Instagram

réseau social de partage de photo

Instagram
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Description de l'image Instagram_logo.svg.
Informations
Créateur Kevin Systrom et Mike KriegerVoir et modifier les données sur Wikidata
Développé par Facebook
Première version
Dernière version 194.0.0.36.172 ()
Système d'exploitation IOS 10, Android, Windows Phone 8, iOS, Windows Phone et Windows 10 MobileVoir et modifier les données sur Wikidata
Environnement iOS 8.0 ou ultérieur, Android 3.0 ou ultérieur, Windows Phone 8 ou ultérieur, Windows 10
Langues 25 langues dont français, anglais, chinois, allemand, italien, japonais, coréen, portugais, espagnol, arabe[1]
Type Application mobile
Licence Gratuiciel
Site web instagram.com

Instagram [ˈɪnstəɡɹæm][2] est une application, un réseau social et un service de partage de photos et de vidéos fondés et lancés en par l'Américain Kevin Systrom et le Brésilien Michel Mike Krieger. Depuis 2012, l'application appartient à Facebook, elle est disponible sur plates-formes mobiles de type iOS, Android et Windows Phone et également sur ordinateurs avec des fonctionnalités réduites. L'âge minimum requis pour utiliser Instagram est de 13 ans[3].

Instagram revendique plus d'un milliard d'utilisateurs à travers le monde[4], dont 75 % d'utilisateurs en dehors des États-Unis, selon les chiffres officiels fournis en .

L'appellation Instagram est un mot-valise bâti à partir de Insta de l'anglais Instant camera (appareil photographique instantané) et gram du mot anglais telegram[5].

Présentation

Instagram permet de partager ses photographies et ses vidéos avec son réseau d'amis, de fournir une appréciation positive (fonction « j'aime ») et de laisser des commentaires sur les clichés déposés par les autres utilisateurs.

Elle permet aussi de dialoguer avec les membres via l'utilisation de la messagerie interne appelée « Instagram direct »[6].

Les applications telles qu'Instagram contribuent à la pratique de la phonéographie, ou photographie avec un téléphone mobile.

Le service a rapidement gagné en popularité, désigné par Apple comme « Application de l'année » en 2011[7], il comptait déjà 100 millions d'utilisateurs actifs en .

Deux ans plus tard, en , le réseau annonçait 200 millions d'utilisateurs actifs, puis en novembre de la même année, 300 millions[8] s'imposant comme deuxième réseau social dans le monde après Facebook et devant Snapchat et Twitter[9].

En , Instagram sur son blog officiel annonce 400 millions d'utilisateurs mensuels actifs, et plus de 1 milliard en 2018. Dans le détail, 200 millions des nouveaux utilisateurs annuels proviennent à 50 % d'Europe et de l'Asie. Trois pays ont particulièrement participé à cette croissance selon Instagram : le Japon, le Brésil et l'Indonésie. 75 % de l'audience est aujourd'hui en dehors des États-Unis.

Historique

Instagram est apparue en . Elle a été fondée par Kevin Systrom, qui a fait ses études à l'Université Stanford. La photographie l’a toujours interpellé – au lycée, il présidait le club de photo. Lors de ses études à Stanford, ses instructeurs l’ont encouragé à utiliser des appareils dotés d’une lentille Holga, laquelle amène à capturer des clichés de format carré, mais aussi à développer ses clichés à l’ancienne.

Ironie du sort, au moment où Facebook démarrait en 2004, un des employés, Adam d’Angelo a insisté pour le recruter.

« À l’époque, j’ai demandé conseil à mes mentors et ils m’ont tous dit que Facebook n’était qu’une mode sans lendemain », a déclaré Kevin Systrom.

En 2010, à ses heures perdues, Systrom a développé en compagnie d’un autre ingénieur issu de Stanford une application de prise de photos, avec 11 filtres simulant des techniques de développement professionnel. Ainsi traités, bien des clichés sans envergure acquièrent un aspect sophistiqué. Finalement, après environ huit semaines de travail Instagram est né – le nom venant de la combinaison de « instant camera - appareil photo à impression instantanée » et « telegram »[10].

Lancée le , Instagram a connu un succès instantané : l’application a été téléchargée 25 000 fois en une seule journée. Le , elle comptait déjà un million d’utilisateurs. Un an plus tard, alors que le cap des 10 millions d’utilisateurs a allègrement été dépassé, Instagram a été désigné « Application iPhone de l’année »[11].

2012

Le , Facebook annonce l'acquisition d'Instagram pour environ un milliard de dollars américains dont une partie sous forme d'actions[12], en précisant vouloir garder l'indépendance du service[13]. Ce montant fait craindre à certains l'existence d'une bulle spéculative internet[14].

L'acquisition d'Instagram par Facebook entraîne un changement des conditions générales d'utilisation de l'application, permettant au producteur de l'application d'exploiter commercialement les photographies des utilisateurs et de permettre le croisement des données sur les utilisateurs entre les deux sociétés[15]. Après la présentation des nouvelles conditions d'utilisation le , un grand nombre d'utilisateurs proteste, certains supprimant leur compte[16]. Les responsables d'Instagram font alors savoir que leur décision avait été mal comprise et l'annulent[17]. Selon eux, la marque voulait mettre en place des « solutions publicitaires innovantes et adaptées à Instagram »[16]. Malgré ce revirement, Instagram aurait perdu 4 millions d'utilisateurs entre le et le , chiffres niés par Facebook[18], d'autres services ayant connu la même baisse sur la période de fin d'année.

2013

Selon une étude parue en décembre, par SumAll, Instagram serait le meilleur réseau social pour générer des ventes[19].

2014

En Instagram lance « Hyperlapse », une application vidéo permettant de réaliser des time-lapse[20].

2015

En mars 2015 Instagram lance l'application « Layout » permettant de réaliser des collages photos depuis un smartphone[21].

En août 2015, avec la version 7.5, Instagram ouvre le réseau aux images en format paysage. Il s'agit d'une « petite révolution »[22] puisque le réseau s'était construit autour du format carré des publications. Les utilisateurs peuvent publier des images en format paysage dans la longueur ou largeur. Instagram, dans son communiqué d'annonce[23], souligne les nouvelles possibilités offertes par ce format pour les vidéos. Précédemment, les Instagramers utilisaient des applications tierces (Instasize notamment) pour redécouper des contenus et les convertir en format carré.

En octobre 2015, Instagram lance une nouvelle application, Boomerang, un nouvel outil de création de vidéos courtes sous forme de gif court et rembobiné. Un mois après Instagram aurait testé une version multi-comptes auprès de certains utilisateurs. Elle rejoindrait donc Facebook et Twitter, qui permettent déjà d'utiliser plusieurs comptes[24].

2016

Instagram annonce en que ses contenus ne seraient bientôt plus présentés de manière chronologique mais selon un algorithme qui affichera aux utilisateurs ce qui est le plus susceptible de les intéresser[25][source insuffisante]. Dans un premier temps, toutes les publications seront encore disponibles sur la page[26].

Instagram change d'icône en mai et revoit l'apparence visuelle de son application[27][source insuffisante].

En , Instagram lance une nouvelle fonctionnalité, similaire à celle de Snapchat, pour partager un diaporama de photos et vidéos : Instagram Stories. Ce système permet aux utilisateurs de partager des moments de leur quotidien sans surcharger leur page : les contenus disparaissent au bout de 24 heures et n'apparaissent ni sur le profil ni dans le fil d'actualité, mais au-dessus de ce dernier. Lorsqu'une nouvelle « story » est publiée, un cercle de couleur rouge apparaît autour de la photo de profil du compte[28].

Instagram commence à tester des moyens de permettre à ses utilisateurs d'acheter « plus facilement » des produits découverts sur son service le . Dans l'optique de se développer sur le marché du commerce en ligne, Instagram dit vouloir explorer à plus long terme une expansion mondiale, la possibilité d'avoir des recommandations sur des produits ou encore de sauvegarder des contenus pour plus tard[29].

2018

En , Kevin Systrom et Mike Krieger, les deux fondateurs, démissionnent à la suite d'un conflit avec Mark Zuckerberg, pdg de Facebook[30]

2019

L'année suivante en février, Instagram et Facebook annoncent la suppression de contenus explicites en lien avec le suicide et l'automutilation. Cette décision fait suite au suicide d’une adolescente de 14 ans, Molly Russel. L'analyse de son compte Instagram a révélé qu'elle avait consulté de nombreuses images relatives à la dépression et au suicide. Le ministre de la santé anglais, Matt Hancock, avait menacé Instagram de prendre des sanctions[31].

2020

En , Instagram propose une toute nouvelle interface avec deux boutons : Réels et Shop. « Reels » permet aux utilisateurs d'accéder aux courtes vidéos tandis que « Shop » met en avant les produits à vendre[32].

2021

Le 4 octobre 2021 vers 11 h 40 (heure de la côte est américaine), 17 h 40 (heure en Europe de l'ouest), tous les services du groupe Facebook (Facebook, Messenger, WhatsApp, Instagram) deviennent inaccessibles, affectant plus 3 milliards d'utilisateurs de ces différents services dans le monde[33],[34]. La panne sans précédent, qui dure plus de six heures avec un rétablissement progressif à partir de 0 h 30 CET, touche jusqu'aux employés de l'entreprise qui ne peuvent pas gagner leurs bureaux dans la mesure où leurs badges ne fonctionnent pas, ce qui retarde la possibilité de mesurer l'ampleur des dégâts[35]. Cette panne géante serait due à changement de configuration défectueux de ses serveurs[35]. L'action Facebook au Nasdaq dévisse dans la journée de 4,89 %[35].

Les particularités du réseau

Avec 400 millions de membres mensuels actifs, Instagram s'impose aujourd'hui comme un média social de premier plan. Il affiche des particularités notables par rapport aux autres réseaux majeurs comme Facebook, Twitter, Pinterest, ou Snapchat ; il permet de publier des vidéos (depuis 1 minute maximum en standard mais jusqu'à 60 minutes avec IGTV) ou des photos (qui peuvent être retouchées directement sur le réseau avec une dizaine de filtres différents) sur un compte personnel, celles-ci sont par la suite visibles par d'autres utilisateurs du réseau et restent sur ce compte indéfiniment.

Fonctionnalités de partage

Instagram comporte des fonctionnalités réduites de partage.

Sur Twitter, un utilisateur peut « retweeter » un contenu, c'est-à-dire qu'il peut partager une publication d'un autre utilisateur auprès de sa communauté d'abonnés. Le même principe existe sur Facebook (bouton « partager ») ou sur Pinterest par exemple (bouton « réépingler »).

Sur Instagram, les utilisateurs ne peuvent pas nativement partager le contenu d'autres utilisateurs. C'est pourquoi la viralité des contenus est très limitée sur le réseau.

Les utilisateurs peuvent toutefois partager du contenu d'autres membres dans leur story ou en réutilisant des applications tierces qui permettent de réaliser l'opération. Le fait de partager un contenu sur Instagram est appelé un « repost ».

Il est aussi possible d'envoyer les photos d'utilisateurs via Instadirect (les messages privés Instagram) à d'autres utilisateurs.

Des membres très « engagés » sur le réseau

Instagram est souvent présenté comme le réseau de l'engagement par rapport aux autres existants. En effet, le réseau permet d'aimer (liker) facilement les publications des membres en cliquant sur une icône cœur ou bien en double-tapant sur l'image en question. Cette facilité « d'interaction » et l'immédiateté du rapport à l'image permet aux utilisateurs de s'engager en grande proportion sur les contenus publiés sur le réseau. Plusieurs études publiées sur les comptes de grandes marques présentes sur le réseau ont montré que les niveaux d'engagement étaient en moyenne supérieur à 5 % (pour 100 abonnés, 5 aiment ou commentent un contenu), soit 80 fois plus que sur Facebook et 160 fois plus que sur Twitter.

Présence de liens vers l'extérieur

Instagram ne permet pas aux membres de poster des liens actifs (cliquables) sur ses contenus. Si un membre rajoute un lien URL dans un commentaire ou une description de photo/vidéo, ce lien apparaîtra mais ne sera pas cliquable, il sera considéré comme un simple texte. Instagram autorise à ce jour un lien cliquable unique qui se trouve dans la « biographie » du compte de l'utilisateur. Depuis 2018 Instagram autorise également la mise en ligne de liens cliquable dans les « stories » Instagram des comptes possédant plus de 10 000 abonnés.

En dehors du lien en biographie et des liens en « stories », le réseau est focalisé sur son propre univers à la différence de Twitter et Facebook qui permettent d'insérer des liens actifs vers d'autres sites internet depuis n'importe quelles publications.

Les nouveaux formats publicitaires introduits par Instagram permettent aux annonceurs aujourd'hui de proposer des liens vers leurs sites et plateformes web.

Une publication facilitée des photos

Le site internet d'Instagram est à distinguer de son application mobile. Bien que le site soit utilisable sur tous types de support (desktop, tablette, smartphone), l'application est basée sur un principe de mobile first. L'envoi de photos et de vidéos n'est possible que depuis des plateformes mobiles. Des applications telles que Layout permettent de mettre en forme des images pour pouvoir ensuite les partager via Instagram et/ou Facebook.

Filtres

L'un des ressorts du succès de l'application Instagram sont les filtres[réf. nécessaire] qui permettent aux utilisateurs de modifier leurs photos. En effet, pour poster un média sur le réseau, un Instagramer doit d'abord prendre une photographie soit au travers de l'application, soit en chargeant une photo disponible sur son appareil. Ensuite, il peut y ajouter des filtres qui lui permettent de modifier l'aspect visuel de la photographie en lui donnant de nouvelles tonalités (photographie en noir & blanc, sépia, etc.).

Si à l'origine, Instagram proposait uniquement 15 filtres, le réseau a enrichi au fur et à mesure son application en y intégrant de nouveaux.

Publicité sur Instagram

La publicité sur Instagram a été introduite en plusieurs étapes. Dans un premier temps, le réseau a ouvert la publicité à de premiers lots d'annonceurs premium dans quelques pays du Monde. En France, dès le , des acteurs comme Air France, Lacoste, Guerlain, Coca-Cola, etc. ont pu être les premières marques à annoncer sur Instagram en France. Le choix du positionnement premium sur un lot restreint de marques a été interprété comme manifestation de la volonté du réseau de procéder en douceur. Ce, à la fois pour habituer les utilisateurs à la présence des marques, mais aussi pour apporter des exemples de campagne à de futurs annonceurs.

En , Instagram a annoncé l'ouverture de la publicité à l'ensemble des annonceurs. La publicité se généralise ainsi au-delà des grandes marques au travers d'un outil de gestion « libre service » des campagnes. Cet outil est le même que celui utilisé sur Facebook, le « Power Editor ».

La publicité est un enjeu important pour Instagram et plus encore pour Facebook, propriétaire du réseau. L'objectif est de diversifier les sources de revenu du réseau social de Mark Zuckerberg et de faire d'Instagram un acteur puissant de la publicité sur les réseaux sociaux. Selon des projections d'Emarketer[36], Instagram possède un fort potentiel. Le réseau devrait générer dès 2015 plus de 596 millions de dollars de revenus publicitaires pour atteindre 2,81 milliards de dollars en 2017, soit plus que les revenus mobiles de Twitter ou Google[réf. nécessaire].

Influenceurs sur Instagram

Une pratique du marketing digital est de fournir un contenu « instagrammable » (lieu, plat, décor esthétique… qui mérite d'être partagé sur Instagram) aux influenceurs pour faire le buzz sur ce réseau social. Ces influenceurs peuvent également fournir un accompagnement en marketing vidéo (en) favorisant la création de tels contenus[37].

Le réseau social permet ainsi à de nombreux influenceurs de voir le jour. Appelés « instagramers », ils sont suivis par plusieurs milliers (voire millions) d'abonnés. Ils tirent des revenus des partenariats réalisés avec les marques (via des agences d'influence notamment ou via des plateformes de monétisation des posts Instagram). Si Instagram ne publie pas de statistiques précises des plus grands influenceurs sur Instagram, il est possible de retrouver quelques classements sur des sites qui exploitent l'API d'Instagram pour publier certains chiffres (cf. références[38]).

Certains Instagramers gagnent leur vie avec cette activité[39]. Les revenus des influenceurs sur Instagram varient cependant assez fortement selon le nombre d'abonnés et la qualité éditoriale estimée par la marque. D'après une enquête de l'agence marketing Tanke qui a analysé près de 300 000 comptes Instagram, il existerait une relation inverse entre le nombre de followers et le taux d'engagement[40]. C'est pourquoi certaines marques privilégient des partenariats avec des influenceurs qui n'ont pas nécessairement le plus de followers : les « micro-influenceurs » (entre 10 000 et 100 000 followers)[41]. En France, ces partenariats sont soumis à l'article L121-1 du code de la consommation[42] : l'influenceur est en effet contraint d'annoncer de façon explicite qu'il a bénéficié d'un avantage (en argent ou en nature) pour faire son post Instagram par exemple avec une mention du type #sponsorisé.

Mode et Instagram

Les instagirls sont des personnalités féminines liées à la mode ou au mannequinat et utilisant abondamment cette application de partage de photos. Leur niveau de popularité auprès des médias ou du public devient alors consécutif à cet usage d'autopromotion, jusqu'à influencer leur carrière. Certaines instagirls dépassent le million voire les dizaines de millions d'abonnés. Elles établissent donc leur popularité par la large présence sur Instagram bien avant que le mannequinat les mette en vedette. Les instagirls restent le symbole de l'influence de l'application dans le domaine de la mode, courant plus large apparu au milieu des années 2010. Ainsi certains créateurs de mode ou marques font d'Instagram un vecteur majeur de leur communication. Le danger reste que ces entreprises ne maitrisent plus la totalité de leur communication.

Le , l'assassinat d’une célèbre instagrammeuse à Bagdad provoque la stupeur en Irak. Cette jeune femme, Tara Farès, mannequin de 22 ans, avait 2,7 millions d’abonnés affichait sa vie et sa féminité sur les photos qu'elle publiait sur Instagram[43].

Applications tierces

À la différence d'autres réseaux sociaux, Instagram a fait le choix de proposer des services complémentaires au réseau au sein d'applications propres. Ainsi, il a lancé « Bolt » en juillet 2014 puis « Hyperlapse » en , « Layout » en et enfin « Boomerang » en . À la différence de « Bolt » qui est presque un nouveau réseau social à lui seul, « Boomerang », « Layout » et « Hyperlapse » sont plus considérés comme des outils permettant d'enrichir l'édition des images & vidéos à destination d'Instagram.

  • Boomerang : Instagram a lancé en , une nouvelle application qui permet de transformer des images classiques en vidéo. L'application permet de capter une dizaine de photos pour ensuite les assembler et les transformer en une vidéo courte. À la différence d'un simple gif, la vidéo va d'avant en arrière avec un rembobinage visible pour l'utilisateur - c'est l'« effet Boomerang ». Comme Layout ou Hyperlapse, l'application est un outil de création et non un réseau social. Les utilisateurs n'ont pas besoin de se loguer et l'utilisation est simplifiée par une ergonomie et des fonctionnalités très sobres. Toutes les créations sont partageables sur Facebook et Instagram sur le premier menu, et vers Twitter dans le deuxième menu.
  • Layout : Prenant en compte la popularité des photo-collages réalisés par les Instagramers au travers d'applications tierces comme Instapicframe, Instagram a conçu et lancé sa propre application d'édition. Lancée en , l'application permet de regrouper différents clichés au sein d'une même photo. Elle propose différents gabarits de photo-collage que l'utilisateur peut personnaliser dans ses hauteurs et largeurs. Les images sont issues de la bibliothèque de photos de celui-ci mais il est aussi possible de prendre des clichés directement depuis l'application via la « cabine photos ». Originellement distincte de l'application Instagram, Layout y a été ensuite promue. L'instagramer avant de poster une photo peut ainsi soit cliquer sur un bouton présent à droite de l'écran de prévisualisation pour télécharger Layout, soit l'utiliser pour photo-coller en allant vers l'appli.
  • Hyperlapse : permet d'enregistrer des vidéos en time-lapse. Il s'agit de la deuxième application lancée par Instagram. Elle permet aux utilisateurs de smartphone Android & iOS de créer des vidéos en time-lapse, c'est-à-dire des contenus vidéos accélérées à partir de clichés pris à intervalles réguliers (plusieurs secondes ou minutes) puis remontées en format vidéo classique. Hyperlapse permet d'accélérer le contenu produit entre 1 et 12 fois la vitesse originale.
  • Bolt : Il s'agit de la première application créée par Instagram après son lancement. L'application est une messagerie qui permet d'envoyer à ses contacts des images et des vidéos qui seront supprimées après leur lecture. Cette messagerie éphémère a été lancée deux semaines après celle développée par Facebook avec Slingshot. Les observateurs du marché[44] ont vu dans ce développement une manière des deux réseaux de répondre à la très forte croissance du réseau Snapchat.

Controverses

Conséquences sur la santé mentale

Une étude de 2017 de la Royal Society for Public Health (RSPH) indique qu'Instagram et Snapchat peuvent entrainer de l'anxiété chez les 12 à 24 ans[45]. En 2018, le chef du service de psychiatrie de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil, signale le risque de renforcement d'un état dépressif : « Le cerveau est programmé pour rechercher le plaisir, sauf que là, il se fait avoir. Le cerveau croit voir des choses qui lui font du bien, alors que ce qu’il voit ne le nourrit pas. Ce manque crée le sentiment de déprime »[46].

Censure

Instagram a subi de nombreuses critiques à cause de sa politique de censure.

Certains hashtags ne sont pas trouvables en utilisant le moteur de recherche, notamment ceux incluant des termes grossiers et/ou liés au sexe. Le co-fondateur d'Instagram Mike Krieger a affirmé dans une publication destinée aux développeurs que la plateforme bloque les recherches mentionnant certains hashtags très utilisés considérés comme ajoutant peu de valeur au contenu[47].

Une utilisatrice d'Instagram du nom de Samm Newman, qui publiait des photos d'elle-même en bikini a vu son compte supprimé sans préavis. Elle aurait avancé que vu le nombre de photos de femmes en bikini que comptait le réseau social, son bannissement ne pouvait être dû qu'à son physique désavantageux. Instagram a réactivé son compte et s'est excusé[48]. Cependant, plusieurs enquêtes semblent indiquer que le problème est systémique[49].

En , Instagram supprime des dizaines de comptes dédiés aux mèmes, des images détournées à visées humoristiques qui font le tour du Web[50].

En , Instagram renforce ses précautions. La liste d'images interdites a été allongée, particulièrement concernant les photos susceptibles d'encourager au suicide ou à l'automutilation. Le but étant de lutter contre ce fléau sur internet[51]. La mise en application de cette règle a cependant été critiquée par le fait que des comptes impliqués dans la lutte contre l'automutilation ont été pris pour cibles.

En janvier 2021, plusieurs militants dénoncent l'hypocrisie de la modération du réseau social, qui ne tient compte des signalements que quand ils visent les contenus militants n'enfreignant pourtant pas les règles du réseau, et qui laissent impunis les cas de harcèlement. Les militants y voient une censure ciblée visant intentionnellement des minorités[52]. Le problème avait déjà été pointé du doigt par l'association Salty deux années auparavant[53].

Images de seins

De plus, le compte de la chanteuse Rihanna avait été supprimé en 2014, pour la même politique de censure. La chanteuse avait publié sa photo en couverture du magazine Lui. On y voyait la chanteuse seins nus à moitié cachés par l'ombre. Le compte a finalement été réactivé 6 mois plus tard[54].

Cette censure a également été dénoncée sur Instagram à travers le mouvement Free the Nipple (« Libérez le téton ») partant d'un constat simple : pourquoi les femmes devraient cacher leurs seins alors que les hommes s'exhibent torse nu dans l'indifférence ? Le hashtag #Freethenipple se propage depuis sur les réseaux sociaux afin de dénoncer ce tabou et a atteint 262 000 participants sur Instagram. De nombreuses personnalités ont suivi le mouvement contribuant ainsi à la notoriété du groupe.

Le directeur général d'Instagram Kevin Systrom s'est expliqué sur cette censure lors d'une conférence de presse donnée à Londres en . Des justifications fondées sur l'application de règles communautaires et la faute d'Apple. L'App Store possède en effet des conditions strictes concernant les contenus, et la nudité est interdite sauf si l'application est classée 17 ans et plus. Ainsi, seules les photos de seins allaitants ou de mastectomies sont autorisées sur Instagram[55].

En , le compte de Laina Hadengue, une peintre toulousaine qui avait mis en ligne sa toile Le fil des jours montrant une femme au sein dénudé, est supprimé « sans préavis »[56],[57].

Piratage informatique

En , l'application fait face à un piratage d'ampleur, concernant jusqu'à 6 millions d'utilisateurs, dû à un bogue. L'attaque, qui vise à récupérer numéros de téléphone et adresses électroniques, touche des personnalités variées telles que l'acteur Leonardo DiCaprio, la chanteuse Beyoncé ou encore le footballeur professionnel Neymar[58].

Algorithme

Depuis mars 2016, Instagram a introduit un algorithme censé afficher aux utilisateurs les contenus qui sont le plus susceptibles de les intéresser. Le fonctionnement de cet algorithme est cependant maintenu secret par l’entreprise. Dans le cadre d'une enquête Mediapart, 1 737 publications contenant 2 400 images postées sur Instagram entre février et mai 2020 ont été analysées et leur taux d’exposition calculé. Cette enquête révèle que le réseau social montre davantage aux abonnés les photos de personnes dénudées. La journaliste Judith Duportail parle alors d'une « prime à la nudité » qui inciterait les utilisateurs à poster de telles images afin d’atteindre le maximum d’audience[59].

Statistiques globales

Abonnements

Classement des 10 comptes les plus suivis (au ) :
Rang Comptes Abonnés Activité
1 @Instagram 419 millions Réseau social
2 @cristiano 336 millions Footballeur
3 @therock 266 millions Acteur et catcheur professionnel
4 @arianagrande 263 millions Musicienne et actrice
5 @kyliejenner 263 millions Personnalité de téléréalité et influenceuse
6 @leomessi 259 millions Footballeur
7 @selenagomez 257 millions Musicienne et actrice
8 @kimkardashian 249 millions Personnalité de téléréalité et influenceuse
9 @beyoncé 204 millions Musicienne
10 @justinbieber 193 millions Musicien

À partir de sa création, il a fallu trois ans à Instagram pour atteindre les cent millions d'utilisateurs. Après le rachat par Facebook en 2012, elle a augmenté de façon exponentielle de cent millions voire deux cents millions par an. En 2016, l'activité mensuelle d'Instagram représente six cents millions d'utilisateurs dans le monde dont seulement 20 % aux États-Unis[60].

Le compte officiel d'Instagram est le compte le plus suivi, avec 419 millions d'abonnés en .

Le , Kevin Systrom, PDG d'Instagram, annonce que le réseau social a officiellement dépassé le milliard d'utilisateurs actifs.

Statistiques 2021

Le , à l'occasion de la victoire de l'Argentine lors de la Copa America, Lionel Messi bat le record de mentions « J'aime » pour une photo d'un athlète sportif avec plus de 21 millions de « J'aime »[61].

Ce record est battu le par le même Messi, en publiant une photo de son maillot, symbole de l'officialisation de son transfert au PSG, avec près de 22 millions de mentions « J'aime »[62].

Statistiques 2020

Le , le rappeur 6ix9ine, juste sorti de prison, bat un record de personnes en ligne simultanément, avec un record de 2 millions de personnes pour un live[63], alors que l'ancien record était de 300 000 personnes[64].

Statistiques 2019

  • La photo la plus aimée compte plus de 55 millions de mentions « J'aime » et est détenue par un compte inconnu nommé « world_record_egg » qui avait pour seul but de détrôner Kylie Jenner, qui détenait le précédent record avec 18 millions[65].

Statistiques 2018

  • 1 milliard d'utilisateurs
  • Instagram lance IGTV, une plateforme de vidéos de sens verticale semblable à YouTube.

Statistiques 2017

  • 800 millions d'utilisateurs
  • L'application lance un mode « LIVE » permettant aux utilisateurs de filmer et partager des vidéos en direct.

Statistiques 2016

  • 600 millions d'utilisateurs
  • 4,2 milliards de mentions « J'aime » par jour
  • 95 millions de photos et vidéos sont postées au quotidien
  • 200 000 annonceurs[66]
  • 35 % ont entre 25 et 34 ans ; 17 % entre 35 et 44 ans ; 8 % ont 45 ans et plus

Statistiques 2015

  • 400 millions d'utilisateurs
  • 41 % des utilisateurs d’Instagram ont entre 16 et 24 ans
  • 39 % des utilisateurs de Facebook sont aussi sur Instagram (55 % pour les utilisateurs de 16 à 24 ans)[67],[68].

Notes et références

  1. Instagram s’internationalise avec 25 langues de plus ! - Benjamin Arthuys, iPhone3GSystem, 21 décembre 2012.
  2. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  3. « Facebook et Instagram, à partir de quel âge ? », La Parisienne,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Instagram a dépassé la barre des 1 milliard d'utilisateurs », sur europe1.fr, .
  5. (en-US) « 5 Of The Most Popular Instagram Accounts », sur yahoo.com (consulté le ).
  6. « Instagram Direct, une messagerie pour envoyer des photos privés », sur Le Blog du Modérateur, .
  7. (en) Hayley Tsukayama, « Apple names Instagram top app of the year », sur The Washington Post, .
  8. (en) « 300 Million: Sharing Real Moments », Instagram, .
  9. « Instagram revendique plus de 300 millions d'utilisateurs », sur Le Monde, .
  10. « Zoom sur le succès d'Instagram », sur krds.com, (consulté le ).
  11. « Mark Zuckerberg biographie », sur ichbiah.online.fr.
  12. (en) « Facebook to Acquire Instagram », Facebook, .
  13. « Facebook se paye Instagram pour 1 milliard de dollars », sur Ozap, .
  14. « Internet : regardons une bulle spéculative gonfler, gonfler… », L'Humanité, .
  15. Pierre Fontaine, avec AFP, « Instagram partagera vos données avec Facebook dès janvier prochain », 01net.com, (consulté le ).
  16. a et b Gilbert Kallenborn, « Face à la levée de boucliers des utilisateurs, Instagram fait marche arrière », 01net.com, (consulté le ).
  17. Gilbert Kallenborn, avec AFP, « Instagram renonce à instaurer un nouvel usage de la publicité », 01net.com, (consulté le ).
  18. Pascal Samama, « Instagram nie la chute de ses utilisateurs », 01net.com, (consulté le ).
  19. Instagram : meilleur réseau social pour générer des ventes selon une étude - Olivier Harmant, FrenchWeb, 6 décembre 2013.
  20. Instagram lance Hyperlapse, une nouvelle application vidéo, Journal du Net, 27 août 2014.
  21. (en) « Instagram Launches Layout, Its Own Photo Collage App ».
  22. Michaël Szadkowski, « Instagram ne se limite plus aux images carrées », sur lemonde.fr, mis en ligne le 27 août 2015 (consulté le ).
  23. « Tumblr », sur blog.instagram.com.
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Bibliographie

Enquêtes journalistiques

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Dans la littérature

Annexes

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Articles connexes

Liens externes