Jean-Pierre Papin

footballeur et entraineur français

Jean-Pierre Papin
Image illustrative de l’article Jean-Pierre Papin
Jean-Pierre Papin en 2016.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France C' Chartres Football (entraîneur)
Biographie
Nom Jean-Pierre Roger Guillaume Papin
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (56 ans)
Lieu Boulogne-sur-Mer (France)
Taille 1,76 m (5 9)
Période pro. 1984-1998
Poste Attaquant
Parcours junior
Années Club
1970-1978Drapeau : France Jeumont
1978-1980Drapeau : France Trith-Saint-Léger
1980-1981Drapeau : France Valenciennes FC
1981-1984Drapeau : France INF Vichy049 0(13)
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1984-1985Drapeau : France Valenciennes FC034 0(16)
1985-1986Drapeau : Belgique FC Bruges043 0(32)
1986-1992Drapeau : France Olympique de Marseille274 (182)
1992-1994Drapeau : Italie Milan AC062 0(32)
1994-1996Drapeau : Allemagne Bayern Munich038 00(6)
1996-1998Drapeau : France Girondins de Bordeaux070 0(32)
1998Drapeau : France EA Guingamp010 00(3)
1999-2001Drapeau : France JS Saint-Pierroise027 0(13)
2001-2004Drapeau : France US Lège-Cap Ferret061 0(26)
1984-2004 Total 619 (342)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1985-1986Drapeau : France France espoirs04 0(3)
1986-1995Drapeau : France France A054 0(30)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2004-2006Drapeau : France Bassin d'Arcachon32v 16n 8d
2006-2007Drapeau : France RC Strasbourg23v 13n 8d
2007-2008Drapeau : France RC Lens14v 12n 16d
2009-2010Drapeau : France LB Châteauroux5v 8n 6d
2014-2015Drapeau : France Bassin d'Arcachon3v 6n 17d
2020-Drapeau : France C' Chartres Football
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Jean-Pierre Papin, né le à Boulogne-sur-Mer, est un joueur international et entraîneur de football français.

Avant-centre efficace et spectaculaire, dont les reprises de volée et retournés acrobatiques sont restés célèbres sous le nom de papinades, il est en 1991, le troisième joueur français à remporter le Ballon d'or, après Raymond Kopa et Michel Platini et le seul à ce jour à être honoré de cette distinction alors qu'il joue dans un club français. Révélé au FC Bruges, en Belgique, JPP connaît l'apogée de sa carrière à l'Olympique de Marseille, où il joue de 1986 à 1992 avec lequel il atteint la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1991 et finit meilleur buteur de la compétition en 1990, 1991 et 1992. Il porte ensuite le maillot de deux des clubs européens les plus prestigieux, le Milan AC, avec lequel il remporte la Ligue des champions de l'UEFA en 1994 et le Bayern Munich, avec lequel il remporte la Coupe de l'UEFA en 1996, chose rare pour un français à cette époque.

Papin honore 54 sélections en équipe de France, avec laquelle il dispute la Coupe du monde de 1986 et l'Euro 1992 et dont il devient capitaine. Sa carrière internationale prend fin quelques années avant l'heure de gloire de la sélection, à la fin des années 1990. Il n'est pas retenu dans les sélections françaises qui atteignent les demi-finales de l'Euro 1996 et qui remportent la Coupe du monde 1998.

Il fait partie de la FIFA 100, une liste des plus grands footballeurs vivants, publiée en 2004 pour le centenaire de la Fédération internationale de football association (FIFA), signée par Pelé, considéré comme le meilleur joueur de football du XXe siècle et est nommé parmi les meilleurs footballeurs européens à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Union des associations européennes de football (UEFA) en 2004.

En 1996, il créait avec sa femme l'association Neuf de Cœur, pour apporter information et soutien aux familles dont les enfants souffrent de lésions cérébrales, comme c'est le cas de sa fille Émily.

Il devient entraîneur en 2004 et dirige des clubs amateurs et professionnels dont le RC Strasbourg, le RC Lens, La Berrichonne de Châteauroux et actuellement le C' Chartres Football. Il est aussi consultant sportif depuis 2008.

BiographieModifier

Ses débutsModifier

Jean-Pierre Papin est le fils de Guy Papin (1942-2019), joueur à l'US Boulogne en division 2 au côté de Jean-Claude Bielitzki et d'Yvan Garofalo[1] et de Marie Yvonne Sergent (1942). La famille Papin remonte à Jehan Papin, armateur à Boulogne en 1567[2]. Si Papin est né à Boulogne-sur-Mer, c'est dans le Nord, à Jeumont, qu'il a grandi, où il a suivi sa mère à la suite de la séparation de ses parents.

Il manifeste très tôt un goût prononcé pour le football et apprécie Gerd Müller et Joe Jordan[3]. Il a une préférence pour le football anglais et allemand parce qu'à la télé, il regarde les buts des championnats étrangers sur Stade 2. Manchester United est le premier club que Papin ait supporté.

Il a aussi une appétence toute modérée pour les études. Il lui arrivait de mettre le thermomètre sur le chauffage et de simuler une fièvre afin d'éviter d'aller en classe. De son propre aveu, à une institutrice qui demandait quelle profession il souhaitait exercer, il aurait répondu qu'il voulait devenir footballeur professionnel. Il commence sa carrière chez les jeunes au club de Jeumont où il joue au poste de libéro en 1970, où il reste licencié jusqu'en 1978, avant d'intégrer le club de Trith-Saint-Léger. Il joue ensuite en national au Valenciennes FC pour une saison, en 1980-1981 puis toujours en national avec l'INF Vichy de 1981 à 1984 où il participe à la Coupe Gambardella en 1983 et est éliminé en quart de final par le RC Lens futur finaliste[4] puis atteint les 32e de finale de la coupe de France la même année.

Jeunes années (1984-1986)Modifier

Il devient professionnel en 1984 en signant à Valenciennes qui joue en Division 2. lors de son passage à Valenciennes, il est supervisé par Raoul Lambert qui le convainc de tenter l'aventure à l'étranger, au FC Bruges. Papin ne veut pas faire comme tout le monde et signer à Lille, Lens ou Auxerre et quelques années plus tôt, en 1978, Bruges, se hissa en finale de Ligue des Champions à Wembley. Il signe à Bruges en pour contredire son père. Cette même année, il remporte le Tournoi de Toulon avec l'équipe de France Espoirs et termine meilleur buteur du tournoi.

Ce sont des débuts fracassants au plus haut niveau à Bruges, avec la Coupe de Belgique, et la finale du championnat de Belgique dont le titre se joue sur deux matchs aller-retour contre le Royal Sporting Club d'Anderlecht. Bruges, est sans doute la plus belle étape de sa carrière dira Papin.

Sa notoriété auprès du grand public est grandissante, et il connaît sa première sélection France - Irlande du Nord (0-0) le au Parc de Princes à Paris, où il est titulaire et joue les 90 minutes.

Il a été appelé par l'entraîneur des Bleus Henri Michel pour remplacer José Touré, qui s'est blessé.

Dans la foulée, il dispute la Coupe du monde 1986 au Mexique auprès de son idole Michel Platini, où les Bleus terminent à la troisième place. Il marque notamment le seul but de la France lors du premier match de poule, contre le Canada. Pressenti avant la compétition comme titulaire en tant qu'avant-centre typique aux côtés d'un Dominique Rocheteau libre, tournant autour de lui, il a pourtant, à la suite de nombreux ratés devant le but lors du premier tour, laissé sa place de no 9 à Yannick Stopyra. Il ne retrouvera son poste que contre la Belgique dans la petite finale, au cours de laquelle il marque un but.

 
Jean-Piere Papin et Michel Platini pendant la Coupe du monde 1986 au Mexique.

Épopée marseillaise (1986-1992)Modifier

 
Compositions des équipes lors de la finale de la Ligue des champions perdue par l'OM face à l'Étoile rouge de Belgrade (0-0 puis 5 t.a.b à 3) en 1991.

Il signe en 1986 avec l'Olympique de Marseille. La signature du contrat sera houleuse, JPP avait signé un pré-contrat à l'AS Monaco lors de la coupe du monde au Mexique. Mais Bernard Tapie lui proposera un salaire deux fois supérieur à celui de l'AS Monaco. JPP sera donc transféré à l'OM moyennant le versement d'une indemnité à l'AS Monaco. Pour ses débuts, JPP effectue une excellente première moitié de saison, avant de flancher par la suite. Le club marseillais termine seulement deuxième du Championnat derrière Bordeaux, et est battu par cette même équipe lors de la finale de la Coupe de France. Ses prestations critiquées à la Coupe du monde 1986 et ses débuts mitigés à Marseille valent à Jean-Pierre Papin certains sobriquets désobligeants tels que JPP, j'en plante pas ou JPP, j'en peux plus.

Vexé par cette année en dents de scie, Jean-Pierre travaille d'arrache-pied afin d'être fin prêt pour la nouvelle saison. Ce travail porte ses fruits puisqu'il termine la saison 1987-1988 meilleur buteur du championnat de France. Marseille ne termine que sixième du Championnat mais réalise un joli parcours européen en Coupe des Coupes en se hissant jusqu'en demi-finale, battu par l'Ajax d'Amsterdam.

La consécration arrive la saison suivante (1988-1989) avec un doublé Championnat - Coupe de France. JPP a un rôle prépondérant dans ces succès avec trois buts inscrits en finale contre AS Monaco, sur un score de 4-3. Lors de ce match, il utilise un morceau de viande crue pour amortir les coups sur sa cheville douloureuse. Il inscrit ensuite deux buts lors du match du sacre contre Auxerre. Il termine meilleur buteur du championnat pour la deuxième fois consécutive.

La saison suivante (1989-1990), le club phocéen conserve son titre national et Jean-Pierre Papin termine meilleur buteur du championnat pour la troisième fois consécutive. Demi-finaliste de la Coupe de France, les Marseillais parviennent également dans le dernier carré de la Coupe d'Europe des clubs champions, mais sont éliminés par le club Benfica Lisbonne sur un but inscrit de la main par le joueur lisboète Vata.

Intouchable sur le plan national, l'OM remporte en 1990-1991 son troisième Championnat de France consécutif, et JPP termine à nouveau meilleur buteur. Il inscrit un quadruplé dans un match contre l'Olympique lyonnais, pour un score final de 7-0. En Coupe d'Europe des clubs champions, les Marseillais effectuent un beau parcours, en éliminant notamment le Milan AC en quart de finale, puis le Spartak Moscou en demi-finale, mais subissent une cruelle désillusion en perdant la finale aux tirs au but, à Bari, contre l'Étoile rouge Belgrade, alors qu'ils étaient favoris. Peu de temps après la désillusion de Bari, l'équipe de l'OM perd une autre finale contre Monaco (1-0) pour la Coupe de France dans les arrêts de jeu. L'équipe de JPP manque ainsi de peu un triplé historique : Championnat, Coupe d'Europe, Coupe de France.

Il est le second meilleur buteur des Éliminatoires du Championnat d'Europe de football 1992 avec 9 buts derrière Darko Pančev et l'équipe de France est la seule à gagner tous ses matchs éliminatoires (une première en Europe). Son parcours avec l'OM et l'équipe de France permet à JPP d'être élu Ballon d'or en 1991. Après Raymond Kopa et Michel Platini, il est le troisième Français à obtenir cette distinction prestigieuse, et le seul à être honoré de cette distinction alors qu'il joue dans un club français. Un trophée reçu des mains propres de ses deux prédécesseurs tricolores. Un moment émouvant pour Jean-Pierre Papin.

La saison suivante, les Marseillais sont champions de France pour la quatrième fois consécutive, mais leur saison est ternie par une élimination prématurée en Coupe d'Europe contre le Sparta Prague. En terminant pour la cinquième fois de sa carrière meilleur buteur du championnat, JPP égale une performance jusque-là uniquement réalisée par Delio Onnis et Carlos Bianchi. Il est d'ailleurs le seul à avoir terminé meilleur buteur cinq fois de suite.

En fin de saison, les rumeurs d'un transfert au Milan AC se font plus pressantes. Papin dispute son dernier match au stade Vélodrome contre l'AS Cannes, le . Après avoir pris le micro au début du match pour annoncer son départ en Italie, il offre la victoire à son club dans ce dernier match. L'adieu de JPP fut des plus émouvants et beaucoup gardent encore ce jour-là en mémoire.

En six saisons sous le maillot olympien, JPP a marqué 182 buts en 274 matchs toutes compétitions confondues, et terminé cinq fois de suite meilleur buteur du championnat de France, entre 1988 et 1992. Il a remporté quatre titres consécutifs de champion de France (1989-1992).

Durant cette période faste, Papin s'affirme également comme le principal atout de l'équipe de France. Il ne joue cependant pas de deuxième Coupe du monde, à cause des échecs lors des éliminatoires de celles de 1990 et 1994. Mais il donne toute sa mesure lors des éliminatoires de l'Euro 1992, où la France remporte tous ses matchs. Lors de la phase finale en Suède, la France échoue cependant dès le premier tour, malgré deux buts en 3 matchs de Papin. Il marque également deux buts exceptionnels contre l'Espagne et la Belgique.

Expérience étrangère (1992-1996)Modifier

 
Compositions des équipes lors de la finale aller de la Coupe de l'UEFA gagné par le Bayern Munich face aux Girondins de Bordeaux (2-0) en 1996.

Le ballon d'or obtenu en 1991 et la victoire de l'OM en quart de finale de C1 contre le Milan AC, ont convaincu les dirigeants rossoneri de le recruter. Leur idée était de trouver un successeur à Marco Van Basten qui est de plus en plus en délicatesse avec sa cheville[5]. JPP rejoint donc en 1992 le Milan AC, considéré comme le meilleur club mondial à l'époque. À cette époque, peu de joueurs français jouent à l'étranger. Avec ce départ en Italie, Papin a donc agi en quelque sorte comme un précurseur. Le mouvement de départ des meilleurs joueurs français à l'étranger ne s'amplifiera que quelques années plus tard, à partir du milieu des années 1990.

Ses débuts dans le Calcio sont bons, malgré la concurrence avec Marco van Basten. Il finit en effet meilleur buteur du club milanais en Serie A avec 13 réalisations. Le club remporte aisément le championnat d'Italie. Mais le , JPP dispute et perd (remplaçant, rentré au début de la seconde mi-temps) une nouvelle finale de Ligue des champions, cette fois contre son ancien club, l'Olympique de Marseille.

Pour sa deuxième saison en Italie, il remporte son deuxième Scudetto avec le Milan AC, mais joue de moins en moins souvent. Battu par l'OM l'année précédente, le Milan AC prend sa revanche en s'imposant en finale de la Ligue des champions en écrasant 4 à 0 le FC Barcelone. Dans cette ligue des champions, le Milan AC remporte l'épreuve et dispute 12 matchs, sur ces 12 matchs, Jean-Pierre Papin a été titulaire sur les 6 premiers inscrivant 4 buts. Papin, même s'il n'a pas été aligné sur la feuille de match par Fabio Capello, remporte cette édition (selon l'UEFA, tous les joueurs qui ont disputé au moins un match lors d'une édition victorieuse de leur club sont considérés comme vainqueurs, et cela même s'ils n'ont pas participé à la finale).

Après deux saisons expatrié en Italie, JPP décide de changer d'horizon en rejoignant le club allemand du Bayern Munich pour tenter de trouver du temps de jeu mais aussi pour rejoindre Giovanni Trapattoni[5]). Pour ses débuts dans la Bundesliga (saison 1994-1995), il joue très peu avec au total 7 matches pour 1 but, principalement en raison de blessures à répétition. Il inscrit néanmoins le plus beau but de l'année du championnat allemand, grâce à une nouvelle "papinade". Le Bayern termine à une très décevante sixième place et se fait éliminer dès le premier tour de la Coupe d'Allemagne. Le club bavarois se rattrape moyennement en Ligue des champions, en atteignant les demi-finales, surclassé par le futur vainqueur de la compétition, l'Ajax d'Amsterdam, 0-0 puis 2-5.

Alex Ferguson tente en 1995 de faire venir Papin à Manchester United pour former le duo Papin-Cantona mais le bayern décline l'offre[6]. Eric Cantona l’appelle un soir à Munich, pour lui dire que Ferguson voudrait que le duo se reforme.

Sa deuxième saison en Allemagne (1995-1996) n'est pas plus convaincante, Papin ne trouvant qu'à deux reprises le chemin des filets. Le Bayern termine à la deuxième place en championnat, mais fait surtout parler de lui en remportant la Coupe de l'UEFA, en battant en finale les Girondins de Bordeaux. JPP joue le match aller à Munich titulaire.

C'est également durant cette délicate période à Munich qu'il perd sa place en sélection. Papin avait dans un premier temps dit adieu aux Bleus dont il était le capitaine après l'élimination en qualifications pour la Coupe du monde, en , avant de se laisser convaincre par Aimé Jacquet de revenir. Il marque son dernier but en sélection à Trebizonde en Turquie (match délocalisé à cause de troubles en Azerbaïdjan) contre l'Azerbaïdjan (2-0) à la fin de l'année 1994. Quelques semaines plus tard, Papin dispute son dernier match international contre les Pays-Bas en , avant que les blessures et l'éclosion de la génération Zidane ne l'éloignent définitivement de la sélection.

Retour en France (1996-1998)Modifier

Il rentre en France en 1996 en signant à Bordeaux. Sa première saison sous le maillot girondin est très satisfaisante. Rolland Courbis le relance et lui permet d'inscrire 16 buts en championnat. Devenu capitaine de l'équipe pour la saison 1997-1998, le poids des ans rattrape JPP. Courbis parti, Guy Stéphan remercié au bout de quelques mois et Élie Baup désireux de créer un électrochoc, JPP est la principale victime de cette valse d'entraîneurs. Devant la montée en puissance de Sylvain Wiltord, JPP voit son temps de jeu se réduire considérablement et prend le plus souvent place sur le banc lors de la deuxième partie de la saison 1997-1998.

Au cours de ses deux saisons chez les Girondins de Bordeaux, JPP dispute deux finales de Coupe de la Ligue. Sa deuxième participation est notamment marquée par un but magnifique inscrit sur coup franc des 25-30 mètres mais aussi, malheureusement pour lui, par un penalty tiré au-dessus des cages lors de la séance des tirs au but, qui permet grandement au Paris Saint Germain de remporter cette finale. Il s'agit là du seul et unique match disputé par JPP en match officiel au Stade de France.

Devenu remplaçant à Bordeaux, il décide de se lancer un dernier défi et signe pour la saison 1998-1999 à Guingamp, alors en division 2. Cependant, certainement par manque de motivation, il écourte son expérience bretonne et met brutalement fin à sa carrière professionnelle en octobre 1998, trois mois après son arrivée et dix matchs disputés en championnat.

Fin de carrière en amateur (1998-2004)Modifier

Il continue de jouer en amateur, tout d'abord à la Jeunesse sportive Saint-Pierroise à La RéunionRoger Milla a remporté le titre de champion de La Réunion en 1990[7] et à l'Union sportive de Lège-Cap-Ferret, une équipe de district entraînée par l'ex-international Jérôme Gnako[8]. C'est en , à l'âge de 40 ans, qu'il raccroche définitivement les crampons.

ReconversionModifier

Entraîneur (depuis 2004)Modifier

 
Jean-Pierre Papin, entraîneur du RC Strasbourg en août 2006.

Alors qu'il joue encore au Cap-Ferret, Jean-Pierre Papin obtient son diplôme d'entraîneur. Il est pressenti pour devenir l'adjoint d'Alex Ferguson à Manchester United[9].

Il débute à la barre du FC Bassin d'Arcachon, club évoluant en DH. Sous son impulsion, le club accède en CFA 2 à l'issue de la saison 2004-2005.

Alex Ferguson lui propose le poste d'entraîneur des attaquants. Mais Papin refuse l'invitation. Il indique aussi qu'il rêve de diriger un club outre-Manche[10]. Le , il prend en charge l'équipe première du Racing Club de Strasbourg pour la saison 2006-2007. Il commence ainsi sa carrière d'entraîneur au niveau professionnel en prenant en main une équipe rétrogradée en Ligue 2 avec, pour objectif principal, la remontée en Ligue 1. Sous sa conduite, cet objectif est atteint grâce à la troisième place obtenue à l'issue de la saison. Papin n'est cependant pas reconduit dans ses fonctions pour la saison 2007/2008. Il aurait en effet cherché à négocier un poste d'entraîneur de l'équipe du RC Lens, se faisant devancer in extremis par Guy Roux. Il se dit aujourd'hui « victime d'une intrigue » selon l'un de ses proches conseillers.

En juillet 2007, il est contacté par l'équipe de Chine de football en vue d'une proposition d'embauche au poste d'entraîneur, sans suite.

Il refuse par ailleurs le poste d'entraîneur du FC Nantes Atlantique proposé par le repreneur du club Waldemar Kita pour remplacer Michel Der Zakarian, arguant de son amitié pour celui-ci et, de ses bons résultats actuels. L'ironie du sort veut que le , il s'engage avec le RC Lens succédant ainsi à Guy Roux, démissionnaire à la mi-temps du match, qui oppose ce jour-là, le Racing Club de Strasbourg au RC Lens au stade de la Meinau, match comptant pour la 5e journée de championnat de L1 (score final 2-1). Avec un effectif qu'il n'a pas choisi, il ne réussit pas à redresser le club, malgré le sursaut survenu après la victoire en Coupe de la Ligue face à l'AS Monaco. Le , après une défaite 0-1 au stade Félix-Bollaert face aux Chamois niortais (Ligue 2) en Coupe de France de football, Gervais Martel décide de recruter Daniel Leclercq, ancien entraîneur du RC Lens afin d'assister Jean-Pierre Papin dans ses choix. Le , jour de l'épilogue de la saison 2007-2008, le RC Lens est officiellement rétrogradé en Ligue 2 malgré le résultat nul obtenu contre les Girondins de Bordeaux (2-2), le Toulouse FC et le Paris Saint-Germain avec lesquels le club se trouvait en concurrence pour la relégation s'étant imposés sur le même score de 2 à 1 respectivement contre le Valenciennes FC et le FC Sochaux. Le RC Lens finit 18e avec deux points de moins que le Toulouse Football Club (17e). Sans surprise, Jean-Pierre Papin est licencié de son poste d'entraîneur du RC Lens le et il est remplacé par un ancien de la maison lensoise, Jean-Guy Wallemme.

En , il est contacté par La Berrichonne de Châteauroux après le licenciement de Christian Sarramagna (Ligue 2) mais refuse le poste.

En janvier 2009, on apprend qu'il va reprendre du service en tant que joueur au sein de l'Association Sportive Facture Biganos Boïen, un club de Promotion de Ligue d'Aquitaine, par plaisir et par sympathie envers l'entraîneur Thierry Castets[11].

En , il est pressenti pour devenir entraîneur du Racing Club de Strasbourg, après le limogeage de Gilbert Gress. Ce n'est qu'en , qu'il est finalement rappelé par le nouveau président du Racing Club de Strasbourg, Julien Fournier, à la suite de la vente du club par Philippe Ginestet à Alain Fontenla. Finalement, estimant que les conditions idéales ne sont pas réunies à Strasbourg, il refuse le poste.

Le , il s'engage avec La Berrichonne de Châteauroux après la démission de Dominique Bijotat, offre qu'il avait pourtant refusée une année auparavant[12]. Malgré diverses péripéties, il parvint à sauver le club à l'arraché, lors de la dernière journée du championnat, avec une victoire qui envoie en National l'adversaire du soir, Strasbourg, qu'il avait fait monter en Ligue 1 en 2007.

Quelques jours plus tard, il annonce qu'il ne rempilera pas pour la saison suivante et quitte le club[13].

Le , il est nommé entraîneur de Chartres (National 2). Il succède sur le banc à Jean-Guy Wallemme[14].

Consultant (depuis 2008)Modifier

 
Jean-Pierre Papin lors de la finale de la coupe de ligue féminine de handball en 2013.

Il a été consultant pour TF1 avant de rejoindre France Télévisions. À la radio, il a été souvent associé avec Christophe Pacaud sur RTL dans RTL Foot. En octobre 2008, il commente les matches de Coupe UEFA pour la chaîne Direct 8[15]. À partir du , il sera éditorialiste du quotidien "Le Foot"[16]. En 2009, il devient consultant pour le Groupe Canal+. En septembre 2010, Jean-Pierre Papin devient consultant pour le site d'aide aux paris sportifs Sporty Trader[17]. Depuis 2012, il est consultant pour les chaînes beIN Sports[18].

Ambassadeur Cyclo JPP Neuf de Coeur (depuis 2009)Modifier

Il parraine une course de vélo de route La JPP - Neuf de cœur qui se déroule en Haute-Savoie entre la ville de Cluses et la station des Carroz d'Arâches[19][20].

Ambassadeur du Grand National de trot (depuis 2012)Modifier

il est l'ambassadeur du Grand National de trot, compétition hippique par étapes destinée aux trotteurs. Elle consiste en un Tour de France de la discipline attelée, permettant ainsi la mise en valeur des hippodromes régionaux[21].

Ambassadeur Footgolf (depuis 2013)Modifier

Il est avec Youri Djorkaeff, Sylvain Wiltord et Valdo Filho, un des ambassadeurs du Footgolf[22].

Président de la commission Coupe de France (depuis 2014)Modifier

il est nommé président de la commission Coupe de France en 2014.

Ambassadeur de la Ligue de football (depuis 2020)Modifier

Il est avec Frédéric Déhu, Ludovic Giuly et Pauleta, un des ambassadeurs de la Ligue de football professionnel[23].

Style de joueurModifier

Jean-Pierre Papin avait la particularité, pour un avant-centre, de marquer de nombreux buts de loin. Lorsqu'il recevait le ballon, il frappait le plus souvent en première intention, notamment en reprise de volée. Il a ainsi laissé une forte empreinte dans le football français, à tel point qu'un mouvement porte son nom : la papinade. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent la papinade n'est pas un ciseau acrobatique mais une reprise de volée puissante du droit, depuis le côté droit de la surface de réparation, sur un centre en profondeur venant du côté gauche. Selon une légende régulièrement ressassée, ce mot aurait été inventé par le journaliste du Provençal Alain Pécheral lorsque, en 1990, Papin inscrit un but quasi identique à celui du inscrit contre Pascal Olmeta, gardien à l'époque du Racing Paris. Mais en fait, dès ses débuts mitigés à Marseille — suivant ceux ratés avec les Bleus en 1986 — le terme papinade a commencé à être utilisé par les supporters marseillais pour indiquer un incroyable raté, seul devant les cages ouvertes, le gardien éliminé. Le mot faisait référence à celui de cagade utilisé en Provence pour indiquer un raté. Par la suite, l’efficacité de Papin devant le but, sa précision dans le geste et sa force de frappe compensant amplement un gabarit moyen, le terme sera repris par Pécheral pour la fameuse reprise de volée, et c’est cette définition qui restera dans l’histoire. Les qualités de Papin étaient le fruit d'un travail acharné à l'entraînement. Il n'était pas rare de le voir faire des « heures supplémentaires » à l'entraînement pour travailler devant le but, allant même jusqu'à s'éclairer avec les phares de sa voiture après l'extinction des lumières du centre d'entraînement.

JPP avait fait l'objet d'un populaire personnage des Guignols de l'info. Ces derniers ont en effet caricaturé le joueur en employant des expressions telles que : « J'ai mis une cacahouète dans la lunette ! », « Mes amis m'appellent Patator ! », « Une patate à ras de terre ! », « Absolument, je crois que…bonsoir ! », ainsi qu'en le décrivant comme étant amateur de films d'arts martiaux et de la boisson chocolatée Cacolac. Les Guignols ont inventé une chanson après que Papin est allé au Milan A.C. Le titre de cette chanson est « Reviens JPP ».

StatistiquesModifier

Générales par saisonModifier

Statistiques de Jean-Pierre Papin [24],[25]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Compétition(s)
continentale(s)
  France Total
Division M B M B M B C M B M B M B
1980-1981   US Valenciennes-Anzin D3 1 0 - - - - - - - - - 1 0
1981-1982   INF Vichy D3 17 3 - - - - - - - - - 17 3
1982-1983   INF Vichy D3 3 0 - - - - - - - - - 3 0
1983-1984   INF Vichy D3 29 10 - - - - - - - - - 29 10
Sous-total 50 13 - - - - - - - - - 50 13
1984-1985   US Valenciennes-Anzin D2 33 15 1 1 - - - - - - - 34 16
1985-1986   FC Bruges D1 31 20 8 7 - - C3 4 5 4 3 47 35
1986-1987   Olympique de Marseille D1 33 13 7 1 - - - - - 4 0 44 14
1987-1988   Olympique de Marseille D1 37 19 1 0 - - C2 8 4 4 0 50 23
1988-1989   Olympique de Marseille D1 35 22 10 11 - - - - - 6 1 51 34
1989-1990   Olympique de Marseille D1 36 30 4 2 - - C1 8 6 5 4 53 42
1990-1991   Olympique de Marseille D1 36 23 5 7 - - C1 9 6 5 6 55 42
1991-1992   Olympique de Marseille D1 37 27 4 4 - - C1 4 7 9 9 54 47
1992-1993   Milan AC Serie A 22 13 4 4 - - C1+CI 7+1 3+1 6 3 40 24
1993-1994   Milan AC Serie A 18 5 2 1 - - C1+SCE 6+2 4+1 8 4 36 15
1994-1995   Bayern Munich Bundesliga 7 1 1 0 - - C1 3 2 2 1 13 4
1995-1996   Bayern Munich Bundesliga 20 2 2 0 - - C3 5 1 - - 27 3
1996-1997   Girondins de Bordeaux D1 32 16 3 2 4 0 - - - - - 39 18
1997-1998   Girondins de Bordeaux D1 23 6 1 3 5 5 C3 2 0 - - 31 14
1998-1999   EA Guingamp D2 10 3 - - - - - - - - - 10 3
Sous-total 410 215 54 43 9 5 - 59 40 54 30 586 333
1999-2000   JS Saint-Pierroise DH 12 4 - - - - - - - - - 12 4
2000-2001   JS Saint-Pierroise DH 15 9 - - - - - - - - - 15 9
2001-2002   Union sportive de Lège-Cap-Ferret CFA2 24 8 - - - - - - - - - 24 8
2002-2003   Union sportive de Lège-Cap-Ferret CFA2 17 7 2 0 - - - - - - - 17 7
2003-2004   Union sportive de Lège-Cap-Ferret CFA2 16 9 2 2 - - - - - - - 18 11
Total sur la carrière 494 252 57 45 9 5 - 59 40 54 30 673 372

Buts en sélectionModifier

Carrière et statistiquesModifier

Statistique de Jean-Pierre Papin comme entraîneur
Saison Club Pays Division Matchs Victoires Nuls Défaites Buts pour Buts contre % Victoires
2004-2005 FC Bassin d'Arcachon   DH 26 19 5 2 44 11 73,1
2005-2006 FC Bassin d'Arcachon   CFA 2 30 13 11 6 32 21 43,3
2006-2007 RC Strasbourg   Ligue 2 44 23 13 8 64 42 52.3
2007-2008 RC Lens   Ligue 1 42 14 12 16 61 58 33.3
2009-2010 LB Châteauroux   Ligue 2 19 5 8 6 24 24 26,31
2014-2015 FC Bassin d'Arcachon   CFA 2 26 3 6 17 16 43 11,54

PalmarèsModifier

En tant que joueurModifier

En clubModifier

En sélectionModifier

En tant qu'entraîneurModifier

En amateurModifier

  • FC Bassin d'Arcachon
    • Champion DH Aquitaine en 2005
    • Vainqueur de la Coupe de la Région Aquitaine en 2005
    • Vainqueur de la Coupe du District Gironde Atlantique en 2005

En professionnelModifier

DistinctionsModifier

PersonnellesModifier

CollectivesModifier

RecordsModifier

En clubModifier

  • L'un des meilleurs buteurs français toutes compétitions européennes de clubs confondues : 40 buts (pour 59 matches) (1985-1997). Record détenu par Karim Benzema avec 68 buts (pour 131 matches), mais Papin a une moyenne de 0,68 but par match, contre 0,52 pour Benzema
  • L'un des meilleurs buteurs français en Ligue des champions avec 28 réalisations (pour 37 matchs). Record détenu par Karim Benzema avec 64 buts (pour 115 matches), mais Papin a une moyenne de 0,76 but par match, contre 0,56 pour Benzema
  • Seul joueur français à avoir été plusieurs fois meilleur buteur de la ligue des champions
  • Meilleur buteur olympien en coupe d'Europe (23 buts)
  • À ce jour, il est le seul joueur à avoir terminé meilleur buteur du Championnat de France cinq fois consécutivement, Delio Onnis et Carlos Bianchi ayant été cinq fois meilleur buteur chacun, mais pas de manière consécutive
  • Il a inscrit trois buts lors de la finale de la Coupe de France en 1989, égalant le record d'Éric Pécout, datant de 1979, mais le Nantais a marqué deux de ses trois buts en prolongation, là où Jean-Pierre n'a eu besoin que des 90 minutes réglementaires, qui plus est en se permettant de manquer un penalty
  • Fait partie de la seule équipe européenne à avoir atteint la finale de la ligue des champions en remportant tous les matchs joués, lors de l'édition 1992/93 avec le Milan AC. Il a cependant perdu la finale contre l'Olympique de Marseille (1-0)
  • Fait partie avec le Milan Ac en 1994, d'une des deux seules équipes qui ont encaissé le moins de buts dans l'édition au cours de laquelle elles ont remporté la ligue des champions (2 encaissées)

En sélectionModifier

  • 54 sélections pour 30 buts marqués en Équipe de France A de 1986 à 1995, 11 fois capitaine[38]
  • Il inscrit le 1 200e but de l'histoire de la coupe du monde lors de la Coupe du monde 1986
  • Fait partie de l'équipe de France qui dispute 19 matchs sans défaite (entre mars 1989 et le 19 février 1992)
  • Fait partie de l'équipe de France qui remporte tous les matchs des Éliminatoires du Championnat d'Europe de football 1992 (une première en Europe)
  • Fait partie de l'équipe de France qui dispute 30 matchs sans défaite (entre février 1994 et octobre 1996)
  • Recordman français des sélections en équipe FIFA (4) : en 1997, face à l'équipe d'Asie (à Hong Kong), en 1997, face à la Russie (à Moscou), en 1998, face à la Turquie (à Istanbul) et 1999, face à l'équipe d'Afrique (à Johannesbourg)

Vie privéeModifier

Jean-Pierre Papin et son épouse Florence sont parents de cinq enfants[39],[40] dont une fille, Emily, atteinte de graves lésions cérébrales et Christopher qui jouera en junior au Milan AC, au Bayern de Munich et aux Girondins de Bordeaux[41]. Le couple crée en 1996 l'association Neuf de Cœur (9 était le numéro fétiche du joueur) pour informer les parents sur les méthodes de rééducation d'enfants souffrant de telles lésions.

Dans la culture populaireModifier

L'Euro 1992 marque le début de l'installation définitive des footballeurs dans Les Guignols de l'info avec les créations des marionnettes de Michel Platini, sélectionneur de l'équipe de France, et de Jean-Pierre Papin attaquant de l'OM et de l'équipe nationale[42]. Le joueur est caricaturé en quelqu'un de naïf et benêt et c'est une caricature que l'intéressé vit mal au moment des faits. Avec recul, il estime que cela a aussi participé à sa notoriété auprès des Français[43].

Ses gestes acrobatiques, mêlant ciseaux et retournés acrobatiques, sont cités par le groupe de rap PNL[44] dans le morceau DA sorti en 2016.

AnecdotesModifier

  • Lors d'un déplacement de coupe d'Europe, Papin prend un petit sachet de ketchup, il le roule et il donne l'impression de vouloir asperger Chris Waddle. Papin rate son coup, et le jet de ketchup part sur le côté. Pascal Olmeta a le réflexe de se relever pour ne pas le prendre et ça tombe sur Eric Cantona. Il y a eu un gros silence, car à l'époque leur relation n'était pas au beau fixe mais Cantona se ressuie et continue de manger comme si rien ne s'était passé[45]
  • Papin devient l'entraineur du C' Chartres Football, et a sous ses ordres, Steven Papin, attaquant. Ce dernier qui n'est pas familier avec JPP, quitte le club quelques temps après et signe à la Jeunesse Saint-Pierroise, le club phare de La Réunion et qui fut le premier club amateur de Jean-Pierre Papin après la fin de sa carrière professionnelle[46]
  • A l'Olympique de Marseille, Papin, considéré comme le fils de Bernard Tapie, ne participe pas aux décrassages et trouve comme excuses, qu'il aurait perdu sa grand-mère et son grand-père dans la saison (quatre fois sa grand-mère et huit fois son grand-père d'après Eric Di Meco)[47]
  • Ancien supporter du FC Porto, André Villas-Boas ne garde pas de très bon souvenir de JPP. Villas-Boas a le souvenir de papin qui mets une volée dans la lucarne avec Milan contre le FC Porto. Ce n’est pas son plus beau souvenir. Villas-Boas était au match avec son oncle et était avec les ultras. Il était tellement énervé qu'il voulait aller se battre contre les ultras de Milan. En repartant, son oncle s’est frotté en voiture avec un taxi, il voulait descendre lui casser la gueule[48]

Reconnaissance et hommagesModifier

ReconnaissanceModifier

HommagesModifier

Plusieurs stades portent le nom de Jean-Pierre Papin.

PublicationsModifier

BibliographieModifier

  • Jean Ferrara, Jean-Pierre Papin, 1989, Éditions Jean Michel Garcon (ISBN 9782950284730)
  • Jean-Charles Delesalle, Jean-Pierre Papin, 1990, Éditions Mango (ISBN 9782740402948)
  • Olivier Dazat, Papin de Marseille, 1991, Éditions Messidor Scandéditions (ISBN 220906502X)
  • Gérard Daguin, Papin, 1994, Éditions du Sport (ISBN 2740402945)
  • Jean-Pierre Papin, Franc jeu, 1998, Éditions Ramsay (ISBN 2841143694)
  • Thierry Agnello, JPP - Le livre anniversaire, 2013, Éditions Hugo Sports (ISBN 978-2755613582)

VidéographieModifier

  • VHS, Jean Pierre Papin, Mes plus beaux buts !, 1991, Éditions Fox Vidéo
  • VHS, Jean Pierre Papin, Mes secrets pour marquer, 1992, Éditions Fox Vidéo
  • VHS, Jean-Pierre Papin - Forza JPP, 1993, Éditions TF1 Vidéo
  • VHS, Les années Papin, 1998, Éditions TF1 Vidéo
  • DVD, Rossi-Papin, 2008, Éditions RCS (DVD n°5 sur 14 de la collection La légende du Ballon d'Or)
  • DVD, Les Légendes de l'OM, 2011, Éditions France Télévisions Distribution (dont Jean-Pierre Papin, l'Olympien du siècle, film de David Bouttin, 27 minutes)

Notes et référencesModifier

  1. Gotha des Joueurs « Équipe Fanion » (fcgueugnon.fr)
  2. Mémoire de la marine boulonnaise (excerpts.numilog.com)
  3. Papin: "J'ai signé à Bruges pour contredire mon père" (sportmagazine.levif.be)
  4. RC Lens - Gambardella : finaliste en 1983, Didier Delannoy a gagné des souvenirs éternels (lavoixdunord.fr)
  5. a et b « Jean-Pierre Papin, mémoires d'une légende », Le Point,‎ (lire en ligne).
  6. Jean-Pierre Papin : “Je regrette de n’avoir rien gagné avec les Girondins !” girondins4ever.com. Page consultée le 10 juillet 2020.
  7. Cissé, Papin, Milla : la filière saint-pierroise fait recette (reunion.orange.fr)
  8. Les grandes dates de la carrière de Jean-Pierre Papin (francebleu.fr)
  9. Papin linked with Old Trafford move theguardian.com. Page consultée le 10 juillet 2020.
  10. Papin aurait pu aller à MU ! maxifoot.fr. Page consultée le 10 juillet 2020.
  11. Jean-Pierre Papin va rejouer L'Équipe.fr. Page consultée le 5 janvier 2009.
  12. Châteauroux : Papin reprend du service.
  13. Voir Mourad Guichard, « Après Strasbourg et Lens, Papin quitte la Berri » sur LibéOrléans, le 18 mai 2010.
  14. Chartres (National 2) : Jean-Pierre Papin sur le banc
  15. « Jean-Pierre Papin de retour sur le terrain », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  16. "Papin éditorialiste du quotidien Le Foot, en kiosque en janvier" Dépêche AFP.
  17. « Jean-Pierre Papin rejoint l'équipe Sporty Trader »
  18. « Jean-Pierre Papin rejoint BeIn Sport », sur eurosport.fr, (consulté le 11 août 2012).
  19. « Cyclo JPP - Neuf de Coeur, Roulez aux côtés de Jean Pierre Papin », sur CYCLO-JPP (consulté le 10 juillet 2018).
  20. La Cyclo JPP - Neuf de Coeur (waouh.cool)
  21. Jean-Pierre Papin revient sur ses débuts à Vichy, "là où j’ai appris le haut niveau" (www.lamontagne.fr).
  22. AFFG : Ambassadeurs(footgolf-france.fr)
  23. Déhu, Giuly, Papin, Pauleta et M. Silvestre, nouveaux ambassadeurs de la Ligue(lequipe.fr)
  24. « Fiche de Jean-Pierre Papin », sur footballdatabase.eu.
  25. Jean-Pierre Papin, soccerdatabase.eu.
  26. Jean-Louis FOURNIER, Dictionnaire amoureux du Nord, Place des éditeurs, , 285 p. (ISBN 978-2-259-27667-2, lire en ligne).
  27. « Coupe Kirin: victoire française sous la pluie », sur humanite.fr, (consulté le 30 juin 2019).
  28. (en) José Luis Pierrend, « "World Soccer" Awards », sur rsssf.com, (consulté le 4 avril 2009).
  29. (en) José Luis Pierrend, « European Player and Team of the Year 1991-2006 », sur rsssf.com, (consulté le 4 avril 2009).
  30. « Côte d'Ivoire to lead the way at Toulon Tournament », sur ESPN.com, (consulté le 30 juin 2019).
  31. « Les médailles de l'Académie des sports », sur academie-sports.com (consulté le 23 novembre 2009).
  32. « The Legends of Golden Foot », sur https://goldenfoot.com, .
  33. Laurent Oreggia, Tout (et même plus) sur l'OM, Paris, Hugo et Compagnie, , 128 p. (ISBN 978-2-7556-0326-2), « Joueurs », p. 38.
  34. Le meilleur joueur étranger du Club : Jean-Pierre Papin Site officiel du FC Bruges, page consultée le 6 juin 2008.
  35. Papin gewinnt mit dem Tor auch das "Tor des Jahres 1995". Site sportschau.de
  36. Jean-Pierre Papin Tor des Jahres 1995/Goal of the Year 1995 (30.08.1995) vs. Uerdingen Site youtube.com.
  37. Les 100 plus grands joueurs passés par le Festival de Toulon (festival-foot-espoirs.com)
  38. « Fiche de Jean-Pierre Papin », sur FFF.fr.
  39. ARNAUD BEVILACQUA, « Jean-Pierre Papin, le combat quotidien d’un père », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le 7 juin 2020).
  40. « Jean-Pierre Papin », sur France Bleu (consulté le 7 juin 2020).
  41. Avant les Internationaux, les souvenirs de "JPP junior" (letelegramme.fr)
  42. Richard Coudrais, « Du stade aux Arènes », sur www.footichiste.wordpress.com, (consulté le 27 juillet 2014).
  43. « Jean-Pierre Papin et sa marionnette aux Guignols : Ça ne me ressemblait pas », sur www.purepeople.com, (consulté le 27 juillet 2014).
  44. « PNL : la place du football dans l’histoire des Deux frères », sur Football Stories - Le football devient pop avec Konbini (consulté le 30 juin 2019).
  45. Papin-Cantona, l'anecdote hilarante que vous n'avez jamais entendue (rmcsport.bfmtv.com)
  46. Steven Papin quitte le C'Chartres Football et met les voiles (lechorepublicain.fr)
  47. Les confidences du "vestiaire" sur Jean-Pierre Papin et Ludovic Giuly (rmcsport.bfmtv.com)
  48. L’énorme anecdote de Villas-Boas sur Papin ! (sport.fr)
  49. La rencontre émouvante des Bleus avec Jean-Pierre Papin pendant la Coupe du monde 2018 (closermag.fr).
  50. Florent Groberg, héros militaire américain fan... de Jean-Pierre Papin (francetvinfo.fr).
  51. http://www.ville-soissons.fr/loisirs-culture-sport/associationsequipements/equipements-sportifs-528/stade-municipal-jean-pierre-papin-757.html?cHash=7f9e82035dde53d9c7a551cd3b0c72fe Stade municipal Jean Pierre Papin] (ville-soissons.fr)
  52. Stade Jean Pierre Papin (uslesquin.fr)


Liens externesModifier