Jean-Pierre Papin

footballeur et entraineur français

Jean-Pierre Papin
Image illustrative de l’article Jean-Pierre Papin
Papin lors d’un match de charité en 2016.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France C' Chartres Football (entraîneur)
Biographie
Nom Jean-Pierre Roger Guillaume Papin
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (57 ans)
Boulogne-sur-Mer (France)
Taille 1,77 m (5 10)
Période pro. 1984-1998
Poste Attaquant
Parcours junior
Années Club
1970-1978Drapeau : France Jeumont
1978-1980Drapeau : France Trith-Saint-Léger
1980-1981Drapeau : France Valenciennes FC
1981-1984Drapeau : France INF Vichy050 0(13)
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1984-1985Drapeau : France Valenciennes FC035 0(17)
1985-1986Drapeau : Belgique FC Bruges043 0(32)
1986-1992Drapeau : France Olympique de Marseille274 (182)
1992-1994Drapeau : Italie Milan AC062 0(32)
1994-1996Drapeau : Allemagne Bayern Munich038 00(6)
1996-1998Drapeau : France Girondins de Bordeaux070 0(32)
1998Drapeau : France EA Guingamp010 00(3)
1999-2001Drapeau : France JS Saint-Pierroise027 0(13)
2001-2004Drapeau : France US Lège-Cap Ferret061 0(26)
1984-2004 Total 619 (342)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1985-1986Drapeau : France France espoirs04 0(3)
1986-1995Drapeau : France France054 0(30)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2004-2006Drapeau : France Bassin d'Arcachon32v 16n 8d
2006-2007Drapeau : France RC Strasbourg23v 13n 8d
2007-2008Drapeau : France RC Lens14v 12n 16d
2009-2010Drapeau : France LB Châteauroux5v 8n 6d
2014-2015Drapeau : France Bassin d'Arcachon3v 6n 17d
2020-Drapeau : France C' Chartres Football3v 3n 3d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels (amicaux validés par la FIFA compris).
Dernière mise à jour : 14/08/2020

Jean-Pierre Papin, né le à Boulogne-sur-Mer, est un footballeur international français devenu consultant et entraîneur. Durant sa carrière de joueur professionnel, entre 1984 et 1998, il évolue au poste d'attaquant.

Surnommé JPP, il est considéré comme l'un des plus grands joueurs français de l'histoire du football. Avant-centre efficace et spectaculaire, dont les reprises de volée et retournés acrobatiques sont restés célèbres sous le nom de « papinades », il est en 1991 le troisième joueur français à remporter le Ballon d'or, après Raymond Kopa et Michel Platini, et le seul à ce jour à être honoré de cette distinction alors qu'il joue dans un club français. Révélé au FC Bruges, en Belgique, il connaît l'apogée de sa carrière à l'Olympique de Marseille, où il joue de 1986 à 1992, avec lequel il atteint la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1991, et finit meilleur buteur de la compétition en 1990, 1991 et 1992. Il porte ensuite le maillot de deux des clubs européens les plus prestigieux, le Milan AC, avec lequel il remporte la Ligue des champions de l'UEFA en 1994, et le Bayern Munich, avec lequel il remporte la Coupe de l'UEFA en 1996.

Papin honore 54 sélections en équipe de France, avec laquelle il dispute la Coupe du monde 1986 et l'Euro 1992 et dont il devient capitaine. Sa carrière internationale prend fin quelques années avant l'heure de gloire de la sélection, au milieu des années 1990. Il n'est pas retenu dans les sélections françaises qui atteignent les demi-finales de l'Euro 1996 et qui remportent la Coupe du monde 1998.

Il fait partie de la FIFA 100, une liste des plus grands footballeurs vivants, publiée en 2004 pour le centenaire de la Fédération internationale de football association (FIFA), signée par Pelé, considéré comme le meilleur joueur de football du XXe siècle et est nommé parmi les meilleurs footballeurs européens à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Union des associations européennes de football (UEFA) en 2004.

En 1996, il crée avec sa femme l'association Neuf de Cœur, pour apporter information et soutien aux familles dont les enfants souffrent de lésions cérébrales, comme c'est le cas de sa fille Émily.

Il devient entraîneur en 2004 et dirige des clubs amateurs et professionnels dont le RC Strasbourg, le RC Lens, La Berrichonne de Châteauroux et actuellement le C' Chartres Football. Il est aussi consultant sportif depuis 2008.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Jean-Pierre Papin est le fils de Guy Papin (1942-2019), joueur à l'US Boulogne en Division 2 au côté de Jean-Claude Bielitzki et d'Yvan Garofalo[1], et de Marie Yvonne Sergent (1942). La famille Papin remonte à Jehan Papin, armateur à Boulogne en 1567[2]. Si Papin est né à Boulogne-sur-Mer, c'est à Jeumont qu'il a grandi, où il a suivi sa mère à la suite de la séparation de ses parents.

Il manifeste très tôt un goût prononcé pour le football et apprécie Gerd Müller et Joe Jordan[3]. Il a une préférence pour le football anglais et allemand parce qu'à la télé, il regarde les buts des championnats étrangers sur Stade 2. Manchester United est le premier club que Papin ait supporté.

Il a aussi une appétence toute modérée pour les études. Il lui arrivait de mettre le thermomètre sur le chauffage et de simuler une fièvre afin d'éviter d'aller en classe. De son propre aveu, à une institutrice qui demandait quelle profession il souhaitait exercer, il aurait répondu qu'il voulait devenir footballeur professionnel. Il commence sa carrière chez les jeunes au club de Jeumont où il joue au poste de libéro en 1970, où il reste licencié jusqu'en 1978, avant d'intégrer le club de Trith-Saint-Léger.

Lors de la saison 1980-1981, alors qu'il joue en national au Valenciennes FC, il s'inscrit au concours d'entrée à l'INF Vichy. Avant de s'inscrire à l'examen régional, il s'entraîne avec les professionnels et dispute une rencontre avec la réserve de Valenciennes qui joue en troisième division.

Jean-Pierre Papin réussi les deux stages régionaux et après avoir réussi les tests physiques et techniques, il participe au dernier match permettant l'entrée à l'INF Vichy. L'un des directeurs du centre de formation qui est Georges Huart, ancien entraîneur du père de Papin lorsque ce dernier jouait à l'AS Aulnoye, retient Papin parmi les 30 joueurs qui composeront la nouvelle promotion de l'INF Vichy.

Il joue pour l'INF Vichy de 1981 à 1984 où il participe à la Coupe Gambardella en 1983 et est éliminé en quart de final par le RC Lens futur finaliste[4] puis atteint au côté de Bernard Ferrer, les 32e de finale de la coupe de France la même année contre le FC Martigues d'Albert Domenech[5].

Carrière de joueurModifier

Jeunes années (1984-1986)Modifier

Il devient professionnel en 1984 en signant à Valenciennes qui joue en Division 2, sous les ordres de Léon Desmenez. Valenciennes connait des difficultés financières et le LOSC et le RC Lens se renseignent sur Papin mais le prix exigé par le président de Valenciennes est jugé trop élevé pour ces deux clubs. Le recruteur du FC Bruges supervise Papin à plusieurs reprises et vient un jour avec Raoul Lambert qui le convainc de tenter l'aventure à l'étranger, au FC Bruges. Papin ne veut pas faire comme tout le monde et signer à Lille, Lens ou Auxerre et quelques années plus tôt, en 1978, Bruges, se hissa en finale de Ligue des champions à Wembley. Il signe à Bruges en pour contredire son père. Ce sont des débuts fracassants au plus haut niveau à Bruges, avec la Coupe de Belgique, et la finale du championnat de Belgique dont le titre se joue sur deux matchs aller-retour contre le Royal Sporting Club d'Anderlecht. Bruges, est sans doute la plus belle étape de sa carrière dira Papin.

Épopée marseillaise (1986-1992)Modifier

 
Compositions des équipes lors de la finale de la Ligue des champions perdue par l'OM face à l'Étoile rouge de Belgrade (0-0 puis 5 t.a.b à 3) en 1991.

Il signe en 1986 avec l'Olympique de Marseille. La signature du contrat sera houleuse, JPP avait signé un pré-contrat à l'AS Monaco lors de la coupe du monde au Mexique. Mais Bernard Tapie lui proposera un salaire deux fois supérieur à celui de l'AS Monaco. JPP sera donc transféré à l'OM moyennant le versement d'une indemnité à l'AS Monaco. Pour ses débuts, JPP effectue une excellente première moitié de saison, avant de flancher par la suite. Le club marseillais termine seulement deuxième du Championnat derrière Bordeaux, et est battu par cette même équipe lors de la finale de la Coupe de France. Ses prestations critiquées à la Coupe du monde 1986 et ses débuts mitigés à Marseille valent à Jean-Pierre Papin certains sobriquets désobligeants tels que JPP, j'en plante pas ou JPP, j'en peux plus.

Vexé par cette année en dents de scie, Jean-Pierre travaille d'arrache-pied afin d'être fin prêt pour la nouvelle saison. Ce travail porte ses fruits puisqu'il termine la saison 1987-1988 meilleur buteur du championnat de France. Marseille ne termine que sixième du Championnat mais réalise un joli parcours européen en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en se hissant jusqu'en demi-finale, battu par l'Ajax d'Amsterdam.

La consécration arrive la saison suivante (1988-1989) avec un doublé Championnat - Coupe de France. JPP a un rôle prépondérant dans ces succès avec trois buts inscrits en finale contre AS Monaco, sur un score de 4-3. Lors de ce match, il utilise un morceau de viande crue pour amortir les coups sur sa cheville douloureuse. Il inscrit ensuite deux buts lors du match du sacre contre Auxerre. Il termine meilleur buteur du championnat pour la deuxième fois consécutive.

La saison suivante (1989-1990), le club phocéen conserve son titre national et Jean-Pierre Papin termine meilleur buteur du championnat pour la troisième fois consécutive. Demi-finaliste de la Coupe de France, les Marseillais parviennent également dans le dernier carré de la Coupe d'Europe des clubs champions, mais sont éliminés par le club Benfica Lisbonne sur un but inscrit de la main par le joueur lisboète Vata.

Intouchable sur le plan national, l'OM remporte en 1990-1991 son troisième Championnat de France consécutif, et JPP termine à nouveau meilleur buteur. Il inscrit un quadruplé dans un match contre l'Olympique lyonnais, pour un score final de 7-0. En Coupe d'Europe des clubs champions, les Marseillais effectuent un beau parcours, en éliminant notamment le Milan AC en quart de finale, puis le Spartak Moscou en demi-finale, mais subissent une cruelle désillusion en perdant la finale aux tirs au but, à Bari, contre l'Étoile rouge Belgrade, alors qu'ils étaient favoris. Peu de temps après la désillusion de Bari, l'équipe de l'OM perd une autre finale contre Monaco (1-0) pour la Coupe de France dans les arrêts de jeu. L'équipe de JPP manque ainsi de peu un triplé historique : Championnat, Coupe d'Europe, Coupe de France.

Son parcours avec l'OM et l'équipe de France permet à JPP d'être élu Ballon d'or en 1991. Après Raymond Kopa et Michel Platini, il est le troisième Français à obtenir cette distinction prestigieuse, et le seul à être honoré de cette distinction alors qu'il joue dans un club français. Un trophée reçu des mains propres de ses deux prédécesseurs tricolores. Un moment émouvant pour Jean-Pierre Papin.

La saison suivante, les Marseillais sont champions de France pour la quatrième fois consécutive, mais leur saison est ternie par une élimination prématurée en Coupe d'Europe contre le Sparta Prague. En terminant pour la cinquième fois de sa carrière meilleur buteur du championnat, JPP égale une performance jusque-là uniquement réalisée par Delio Onnis et Carlos Bianchi. Il est d'ailleurs le seul à avoir terminé meilleur buteur cinq fois de suite.

En fin de saison, les rumeurs d'un transfert au Milan AC se font plus pressantes. Papin dispute son dernier match au stade Vélodrome contre l'AS Cannes, le . Après avoir pris le micro au début du match pour annoncer son départ en Italie, il offre la victoire à son club dans ce dernier match. L'adieu de JPP fut des plus émouvants et beaucoup gardent encore ce jour-là en mémoire.

Expérience étrangère (1992-1996)Modifier

 
Compositions des équipes lors de la finale aller de la Coupe de l'UEFA gagné par le Bayern Munich face aux Girondins de Bordeaux (2-0) en 1996.

Le Ballon d'or obtenu en 1991 et la victoire de l'OM en quart de finale de C1 contre le Milan AC, ont convaincu les dirigeants rossoneri de le recruter. Leur idée était de trouver un successeur à Marco van Basten qui est de plus en plus en délicatesse avec sa cheville[6]. JPP rejoint donc en 1992 le Milan AC, considéré comme le meilleur club mondial à l'époque. À cette époque, peu de joueurs français jouent à l'étranger. Avec ce départ en Italie, Papin a donc agi en quelque sorte comme un précurseur. Le mouvement de départ des meilleurs joueurs français à l'étranger ne s'amplifiera que quelques années plus tard, à partir du milieu des années 1990.

Ses débuts dans le Calcio sont bons, malgré la concurrence avec Marco van Basten. Il finit en effet meilleur buteur du club milanais en Serie A avec 13 réalisations. Le club remporte aisément le championnat d'Italie. Mais le , JPP dispute et perd (remplaçant, rentré au début de la seconde mi-temps) une nouvelle finale de Ligue des champions, cette fois contre son ancien club, l'Olympique de Marseille. le 13 juin, il joue un match amical contre les Orlando Pirates au stade Ellis Park pour une victoire 3 buts à deux dont 2 buts de Papin sous l’œil de Nelson Mandela[7],[8].

Pour sa deuxième saison en Italie, il remporte son deuxième Scudetto avec le Milan AC, mais joue moins. Battu par l'OM l'année précédente, le Milan AC prend sa revanche en s'imposant en finale de la Ligue des champions en écrasant 4 à 0 le FC Barcelone. Lors de cette édition, il inscrit 4 buts en 6 matchs. JPP peut enfin soulever le trophée[9]. Le règlement de l'UEFA limite les équipes à aligner un maximum de trois non-nationaux fait que l'entraîneur Fabio Capello est contraint de ne pas aligner Jean-Pierre Papin sur la feuille de match pour la demi-finale et la finale. Malgré cela, JPP remporte enfin la ligue des champions après deux finales perdues[10],[11].

Après deux saisons expatrié en Italie, JPP décide de changer d'horizon en rejoignant le club allemand du Bayern Munich pour tenter de trouver du temps de jeu mais aussi pour rejoindre Giovanni Trapattoni[6]). Pour ses débuts dans la Bundesliga (saison 1994-1995), il joue très peu avec au total sept matches pour un but, principalement en raison de blessures à répétition. Il inscrit néanmoins le plus beau but de l'année du championnat allemand, grâce à une nouvelle "papinade". Le Bayern termine à une très décevante sixième place et se fait éliminer dès le premier tour de la Coupe d'Allemagne. Le club bavarois se rattrape moyennement en Ligue des champions, en atteignant les demi-finales, surclassé par le futur vainqueur de la compétition, l'Ajax d'Amsterdam, 0-0 puis 2-5.

Alex Ferguson tente en 1995 de faire venir Papin à Manchester United pour former le duo Papin-Cantona mais le Bayern décline l'offre[12]. Eric Cantona l’appelle un soir à Munich, pour lui dire que Ferguson voudrait que le duo se reforme.

Sa deuxième saison en Allemagne (1995-1996) n'est pas plus convaincante, Papin ne trouvant qu'à deux reprises le chemin des filets. Le Bayern termine à la deuxième place en championnat, mais fait surtout parler de lui en remportant la Coupe de l'UEFA, en battant en finale les Girondins de Bordeaux. Papin est titulaire au match aller à Munich. Il sauve une balle de but sur la ligne et commet une faute sur Bixente Lizarazu et prend un carton jaune qui le prive de finale retour.

Retour en France (1996-1998)Modifier

Il rentre en France en 1996 en signant à Bordeaux. Sa première saison sous le maillot girondin est très satisfaisante. Rolland Courbis le relance et lui permet d'inscrire 16 buts en championnat. Devenu capitaine de l'équipe pour la saison 1997-1998, le poids des ans rattrape JPP. Courbis parti, Guy Stéphan remercié au bout de quelques mois et Élie Baup désireux de créer un électrochoc, JPP est la principale victime de cette valse d'entraîneurs. Devant la montée en puissance de Sylvain Wiltord, JPP voit son temps de jeu se réduire considérablement et prend le plus souvent place sur le banc lors de la deuxième partie de la saison 1997-1998.

Au cours de ses deux saisons chez les Girondins de Bordeaux, JPP dispute deux finales de Coupe de la Ligue. Sa deuxième participation est notamment marquée par un but magnifique inscrit sur coup franc des 25-30 mètres mais aussi, malheureusement pour lui, par un penalty tiré au-dessus des cages lors de la séance des tirs au but, qui permet grandement au Paris Saint Germain de remporter cette finale. Il s'agit là du seul et unique match disputé par JPP en match officiel au Stade de France.

Devenu remplaçant à Bordeaux, il décide de se lancer un dernier défi et signe pour la saison 1998-1999 à Guingamp, alors en division 2. Cependant, certainement par manque de motivation, il écourte son expérience bretonne et met brutalement fin à sa carrière professionnelle en octobre 1998, trois mois après son arrivée et dix matchs disputés en championnat.

Fin de carrière en amateur (1998-2004)Modifier

Il continue de jouer en amateur, tout d'abord à la Jeunesse sportive Saint-Pierroise à La RéunionRoger Milla a remporté le titre de champion de La Réunion en 1990[13] et à l'Union sportive de Lège-Cap-Ferret, une équipe de district entraînée par l'ex-international Jérôme Gnako[14]. C'est en , à l'âge de 40 ans, qu'il raccroche définitivement les crampons.

En équipe de France (1985-1995)Modifier

En 1985, il remporte le Tournoi de Toulon avec l'équipe de France Espoirs et termine meilleur buteur du tournoi.

Sa notoriété auprès du grand public en 1986 est grandissante, et il connaît sa première sélection France - Irlande du Nord (0-0) le au Parc de Princes à Paris, où il est titulaire et joue les 90 minutes sans avoir joué en première division française.

Il est appelé par l'entraîneur des Bleus Henri Michel pour remplacer José Touré, qui s'est blessé, pour disputer la Coupe du monde 1986 au Mexique auprès de son idole Michel Platini, où les Bleus terminent à la troisième place. Il marque le seul but de la France lors du premier match de poule, contre le Canada. Il est titulaire lors des deux matchs de poule suivant, contre l'Union soviétique et la Hongrie sans marquer de but. Pressenti avant la compétition comme titulaire en tant qu'avant-centre typique aux côtés d'un Dominique Rocheteau libre, tournant autour de lui, il a pourtant, à la suite de nombreux ratés devant le but lors du premier tour, laissé sa place de no 9 à Yannick Stopyra. Il ne joue pas les matchs suivant jusqu'à la demi finale contre l'Allemagne. Il ne retrouvera son poste que contre la Belgique dans la petite finale, au cours de laquelle il marque un but.

 
Jean-Pierre Papin et Michel Platini pendant la Coupe du monde 1986 au Mexique.

Il ne participe pas à la Coupe du monde 1990 à cause des échecs lors des éliminatoires mais lors de la campagne de qualification pour l'Euro 1992, il termine second meilleur buteur des Éliminatoires du Championnat d'Europe de football 1992 avec neufs buts derrière Darko Pančev et l'équipe de France est la seule à gagner tous ses matchs éliminatoires (une première en Europe). Lors de la phase finale en Suède, Papin qui souffre de séquelles d'une blessure à la cheville ne peut empêcher la France d'échouer dès le premier tour, malgré ses deux buts en trois matchs[15].

Il ne participe pas non plus à la Coupe du monde 1994 aux États-Unis à la suite du match France – Bulgarie en novembre 1993 perdu sur le score de 2 buts à 1. Papin dans un premier temps dit adieu aux Bleus dont il était le capitaine après l'élimination en qualifications pour la Coupe du monde 1994, avant de se laisser convaincre par Aimé Jacquet de revenir. Il marque son dernier but en sélection à Trebizonde en Turquie (match délocalisé à cause de troubles en Azerbaïdjan) contre l'Azerbaïdjan (2-0) à la fin de l'année 1994. Papin dispute son dernier match international contre les Pays-Bas en , avant que les blessures et l'éclosion de la génération Zinédine Zidane ne l'éloignent définitivement de la sélection.

Carrière d'entraîneurModifier

 
Jean-Pierre Papin, entraîneur du Racing Club de Strasbourg en 2006.

Alors qu'il joue encore au Cap-Ferret, Jean-Pierre Papin obtient son diplôme d'entraîneur. Il est pressenti pour devenir l'adjoint d'Alex Ferguson à Manchester United[16].

Il débute à la barre du FC Bassin d'Arcachon, club évoluant en DH. Sous son impulsion, le club accède en CFA 2 à l'issue de la saison 2004-2005.

Alex Ferguson lui propose le poste d'entraîneur des attaquants. Mais Papin refuse l'invitation. Il indique aussi qu'il rêve de diriger un club outre-Manche[17]. Le , il prend en charge l'équipe première du Racing Club de Strasbourg pour la saison 2006-2007. Il commence ainsi sa carrière d'entraîneur au niveau professionnel en prenant en main une équipe rétrogradée en Ligue 2 avec, pour objectif principal, la remontée en Ligue 1. Sous sa conduite, cet objectif est atteint grâce à la troisième place obtenue à l'issue de la saison. Papin n'est cependant pas reconduit dans ses fonctions pour la saison 2007-2008. Il aurait en effet cherché à négocier un poste d'entraîneur de l'équipe du RC Lens, se faisant devancer in extremis par Guy Roux. Il se dit aujourd'hui « victime d'une intrigue » selon l'un de ses proches conseillers.

En juillet 2007, il est contacté par l'équipe de Chine de football en vue d'une proposition d'embauche au poste d'entraîneur, sans suite.

Il refuse par ailleurs le poste d'entraîneur du FC Nantes Atlantique proposé par le repreneur du club Waldemar Kita pour remplacer Michel Der Zakarian, arguant de son amitié pour celui-ci et, de ses bons résultats actuels. L'ironie du sort veut que le , il s'engage avec le RC Lens succédant ainsi à Guy Roux, démissionnaire à la mi-temps du match, qui oppose ce jour-là, le Racing Club de Strasbourg au RC Lens au stade de la Meinau, match comptant pour la cinquième journée de championnat de L1 (score final 2-1). Avec un effectif qu'il n'a pas choisi, il ne réussit pas à redresser le club, malgré le sursaut survenu après la victoire en Coupe de la Ligue face à l'AS Monaco. Le , après une défaite 0-1 au stade Félix-Bollaert face aux Chamois niortais en Coupe de France de football, Gervais Martel décide de recruter Daniel Leclercq, ancien entraîneur du RC Lens afin d'assister Jean-Pierre Papin dans ses choix. Le , jour de l'épilogue de la saison 2007-2008, le RC Lens est officiellement rétrogradé en Ligue 2 malgré le résultat nul obtenu contre les Girondins de Bordeaux (2-2), le Toulouse FC et le Paris Saint-Germain avec lesquels le club se trouvait en concurrence pour la relégation s'étant imposés sur le même score de 2 à 1 respectivement contre le Valenciennes FC et le FC Sochaux. Le RC Lens finit 18e avec deux points de moins que le Toulouse Football Club (17e). Sans surprise, Jean-Pierre Papin est licencié de son poste d'entraîneur du RC Lens le et il est remplacé par un ancien de la maison lensoise, Jean-Guy Wallemme.

En , il est contacté par La Berrichonne de Châteauroux après le licenciement de Christian Sarramagna (Ligue 2) mais refuse le poste.

En janvier 2009, on apprend qu'il va reprendre du service en tant que joueur au sein de l'Association Sportive Facture Biganos Boïen, un club de Promotion de Ligue d'Aquitaine, par plaisir et par sympathie envers l'entraîneur Thierry Castets[18].

En , il est pressenti pour devenir entraîneur du Racing Club de Strasbourg, après le limogeage de Gilbert Gress. Ce n'est qu'en , qu'il est finalement rappelé par le nouveau président du Racing Club de Strasbourg, Julien Fournier, à la suite de la vente du club par Philippe Ginestet à Alain Fontenla. Finalement, estimant que les conditions idéales ne sont pas réunies à Strasbourg, il refuse le poste.

Le , il s'engage avec La Berrichonne de Châteauroux après la démission de Dominique Bijotat, offre qu'il avait pourtant refusée une année auparavant[19]. Malgré diverses péripéties, il parvint à sauver le club à l'arraché, lors de la dernière journée du championnat, avec une victoire qui envoie en National l'adversaire du soir, Strasbourg, qu'il avait fait monter en Ligue 1 en 2007.

Quelques jours plus tard, il annonce qu'il ne rempilera pas pour la saison suivante et quitte le club[20].

Le , il est nommé entraîneur de Chartres (National 2). Il succède sur le banc à Jean-Guy Wallemme[21].

ReconversionModifier

Il est consultant depuis 2008, tout d'abord pour TF1 avant de rejoindre France Télévisions. À la radio, il a été souvent associé avec Christophe Pacaud sur RTL dans RTL Foot. En octobre 2008, il commente les matches de Coupe UEFA pour la chaîne Direct 8[22]. À partir du , il sera éditorialiste du quotidien Le Foot[23]. En 2009, il devient consultant pour le Groupe Canal+. En septembre 2010, Jean-Pierre Papin devient consultant pour le site d'aide aux paris sportifs Sporty Trader[24]. Depuis 2012, il est consultant pour les chaînes beIN Sports[25].

Depuis 2009, il est l'ambassadeur Cyclo JPP Neuf de Cœur, une course de vélo de route La JPP - Neuf de cœur qui se déroule en Haute-Savoie entre la ville de Cluses et la station des Carroz d'Arâches[26],[27].

Il est aussi l'ambassadeur du Grand National de trot depuis 2012, compétition hippique par étapes destinée aux trotteurs. Elle consiste en un tour de France de la discipline attelée, permettant ainsi la mise en valeur des hippodromes régionaux[28] et depuis 2013, il est avec Youri Djorkaeff, Sylvain Wiltord et Valdo Filho, un des ambassadeurs du Footgolf[29].

Il est nommé président de la commission Coupe de France en 2014 et depuis 2020, avec Frédéric Déhu, Ludovic Giuly et Pauleta, il est l'un des ambassadeurs de la Ligue de football professionnel[30].

Style de joueurModifier

Jean-Pierre Papin avait la particularité, pour un avant-centre, de marquer de nombreux buts de loin. Lorsqu'il recevait le ballon, il frappait le plus souvent en première intention, notamment en reprise de volée. Il a ainsi laissé une forte empreinte dans le football français, à tel point qu'un mouvement porte son nom : la papinade. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent la papinade n'est pas un ciseau acrobatique mais une reprise de volée puissante du droit, depuis le côté droit de la surface de réparation, sur un centre en profondeur venant du côté gauche. Selon une légende régulièrement ressassée, ce mot aurait été inventé par le journaliste du Provençal Alain Pécheral lorsque, en 1990, Papin inscrit un but quasi identique à celui du inscrit contre Pascal Olmeta, gardien à l'époque du Racing Paris. Mais en fait, dès ses débuts mitigés à Marseille — suivant ceux ratés avec les Bleus en 1986 — le terme papinade a commencé à être utilisé par les supporters marseillais pour indiquer un incroyable raté, seul devant les cages ouvertes, le gardien éliminé. Le mot faisait référence à celui de cagade utilisé en Provence pour indiquer un raté. Par la suite, l’efficacité de Papin devant le but, sa précision dans le geste et sa force de frappe compensant amplement un gabarit moyen, le terme sera repris par Pécheral pour la fameuse reprise de volée, et c’est cette définition qui restera dans l’histoire. Les qualités de Papin étaient le fruit d'un travail acharné à l'entraînement. Il n'était pas rare de le voir faire des « heures supplémentaires » à l'entraînement pour travailler devant le but, allant même jusqu'à s'éclairer avec les phares de sa voiture après l'extinction des lumières du centre d'entraînement.

StatistiquesModifier

En tant que joueurModifier

Générales par saisonModifier

Statistiques de Jean-Pierre Papin [31],[32]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Compétition(s)
continentale(s)
  France Total
Division M B M B M B C M B M B M B
1980-1981   US Valenciennes Division 3 1 0 - - - - - - - - - 1 0
1981-1982   INF Vichy Division 3 17 3 - - - - - - - - - 17 3
1982-1983   INF Vichy Division 3 3 0 1 0 - - - - - - - 4 0
1983-1984   INF Vichy Division 3 29 10 - - - - - - - - - 29 10
Sous-total 50 13 - - - - - - - - - 50 13
1984-1985   US Valenciennes Division 2 33 15 2 2 - - - - - - - 35 17
1985-1986   FC Bruges Division 1 31 20 8 7 - - C3 4 5 4 3 47 35
1986-1987   Olympique de Marseille Division 1 33 13 7 1 - - - - - 4 0 44 14
1987-1988   Olympique de Marseille Division 1 37 19 1 0 - - C2 8 4 4 0 50 23
1988-1989   Olympique de Marseille Division 1 35 22 10 11 - - - - - 6 1 51 34
1989-1990   Olympique de Marseille Division 1 36 30 4 2 - - C1 8 6 5 4 53 42
1990-1991   Olympique de Marseille Division 1 36 23 5 7 - - C1 9 6 5 6 55 42
1991-1992   Olympique de Marseille Division 1 37 27 4 4 - - C1 4 7 9 9 54 47
1992-1993   Milan AC Serie A 22 13 4 4 - - C1+CI 7+1 3+1 6 3 40 24
1993-1994   Milan AC Serie A 18 5 2 1 - - C1+SE 6+2 4+1 8 4 36 15
1994-1995   Bayern Munich Bundesliga 7 1 1 0 - - C1 3 2 2 1 13 4
1995-1996   Bayern Munich Bundesliga 20 2 2 0 - - C3 5 1 - - 27 3
1996-1997   Girondins Bordeaux Division 1 32 16 3 2 4 0 - - - - - 39 18
1997-1998   Girondins Bordeaux Division 1 23 6 1 3 5 5 C3 2 0 - - 31 14
1998-1999   EA Guingamp Division 2 10 3 - - - - - - - - - 10 3
Sous-total 410 215 55 44 9 5 - 59 40 54 30 587 334
1999-2000   JS Saint-Pierroise Division d'Honneur 12 4 - - - - - - - - - 12 4
2000-2001   JS Saint-Pierroise Division d'Honneur 15 9 - - - - - - - - - 15 9
2001-2002   US Lège-Cap-Ferret CFA2 24 8 - - - - - - - - - 24 8
2002-2003   US Lège-Cap-Ferret CFA2 17 7 2 0 - - - - - - - 17 7
2003-2004   US Lège-Cap-Ferret CFA2 16 9 2 2 - - - - - - - 18 11
Total sur la carrière 494 252 59 46 9 5 - 59 40 54 30 675 373

Buts en sélectionModifier

En tant qu'entraîneurModifier

Générales par saisonModifier

Statistique de Jean-Pierre Papin comme entraîneur
Saison Club Pays Division Matchs Victoires Nuls Défaites Buts pour Buts contre % Victoires
2004-2005 FC Bassin d'Arcachon   DH 26 19 5 2 44 11 73,1
2005-2006 FC Bassin d'Arcachon   CFA 2 30 13 11 6 32 21 43,3
2006-2007 RC Strasbourg   Ligue 2 44 23 13 8 64 42 52.3
2007-2008 RC Lens   Ligue 1 42 14 12 16 61 58 33.3
2009-2010 LB Châteauroux   Ligue 2 19 5 8 6 24 24 26,31
2014-2015 FC Bassin d'Arcachon   CFA 2 26 3 6 17 16 43 11,54

Palmarès joueurModifier

En clubModifier

Avec l'INF Vichy, il est vainqueur du Groupe Centre de Division 3 en 1983 et vice-champion de France du Groupe Centre de Division 3 en 1984.

Il signe au FC Bruges où il remporte en 1986, la Coupe de Belgique et finit vice-champion de Belgique.

Après une année en Belgique, il arrive à l'Olympique de Marseille avec lequel il est champion de France en 1989, 1990, 1991 et 1992, vainqueur de la Coupe de France en 1989, finaliste de la Coupe de France en 1987 et 1991, vice-champion de France en 1987 et finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1991.

Il signe au Milan AC avec pour ambition de remporter la Coupe d'Europe des Clubs Champions. Après un premier échec lors de la Ligue des champions en 1993 où il perd contre son ancien club, il remporte la Ligue des champions en 1994. Pendant ces deux années, il remporte le championnat d'Italie en 1993 et 1994, la Supercoupe d'Italie en 1992 et est finaliste de la Coupe intercontinentale en 1993 et de la Supercoupe d'Europe en 1993.

Il quitte le Milan AC pour rejoindre le Bayern Munich avec lequel il remporte la Coupe de l'UEFA en 1996 puis est finaliste de la Supercoupe d'Allemagne en 1994 et vice-champion d'Allemagne en 1996.

Il revient en France, aux Girondins de Bordeaux où il est finaliste de la Coupe de la Ligue en 1997 et 1998.

Il remporte tout au long de sa carrière en club, divers tournois saisonniers et amicaux comme les Matines brugeoises où il est finaliste en 1985 avec le FC Bruges. Avec l'Olympique de Marseille il remporte le Tournoi d'Auxerre en 1988, le Tournoi de Marseille en 1990, le Tournoi de Paris en 1991 et est finaliste du Trophée Joan Gamper en 1991 et deuxième de la Coupe de la Méditerranée en 1991. Avec le Milan AC, il remporte le tournoi de la Ville de Zurich en 1991, les tournois de la Ville de La Corogne et de Padoue en 1992, la Coupe de la Méditerranée en 1992. Le Trophée Luigi Berlusconi en 1992 et 1993, la coupe de la Bonté en 1993, la coupe de Tokyo en 1993, la coupe Shenyang en 1993, le tournoi d'Oviedo en 1993, le mémorial Giorgio Ghezzi en 1994 et le tournoi de la cité de Barcelone en 1994. Avec le Bayern Munich, il est finaliste du Trophée Luigi Berlusconi en 1994 et vainqueur de la Fuji-Cup en 1994 et 1995.

En équipe de FranceModifier

Jean-Pierre Papin remporte avec les Espoirs, le Festival de Toulon en 1985[33].

Avec l'équipe de France A, Papin totalise 54 sélections et 30 buts entre 1986 et 1995. Ces statistiques font de lui, le huitième meilleur buteur de l'équipe de France.

Au cours de ces 9 années en équipe de France, il dispute la Coupe du monde de football de 1986 où les Bleus sont troisièmes (4 matchs et 2 buts). Il dispute le Tournoi de France en 1988 et le Tournoi du Koweït en 1990, compétitions que les Bleus remportent. Il participe au Championnat d'Europe des Nations en 1992 où la France est éliminée au premier Tour (3 matchs et 2 buts). Il remporte la Coupe Kirin en 1994[34].

Palmarès entraîneurModifier

Avec le FC Bassin d'Arcachon il est en 2005, champion DH Aquitaine, vainqueur de la Coupe de la Région Aquitaine et vainqueur de la Coupe du District Gironde Atlantique. Avec le RC Lens, il est finaliste de la Coupe de la Ligue en 2008.

Distinctions personnelles et recordsModifier

Au centre de formation de l'INF Vichy, il est membre de la promotion 1984.

Avec le FC Bruges, il finit meilleur buteur de la Coupe de Belgique en 1986 (7 buts) et est élu meilleur joueur étranger de tous les temps ayant évolué au club[35].

Sous les couleurs de l'Olympique de Marseille, il est élu en 1989, joueur français de l'année France Football, remporte le Onze de Bronze décerné par le magasine Onze Mondial est médaillé de l'Académie des sports[36] et est membre de l'équipe de l'année France Football. En 1990, il remporte le Onze de Bronze et est membre de l'équipe de l'année France Football. En 1991, il remporte le Ballon d'Or, les titres de joueur de l'année World Soccer Awards[37], de joueur européen de l'année El País[38], de joueur français de l'année France Football, le Onze d'Or, puis est nommé 2e meilleur footballeur de l'année FIFA en 1991 et 2e au trophée du Champion des champions français décerné par L'Équipe et est membre du club de l’année France Football. En 1992, il remporte le Onze de Bronze et est membre du club de l’année France Football. Il nommé dans la Dream Team des 110 ans de l'Olympique de Marseille en 2010 et est élu Olympien du siècle de l'Olympique de Marseille[39]. Il est meilleur buteur du Championnat de France en 1988 (19 buts), en 1989 (22 buts), en 1990 (30 buts), en 1991 (23 buts) et en 1992 (27 buts). Il est le seul joueur à avoir terminé meilleur buteur du Championnat de France cinq fois consécutivement. Il finit meilleur buteur de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1990 (6 buts), en 1991 (6 buts) et en 1992 (7 buts), meilleur buteur de la Coupe de France en 1989 (11 buts) en 1991 (7 buts) en 1992 (4 buts) et meilleur buteur mondial de l'année selon l'IFFHS en 1991 (16 buts). Il est le 2e meilleur buteur de l'histoire de l'Olympique de Marseille (182 buts) et meilleur buteur olympien en coupe d'Europe (23 buts). Il est co-recordman avec Éric Pécout, à avoir inscrit trois buts lors d'une finale de Coupe de France (en 1989) et meilleur buteur français sur une année civile en 1991 (28 buts). Il est le seul joueur français à avoir été lors des saisons (1990-1991) et (1991-1992), à terminer meilleur buteur de la Ligue des champions, du Championnat de France, de la Coupe de France et de l'Équipe de France et seul joueur français évoluant en Ligue 1 à marquer plus de 30 buts, quatre ans de suite (entre 1988 et 1992)[40]. Il est le seul joueur français à avoir été plusieurs fois meilleur buteur de la Coupe/Ligue des Champions en 1990, en 1991 et en 1992. Il détient le record du nombre de but en une saison de championnat pour un joueur français avec l'Olympique de Marseille, de la saison 1989-1990 à la saison 2018-2019 (record battu par Kylian Mbappé avec 33 buts). Lors de la saison 1991-1992, avec 47 buts inscrits, il est le 3e meilleur buteur français de l'histoire toutes compétitions confondues sur une saison derrière Just Fontaine (52 buts) et Roger Courtois (49 buts).

Au cours de son passage au Milan AC, il devient le 4e transfert le plus cher de l'histoire du football du XXe siècle (10e transfert le plus cher de l'histoire du football, au 20 janvier 2020)[41] et lors de la saison 1992-1993, en ligue des champions, il est membre de la première équipe à remporter tous ses matchs de phase de groupe, membre d'une des deux équipes à avoir atteint la finale en remportant tous ses matchs, membre de la première équipe à encaisser le moins de but en phase de groupe et membre de l'équipe qui sera élue 6e plus grande équipe de l'histoire du football, décerné par le site ClubElo[42] (au 13 janvier 2020). Lors de la saison 1993-1994, il est membre d'une des deux équipes lauréates de la ligue des champions qui ont encaissé le moins de buts (2 buts) et membre de l'équipe de l'année World Soccer Awards en 1994. Il est nommé en 2010, 2e meilleur joueur français à avoir joué au Milan AC par le magazine So Foot[43], nommé en 2011, parmi les 25 meilleurs joueurs du Milan AC de l'ère Berlusconi par le site Gentside[44]. Sa reprise de volée lors du match Porto-Milan du 3 mars 1993 est élu 5e plus belle reprise de volé de la ligue des champions par le site FourFourTwo[45].

Sous les couleurs du Bayern Munich, il obtient le titre du plus beau but de l'année en Bundesliga en 1995[46],[47] et est nommé dans l'équipe-type des français ayant joué en Bundesliga par le site RMC Sport[48].

Avec l'équipe de France, il est tout d'abord meilleur buteur du Tournoi de Toulon en 1985 (3 buts)[49] et élu en 2020, 5e plus grand joueur passé par le Tournoi[50]. Il inscrit le 1 200e but de l'histoire de la Coupe du Monde en 1986. Il est membre de l'équipe européenne de l'année France Football en 1991 et de l'équipe de l'année World Soccer Awards en 1991. Il est membre de l'équipe de France qui dispute 19 matchs sans défaite (entre mars 1989 et le 19 février 1992), qui remporte tous ses matchs des Éliminatoires du Championnat d'Europe de football 1992 (une première en Europe) et qui dispute 30 matchs sans défaite (entre février 1994 et octobre 1996). Il est le 2e meilleur buteur des éliminatoires de l'Euro 1992 (9 buts). Il finit meilleur buteur de l'année civile à 5 reprises (1986 1989, 1991, 1992 et 1994) et est actuellement, le 9e meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (30 buts). Il est élu en 2018, 21e du Top 100 des meilleurs joueurs de l'histoire de l'équipe de France par le site L'équipe et en 2021, 34e du Top 50 des meilleurs joueurs de l'histoire de l'équipe de France par le site 90min[51].

Au niveau européen, il est élu 76e du Top 100 du meilleur footballeur européen 1954-2004 par l'UEFA, 65e du Top 100 des meilleurs joueurs de l'histoire de la Ligue des Champions pour les 60 ans de la compétition, décerné par le magazine l’Équipe[52], 43e du Top 50 des plus beaux buts de l'histoire de la Ligue des Champions (1992-2020), décerné par le magazine France Football[53], 30e au classement des meilleurs buteurs de la Ligue des Champions décerné par le site Givemesport [54] (au 09 août 2020) et 8e au classement du meilleur ratio buts-matchs de l'histoire de la Ligue des Champions par le site Givemesport (au 02 décembre 2020)[55]. Il est le 3e meilleur buteur français toutes compétitions européennes de clubs confondues : 40 buts pour 59 matches (1985-1996) (au 24 mars 2021), 4e meilleur buteur français en Ligue des Champions avec 28 réalisations pour 37 matchs (1989-1994) (au 24 mars 2021) et

Au niveau mondial, il est nommé au FIFA 100 (Top 100 des meilleurs joueurs vivants de tous les temps) en 2004 et est élu 80e des meilleurs footballeurs de tous les temps en 2011 par le site Bleacher Report[56]. Il est recordman français des sélections en équipe FIFA (4) : en 1997, face à l'équipe d'Asie (à Hong Kong), en 1997, face à la Russie (à Moscou), en 1998, face à la Turquie (à Istanbul) et 1999, face à l'équipe d'Afrique (à Johannesbourg).

Il est élu 8e joueur français du XXe siècle décerné par le magazine France Football, reçoit un Oscar d'honneur UNFP en 1999, est fait Chevalier de la Légion d'honneur le , reçoit le Prix Pira, décerné par l'association Deux mains pour l'enfance, est nommé dans l'équipe-type spéciale 20 ans du championnat de France (vote du public) des Trophées UNFP en 2011 et est élu joueur légende par Golden Foot en 2013[57]. Il est le 3e meilleur buteur français de l'histoire toutes compétitions confondues (372 buts), dernière Thierry Henry (411 buts) et Karim Benzema (393 buts).

Culture populaire et anecdotesModifier

L'Euro 1992 marque le début de l'installation définitive des footballeurs dans Les Guignols de l'info avec les créations des marionnettes de Michel Platini, sélectionneur de l'équipe de France, et de Jean-Pierre Papin attaquant de l'OM et de l'équipe nationale[58]. Le joueur est caricaturé en quelqu'un de naïf et benêt et c'est une caricature que l'intéressé vit mal au moment des faits. Avec recul, il estime que cela a aussi participé à sa notoriété auprès des Français[59].

Le site Storie di Sport cite au sujet de ses initiales de Papin : Aucun nom et prénom ne sont nécessaires: il est rappelé et acclamé par ses initiales, JPP. Trois lettres qui le représentent, authentique, simple, souriant, discipliné et légendaire[60].

Ses gestes acrobatiques, mêlant ciseaux et retournés acrobatiques sont resté dans la culture populaire et sont cités par le groupe de rap PNL[61] dans le morceau DA sorti en 2016

Jean-Pierre Papin est connu pour être un blagueur auprès de ses coéquipiers, en effet lors d'un déplacement de coupe d'Europe, Papin prend un petit sachet de ketchup, il le roule et il donne l'impression de vouloir asperger Chris Waddle. Papin rate son coup, et le jet de ketchup part sur le côté. Pascal Olmeta a le réflexe de se relever pour ne pas le prendre et ça tombe sur Eric Cantona. Il y a eu un gros silence, car à l'époque leur relation n'était pas au beau fixe mais Cantona se ressuie et continue de manger comme si rien ne s'était passé[62]

À l'Olympique de Marseille, Papin, considéré comme le fils de Bernard Tapie, ne participe pas aux décrassages et trouve comme excuses, qu'il aurait perdu sa grand-mère et son grand-père dans la saison (quatre fois sa grand-mère et huit fois son grand-père d'après Eric Di Meco)[63]

Ancien supporter du FC Porto, André Villas-Boas ne garde pas de très bon souvenir de JPP. Villas-Boas a le souvenir de la reprise de volée de Papin dans la lucarne lors de Porto-Milan du 3 mars 1993. Ce n’est pas son plus beau souvenir. Villas-Boas était au match avec son oncle et était avec les ultras. Il était tellement énervé qu'il voulait aller se battre contre les ultras de Milan. En repartant, son oncle s’est frotté en voiture avec un taxi, il voulait descendre lui casser la gueule[64].

Papin devient l'entraineur du C' Chartres Football, et a sous ses ordres, Steven Papin, attaquant. Ce dernier qui n'est pas familier avec JPP, quitte le club quelque temps après et signe à la Jeunesse Saint-Pierroise, le club phare de La Réunion et qui fut le premier club amateur de Jean-Pierre Papin après la fin de sa carrière professionnelle[65]

Jean-Pierre Papin qui est caricaturé aux guignols de l'info, est montré comme une personne qui boit beaucoup de Cacolac. Le Cacolac est une boisson originaire de Gironde où Papin y habite depuis 1996, lors de son arrivée aux Girondins de Bordeaux.

Reconnaissance et hommagesModifier

Lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, alors que Jean-Pierre Papin rend visite aux Bleus après leur victoire contre la Belgique en demi-finale de la Coupe du monde 2018, les joueurs comme Paul Pogba, Antoine Griezmann, Olivier Giroud, Kylian Mbappé, Blaise Matuidi et Benjamin Pavard, laissent exploser leur joie et ont partagé leur admiration face à la légende du football, ancien joueur de l'Olympique de Marseille[66] et la même année, Jean-Pierre Papin est honoré par l'AC Milan par l'entremise du président Paolo Scaroni en recevant un maillot des Rossoneri avec le numéro 9[67].

Avant de recevoir des mains de Barack Obama la Medal of Honor, Florent Groberg cite Jean-Pierre Papin comme son héros[68].

Plusieurs stades portent le nom de Jean-Pierre Papin dont à Lesquin [69] et à Soissons[70].

Il apparait dans les jeux FIFA 12 et FIFA 16, dans les équipes du XXIe siècle.

Vie personnelleModifier

Jean-Pierre Papin et son épouse Florence Papin née Bouet sont parents de cinq enfants[71],[72] dont Christopher, qui jouera en junior au Milan AC, au Bayern de Munich et aux Girondins de Bordeaux[73] et Emily, atteinte de graves lésions cérébrales . Le couple crée en 1996 l'association Neuf de Cœur (9 était le numéro fétiche du joueur) pour informer les parents sur les méthodes de rééducation d'enfants souffrant de telles lésions.

PublicationsModifier

BibliographieModifier

  • Jean Ferrara, Jean-Pierre Papin, 1989, Éditions Jean Michel Garcon (ISBN 9782950284730)
  • Jean-Charles Delesalle, Jean-Pierre Papin, 1990, Éditions Mango (ISBN 9782740402948)
  • Olivier Dazat, Papin de Marseille, 1991, Éditions Messidor Scandéditions (ISBN 220906502X)
  • Gérard Daguin, Papin, 1994, Éditions du Sport (ISBN 2740402945)
  • Jean-Pierre Papin, Franc jeu, 1998, Éditions Ramsay (ISBN 2841143694)
  • Thierry Agnello, JPP - Le livre anniversaire, 2013, Éditions Hugo Sports (ISBN 978-2755613582)

VidéographieModifier

  • VHS, Jean Pierre Papin, Mes plus beaux buts !, 1991, Éditions Fox Vidéo
  • VHS, Jean Pierre Papin, Mes secrets pour marquer, 1992, Éditions Fox Vidéo
  • VHS, Jean-Pierre Papin - Forza JPP, 1993, Éditions TF1 Vidéo
  • VHS, Les années Papin, 1998, Éditions TF1 Vidéo
  • DVD, Rossi-Papin, 2008, Éditions RCS (DVD no 5 sur 14 de la collection La légende du Ballon d'Or)
  • DVD, Les Légendes de l'OM, 2011, Éditions France Télévisions Distribution (dont Jean-Pierre Papin, l'Olympien du siècle, film de David Bouttin, 27 minutes)

Notes et référencesModifier

  1. Gotha des Joueurs Équipes Fanion (fcgueugnon.fr)
  2. Mémoire de la marine boulonnaise (excerpts.numilog.com)
  3. Papin: "J'ai signé à Bruges pour contredire mon père" (sportmagazine.levif.be)
  4. RC Lens - Gambardella : finaliste en 1983, Didier Delannoy a gagné des souvenirs éternels (lavoixdunord.fr)
  5. « Feuille du match FC Martigues 2-1 INF Vichy », sur footballdatabase.eu
  6. a et b « Jean-Pierre Papin, mémoires d'une légende », Le Point,‎ (lire en ligne).
  7. AC MILAN VS PIRATES – JOHANNESBURG, 12/06/93 (reuters.screenocean.com)
  8. 11 giugno 1993, l’incontro con Nelson Mandela (milanismo.it)
  9. Season 1993/1994. FC Barcelona - AC Milan - 0:4 (Youtube.com)
  10. This Day in Sport - Milan Put on a Masterclass (beinsports.com)
  11. Daniele Massaro and Jean Pierre Papin of Milan AC celebrate the victory with the trophy during the Champion's league finale match between Milan AC and FC Barcelona on May 18, 1994 in Athens, Greece. (gettyimages.ch)
  12. Jean-Pierre Papin : “Je regrette de n’avoir rien gagné avec les Girondins !” girondins4ever.com. Page consultée le 10 juillet 2020.
  13. Cissé, Papin, Milla : la filière saint-pierroise fait recette (reunion.orange.fr)
  14. Les grandes dates de la carrière de Jean-Pierre Papin (francebleu.fr)
  15. La Liberté, 19 juin 1992 (e-newspaperarchives.ch)
  16. Papin linked with Old Trafford move theguardian.com. Page consultée le 10 juillet 2020.
  17. Papin aurait pu aller à MU ! maxifoot.fr. Page consultée le 10 juillet 2020.
  18. Jean-Pierre Papin va rejouer L'Équipe.fr. Page consultée le 5 janvier 2009.
  19. Châteauroux : Papin reprend du service.
  20. Voir Mourad Guichard, « Après Strasbourg et Lens, Papin quitte la Berri » sur LibéOrléans, le 18 mai 2010.
  21. Chartres (National 2) : Jean-Pierre Papin sur le banc
  22. « Jean-Pierre Papin de retour sur le terrain », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  23. « Papin éditorialiste du quotidien Le Foot, en kiosque en janvier », dépêche AFP.
  24. « Jean-Pierre Papin rejoint l'équipe Sporty Trader »
  25. « Jean-Pierre Papin rejoint BeIn Sport », sur eurosport.fr, (consulté le ).
  26. « Cyclo JPP - Neuf de Coeur, Roulez aux côtés de Jean Pierre Papin », sur CYCLO-JPP (consulté le ).
  27. La Cyclo JPP - Neuf de Cœur (waouh.cool)
  28. Jean-Pierre Papin revient sur ses débuts à Vichy, "là où j’ai appris le haut niveau" (www.lamontagne.fr).
  29. AFFG : Ambassadeurs(footgolf-france.fr)
  30. Déhu, Giuly, Papin, Pauleta et M. Silvestre, nouveaux ambassadeurs de la Ligue(lequipe.fr)
  31. « Fiche de Jean-Pierre Papin », sur footballdatabase.eu.
  32. Jean-Pierre Papin, soccerdatabase.eu.
  33. Jean-Louis FOURNIER, Dictionnaire amoureux du Nord, Place des éditeurs, , 285 p. (ISBN 978-2-259-27667-2, lire en ligne).
  34. « Coupe Kirin: victoire française sous la pluie », sur humanite.fr, (consulté le ).
  35. Le meilleur joueur étranger du Club : Jean-Pierre Papin Site officiel du FC Bruges, page consultée le 6 juin 2008
  36. « Les médailles de l'Académie des sports », sur academie-sports.com (consulté le ).
  37. (en) José Luis Pierrend, « "World Soccer" Awards », sur rsssf.com, (consulté le ).
  38. (en) José Luis Pierrend, « European Player and Team of the Year 1991-2006 », sur rsssf.com, (consulté le ).
  39. Laurent Oreggia, Tout (et même plus) sur l'OM, Paris, Hugo et Compagnie, , 128 p. (ISBN 978-2-7556-0326-2), « Joueurs », p. 38.
  40. Mbappé, une première depuis Papin ! (sports.fr)
  41. The 25 most expensive transfers in football history adjusted for inflation - 2020 (givemesport.com)
  42. Jurgen Klopp's Liverpool are statistically the fourth best team in football history (givemesport.com)
  43. Top 10 : Français du Milan AC (90min.com)
  44. Milan AC : Le top 25 des meilleurs joueurs de l'ère Berlusconi, gentside.com
  45. (en)Ranked! The 5 best Champions League volleys of all time (fourfourtwo.com)
  46. Papin gewinnt mit dem Tor auch das "Tor des Jahres 1995". Site sportschau.de
  47. Jean-Pierre Papin Tor des Jahres 1995/Goal of the Year 1995 (30.08.1995) vs. Uerdingen Site youtube.com.
  48. Le onze des français ayant joué en Bundesliga (lequipe.fr)
  49. « Côte d'Ivoire to lead the way at Toulon Tournament », sur ESPN.com, (consulté le ).
  50. Les 100 plus grands joueurs passés par le Festival de Toulon (festival-foot-espoirs.com)
  51. TOP 50 des meilleurs joueurs de l'histoire de l'Équipe de France (90min.com)
  52. Top 100 des meilleurs joueurs de l'histoire de la Ligue des champions (lequipe.fr)
  53. Jean-Pierre Papin face à Porto à la 43e place de notre Top 50 des plus beaux buts de l'histoire de la Ligue des champions (francefootball.fr)
  54. Ronaldo, Messi, Lewandowski: Who are the top goalscorers in Champions League history? (givemesport.com)
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  56. The 100 Best Footballers of All Time (bleacherreport.com)
  57. « The Legends of Golden Foot », sur https://goldenfoot.com, .
  58. Richard Coudrais, « Du stade aux Arènes », sur www.footichiste.wordpress.com, (consulté le ).
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  60. L’énorme anecdote de Villas-Boas sur Papin ! (storiedisport.it)
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