Première pierre

pierre cérémoniale posée dans un coin d'un bâtiment
Pierre d'angle de l'église Saint-Vincent-de-Paul à La Nouvelle-Orléans, portant la date de sa construction : 1866.

La pierre d'angle est, pour certains bâtiments, la première pierre à avoir été scellée lors de l'édification. Elle se distingue des autres par le fait qu'elle a été posée au cours d'une cérémonie, généralement par un officiel, acquérant ainsi une valeur symbolique. Cette pierre reste parfois visible de l'extérieur, une fois le bâtiment terminé, en particulier à l'un des angles, afin de porter une plaque commémorative. Elle peut également contenir une capsule temporelle.

Le rituel de la pose de la première pierre lors de la dédicace des édifices religieux apparaît à la fin du Xe siècle et se développe aux XIe et XIIe siècles. À travers ce rituel, l'importance des fondations pour le bâtiment est associée aux métaphores sur les fondements de l'Église, que l'on trouve notamment dans la première épître aux Corinthiens (I Corinthiens 3,10-11) ou l'Évangile selon Matthieu (Matthieu 16,18)[1].

La première pierre et l'inauguration sont les deux cérémonies traditionnelles qui marquent le début et la fin des travaux du bâtiment ou du projet.

RéférencesModifier

  1. Philippe Bernardi, Bâtir au Moyen Âge, CNRS Éditions, 2011, p. 181-182.

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