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Olympique Thonon Chablais

club français de football
Olympique Thonon Chablais
Logo du Olympique Thonon Chablais
Généralités
Nom complet Olympique Thonon Chablais
Noms précédents Club sportif Thonon-les-Bains[1] (1909-1987)
Olympique Thonon-les-Bains (1987-1992)
Thonon Chablais Football (1992-1997)
Fondation 1909
Disparition 2007 : Fusion dans l'Olympique Croix-de-Savoie 74
Couleurs Jaune et bleu
Stade Stade Joseph-Moynat
(3 600 places, dont 1 600 assises places)
Siège Thonon-les-Bains

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


L’Olympique Thonon Chablais est un club de football français, né en 1987 de la ville de Thonon-les-Bains et du département du Haute-Savoie en Rhône-Alpes. Ses couleurs sont le jaune et bleu et évolue à domicile au Stade Joseph-Moynat. Le club est fondé sur les bases du CS Thonon né en 1909 à la suite de sa disparition, pour raison financière.

Le club fusionne en 2007 avec le Football Croix-de-Savoie 74 pour former l'Olympique Croix de Savoie 74, ensuite rebaptisé Évian Thonon-Gaillard Football Club le .

Sommaire

HistoriqueModifier

Fondé en 1909 et basé à Thonon-les-Bains, le Club sportif de Thonon (également connu sous le nom de Club sporting de Thonon) comme il fut nommé à sa création évolua au niveau régional du championnat de Division d'honneur du Lyonnais des années 1930 jusqu'à la fin de la guerre (à l'époque la DH était le troisième échelon du football français), lorsqu'il est relégué à l'issue de la saison 1948-1949 avec 38 points à 5 points derrière l'US Annemasse, premier non relégable. Il va ensuite évoluer en « Promotion de Ligue » pendant 14 ans, étant trois fois le vice-champion de cette compétition (en 1951, 1952 et 1959) sans jamais monter. C'est à cette époque que l'ancien joueur professionnel français Mohammed Azzouz viendra entraîner l'équipe (de 1958 à 1960). Cependant, le CST va totalement manquer sa saison 1963-1964 et descendre en « Promotion de District », finissant 10e et dernière de son groupe. Les dirigeants feront alors appel à l'ancien joueur professionnel Maurice Lakière, pour diriger l'équipe. Sous ses ordres, le CST remportera directement le championnat départemental de Promotion de District l'année de la relégation en 1965 et remontera en Promotion de Ligue un an après l'avoir quitté, puis va monter deux ans plus tard en « Promotion d'Honneur » (deuxième division régionale, juste au-dessous de la DH, apparue en 1963), après avoir fini quatrième de Promotion de Ligue en 1966 puis troisième en 1967. En Promotion d'Honneur (deuxième niveau régional), l'équipe, toujours entraînée par Lakière, va se maintenir facilement (4e en 1968), s'installer durablement (4e en 1969, 6e en 1970) et va même, au bout de 4 saisons, remporter le championnat se promouvoir en DH en 1971 (alors l'équivalent de la 4e division). L'ancien joueur professionnel français Jacky Veggia (notamment champion de France en 1964 avec l'AS Saint-Étienne) est alors engagé pour entraîner l'équipe, Lakière va maintenant s'occuper de la formation des jeunes. Le CST arrivera tout d'abord à assurer facilement son maintien (7e en 1972, 5e en 1974 et 3e en 1973), mais la saison 1974-1975 est bien plus complqiuée et le CST se maintient à la différence de but, ayant le même nombre de points (51) que le premier relégué, l'US Marnaz. Jacky Veggia est alors remplacé par l'entraîneur-joueur (au poste de gardien de but) Jean-Pierre Carayon (passé par Bourges Football, le Gazélec Ajaccio, et l'AS Monaco). Dès son arrivée, l'effectif, composé notamment de Claude Alphonse, Roland Lacroix et Christian Lacoste tous formés par Lakière, se bat pour la montée avec le club phare de la région, le FC Grenoble. Cette année-là, le club atteint les 16e de finale de la coupe de France, qui se dispute encore en matchs aller-retour, joué contre l'AS Béziers alors en deuxième division. Devant environ 3000 spectateurs au match aller (au stade Joseph Moynat), Béziers l'emporte 1-2 grâce à un but en fin de match d'un attaquant biterrois parti seul à la limite du hors jeu, s'en allant battre Jean Pierre Carayon, auteur d'une mauvaise sortie, alors que le CST poussait pour l'emporter. Lors du match retour, Thonon mène 1-0 à la 90e minute sur le terrain de Béziers mais va être tout de même contrainte de jouer les prolongations. Béziers égalise, Thonon est éliminé. De plus, Thonon ne réussira pas à jouer les premiers rôles jusqu'au bout de la saison, au même titre d'ailleurs que Grenoble, laissant une avance de neuf points aux champions du SO Pont-de-Cheruy à l'issue de l'exercice 1974-1976 de DH. À cette époque, le chef d'entreprise thononais (directeur de la société de transport à son nom) et homme politique (conseiller général PS du canton de Thonon en 1979 et 1985, Michel Frossard, est président[2],[3].

Toujours sous les ordres de Jean-Pierre Carayon, les Savoyards remportent en 1978 le championnat de DH[4],[3]. Dès sa première saison en division 3, le CS Thonon est promu en division 2 en terminant 2e du groupe Sud[5]. Jean-Pierre Carayon dispute lors de cette saison ses derniers matchs en tant que joueur[6]. Pour sa première saison en division 2, les Savoyards surprennent en terminant 4e du groupe B puis confirment, en terminant l'année suivante 7e. En 1982, l'équipe dirigée par Jean-Pierre Carayon finit 2e du groupe A à égalité de points avec le Toulouse FC mais avec une différence de buts défavorable. L'équipe termine également cette saison avec la meilleure défense du groupe. En barrages d'accession, le CS Thonon est battu par le FC Mulhouse sur le score de cinq à un sur les deux rencontres. En fin d'année, Jean-Pierre Carayon est élu meilleur entraîneur de division 2 par le magazine France Football[7] mais la saison suivante est plus difficile, et le club termine 13e du groupe B. En avril 1984, le président du CS Thonon, Michel Frossard, est poussé à la démission et Jean-Pierre Carayon quitte alors son poste en solidarité avec lui[8].

 
Logo du CS Thonon

Les saisons suivantes sont plutôt difficiles (variant de la 5e place en 1985 à la 13e en 1983 et 1986 en passant par la 9e en 1984), et finalement à l'issue de la saison 1986-87, le club finit 16e et est relégué. De plus, plutôt que de descendre en D3, le club demande à être rétrogradé en Division 4 pour des raisons financières. Le CS Thonon ayant déposé le bilan, le club devient maintenant l'« Olympique Thonon-les-bains ».

En 1992, toujours en quatrième division, le club fusionne avec la Stella Thonon et devient le Thonon Chablais Football (mais cela n'est pas une fusion d'importance majeure, le Stella Thonon ne dépassant pas le CST au niveau sportif[9]). Le nouveau club évolue au 4e échelon jusqu'en 1993 quand il est reversé en National 3 (5e échelon) à la suite de la réforme des échelons du football français qui s'effectua cette même année. Vainqueur de son groupe de National 3 l'année de la relégation, l'OTC est promu en National 2 équivalent de la Division 3 ce n’était plus la même chose c'était l"équivalent du CFA aujourd'hui le club jouait contre les réserves pro le niveau était D1-D2-N1-N2-N3

et y reste trois saisons, avant d'être finalement à nouveau relégué en CFA 2 en 1997.

Rebaptisé Olympique Thonon Chablais, le club dégringole alors les marches des championnats nationaux et se retrouve dans les profondeurs du classement régional : en Division d'Honneur en 1998, en Division d'honneur régionale en 1999 puis en Promotion d'honneur régionale en 2001, où il évolue trois saisons. Il retrouve la DHR en 2004 d'où il est vite relégué un an après, en retournant en PHR dès 2005. Cette longue descente peut s'expliquer par le fait que le club connaît alors de gros problèmes de gestion se ressentant donc au niveau sportif.

Bilan par saisonModifier

Saison Championnat Coupe de France
Division Niv. Classement P/R Pts J V N D Bp Bc Diff
Club sporting de Thonon-les-bains
1946-47 DH Lyonnais 4 7e - 42 22 9 2 11 39 43 -4 -
1947-48 DH Lyonnais 4 8e - 42 22 7 6 9 35 45 -10 -
1948-49 DH Lyonnais 4 12e   38 24 4 6 14 32 58 -26 -
1949-71 Divisions inférieures - -   - - - - - - - - -
1971-72 DH Lyonnais 4 8e - 44 22 8 6 8 29 28 +1 -
1972-73 DH Lyonnais 4 - - - - - - - - - - -
1973-74 DH Lyonnais 4 5e - 56 26 9 12 5 31 20 +11 -
1974-75 DH Lyonnais 4 8e - 51 26 11 3 12 35 31 +4 -
1975-76 DH Lyonnais 4 6e - 55 26 10 9 7 40 22 +18 -
1976-77 DH Lyonnais 4 2e - 62 26 16 4 6 42 17 +25 -
1977-78 DH Lyonnais 4 Champion   63 26 15 7 4 51 19 +32 -
1978-79 Division 3 Gr. Sud 3 2e   38 30 16 6 8 44 36 +8 -
1979-80 Division 2 Gr. B 2 4e - 39 34 14 11 9 47 37 +10 -
1980-81 Division 2 Gr. A 2 7e - 37 34 14 9 11 40 39 +1 -
1981-82 Division 2 Gr. A 2 2e - 46 34 18 10 6 38 23 +15 -
1982-83 Division 2 Gr. B 2 13e - 28 34 8 12 14 35 45 -10 -
1983-84 Division 2 Gr.A 2 9e - 33 36 11 11 14 39 51 -12 -
1984-85 Division 2 Gr. B 2 5e - 38 34 15 8 11 48 39 9 -
1985-86 Division 2 Gr. A 2 13e - 31 34 9 13 12 26 35 -9 -
1986-87 Division 2 Gr. B 2 16e    24 34 7 10 17 27 45 -18 -
Olympique Thonon-les-Bains
1987-88 Division 4 Gr. E 4 11e - 21 26 6 9 11 20 21 -1 -
1988-98 Division 4 Gr. E 4 5e - 31 26 10 11 5 42 29 +13 -
1989-90 Division 4 Gr. E 4 7e - 28 26 10 8 8 29 17 +12 -
1990-91 Division 4 Gr. E 4 7e - 27 26 8 11 7 21 22 -1 -
1991-92 Division 4 Gr. E 4 4e - 35 26 14 7 5 39 20 +19 -
Thonon Chablais Football
1992-93 Division 4 Gr. F 4 9e - 23 26 7 9 10 31 31 0 -
1993-94 National 3 Gr. F 5 Champion   35 26 11 13 2 30 15 +15 -
1994-95 National 2 Gr. B 4 10e - 34 34 10 14 10 46 38 +8 -
1995-96 National 2 Gr. C 4 11e - 40 34 10 10 14 31 46 -15 -
1996-97 National 2 Gr. B 4 18e   14 34 3 5 26 19 74 -55 -
Olympique Thonon Chablais
1997-98 CFA 2 Gr. H 5 18e   15 30 3 6 21 19 72 -53 -
1998-99 DH Rhone-Alpes 6 14e   43 26 4 5 17 35 58 -23 -
1999-2000 DHR C Rhône-Alpes 7 4e - 54 22 9 6 7 25 29 -4 -
2000-01 DHR C Rhône-Alpes 7 11e   37 22 4 3 15 26 47 -21 -
2001-04 PHR Rhône-Alpes 8 -   - - - - - - - - -
2004-2005 DHR C Rhône-Alpes 7 11e   42 26 6 3 13 34 51 -17 -
2005-07 PHR Rhône-Alpes 8 - - - - - - - - - - -
 = Promu  = Relégué
Article détaillé : Football en France.

PalmarèsModifier

Championnats nationaux Championnats régionaux Coupes régionales

PersonnalitésModifier

Anciens joueursModifier

À l'époque de la promotion du club en deuxième division, le CS Thonon peut compter sur une génération de jeunes joueurs talentueux et fidèles comme Yvon Lainé (1977-1984), René Champeau (1976-1984), Christian Béchet (1977-1984), Rodolphe Costa (1973-1984) auxquels les dirigeants ajoutent des joueurs expérimentées tels le gardien Frédéric Dobraje, le défenseur tchèque Anton Ondruš, les attaquants Christian Coste et Pierre Giudicelli. Lors de l'historique saison 1981-1982, l'équipe, dirigée par Jean-Pierre Carayon depuis 1975, est composé du gardien Dobraje, des défenseurs Michel Jean (ancien de l'Avenir Club Avignonnais), Christian Bechet, Rodolphe Costa, des milieux de terrain René Champeau, Yvon Lainé, Yves Contesti, des attaquants Christian Coste (meilleur buteur cette saison-là), Giudicelli, Martin Maya et du jeune Pascal Dupraz[12].

EntraîneursModifier

Notes et référencesModifier

  1. Parfois appelé « Club sporting » Thonon-les-Bains
  2. « Bilan de Thonon »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Savoie-foot.com, consulté le 25 janvier 2014.
  3. a et b « Il y a trente ans, le CS Thonon accédait à la deuxième division », sur www.lemessager.fr, (consulté le 11 avril 2012)
  4. « Classement et résultats de la saison 77/78 du DH Lyonnais », sur www.footballenfrance.fr (consulté le 10 avril 2012)
  5. « Classement et résultats de la saison Division 3 groupe Sud », sur www.footballenfrance.fr (consulté le 10 avril 2012)
  6. « Fiche de Jean-Pierre Carayon », sur www.playerhistory.com (consulté le 13 avril 2012)
  7. (en) Erik Garin, « France - Footballer of the Year », sur www.rsssf.com, RSSSF, (consulté le 16 juillet 2013)
  8. « Football sans frontières », Gazette de Lausanne, no 82,‎ (lire en ligne)
  9. Olympique Thonon Chablais, croixdesavoiefans.net
  10. Officiellement vice-champion
  11. « Classement et résultats de Olympique Thonon Chablais depuis 1947 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  12. J.B., « Il y a trente ans, le CS Thonon accédait à la deuxième division », Le Messager, 25 juillet 2009 lire en ligne

Articles connexesModifier