Stade de France

stade situé à Saint-Denis, en Île-de-France

Le Stade de France (parfois désigné par ses initiales, « SDF ») est le plus grand stade français, situé à Saint-Denis dans la proche banlieue nord de Paris, comprenant 80 698 places en configuration football ou rugby. L'architecture de ce stade s'inspire du Worldport, un terminal de la compagnie aérienne américaine Pan Am qui se situait à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York.

Stade de France
Match France - Pays-Bas du 9 septembre 2018.
UEFA 4/4 étoiles
Généralités
Noms précédents
Grand Stade
Adresse
ZAC du Cornillon Nord
93200 Saint-Denis, Drapeau de la France France
Construction et ouverture
Début de construction
1995
Construction
1995-1997
Ouverture
(26 ans)
Architecte
Michel Macary
Aymeric Zublena
Michel Regembal
Claude Costantini
Coût de construction
364 millions €[1]
Utilisation
Clubs résidents
Propriétaire
Administration
Consortium Stade de France (jusqu'en 2025)
Équipement
Surface
Pelouse hybride GrassMaster, Tarkett Sports
Capacité
Football et rugby à XV : 80 698
Athlétisme : 75 000
Spectacles : plus de 97 000 selon configuration
Tribunes
3 (Basse, Intermédiaire, Haute)
Affluence record
Football : 80 056 (Finale Coupe de France 2009 : Stade rennais FC - EA Guingamp)
Rugby : 80 430 (Finale Coupe du monde 2007 : Afrique du Sud - Angleterre)
Concert : 97 036 (Indochine (groupe), Central Tour, )
Dimensions
119 × 75 m[2]
Localisation
Coordonnées
Carte

Construit pour les besoins de la Coupe du monde de football de 1998 en France afin de remplacer le Parc des Princes jugé trop petit, il est inauguré le par le Président de la République Jacques Chirac lors du match de football France - Espagne. Son caractère multifonctionnel l'amène ensuite à accueillir différents événements sportifs (football, rugby, athlétisme, courses automobiles) et culturels (concerts, grands spectacles, animations) avec une capacité modulable. Contrairement à la majorité des autres stades, il ne dispose pas de club résident et est possédé par l'État. Sa capacité et sa localisation en font l'un des lieux les plus prestigieux du sport français malgré sa jeune existence.

Il s'agit du premier stade à avoir accueilli une finale de Coupe du monde de football (en 1998) et de rugby à XV (en 2007 puis en 2023), rejoint ensuite par le stade Nissan de Yokohama (Japon). Le Stade de France a également été le théâtre de la finale du Championnat d'Europe de football 2016 et de la Ligue des Champions à trois reprises (2000, 2006 et 2022). Il deviendra enfin stade olympique pour les épreuves d'athlétisme et de rugby à sept des Jeux de Paris 2024.

Son histoire est également marquée par plusieurs polémiques lors de rencontres de football et par les attentats du 13 novembre 2015, lors du match amical France-Allemagne, où trois explosions dans le périmètre du stade font, outre les terroristes, un mort et plusieurs blessés.

Histoire modifier

 
Ancien logo (refonte), en vigueur jusqu'au 28 juillet 2008.

Le projet d'un nouveau grand stade francilien est initié en 1988 par le Premier ministre Jacques Chirac, alors que la France est candidate pour organiser la Coupe du monde de football de 1998. Les noms de plusieurs sites potentiels sont retenus : Vincennes, Nanterre, Marne-la-Vallée ou encore Tremblay-en-France. En 1991, le Premier ministre Michel Rocard tranche pour la ville nouvelle de Melun-Sénart. Le maire de Paris, Jacques Chirac, critique ce choix, considérant que, situé à 35 km de Paris, le site ne sera pas assez accessible ; il refuse alors que la ville de Paris finance le projet[3].

Le , la Fédération internationale de football association (FIFA) choisit la France pour organiser la Coupe du monde[4]. En contrepartie, la France s'engage à construire un stade d'une capacité de 80 000 places, assises et couvertes. Il y a plus de 70 ans que l'État n'avait pas construit de stade (stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes pour les Jeux olympiques d'été de 1924), laissant les villes opérer seules dans le domaine.

Édouard Balladur, alors Premier ministre, enterre le projet de Melun-Sénart et choisit Saint-Denis, proposition qui avait déjà été suggérée en 1988. L'accueil du Grand Stade à la Plaine Saint-Denis est accepté par le maire de l'époque, Patrick Braouezec, à la condition qu'il permette d'accélérer le projet urbain sur ce quartier. La création de deux stations de RER, la couverture de l'autoroute A1 et la naissance d'un nouveau quartier d'affaires sont alors projetées[3].

Un concours est organisé entre deux projets : celui de Macary-Zublena-Regenbal-Costantini et l'autre de Jean Nouvel. Mieux noté par le jury de sélection (10 voix contre 4), le projet de Nouvel est exclu par le gouvernement Balladur, en raison officiellement d'un surcoût par rapport au consortium SGE-Bouygues-Dumez qui portait le projet des architectes Zublena-Macary[5]. Saisies par Nouvel, la Cour des comptes et la Commission de Bruxelles estimeront en juillet 1996 que l'appel d'offre et le traité de concession définitif, signé entre les deux tours de la présidentielle, étaient trop favorables au consortium et s'interrogeront sur la pertinence financière et même la valeur juridique de ces choix[6]. Le projet de Nouvel proposait la construction d'un stade rectangulaire qui aurait été le premier en France à se doter d'un toit amovible, ce qui aurait permis de jouer par n'importe quel temps, dans de bonnes conditions. Il proposait également une modularité inédite avec les quatre tribunes qui s'écarteraient et se déplaceraient sur des roues et des coussins d'airs[7],[8]. L'architecte justifie cela car une piste d'athlétisme provoque au moins le recul de 17 mètres des tribunes du terrain et proposait même un dispositif arena (l'équivalent serait le stade Pierre-Mauroy)[9].

Seul l'État pouvait conduire un investissement de cette envergure. La concession est la meilleure réponse à l'importance du coût. Le principe, inédit pour la construction d’un équipement sportif, est le suivant : le concessionnaire prend à sa charge la construction et l'exploitation du stade, et obtient en échange de l'État une concession de 30 ans et une participation financière à son investissement. Ce principe, envisagé dès 1988, a eu des conséquences importantes sur le choix du site (qui devait être bien desservi et proche de Paris) et sur la polyvalence du programme (compétitions de haut niveau en football, rugby et athlétisme, spectacles et manifestations de grande envergure). Après le choix des constructeurs et la signature du permis de construire (le ), il ne restait plus que 31 mois pour bâtir le stade.

 
Pose de la première pierre par Alain Juppé.

Le chantier commence le mais la pose de la première pierre a lieu le [5]. La construction du Stade de France a fait appel à la fois à des techniques de travaux publics (structures des gradins, haubans et ancrage du toit) et de bâtiment (locaux intérieurs, surfaces habitables sous les gradins, façades vitrées).

L'une des caractéristiques de ce chantier fut sa rapidité d'exécution. Les 800 000 m2 de terrassement ont été effectués en cinq mois et les 180 000 m3 de béton coulés en un an. Les aménagements techniques, la pose du toit, l'installation de la tribune mobile de 25 000 places se sont également effectués en un an. En outre, 40 000 plans ont été nécessaires.

Longtemps nommée « Grand Stade », l'enceinte est baptisée « Stade de France » le par un jury réuni par le ministre des Sports de l'époque, Guy Drut, spécialement pour lui trouver un nom : « Le stade que la France entière attendait depuis si longtemps… s'appellera tout simplement stade de France »[10]. Un concours d'idées avait été lancé par le ministère des Sports ainsi qu'une consultation populaire sur Radio France, et le nom de Michel Platini fut le plus souvent cité ; ce-dernier, co-président du comité d'organisation du Mondial, est cependant contre[3]. Le jury écarta toutefois les noms de personnes et opta pour « stade de France »[11] après une proposition de Liane Foly et Francis Huster[12].

Inauguration du Stade de France modifier

Avant l'inauguration en grande pompe, un match de football a lieu le opposant les « bâtisseurs du Stade » (plusieurs dizaines d'ouvriers sélectionnés) au Variétés Club de France. Il s'agit à la fois d'un test technique et d'une fête de fin de chantier[13].

Le stade est inauguré le lors du match de football France – Espagne, en présence de Jacques Chirac, président de la République.

Le soir du match, l'événement est présenté au journal de 20 heures de France 2 comme un événement historique[14], Daniel Bilalian déclarant que « pour la première fois de son histoire, la France possède un stade digne de son football »[14]. Le stade vient d'être inauguré quelques minutes plus tôt par le président de la République, dont la présence confère à cet événement une importance de dimension nationale. La nouvelle enceinte est comparée à une « cathédrale du sport que l'on attendait depuis presque un siècle »[14], traduisant là l'attente du football français, et les conséquences pour l'équipe de France, pour laquelle il y a désormais « un avant et un après ». Un grand stade en France s'apparentait à un rêve fantasmagorique, tel un « serpent de mer ou une chimère » selon le journaliste, le rêve est pourtant devenu réalité le à l'occasion d'un match amical opposant l'équipe de France à l'équipe d'Espagne. La France avait été sacrée championne d'Europe en 1984 mais ne disposait toujours pas de grand stade alors que toutes les grandes nations disposaient de stades pouvant accueillir près du double de la capacité du Parc des Princes. La finale de la coupe du monde en 1982 s'était déroulée devant 90 000 personnes à Madrid.

Le Stade de France est inauguré en présence des plus illustres sportifs français, parmi lesquels Luc Alphand, Alain Prost, Jeannie Longo et Michel Platini[14], dont l'entrée dans l'arène succède à un spectacle animé par 1 200 jeunes[14] pour un coût estimé à 3 millions de francs[14]. Selon France 2, la fête rappelle la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 1992[14]. Deux jeunes de Seine-Saint-Denis clôturent la cérémonie en coupant un immense drapeau français de 80 mètres de long et 4,5 mètres de larges[14], pour enfin laisser place aux acteurs du match France - Espagne.

Avec ce match inaugural, le football français passe bien dans une nouvelle dimension. Il y a un « après », la Fédération française de football rappelant que ce soir-là, « l'histoire ne faisait que commencer »[15]. Dans le journal de 20 h, on évoque l'engouement que représente cet événement[16], et ces 79 000 personnes ayant bravé le froid « pour vivre ces instants historiques »[16]. Manolo a fait le déplacement en bon supporter de l'Espagne, mais il n'a pas voulu que son billet soit déchiré, pour que le souvenir de ce moment historique reste entier[16]. « Grandiose, immense, fabuleux » sont les trois qualificatifs les plus repris parmi le public[16].

Zinédine Zidane est le premier joueur de football à y avoir marqué un but, contre l'Espagne.

Le Stade de France accueillera également les matchs de l'équipe de France de rugby. Philippe Bernat-Salles sera le premier joueur de rugby à XV à y avoir marqué un essai, contre l'Angleterre.

Volonté politique sous-jacente modifier

L'objectif sous-jacent était d'accueillir les Jeux olympiques d'été, l'Île-de-France n'ayant pas de grands stades d'athlétismes modernes (Jean Bouin, Yves-du-Manoir, Charléty)[17],[18] car ce stade a une particularité : il est à la fois adapté aux sports collectifs (foot et rugby) et à l'athlétisme grâce à ses tribunes rétractables au premier niveau. Dès le départ, il a été conçu comme espace multifonctionnel, pluridisciplinaire[18]. Le Stade de France est donc inclus dans les candidatures pour accueillir les Jeux Olympiques en 2008, 2012 et 2024, qui est retenue.

À partir de là, il y a eu également toute une réflexion autour des effets bénéfiques de synergie que ce stade pourrait engendrer sur l'environnement local et le tissu urbain, notamment comme locomotive pour développer le territoire dans lequel il est implanté[18],[19].

Le Stade de France est situé à Saint-Denis, dans le quartier de La Plaine Saint-Denis, au nord de Paris, sur des terrains d'anciennes cokeries de Gaz de France ayant appartenu à la ville de Paris. Jacques Chirac, l'ancien maire de Paris et futur président de la République française (RPR), ainsi que tous les maires des communes de Seine-Saint-Denis environnantes (à l'époque, du parti communiste) ont fait poids contre le projet opposé du grand sud-est de Paris, à Melun-Sénart, défendu par des personnalités politiques proches du parti socialiste[20]. Comme il s'agissait d'un département de banlieue ayant des difficultés sociales et culturelles, avec des populations plutôt défavorisées et que la région de Plaine Saint-Denis était devenue une friche industrielle, la volonté politique était aussi d’utiliser ce stade comme élément moteur pour rénover et re-développer tout le territoire[21],[19].

C'est ce qui s'est réalisé avec un nouvel espace urbain aménagé, de la Porte de la Chapelle au stade, notamment la construction de nouvelles infrastructures (A86 et rénovation A1, métro et train), de bureaux (KIA, AFNOR, Agences de Santé, plateaux de télévision et sociétés de production), de nouveaux équipements et projets (centre commercial, TV-Cité, Cité du cinéma, Siège SFR et Orange), de centres universitaires et culturels (antenne du CNAM, IUT, CESTI, annexe Musée Arts et Métiers, Multiplex Gaumont) et de logements du secteur social ou privé et hôtels (Accor Novotel et Ibis, Adagio, Marriott Courtyard, Campanile).

Le Stade de France a aussi noué différents accords avec des associations qui ont souvent un but éducatif, afin de mieux s'intégrer à son environnement. Il permet à de jeunes enfants d’avoir accès à la culture, aux loisirs, notamment avec le Secours populaire français qui, chaque année ou tous les deux ans, invite des enfants de Seine-Saint-Denis à venir partager une expérience au Stade de France. Ce qui favorise le développement culturel du territoire[18].

Critiques modifier

On déclara que le stade fut à plusieurs reprises menacé par le risque de devenir un éléphant blanc[22],[23],[24]. La menace fut au maximum quand le projet de la fédération de rugby d'avoir son propre stade (son « Twickenham ») à Évry faillit aboutir mais fut annulé fin 2016. Les autres événements sont mitigés. La FFF doit contractuellement y faire jouer certain nombre de rencontres, mais les matchs en province de l'équipe de France sont des succès constants. Depuis 2017, le meeting annuel d'athlétisme est relocalisé au Stade Charléty, qui aurait également accueilli les championnats d'Europe d'athlétisme en 2020 (annulés).

Le Stade de France n'a toujours pas trouvé sa viabilité économique en 2017. Après une perte de 1,95 million d'euros enregistrée en 2015 par sa société gérante, le déficit triple avec 5,98 millions d'euros de perte en 2016 et un résultat d'exploitation de - 6,74 millions d'euros en 2016 contre -2,58 millions d'euros en 2015[25].

On proposa un plan de modernisation de 500 millions €, avec des loges et la suppression de la piste d'athlétisme. Malgré l'accueil prochain des Jeux Olympiques d'été de 2024, le stade n'accueille plus d'épreuves d'athlétismes depuis 2017[26] et la piste est prévue pour être enlevée après les jeux[27]. On considère qu'un club de football résident serait le meilleur moyen de pérennité[28].

Dans un rapport de , la Cour des comptes salue la « réussite architecturale, urbaine et fonctionnelle » du Stade de France[29], « premier stade multifonctionnel construit dans le monde »[30] et souligne la solidité de son modèle économique, qui a dégagé une rentabilité quatre fois supérieure à la prévision financière d’origine, mais critique le contrat de concession et l'exploitation du stade. L'absence de club résident est notamment soulignée comme ayant coûté des dizaines de millions d'euros à l'État[31],[32] qui versait 16 millions d'euros annuels au consortium Vinci/Bouygues qui gère le Stade de France, soit 5 % du budget annuel du ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative. La Cour préconise en conclusion d'« examiner notamment l’hypothèse de sa cession, immédiate ou différée au terme de la concession actuelle, à une structure capitalistique associant un gestionnaire-exploitant aux fédérations sportives nationales » de football et de rugby : « le Stade de France est le seul stade d’État en Europe, exception peu justifiée du point de vue des missions d’intérêt général, moins encore par des raisons économiques. Aussi, il serait logique et souhaitable que l’État étudie avec attention une solution propre à limiter et éviter, à long terme, tous engagements financiers publics pour [sa] gestion ».

Coûts modifier

Le coût total de réalisation du Stade de France est de 2 milliards de francs (305 000 000 ) HT dont 290 millions € HT de travaux répartis en[33] :

  • 122 millions d'euros de gros œuvre ;
  • 45 millions d'euros de toiture ;
  • 122 millions d'euros de corps d'états secondaires (équipements, éclairage, ventilation, sonorisation, habillage, sièges, pelouse, etc.).

Entre 1998 et 2012, l’État doit verser 17 millions d'euros par an de pénalités au consortium pour absence de club résident, soit 5 % du budget du ministère des Sports[34].

En , le ministre de l'Action et des Comptes public, Gérald Darmanin, confirme que la rénovation du Stade de France en vue des Jeux Olympiques de 2024 devrait s'élever à 450 millions d'euros, contre 50 millions d'euros annoncés initialement[35]. En , un coût de 70 millions d'euros de rénovation était d'ores et déjà évoqué[36].

Modernisation entre 2020 et 2024 modifier

En amont des Jeux olympiques d'été de 2024, le Stade de France fait l'objet de deux vagues de travaux. En 2020-2021, une première tranche de rénovation a lieu autour notamment de l'éclairage, de l'accessibilité, des buvettes et des espaces VIP pour un montant d'environ 40 millions d’euros[37]. Après la Coupe du monde de rugby, une seconde tranche de travaux démarre à l'automne 2023 avec en particulier la reconstruction de la piste et des sautoirs d'athlétisme, mais aussi des chantiers moins visibles comme le doublement du raccordement électrique (pour ne plus avoir recours aux groupes électrogènes) et équiper la toiture d'antenne 5G[37]. À compter de janvier 2024, les entreprises hébergées et le site de coworking laissent la place au équipes du Cojo[37].

Durant les JOP, l'enceinte doit accueillir le rugby à sept du 24 au 30 juillet 2024, puis l’athlétisme du 1er au 11 août et enfin la cérémonie de clôture, avant d'enchaîner sur les épreuves de para-athlétisme et la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques du 30 août au 8 septembre[37].

Moyens d'accès modifier

Bien qu'il soit situé au carrefour des autoroutes A1 et A86, il est déconseillé de s'y rendre en voiture, sauf si l'on dispose d'un parking réservé, car le stade n'a été pourvu que de 3 000 places de stationnement.

Transports en commun :

Jusqu’à 70 % des spectateurs du Stade de France empruntent les transports en commun, principalement par la gare du RER B, mais aussi par la ligne 13 ou le RER D. Des rames RER ont des missions adaptées pour les matchs. Après avoir déposé leurs passagers au Stade de France, ils sont envoyés au dépôt en attendant la fin de la rencontre et de pouvoir charger un maximum de voyageurs[38]. En fin de rencontre, un maximum de portiques de validation sont mis en mode « retour » pour permettre à un maximum de gens d’entrer dans la gare et les ascenseurs mis hors service. Les agents de régulation gèrent la foule dans les passerelles d’accès aux quais pour éviter les bousculades[38]. En 2023, la tarification pour un déplacement ponctuel entre Paris et le Stade de France est disparate. Après la disparition du ticket t+ en 2023, le métro nécessite un smartphone compatible ou l'achat d'une carte Navigo Easy rechargeable (1,69  par trajet s'ils sont achetés par 10 ou 2,10  à l'unité, plus 2  le support). En revanche, le RER nécessite l'achat d'un billet origine-destination facturé 3,10 , ce qui désoriente souvent les spectateurs[39].

Le vélo n'a pas été intégré comme mode d'accès au Stade lors de sa conception. Toutefois, à compter de la Coupe du monde de rugby 2023, des stations événementielles Velib' viennent renforcer les stations proches du Stade[40]. Durant les Jeux olympiques d'été de 2024, plus de 3 000 places de stationnement seront installées aux abords du Stade, dont une infrastructure pérenne de 1 000 places rue de Brennus, accessibles par plusieurs pistes cyclables notamment le long du canal Saint-Denis[41],[42],[43].

Architecture et aménagement du territoire modifier

 
Le stade de France est construit à l'emplacement de l'ancienne usine et des gazomètres de la Société du gaz de Paris, vue ici dans les années 1920.

Cette construction a eu également pour objectif de faire connaître et de développer la zone de la Plaine Saint-Denis, une ancienne friche industrielle en cours de rénovation : nouveaux quartiers résidentiels, nouvelles activités tertiaires. Le Stade de France permet de donner un visage attractif à l'adresse des entreprises.

Au nord du stade, séparé par la rue Henri Delaunay, se trouve le stade annexe, composé d'une piste d'athlétisme de 6 couloirs (8 couloirs cependant pour les courses en ligne droite de 100/110 mètres), des sautoirs et aires de lancer, entourant une pelouse classique pouvant servir de terrain de football[44]. Ce stade est relié par tunnel au Stade de France[45]. Cette construction permet aux équipes et athlètes d'avoir une surface d'entraînement. D'autant que l'IAAF demande pour les meetings d'athlétisme, une zone d'entraînement offrant pratiquement les mêmes conditions que la compétition[46],[47]. Ce stade peut aussi servir d'héliport en cas d'évacuation pour blessure grave[45][réf. à confirmer].

Cette zone bénéficie de la bonne desserte du stade : deux gares RER (lignes B et D), une station de métro, des correspondances de bus avec le nord, l'ouest et le centre de Paris, un carrefour autoroutier avec des accès à l'A1 et à l'A86.

Conçu avec le concours d'un logiciel de simulation de foule, le Stade de France permet une évacuation pratiquement sans cohue comparée à celle de stades pourtant plus petits que lui.

L'équipe des architectes l'ayant conçu est composée de Michel Macary, Aymeric Zublena, Michel Régembal et Claude Costantini (association des agences SCAU et C.R. Architecture). La gestion en est confiée depuis le début à un consortium comprenant les groupes ayant participé à sa construction : Bouygues, GTM-entrepose, filiale de Vinci et la SGE. Aujourd'hui le consortium est la filiale de Bouygues à 33 %, et de Vinci à 67 %. L’Association internationale des ponts et charpentes (AIPC) a attribué en 2002 son prix reconnaissant la structure exceptionnelle du Stade de France, « une construction d'une architecture attrayante ouverte sur la ville, d'une élégance et d'une légèreté naturelle »[48]. Le , le Stade obtient le label « Architecture contemporaine remarquable »[49].

Les plans pour la construction du stade ont commencé à être établis en , en s'aidant du logiciel de CAO Autocad, puis ont donné suite à une maquette physique réalisée par le Centre scientifique et technique du bâtiment qui sera testée en soufflerie. Ceci permet au Stade de France de résister à des vents de plus de 145 km/h.

Bassin de rétention modifier

Le soubassement du stade abrite un bassin de rétention d'eau de 165 000 mètres cubes, la plus forte capacité d'Europe. Construit par le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) et géré par le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, le bassin de La Plaine se situe à la convergence de trois ensembles hydrauliques. Il est alimenté par des prises d’eau situées sur le Collecteur du Nord (CDN), sur le collecteur Saint-Denis - La Courneuve (SDLC) et sur le collecteur Pantin - La Briche (PLB). il a plusieurs fonctions :

  • un délestage des collecteurs saturés par le stockage et la régulation du débit des eaux pluviales
  • la dépollution des eaux pluviales par effet de décantation avant évacuation par le réseau unitaire vers la station d'épuration Seine Aval à Achères[50].

Le toit modifier

 
La pose du dernier tronçon de la toiture, 1997.

Structure flottante de 46 mètres au-dessus de la pelouse, le toit est l’un des aspects les plus remarquables du Stade de France. Aymeric Zublena qui s'est inspiré du Worldport (terminal de l'aéroport JFK de New York), décrit « une sorte d'anneau de Saturne, qui joue avec des références multiples, les anneaux olympiques, le disque d'athlétisme, l'auréole de saint Denis[33] ». Sa surface (6 hectares) et sa masse (13 000 tonnes soit deux tours Eiffel) constituent une prouesse technique[51]. Reposant sur 18 haubans fixés à 18 aiguilles en forme de javelot hautes de 60 m, il protège les spectateurs sans couvrir l’aire de jeu. Tous les équipements d'éclairage et de sonorisation (550 projecteurs et 36 blocs de 5 enceintes acoustiques) sont logés à l'intérieur pour ne pas gêner la visibilité[51].

Les vestiaires modifier

 
Vestiaires visiteurs au stade de France.

Toutes les installations, qui leur sont réservées, sont situées au niveau de la pelouse, à l’ouest, et sont directement accessibles par les bus des joueurs. Elles comprennent des locaux d’accueil et de contrôle, deux vestiaires de 120 m2 chacun (foot et rugby), un vestiaire d’athlétisme de 400 m2, deux vestiaires d’arbitres, deux chambres d’appel, deux salles d’échauffement, des bureaux pour les délégués, des locaux pour le jury, une infirmerie, des salles de contrôle antidopage. Des espaces sont également spécialement conçus pour les artistes : des loges et salons, une salle de répétition pour les musiciens, les chœurs, les figurants, une salle de stockage pour les costumes, un espace détente, des locaux pour les décors et instruments. Les vestiaires ont été pensés par Michel Platini[52].

Les tribunes modifier

 
Tribune basse en configuration athlétisme.

Le Stade de France s'articule autour de trois tribunes.

La tribune basse est une tribune mobile de 25 000 places. On y accède par le niveau 1. Elle peut reculer de 15 mètres pour laisser apparaître la totalité de la piste d'athlétisme et les sautoirs. Elle conserve alors 22 000 places. Le déplacement dure 80 heures, mobilise 40 personnes 20h/24h, et s'effectue par dix éléments distincts de 700 tonnes chacun.

L'accès à la tribune intermédiaire se fait grâce à 22 passerelles et permet de se retrouver au niveau 3 où se concentrent les restaurants, les espaces d'animation, les boutiques et le poste central de sécurité.

18 escaliers monumentaux conduisent les spectateurs à la tribune supérieure qui se situe au niveau 6.

La pelouse modifier

 
Couloir d'entrée des joueurs au terrain.

Situé à 11 mètres au-dessous du parvis, le terrain de jeux a une superficie de 15 000 m2 (119 mètres de long pour 75 mètres de large) pour une surface engazonnée de 8 000 m2[53]. Le terrain est bombé pour une meilleure évacuation de l'eau et possède un système de chauffage incorporé sous la pelouse. En 1997, près d'un milliard de graines ont été semées pour engendrer la première pelouse. En 2016, le Stade de France est doté d’une pelouse hybride Desso GrassMaster (pelouse naturelle importée d'Angleterre renforcée de fibres synthétiques), technologie brevetée qui permet de renforcer la tenue et la résistance du gazon et d’accueillir des matchs de football et de rugby[54]. Chaque été une rénovation est effectuée en 2 phases : une scarification qui permet d’enlever toute la partie naturelle en ne laissant que les fibres synthétiques et dans un second temps de nouvelles graines sont semées pour réengazonner le terrain.

Les écrans géants modifier

Dans le cadre de sa politique de renouvellement de ses infrastructures, le Stade de France s'est doté de deux nouveaux écrans géants en . D'une surface de 200 m2 chacun (l'équivalent de la taille d'un court de tennis). Les nouveaux écrans ont une surface supérieure de 58 % aux anciens écrans géants installés au Stade de France en 1998 et conçus avec une technologie avancée se composent de 4 423 680 DEL (diodes électroluminescentes). Lors de travaux de modernisation entrepris en 2023 et 2024 avant les JOP, les écrans sont changés et doublent de nouveau de taille[37].

La promenade des célébrités modifier

À l’image du Hollywood Walk of Fame, le Stade de France a créé en 2008, tout autour de l’enceinte, sa promenade des célébrités[55]. Baptisée StadeFrance Boulevard[56], elle rassemble les empreintes de mains de sportifs et artistes qui ont marqué l’histoire du Stade de France, comme les joueurs l'équipe de France championne du monde 1998, Sébastien Loeb, Usain Bolt, Renaud Lavillénie, Johnny Hallyday, Manu Dibango, les musiciens de Muse, IAM, Red Hot Chili Peppers, Metallica...

Événements modifier

 
Meeting Areva d'athlétisme.

Le Stade de France a accueilli de nombreux événements depuis son inauguration, que ce soit des événements sportifs que des concerts et des grands spectacles.

Événements sportifs modifier

 
Le stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue 2015-2016.

Construit à l'occasion de la compétition, le Stade de France est l'hôte de la finale de la coupe du monde de football 1998, le . Le match France-Brésil est remporté 3-0 par les locaux.

Depuis 1998, les finales de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue de football, les matchs du Tournoi des Six Nations et la finale du championnat de France de rugby à XV s'y déroulent. Il a aussi accueilli la finale de la Ligue des champions de football en 2000 et 2006 remportés par Real Madrid et FC Barcelone respectivement. Elle accueille également la finale de 2022, à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui empêche la tenue de la rencontre initialement prévue à Saint-Pétersbourg[57],[58]. Jouée le 28 mai 2022, cette finale est marquée par d'importants incidents à l'arrivée des spectateurs avant-match et autour de certaines fan zones ailleurs dans l'agglomération[59]. La police aurait notamment fait un usage disproportionné de la force, les autorités pointant quant à elles la présence de nombreuses personnes munies de faux billets d'entrée[60]. La gestion de cette finale par les autorités françaises est fustigée par la presse internationale[61].

En 2003, le stade accueille les Championnats du monde d'athlétisme. Le Meeting Areva s'est déroulé au stade de 1999 à 2016.

Certains matchs de la Coupe du monde de rugby à XV ont lieu en 1999 et en 2007. En 2008, le record mondial d'affluence pour un match de championnat de rugby en saison régulière est battu, avec 79 793 spectateurs pour la rencontre Stade français - Stade toulousain.

Des compétitions automobiles ont également été organisées, notamment la Race of Champions de 2004 à 2006, disputée sur un circuit provisoire en asphalte dessiné et conçu à l'intérieur du stade. Le Trophée Andros a également vu sept Super Finales se disputer entre 1999 et 2008, sur un circuit ovale contenant des centaines de blocs de glace.

Le Stade de France a accueilli sept rencontres de l'Euro 2016, dont le match d'ouverture opposant la France et la Roumanie ainsi que la finale opposant la France et le Portugal.

Le site sera utilisé dans le cadre de la Coupe du monde de rugby à XV 2023. À cette occasion, il subit plusieurs transformations majeures avec l'agrandissement des écrans, l'amélioration de l'éclairage ainsi que la rénovation des espaces VIP[62].

Lors des Jeux Olympiques d'été 2024 et des Jeux paralympiques 2024, le Stade de France accueillera les épreuves d'athlétisme et de rugby à sept.

Coupe du monde de football 1998 modifier

Le Stade accueille neuf rencontres de la Coupe du monde de football 1998.

Date Heure Équipe 1 Résultat Équipe 2 Tour Affluence
17 h 30 Brésil   2 - 1   Écosse 1er tour, groupe A 80 000
21 h Pays-Bas   0 - 0   Belgique 1er tour, groupe E 77 000
21 h France   4 - 0   Arabie saoudite 1er tour, groupe C 77 000
16 h Italie   2 - 1   Autriche 1er tour, groupe B 80 000
21 h Roumanie   1 - 1   Tunisie 1er tour, groupe G 77 000
21 h Nigeria   1 - 4   Danemark 8e de finale 77 000
16 h 30 Italie   0 - 0 ap
(3 - 4) tab
  France Quart de finale 77 000
21 h France   2 - 1   Croatie Demi-finale 76 000
21 h Brésil   0 - 3   France Finale 75 000

Coupe du monde de rugby à XV 1999 modifier

Un des quarts de finale de la Coupe du monde de rugby à XV 1999 a lieu au Stade.

Date Heure Équipe 1 Résultat Équipe 2 Tour Affluence
14 h Afrique du Sud   44 - 21   Angleterre Quart de finale 75 000

Coupe du monde de rugby à XV 2007 modifier

Le Stade de France accueille sept rencontres de la Coupe du monde de rugby à XV 2007.

Date Heure Équipe 1 Résultat Équipe 2 Tour Affluence
21 h France   12 - 17   Argentine 1er tour, poule D 79 312
21 h Angleterre   0 - 36   Afrique du Sud 1er tour, poule A 77 523
21 h France   25 - 3   Irlande 1er tour, poule D 80 267
21 h Argentine   19 - 13   Écosse Quart de finale 76 866
21 h France   9 - 14   Angleterre Demi-finale 80 283
21 h Afrique du Sud   37 - 13   Argentine Demi-finale 77 055
21 h Angleterre   6 - 15   Afrique du Sud Finale 80 430

Championnat d'Europe de football 2016 modifier

Sept matchs de l'Euro 2016 ont lieu au Stade de France.

Date Heure Équipe 1 Résultat Équipe 2 Tour Affluence
21 h France   2 - 1   Roumanie 1er tour, groupe A 75 113
18 h République d'Irlande   1 - 1   Suède 1er tour, groupe E 73 419
21 h Allemagne   0 - 0   Pologne 1er tour, groupe C 73 648
18 h Islande   2 - 1   Autriche 1er tour, groupe F 68 714
18 h Italie   2 - 0   Espagne 8e de finale 76 165
21 h France   5 - 2   Islande Quart de finale 76 833
21 h Portugal   1 - 0 ap   France Finale 75 868

Coupe du monde de rugby à XV 2023 modifier

Le Stade de France est un des stades retenus pour accueillir la Coupe du monde de rugby à XV 2023.

Date Heure Équipe 1 Résultat Équipe 2 Tour Affluence
21 h 15 France   27 - 13   Nouvelle-Zélande 1er tour, poule A 78 690
18 h Australie   35 - 15   Géorgie 1er tour, poule C 75 770
21 h Afrique du Sud   8 - 13   Irlande 1er tour, poule B 78 542
21 h Irlande   36 - 14   Écosse 1er tour, poule B 78 459
21 h Irlande   24 - 28   Nouvelle-Zélande Quart de finale 78 845
21 h France   28 - 29   Afrique du Sud Quart de finale 79 486
21 h Argentine   6 - 44   Nouvelle-Zélande Demi-finale 77 653
21 h Angleterre   15 - 16   Afrique du Sud Demi-finale 78 098
21 h Argentine   23 - 26   Angleterre Match pour la 3e place 77 604
21 h Nouvelle-Zélande   11 - 12   Afrique du Sud Finale 80 065

Événements non sportifs modifier

Concerts modifier

Le , The Rolling Stones sont le premier groupe et les premiers artistes étrangers à se produire en concert au Stade de France[65]. Jean-Louis Aubert ayant effectué la première partie du groupe britannique, il est donc le premier artiste et le premier Français à y jouer[66].

Les 5, 6 et de la même année, Johnny Hallyday s'y produit en spectacle pour trois représentations devant un total de 215 215 spectateurs[67]. En 2009, les 29, 30 et , en point d'orgue de sa tournée Tour 66, il se produit pour la deuxième fois au stade de France. En 2012, sa tournée s'arrête à nouveau pour trois soirs au stade de France. Johnny Hallyday est l’artiste qui s'est le plus produit au Stade de France avec un total de neuf représentations, et il est aussi le premier à y avoir donné trois représentations consécutives, et le seul à l'avoir réalisé à trois reprises[68].

Les 19 et , les deux concerts de la chanteuse Céline Dion, première femme à s'être produite au stade, rassemblent 162 903 personnes[67]. Le , The Rolling Stones font leur retour à Saint-Denis, devant 62 761 personnes[65]. Trois mois après George Michael, le groupe britannique The Police joue ses tubes devant 157 906 spectateurs les 29 et [69]. Madonna s'y produit deux soirs de suite le 20 et et rassemble 138 163 personnes[70]. Le , Kassav', groupe de musique antillais français, fête ses trente ans d'existence au Stade de France devant plus de 65 000 spectateurs[71], au cours de la « Nuit créole ».

Le , Depeche Mode présente son Tour Of The Universe devant 65 005 spectateurs[72].

Les 11 et , Mylène Farmer devient la première chanteuse française à se produire au Stade de France : ses deux spectacles afficheront complet en moins de trois heures[73]. La plus forte affluence officielle sur deux dates au Stade de France, toutes manifestations confondues, a été établie par le groupe U2 lors de son passage les 11 et , avec deux spectacles à guichets fermés rassemblant 186 544 spectateurs, dans une configuration à 360 degrés permettant de remplir presque intégralement tribunes et pelouse[74]. Les Black Eyed Peas y donnent également trois concerts les 22, 24 et [75].

U2 s'est produit une nouvelle fois au Stade de France le dans le cadre de son 360° Tour en réunissant cette fois 96 540 personnes en un seul concert, établissant un nouveau record d'affluence[76]. Prince s'y produit également le pendant 2h45[77]. Metallica y fête les 20 ans du Black Album le . Les Red Hot Chili Peppers s'y sont produits pour la première fois le , suivis par Madonna s'y produisant une seconde fois dans sa carrière pour son MDNA Tour devant 62 195 spectateurs. Le , Coldplay se produit pour la première fois au Stade de France et utilise ce concert pour la captation DVD de sa tournée Mylo Xyloto Tour. Lady Gaga étant la plus jeune artiste à s’offrir le Stade de France clôture la saison 2012 des concerts avec son The Born This Way Ball devant 70 617 spectateurs le [3]

Le , Rihanna s'y produit à l'occasion de son Diamonds World Tour, où elle devient la plus jeune artiste à remplir le stade. Le groupe de rock britannique Muse revient pour 2 nouvelles dates les 21 et devant 150 936 spectateurs aux côtés de Paramore et Biffy Clyro. Depeche Mode s'y produit pour la seconde fois le devant 67 103 spectateurs (avec M83 en première partie). Le rappeur américain Eminem se produit pour la première fois le après son concert annulé de 2005, devant 71 542 spectateurs. Roger Waters donne le dernier concert de sa tournée The Wall Live le devant 69 119 spectateurs. Bruce Springsteen s'y est produit également le en présence du E street band, pour le Wrecking Ball Tour, devant 61 867 personnes. Le rap français se produit avec l'événement Urban Peace, le premier a eu lieu le , puis le deuxième le , et le troisième le [78]. Indochine s'y est produit à nouveau les 27 et pour la troisième partie de leur tournée Black City Tour. The Rolling Stones s'y produisent une nouvelle fois le dans le cadre de leur tournée 14 on Fire. Les One Direction se sont produits pour la première fois au Stade de France les 20 et dans le cadre du Where We Are Tour, devenant les plus jeunes artistes à y jouer en tête d'affiche. Beyoncé et Jay-Z s'y sont produits les 12 et pour clore leur tournée On the Run Tour.

AC/DC sont de retour en 2015 pour deux dates, les 23 et dans le cadre du Rock of Bust World Tour et jouent à guichet fermé pour la date du . La tournée Stars 80 passe par le Stade de France le . Paul McCartney s'y produit le , Beyoncé le devant 75 106 spectateurs, ainsi que Rihanna une seconde fois, à l'occasion de son Anti World Tour le .

Durant l'été 2017, cinq groupes se succèdent dans l'enceinte pour un total de neuf concerts. Coldplay, de retour au stade de France cinq ans après son dernier passage, jouent trois dates à guichets fermés en juillet, faisant de l'étape parisienne celle réunissant le plus de spectateurs hors Angleterre de la tournée A Head Full of Dreams Tour (235 611 spectateurs). U2 se produit les 25 et devant 154 486 spectateurs. Les Insus ? choisissent de clore leur tournée par deux dates les 15 et .

Le , le Rockin'1000 composé de 1 038 musiciens s'est produit devant 54 000 spectateurs. Des clips ont été tournés à la suite de ce concert de h 10 avec « Nono Krieff » en guest sur trois morceaux : (« We Will Rock You », « Allumer le feu », « Un Autre Monde »), Philippe Manœuvre en maître de cérémonie et Alex Deschamps en chef d'orchestre. Le groupe Rockin'1000 sera de retour sur la pelouse du Stade de France le pour une deuxième édition[79].

En 2019, Muse se produira pour deux soirs consécutifs les 5 et , pour la troisième fois en moins de 10 ans. Avec sept représentations, il s'agit du stade le plus visité par le trio britannique[80].

Les 7 et , s'y produit également, pour la première fois au Stade de France, le groupe sud-coréen BTS pour leur tournée mondiale Love Yourself : Speak Yourself. Ils sont alors les premiers artistes de K-Pop à le faire[81].

Le groupe français Indochine détient le record d'affluence du Stade de France toutes disciplines confondues, concerts & sports, depuis l'inauguration du Stade en 1998, en rassemblant 97 036 spectateurs lors de leur tournée anniversaire Central Tour en 2022[82].

Les Anglais de Coldplay sont les premiers artistes à enchaîner quatre dates consécutives au Stade de France entre les 16 et lors de la tournée Music of the Spheres World Tour devant 318 000 spectateurs sur les 4 soirs[83]. Lady Gaga s'y produit le 24 juillet 2022 lors de sa tournée The Chromatica Ball, 10 ans après sa venue pour le Born This Way Ball, réunissant 78 000 spectateurs[84], un record personnel pour la chanteuse américaine.

En 2023, la chanteuse américaine Beyoncé s'y produit pour la deuxième fois en solo le 26 mai 2023 dans le cadre de sa tournée Renaissance World Tour[85].

Mylène Farmer devait se produire à nouveau au Stade de France, pour deux concerts de la tournée des stades Nevermore 2023, les 30 juin et , quatorze ans après sa première venue[86], mais les deux dates seront annulées à cause d'émeutes présentes en Île-de-France. Ces deux concerts sont reportés aux 27 et 28 septembre 2024. Une troisième date, le , est également ajoutée.

Le 8 juillet 2023, le groupe Muse se produit un seul soir pour le Will of the People World Tour.

Date Tête d'affiche Titre tournée / Concert Première partie / Invité Affluence
1998
  The Rolling Stones Bridges to Babylon Tour Jean-Louis Aubert 76 716
  Johnny Hallyday Johnny allume le feu FFF
1999
  Céline Dion Let's Talk About Love World Tour Dany Brillant 180 102
2000
  Tina Turner Twenty Four Seven Tour John Fogerty / Taxiride 80 000
2001
    AC/DC Stiff Upper Lip World Tour The Offspring / Pure Rubbish 80 000[87]
2002
  Urban Peace - -
2003
  Nuit Celtique Sinéad O'Connor / Alan Stivell / Denez Prigent... 65 000[88]
  Bruce Springsteen The Rising Tour - 50 000[89]
  The Rolling Stones Licks Tour Stereophonics 75 517
2004
  Paul McCartney 2004 Summer Tour - 50 000[90]
2005
  U2 Vertigo Tour Snow Patrol / Starsailor 160 349
2006
  The Rolling Stones A Bigger Bang Tour Razorlight 62 761
2007
  The Rolling Stones A Bigger Bang Tour Starsailor 60 000[91]
  George Michael 25 Live David Guetta[92] 63 583
  The Police The Police Reunion Tour Fiction Plane 157 906
2008
  RFM Party 80 - - 45 000[93]
  Cathy Guetta Unighted 2008 -
  André Rieu - -
  Madonna Sticky & Sweet Tour Bob Sinclar 138 163
  Urban Peace - -
2009
  Kassav' Les 30 ans de Kassav' Admiral T (et plus de 100 invités)
  Johnny Hallyday Tour 66 -
    AC/DC Black Ice World Tour The Answer 74 549
  Depeche Mode Tour of the Universe M83 65 005
  David Guetta Unighted Energized -
  U2 360° Tour Kaiser Chiefs 186 554
    Mylène Farmer Tour 2009 de Mylène Farmer 160 000
2010
  Muse The Resistance Tour Editors / Kasabian 157 000
    AC/DC Black Ice World Tour Slash 76 375
  Indochine Météor Tour Didier Wampas 78 000
  U2 360° Tour Interpol 96 540
  Yannick Noah - -
2011
  Nuit Africaine Alpha Blondy, Manu Dibango, Fally Ipupa, Baaba Maal, Magic System, Oumou Sangaré, Jessy Matador, Meiway, Petit-Pays, Mokobé, Mory Kante, Passi, Coumba Gawlo, Patience Dabany, Sekouba Bambino, Werrason, Negro Pou La Vi
  Black Eyed Peas The Beginning Massive Stadium Tour David Guetta
Stromae / Natalia Kills
  Prince Welcome 2 America Tour Sharon Jones
2012
  Metallica 2012 European Black Album Tour The Kills / Gojira 72 975
  Johnny Hallyday Tour 2012 Louis Bertignac (première partie + invité) ; Marie-Mai, Pascal Obispo, Eddy Mitchell (invités)
  Red Hot Chili Peppers I'm With You World Tour The Vaccines
  Madonna The MDNA Tour Martin Solveig 63 195
  Coldplay Mylo Xyloto Tour Marina and the Diamonds / Rihanna 77 813
  Lady Gaga The Born This Way Ball The Darkness / Lady Starlight 70 617
2013
  Rihanna Diamonds World Tour David Guetta / GTA 78 841
  Depeche Mode The Delta Machine Tour - 63 103
  Muse The 2nd Law Tour Paramore / Biffy Clyro 150 936
  Bruce Springsteen Wrecking Ball Tour - 61 867
  Eminem - Kendrick Lamar 71 542
  Roger Waters The Wall Live - 69 119
  Urban Peace - -
2014
  Justin Timberlake The 20/20 Experience World Tour DJ Freestyle 57 286
  The Rolling Stones 14 on Fire The Struts 76 295
    One Direction Where We Are Tour 5 Seconds of Summer 114 172
McBusted
  Indochine Black City Tour Trust / Toybloïd 77 000
77 000
  Beyoncé & Jay-Z On the Run Tour Nicki Minaj 147 012
2015
  Stars 80, la tournée - Lucky Dance Party
    AC/DC Rock or Bust World Tour Vintage Trouble / No One Is Innocent 150 000
  Paul McCartney Out There Tour -
2016
  Beyoncé The Formation World Tour - 75 106
  Rihanna ANTI World Tour DJ Mustard / Big Sean
2017
  Depeche Mode Global Spirit Tour - 58 199
  Guns N' Roses Not in This Lifetime... Tour Tyler Bryant & the Shakedown / Biffy Clyro 60 438
  Coldplay A Head Full of Dreams Tour Lyves / Tove Lo 235 611
  U2 The Joshua Tree Tour 2017 Noel Gallagher's High Flying Birds 154 486
  Les Insus ? Dernier Appel Malo / No one is innocent
2018
  Bruno Mars The 24K Magic World Tour -
  Ed Sheeran Europe Tour 2018 (Divide Tour) Tom Walker 153 065
  Beyoncé & Jay-Z On the Run II Tour - 111 615
2019
  Metallica WorldWired Tour 2019 Ghost / Bokassa 74 889
  Stars 80, la tournée - -
  BTS Love Yourself : Speak Yourself Halsey 107 328
-
  Rockin' 1000 Norbert Krief 'None'
  Muse Simulation Theory World Tour Mini Mansions / Weezer 131 321
Mini Mansions / SWMRS
  Gims Fuego Tour Dadju / RK / Gradur / Kendji Girac / Orelsan / Heuss l'enfoiré / Vitaa / Slimane / Vegedream / H Magnum / Sexion d'assaut / Alonzo / Fianso / Bedjik 72 000
2022
  Rockin' 1000 -M-
  Indochine Central Tour Coach Party 97 036
  Red Hot Chili Peppers RHCP Global Tour 2022 Anderson .Paak / The Free Nationals / Thundercat 158 000
  Coldplay Music of the Spheres World Tour H.E.R. 318 331
London Grammar
  Lady Gaga The Chromatica Ball - 78 866
  Ed Sheeran The Mathematics Tour Cat Burns 166 764
Maisie Peters
  Booba - SDM / Green Montana / Uzi / Sfera Ebbasta / Kayna Samet / Zed / Elia / Bilton / Dala / Sicario / JSX / Gato / Bramsito 81 000[94]
2023
  Soprano Chasseur d'Étoiles Tour Berywam / DJ Bens / Louane / Alonzo 85 000[95]
  Metallica M72 World Tour Five Finger Death Punch / Ice Nine Kills 60 000[96]
Architects / Mammoth WVH
  Beyoncé Renaissance World Tour Blue Ivy Carter 70 602
  Harry Styles Love on Tour Wet Leg 140 000[97]
  Depeche Mode The Memento Mori Tour - 70 000[98]
  Muse Will of the People World Tour One Ok Rock / Royal Blood 70 000[99]
  Blackpink Born Pink Tour - 52 781[100]
  Rammstein Europe Stadium Tour 2023 - 80 000[101]
  The Weeknd After Hours Til Dawn Tour Kaytranada / Mike Dean 150 610
2024
    Mylène Farmer Nevermore 2023 - -
2025
26 avril 2025   Jul - - -
  Ninho - - 160 000[102]
    DJ Snake The Final Show - -

Spectacles modifier

Vaccination contre la Covid-19 modifier

Afin de permettre la vaccination de milliers de personnes chaque semaine contre la Covid-19, le stade est transformé en « vaccinodrome » (centre de vaccination)[108].

Le Stade de France en chiffres modifier

Voici quelques chiffres concernant le Stade de France[109] :

  • 3 millions d'euros de bénéfices en 2011.
  • 4,6 millions d'euros de billetterie (record) pour un match des Bleus (France-Irlande, 1-1, le ).
  • Sixième au classement des lieux d'Île-de-France les plus prisés sur Facebook en 2012.
  • 7 minutes, le temps suffisant pour que 80 000 spectateurs quittent les tribunes.
  • 17 hectares, la superficie du Stade de France dont 4,5 pour le parvis.
  • 250 évènements d'entreprises organisés dans les salons du Stade de France annuellement.
  • 320 mètres, la longueur du stade pour 280 de largeur et 35 de hauteur depuis le parvis (46 m de hauteur au total)[110].
  • 13 000 tonnes, le poids total du toit du stade.
  • Plus de 1300 stadiers mobilisés pour chaque match.
  • 35 000, le nombre d'emplois créés dans le quartier du Stade de France.
  • 52 000, le nombre de places vendues en deux heures pour le concert de Metallica, le .
  • 80 056, record d'affluence pour un match de football à l'occasion de la finale de Coupe de France entre Rennes et Guingamp (1-2), le .
  • 80 430, record d'affluence pour un match de rugby à l'occasion de la final de Coupe du Monde de rugby 2007 entre l'Afrique du sud et l'Angleterre.
  • 100 000, le nombre de personnes qui effectuent une visite guidée par an.
  • 173, le nombre de loges réparties autour du stade.
  • 163 457 le nombre de places vendues en moins de trois heures pour les concerts de Mylène Farmer en 2009.
  • 97 036, record d'affluence toutes manifestations confondues, à l'occasion du concert de Indochine du .
  • 200 000, le nombre de places vendues en moins de 2 heures pour les concerts de Coldplay en 2022.
  • 318 000, record d'affluence toutes manifestations confondues sur plusieurs dates, à l'occasion des concerts de Coldplay les 16, 17, 19 et 20 juillet 2022.
  • 7 fois (2x en 2010, 2x en 2013, 2x en 2019 et une fois en 2023) le Stade de France a accueilli le groupe Muse ce qui en fait le stade le plus visité par le groupe de rock britannique.
  • 8 fois (1x en 2012, 3x en 2017 et 4x en 2022) le Stade de France a accueilli le groupe Coldplay ce qui en fait le Groupe International s'étant représenté au Stade de France depuis sa création en 1998.
  • le , lors de la dernière de son spectacle des animaux et des hommes, Jean-Marie Bigard se produit au Stade de France devant 52 000 personnes un record d'affluence pour un comique.

Records sonores modifier

Le 12 mai 2012, le groupe de death metal Français Gojira a joué au Stade de France comme première partie du groupe américain Metallica lors de leur « European Black Album Tour »[111]. Le concert de Gojira a été mesuré à 120 décibels dans les couloirs des coulisses[111], battant le record du son le plus fort jamais enregistré au Stade de France[112].

Le 11 avril 2015, le bruit produit par les 80 000 spectateurs présents au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue 2015 atteint 109 décibels, ce qui établit le record du monde du stade le plus bruyant enregistré lors d'un match final d'un tournoi de football[113].

Galerie modifier

Notes et références modifier

  1. Un coût de 364 millions d'euros, à moitié payé par le contribuable.
  2. Le Stade de France en chiffres, sur le site mairiedesaintdenis1.ecritel.net.
  3. a b et c Gilles Festor et Guillaume Loisy, « Vingt bougies et autant de défis pour le Stade de France », Le Figaro, samedi 27 / dimanche 28 janvier 2018, page 15.
  4. Site officiel du Stade de France.
  5. a et b Frédérique de Gravelaine, Le Stade de France, Moniteur, , p. 51.
  6. « Stade de France : L'histoire chaotique, le présent polémique », sur Les Cahiers du Football, .
  7. « Grand Stade: Jean Nouvel demande à Balladur d'annuler sa décision », sur Libération, .
  8. « Grand Stade: les ennuis commencent », sur L'Express, .
  9. « Jean Nouvel : "Avec la mobilité des tribunes, je propose un stade olympique de 84.000 places" », sur Les Échos, .
  10. Le Stade de France, no 8 des « Trésors de l'Île-de-France », Paris, Éditions Fabbri / Le Parisien, 2005, p. 17.
  11. France Football du 28 novembre 1995 no 2590, p. 15.
  12. Les Pieds dans le plat (émission de radio) podcast du 11 juillet 2014 (15 min 30 s).
  13. Didier Armand, « Les « Bâtisseurs » du Stade de France en leur cathédrale. Premier match ce soir entre les ouvriers et le Variétés Club. », sur Libération, .
  14. a b c d e f g et h « Journal télévisé de 20 H par Daniel Bilalian » [vidéo], sur France 2 / INA, .
  15. « Inauguration du stade de France : quatre ans déjà ! », fff.fr, 28 janvier 2002.
  16. a b c et d « Journal de 20H », France 2, 28 janvier 1998.
  17. "Les stades : moteurs de développement et de régénération urbaine".
  18. a b c et d « Damien Rajot - Les stades : moteurs de développement et de régénération urbaine - Interventions - La Fabrique de la Cité », sur la fabrique de la cité, (consulté le ).
  19. a et b Bacqué 1998.
  20. [1].
  21. [2].
  22. « Que va devenir le Stade de France ? », sur 20 Minutes, .
  23. « Stade de France : un avenir économique incertain », sur France Bleu, .
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Voir aussi modifier

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Articles connexes modifier

Liens externes modifier

Bibliographie modifier

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  • Gilles Tanguy, « Carton rouge pour le Stade de France », Capital, no 252,‎ , p. 50-51