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Rudi Garcia

footballeur et entraîneur français

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Rudi Garcia
Image illustrative de l’article Rudi Garcia
Rudi Garcia avec l'OL en octobre 2019.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France Olympique lyonnais (entraîneur)
Biographie
Nom Rudi José Garcia
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (55 ans)
Lieu Nemours, Seine-et-Marne, France
Taille 1,80 m (5 11)
Période pro. 1983 - 1992
Poste Milieu offensif puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1970-1979Drapeau : France AS Corbeil-Essonnes
1979-1982Drapeau : France ES Viry-Châtillon
1982-1983Drapeau : France LOSC Lille
Parcours professionnel1
SaisonsClub 0M.0(B.)
1983-1988 Drapeau : France Lille OSC 068 0(4)
1988-1991 Drapeau : France SM Caen 057 0(1)
1991-1992 Drapeau : France FC Martigues 013 0(0)
Total 138 0(5)
Parcours amateur
Saisons Club
1994-1996 Drapeau : France AS Corbeil-Essonnes
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
1994-1998 Drapeau : France AS Corbeil-Essonnes
2001 Drapeau : France AS Saint-Étienne 005v 04n 08d
2002-2007 Drapeau : France Dijon FCO 093v 61n 60d
2007-2008 Drapeau : France Le Mans UC 018v 11n 15d
2008-2013 Drapeau : France Lille OSC 129v 67n 60d
2013-2016 Drapeau : Italie AS Rome 061v 34n 23d
2016-2019 Drapeau : France Olympique de Marseille 069v 31n 42d
2019- Drapeau : France Olympique lyonnais 005v 02n 04d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
Dernière mise à jour : 06 novembre 2019

Rudi Garcia, né le à Nemours, est un footballeur français devenu entraîneur.

Après une carrière de footballeur professionnel notamment au Lille OSC mais arrêtée prématurément, Rudi Garcia devient entraîneur dans son club formateur, l'AS Corbeil-Essonnes. Il rejoint ensuite l'AS Saint-Étienne, où il tient plusieurs rôles jusqu'au banc de l'équipe première en Division 1. Rudi est intronisé au Dijon FCO en 2002 et le fait monter en Ligue 2. En 2007, il passe au Mans UC, toujours en L2, et réussit une belle saison poussant le LOSC à l'engager. Qualifiant l'équipe en Coupe d'Europe dès ses débuts, il réalise le doublé coupe-championnat en 2011. Garcia quitte le club deux ans plus tard pour rejoindre l'AS Rome. Après un début record, il hisse deux fois l'équipe à la seconde place puis est écarté lors de la troisième saison. Il fait alors ses débuts comme consultant pour l'Euro 2016 en France, Garcia signe à l'Olympique de Marseille, qu'il emmène en finale de la Ligue Europa 2017-2018 avant de quitter son poste au terme de la saison suivante. Il rejoint alors le rival lyonnais en octobre 2019.

Après une montée en CFA 2 avec Corbeil-Essonnes puis en Ligue 2 avec Dijon, le premier fait d'arme médiatique de Rudi Garcia est le doublé national avec Lille en 2011. Ses bonnes performances en Serie A avec l'AS Rome sont suivies de la finale perdue en Ligue Europa 2017-2018 à l'OM.

Biographie

Enfance et formation

 
Garcia doit son nom à Rudi Altig (ici en 1969).

Rudi Garcia est né le à Nemours[1]. Ses parents le prénomment Rudi en référence à Rudi Altig, célèbre cycliste allemand[2].

Dès son plus jeune âge, Rudi Garcia vit dans le monde du football : son père José est joueur professionnel pour l'USL Dunkerque[3]. Devenu ensuite entraîneur de l'AS Corbeil-Essonnes, José y inscrit son fils Rudi qui y évolue jusqu'au niveau cadet.

En 1979, Corbeil ne possédant pas d'équipe, Rudi part jouer en cadet national à l'ES Viry-Châtillon[1]. On y décèle déjà des prédispositions de milieu offensif, passeur d'avantage que buteur. Appelé au sein de l'équipe première qui évolue en Division 3 1981-1982[4] dès sa première année junior, Rudi Garcia quitte le club sur une montée en Deuxième division.

Le baccalauréat D en poche[5], il signe, à sa majorité, au Lille OSC.

Neuf années de joueurs professionnel

Au Lille OSC, Rudi Garcia passe deux ans au statut de stagiaire[1] puis quatre saisons comme joueur professionnel. Il marque son premier but sous les couleurs du LOSC le vendredi 14 décembre 1984, lors de la 20e journée de première division, au Parc des Princes contre le Paris Saint-Germain. Il marque le troisième but de son équipe qui l'emporte 2-3. Il joue environ 170[réf. nécessaire] matchs au sein du club nordiste dont il porte les couleurs jusqu'en 1988[6]. Il y marque quatre buts à son poste de milieu offensif sous les couleurs lilloises.

À l'issue de ce long contrat lillois, il part pour Caen, promu en D1, entraîné alors par Robert Nouzaret puis par Daniel Jeandupeux. Trois ans plus tard, il a la possibilité de rester à Caen, mais il souhaite se relancer en rejoignant Martigues. Mais des blessures à répétition au dos et au genou l'obligent à mettre un terme précoce à sa carrière professionnelle à l'âge de 28 ans[1].

Il vit ensuite une période en retrait des terrains, entre 1992 et 1994. Il s'inscrit à l'université en vue de sa reconversion. Il obtient un DEUG et une licence en STAPS à l'université Paris-Sud XI, des brevets d’État premier et second degré d’entraîneur de football, son certificat pour diriger un centre de formation de football. Parallèlement, il travaille également pour CanalSatellite en réalisant dans un premier temps des interviews de terrain, puis par la suite en devenant un consultant en cabine.

Carrière d'entraîneur

AS Corbeil-Essonnes (1995-1998)

En 1994, Rudi Garcia revient sur les terrains en tant qu'amateur à l'AS Corbeil-Essonnes en Division d'honneur. À deux mois de la fin de la première saison, il prend le rôle d'entraîneur-joueur jusqu'à la fin d'exercice suivant (1995-1996). Il se concentre ensuite uniquement au rôle de coach[4].

Ses trois saisons complètent sur le banc permettent au club d'obtenir un maintien, une saison en milieu de tableau et une place de deuxième donnant accès à un barrage perdu pour la montée en CFA 2.

Premiers pas dans l'élite avec St-Étienne (1998-2001)

 
Nouzaret (ici en 2007) le fait venir à Saint-Etienne.

Grâce à Gérard Soler et Robert Nouzaret[pourquoi ?], Garcia rejoint l'AS Saint-Étienne qui évolue alors en deuxième division. Préparateur physique en 1998-1999[4], il occupe ensuite d'autres fonctions l'étude de la stratégie des adversaires ou l'élaboration et le visionnage du jeu des Verts.

Petit à petit, son rôle devient celui d'adjoint, qu'il remplit auprès de Robert Nouzaret à partir de , puis de John Toshack à l'automne suivant[4]. Au cœur de l'hiver 2001, Saint-Étienne fait face à l'affaire des faux passeports et les résultats sur le terrain sont décevants. Le coach gallois Toshack quitte le Forez et l'adjoint Garcia prend le relais, épaulé par Jean-Guy Wallemme (entraîneur-joueur). Malgré cette situation délicate, le duo Garcia sur le banc et Wallemme sur le terrain débute en battant le PSG de Nicolas Anelka (1-0). Les Verts enchaînent ensuite six défaites, quatre nuls pour une seule victoire. Le binôme ne peut pas éviter la relégation, qui plus est avec sept points de pénalité (liés aux faux passeports). Garcia n'est pas conservé en D2[7]. En , le duo est remplacé par Alain Michel.

L'avenir de Rudi Garcia est alors en suspens, les différentes fonctions que le club forézien souhaite lui confier ne lui conviennent pas et il est licencié à la mi-, alors que tous les clubs ont déjà trouvé leur entraîneur pour la saison 2001-2002.

Garcia reprend alors son activité de consultant et passe son diplôme d'entraîneur professionnel de football, ex-brevet d'état 3e degré[8].

Monté de niveau avec Dijon et Le Mans (2002-2008)

Au printemps 2002, Garcia est contacté par le Dijon FCO qui se maintient alors péniblement en National. Garcia signe un contrat le . Le début de saison 2002-2003 est mitigé : trois succès, trois nuls et trois revers au bout de neuf journées. La suite est meilleure avec une quatrième place finale de troisième division[7].

L'exercice 2003-2004 termine en troisième position est synonyme de montée historique en Ligue 2[7]. L’attaquant dijonnais Sébastien Heitzmann termine meilleur buteur. Le club bourguignon se hisse aussi en demi-finale de Coupe de France à Châteauroux, où il est défait 2-0.

Montée en deuxième division, Garcia et Dijon sont proche d'enchaîner une seconde promotion mais échoue à la quatrième place de Ligue 2 2004-2005, exæquo avec deux autres équipes, tout de même à onze points du troisième et dernier promu et à seulement deux points du neuvième. Éliminé dès son entrée en lice au septième tour en Coupe de France, l'équipe en passe trois en Coupe de la Ligue, jusqu'en huitième de finale.

La saison 2005-2006 est du même acabit avec une cinquième place en championnat, à six points de la montée, mais cinq tours passés en Coupe nationale (huitième de finale) et deux en Coupe de la Ligue (seizième de finale).

En 2006-2007, les résultats sont en baisse avec une huitième place finale en Ligue 2 (septième exæquo), à seize points de la promotion et quatorze de la relégation. En Coupe de France, le Dijon FCO de Garcia est sorti par une équipe de National dès son entrée au septième tour tandis qu'il passe trois tours en Coupe de la Ligue.

Rudi Garcia redécouvre la Ligue 1 à l'été 2007 en rejoignant Le Mans Union Club 72 , dont l'objectif est le maintien. Le départ du MUC72 est idéal avec trois victoires et un nul en quatre journées. Cinquièmes à mi-Championnat avec des joueurs comme Matsui, Sessègnon, Gervinho, Grafite, De Melo, Garcia et son équipe au style offensif terminent finalement au neuvième rang. Les Manceaux sont aussi demi-finalistes de la Coupe de la Ligue[7].

Retour et consécration avec Lille (2008-2013)

Le , il rompt son contrat avec Le Mans pour s'engager avec Lille où il succède à Claude Puel[9]. Lors des trois premières journées de Ligue 1, le LOSC ne prend qu'un point avec seulement deux buts inscrits. Les Lillois restent ensuite invaincus lors des dix matches suivants et se qualifient pour la nouvelle Ligue Europa[7].

Le , à la surprise générale, le club le limoge, alors qu'il venait de qualifier l'équipe en Ligue Europa, mais qu'il entretenait de mauvaises relations avec le directeur général Xavier Thuilot[10]. Le , la direction du club revient sur sa décision et se sépare du dirigeant. Le président et actionnaire Michel Seydoux, propose alors à Rudi Garcia de revenir entraîner Lille, ce qu'il accepte[11]. Pour sa deuxième saison sur le banc nordiste, l’entraîneur est rejoint par son ancien joueur au Mans, Gervinho. Ce dernier inscrit 18 buts en championnat, et le club se classe quatrième du championnat. Aimé Jacquet déclarera voir en lui l'un des meilleurs espoirs des bancs français[12].

En 2010-2011, il remporte son premier titre majeur en battant le Paris Saint-Germain en finale de la Coupe de France par un score de 1-0. Le , au Parc des Princes, son club réalise un doublé historique en remportant le titre de champion de Ligue 1, après un match nul 2-2 contre ce même PSG. Il est élu meilleur entraîneur de la saison lors des Trophées UNFP du football. Il fait aussi partie des dix entraîneurs nommés au titre de meilleur entraîneur mondial de l'année 2011[13].

 
Rudi Garcia, entraîneur du LOSC lors du trophée des champions en 2011.

En 2011-2012, pour sa dernière saison au stadium de Villeneuve-d'Ascq, le club retrouve la Ligue des champions, mais perd le Trophée des champions 2011 contre l'OM, en menant 3-1 à la 72e minute mais s'inclinant 4-5 avant la fin du temps réglementaire. Le LOSC termine troisième de Ligue 1.

Pour sa cinquième et dernière année dans le Nord, Rudi Garcia entre dans la nouvelle enceinte (qui sera ensuite nommée stade Pierre-Mauroy) et participe de nouveau à la Ligue des champions. Après les nombreux départs de joueurs cadres d'année en année, le club perd Eden Hazard cette saison-là et régresse dans la hiérarchie du championnat (sixième). Le technicien décide alors d'arrêter sa collaboration avec le LOSC et de rejoindre la serie A[14].

AS Rome (2013-2016)

 
Garcia à l'entraînement avec l'AS Rome en 2014.

Le , Rudi Garcia est nommé entraîneur de l'AS Rome pour une durée de deux ans[15]. Il y retrouve son protégé Gervinho, recruté à Arsenal, avec qui il a remporté le championnat de France en 2011.

Rudi Garcia réussit alors le meilleur début de saison de l'histoire de la Série A en remportant ses dix premiers matchs, mieux que les huit victoires de la Juventus de Giovanni Trapattoni et Michel Platini en 1985-1986[16]. À cette occasion, il bat aussi un record européen détenu alors par le Real Madrid 1968-1969 et Chelsea de 2005-2006, et qui ne sera égalé qu'en 2015-2016 par le Bayern Munich. Le club de la Louve s'installe en tête du championnat qu'il n'a plus remporté depuis 2001. Le match nul concédé sur le terrain du Torino ne lui permet toutefois pas d'égaler Tottenham qui avait remporté ses onze premiers matchs en 1960. Mais l'AS Rome ne parvient pas à tenir ce rythme et finit par être distancée par la Juventus, qui comptera 17 points d'avance en fin de saison[7]. C'est la première fois depuis 2009-2010 que l'équipe de la Louve atteint la deuxième place.

La saison suivante ressemble à la précédente[7]. En effet, l'AS Rome arrive à rivaliser avec la Juventus jusqu'à la moitié de la saison. Cependant, la Roma ne tient pas le rythme et se retrouve distancée par la Juventus et lutte même pour la 2e place, avec le voisin la Lazio Rome. Selon La Repubblica, il est sollicité lors de l'été 2015 par le Real Madrid pour remplacer Carlo Ancelotti mais décline la proposition. Le club espagnol se reporte alors sur Rafael Benítez[17].

Après un début d'exercice 2015-2016 d'un moins bon niveau que les précédents avec une élimination dès l'entrée en lice en Coupe d'Italie en huitième-de-finale mais toujours qualifié en Ligue des champions et à une place européenne en Serie A à la mi-saison, Garcia est démis de ses fonctions le 13 janvier 2016 et remplacé par Luciano Spalletti[18].

Le 17 mai 2016, TF1 l'annonce comme commentateur des matchs de l'Euro 2016. Il conserve ce poste de consultant aux côtés de Christian Jeanpierre pour le Mondial 2018.

Olympique de Marseille (2016-2019)

Le , il devient entraîneur de l'Olympique de Marseille qui vient tout juste d'être racheté par Frank McCourt[19]. Rudi Garcia avait failli rejoindre l'OM à la fin de l'année 2001, année durant laquelle le directeur sportif de l'OM Bernard Tapie cherchait un successeur à Tomislav Ivić sur le banc olympien. C'est finalement Albert Emon qui fut nommé entraîneur[20].

Il débute son parcours avec l'OM par un match nul et vierge lors du « classique » en déplacement au Paris Saint-Germain, mettant un terme à une série de dix défaites consécutives de l'OM face à son rival. Les Marseillais alternent ensuite le bon et le moins bon (deux victoires, deux nuls et deux défaites)[7]. Lors du mercato hivernal, le club se renforce avec le retour de Dimitri Payet et les signatures de Morgan Sanson et Patrice Évra. À l'issue de la saison 2016-2017, il termine cinquième avec l'OM et décroche une place en Ligue Europa.

Au début de la saison 2017-2018, le club peine à trouver un remplaçant à Bafétimbi Gomis et recrute Kóstas Mítroglou lors du dernier jour du mercato. Bien renforcé par Luiz Gustavo, l'OM lutte pour le podium jusqu'à la dernière journée mais termine finalement à la quatrième place du championnat. Au niveau européen, le club réalise un long parcours (dix-huit matchs) et atteint la finale suite à la qualification contre le Red Bull Salzbourg (3-2 a. p.). Lors de l'ultime marche, les hommes de Rudi Garcia s'inclinent face à l'Atlético de Madrid (0-3 à Lyon).

En 2018-2019, le technicien compte trois champions du monde dans son effectif avec Steve Mandanda, Adil Rami et Florian Thauvin. Durant le mercato estival 2018, Garcia fait venir à l'Olympique de Marseille un joueur qu'il a eu sous ses ordres à l'AS Rome, Kevin Strootman. Le 5 septembre 2018, il participe au 20e Forum des entraîneurs des clubs de l'élite de l'UEFA à Nyon en compagnie de ses homologues étrangers tels que Diego Simeone, José Mourinho, Carlo Ancelotti, Massimiliano Allegri ou encore Rafael Benitez. Ce forum aborde les thèmes relatifs aux aspects technico-tactiques du jeu et à son évolution, à l’harmonisation des périodes de transfert et aux questions d’arbitrage[21]. Le , il prolonge son contrat avec l'Olympique de Marseille jusqu'en 2021[22]. L'OM termine cinquième de Ligue 1, première équipe non-qualifiée en Coupe d'Europe. Le 22 mai 2019, il annonce lors d'une conférence de presse son départ du club à l'issue de la saison 2018-2019[23].

Olympique lyonnais (depuis 2019)

Le 14 octobre 2019, Rudi Garcia s'engage jusqu'au 30 juin 2021 avec l'Olympique lyonnais où il succède à Sylvinho[24]. Il arrive à Lyon avec son adjoint Claude Fichaux. Garcia débute avec Lyon le 19 octobre par la réception de Dijon en Ligue 1 (0-0) avant d'aller à Benfica, le 23 octobre, en Ligue des Champions (défaite 2-1).

Style de jeu : 4-3-3 offensif

 
Le 4-3-3 mis en place par Rudi Garcia.

Rudi Garcia est aussi un tacticien reconnu qui ne jure, ou presque, que par le 4-3-3 et un jeu résolument offensif. Au Lille OSC, Garcia évolue avec le trio Mavuba-Cabaye-Balmont au milieu et Hazard-Gervinho avec Moussa Sow en finisseur à l'avant[25].

En débarquant à la Roma en 2013, Garcia garde son schéma préférentiel et son animation résolument portée vers l’offensive. Il a à disposition des milieux tels que Pjanic, De Rossi, Nainggolan ou encore Ljacic, et Gervinho, qui l’a suivi dans la capitale italienne, ou encore Michel Bastos et surtout Totti en attaque. Ce 4-3-3 évolue ponctuellement en 4-2-3-1, lorsque Pjanic monte d’un cran comme meneur de jeu, mais sans modifier l’animation voulue. Si son système lui vaut de nombreuses réussites, il cause quelques critiques de la presse italienne dès lors que les résultats romains déclinent lors de sa troisième saison. Garcia apparait par instants comme un tacticien trop enfermé dans son schéma[25].

Lors de sa signature à l'Olympique lyonnais en 2019, Rudi déclare : « J'ai toujours pensé qu'en jouant bien, on avait plus de chances de gagner beaucoup de matchs, plutôt qu'en se concentrant uniquement sur le résultat »[26].

Statistiques

Statistiques de joueur

Statistiques de Rudi Garcia au 2 novembre 2017[4]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Total
Division M B M B M B
1983-1984   LOSC Lille Division 1 3 - - - 3 0
1984-1985   LOSC Lille Division 1 11 1 3 - 14 1
1985-1986   LOSC Lille Division 1 20 2 3 - 23 2
1986-1987   LOSC Lille Division 1 23 1 3 1 26 2
1987-1988   LOSC Lille Division 1 14 - 1 - 15 0
Sous-total 71 4 10 1 81 5
1988-1989   SM Caen Division 1 14 1 3 1 17 2
1989-1990   SM Caen Division 1 28 - - - 28 0
1990-1991   SM Caen Division 1 15 - - - 15 0
Sous-total 57 1 3 1 60 2
1991-1992   FC Martigues Division 2 13 - - - 13 0
Sous-total 13 0 - - 13 0
Total sur la carrière 141 5 13 2 154 7

Entraîneur

Mis à jour le 15 octobre 2019.

Club Début Fin Résultats
M V N D % Victoires
  AS Saint-Étienne 17 5 4 8 29,41
  Dijon FCO 214 93 61 60 43,46
  Le Mans UC 72 44 18 11 15 40,91
  LOSC Lille 256 129 67 60 50,39
  AS Rome 118 61 34 23 51,69
  Olympique de Marseille 142 69 31 42 48,59
  Olympique lyonnais 2 0 1 1 50,00
Total 791 375 208 208 47,41

Palmarès

Le palmarès de Rudi Garcia en tant que joueur est vierge.

Dans le rôle d'entraîneur, Garcia fait d'abord monter l'AS Corbeil-Essonnes en CFA 2 en 1997, puis le Dijon FCO en Ligue 2 en 2004. Il se fait ensuite remarquer au plus haut niveau français en qualifiant le Lille OSC en Coupe d'Europe chaque année à partir de 2009, avant de réaliser le doublé coupe-championnat en 2011, mais perd en Trophée des champions. Parti à l'AS Rome, Rudi et son équipe réalisent le meilleur début de saison de l'histoire de la Serie A mais il termine vice-champion deux années consécutives.

Il remporte le Trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2011 et est élu meilleur entraîneur français de l'année par le magazine France Football à trois reprises en 2011, 2013 et 2014. Il est de nouveau nommé aux trophées UNFP des meilleurs entraîneurs de Ligue 1 pour la saison 2017-2018, remporté par Unai Emery.

Palmarès d'entraîneur de Rudi Garcia
Compétitions continentales Compétitions nationales Récompenses individuelles
  •   Trophée UNFP du meilleur entraîneur (1)
  •   Meilleur entraîneur français de l'année FF (3)
    • Vainqueur : 2011, 2013 et 2014

Vie privée

Il est divorcé de Véronique avec qui il a eu trois filles Léna, Carla et Éva[27].

Le 18 septembre 2014 sur Twitter il officialise sa relation amoureuse avec Francesca Brienza, animatrice de AS Roma TV et ex-reine de beauté[28].

Publication

Annexes

Notes et références

  1. a b c et d « Rudi Garcia, de Corbeil-Essonnes à l’Olympique lyonnais », sur actu.fr, (consulté le 5 novembre 2019)
  2. Commentaire de Rudi Garcia dans l'émission 100% Foot à la suite du portrait de la « Commission de discipline » par Julien Cazarre .
  3. Comment Rudi Garcia hisse le Losc au sommet.
  4. a b c d et e « Fiche de Rudi Garcia », sur footballdatabase.eu
  5. Côte-d'or magazine no 73.
  6. LOSC.fr.
  7. a b c d e f g et h « Comment Rudi Garcia (OL) commence ses aventures avec ses nouvelles équipes », sur lequipe.fr, (consulté le 5 novembre 2019)
  8. DFCO : Rudi Garcia nouveau patron technique.
  9. Rudi Garcia: « Lille, une opportunité à saisir... ».
  10. Rudi Garcia, les raisons d’une éviction.
  11. Rudi Garcia reste entraîneur de Lille.
  12. Ligue 1 Une nouvelle saison s'ouvre samedi….
  13. http://www.footlille.com/breve-losc-29631-garcia-entraineur-mondial-de-2011-.html.
  14. Rudi Garcia quitte le LOSC pour l'AS Roma.
  15. http://www.asroma.it/en/news/06/12/2013_rudi_garcia/.
  16. Serie A : la Roma dans l’histoire, Footmercato.net, le 27 octobre 2013.
  17. « Le Real Madrid aurait préféré Garcia à Benitez », (consulté le 15 décembre 2015).
  18. "Roma, Spalletti è ufficiale. Finisce l’era Garcia", Gazzetta dello Sport, http://www.gazzetta.it/Calcio/Serie-A/Roma/13-01-2016/ora-ufficiale-spalletti-ritorna-roma-finisce-l-era-garcia-140248699963.shtml.
  19. « Olympique de Marseille : Rudi Garcia nommé entraîneur », sur rtl.fr, .
  20. « Olympique de Marseille : Rudi Garcia nommé entraîneur », sur butfootballclub.fr, .
  21. « Échange d’opinions entre les entraîneurs des clubs et l’UEFA », sur fr.uefa.com, (consulté le 22 octobre 2018).
  22. Rudi Garcia prolonge son contrat avec l'OM jusqu'en 2021 (officiel).
  23. Olympique de Marseille, « LIVE @dimpayet17 & @RudiGarcia sont en conférence de presse avant #OMMHSC !https://www.pscp.tv/w/b7VC6DEyMjIxNDN8MU9kS3J2d012b3FLWLnjPwSLDwOtcsN_qDHO1NlMA_FoVvnEM1dqWU5NlhvM … », sur @OM_Officiel, 2019t06:15 (consulté le 22 mai 2019).
  24. Bilel Ghazi, « Rudi Garcia à Lyon, c'est bouclé », sur L'Équipe, .
  25. a et b « le style de jeu Rudi Garcia, c’est quoi ? », sur rmcsport.bfmtv.com, (consulté le 21 novembre 2019)
  26. « Lyon : son choix, ses ambitions, le style de jeu, la pique à l'OM... Ce qu'il faut retenir de la conf' de Garcia », sur maxifoot.fr, (consulté le 21 novembre 2019)
  27. https://books.google.fr/books?id=up7bAgAAQBAJ&pg=PT3&lpg=PT3&dq=rudi+garcia+l%C3%A9na+carla+et+eva&source=bl&ots=X3VeD4xtm5&sig=8Z-NCw7eZqeFD8JYMim6oR_alEU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjQ6-Otg73KAhVG7xQKHXA-B-YQ6AEIRjAK#v=onepage&q=rudi%20garcia%20l%C3%A9na%20carla%20et%20eva&f=false.
  28. http://www.purepeople.com/article/rudi-garcia-as-rome-le-coach-francais-a-seduit-francesca-une-bombe-italienne_a147766/1.

Liens externes