle de la société et évince Armin Dassler[9].

XXIe siècleModifier

 
La chaussure Puma Suede.
 
Une paire de chaussures Puma.

Depuis 2003, Puma est le sponsor officiel de l'équipe nationale italienne de football et de l'athlète jamaïcain Usain Bolt, sextuple champion olympique et huit fois champion du monde sur les distances des 100 et 200 mètres[10].

En 2007, le groupe PPR (qui deviendra Kering) prend une participation dans l'entreprise à hauteur de 27,1 %. Elle sera augmentée la même année et portée à plus de 75 % quatre ans plus tard[11],[12].

En 2010, la société rachète la marque américaine Cobra Golf[13].

En 2011, la marque relève un défi[non neutre] lancé par le groupe de défense de l’environnement Greenpeace consistant à « faire une cure de détox ». L'entreprise s'est engagée à lutter contre l’utilisation et les rejets de produits toxiques dans sa chaîne de production[14]. La décision de Puma est intervenue deux semaines après que Greenpeace ait lancé son rapport « Linge sale » (Dirty Laundry)[15] identifiant des liens commerciaux entre des marques majeures de vêtement, dont Nike, Puma et Adidas et des fournisseurs responsables du rejet de produits chimiques dangereux dans les fleuves chinois[16].

Au , Puma devient le sponsor officiel d'Arsenal pour 5 ans avec un montant 38 millions d'euros par an, ce qui est le plus gros contrat de sponsoring décroché par la marque, lui permettant ainsi de rivaliser avec ses concurrents Adidas et Nike[17].

Après plusieurs années de positionnement stratégique axé sur les produits « Sport et LifeStyle », l'entreprise recentre ses objectifs sur les produits « Sport, Performance » et le football[18],[19].

En , Puma subit un revers médiatique[19],[20] lorsque, durant la rencontre France-Suisse de l'Euro 2016 de football, six maillots des joueurs de l'équipe suisse se déchirent en pleine action[21]. Réagissant rapidement, la marque admet être responsable de l'impair, et parle d'un « défaut de fabrication »[20],[22], indiquant qu'il y a eu « un lot de matériel dont la trame a été endommagée pendant le processus de production, aboutissant à une fragilisation du vêtement final. Cela peut arriver, si la combinaison de chaleur, de pression, et de temps n'est pas bien contrôlée lors de la production »[21]. La marque indique en outre avoir fait l'inventaire de tous les maillots fournis aux équipes de cet Euro qu'elle sponsorise, et assure que « un incident aussi malencontreux ne se reproduira pas »[21]

En 2018, Kering cède Puma aux actionnaires de son groupe (distribution d'actions) pour se concentrer sur le luxe[23].

ProduitsModifier

Les produits sont principalement vendus sous les marques « Puma », « Cobra » et « Tretorn (sv) »[24]

  • Chaussures : elles représentent 47,7 % du chiffre d'affaires de l’entreprise en 2018[25]
  • Vêtements : ils représentent 34,8 % du chiffre d'affaires de l’entreprise en 2018
  • Accessoires (ballons, sacs, lunettes) : ils représentent 17,5 % du chiffre d'affaires de l’entreprise en 2018

ActionnairesModifier

Liste des actionnaires mise à jour au [26].

Famille Pinault Francois 28,4%
Kering 15,9%
BlackRock Investment Management 2,84%
DWS Investment 1,60%
Carmignac Gestion 1,52%
The Vanguard Group 1,47%
Carmignac Gestion Luxembourg 1,43%
FIL Investment Advisors 1,34%
Puma (auto-contrôle) 0,90%
BlackRock Fund Advisors 0,87%

Équipementier officielModifier

Puma est l'équipementier de plusieurs équipes de football, comme aux Pays-Bas, le PSV Eindhoven[27] , en France avec l'Olympique de Marseille[28] et le Stade rennais[29] ou en Italie, l'Associazione Calcio Milan[30].

Notes et référencesModifier

  1. (de) Falscher Puma-Gründungstag sorgt für Verwirrung, nordbayern.de,
  2. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ », sous le nom PUMA SE (consulté le )
  3. Puma sur boursorama.com
  4. « Puma, toutes griffes dehors », L'Express.fr, 20 novembre 2011.
  5. « Puma court pour Strasbourg », Les Dernieres Nouvelles d'Alsace.fr, 28 janvier 2016.
  6. « Puma prend ses quartiers au Wacken à Strasbourg », sur www.topmusic.fr, (consulté le )
  7. Tristan Gaston-Breton et Pascal Garnier, « Adi et Rudi Dassler, la haine en héritage », sur lesechos.fr,
  8. « Adidas - D'une petite firme familiale de Bavière à un géant mondial », Le Devoir.com,
  9. (en) Barbara Smit, Sneaker Wars. The enemy brothers who founded Adidas and Puma and the family Feud that forever changed the business of sport, HarperCollins, , p. 217
  10. (en) « Usain Bolt renews Puma sponsorship », BBC.com, 24 septembre 2013.
  11. « PPR augmente à 75 % sa participation dans Puma », L'Expansion.fr, 8 août 2011.
  12. « PPR monte encore au capital de Puma », L'Usine Nouvelle.com, 8 août 2011.
  13. (en) « Puma acquires equipement brand Cobra Golf », Puma.com, 10 mars 2010.
  14. « DETOX : Puma a pris les devants », Greenpeace.org, 26 juillet 2011.
  15. (en) [PDF] « Dirty Laundry », Greenpeace.org, 13 juillet 2011.
  16. « Nike ou Adidas ? Lequel produira des articles de sport de manière durable », Greenpeace.org, 13 juillet 2011.
  17. « Puma signe un contrat historique avec Arsenal », Le Figaro.fr, 27 janvier 2014.
  18. « Puma tire les premiers fruits de son repositionnement sur la performance sportive », Philippe Bertrand, Les Échos.fr, 7 novembre 2014 (consulté le 24 avril 2016).
  19. a et b « Euro 2016 : ces maillots déchirés qui égratignent Puma », Pierre Demoux, Les Échos.fr, 20 juin 2016.
  20. a et b « Euro 2016 - Puma : les maillots qui déchirent ! », Le Point.fr avec AFP, 20 juin 2016
  21. a b et c « Puma sait pourquoi les maillots de la Suisse se déchiraient face à la France », Jean-Baptiste Duval, The Huffington Post.fr, 20 juin 2016.
  22. « Euro 2016 : Les maillots Puma de la Suisse ? Un défaut de fabrication », 20 minutes.fr, 20 juin 2016.
  23. « Luxury group Kering to spin off Puma to its own shareholders », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. Autres marques PUMA
  25. L'action Puma sur zonebourse.com
  26. Zone Bourse, « liste des actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le )
  27. « Puma, nouvel équipementier officiel du PSV Eindhoven », sur Footpack, (consulté le )
  28. « Puma nouvel équipementier de l’Olympique de Marseille pour 5 ans », sur Les Echos, (consulté le )
  29. « Puma nouvel équipementier du Stade Rennais », sur Sport Strtatégies (consulté le )
  30. Matthis Publié le 12 février 2018 à 15 h 24 min Répondre, « Officiel : Puma et l'AC Milan annoncent un partenariat à long terme à partir de juillet 2018 », sur Footpack, (consulté le )

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Barbara Smit (trad. de l'anglais par Thierry Arson), Sport business : Adidas, Puma… la guerre des logos, Paris, Presse de la cité, , 445 p. (ISBN 978-2-258-07513-9)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier