Bouygues

groupe industriel français

Bouygues
logo de Bouygues
illustration de Bouygues

Création 1952
Dates clés 1972 : Début des constructions à l’étranger
1986 : rachat de Colas
1987 : rachat de TF1
1994 : lancement de Bouygues Telecom
2006 - 2014 : prise de participation dans Alstom, suivie d'un accord de coopération
Fondateurs Francis Bouygues
Forme juridique Société anonyme avec direction générale et conseil d'administration
Action Bourse de Paris, Euronext : EN (compartiment A), indice CAC 40
Slogan « Donner vie au progrès »
Siège social 32 avenue Hoche,
75008 Paris
Drapeau de France France
Direction Martin Bouygues (président), Olivier Roussat (directeur général)
Directeurs Martin BouyguesVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Groupe SCDM : 21,2 %
Salariés : 19,3 %
Autres actionnaires : 58,6 % (au 31 décembre 2019)
Activité BTP, énergie, immobilier, routes, média et télécommunications
Produits Génie civilVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Bouygues Construction
Bouygues Immobilier
Bouygues Telecom
Colas
C2S Bouygues
Groupe TF1
Effectif 130 500 (31 décembre 2019)
SIREN 572 015 246
TVA européenne FR29572015246[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.bouygues.com

Capitalisation 14,147 Md€ (31 décembre 2019)
Fonds propres en augmentation 11 800 M€ (2019)
Chiffre d'affaires en diminution 34 964 M€ (2020)[2]
−9 %
Résultat net en diminution 696 M€ (31 décembre 2020)
−488 M€

Bouygues est un groupe industriel diversifié français fondé en 1952 par Francis Bouygues et dirigé par son fils Martin Bouygues.

Le groupe est structuré autour de trois activités : la construction avec Bouygues Construction, Bouygues Immobilier et Colas, les télécoms avec Bouygues Telecom et les médias à travers le groupe TF1.

En 2020, le chiffre d’affaires de Bouygues s’élève à 34 694 millions d’euros. Fin 2020, le groupe est implanté dans 81 pays sur les cinq continents et emploie plus de 129 018 collaborateurs dont 62 901 à l’international.

Au sein du CAC 40, Bouygues a la particularité d'être la première société par son actionnariat salarié, avec 20,3 % du capital et 27,4 % des droits de vote détenus par des salariés.

Le , le PDG actuel Martin Bouygues annonce son retrait de la direction opérationnelle, au profit d'un groupe de trois hommes, Olivier Roussat à la direction générale, assisté de deux directeurs généraux délégués, Pascal Grangé et Edward Bouygues. Martin Bouygues reste tout de même président du groupe.

HistoireModifier

ReconstructionModifier

En 1952, Francis Bouygues dans le contexte de reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale fonde en région parisienne la société Bouygues (anciennement E.F.B.), spécialisée dans la construction de bâtiments[3]. En 1955, Bouygues se lance dans la construction de cités HLM dans le cadre de programmes financés principalement par l'État français, lancés pour subvenir aux besoins grandissants de logements (en partie dans la continuité de l'appel de l'abbé Pierre pendant l'hiver 1954). Il fait appel pour ses premiers chantiers à des ouvriers provenant d'Ambrières-les-Vallées, recommandés par son beau-père. Le premier cercle est formé : on y compte par exemple Yves Gilmas[4], qui sera par la suite DRH et directeur administratif du groupe.

En 1959, l'entreprise développe la préfabrication industrielle et continue ensuite de profiter des grands projets de l'État, tout d'abord avec le programme autoroutier français des années 1960 qui permet à Bouygues en 1965 de développer un secteur travaux publics et génie civil, puis grâce à l'obtention de marchés prestigieux comme le Parc des Princes, le palais des congrès de Paris (Porte Maillot) ou encore l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (Roissy)[5].

InternationalisationModifier

En 1970 la société est introduite en Bourse. Les années suivantes, Bouygues construit des plateformes pétrolières off-shore, prémices de son internationalisation qui débute réellement dans les années 1980, au moment où la société commence aussi à se diversifier. Cette diversification passe d'abord par la prise de contrôle en 1984 de SAUR, un des principaux groupes de distribution d'eau, et en 1987 de TF1, dont la privatisation a été décidée par le gouvernement. Bouygues procède également, en parallèle, à une intégration horizontale, c'est-à-dire au rachat d'entreprises concurrentes dans le domaine du bâtiment (croissance externe).

DiversificationModifier

La diversification s'accélère, sous l'impulsion de Martin Bouygues, dans les années 1990 avec la création de LCI et le lancement du troisième opérateur français de téléphonie mobile, Bouygues Telecom, en 1994, puis du bouquet numérique TPS pour concurrencer Canal+, en 1996.

Cependant, malgré la diversification, le BTP reste, dans les années 1990, responsable de la moitié du chiffre d’affaires de Bouygues, qui a notamment profité de la politique de grands travaux, initiée durant les années Mitterrand (grande arche de la Défense, Bibliothèque nationale de France, pont de Normandie, stade de Franceetc.) ainsi que de grandes commandes à l'étranger (Mosquée Hassan II à Casablanca, palais des congrès de Hong Kong, rénovation de La Mecqueetc.).

En , Bouygues vend pour un peu plus d'un milliard d'euros sa filiale Saur au fonds d'investissement PAI Partners, gardant 15 % de sa filiale, ainsi que les activités africaines et italiennes qui ne sont pas concernés par cette vente[6],[7]. En 2006, Bouygues vend toutes les parts de capital qu'il lui reste dans le groupe Saur.

En , Bouygues vend sa participation de 19 % dans la holding Eranove, spécialisée dans l'alimentation en eau et l'énergie en Afrique, pour un montant inconnu[8].

En , Bouygues acquiert les activités de services énergétiques et de constructions d'Alpiq pour 850 millions de francs suisses[9]. Ces opérateurs concernent 7 650 employés d'Alpiq[10].

En , Bouygues est entré au capital de Flying Whales, une société spécialisée dans la construction et l'exploitation de ballons dirigeables à structure rigide[11].

En , le groupe annonce pouvoir fournir un million de masques chirurgicaux dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19[12].

MétiersModifier

Les activités du groupe sont historiquement liées au BTP et à l’immobilier. Un positionnement industriel renforcé dans les années 1980 avec le rachat de Colas (construction de routes) ou encore avec la participation en 2006 dans Alstom (énergie & transport). En parallèle, le groupe s’est diversifié dans les médias avec le rachat de TF1 et les télécoms avec l’obtention de la 3e licence de téléphonie mobile[13].

ConstructionModifier

 
Une réalisation du groupe à Montpellier.

Bouygues ConstructionModifier

Bouygues Construction regroupe les métiers du BTP[14] et de l’électricité (avec sa filiale Bouygues énergies & services). La société est capable de réaliser des projets de grande ampleur, tels que le Stade de France, le Pont de Normandie, le Tunnel sous la Manche, le Sports Hub de Singapour, le Pont de Baluarte, le complexe immobilier QP District à Doha, le stade Vélodrome de Marseille, la tour First à La Défense (plus haute tour de France), La Seine musicale, le Tribunal de Grande Instance de Paris.

En 2020 :

  • part du groupe : 100 % ;
  • chiffre d’affaires : 12 Md€ ;
  • résultat net (part du groupe) : 152 M€ ;
  • effectif : 58 709.

Bouygues ImmobilierModifier

Bouygues Immobilier est la filiale de promotion immobilière du groupe (fondée en 1956). Elle réalise des projets de logements, des bureaux, des zones commerciales ou encore de l’aménagement urbain, tels que l’écoquartier Ginko à Bordeaux, le Green Office à Meudon ou le projet de réseau intelligent de distribution d’électricité, IssyGrid, à Issy-les-Moulineaux.

En 2020 :

  • part du groupe : 100 % ;
  • chiffre d’affaires : 2 032 M€ ;
  • résultat net (part du groupe) : −29 M€ (pertes) ;
  • effectif : 1 695.

ColasModifier

Colas (fondée en 1929 par Royal Dutch Shell et la SGE) est une filiale du groupe, depuis son rachat en 1986. Leader mondial dans son domaine[15], elle est spécialisée dans la construction et l'entretien d'infrastructures de transport, d'aménagements urbains et de loisirs.

Elle est présente dans les métiers du transport des fluides — tels que l'eau, le gaz, les hydrocarbures —, l'électricité ou les informations[16] par la Société parisienne de canalisations, et dans les travaux ferroviaires par l'intermédiaire de sa filiale Colas Rail. Colas créa aussi en Outre-Mer la société GTOI, filiale du groupe depuis plus de trente ans. Et au Maroc, « GTR », une filiale qui a exécuté la plupart des routes dans ce pays.

En 2020 :

  • part du groupe : 96,8 % ;
  • chiffre d’affaires : 13,7 Md€ ;
  • résultat net (part du groupe) : 94 M€ ;
  • effectif : 54 651.

MédiasModifier

Groupe TF1Modifier

Le Groupe TF1 s’est construit autour de la privatisation en 1986 de la chaîne éponyme TF1. Le groupe audiovisuel, détient à 100 % les chaînes LCI (canal 26 de la TNT), TMC (canal 10 de la TNT), TFX (canal 11 de la TNT), Ushuaïa TV, Histoire, TF1 Séries Films (canal 20 de la TNT), TV Breizh et 50 % de Série Club.

Même si l’audience est en baisse pour la plupart des chaînes de télévision française, TF1 reste la chaîne la plus regardée en France depuis 1987, année de sa privatisation[17]. Lors de l'année 2007, TF1 parvient même à réaliser l'intégralité des cent meilleures audiences[18].

En 2020 :

  • part du groupe : 43,7 % ;
  • chiffre d’affaires : 2 082 M€ ;
  • résultat net (part du groupe) : 155 M€ ;
  • effectif : 3 697.

TélécomsModifier

Bouygues TelecomModifier

Bouygues Telecom est fondé en 1994 avec l’obtention de la 3e licence de téléphonie mobile. Avec son offre triple-play, la société est aussi présente dans la téléphonie fixe, la TV et Internet. En 2014, avec la concurrence de Free comme quatrième opérateur mobile, Bouygues Telecom choisit de mettre fin à sa marque B&YOU et de fusionner ses bases de clients[19]. Malgré cette restructuration du marché, en 2014 Bouygues Telecom arrive en tête du classement de l’ARCEP pour la qualité de son service fixe d’accès à internet[20]. Bouygues Telecom compte aujourd'hui[Quand ?] 20,1 millions de clients (Mobile et Fixe).

En 2020 :

  • part du groupe : 90,5 % ;
  • chiffre d’affaires : 6 438 M€ ;
  • résultat net (part du groupe) : 623 M€ ;
  • effectif : 9 550.

Énergie - TransportModifier

AlstomModifier

En , le groupe Bouygues acquiert la participation de 21,03 % détenue par l’État dans le capital du groupe industriel Alstom, et devient son actionnaire majoritaire. Fin , la Commission européenne lui accorde son feu vert pour cette prise de participation. Cette coopération s’accompagnera alors de la création d’une société commune sur le marché des centrales hydroélectriques. En , Alstom et Bouygues créent la société Embix, spécialisée dans le pilotage et la gestion de projets d’énergie destinés aux éco-quartiers et aux Smart Grids[21].

En , Alstom retient l’offre de rachat de sa branche énergie par General Electric. Pour soutenir le projet, Bouygues a accepté d’accorder à l’État une option d’achat sur ses titres à hauteur de 20 %[22].

En 2020 :

  • part du groupe : 8 % ;
  • chiffre d’affaires 8,1 Md€ ;
  • résultat net part du groupe : 681 M€ ;
  • effectif : 36 300.

Anciennes filialesModifier

  • Services : SAUR (services aux collectivités et aux industriels), cédée en à PAI partners.
  • Construction d'installations pétrolières : Bouygues Offshore (Technologie, fourniture, construction et installations pétrolières), cédée en à Saipem, filiale de l'italien ENI.

CommunicationModifier

Siège socialModifier

Le siège social de l'entreprise Bouygues se trouve au 32 avenue Hoche à Paris. Le siège social de Bouygues construction (Challenger) se trouve à Guyancourt dans les Yvelines.

Depuis 2006, le siège social du groupe Bouygues, conçu par l’architecte Kevin Roche et Jean-Michel Wilmotte (pour l’aménagement intérieur), se trouve au 32, avenue Hoche dans le 8e arrondissement de Paris. Il s’agit d'un des premiers immeubles de bureau certifié HQE à Paris.

En 1988, Bouygues avait fait appel au même architecte pour réaliser le siège social de Bouygues Construction, Challenger, bâtiment à énergie positive qui se trouve à Guyancourt dans les Yvelines[23],[24].

Culture et MinorangeModifier

Créé en 1963 par Francis Bouygues, l’ordre des compagnons du Minorange est une organisation interne au groupe. En 2013, l’ordre comptait 1 064 membres répartis en quinze ordres[25]. Tous volontaires, ils sont choisis pour leur respect et leur engagement au sein de l'entreprise Bouygues, et promeuvent la paix sociale[26]. Ils s'opposent ainsi aux syndicats de salariés[27], et surtout servent de relais d'information au profit de la direction[28].

Francis Bouygues déclara[Quand ?] : « Parmi tout ce que j’ai entrepris dans ma carrière de constructeur, l’ordre des compagnons du Minorange est l’initiative et l’organisation que je considère comme la plus réussie et celle dont je suis le plus fier. Ma satisfaction est immense d’avoir servi la cause de ces compagnons ; ils sont comme moi des constructeurs à part entière, heureux et fiers. Une grande et sincère amitié nous unit ».

MécénatModifier

Le Groupe a orienté les efforts de mécénat sur l’éducation, le social et la recherche médicale. Chaque entité a sa fondation d’entreprise[29] :

  • la Fondation d'entreprise Francis Bouygues (2005) (Groupe Bouygues) soutient avec une bourse d’étude les lycéens méritants pour les aider à poursuivre des études supérieures ambitieuses ;
  • Terre Plurielle (2008) (Bouygues Construction) a pour objet d’apporter son soutien financier à des projets parrainés par des salariés visant à favoriser l’accès à la santé, l’éducation et l’insertion des populations en difficulté (France et international) ;
  • la Fondation d’entreprise Bouygues Immobilier (2009) a pour objectif à rendre la ville plus humaine en mettant l’architecture et l’urbanisme au service de l’environnement et de la solidarité ;
  • la Fondation Colas (1990) a pour vocation de promouvoir la peinture contemporaine par l’acquisition de toiles. La collection rassemble plus de trois cents toiles ;
  • la Fondation d’entreprise TF1 cherche à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes issus de quartiers fragiles dans les métiers de l’audiovisuel ;
  • la Fondation d’entreprise Bouygues Telecom mène des projets destinés à informer ou à créer du lien. Elle intervient dans la protection de l’environnement (Surfrider Foundation Europe), le soutien aux personnes en difficulté médicale ou sociale (Association Petits Princes) et la promotion de la langue française (prix Nouveau Talent).

ActionnairesModifier

Au [30].

Nom Actions %
Famille Bouygues 76 840 591 20,9
Amundi Asset Management 42 653 596 11,6
Bouygues SA - Employés 21 674 617 5,91
DNCA Finance 12 790 421 3,49
First Eagle Investment Management 10 036 551 2,74
The Vanguard Group 5 579 931 1,52
Norges Bank Investment Management 5 100 812 1,39
BlackRock Fund Advisors 4 469 749 1,22
BlackRock Investment Management 4 054 403 1,11
Amundi Asset Management SA (Investment Management) 3 515 123 0,96

Actionnariat salariéModifier

Depuis 1970, Bouygues développe un dispositif d’actionnariat salarié pour impliquer ses collaborateurs. Aujourd’hui, avec 19,3 % des titres et 25,6 % des droits de vote, les salariés du groupe représentent les premiers actionnaires de Bouygues. Le Groupe arrive en tête du classement des sociétés du CAC40 pour l’actionnariat salarié et fait partie du Top 10 des entreprises européennes ayant mis en place des plans en la matière[31]. Cette participation des salariés au capital a permis de contrer la tentative de raid de Vincent Bolloré en 1998. Les salariés, alors détenteurs de 6,5 % du capital et avec le soutien des dirigeants, se sont opposés à cette prise de pouvoir hostile et ont ainsi participé à la protection du capital social.

Pourcentage de l’actionnariat des salariés au
Années 1989 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Pourcentage du capital détenu par les salariés 4,8 13,2 14,2 15,4 18,3 19 23,3 23,7 24,8 23,3 21,4 20,2 17,6 19 19,3
Pourcentage des droits de vote détenu par les salariés 5,5 17,1 18,3 19,4 23,2 22,6 28,1 28,7 30,2 30,6 28,6 26 23,9 25,80 25,6

GouvernanceModifier

Le groupe est une société anonyme avec une direction générale[32] et un conseil d'administration[33]

DirigeantsModifier

Direction générale du groupe

  • Olivier Bouygues, directeur général délégué[34]
  • Olivier Roussat, directeur général délégué (président de Bouygues Telecom et de Colas)
  • Philippe Marien
  • Pascal Grangé, directeur général adjoint et directeur financier
  • Gilles Zancanaro, directeur général adjoint, Digital, innovation et risques
  • Jean-Manuel Soussan, directeur général adjoint et directeur des ressources humaines
  • Pierre Auberger, directeur de la communication

Direction générale Métiers

Conseil d'administrationModifier

Administrateurs[36]

  • Anne-Marie Idrac1, administratrice indépendante, présidente du comité de l’éthique, de la RSE et du mécénat et membre du comité des comptes (présidente du conseil de surveillance de l'aéroport de Toulouse-Blagnac)
  • Helman le Pas de Sécheval1, administrateur indépendant, président du comité des comptes et membre du comité de sélection et des rémunérations (Secrétaire général du groupe Veolia)
  • Colette Lewiner1, administratrice indépendante, présidente du comité de sélection et des rémunérations (Conseillère du président de Capgemini)
  • Rose-Marie Van Lerberghe1, administratrice indépendante, membre du comité de l'éthique, de la RSE et du mécénat (Senior Advisor de BPI group) (présidente du conseil d'administration de l'Institut Pasteur)
  • Michèle Vilain, administratrice, représentante des salariés actionnaires, membre du comité des comptes
  • Clara Gaymard1, administratrice indépendante, membre du comité des comptes, (co-fondatrice de Raise)
  • Edward Bouygues, représentant permanent de SCDM au conseil d’administration de Bouygues (fils de Martin Bouygues)
  • Cyril Bouygues, représentant permanent de SCDM au conseil d’administration de Bouygues (fils d'Olivier Bouygues)
  • Francis Castagné, administrateur, représentant des salariés, membre du comité de sélection et des rémunérations
  • Alexandre de Rothschild, administrateur, vice-président et directeur général de Rothschild & Co

1Administrateur indépendant.

ChiffresModifier

Données financièresModifier

Données financières en millions d'euros
Années 2001 (NF) 2002 2003 2004 (IFRS) 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 (après loyer)
Chiffre d'affaires 25 646 22 247 21 822 20 815 23 983 26 408 29 588 32 713 31 353 31 225 32 706 33 547 33 345 33 138 32 428 31 768 32 904 35 555 37 929
EBITDA 1 680 2 260 2 415 2 690 3 505 3 279 3 601 3 827 3 616 3 330 3 242 2 822 1 133 2 411 2 757 2 968 3 144 3 548
Résultat net part du groupe 344 666 450 909 832 1 246 1 376 1 501 1 319 1 071 1 070 633 647a 807 403 732 1 085 1 311 1 184
Dette nette 1 124 3 201 2 786 1 680 2 352 4 176 4 288 4 916 2 704 2 473 3 862 4 172 4 427 3 216 2 561 1 866 1 914 3 657 2 200
Capacité d'autofinancement 3 151 3 519 3 615 3 430 3 244 3 325 2 777 2 742 2 258 2 067 2 504 2 884 3 131 3 332
Salariés 126 560 118 892 124 300 113 334 115 441 122 561 136 700 145 150 133 971 133 456 130 827 133 780 128 067 127 470 120 254 117 997 115 530 129 000 130 500

a Avant dépréciation d'Alstom pour 1 404 millions d'euros. Après dépréciation, le résultat net part du Groupe est de −757 millions d'euros.

Sources : OpesC[37] et Bouygues[38].

Données boursièresModifier

Données boursières au
Années 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Capitalisation boursière en millions d'euros 16 300 19 800 10 400 12 900 11 800 7 666 7 263 8 754 10 076 12 083 15 860 11 670 14 147

Répartition du capital (31 décembre 2018)Modifier

  • SCDM (Martin & Olivier Bouygues) : 21,2 % (29,2 % des droits de vote)
  • Salariés : 19,3 % (25,6 % des droits de vote)
  • Autres actionnaires français : 23 % (18 % des droits de vote)
  • Autres actionnaires étrangers : 35,6 % (27,2 % des droits de vote)[39]

En , le Groupe a lancé une OPRA de ses propres actions. Un total de 163 121 437 actions a été présenté à l'OPRA et 41 666 666 (soit 11,69 % de son capital) pour 1,25 milliard d’euros ont été rachetés par le Groupe[40].

Activité de lobbyingModifier

Auprès des institutions de l'Union européenneModifier

Bouygues est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2017 pour cette activité des dépenses annuelles d'un montant compris entre 500 000 et 600 000 euros[41].

En FranceModifier

Pour l'année 2017, Bouygues déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 50 000 euros[42].

ImplantationModifier

En 2019, le Groupe présent dans près de 92 pays comptait 130 500 salariés et un chiffre d’affaires de 37,9 M€[43].

FranceModifier

Avec 66 648 salariés, la France reste le pays où le Groupe est le plus présent, avec ses filiales Colas (57 997 personnes), Bouygues Construction (56 981 personnes), Bouygues Immobilier (1 969 personnes), Bouygues Telecom (8 029 personnes) et TF1 (3 591 personnes). Dans la branche construction, les références sont nombreuses, en logement, en immeubles de bureaux, en centres commerciaux, en ponts, en hôpitaux, etc.

  • Effectif (2018) : 66 648.

Europe (hors France)Modifier

L’Europe (hors France, mais avec Russie) est la 2e zone d’implantation du Groupe. Bouygues Construction et Colas en sont les principaux artisans.

  • Effectif (2018) : 24 802.

AmériquesModifier

Le Groupe est très implanté sur le continent américain avec notamment Colas.

  • Effectif (2017) : 10 270.

Asie-PacifiqueModifier

La zone Asie-Pacifique où sont très présents Bouygues Construction et Colas.

  • Effectif (2017) : 15 771.

Afrique / Moyen-OrientModifier

Avec un démarrage de l’implantation dès les années 1960, l’Afrique est la première terre d’implantation du Groupe. Bouygues Construction et Colas sont très implantés dans la zone Afrique/Moyen-Orient.

  • Effectif (2017) : 12 959.

Critiques et scandalesModifier

Flotte aérienneModifier

Pour transporter ses dirigeants, Bouygues dispose de jets privés : un Hawker 800XP immatriculé LX-GBY et un Bombardier Global Express[44].

Information judiciaire pour corruption et trafic d'influenceModifier

Dans son édition du , Le Canard enchaîné révèle qu'une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence était ouverte depuis février 2011 sur d'éventuelles malversations lors de l'attribution au groupe Bouygues du chantier du futur siège du ministère de la Défense dans le quartier Balard dans le 15e arrondissement de Paris[45]. S'estimant diffamé, le groupe a assigné l'hebdomadaire satirique en diffamation et lui réclame la somme de neuf millions d'euros. La 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris rend sa décision le [46]. Si le jugement considère qu'il y a bien des propos « diffamatoires », il considère « le bénéfice de la bonne foi » aux journalistes, le groupe Bouygues devant verser 6 000 euros pour remboursement de frais de justice à l'hebdomadaire satirique[47]. Bouygues a fait appel du jugement.

Le , Bouygues est débouté en appel, tandis que l'information judiciaire révélée par Le Canard enchaîné continue d'être étudiée par la justice, notamment avec la mise en examen de deux hommes quelques semaines avant[48].

Marchés au Turkménistan (régime totalitaire)Modifier

Bouygues construction a été critiqué pour avoir obtenu de nombreux marchés au Turkménistan, notamment un complexe présidentiel, des ministères et un mausolée. Le pays étant considéré comme soumis à l'un des régimes les plus totalitaires au monde, la proximité entre l'ancien Turkmenbashi et le groupe est considérée comme du mépris à l'égard des droits de l'Homme.

Chasse et engrillagement de la SologneModifier

La Sologne est aujourd'hui quadrillée par plus de 3 500 km de clôtures, érigées par une trentaine de grands propriétaires terriens, dont quelques patrons du CAC40, parmi lesquels Bouygues[49].

Condamnation pour travail dissimuléModifier

Le , Bouygues est condamné par la Cour de cassation pour travail dissimulé sur le chantier de l’EPR de Flamanville. Dans un article couvrant l’issue finale de ce procès, Mediapart rappelle que par l’intermédiaire de deux entreprises « satellites » sous-traitantes, « Bouygues avait employé en toute illégalité au moins 460 travailleurs roumains et polonais entre 2008 et 2012 sur ce chantier ». L’article précise également « la cruauté des conditions de travail à Flamanville, où une centaine d’accidents du travail n’ont pas été déclarés ». Les ouvriers « ne disposaient d’aucune protection sociale », d’« aucun congé payé » « pour une majorité d’entre eux » et « pour certains », d’« aucun bulletin de paie ». L'information ne sera jamais relayée par les grandes chaînes d'information[50].

RéférencesModifier

  1. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ », sous le nom BOUYGUES (consulté le )
  2. « Résultats de l'année 2020 » [PDF], sur bouygues.com.
  3. « Bouygues : présentation et histoire », sur infinance.fr (consulté le ).
  4. Il est à l'origine du recrutement de Patrick Le Lay, qui sera son adjoint au secrétariat général du groupe et Nonce Paolini en 1988. Né le 6 mars 1933 à Ambrières, il est le fils de Marcel Gilmas, maître de chai et de Louise Joutin. Titulaire d'un CAP de forgeron-serrurier, il commence comme compagnon-serrurier dans la région parisienne à partir de 1951, puis rejoint Bouygues en 1955 comme ouvrier-chaudronnier. Il prend sa retraite en 1998.
  5. « Entreprise Bouygues : Chiffre d'affaires et résultats de l'action Bouygues », sur andlil.com (consulté le ).
  6. Bouygues boucle la vente pour 1,037 milliard d'euros de la SAUR, Les Échos, 16 novembre 2004.
  7. Bouygues sort de l'eau, L'Expansion, 22 novembre 2004.
  8. Bouygues sells African utility assets to Axa, 11 septembre 2015
  9. (en) Dominique Vidalon et Gilles Guillaume, « Bouygues to buy Swiss utility Alpiq's engineering services », sur Reuters, .
  10. Simon Chodorge, « Bouygues rachète le spécialiste suisse du bâtiment Alpiq Engineering », sur Reuters, .
  11. « Flying Whales ouvre son capital à ADP, Bouygues et Air Liquide », sur Les Échos, (consulté le )
  12. « Coronavirus : LVMH va fournir 10 millions de masques à la France », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  13. Le Groupe Bouygues au 31 décembre 2013, sur bouygues.com.
  14. Activités historiques du Groupe Bouygues dès 1952.
  15. La Dépêche, « Colas : sur la route du succès », 28 septembre 2013.
  16. SPAC – Société Parisienne de Canalisations, sur dhcnews.com.
  17. Médiamétrie : Audiences des quatre principales chaînes françaises.
  18. Challenges, « TF1 a réalisé les 100 meilleures audiences en 2007 », 2 février 2008.
  19. « B and You annonce qu’il va disparaitre au profit de Bouygues Télécom », Univers Freebox, 4 novembre 2014.
  20. L'ARCEP publie une version-test de son nouvel observatoire sur la qualité du service fixe d'accès à l'internet.
  21. Embix : Alstom et Bouygues s’associent dans les énergies vertes.
  22. Le Monde, L'État deviendra le principal actionnaire d'Alstom, 22 juin 2014.
  23. Le Moniteur, « Challenger, le siège de Bouygues Construction, triplement certifié LEED, BREEAM et HQE », 22 janvier 2013.
  24. Batiweb, « Le siège de Bouygues Construction, laboratoire et vitrine des savoir-faire », 9 octobre 2014.
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  27. Emmanuel Veil, Quand Raffarin aide Bouygues à virer les syndicalistes, Charlie Hebdo, .
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  32. Groupe Bouygues - Dirigeants.
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  38. Bouygues, Rapport annuel 2015 [PDF].
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  40. Communiqué de presse OPRA [PDF], sur bouygues.com, 15 novembre 2011.
  41. « Registre de transparence », sur le site de la Commission européenne (consulté le ).
  42. « Fiche Organisation « Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur hatvp.fr (consulté le ).
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  44. Martin Bouygues craque aussi pour le Bombardier Global Express, sur journaldunet.com.
  45. « Pentagone français : Le Canard enchaîné, assigné par Bouygues, défend son enquête », sur lexpress.fr, 18 janvier 2012.
  46. « Pentagone français : Le Canard enchaîné, assigné par Bouygues, défend son enquête », sur lemonde.fr, 18 janvier 2012.
  47. « Diffamation : Bouygues débouté face au Canard enchaîné », sur liberation.fr, 14 mars 2012.
  48. « Pentagone français : Bouygues débouté en appel contre le Canard enchaîné », sur Batiactu, (consulté le ).
  49. « Sologne engrillagée : les clôtures désormais réglementées », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  50. « Bouygues définitivement condamné pour le chantier de l’EPR Flamanville », sur mediapart.fr, (consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • David Garcia, Le pays où Bouygues est roi, Éditions Danger Public, 2006. Sur les relations entre l'entreprise et le Turkménistan.
  • A. Barbanel, Bouygues. L'empire moderne, Ramsay, 1987. L'ascension de Francis Bouygues.
  • Elisabeth Campagnac, Citizen Bouygues - L'histoire secrète d'un grand patron, Belfond, 1988
  • Dominique Barjot, Bouygues. Les ressorts d’un destin entrepreneurial, Paris, Economica, 2013

Articles connexesModifier

Liens externesModifier