Téléphone (groupe)

groupe français de rock
Téléphone
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Insus (ex Téléphone), en concert lors du festival des Vieilles Charrues en 2016.
Informations générales
Autre nom Les Insus (2015–2017)
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock
Années actives 19761986
20152017 (Les Insus)
Labels Pathé, Virgin Records
Composition du groupe
Membres Jean-Louis Aubert
Louis Bertignac
Richard Kolinka
Corine Marienneau

Téléphone est un groupe de rock français. Il est formé le et séparé le .

Composé de Jean-Louis Aubert (guitare et chant), Louis Bertignac (guitare et chant), Corine Marienneau (basse, chant et guitare) et Richard Kolinka (batterie), il connaît un énorme succès dès ses débuts avec plusieurs tubes et des tournées très populaires. Il est aussi l'un des rares groupes français à s'exporter dans d'autres pays. En dix ans d'activité, entre 1976 et 1986, le groupe donne plus de quatre cent soixante-dix concerts et sort cinq albums studio. Il est également le deuxième plus gros vendeur de disques pour un groupe de rock français (derrière Indochine), avec plus de six millions d'exemplaires vendus.

Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka se réunissent sous le nom « Les Insus » pour interpréter le répertoire de Téléphone lors de quelques concerts fin 2015, pour une grande tournée en 2016, des festivals en 2017, et un final au Stade de France le , sans Corine Marienneau, qui est remplacée par le bassiste Aleksander Angelov.

BiographieModifier

Débuts et premier albumModifier

Formation au Centre Américain (novembre 1976)Modifier

Au milieu des années 1970, les groupes de rock français (Ange, Magma, Triangle, Zoo, Les Variations et tant d'autres), malgré leur succès et leur popularité auprès de la jeunesse, ne reçoivent aucune promotion de leur maison de disque et n'ont de ce fait aucune reconnaissance médiatique en radio ou télévision. L'explosion du mouvement punk en Grande-Bretagne change cet état de fait et Téléphone en sera le principal bénéficiaire.

L'histoire de Téléphone commence le au Centre américain de Paris, boulevard Raspail[1]. Ce soir-là doit avoir lieu un concert des jeunes Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka, deux musiciens qui ont déjà fait partie de quelques groupes, dont J'adore et Semolina (avec lequel ils sont parvenus à sortir un unique single, face A Plastic Rocker, face B Et j'y vais déjà). Ils ont préparé le concert avec une ardeur toute juvénile : pose d'affiches, concert gratuit et improvisé à la sortie du lycée. Seul problème : ils n'ont personne pour les accompagner. Ils font donc le tour des amis et parviennent in extremis à trouver deux musiciens compétents et libres : Louis Bertignac (ami très proche de Jean-Louis Aubert) et sa petite amie Corine Marienneau, tous deux anciens membres du groupe Shakin' Street qu'ils viennent de quitter. Kolinka expliquera : « J'avais un groupe avec Jean-Louis, Semolina, et notre chanteur-bassiste s'est barré deux semaines avant notre premier concert au Centre américain. Du coup, j'ai appelé Louis que je connaissais » et Louis Bertignac précise : « c'est moi qui ai intégré Téléphone. Et je me suis ramené avec Corinne, ma fiancée de l'époque »[2].

Les futurs Téléphone sont déjà au complet le , même s'ils n'ont encore qu'un « ! » (point d'exclamation) en guise d'appellation[3]. Mais des tensions ont lieu dès le début entre eux, tout d'abord parce que Richard avait un passif envers le guitariste Louis Bertignac à la suite d'une histoire où le guitariste qui accompagnait Jacques Higelin en tournée avait oublié de mettre le nom du batteur (et de Jean-Louis Aubert) sur la liste des invités[4], et puis parce que Jean-Louis ne voulait pas de femme dans le groupe. Malgré cela, les musiciens jouent ensemble, mais décident que ce sera une formation éphémère qui se séparera après le concert qui a lieu dans onze jours. Ils répètent beaucoup dans la cave des parents de Richard Kolinka (dont la mère est une survivante du camp d'Auschwitz) du 2 au , juste avant le concert[4].

Le jour du concert, grâce à un stratagème de Richard Kolinka qui annonce ce concert sur FR3 comme la célébration de la victoire aux Élections présidentielles américaines de 1976 qui permet d'avoir un public enthousiaste de six-cents personnes[4],[1], ils jouent quelques compositions de Jean-Louis Aubert (dont Hygiaphone et Métro, c'est trop !) et des reprises de rock anglais (The Who, The Rolling Stones, etc.), après avoir été précédé en première partie par la prestation d'Olive, un ami proche de Jean-Louis et Louis. Artistiquement, l'expérience se révèle marquante : les quatre musiciens déclareront plus tard avoir ressenti lors de ce premier concert une alchimie aussi mystérieuse qu'excitante, qui les pousse finalement à rester ensemble.

Débuts en concerts (décembre 1976-1977)Modifier

Avec l'aide d'un copain d'Aubert, François Ravard, qui fait office de manager, ils partent donc à la recherche d'engagements. Ils jouent dans les MJC, les soirées dansantes et bientôt les salles de spectacle. Le groupe, avec un son sans concession inspiré des groupes anglais, fait donc sensation partout où il passe. Ils jouent leur premier concert sous leur nouveau nom de Téléphone (faire la promotion d'un groupe dénommé « ! » s'étant révélé une tâche pour le moins ardue), le au Gibus[5], prestigieux club parisien, puis deviennent des habitués des fins de soirée aux studios de Radio France avec Jean-Louis Foulquier.

Les mois qui suivent voient l'ascension fulgurante du groupe. Le , à l'initiative de la RATP, le groupe donne un concert gratuit au métro République. Il en résulte un énorme embouteillage et le blocage de la ligne 11 du métro de Paris[6]. Le , ils assurent la première partie d'Eddie and the Hot Rods au Pavillon de Paris, leur volant la vedette. Le , profitant de la défection de Blondie, ils jouent à l'Olympia en première partie du groupe américain Television[6]. Le concert remporte un très grand succès et des critiques enthousiastes dans les journaux. Dès le lendemain, le groupe enregistre son premier 45 tours Téléphone !, en public au Bus Palladium avec Andy Scott. Le 45 tours, auto-produit à deux-mille exemplaires, est vendu cinq francs à la sortie des concerts par le groupe, puis réédité par le label Tapioca. Il comprend Hygiaphone et Métro (c'est trop). Le disque, pourtant sorti sans aucune autre promotion que les concerts du groupe, remporte un succès très encourageant[7]. Un mois plus tard, à la suite d'un article paru dans le magazine Rock & Folk, Téléphone est approché par la maison de disques Pathé-Marconi. Le , moins d'un an après sa formation, le groupe signe un contrat pour trois albums[8]. Les titres étaient signés Téléphone/Aubertignac (mot-valise formé des deux noms Aubert et Bertignac).

Téléphone : premier succès (1977–1978)Modifier

Dans la foulée de cette signature, Téléphone sort, le , un album portant le nom du groupe, toujours sans autre promotion que leurs concerts. Enregistré en dix-sept jours à l'Eden Studio de Londres et produit par Mike Thorne, le disque se vend à plus de trente-mille exemplaires en quelques mois. Il atteint la deuxième place du classement de ventes d'albums en France[9]. L'année suivante, soutenu par la maison de disques qui décide de lui assurer une promotion digne de ce nom, ce premier album deviendra disque d'or[10]. Le single Hygiaphone représente déjà — avec Métro, c'est trop — l'efficacité et le dynamisme rock du groupe Téléphone. C'est en soi une véritable révolution dans le rock français. On n'avait jamais entendu jusque-là un groupe de rock français, chantant en français, aussi proche de l'esprit et du son des Rolling Stones.

Le groupe part pour sa première tournée française. Les prestations sont souvent explosives, parfois aussi en dehors de la scène. Le , un concert gratuit donné devant cinq-mille fans au Pavillon de Paris tourne au drame quand un jeune homme est poignardé à la sortie du concert et meurt de ses blessures. Deux rames de métros sont ensuite détruites[11]. Toutefois, la causalité de ces faits ne concerne pas directement la prestation de Téléphone.

En , Téléphone est finaliste du tremplin télévisuel Blue Jean 78 (présenté sur Antenne 2 par Jean-Loup Laffont). Lors du direct, ils ne seront classés que deuxièmes, derrière Mona Lisa, un groupe de rock progressif. Cependant, à la surprise générale et sans aucune explication, ce sera bien Téléphone qui sera déclaré vainqueur la semaine suivante[12]. Téléphone devient le phénomène musical français du moment, incarnant à lui seul le rock français (laissant loin derrière Ange, ou Magma qui étaient les seuls vendeurs de disques de rock français). Il tourne même en Angleterre en février et en première partie de Steve Hillage[13].

Mais en 1978, le groupe découvre que la quasi intégralité des droits d'auteurs reviennent à Jean-Louis Aubert seul. En effet ses chansons sont crédités à lui seul à l'exception de Flipper qui a été coécrit avec Louis Bertignac. Cela est dû à une erreur du chanteur qui sera vite corrigée. Par la suite, les chansons sont créditées à l'ensemble du groupe. Mais il est décidé que le chanteur touche 40 % des parts et les autres 20 %[14].

Ascension et apogéeModifier

Crache ton venin : la consécration (1979–1980)Modifier

Le nouvel album, Crache ton venin, sort le . Enregistré en seulement quinze jours aux Studios Red Bus de Londres et produit par Martin Rushent, c'est l'album de la consécration : il finira disque de platine, avec plus de quatre-cent-mille exemplaires vendus[10] et atteint la 2e place des ventes d'albums en France[9], porté par le titre La Bombe humaine dont le refrain, repris en chœur par tous les adolescents de l'époque, exprime l'angoisse du nucléaire et de la guerre froide tout autant que la nécessité de prendre en main son destin.

Ce deuxième album est davantage un travail collectif : Jean-Louis Aubert est toujours le chanteur du groupe, mais les autres musiciens commencent à composer et à chanter également. Le succès n'a pas entamé le son de Téléphone, toujours résolument pop rock and roll, ni de l'attitude des musiciens ou des paroles des chansons, pourtant critiquées par certains, qui les jugent « trop simplistes ». Le groupe rétorque que le rock est une musique adolescente qui n'a pas à être trop intellectualisée.

Pour la pochette de l'album, Jean-Baptiste Mondino photographie les quatre membres nus[15]. La censure les oblige à mettre en place un système coulissant la pochette intérieure pour choisir le Téléphone que l'on préfère, habillé ou mis à nu[16].

Le groupe appuie également sa popularité sur les concerts, très nombreux et énergiques : au cours du printemps 1979, ils réalisent plus de soixante dates. L'une d'entre elles est filmée par Jean-Marie Périer pour le documentaire Téléphone Public, qui sort en salles le . Le , Téléphone joue à la fête de l'Humanité devant cent-mille participants. Le goût de la provocation du groupe ne plaît pas à tout le monde : arrivant dans une limousine aux vitres teintées, les quatre musiciens sont pris à partie à cause des masques de Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Georges Marchais qu'ils arborent[17]. Le classement annuel du magazine musical Best place Téléphone no 1 des groupes français en 1979 et également l'année suivante. Après les concerts, les groupies venait rendre visite au groupe, en particulier à Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac, ce qui ne plaisait pas à la bassiste, qui vivait mal la situation[18].

Le sort le film documentaire Téléphone public, de Jean-Marie Périer. Il montre le groupe lors d'un concert au Palais des sports de Paris en , entrecoupé d'extraits d'interviews des membres du groupe (en individuel) et d'extraits du concert à la fête de l'Humanité, en septembre de la même année[19]. Ce documentaire a été réédité en DVD en .

Au cœur de la nuit : album sombre de la confirmation (1980)Modifier

En 1980, le groupe songe à retourner en studio pour élaborer le troisième album qui doit être réalisé dans l'urgence car il est constamment en tournée, mais n'a pas envie de se poser. Téléphone préfère rester en « ville », pour que le son de l'album fasse ressortir les influences de l'atmosphère underground de la scène rock dont Patti Smith et des Ramones, et à la nuit froide dans la ville noire de New York.

Le groupe accompagné de Martin Rushent (producteur de l'album précédent Crache ton venin) répète d'abord au studio Pathé-Marconi à Paris en juillet, puis à Berlin (où David Bowie a enregistré les albums Low, Heroes et Lodger) et part enregistrer à New York au studio mythique de Jimi Hendrix, les studios Electric Lady[20]. Corine interdit au groupe les groupies et les drogues pendant les sessions qui sont considérées comme les meilleures dans son histoire, en témoignent certaines versions de répétitions présentes dans le triple disque de rareté dans le coffret Au cœur de Téléphone en 2015[20].

Enregistré pendant l'été 1980 au studio Pathé à Boulogne-Billancourt et à l'Electric Lady (le studio qui fut créé par Jimi Hendrix, idole du groupe) de New York, Au cœur de la nuit, le troisième album de Téléphone, sort le  : classé à la 3e place des ventes d'albums en France[9], il est rapidement certifié disque d'or[10]. Un seul single, Argent trop cher est tiré de l'album : celui-ci devient le premier titre classé de Téléphone, atteignant la 16e place des charts[21].

Après un court passage en Italie, le groupe entame début 1981 une grosse tournée française : trois-mille personnes par soir en moyenne et une quantité impressionnante de matériel. En , François Mitterrand devient le premier président de gauche de la Ve République. Téléphone, qui n'a jamais fait mystère de ses tendances politiques, participe au gigantesque concert organisé le 10 juin, place de la République à Paris, pour célébrer la victoire en partageant l'affiche avec Jacques Higelin. La chanson Faits divers, interprétée en direct, tient lieu de générique du journal télévisé de la nuit sur Antenne 2. En juillet, Téléphone tourne en Allemagne et en Angleterre aux côtés d'Iggy Pop[13].

C'est dans cette période que Corine connait une relation courte et tumultueuse avec Jean-Louis Aubert après avoir été délaissée par son compagnon Louis qui passe son temps à fréquenter les groupies (tout comme son compère)[18].

Dure Limite : tentative de conquête internationale (1981–1983)Modifier

Après trois disques chez Pathé-Marconi, le groupe signe fin 1981 chez Virgin, en échange d'une avance de cinq millions de francs. Le patron de Virgin, Richard Branson, a l’intention de faire d'eux un groupe de dimension internationale[22]. En effet, malgré quelques tournées à l'étranger, Téléphone reste dans une large mesure un phénomène purement franco-français. En , Téléphone part à Toronto pour enregistrer son quatrième album, Dure Limite, produit par Bob Ezrin, qui s'est précédemment occupé des artistes Alice Cooper, Lou Reed, Pink Floyd, Kiss (album Destroyer et concept album The Elder) ou Peter Gabriel[23]. Le 33 tours est révélé le .

Fortement soutenu par leur label, qui fait entre autres réaliser par le cinéaste Julien Temple une vidéo pour Ça (c'est vraiment toi), avec des sosies de personnalités telles que Margaret Thatcher ou Sid Vicious, le disque est le plus grand succès de l'histoire du groupe : classé no 1 des ventes d'albums en France[9], il dépasse les sept-cents-mille ventes[24]. Ça (c'est vraiment toi) se classe 15e des ventes de singles et Cendrillon atteint la 13e place[21]. Pourtant, à cette époque, la concurrence commence à exister en France : de nouveaux groupes de rock français, tels que Trust (dont le succès commence à décliner) et Indochine, marchent sur les plates-bandes de Téléphone. Le référendum 1981 du magazine musical Best place même Trust en première position devant Téléphone. C'est aussi la mode new wave des boîtes à rythme et des synthétiseurs, à laquelle le groupe résiste en conservant un son très rock, même si certains jugent le dernier album trop produit.

Le , les membres de Téléphone réalisent un rêve en faisant la première partie des Rolling Stones devant quatre-vingts-mille spectateurs à l’hippodrome d'Auteuil. Mais le trac et des problèmes techniques gâchent quelque peu la fête[25]. La tournée française, entamée début octobre, ne se passe pas non plus idéalement : le , Bertignac se casse la clavicule en chahutant avec Kolinka. Le groupe joue pendant une demi-heure à trois, mais le reste de la tournée doit être décalé de quinze jours[26]. Sous l'impulsion de Branson, le groupe fait une série de pas vers le public étranger. La version « export » de l'album Dure Limite — avec six titres en langue anglaise — est réalisée pour le marché anglo-saxon mais ne sera pas distribuée. Les textes anglais devaient être signés par Lou Reed, mais Aubert, guère satisfait du résultat, s'y colle finalement lui-même. En 1983, le groupe part pour une tournée internationale : Allemagne, Italie, Grèce, Portugal et surtout les États-Unis où le succès est au rendez-vous à Los Angeles et à New York. Le succès de la tournée est moins bon à Chicago : seuls deux spectateurs sont présents au début du concert, ce qui ne les empêchera pas de jouer quand même[27]. Les organisateurs n'avaient pas prévu que Chicago n'était pas du tout une ville de musique rock.

Dernières annéesModifier

Un autre monde : dernier album (1984–1985)Modifier

En 1984, Téléphone est un groupe fatigué. La pression commerciale, les tournées mondiales incessantes et le demi-échec récent, notamment dans certaines villes des États-Unis, commencent à entamer l'ambiance au sein du groupe. Cette fatigue se retrouve dans le son d’Un autre monde, leur nouvel album. Enregistré au cœur de la campagne anglaise, dans le studio de Glyn Johns qui a travaillé avec plusieurs des idoles du groupe : Rolling Stones, Who, Led Zeppelin, Eric Clapton, le disque est de loin leur plus mélancolique[28]. Avant l'enregistrement, Jean-Louis Aubert, malade dû à une infection rénale, découvre le synthétiseur et décide de l'intégrer dans le son du groupe pour le prochain album. Le groupe voulait à l'origine travailler avec le producteur Steve Lillywhite (qui produit notamment les albums de U2) avant d'opter pour Glyn Johns[29].

Il marque aussi l'arrivée d'un son plus moderne et moins rock, avec des synthétiseurs, ce qui ne l'empêche nullement d'être un succès : classé à la 2e place des ventes d'albums en France[9], il dépasse les 600 000 exemplaires vendus et reçoit un disque de platine[10], notamment grâce à la chanson qui donne son titre au 33 tours. Celle-ci devient un tube fin 1984, atteignant la 5e place au Top 50 et restant classé 25 semaines d'affilée[30], et le clip de la chanson réalisé par Jean-Baptiste Mondino, alors en pleine ascension, n'est sans doute pas complètement étranger à ce succès. Cette chanson sera également utilisée comme introduction lors de meetings du Parti socialiste. En , Téléphone entame ce qui sera sa dernière tournée mondiale : les concerts s'enchaînent au Japon, en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre, au Danemark, et bien sûr en France, où le groupe remplit le Zénith de Paris cinq soirs d'affilée du 9 au [31]. Mais les musiciens, qui se fréquentent de moins en moins en dehors de la scène, ont du mal à prendre plaisir en jouant, d'autant plus que la tournée avait mal démarré en raison d'une bagarre entre Jean-Louis et Richard lors du deuxième concert, à Montpellier[29].

Le , Téléphone reçoit des mains de David Gilmour (de Pink Floyd) le Prix de la Musique vivante créé par la SACEM, tandis que l'album Un autre monde remporte quelques mois plus tard la première Victoire de la musique de l'Album rock de l'année.

Séparation (1986)Modifier

Second semestre 1985, le groupe entre en studio pour produire un nouvel album. Mais la tension s'est accentuée entre les musiciens, et seul le single Le jour s'est levé sort en avant-première pour faire patienter les fans. Ce sera leur dernier succès : no 4 au Top 50, classé dix-neuf semaines fin 1985[32]. Depuis quelques mois déjà, les membres du groupe s'éloignent de Téléphone, collaborant de plus en plus à des projets extérieurs : Corine Marienneau et Louis Bertignac participent à la bande originale du film Subway, et Corine fait une apparition aux côtés de Gérard Lanvin dans le film Moi vouloir toi de Patrick Dewolf.

Le , le manager de Téléphone annonce que les musiciens vont prendre une année sabbatique pour mener à bien leurs projets personnels. Le label Virgin précise : « En aucun cas ce congé de douze mois ne signifie la séparation du groupe ». Pourtant, moins d'un mois plus tard, le , les membres du groupe annoncent leur séparation[33]. Un disque live posthume, enregistré au Zénith, sort quelques mois plus tard, et les membres du groupe se concentrent, chacun de leur côté, sur leurs carrières solo. Au total, Téléphone aura sorti cinquante-neuf chansons officielles. Le dernier concert eut lieu à Dax à la fin d'une tournée Arènes dans le Sud.

Pour finir, le contenu du sixième album en cours d'enregistrement, à l'exception du single, est réenregistré par les membres du groupe en solo sur les albums Plâtre et ciment de Jean-Louis Aubert avec Richard Kolinka et Bertignac et les Visiteurs du groupe homonyme formé par Louis Bertignac et Corine Marienneau, sortis l'année suivante. En raison de la séparation du groupe, aucun de ces deux albums ne se vendra beaucoup, même si des chansons apparaissent sur les ondes comme Ces idées-là de Bertignac et Juste une illusion et Les Plages de Aubert.

Après séparationModifier

Tentatives de reformations (1987–1999)Modifier

Les premières années après la séparation, les anciens membres poursuivent leur route où Jean-Louis en solo est toujours accompagné de Richard à la batterie, tandis que Louis et Corine continuent de jouer dans leur formation les Visiteurs. Les deux artistes sortent chacun un deuxième album. Si le succès sera un peu meilleur pour Bleu Blanc Vert de Jean-Louis Aubert (par rapport à Plâtre et ciment) tout en confirmant que l'aventure Téléphone est bel et bien terminée pour lui dans sa chanson Voilà, c'est fini, ce sera un véritable échec critique et commercial pour Rocks des Visiteurs dont sa sortie restera confidentielle. Par la suite en 1991, Corine arrête sa carrière musicale mettant fin à l'aventure des Visiteurs. Louis Bertignac continue en solo en proposant un nouvel album, Elle et Louis, qui est un nouvel échec en 1993, tandis que Jean-Louis propose H la même année qui est une véritable réussite commerciale. Les deux artistes se lancent chacun dans une tournée qui trouvera son public (malgré l'échec d'Elle et Louis de Bertignac).

 
C'est durant un concert de Louis Bertignac au Bataclan auquel participe la bassiste Corine que Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka montent sur scène pour une reformation improvisée du groupe en 1994.

Bien qu'il arrive au groupe de se reconstituer le temps d'une session entre amis, des tensions, que Louis Bertignac qualifie de « quasiment inexplicables », subsistent entre Jean-Louis Aubert et Corine Marienneau. Cependant, le groupe s'est déjà reformé lors d'un concert de Louis Bertignac au Bataclan en 1994, dont on retrouve l'enregistrement Crache ton venin dans le coffret Au cœur du Téléphone en 2015. Bertignac et Aubert se sont d'ailleurs retrouvés de plus en plus régulièrement, comme à l'Olympia en 2005, où Aubert est monté sur scène jouer quelques morceaux avec Bertignac, ou encore au Téléthon de cette même année.

En parallèle, la maison de disque Virgin/EMI publie de nombreuses compilations, à commencer par la compilation Rappels sortie en 1991 (comportant le single Le jour s'est levé inédit en album) suivie d'un second volume en 1993 avec deux versions de répétitions d'une nouvelle chanson, Au bout du rouleau, qui proviennent des sessions de Dure limite où elle a été refusée par le producteur (la chanson sortira plus tard dans une nouvelle version sur le deuxième album solo de Jean-Louis Aubert Bleu Blanc Vert en 1989). Puis en 1993, sort Téléphone - L'intégrale, un coffret regroupant les six albums du groupe, accompagné de cinq inédits live qui proviennent des concerts du à l'Olympia, du 17 au Palais des Sports de la Porte de Versailles et du 18 au Palais des Sports de Saint-Ouen. Ce coffret est suivi en 1994 d'une double compilation La totale.

En 1996, pour les vingt ans du groupe, la maison de disque publie un nouveau best-of, suivie de l'intégrale 20e anniversaire dont le contenu est similaire au précédent coffret qu'elle remplace, à l'exception du septième disque qui comporte encore des inédits live de la même série de concerts, et des nouveaux titres studios dont le single Le jour s'est levé et la face B Quelqu'un va venir, Tout ça c'est du cinéma (publiée en version courte sur le best-of, elle provient des sessions Au cœur de la nuit) et la composition Je brûle, de Corine Marienneau, restée à l'état d'ébauche et qui provient des sessions de Dure limite. La publication de cette dernière sans l'autorisation du groupe sera une source de tensions entre les anciens membres qui annulent la reformation du groupe pour la tournée des vingt ans[34]. Depuis, ces publications se font plus rares.

Une tentative de reformation du groupe est amorcée au printemps 1999 sur une suggestion du producteur Bertrand de Labbey. Les quatre membres du groupe se retrouvent un soir de fin juillet dans les studios la Loupe (où Jean-Louis Aubert a l'habitude d'enregistrer ses albums solo). Durant la soirée, quand bien même tout a bien commencé, une querelle se dessine entre Corine Marienneau et Jean-Louis Aubert au sujet du bassiste qui pourrait prendre la relève de Corine si les trois garçons désiraient se produire dans un club après un concert. Hélas, Louis Bertignac qui avait assuré qu'il pourrait jouer le rôle de modérateur est sorti de la pièce pour prendre un appel au moment où la querelle éclate. Le ton monte entre Jean-Louis et Corine et la querelle se prolonge jusqu'à six heures du matin. En début d'après-midi, Richard Kolinka et Louis Bertignac reçoivent un appel de Jean-Louis qui annonce un final anticipé : « Je ne fais plus le groupe. ». « Je nous ai vraiment trouvés minables... », commente Kolinka[35].

Nouvel album live, rumeurs et rééditions discographiques (2000-2015)Modifier

En 2000 sort un nouvel album live intitulé Paris '81 qui reprend les enregistrements de la série des trois concerts de dont certains sont sortis dans les deux intégrales, le tout remixé par Glyn Johns avec qui le groupe a enregistré Un autre monde. En 2003 et 2004, sortent deux triples albums reprenant l'intégralité discographie du groupe : L'intégrale studio et Platinum Collection (dont le son est remastérisé et compressé). Ces deux compilations ne seront pas rééditées par la suite.

En 2006, la maison de disque EMI ressort la discographie de Téléphone en version remastérisé, ainsi que le nouveau best-of Téléphone illimité avec en second disque des inédits live, le tout supervisé par Corine. Cette dernière a passé des centaines heures à écouter les enregistrements des concerts du groupe laissés à l'abandon pour ne garder que le meilleur[34]. Le , Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka se retrouvent sur le plateau de Taratata sur France 2 pour une version de Ça (c'est vraiment toi)[36]. Dans une interview du , Jean-Louis Aubert affirme avoir « donné son accord » pour une reformation, souhaitant que « ça se fasse dans le plaisir. Ce n'est pas refaire qui m'intéresse, mais faire des nouvelles chansons. »

De nouvelles rumeurs de reformation naissent le [37], mais elles seront démenties quelques semaines plus tard[38]. Le suivant, selon la radio Europe 1, le groupe doit se reformer (sans Corine Marienneau) pour trois concerts au Stade de France en 2012[39]. Le jour même, Louis Bertignac publie une dépêche réfutant ces affirmations, mais assure que le groupe se reformera « avant de mourir » (expliquant que lui et Aubert sont, pour le moment, trop occupés pour les trois ans à venir). Le , Louis Bertignac déclare dans une interview à Nice-Matin[40] : « On en a parlé avec Jean-Louis et on se disait qu’on serait vraiment cons de mourir sans le faire. Une tournée est envisagée d’ici à 2013. Le temps de la mettre au point. » Dans un article du [41], Le Parisien annonce qu'au moins dix concerts seraient prévus pour 2012 (dont trois au Stade de France). Réagissant au micro de la radio Le Mouv', Jean-Louis Aubert déclare : « Il y a beaucoup de vrai, mais l'article est faux car ce n'est pas pour 2012. » Il précise aussi que « ce qui est vrai, c'est qu'on en a parlé entre nous, que notre manager a pris des contacts avec différents tourneurs pour étudier les propositions, mais c'est tout pour l'instant », en soulignant que « rien n'est signé ».

Le , le groupe se reforme temporairement le temps d'une soirée privée pour un concert d'environ quarante-cinq minutes au Bus Palladium[42]. Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Louis Bertignac, rejoints par Axel Bauer à la basse, ont joué entre autres La Bombe humaine, New York avec toi, Flipper et Un autre monde.

En 2015, EMI lance la campagne de remastérisation (supervisé par Corine Marienneau) de la discographie de Téléphone intitulée Au cœur de Téléphone qui sort sous la forme d'un coffret de dix CD avec les sept albums du groupe (Le Live et Paris '81 compris) accompagné de trois CD comportant des raretés lives, le single Le jour s'est levé avec sa face B Quelqu'un va venir, Tout ça c'est du cinéma et des extraits des sessions d'enregistrement à l'état d'ébauche dont la version acoustique de Cendrillon ou l'inédit Ma guitare est une femme interprétée sur scène au début du groupe, mais non gardée pour le premier album, le tout pouvant être vendu séparément et accompagné par la sortie d'une triple compilation homonyme comportant les titres connus du groupe sur les deux premiers disques et des raretés sur le troisième. Cette campagne coïncide avec le début de la tournée des Insus, reformation du groupe sans Corine (voir ci-dessous).

De plus, la maison de disque publie également la même année l'album-hommage intitulé Ça c'est vraiment nous la même année où de nombreux artistes français reprennent les tubes de Téléphone (après le double succès des deux albums hommage à Jean-Jacques Goldman). Mais le disque se fait descendre en flammes par la critique et le public, en particulier des fans du groupe.

Les Insus (2015–2017) : reformation partielle du groupeModifier

Après une répétition privée qui réunit les trois garçons le au bar des amis, le groupe se réunit partiellement de façon éphémère pour un concert à Paris, au Point Éphémère, le vendredi [43] sous le nom « Les Insus ? » (pour « insupportables », jeu de mots — insus et portable — et pied de nez avec le nom de groupe originel)[44],[45]. Les Insus ? réunissent Aubert, Bertignac et Kolinka sans la bassiste Corine Marienneau[46] remplacée à la guitare basse par Aleksander Angelov[47]. Un autre concert est donné à Lille le [48]. Les insus ? donnent ensuite un concert près de Lyon, à Villeurbanne, au Transbordeur, le [49],[50]. Le , le nouveau groupe annonce une véritable tournée en France (à laquelle Corine Marienneau ne participera pas)[51] du au dans plusieurs grandes villes et plusieurs festivals[52],[53]. Le , ils annoncent une tournée des festivals durant l'été 2017 et un final au Stade de France le . Finalement, il y aura encore deux concerts à La Réunion les 6 et .

Lors de l'émission Boomerang du mercredi sur France Inter, Jean-Louis Aubert explique que l'origine du nom « Les Insus » est liée à Wikipédia : « C'est le surnom que je donne à Wikipédia. Quand je ne sais pas quelque chose, j'ai l'« insu portable », c'est-à-dire, j'ai tout ce que je sais pas dans mon portable. Et donc je cherchais quelque chose qui fasse référence au téléphone portable, et... ça me paraissait bien. D'ailleurs, c'est une de mes applications préférées[54]. »

La sortie de l'album de la tournée Les Insus Live a lieu le [55]. À l'issue de la tournée, le groupe se dissout afin que les membres puissent retourner à leur carrière solo[55].

MembresModifier

DiscographieModifier

Albums studio

Albums live

DVD

CompilationsModifier

Après la séparation du groupe, la maison de disque Virgin/EMI publie régulièrement des compilations et des intégrales afin de garder l'intérêt du public, avec parfois la présence d'inédits. De 1991 à 1994, puis en 1996, ensuite entre 2003 et 2006 et enfin en 2015, ces périodes ont vu de nombreuses compilations sortir car elles accompagnent des campagnes d'éditions de ressorties discographiques (20e anniversaire en 1996, ressortie des albums en 2006, et enfin Au cœur de Téléphone en 2015), ce qui fait que bien qu'il y ait des nombreux doublons discographiques, la plupart de ces albums ne sont plus en vente et ne sont pas disponibles en numérique.

SinglesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Bataille 2004, p. 33
  2. Benjamin Locoge, « Les Insus battent le rappel », Paris Match, no 3523,‎ 24-30 novembre 2016, p. 10-12 (ISSN 0397-1635)
  3. Daniel Ichbiah, Téléphone, au cœur de la vie : Biographie du groupe Téléphone, 9791091410076, (ISBN 9791091410076, lire en ligne), chap. 7
  4. a b et c Philippe Dana et Ginette Kolinka, Ginette Kolinka: Une famille française dans l'Histoire, Kero, (ISBN 978-2-36658-147-8, lire en ligne)
  5. Bataille 2004, p. 61
  6. a et b Bataille 2004, p. 82
  7. Bataille 2004, p. 65
  8. Bataille 2004, p. 43-44
  9. a b c d et e « Détails Albums Téléphone » (consulté le 2 novembre 2012)
  10. a b c et d « Les Certifications depuis 1973 - Téléphone », sur infodisc.fr (consulté le 2 novembre 2012)
  11. Bataille 2004, p. 57
  12. Livret de l'album Avant qu'il ne soit trop tard de Mona Lisa - Réédition Musea
  13. a et b Bataille 2004, p. 114
  14. Prisma Média, « Téléphone: aux origines du groupe - Gala », sur Gala.fr (consulté le 7 novembre 2019)
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  16. Gilles Médioni, 30 ans de rock français, L'Archipel, (lire en ligne), p. 38
  17. Bataille 2004, p. 59-60
  18. a et b « Corine Marienneau (Téléphone) brise le silence: "J'étais un objet... Là par amour" », sur www.purepeople.com (consulté le 6 novembre 2019)
  19. Bataille 2004, p. 110-111
  20. a et b « Quand Téléphone était sous haute tension », sur Télérama.fr (consulté le 16 février 2019)
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  22. Jérémy Felkowski, « Daniel Ichbiah, biographe de Téléphone », sur Le Zéphyr, (consulté le 7 mars 2019)
  23. Bataille 2004, p. 50-53
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  29. a et b « Téléphone Biographie/Portrait du groupe rock français », sur www.cadenceinfo.com (consulté le 26 février 2020)
  30. http://lescharts.com/showitem.asp?interpret=T%E9l%E9phone&titel=Un+autre+monde&cat=s
  31. Bataille 2004, p. 109
  32. http://lescharts.com/showitem.asp?interpret=T%E9l%E9phone&titel=Le+jour+s%27est+lev%E9&cat=s
  33. Bataille 2004, p. 103
  34. a et b « BIO | Corine Marienneau », sur www.corinemarienneau.fr (consulté le 31 janvier 2018)
  35. « Issu du livre Teléphone biographie - Daniel Ichbiah », sur Biographie du groupe Téléphone
  36. Vidéo sur le site de l'émission Taratata
  37. « Téléphone se reforme » sur 20minutes.fr.
  38. « Le retour de Téléphone n'est pas pour maintenant », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  39. Groupe Téléphone reformé concerts stade de France.
  40. « Reformer Téléphone, on serait cons de mourir sans le faire » sur nicematin.com.
  41. « Comment se prépare le retour de Téléphone », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  42. Telephone Réunis 10/12/2013 au Bus Palladium sur Youtube
  43. Concert complet sur le site du Point Éphémère.
  44. Téléphone les Insus, sur le Huffingtonpost.fr.
  45. Téléphone se reforme… ou presque, sur Telerama.fr.
  46. « Reformation surprise de Telephone alias les Insus », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  47. Les Echos: les coulisses d'un retour sur scène
  48. « Les Insus donnent rendez-vous aux fans de Téléphone », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  49. « Téléphone : les Insus en concert mardi à Lyon » (consulté le 2 octobre 2015)
  50. Florent Deligia, « Les Insus : le concert de Téléphone à Lyon est déjà complet », sur www.lyoncapitale.fr (consulté le 2 octobre 2015)
  51. « Photos du journal - Louis Bertignac Officiel | Facebook », sur www.facebook.com, (consulté le 1er décembre 2015)
  52. Yannick Vernini, « Les Insus à Nancy en juin 2016 », sur L'Est républicain (estrepublicain.fr), .
  53. Clément Hebral, « Tournée 2016 : les "Insus" passeront par Tours », sur La Nouvelle République du Centre-Ouest (lanouvellerepublique.fr), .
  54. Augustin Trapenard, « Allô ? Les Insus ? », sur franceinter.fr, (consulté le 13 septembre 2017)
  55. a et b « Les Insus annoncent la sortie d'un album live et dévoilent leur premier single. Écoutez ! », aficia,‎ (lire en ligne, consulté le 23 juin 2017)
  56. « Téléphone – Sur la Route » (consulté le 29 juin 2018)
  57. a et b « Discographie Louis Bertignac : Téléphone (solo) » (consulté le 6 décembre 2015)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier