Évian-les-Bains

commune française du département de la Haute-Savoie

Évian-les-Bains
Evian par le lac.jpg
PALAIS ET HOTEL DE VILLE EVIAN.jpg
Casino d'Évian-les-Bains vu des rives du lac (juin 2019).JPG Evian-les-Bains (Haute-Savoie) (10005010974).jpg
HR EVIAN.jpg
Promenade et port d'Évian-les-Bains au matin (juin 2019).JPG Petite port d'Évian-les-Bains au matin (juin 2019).JPG
De haut en bas, de gauche à droite : Évian-les-Bains vue depuis le lac Léman ; Le Palais Lumière et l'hôtel de ville d'Évian ; Le Casino d'Évian ; La Buvette Cachat ; L'Hôtel Royal d'Évian ; La promenade du port ; Le port d'Évian
Blason de Évian-les-Bains
Blason
Évian-les-Bains
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance
Maire
Mandat
Josiane Lei
2020-2026
Code postal 74500
Code commune 74119
Démographie
Gentilé Évianais et Évianaises
Population
municipale
9 100 hab. (2018 en augmentation de 4,9 % par rapport à 2013)
Densité 2 116 hab./km2
Population
agglomération
77 923 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 00″ nord, 6° 35′ 00″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 772 m
Superficie 4,3 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Thonon-les-Bains
(banlieue)
Aire d'attraction Lausanne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Évian-les-Bains
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Évian-les-Bains
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Évian-les-Bains
Liens
Site web ville-evian.fr

Évian-les-Bains, simplement appelée Évian, est une commune française de Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes, chef-lieu du canton d'Évian-les-Bains et ville centre de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance, située sur les bords du lac Léman. Évian est mondialement connue comme ville thermale et pour son eau minérale Évian, exploitée par la Société anonyme des eaux minérales d’Évian, filiale du groupe Danone.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La ville d’Évian-les-Bains se situe sur les bords du Léman, au nord-nord-est de Genève.

Le territoire communal s’étend sur une superficie de 4,3 km2 et borde le lac Léman sur une distance d'environ 4 km.

À l’échelle nationale et internationale Évian-les-Bains est située :

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 429 hectares ; son altitude varie de 372 à 772 mètres[2].

HydrographieModifier

La commune se trouve sur le bord du lac Léman. Elle est traversée par le ruisseau Forchez qui se jette dans le lac Léman. On y trouve les sources de l'eau minérale "Evian".

ClimatModifier

Le climat est de type continental montagnard, caractérisé par une humidité marquée[3]. Les hivers sont froids et neigeux et la saison estivale douce avec parfois des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont aussi en moyenne relativement humides.

Statistiques 1981-2010 et records Station EVIAN (74) Alt: 395m 46° 23′ 42″ N, 6° 33′ 54″ E
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 0,9 3,5 6,1 10,8 14,1 16,3 16,1 12,4 9 4,3 1,3 8
Température moyenne (°C) 2,7 3,8 7,1 10,2 15,1 18,6 20,9 20,4 16 11,8 6,5 3,3 11,4
Température maximale moyenne (°C) 4,8 6,6 10,8 14,3 19,4 23,1 25,5 24,7 19,7 14,6 8,8 5,3 14,8
Record de froid (°C)
date du record
−8
06.1995
−10,9
05.2012
−9,5
01.2005
−3,5
08.2003
1
05.1991
6,1
01.2006
9,4
07.1990
9
29.1998
5
26.2002
−0,5
26.2003
−4,5
22.1998
−9,7
20.2009
−10,9
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
18
12.1993
20,8
23.2017
22
23.2001
25,5
25.2018
31,1
13.2015
34,5
23.2003
36
05.2015
36,5
12.2003
29,7
23.2018
24,6
07.2009
19,5
02.2020
17,5
20.1993
36,5
2003
Précipitations (mm) 67,7 61,6 70,4 89,8 107,8 111,8 112,8 110,3 104,7 109,6 96,6 85,2 1 128,3
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 9,3 8,8 9,5 9,8 11,7 10,5 9,4 9,9 9,1 11,2 11,4 10,8 121,3
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,4 4,2 4,7 5,7 6,3 6,1 5,9 6,4 5,7 7 5,9 5,4 67,7
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 2,1 2,1 1,8 3,2 3,9 4,1 3,6 3,6 3,6 4,2 3,3 3,2 38,6
Source : [MétéoFrance] « Fiche 74119002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


Voies de communication et transportsModifier

 
Le port d'Évian-les-Bains.

Transport par voie routièreModifier

Évian-les-Bains est accessible par l'autoroute A40, sortie no 14 à Annemasse ou sortie no 15 à Nangy puis la route départementale D1206 qui dessert Douvaine puis la route départementale D1005 direction Thonon-les-Bains et Évian-les-Bains. Cette dernière est un ancien tronçon de la route nationale 5, déclassé le 1er janvier 2007.

Évian-les-Bains est desservi par un réseau de bus important. Les transports en commun interurbains sont organisés par la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance. Les lignes L, 124, 131 et 141 relient Évian à Thonon. La ligne 123 dessert Thonon à Féternes en passant par Évian, de même que les lignes 124 et 131 qui relient respectivement Bernex à Thonon et Saint-Gingolph à Thonon en passant par Évian. Les lignes urbaines sont gérées par le réseau des bus urbains thononais (BUT). En effet, les lignes H, J, L et P relient plusieurs communes de l'arrondissement de Thonon en passant par Évian-les-Bains.[4]

Les navettes Évian-Thollon-les-Mémises et Évian-Bernex fonctionnent toute l'année. L'hiver : tous les jours pendant les vacances scolaires et les mercredis, samedis et dimanches hors vacances scolaires. L'été : tous les jours en juillet-août et les samedis et dimanches en juin-septembre.

Une station de taxis est présente aux abords du port de commerce.

Voies navigablesModifier

Le port d’Évian, sur le lac Léman, accueille notamment :

Pistes cyclablesModifier

Le long de la traversée d'Évian, entre Neuvecelle et Publier, les cyclistes disposent d'une bande cyclable sur la RD1005. Cet itinéraire fait partie du projet d'aménagement cyclable ViaRhôna qui devrait à terme relier le Léman à la Méditerranée[6].

Transport ferroviaireModifier

 
Gare SNCF.

La gare d'Évian-les-Bains est une gare ferroviaire française de la ligne de Longeray-Léaz au Bouveret entre la gare ouverte de Thonon-les-Bains et la gare fermée des Bains-d'Évian. Elle est desservie :

Tous les vendredis, samedis, dimanches et jours fériés, la gare est le terminus des TGV inOui (desserte renforcée l'hiver pour les stations des portes du soleil et pour d'autres stations du massif du Chablais) sur la relation:

Transports aériensModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Évian-les-Bains est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Thonon-les-Bains, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[11] et 77 923 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lausanne (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le Léman, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[16]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[17],[18].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (84 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (79,5 %), forêts (9,3 %), prairies (5,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,5 %), eaux continentales[Note 3] (1,3 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaineModifier

La commune d'Évian-les-Bains comprend plusieurs villages et petits hameaux, entouré de communes de l'agglomération de Thonon.

LogementModifier

Le nombre total de logements dans la commune est de 4 814[20]. Parmi ces logements, 67,5 % sont des résidences principales, 22,5 % sont des résidences secondaires et 10 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 22,1 % des maisons individuelles, 74,7 % sont des appartements et enfin seulement 3,2 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 38 %[20]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 56,4 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[20]. On peut noter également que 5,5 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 6 % sont des studios, 20,5 % sont des logements de deux pièces, 29,4 % en ont trois, 25,6 % des logements disposent de quatre pièces, et 18,4 % des logements ont cinq pièces ou plus[20].

Projets d'aménagementsModifier

ToponymieModifier

Le nom d'Évian-les-Bains est composé du toponyme Évian  et du déterminant complémentaire -les-Bains, qui fait référence à une ville station thermale. Le nom de la commune devient officiellement Évian-les-Bains par décret du 28 janvier 1865[21].

La première mention de la paroisse remonte à 1150 sous la forme latinisée Aquianum[22]. Vingt ans plus tard, un document donne Eviano[22]. Vers 1344, on trouve la forme Aquiano dans Cura de Aquiano[22]. Ensuite, la forme Evian reste en usage jusqu'en 1865[22].

Selon les toponymistes, Évian remonte à une forme bas latine *Aquianu, c'est-à-dire aqua « eau » + suffixe -ianu(m)[23] ou franco-provençal Evi-an (< *Eve-an), cas régime de eve « eau »[22] et désignant un « lieu où il y a de l'eau »[24]. Aqua a régulièrement donné le mot eau en français par l'intermédiaire des formes eve, ewe en ancien français[25] et eve en franco-provençal. En toponymie, il se superpose à son homonyme celtique (gaulois) ava, eva ou eve[22], en fait *aba (cf. vieil irlandais ab, aub, génitif abae « rivière »; il s'agit sans doute du radical indo-européen *ab-, *ap- de genre animé désignant « les eaux »). Tandis qu’évier est issu d'*AQUARIU (*aquarium pour aquarius)[26].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Évyan (graphie de Conflans) ou Èvian / L’Èvian (ORB)[27].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Située sur le trajet de pèlerinages en direction de l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune, Évian aurait été tout d'abord une halte, notamment grâce à son port. Elle fut une des cités de l'ancien duché de Savoie et de la province du Chablais. Elle fut notamment une des résidences des ducs de Savoie.

Un historien, M. de Valois, mentionne des sources selon lesquelles la cité d'Épaone, rendue célèbre en 517, aurait été la même qu'Évian. Il indique dans son ouvrage que lorsque Sigismond accède au trône après s’être converti au catholicisme, les évêques se réunissent en concile d'Épaone, sur les bords du lac Léman, en Chablais, là où se trouve aujourd’hui Évian[28].

Moyen ÂgeModifier

Selon une étude de 2012, la vague du tsunami de 563 aurait eu à Évian (Épaone) une hauteur de 8 m[29],[30].

En 1265, le comte Pierre II de Savoie concède à la cité une charte de franchises : concedimus hominibus de Aquiano, qui modo, sunt in dicta villa et pro tempore erunt, libertates et franchesias infrascriptas[31]. L'acte de 1265 mentionne un marché qui était déjà établi dans la ville et crée à l'occasion une foire[31]. En 1279, son successeur et frère Philippe Ier complète la charte en accordant le « droit d'élire quatre prud'hommes »[31]. En 1285, leur neveu, le comte Amédée V, donne des bois auxquels ils associent des droits d'exploitation, puis trois ans plus tard des droits relatifs au commerce de la pêche[31].

De 1536 à 1569, la ville, chef-lieu du bailliage d'Evian, est sous domination valaisanne. Elle est rendue à la Savoie par le traité de Thonon.

La ville va se développer entre le XIe et le XIVe siècle avant de rentrer en sommeil et de connaître un nouvel âge d'or aux XIXe et XXe siècles, grâce au développement du thermalisme.

Temps modernesModifier

Révolution française et EmpireModifier

Les quelques sources qui font surface à Évian sont encore très peu connues à l'époque de la Révolution française. Analysée en 1807 et en 1808, l'eau d'Évian démontre des qualités pour le traitement des voies urinaires. L'accès à Évian est facilité par la création de son port, puis le passage de la route nationale 5 qui relie Paris à Milan (1809).

Époque contemporaineModifier

Un Genevois, M. Fauconnet, fonde la Société des eaux minérales d'Évian en 1823. Il acquiert les deux sources dont la plus connue, la source dénommée Cachat, du nom de la famille qui les cède, le . La société de M. Fauconnet, après avoir fait faillite, est reprise en 1859 et l'on construit l'Hôtel des Bains. Viennent s'ajouter plusieurs autres établissements, l'hôtel des Quatre Saisons, l'hôtel de France, l'hôtel des Alpesetc. Le cadre offert par la proximité du lac permet diverses attractions (promenades en canots, balades, etc.).

La Société anonyme des Eaux minérales de Cachat, créée le par des investisseurs parisiens, assure la vente de l'eau d'Évian. Dès l'année suivante la société Cachat inaugure l'Hôtel des Bains, le premier établissement de luxe d'Évian, renommé le Grand Hôtel des Bains.

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 4], dont 280 dans le village[34],[35]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[36].

 
Évian. Tableau de Charles Favre, fin du XIXe siècle.

Le , la petite ville des bords du lac Léman (2 200 habitants) affiche sa nouvelle vocation en devenant Évian-les-Bains. Plusieurs sources suivent la principale, la source Cachat, et offrent leurs services : Guillot, Bonnevie, Corporau. Les expériences et l'utilisation de l'eau permettent de confirmer ses propriétés et de préciser les modes d'administration. En même temps que la Troisième République s'installe, les voies de communication, route et voie ferrée, permettent le développement du tourisme et l'accès à la station thermale.

Agrandi entre 1897 et 1898 d'un étage, d'une aile et de trois coupoles, par l'architecte Ernest Brunnarius, le Grand Hôtel des Bains est renommé le Splendide Hôtel, et propose désormais 200 chambres accessibles par ascenseur. Un tramway le dessert depuis la gare ferroviaire pendant 10 ans jusqu'à l'ouverture du funiculaire. Le Splendide est l'un des 20 hôtels construits pour permettre d'accroître la capacité d'accueil de la ville.

 
L'hôtel Royal vu du lac.

Auguste Rodin réalise à la demande du Baron Vitta, habitant Évian, quatre œuvres pour la Villa La Sapinière : deux frontons en pierre au-dessus des portes, ainsi que deux splendides jardinières ornées de génies enfants[37].

L'architecte Hébrard dessine pour la société des Eaux minérales un des plus remarquables hôtels de l'époque, l'hôtel Royal ouvert en (1907). De nombreuses villas sont également construites et bordent le lac. Un théâtre et le casino (dessiné également par Hébrard) occupent les curistes et les écrivains de l'époque (Anna de Noailles, Frédéric Mistral, Marcel Proust). La ville gagne du terrain en aménageant un quai sur le lac. L'établissement thermal, enfin, est construit à proximité de la résidence des frères Lumière (1902), laquelle fut transformée en Hôtel de ville.

Entre-deux-guerresModifier

Une population touristique internationale fréquente Évian entre les deux guerres. De nombreuses têtes couronnées, des écrivains et personnes mondaines sont aperçues dans la ville (l’Aga Khan III, le maharadjah de Kapurthala, le président français Albert Lebrun…). Le Tour de France cycliste y fait également halte à plusieurs reprises, le premier départ en province de la Grande Boucle est donné à Évian (1926).

En 1929 la mairie décide de construire, en plein centre-ville, un gymnase et des bains-douches municipaux et gratuits pour la population avec piscine. Le bâtiment a été dessiné par l'architecte Henri Jacobi et inauguré en 1933. La salle en haut jouait le rôle de salle polyvalente et y accueillit de nombreuses réunions et festivités jusqu'en 1956 et l'inauguration du nouveau Palais des Congrès. Le bâtiment a été utilisé par le club de Gymnastique (1933-2015), de Judo (1965-1983) et de boxe. Le bâtiment a été démoli en dans le cadre du projet immobilier du Carré Saillet.

En juillet 1938, se tient à Évian une conférence initiée par le président américain Franklin Roosevelt pour traiter de la question de l'afflux de réfugiés, principalement juifs, fuyant le régime nazi en Allemagne et en Autriche récemment annexée. La conférence d'Évian réunit une trentaine de délégations internationales à l'hôtel Royal.

Seconde Guerre mondialeModifier

Le Splendide Hôtel est transformé en hôpital militaire par les Allemands.

Évian après la Seconde Guerre mondialeModifier

Après la guerre, l'activité hôtelière redevient florissante jusqu'en 1950, mais la Seconde Guerre mondiale a démodé le thermalisme et détourné de nombreux touristes vers d'autres destinations. Les hôtels sont transformés en résidences, la fréquentation baisse et la renommée s'estompe.

Le , les accords d'Évian, après des négociations dans ce lieu, ont été signés entre les représentants du Front de libération nationale algérien[38] et ceux du gouvernement français[39], préparant l'indépendance de l'Algérie. Cet événement permet à la station d'exister à nouveau, sous l'impulsion de Camille Blanc, maire de l'époque ; il est assassiné dans la nuit du 30 au 31 mars 1961, attentat attribué à l'OAS[40] qui faisait pression pour que les négociations entre les deux parties ne se déroulent pas à Évian.

Fin 1975, le Splendide Hôtel ferme définitivement ses portes après dix années de déficits. Squatté, le bâtiment dépérit et la Société des Eaux finit par le faire démolir en 1983. À sa place est aménagé un parc.

Évian-les-Bains a accueilli le sommet du G8, du 1er au .

Le , le ministre du Tourisme, Léon Bertrand, inaugure la partie congrès du palais Lumière.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[41]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793   Philippe de Blonay   Baron[41]
1811   Joseph Bugniet    [41]
1814   Louis François de Blonay   Baron[41]
1860 1869 Gaspard Folliet    
1869 1878[Note 5] Louis Joseph Ennemond de Blonay   Baron
1879 1881 Edouard Andrier   notaire
1882 1884 Eugène Briguet    
1884 1889 Albert Duplan    
1889 1892 Grivel François    
1892 1900 Charles Albert Besson    
1900 1908 Michel Richard    
1908 1910 Jean Giletto    
1910 1912 Grivel François    
1912 1916 Charles Clerc   notaire
1916 1919 Jacques Goy   faisant fonction
1919 1925 Jacques Goy    
1925 1929 Gustave Goy    
1929 1939 Paul Léger SFIO  
1939 1941 Jean Léger    
1941 1944 Pierre Baud    
1944 1945 Jean Léger    
1945 mars 1961
(décès)
Camille Blanc SFIO Hôtelier, assassiné par l'OAS[42]
mars 1961 mars 1971 Jean Combet SFIO puis PS
puis DVG
Ancien secrétaire général de mairie
Conseiller général du canton d'Évian-les-Bains (1964 → 1982)
mars 1971 mars 1977 Jacques Foch    
mars 1977 juin 1995 Henri Buet DVG Retraité de la police
juin 1995 26 octobre 2018
(décès)
Marc Francina UMP-LR Conseiller financier et bancaire retraité
Député de la 5e circonscription de la Haute-Savoie (2003 → 2017)
Conseiller général du canton d'Évian-les-Bains (1982 → 2003)
Président de la CC du Pays d'Évian (2005 → 2008)
10 novembre 2018[43] En cours Josiane Lei LR Infirmière
Conseillère départementale du canton d'Évian-les-Bains (depuis 2015)
Présidente de la CC du Pays d'Évian (depuis 2014)
Réélue pour le mandat 2020-2026[44]

Instances judiciaires et administrativesModifier

Politique environnementaleModifier

La ville participe au programme mondial Agenda 2030 qui fixe dix-sept objectifs de développement durable. Ainsi, Évian s'engage à déployer des panneaux solaires, créer un réseau de chaleur sur les Hauts d'Évian, améliorer la performance énergétique de l'éclairage public, garantir plus d'espaces naturels dans le nouveau P.L.U. ou encore développer la biodiversité.

JumelagesModifier

Au , les différents jumelages ou coopérations décentralisés de la ville sont[45] :

La commune a par ailleurs signé en 2000 un contrat de partenariat dans le domaine de la santé avec la commune russe d'Irkoutsk.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

Ses habitants sont les Évianaises et les Évianais[21].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].

En 2018, la commune comptait 9 100 habitants[Note 6], en augmentation de 4,9 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 6501 5231 5491 8322 0842 2102 2102 2402 450
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 4762 5532 9133 1492 7772 8313 1053 1123 271
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 1253 2353 6823 5023 5914 3535 1505 8636 026
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 - -
6 0186 8957 2737 7878 1428 9689 100--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Évolution de la pyramide des âges de la ville d’Évian-les-Bains, comparaison entre l’année 1999 et 1982[50] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d’individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
214 
75 à plus
467 
378 
60 à 74
532 
916 
40 à 59
941 
997 
20 à 39
1 043 
912 
0 à 19
878 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d’individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
138 
75 à plus
298 
328 
60 à 74
457 
634 
40 à 59
673 
970 
20 à 39
942 
818 
0 à 19
782 

Le nombre total de ménages à Évian-les-Bains est de 3 248. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d’individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d’autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages
Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Évian-les-Bains 37,7 % 30,1 % 14,9 % 12,6 % 3,5 % 1,3 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[51]

EnseignementModifier

  • École de la Détanche.
  • École des Hauts-d’Évian.
  • École du Centre.
  • École du Mur-Blanc.
  • Établissement privé Saint-Bruno.
  • Collège public Les-Rives-du-Léman.
  • Collège privé Saint-Bruno.
  • Lycée Anna-de-Noailles (en)

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Jazz à La Grange, festival de jazz se tenant à La Grange au Lac en décembre ;
  • Festival des Musiques et Instruments rares ayant lieu tous les deux ans ;
  • Fête de la Musique le ;
  • Rencontres musicales d'Évian, festival international de musique classique, se tenant à La Grange au Lac en juillet ;
  • L'Académie musicale d'Évian et son Festival (juillet) ;
  • Feux d’artifice, le (fête nationale) et le (libération d’Évian) ;
  • Scènes estivales (Théâtres et concerts) (août) ;
  • Rallye Famille (août);
  • Evian Tattoo Show, tatoueurs venus du monde entier (octobre);
  • Expositions temporaires au palais Lumière, toute l’année ;
  • Le Fabuleux Village ou La légende des flottins (manifestation hivernale de mise en scène de contes par des sculptures en bois).
  • Marathon du piano, marathon des pianistes & des pâtissiers, de grands chefs pâtissiers réalisent une recette illustrée par des moments musicaux au piano[52].

SantéModifier

Sports et loisirsModifier

  • Grand Prix du championnat du mode de F1 motonautisme 2016, 2017, 2018, 2019[53]
  • Sur le parcours de golf Evian Resort Golf Club le tournoi de golf féminin Evian Masters qui débute en 1994, a laissé place au 5e Major de golf féminin en 2013 The Evian Championship. Ce tournoi fait partie du Grand Chelem du LPGA Tour.
  • Le club d’aviron fut connu par Samuel Barathay (champion du monde senior en 1993 en deux de couple associé à Yves Lamarque).
  • Club subaquatique d'Évian, créé en 1966[54]
  • Durant l'Euro 2016, la ville a accueilli Équipe d'Allemagne de football
  • Coupe des Alpes: 200 voitures de rallye des années 1950 à 80 partent d'Evian pour rejoindre la Méditerranée.
  • Bureau des guides d'Evian Alp'Evianature regroupant 11 professionnels avec le brevet d'état d'accompagnateur en montagne: randonnée à thème, balade en raquettes, soirées fondue, VTT, randonnée adaptée handisport, marche nordique, découverte de la faune et de la flore, kayak, patrimoine, Géopark, astronomie, yoga, plantes culinaires, parcours d'orientation, contes et légendes...
  • Promenade, baignade, pique-nique dans le parc Dollfus; promenade, roller, vélo, trottinette, aires de jeux pour enfants, sur les quais.
  • Randonnées équestres au Manège Equi'libre Evian: école d'équitation, balades, chevaux en pension, poney-club, jeux équestres et stages.
  • Piscine, plages, thermes, ski nautique, aviron, canoë-kayak, voile, paddle, pédalo, mini-golf, skateparc, MJC, casino, cinéma, médiathèque, marchés, croisières, locations de bateaux au port de commerce, port de plaisance d'Evian.

MédiasModifier

Radios et télévisionsModifier

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, La Radio Plus et depuis 2015 la web radio Thonon Alpes Radio. Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazinesModifier

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Chablais, le Courrier savoyard.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 556 [55].

EmploiModifier

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s'élève à 12,3 %[56], avec un nombre total de 423 chômeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 86 % ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 47,4 % d'actifs contre 18,2 % de retraités dont le nombre est égal à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 22,5 % de jeunes scolarisés et 11,9 % de personnes sans activité[56].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Évian-les-Bains 0,5 % 7,2 % 10,3 % 18,5 % 37 % 26,5 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[57]

Entreprises de l'agglomérationModifier

  • L'usine d'embouteillage, située en réalité dans le village voisin d'Amphion-les-Bains, est la plus grande du monde avec 5 millions d'unités par jour. Elle peut être visitée, ce qui constitue pour la ville un tourisme industriel.
  • Le thermalisme : Évian, dont l'usine d'embouteillage a fait la renommée auprès du grand public, montre la double apparence d'une ville de cure traditionnelle (on y traite les problèmes d'urologie) et d'une station dynamique : elle joue la carte familiale avec un forfait « maman-bébé-équilibre » pour toutes les nouvelles mères de famille.
  • Évian (eau minérale)
  • Le casino d'Évian est classé 15e casino français en 2010[58].

CommerceModifier

TourismeModifier

La commune est l'une des 48 du département à recevoir le label officiel de « commune touristique » mais aussi celui de « station classée de tourisme »[59].

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 10 506 lits touristiques répartis dans 1 548 structures[Note 7]. Les hébergements se répartissent comme suit : 132 meublés ; 2 résidences de tourisme ; 14 hôtels ; 2 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse et trois chambres d'hôtes[60].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

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Patrimoine naturelModifier

En 1992 a été créée l’Association de protection de l’impluvium des eaux minérales d’Évian (APIEME), financée au tiers par les communes d’Évian-les-Bains, Publier, Neuvecelle et Maxilly, et aux deux tiers par la Société anonyme des eaux minérale d'Évian ; elle a pour objectif de protéger l’impluvium d’Évian (35 km2 de superficie), c’est-à-dire la partie du plateau de Gavot où tombent les eaux avant de se filtrer. Elle encourage notamment une agriculture biologique ou ne risquant pas de mettre en péril la qualité des eaux de ruissellement et d’alimentation du champ captant.

En , l’ensemble des 70 zones humides (de 1 à 24 hectares) du plateau de Gavot a été inscrit à la liste des zones humides d’importance internationale établie par la convention de Ramsar.

Espaces vertsModifier

PromenadesModifier

  • La promenade aménagée, et le port de plaisance.
  • La buvette de la source Cachat.

Livres et filmsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Évian-les-Bains.
  • Professeur Léon Binet, auteur d’Évian lieu de santé (éditions Plon, 1966).
  • Camille Blanc, maire d'Evian, ancien résistant, membre de la SFIO, pacifiste, victime d'un attentat commandité par l'OAS pour son engagement favorable à la paix et l'indépendance de l'Algérie (les accords d'Evian).
  • Bernard Cahier (né en 1927 à Marseille, mort le à Évian) était un journaliste et photographe français. Figure du paddock de la Formule 1 des années 1950, 1960 et 1970, ses clichés illustrent la plupart des ouvrages de référence sur l'histoire de la discipline.
  • Pierre Louis Dupas, né à Évian le , général de division, comte de l'Empire, décédé le à Ferney.
  • Johann Durand, gardien de but de l'E.T.G F.C.
  • Anna de Noailles, femme de lettres, poétesse.
  • André Simon, pilote de voiture de course français.
  • Jean Galland, acteur, y est décédé le .
  • Antoine Riboud, ancien PDG du groupe BSN-Danone.
  • Peggy Bouchet, née à Evian, première femme à traverser l'Atlantique à la rame, auteure de Ma victoire sur l'Atlantique (éditions le Cherche midi, 2000) et Oser toujours, Céder Parfois, Renoncer Jamais (éditions Chêne, 2015).
  • Virginie Caliari actrice 'Section de recherche'
  • Jade Grillet-Aubert, née à Evian en 1997, skieuse alpine et skieuse acrobatique (skicross)
  • Peter Cerutti, biochimiste et artiste peintre.

HéraldiqueModifier

Les armes d'Évian-les-Bains se blasonnent ainsi : D'azur à une truite d'argent engoulant par le milieu du corps un gardon du même, au chef cousu de Savoie (de gueules à la croix d'argent)[65] ou D’azur à la truite d’argent posée en fasce engoulant par le milieu un petit poisson du même ; au chef cousu de gueules à la croix d’argent[66].

On sait très peu de chose sur ce blason. L'ancien blason de la ville représentait, sous la couronne ducale, une croix de Savoie accompagnant un poisson portant en travers dans sa gueule un petit poisson perpendiculaire. Les armes sont déjà présentes dans l'Armorial de Vanhelmont (vers 1772)[66]. La présence du poisson doit être lié au lac « et l’importance de la pêche dans la vie économique aux époques médiévales et modernes »[66].

La devise de la ville était Deo et duci fidelis perpetuo (en français : « À Dieu et au duc fidélité perpétuelle »). Néanmoins, une devise populaire de la ville est inspirée des poissons présents sur le blason : « sur terre comme dans les eaux, les petits sont mangés par les gros ; mais à Évian, les petits se mettent en travers »[66]. L'emblème de la ville d'Évian a néanmoins été changé en 2001 et réactualisé en 2018[67] et représente désormais une femme nue, inspirée d'un tableau, dans la veine des nus bleus d’Henri Matisse, que le peintre Daniel Dodet a offert à la ville après une exposition au palais des Festivités.
Certains ont voulu voir un rémora dans le gros poisson et une représentation métaphorique en raison d'une ancienne devise UTINAM REMORA ! (Puissé-je être le rémora !). Or le rémora, poisson anciennement mal connu avait surtout la réputation d'obstacle (selon le sens également du latin remora) (cf la maxime de La Rochefoucauld concernant la paresse : « C'est la rémore qui force d'arrêter les plus grands vaisseaux ») et donc sur le blason, s'il y a rémora, ce n'est certainement pas ce gros qui ne freine rien, mais plutôt le petit qui lui fait obstacle, en accord avec la phrase citée ci-dessus.

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[32],[33].
  5. Décédé le à Maxilly
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  7. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[60].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Site annuaiare mairie, page sur la distance des grandes villes avec Thonon-les-Bains
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Ministère de l'Agriculture et de la Forêt - Direction de l'espace rural et de la forêt, « Section « 1.2.2. - Climat » » [PDF], Département de la Haute-Savoie - Résultats du deuxième inventaire forestier (tome 1), sur le site du Service de l’inventaire forestier et statistique - Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) - inventaire-forestier.ign.fr, (consulté le ), p. 4.
  4. « Transports en commun », sur https://www.cc-peva.fr/.
  5. Ne pas confondre avec la Savoie de la CGN.
  6. « Via Rhona », sur https://www.cc-peva.fr/.
  7. « Horaires adaptés », sur Léman Express (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Thonon-les-Bains », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Lausanne (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  17. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. a b c et d Données INSEE compulsées par le JDN - Évian-les-Bains
  21. a et b « Evian-les-Bains », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le ), Ressources - Les communes.
  22. a b c d e et f Henry Suter, « Evian-les-Bains », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
  23. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 278a.
  24. ibidem
  25. Site du CNRTL : étymologie de eau
  26. Site du CNRTL : étymologie de évier
  27. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 17
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  28. Epaone serait l'ancienne cité d'Evian
  29. Pierre Barthélémy, « Des chercheurs reconstituent le tsunami du lac Léman de l'an 563 », sur Le Monde, (consulté le ).
  30. (en) Katrina Kremer, Guy Simpson et Stéphanie Girardclos, « Giant Lake Geneva tsunami in AD 563 », Nature Geoscience, vol. 5,‎ , p. 756-757 (DOI 10.1038/ngeo1618).
  31. a b c et d Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-600-04503-2, lire en ligne), p. 128-131, « Évian-les-Bains ».
  32. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98.
  33. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 163.
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  35. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 167.
  36. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
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  40. la rédaction du DL, « c'était le 31 mars 1961 / Il y a 50 ans, le maire d’Evian était victime de l’OAS », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  47. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
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  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  50. Recensement de l’Insee en 1999 - Population totale par sexe et âge
  51. Données démographiques cités par le l’JDN
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  53. « Grand Prix du championnat du mode de F1 motonautisme à Evian », sur Bateaux.com (consulté le ).
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  60. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en ) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  61. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-84265-326-2), p. 74-77.
  62. « Église », notice no PA00118394, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « Rostropovitch à Évian », L'Express,‎ (Article en ligne, consultez en ligne le 11 septembre 2012).
  64. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  65. Armorial d'Évian-les-Bains sur armorialdefrance.fr.
  66. a b c et d Exposition « D'or, de gueules et d'argent, les armoiries communales en Haute-Savoie », présentation sur le portail des Archives départementales de la Haute-Savoie - archives.hautesavoie.fr, diapo n°7, 2016.
  67. source Cité d'Evian

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier