Instagram

réseau social de partage de photo
Instagram
Description de l'image Instagram logo 2016.svg.
Description de l'image Instagram_logo.svg.
Informations
Créateur Kevin Systrom et Mike KriegerVoir et modifier les données sur Wikidata
Développé par Facebook
Première version
Dernière version 153.0.0.34.96 ()
Système d'exploitation IOS 10, Android, Windows Phone 8, iOS, Windows Phone et Windows 10 MobileVoir et modifier les données sur Wikidata
Environnement iOS 8.0 ou ultérieur, Android 3.0 ou ultérieur, Windows Phone 8 ou ultérieur, Windows 10
Langues 25 langues dont français, anglais, chinois, allemand, italien, japonais, coréen, portugais, espagnol[1]
Type Application mobile
Licence Gratuiciel
Site web instagram.com

Chronologie des versions

Instagram [ˈɪnstəɡɹæm][2] est une application, un réseau social et un service de partage de photos et de vidéos fondés et lancés en octobre 2010 par l'Américain Kevin Systrom[3] et le Brésilien Michel Mike Krieger. Depuis 2012, l'application appartient à Facebook, elle est disponible sur plates-formes mobiles de type IOS, Android et Windows Phone et également sur ordinateurs avec des fonctionnalités réduites. L'âge minimum requis pour utiliser Instagram est de 13 ans[4].

Instagram revendique plus d'un milliard d'utilisateurs à travers le monde[5], dont 75 % d'utilisateurs en dehors des États-Unis, selon les chiffres officiels fournis en . L'entreprise s'adresse à ses utilisateurs par la dénomination Igers[6].

L'appellation Instagram est un mot-valise bâti à partir de Insta de l'anglais Instant camera (appareil photographique instantané) et gram du mot anglais telegram[7].

PrésentationModifier

Instagram permet de partager ses photographies et ses vidéos avec son réseau d'amis, de fournir une appréciation positive (fonction « j'aime ») et de laisser des commentaires sur les clichés déposés par les autres utilisateurs.

Elle permet aussi de dialoguer avec les membres via l'utilisation de la messagerie interne appelée « Instagram direct »[8].

Les applications telles qu' Instagram contribuent à la pratique de la phonéographie, ou photographie avec un téléphone mobile.

Le service a rapidement gagné en popularité, désigné par Apple comme « Application de l'année » en 2011[9], il comptait déjà 100 millions d'utilisateurs actifs en .

Deux ans plus tard, en , le réseau annonçait 200 millions d'utilisateurs actifs, puis en novembre de la même année, 300 millions[10] s'imposant comme deuxième réseau social dans le monde après Facebook et devant Snapchat et Twitter[11].

En , Instagram sur son blog officiel annonce 400 millions d'utilisateurs mensuels actifs, et plus de 1 milliard en 2018. Dans le détail, 200 millions des nouveaux utilisateurs annuels proviennent à 50 % d'Europe et de l'Asie. Trois pays ont particulièrement participé à cette croissance selon Instagram : le Japon, le Brésil et l'Indonésie. 75 % de l'audience est aujourd'hui en dehors des États-Unis.

HistoriqueModifier

Instagram est apparue en . Elle a été fondée par Kevin Systrom, un garçon bon chic bon genre qui a fait ses études à l'Université Stanford. La photographie l’a toujours interpellé – au lycée, il présidait le club de photo. Lors de ses études à Stanford, ses instructeurs l’ont encouragé à utiliser des appareils dotés d’une lentille Holga, laquelle amène à capturer des clichés de format carré, mais aussi à développer ses clichés à l’ancienne.

Ironie du sort, au moment où Facebook démarrait en 2004, un des employés, Adam d’Angelo a insisté pour le recruter.

« À l’époque, j’ai demandé conseil à mes mentors et ils m’ont tous dit que Facebook n’était qu’une mode sans lendemain », a déclaré Kevin Systrom.

En 2010, à ses heures perdues, Systrom a développé en compagnie d’un autre ingénieur issu de Stanford une application de prise de photos, avec 11 filtres simulant des techniques de développement professionnel. Ainsi traités, bien des clichés sans envergure acquièrent un aspect sophistiqué. Finalement, après environ huit semaines de travail Instagram est né – le nom venant de la combinaison de « instant camera - appareil photo à impression instantanée » et « telegram »[12].

Lancée le , Instagram a connu un succès instantané : l’application a été téléchargée 25 000 fois en une seule journée. Le , elle comptait déjà un million d’utilisateurs. Un an plus tard, alors que le cap des 10 millions d’utilisateurs a allègrement été dépassé, Instagram a été désigné « Application iPhone de l’année »[13].

 
Logo d'Instagram entre 2011 et 2016.

Le , Facebook annonce l'acquisition d'Instagram pour environ un milliard de dollars américains dont une partie sous forme d'actions[14], en précisant vouloir garder l'indépendance du service[15]. Ce montant fait craindre à certains l'éclatement d'une bulle spéculative internet[16].

L'acquisition d'Instagram par Facebook entraîne un changement des conditions générales d'utilisation de l'application, permettant au producteur de l'application d'exploiter commercialement les photographies des utilisateurs et de permettre le croisement des données sur les utilisateurs entre les deux sociétés[17]. Après la présentation des nouvelles conditions d'utilisation le , un grand nombre d'utilisateurs proteste, certains supprimant leur compte[18]. Les responsables d'Instagram font alors savoir que leur décision avait été mal comprise et l'annulent[19]. Selon eux, la marque voulait mettre en place des « solutions publicitaires innovantes et adaptées à Instagram »[18]. Malgré ce revirement, Instagram aurait perdu 4 millions d'utilisateurs entre le et le , chiffres niés par Facebook[20], d'autres services ayant connu la même baisse sur la période de fin d'année.

Selon une étude parue en , par SumAll, Instagram serait le meilleur réseau social pour générer des ventes[21].

En Instagram lance « Hyperlapse », une application vidéo permettant de réaliser des time-lapse[22].

En mars 2015, Instagram lance l'application « Layout » permettant de réaliser des collages photos depuis un smartphone[23].

En août 2015, Instagram annonce qu'il va ouvrir le réseau aux images en format paysage. Il s'agit d'une « petite révolution »[24] puisque le réseau s'était construit autour du format carré des publications. Avec la version 7.5 de l'application, les utilisateurs peuvent publier des images en format paysage dans la longueur ou largeur. Instagram, dans son communiqué d'annonce[25], souligne les nouvelles opportunités que ce format offre pour les vidéos. Si le format paysage est maintenant intégré nativement dans l'application, il faut rappeler que l'usage existait déjà. Les Instagramers faisaient appel à des applications tierces pour redécouper des contenus et les convertir en format carré comme Instasize notamment.

En octobre 2015, Instagram lance une nouvelle application, Boomerang, un nouvel outil de création de vidéos courtes sous forme de gif court et rembobiné.

En novembre 2015, Instagram aurait testé une version multi-comptes auprès de certains utilisateurs. Elle rejoindrait donc Facebook et Twitter, qui permettent déjà d'utiliser plusieurs comptes[26].

En mars 2016, Instagram annonce que ses contenus ne seraient bientôt plus présentés de manière chronologique mais selon un algorithme qui affichera aux utilisateurs ce qui est le plus susceptible de les intéresser[27]. Dans un premier temps, toutes les publications seront encore disponibles sur la page[28].

En mai 2016, Instagram change d'icône et revoit l'apparence visuelle de son application[29].

En août 2016, Instagram lance une nouvelle fonctionnalité, similaire à celle de Snapchat, pour partager un diaporama de photos et vidéos : Instagram Stories. Ce système permet aux utilisateurs de partager des moments de leur quotidien sans surcharger leur page : les contenus disparaissent au bout de 24 heures et n'apparaissent ni sur le profil ni dans le fil d'actualité, mais au-dessus de ce dernier. Lorsqu'une nouvelle story est publiée, un cercle de couleur apparaît autour de la photo de profil du compte[30],[31].

Le , Instagram commence à tester des moyens de permettre à ses utilisateurs d'acheter « plus facilement » des produits découverts sur son service. Dans l'optique de se développer sur le marché du commerce en ligne, Instagram dit vouloir explorer à plus long terme une expansion mondiale, la possibilité d'avoir des recommandations sur des produits ou encore de sauvegarder des contenus pour plus tard[32].

En , Kevin Systrom et Mike Krieger, les deux fondateurs d'Instagram démissionnent suite à un conflit avec Marc Zuckerberg, pdg de Facebook[33].

En , Instagram et Facebook annoncent la suppression de contenus explicites en lien avec le suicide et l'automutilation. Cette décision fait suite au suicide d’une adolescente de 14 ans, Molly Russel. L'analyse de son compte Instagram a révélé qu'elle avait consulté de nombreuses images relatives à la dépression et au suicide. Le ministre de la santé anglais, Matt Hancock, avait menacé Instagram de prendre des sanctions[34].

Les particularités du réseauModifier

Avec 400 millions de membres mensuels actifs, Instagram s'impose aujourd'hui comme un média social de premier plan. Il affiche des particularités notables par rapport aux autres réseaux majeurs comme Facebook, Twitter, Pinterest, ou Snapchat ; il permet de publier des vidéos (de quelques secondes jusqu'à une durée de 60 minutes avec IGTV) ou des photos (qui peuvent être retouchées directement sur le réseau avec une dizaine de filtres différents) sur un compte personnel, celles-ci sont par la suite visibles par d'autres utilisateurs du réseau et restent sur ce compte indéfiniment.

Fonctionnalités de partageModifier

Instagram comporte des fonctionnalités réduites de partage.

Sur Twitter, un utilisateur peut « retweeter » un contenu, c'est-à-dire qu'il peut partager une publication d'un autre utilisateur auprès de sa communauté d'abonnés. Le même principe existe sur Facebook (bouton « partager ») ou sur Pinterest par exemple (bouton « réépingler »).

Sur Instagram, les utilisateurs ne peuvent pas nativement partager le contenu d'autres utilisateurs. C'est pourquoi la viralité des contenus est très limitée sur le réseau.

Les utilisateurs peuvent toutefois partager du contenu d'autres membres dans leur story ou en réutilisant des applications tierces qui permettent de réaliser l'opération. Le fait de partager un contenu sur Instagram est appelé un « repost ».

Il est aussi possible d'envoyer les photos d'utilisateurs via Instadirect (les messages privés Instagram) à d'autres utilisateurs.

Des membres très « engagés » sur le réseauModifier

Instagram est souvent présenté comme le réseau de l'engagement par rapport aux autres existants. En effet, le réseau permet d'aimer (liker) très facilement les publications des membres en cliquant sur une icône cœur ou bien en double-tapant sur l'image en question. Cette facilité « d'interaction » et l'immédiateté du rapport à l'image permet aux utilisateurs de s'engager en grande proportion sur les contenus publiés sur le réseau. Plusieurs études publiées sur les comptes de grandes marques présentes sur le réseau ont montré que les niveaux d'engagement étaient en moyenne supérieur à 5 % (pour 100 abonnés, 5 aiment ou commentent un contenu), soit 80 fois plus que sur Facebook et 160 fois plus que sur Twitter.

Présence de liens vers l'extérieurModifier

Instagram ne permet pas aux membres de poster des liens actifs (cliquables) sur ses contenus. Si un membre rajoute un lien URL dans un commentaire ou une description de photo/vidéo, ce lien apparaîtra mais ne sera pas cliquable, il sera considéré comme un simple texte. Instagram autorise à ce jour un lien cliquable unique qui se trouve dans la « biographie » du compte de l'utilisateur. Depuis 2018 Instagram autorise également la mise en ligne de liens cliquable dans les stories Instagram[35] des comptes possédant plus de 10 000 abonnés.

En dehors du lien en biographie et des liens en stories, le réseau est focalisé sur son propre univers à la différence de Twitter et Facebook qui permettent d'insérer des liens actifs vers d'autres sites internet depuis n'importe quelles publications.

Les nouveaux formats publicitaires introduits par Instagram permettent aux annonceurs aujourd'hui de proposer des liens vers leurs sites et plateformes web.

Une publication facilitée des photosModifier

Le site internet d'Instagram est à distinguer de son application mobile. Bien que le site soit utilisable sur tous types de support (desktop, tablette, smartphone), l'application est basée sur un principe de mobile first. L'envoi de photos et de vidéos n'est possible que depuis des plateformes mobiles. Des applications telles que Layout permettent de mettre en forme des images pour pouvoir ensuite les partager via Instagram et/ou Facebook.

FiltresModifier

L'un des ressorts du succès de l'application Instagram sont les filtres qui permettent aux utilisateurs de modifier leurs photos. En effet, pour poster un média sur le réseau, un Instagramer doit d'abord prendre une photographie soit au travers de l'application, soit en chargeant une photo disponible sur son appareil. Ensuite, il peut y ajouter des filtres qui lui permettent de modifier l'aspect visuel de la photographie en lui donnant de nouvelles tonalités (photographie en noir & blanc, sépia, etc.) : il applique un filtre sur l'image.

Si à l'origine, Instagram proposait uniquement 15 filtres, le réseau a enrichi au fur et à mesure son application en y intégrant de nouveaux comme en avec les filtres Mayfair et Willow puis en avec les filtres Slumber, Crema, Ludwig, Aden and Perpetua[36] et plus récemment, en , avec les filtres Lark, Reyes and Juno[37].

En , à l'occasion de la mise à jour du format des publications et la version 7.5 de l'application, Instagram a intégré trois nouveaux filtres nommés Moon, Gingham et Clarendon. Ces filtres existaient auparavant mais n'étaient disponibles que pour le format vidéo. Ils sont désormais aussi accessibles pour les retouches photos.

Publicité sur InstagramModifier

La publicité sur Instagram a été introduite en plusieurs étapes. Dans un premier temps, le réseau a ouvert la publicité à de premiers lots d'annonceurs premium dans quelques pays du Monde. En France, dès le , des acteurs comme Air France, Lacoste, Guerlain, Coca-Cola, etc. ont pu être les premières marques à annoncer sur Instagram en France. Le choix du positionnement premium sur un lot restreint de marques a été interprété comme manifestation de la volonté du réseau de procéder en douceur. Ce, à la fois pour habituer les utilisateurs à la présence des marques, mais aussi pour apporter des exemples de campagne à de futurs annonceurs.

En , Instagram a annoncé l'ouverture de la publicité à l'ensemble des annonceurs. La publicité se généralise ainsi au-delà des grandes marques au travers d'un outil de gestion « libre service » des campagnes. Cet outil est le même que celui utilisé sur Facebook, le « Power Editor ».

La publicité est un enjeu important pour Instagram et plus encore pour Facebook, propriétaire du réseau. L'objectif est de diversifier les sources de revenu du réseau social de Mark Zuckerberg et de faire d'Instagram un acteur puissant de la publicité sur les réseaux sociaux. Selon des projections d'Emarketer[38], Instagram possède un très fort potentiel. Le réseau devrait générer dès 2015 plus de 596 millions de dollars de revenus publicitaires pour atteindre 2,81 milliards de dollars en 2017, soit plus que les revenus mobiles de Twitter ou Google.

Influenceurs sur InstagramModifier

Une pratique du marketing digital est de fournir un contenu « instagrammable » (lieu, plat, décor esthétique… qui mérite d'être partagé sur Instagram) aux influenceurs pour faire le buzz sur ce réseau social. Ces influenceurs peuvent également fournir un accompagnement en marketing vidéo (en) favorisant la création de tels contenus[39].

Le réseau social a ainsi permis à de nombreux influenceurs de voir le jour. Appelés « instagramers », ils sont suivis par plusieurs milliers (voire millions) d'abonnés. Ils tirent des revenus des partenariats réalisés avec les marques (via des agences d'influence notamment ou via des plateformes de monétisation des posts Instagram). Si Instagram ne publie pas de statistiques précises des plus grands influenceurs sur Instagram, on peut retrouver quelques classements sur des sites qui exploitent l'API d'Instagram pour publier certains chiffres (cf. références[40]). Un sondage réalisé par l'agence marketing Reech auprès de 1735 influenceurs français en 2020 relève que 95% d'entre eux considèrent Instagram comme l'un de leurs réseaux principaux et 75% d'entre eux sont des femmes.[41]

Certains Instagramers gagnent leur vie avec cette activité[42]. Les revenus des influenceurs sur Instagram varient cependant assez fortement selon le nombre d'abonnés et la qualité éditoriale estimée par la marque. Sur la plateforme Influence4brands[43] par exemple, les tarifs annoncés sont entre 0,3 et 0,6 centimes par post-followers (donc un post sur un compte avec 100 000 followers rapportera entre 300 et 600 € à l'instagramer). D'après une enquête de l'agence marketing Tanke qui a analysé près de 300 000 comptes Instagram, il existerait une relation inverse entre le nombre de followers et le taux d'engagement[44]. C'est pourquoi certaines marques privilégient des partenariats avec des influenceurs qui n'ont pas nécessairement le plus de followers: les "micro-influenceurs" (entre 10 000 et 100 000 followers).[45] En France, ces partenariats sont soumis à l'article L121-1 du code de la consommation[46] : l'influenceur est en effet contraint d'annoncer de façon explicite qu'il a bénéficié d'un avantage (en argent ou en nature) pour faire son post Instagram par exemple avec une mention du type #sponsorisé.

En septembre 2020, plusieurs influenceurs d'instagram décident de boycotter l'application pour faire réagir Marc Zuckerberg sur les violences verbales et la désinformation[47].

Mode et InstagramModifier

Les instagirls sont des personnalités féminines liées à la mode ou au mannequinat et utilisant abondamment cette application de partage de photos. Leur niveau de popularité auprès des médias ou du public devient alors consécutif à cet usage d'autopromotion, jusqu'à influencer leur carrière. Certaines instagirls dépassent le million voire les dizaines de millions d'abonnés. Elles établissent donc leur popularité par la large présence sur Instagram bien avant que le mannequinat les mette en vedette. Les instagirls restent le symbole de l'influence de l'application dans le domaine de la mode, courant plus large apparu au milieu des années 2010. Ainsi certains créateurs de mode ou marques font d'Instagram un vecteur majeur de leur communication. Le danger reste que ces entreprises ne maitrisent plus la totalité de leur communication.

Le , l'assassinat d’une célèbre instagrammeuse à Bagdad provoque la stupeur en Irak. Cette jeune femme, Tara Farès, mannequin de 22 ans, avait 2,7 millions d’abonnés affichait sa vie et sa féminité sur les photos qu'elle publiait sur Instagram[48].

Applications tiercesModifier

À la différence d'autres réseaux sociaux, Instagram a fait le choix de proposer des services complémentaires au réseau au sein d'applications propres. Ainsi, il a lancé « Bolt » en juillet 2014 puis « Hyperlapse » en , « Layout » en et enfin « Boomerang » en . À la différence de « Bolt » qui est presque un nouveau réseau social à lui seul, « Boomerang », « Layout » et « Hyperlapse » sont plus considérés comme des outils permettant d'enrichir l'édition des images & vidéos à destination d'Instagram.

  • Boomerang[49] : Instagram a lancé en , une nouvelle application qui permet de transformer des images classiques en vidéo. L'application permet de capter une dizaine de photos pour ensuite les assembler et les transformer en une vidéo courte. À la différence d'un simple gif, la vidéo va d'avant en arrière avec un rembobinage visible pour l'utilisateur - c'est l'« effet Boomerang ». Comme Layout ou Hyperlapse, l'application est un outil de création et non un réseau social. Les utilisateurs n'ont pas besoin de se loguer et l'utilisation est simplifiée par une ergonomie et des fonctionnalités très sobres. Toutes les créations sont partageables sur Facebook et Instagram sur le premier menu, et vers Twitter dans le deuxième menu.
  • Layout[50] : Prenant en compte la popularité des photo-collages réalisés par les Instagramers au travers d'applications tierces comme Instapicframe, Instagram a conçu et lancé sa propre application d'édition. Lancée en , l'application permet de regrouper différents clichés au sein d'une même photo. Elle propose différents gabarits de photo-collage que l'utilisateur peut personnaliser dans ses hauteurs et largeurs. Les images sont issues de la bibliothèque de photos de celui-ci mais il est aussi possible de prendre des clichés directement depuis l'application via la « cabine photos ». Originellement distincte de l'application Instagram, Layout y a été ensuite promue. L'instagramer avant de poster une photo peut ainsi soit cliquer sur un bouton présent à droite de l'écran de prévisualisation pour télécharger Layout, soit l'utiliser pour photo-coller en allant vers l'appli.
  • Hyperlapse[51] d'Instagram, pour enregistrer des vidéos en time-lapse. Il s'agit de la deuxième application lancée par Instagram. Elle permet aux utilisateurs de smartphone Android & iOS de créer des vidéos en time-lapse, c'est-à-dire des contenus vidéos accélérées à partir de clichés pris à intervalles régulières (plusieurs secondes ou minutes) puis remontées en format vidéo classique. Hyperlapse permet d'accélérer le contenu produit entre 1 et 12 fois la vitesse originale.
  • Bolt : Il s'agit de la première application créée par Instagram après son lancement. L'application est une messagerie qui permet d'envoyer à ses contacts des images et des vidéos qui seront supprimées après leur lecture. Cette messagerie éphémère a été lancée deux semaines après celle développée par Facebook avec Slingshot. Les observateurs du marché[52] ont vu dans ce développement une manière des deux réseaux de répondre à la très forte croissance du réseau Snapchat.

ControversesModifier

Conséquences sur la santé mentaleModifier

Une étude de 2017 de la Royal Society for Public Health (RSPH) indique qu'Instagram et Snapchat peuvent entrainer de l'anxiété entre les 12-24 ans[53]. En 2018, le chef du service de psychiatrie de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil, signale le risque de renforcement d'un état dépressif : « Le cerveau est programmé pour rechercher le plaisir, sauf que là, il se fait avoir. Le cerveau croit voir des choses qui lui font du bien, alors que ce qu’il voit ne le nourrit pas. Ce manque crée le sentiment de déprime »[54].

CensureModifier

Instagram a subi de nombreuses critiques à cause de sa politique de censure, jugée disproportionnée[Selon qui ?].

Certains hashtags ne sont pas trouvables en utilisant le moteur de recherche, notamment ceux incluant des termes grossiers et/ou liés au sexe. Le co-fondateur d'Instagram Mike Krieger a affirmé dans une publication destinée aux développeurs[55] que la plateforme bloque les recherches mentionnant certains hashtags très utilisés considérés comme ajoutant peu de valeur au contenu[56].

Une utilisatrice d'Instagram du nom de Samm Newman, qui publiait des photos d'elle-même en bikini a vu son compte supprimé sans préavis. Elle aurait avancé que vu le nombre de photos de femmes en bikini que comptait le réseau social, son bannissement ne pouvait être dû qu'à son physique désavantageux. Instagram a réactivé son compte et s'est excusé[57].

En , Instagram supprime des dizaines de comptes dédiés aux mèmes, des images détournées à visées humoristiques qui font le tour du Web[58].

En , Instagram renforce ses précautions. La liste d'images interdites a été allongé, particulièrement concernant les photos susceptibles d'encourager au suicide ou à l'automutilation. Le but étant de lutter contre ce fléau sur internet[59].

Images de seinsModifier

De plus, le compte de la chanteuse Rihanna avait été supprimé en 2014, pour la même politique de censure. La chanteuse avait publié sa photo en couverture du magazine Lui. On y voyait la chanteuse seins nus à moitié cachés par l'ombre. Le compte a finalement été réactivé 6 mois plus tard[60].

Cette censure a également été dénoncée sur Instagram à travers le mouvement Free the Nipple (« libérer le téton ») partant d'un constat simple : pourquoi les femmes devraient cacher leurs seins alors que les hommes s'exhibent torse nu dans l'indifférence ? Le hashtag #Freethenipple se propage depuis sur les réseaux sociaux afin de dénoncer ce tabou et a atteint 262 000 participants sur Instagram. De nombreuses personnalités ont suivi le mouvement contribuant ainsi à la notoriété du groupe.

Le directeur général d'Instagram Kevin Systrom s'est expliqué sur cette censure lors d'une conférence de presse donnée à Londres en . Des justifications fondées sur l'application de règles communautaires et la faute d'Apple. L'App Store possède en effet des conditions strictes concernant les contenus, et la nudité est interdite sauf si l'application est classée 17 ans et plus. Ainsi, seules les photos de seins allaitants ou de mastectomies sont autorisées sur Instagram[61].

En , le compte de Laina Hadengue, une peintre toulousaine qui avait mis en ligne sa toile Le fil des jours montrant une femme au sein dénudé, est supprimé « sans préavis »[62],[63].

Piratage informatiqueModifier

En , l'application fait face à un piratage d'ampleur, concernant jusqu'à 6 millions d'utilisateurs, dû à un bogue. L'attaque, qui vise à récupérer numéros de téléphone et adresses électroniques, touche des personnalités variées telles que l'acteur Leonardo DiCaprio, la chanteuse Beyoncé ou encore le footballeur professionnel Neymar[64].

AlgorithmeModifier

Depuis mars 2016, Instagram a introduit un algorithme censé afficher aux utilisateurs les contenus qui sont le plus susceptibles de les intéresser. Le fonctionnement de cet algorithme est cependant maintenu secret par l’entreprise. Dans le cadre d'une enquête Mediapart, 1 737 publications contenant 2 400 images postées sur Instagram entre février et mai 2020 ont été analysées et leur taux d’exposition calculé. Cette enquête révèle que le réseau social montre davantage aux abonnés les photos de personnes dénudées. La journaliste Judith Duportail parle alors d'une "prime à la nudité" qui inciterait les utilisateurs à poster de telles images afin d’atteindre le maximum d’audience[65].

Statistiques globalesModifier

AbonnementsModifier

Classement des 10 comptes les plus suivis (au ) :
Rang Comptes Abonnés Activité
1 @Instagram 367 millions Réseau social
2 @cristiano 238 millions Footballeur
3 @arianagrande 203 millions Musicienne et actrice
4 @therock 200 millions Acteur et catcheur professionnel
5 @kyliejenner 196 millions Personnalité de téléréalité et influenceuse
6 @selenagomez 193 millions Musicienne et actrice
7 @kimkardashian 189 millions Personnalité de téléréalité et influenceuse
8 @leomessi 166 millions Footballeur
9 @beyoncé 154 millions Musicienne
10 @justinbieber 147 millions Musicien

A partir de sa création, il a fallu trois ans à Instagram pour atteindre les cent millions d'utilisateurs. Après le rachat par Facebook en 2012, elle a augmenté de façon exponentielle de cent millions voire deux cents millions par an. En 2016, l'activité mensuelle d'Instagram représente six cents millions d'utilisateurs dans le monde dont seulement 20 % aux États-Unis[66].

Cristiano Ronaldo est la personnalité la plus suivie sur le réseau avec 228 millions d'abonnés en [67],[68]

Le compte officiel d'Instagram est le compte le plus suivi, avec 356 millions d'abonnés en .

Le , Kevin Systrom, PDG d'Instagram, annonce que le réseau social a officiellement dépassé le milliard d'utilisateurs actifs.

Statistiques 2020Modifier

Le 8 mai 2020, le rappeur 6ix9ine, juste sorti de prison, bat un record de personnes en ligne simultanément, avec un record de 2 millions de personnes pour un live[69], alors que l'ancien record était de 400 000 personnes.

Statistiques 2019Modifier

  • La photo la plus aimée compte plus de 54 millions de mentions « J'aime » et est détenue par un compte inconnu nommé « world_record_egg » qui avait pour seul but de détrôner Kylie Jenner, qui détenait le précédent record avec 18 millions[70].

Statistiques 2018Modifier

  • 1 milliard d'utilisateurs
  • Instagram lance IGTV, une plateforme de vidéos de sens verticale semblable à YouTube.

Statistiques 2017Modifier

  • 800 millions d'utilisateurs
  • L'application lance un mode « LIVE » permettant aux utilisateurs de filmer et partager des vidéos en direct.

Statistiques 2016Modifier

  • 600 millions d'utilisateurs
  • 4,2 milliards de mentions « J'aime » par jour
  • 95 millions de photos et vidéos sont postées au quotidien
  • 200 000 annonceurs[71]
  • 35 % ont entre 25 et 34 ans ; 17 % entre 35 et 44 ans ; 8 % ont 45 ans et plus

Statistiques 2015Modifier

  • 400 millions d'utilisateurs
  • 41 % des utilisateurs d’Instagram ont entre 16 et 24 ans
  • 39 % des utilisateurs de Facebook sont aussi sur Instagram (55 % pour les utilisateurs de 16 à 24 ans)[72],[73].

Notes et référencesModifier

  1. Instagram s’internationalise avec 25 langues de plus ! - Benjamin Arthuys, iPhone3GSystem, 21 décembre 2012.
  2. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  3. « Kevin Systrom (@kevin) • Instagram photos and videos », sur instagram.com.
  4. « Facebook et Instagram, à partir de quel âge ? », La Parisienne,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mai 2018).
  5. « Instagram a dépassé la barre des 1 milliard d'utilisateurs », sur europe1.fr, .
  6. « Instagramers France | Archive | La rubrique des IGers ».
  7. (en-US) « 5 Of The Most Popular Instagram Accounts », sur finance.yahoo.com (consulté le 10 février 2020)
  8. « Instagram Direct, une messagerie pour envoyer des photos privés », sur Le Blog du Modérateur, .
  9. (en) Hayley Tsukayama, « Apple names Instagram top app of the year », sur The Washington Post, .
  10. (en) « 300 Million: Sharing Real Moments », Instagram, .
  11. « Instagram revendique plus de 300 millions d'utilisateurs », sur Le Monde, .
  12. « Zoom sur le succes d'Instagram », sur krds.com, (consulté le 16 novembre 2019)
  13. « Mark Zuckerberg biographie », sur L'histoire intégrale de Mark Zuckerberg.
  14. (en) « Facebook to Acquire Instagram », Facebook, .
  15. « Facebook se paye Instagram pour 1 milliard de dollars », sur Ozap, .
  16. « Internet : regardons une bulle spéculative gonfler, gonfler… », L'Humanité, .
  17. Pierre Fontaine, avec AFP, « Instagram partagera vos données avec Facebook dès janvier prochain », 01net.com, (consulté le 3 janvier 2013).
  18. a et b Gilbert Kallenborn, « Face à la levée de boucliers des utilisateurs, Instagram fait marche arrière », 01net.com, (consulté le 3 janvier 2013).
  19. Gilbert Kallenborn, avec AFP, « Instagram renonce à instaurer un nouvel usage de la publicité », 01net.com, (consulté le 3 janvier 2013).
  20. Pascal Samama, « Instagram nie la chute de ses utilisateurs », 01net.com, (consulté le 3 janvier 2013).
  21. Instagram : meilleur réseau social pour générer des ventes selon une étude - Olivier Harmant, FrenchWeb, 6 décembre 2013.
  22. Instagram lance Hyperlapse, une nouvelle application vidéo, Journal du Net, 27 août 2014.
  23. (en) « Instagram Launches Layout, Its Own Photo Collage App ».
  24. Michaël Szadkowski, « Instagram ne se limite plus aux images carrées », sur lemonde.fr, mis en ligne le 27 août 2015 (consulté le 29 avril 2017).
  25. « Tumblr », sur blog.instagram.com.
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BibliographieModifier

  • (en) Sarah Frier, No Filter: The Inside Story of Instagram, Simon & Schuster, , 352 p. (ISBN 9781982126827)

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier