Les peuples dans la péninsule italienne au début de l'âge du fer :

Les Ligures, (un terme plus ancien parfois employé est « Liguriens »), étaient, selon toute vraisemblance, un peuple indo-européen[réf. nécessaire], et plus précisément, un peuple appartenant à la branche italo-celtique[réf. nécessaire], dont le territoire comprenait avant l'expansion romaine l'actuelle Ligurie italienne et l'actuelle Provence. Ce peuple n'a quasiment pas laissé d'écrits, ce qui rend difficile son affiliation.

Les langues de la péninsule italienne au IIIe siècle av. J.-C.. En rose, les langues d'origines non-indo-européennes.
La zone N4 correspondant au groupe ethno-culturel ligure. Celle-ci est comprise entre les fleuves du Var ( ou de la Siagne) à l'Ouest, du au Nord, et de la Magra à l'Est.
La Ligurie romaine, comprise entre les fleuves du Var à l'Ouest, du au Nord, et de la Magra à l'Est

Origine du nomModifier

Les Ligures sont nommés Λιγυες Ligyes en grec et Ligures (issu de *Liguses) en latin[1]. Le mot Ligure est probablement d'origine grecque[2]. Certains historiens du XXe siècle y ont vu la transposition du nom d'un peuple d'Asie. Nino Lamboglia a fait l'hypothèse de l'existence d'une racine indigène liga, signifiant « marais ». Camille Jullian, Pascal Arnaud et Dominique Garcia ont quant à eux suggéré que le mot était issu du grec lygies, qui signifierait « haut perché ». Ligures signifierait alors « les braillards »[2]. Une autre explication est que le terme viendrait de la façon dont ils situaient leurs village au sommet de collines dominant une plaine environnante, il reste de nombreux « villages perchés » de ce type dans tout le sud-est de la France, comme : Bormes-les-Mimosas, associé à la tribu ligure des Bormanni, Cogolin, Ramatuelle. D'après Plutarque, ils se nommaient eux-mêmes Ambrōnes tout comme un autre peuple originaire du nord de l'Europe auquel ils se sont confrontés au côté de Marius[3],[4]. Cet ethnonyme serait lié à un mot signifiant « eau » et la racine *amb signifierait « de part et d'autre » (d'une rivière ou de deux nations). Les Ambrons sont un peuple celte qui apparaît assez tôt dans la plaine du Pô. Ils fusionneront progressivement avec les populations Ligures autochtones. C'est sans doute ce qui explique l'association entre les Ligures du nord de l'Italie et les Ambrons de la plaine du Pô. D'autres Ambrons celtes venus du centre de l'Europe avec les Cimbres et les Teutons figureront parmi les envahisseurs Celtes et Germains du Ier siècle av. J.-C. vaincus par Marius; tandis que les Ambrons déjà installés dans le nord de l'Italie figuraient parmi les mercenaires celtes recrutés par Rome.

Zone géographique de l'ancienne LigurieModifier

 
La Ligurie romaine entre les fleuves du , du Var et de la Magra. Ce qui correspond aux écris de Strabon, localisée dans le nord de l'Italie, à l'intérieur de l'arc alpin, dans le sud des Alpes et les Apennins.

La géographie de Strabon, issu du livre 2, chapitre 5, section 28 :

« Les Alpes sont habitées par de nombreuses nations, mais toutes Keltic à l'exception des Ligures, et ceux-ci, bien que d'une race différente, leur ressemblent étroitement dans leur mode de vie. Ils (les ligures) habitent cette partie des Alpes qui est à côté des Apennins, et aussi une partie des Apennins eux-mêmes. Cette dernière crête montagneuse traverse toute la longueur de l'Italie du nord au sud et se termine au détroit de Sicile[5]. »

— Strabon (Ier siècle av. J.-C.).

Cette zone correspond donc à l'actuelle région de Ligurie ainsi qu'à l'ancien comté de Nice qui pourrait, quant à lui, s'apparenter aujourd'hui aux Alpes Maritimes.

HistoriqueModifier

Le poète provençal Frédéric Mistral donne la définition suivante des Ligures : « Dans le VIe siècle av. J.-C., le littoral du Midi était habité par la race ligure : les Ibéro-Ligures tenaient la côte des Pyrénées au Rhône, les Ligures, du Rhône aux Alpes, et les Ligures proprement dits, des Alpes à l'Arno. ». Il explique également, selon les sources de la fin du XIXe siècle, que les Ligures forment un « ancien peuple qui, chassé de l'Espagne par les Celtes vers 1500 avant Jésus-Christ, s'établit en Provence et dans la Gaule cisalpine. »[6].

En l'absence de tradition écrite dans leur culture, les seules connaissances que l'on possède sur les Ligures et leur présence ne sont attestées que par les sources grecques et latines ; sources étayées et confortées au moyen de l'archéologie. Les Ligures étaient un peuple alpin dont le domaine de présence attestée s'étendait approximativement sur les actuelles régions des Provence-Alpes-Côte d'Azur, du Piémont et de la Ligurie.

Encore aujourd'hui, la langue ligure ancienne est sujette à discussion et des traces supposées par le biais de la toponymie, de l'hydronymie, l'ethnonymie et de l'anthroponymie, sont toujours à l'étude.

Proto-histoire du territoire des LiguresModifier

 
Houes de bois de la culture de Polada

La culture de Polada (localité près de Brescia, Lombardie) était un horizon culturel étendu dans la vallée du , de l'est de la Lombardie et de la Vénétie à l'Émilie et la Romagne, formé dans la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. peut-être pour l'arrivée de nouvelles personnes des régions transalpines de la Suisse et du sud de l'Allemagne actuelles[7]. Ses influences se retrouvent également dans les cultures du début de l'âge du bronze de la Ligurie, de la Corse, de la Sardaigne (culture de Bonnanaro) et du sud de la France. Il y a quelques points communs avec la culture campaniforme précédent, notamment l'utilisation de l'arc et une certaine maîtrise de la métallurgie[8]. En dehors de cela, la culture de Polada ne correspond pas à la culture campaniforme ni à celle de Remedello qui la précède.

Les outils et les armes en bronze présentent des similitudes avec ceux de la culture d'Unétice et d'autres groupes au nord des Alpes. Selon Bernard Sergent, les origines de la langue ligure, selon lui liée aux familles des langues celtiques et italiques, seraient à rechercher dans la culture de Polada et dans celle du Rhône au début de l'âge du bronze, émanations méridionales de la culture d'Unétice.

La vallée du Pô aurait été habitée par des Ligures (vers 2000 avant JC), qui non seulement apparaissent dans les légendes de la vallée du Pô, mais auraient laissé des traces (linguistiques et artisanales) trouvées dans l'archéologie également dans la zone proche de la côte nord de l'Adriatique[9]. Les Liguriens sont réputés avoir formé les premiers villages de la vallée du Pô du faciès des habitations sur pilotis et des barrages[10], une société qui a suivi la culture de Polada, et qui convient bien à l'âge du bronze moyen et tardif.

 
Établissements d'habitations sur pilotis préhistoriques dans le nord de l'Italie

L'ancien nom du fleuve Pô (Padus en latin) a été segmenté en Bod-encus ou Bod-incus, le suffixe étant caractéristique de l'ancienne langue ligure[11]. Le mot Bodincus apparaît dans le nom de lieu Bodincomagus, une ville ligure sur la rive droite du Pô en aval de Turin d'aujourd'hui[12] .

Selon une légende, Brescia et Barra (Bergame) sont fondées par Cydno, l'ancêtre des Ligures, à une époque qu'on peut estimer à la fin de l'âge du bronze[13]. Ce mythe semble avoir un grain de vérité, car de récentes fouilles archéologiques ont mis au jour les restes d'une colonie datant de 1200 av. J.-C. que les érudits présument avoir été construits et habités par des Ligures[14],[15]. D'autres érudits attribuent la fondation de Bergame et de Brescia aux Étrusques[16].

Avec le faciès des habitations sur pilotis et des barrages, la continuité de la culture de Polada précédente de l'âge du bronze ancien semble ininterrompue. Les villages, comme dans la phase précédente, sont sur pilotis et concentrés dans le bassin du lac de Garde. Dans les plaines apparaissent plutôt des villages avec des digues et des fossés.

Les colonies étaient généralement constituées de maisons sur pilotis ; l'économie était caractérisée par des activités agricoles et pastorales, la chasse et la pêche étaient également pratiquées ainsi que la métallurgie du cuivre et du bronze (haches, poignards, épingles etc.). La poterie était grossière et noirâtre[17].

La métallurgie du bronze (armes, outils, etc.) était bien développée parmi ces populations. Quant aux coutumes funéraires, crémation et inhumation étaient pratiquées.

La fondation de MassaliaModifier

 
Drachme massilien

Entre le Xe et le IVe siècle av. J.-C., les Ligures sont présents en Provence autour de ce qui deviendra le site de la Marseille antique (Massalia ou Massilia). Selon Strabon, les Liguriens, vivant à proximité de nombreuses tribus de montagnards celtiques, étaient un peuple différent (ἑτεροεθνεῖς) mais « étaient similaires aux Celtes dans leurs modes de vie »[5].

 
Localisation approximative des Ligures au IIIe siècle av. J.-C.. Le territoire ligure a déjà largement régressé par rapport à l'époque néolithique

Massalia, dont le nom a probablement été adapté d'un nom ligure existant[18] été la première colonie grecque en France. Il a été créé au sein de Marseille moderne vers 600 BC par des colons venant de Phocée (aujourd'hui Foça, dans la Turquie moderne) sur la côte égéenne de l'Asie Mineure. La connexion entre Massalia et les Phocéens est mentionnée dans la guerre du Péloponnèse de Thucydide[19] qui note que le projet phocéen a été combattu par les Carthaginois, dont la flotte a été vaincue.

La fondation de Massalia a été racontée sous la forme d'une légende. Un nommé Protis ou Euxenès, originaire de Phocée, en recherchant un nouvel avant-poste commercial ou emporion pour faire fortune, découvrit la crique méditerranéenne du Lacydon (qui deviendra le "Vieux-Port"), alimentée par un ruisseau d'eau douce et protégée par deux promontoires rocheux[20]. Protis fut invité à l'intérieur des terres, à un banquet organisé par Nannu, le chef de la tribu ligure locale de Segobrigi, pour des prétendants cherchant la main de sa fille Gyptis en mariage. À la fin du banquet, Gyptis présenta la coupe de vin cérémonielle à Protis, indiquant son choix sans équivoque. Après leur mariage, ils déménagèrent sur la colline juste au nord du Lacydon ; et de ce règlement a grandi Massalia[20]. Graham Robb donne plus de poids à l'histoire de Gyptis, bien qu'il note que la tradition était d'offrir de l'eau, pas du vin, pour signaler le choix d'un partenaire de mariage[21]. Plus tard, les indigènes formèrent un complot pour détruire la nouvelle colonie, mais le plan fut divulgué et Conran, roi des autochtones, fut tué dans la bataille qui suivit[20]. Les Grecs avaient probablement exprimé leur intention d'étendre le territoire de la colonie, et c'est pourquoi Conran (le fils de Nannu), tenta de la détruire. Cependant, la résistance des Liguriens eut pour effet de réduire les prétentions des Grecs qui renoncèrent à l'expansion territoriale. Les Massaliotes recentrèrent leur activité sur le développement du commerce, d'abord avec les Liguriens, puis avec les Gaulois, jusqu'à ce que Massalia devienne le port le plus important de la Gaule.

L'arrivée et la fusion avec les CeltesModifier

 
La Ligurie à l'époque de l'Italie romaine, Regio IX Liguria.

Entre le VIIIe et le Ve siècle avant JC, des tribus de peuples celtiques, venant probablement d'Europe centrale, ont également commencé à s'installer en Provence. Ils avaient des armes en fer, ce qui leur a permis de vaincre facilement les tribus locales, qui étaient encore armées d'armes en bronze.

Les Liguriens et les Celtes nouvellement arrivés se sont répandus dans toute la région, partageant le territoire de la Provence moderne, les Celtes et les Liguriens ont ensuite commencé à se mélanger entre eux et à former une culture celto-ligure, avec de nombreuses tribus. Chaque tribu dans sa propre vallée alpine ou règlement le long d'une rivière, chacune avec son propre roi et sa dynastie. De ces nombreuses tribus celto-liguriennes, les Salluvi se sont installés au nord de Massalia, dans la région d'Aix-en-Provence tandis que Caturiges, Tricastins et Cavares se sont installés à l'ouest de la Durance[22]. Ils ont construit des forts et des colonies au sommet d'une colline, plus tard sous le nom latin d' oppida . Aujourd'hui, les traces 165 oppida se trouvent dans le Var, et autant que 285 dans les Alpes-Maritimes[22].

Ils adoraient divers aspects de la nature, établissant des bois sacrés à Sainte-Baume et à Gémenos et des sources de guérison à Glanum et Vernègues. Plus tard, aux Ve et IVe siècles av. J.-C., les différentes tribus ont formé des confédérations; les Voconces dans le domaine de l' Isère au Vaucluse ; les Cavares dans le Comtat; et les Salyens, du Rhône au Var. Les tribus ont commencé à échanger leurs produits locaux, fer, argent, albâtre, marbre, or, résine, cire, miel et fromage; avec leurs voisins, d'abord par des routes commerciales le long du Rhône, puis des commerçants étrusques ont visité la côte. Des amphores étrusques des 7e et 6e siècles avant JC ont été trouvées à Marseille, Cassis et dans les oppida perchées de la région[22].

Entre Celtes et ÉtrusquesModifier

La fusion celto-ligure dans les Alpes occidentales et la vallée du PôModifier

À partir du XIIe siècle av. J.-C., de l'union des cultures précédentes de Polada et de Canegrate, c'est-à-dire de l'union des populations liguriennes préexistantes avec l'arrivée des populations celtiques, en même temps que la naissance de la culture de Hallstatt au centre L'Europe et la culture Villanova dans le centre de l'Italie, une nouvelle civilisation s'est développée que les archéologues appellent Golasecca, du nom du lieu où les premières découvertes ont été trouvées.

Les peuples de la culture de Golasecca habitaient un territoire d'environ 20 000 km2, du bassin versant alpin au Pô, de la Valsesia au Serio, gravitant autour de trois centres principaux: la zone de Sesto Calende, Bellinzone, mais surtout le centre proto-urbain de Côme.

Avec l'arrivée de populations gauloises d'outre-Alpes, au IVe siècle av. J.-C., cette civilisation celto-ligure déclina et prit fin.

L'expansion étrusque dans la plaine du Pô et l'invasion des Gaulois ont confiné les Liguriens entre les Alpes et les Apennins, où ils ont offert une telle résistance à la pénétration romaine qu'ils ont acquis une réputation auprès des anciens pour leur férocité primitive.

En regardant le nord-ouest de l'Italie jusqu'au fleuve Pô, alors que dans la Lombardie moderne et le Piémont oriental, la culture de Golasecca a émergé, dans la partie la plus occidentale il y a 2 principaux groupes tribaux: les Taurins dans la région de Turin et les Salasses dans l' Ivrée et la Vallée d'Aoste .

Au VIIe siècle av. J.-C., en plus des Grecs, les Étrusques ont également commencé à progresser dans le nord de la mer Tyrrhénienne, jusqu'à ce qu'on appelle maintenant la mer Ligure.

Bien qu'ils aient eu des échanges commerciaux intenses, ils étaient des concurrents des Grecs, avec lesquels ils se heurtaient souvent. À partir de , la présence étrusque dans la vallée du Pô a connu une nouvelle expansion du scénario après la bataille d'Alalia, entraînant une limitation progressive des mouvements étrusques dans la haute mer Tyrrhénienne[23] . L'expansion au nord des Apennins est caractérisée par ce moment comme visant à identifier et contrôler de nouvelles routes commerciales

Leur politique expansionniste est différente de celle des Grecs: leur expansion se fait principalement par voie terrestre, essayant progressivement d'occuper les zones qui les bordent. Même s'ils étaient de bons marins, ils n'ont pas trouvé de colonies lointaines, mais à tout le moins des emporiums destinés à soutenir le commerce avec les populations locales. Cela a créé une ambivalence dans les relations avec les Ligures; d'une part, ils étaient d'excellents partenaires commerciaux pour tous les emporiums côtiers, d'autre part, leur politique expansionniste les a amenés à faire pression sur les populations ligures installées au nord du fleuve Arno, les faisant reculer dans les zones montagneuses du nord des Apennins .

Même dans ce cas, l'opposition ligure empêcha les Étrusques d'aller plus loin; en effet, bien que traditionnellement la rivière Magra soit considérée comme la frontière entre les régions ligure et étrusque, il est attesté que les colonies étrusques au nord de l'Arno (par exemple Pise) ont été périodiquement attaquées et pillées par les tribus ligures des montagnes.

Comme déjà mentionné, l'hostilité aux frontières n'a pas empêché une relation commerciale intense, comme en témoigne la grande quantité de céramiques étrusques trouvées dans les sites ligures. De cette période est la fondation de l'oppida de Genua (aujourd'hui Gênes, environ , le noyau urbain du Castello (peut-être un ancien oppidum ligure) a commencé[24], pour un commerce florissant, pour s'étendre vers le Prè d'aujourd'hui (la zone de prairies) et le Rivo Torbido. Certains érudits pensent que Gênes était un emporium étrusque et que ce n'est que plus tard que la tribu ligure locale prit le contrôle (ou fusionna avec les Étrusques)[25].

Dès le début du Ve siècle av. J.-C., la puissance étrusque commença à décliner: attaquée au nord par les Gaulois, au sud par les Grecs et avec les révoltes des villes contrôlées (ex. Rome), la présence étrusque parmi les Ligures diminue, intensifiant l'influence gauloise.

À partir de ce moment, Gênes, habitée par les Genuati ligures, était considérée par les Grecs, compte tenu de son fort caractère commercial, comme l'emporium des Ligures: bois pour la construction navale, bétail, cuir, miel, textiles faisaient partie des produits ligures d'échange commercial.

Les Ligures dans les sources antiquesModifier

Un fragment d'un texte des Catalogues d'Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.), cité par Strabon[26], cite les Ligures parmi les trois grands peuples barbares, aux côtés des Éthiopiens et des Scythes, alors que quelques siècles plus tard Éphore de Cumes remplacera les Ligures par les Celtes aux côtés des Scythes, des Éthiopiens et des Indiens. L'interprétation la plus fréquente de ce texte est que les Ligures dominaient alors l'extrémité occidentale du monde connu des Grecs. Ce fragment a été considéré comme valable par Henri d'Arbois de Jubainville, Camille Jullian ou plus récemment par Guy Barruol, Giovanni Colonna ou Filippo Maria Gambari. Cependant, il est aujourd'hui souvent considéré comme non authentique, à la suite de la découverte d'un papyrus égyptien du IIIe siècle citant les Libyens à la place des Ligures. On considère parfois aussi que c'est le papyrus qui contient une erreur de transcription[27].

Avienus, dans sa traduction en latin d'un vieux récit de voyage, probablement marseillais, qu'on peut dater de la fin du VIe siècle av. J.-C., indique que les Ligures se seraient jadis étendus jusqu'à la mer du Nord, avant d'être repoussés (ou dominés et assimilés) par les Celtes jusqu'aux Alpes. Avienus situe également Agde à la limite du territoire de Ligures et de celui des Ibères[28].

D'après des fragments cités par Étienne de Byzance, Hécatée de Milet dans son Europe présentait à la fin du VIe siècle av. J.-C. Marseille comme une ville de Ligystique et les Élisyques comme une tribu ligure[27].

Le Périple de Pseudo-Scylax (écrit entre la fin du VIe et le IVe siècle av. J.-C.) donne les indications suivantes : « 3. Ligures et Ibères. Après les Ibères, habitent les Ligures et les Ibères mêlés jusqu’au Rhône. La navigation le long des Ligures depuis Emporion jusqu’au Rhône est de deux jours et une nuit. 4. Ligures. Au-delà du Rhône suivent les Ligures jusqu’à Antion. Dans cette région se trouve la ville grecque de Massalia avec son port[27]. »

Le Pseudo-Scymnos, basé sur des sources du IVe siècle av. J.-C., décrit la Ligurie comme une région côtière entre Emporion et la zone de peuplement des Tyrrhènes. Il affirme aussi que les Celtes sont le plus grand peuple d'Occident[29].

Dans Phèdre, Platon mentionne ce peuple: " Venez, vous, Muses à la voix légère, que vous deviez ce surnom à la nature de votre chant ou bien au peuple musicien des Ligures."

Aristote (IVe siècle av. J.-C.) situe toujours dans ses Météorologiques la perte du Rhône, près de Bellegarde-sur-Valserine, en Ligurie. Selon Hérodote, les Ligures bordaient la Méditerranée occidentale.

Les Ligures sont localisés par les auteurs latins dans les Alpes maritimes et la région de la Ligurie en Italie, qui autrefois ne formait qu'une seule entité, la Ligurie antique. Ils attestent également qu'ils auraient jadis occupé un territoire beaucoup plus grand : en Italie (Piémont, Toscane, Ombrie, Latium et jusqu'en Sicile sous le nom de Sicules[30]), vers l'ouest (dans le Languedoc, le Massif central, voire dans la péninsule Ibérique)[1].

Rome entre en contact hostile avec les Ligures après la première guerre punique et dès son implantation en Gaule cisalpine. L'historien romain Florus décrit ainsi le peuple que combattent les Romains lors de la guerre des Ligures (239-173 av. J.-C.) : « Les Ligures, retranchés au fond des Alpes, entre le Var et la Magra, et cachés au milieu de buissons sauvages, étaient plus difficiles à trouver qu’à vaincre. En sécurité dans leurs retraites et par la promptitude à fuir, cette race infatigable et agile, se livrait à l’occasion plutôt au brigandage qu’à la guerre. Salyens, Décéates, Oxybiens, Euburiates, Ingaunes, tous surent éluder longtemps et souvent la rencontre de nos armées ; enfin, Fulvius entoura leurs repaires d’un vaste incendie ; Baebius les fit descendre dans la plaine, et Postumius les désarma totalement si bien qu’à peine leur laissa-t-il du fer pour cultiver la terre »[31]. Tite-Live rapporte que vers -189, les Ligures infligent un revers militaire à la légion romaine de Lucius Baebius Dives se rendant en Hispanie[32].

Les Ligures Ingauni avaient pour capitale Albium Ingaunum, aujourd'hui Albenga. Vaincus par Appius Claudius Pulcher en -185, ils reprirent les armes contre Paule Émile en -181, mais furent réduits l'année suivante[33].

Salluste et Plutarque nous rapportent que pendant la guerre de Jugurtha (de 112 à 105 av. J.-C.)[34] et la guerre des Cimbres (de 104 à 101 av. J.-C.)[4] les Ligures servirent de troupes auxiliaires dans l'armée romaine. Au cours de ce dernier conflit, ils jouèrent un rôle important lors de la bataille d'Aix.

Jules César cite dans la Guerre des Gaules les Centrons, les Graiocèles, les Caturiges, qui tentèrent en 58 av. J.-C. de s'opposer à son passage entre Océlum en Gaule cisalpine et le territoire des Voconces[35]. Pline l'Ancien (Ier siècle) les décrit ainsi : « au-delà des Alpes [c'est-à-dire du côté français], les Salluviens, les Déciates, les Oxubiens ; en deçà des Alpes [côté italien], les Vénènes, les Vagiennes descendants des Caturiges ; les Statyelles, les Vibelles, les Magelles, les Euburiates, les Casmonates, les Véliates, et ceux dont nous nommerons toutes les villes en parlant du rivage suivant ; le fleuve Rutuba ; la ville Albium Intémelium, le fleuve Mérula ; la ville Albium Ingaunum ; le port Vadum Sabatium ; le fleuve Porcifera, Gênes ; le fleuve Feritor, le port du Dauphin ; Tigullia ; dans l'intérieur : Segestia des Tigullins ; le fleuve Magra, limite de la Ligurie ; [...][36]». Parmi ces peuples, certains comme les Voconces (région de Vaison-la-Romaine) sont gaulois. Le nom des Caturiges (région de Chorges, près de Gap) est clairement de langue celtique (catu-rix = "rois du combat")[37]. Il est donc difficile d'affecter tel ou tel peuple au groupe ligure.

Sénèque (Ier siècle) et Solin mentionnent que les habitants de la Corse sont ligures[38].

Eudoxe de Rhodes, Philon de Byblos (Ier siècle) et Étienne de Byzance (VIe siècle) situent la colonie grecque d'Agde en Ligurie[28].

LangueModifier

Nous ne possédons aucun texte en langue ligure. On ne connaît cette langue que par quelques noms propres (ethnonymes, toponymes, anthroponymes) et quelques termes cités dans les textes antiques. Ainsi, Hérodote signale que le mot sigynna aurait signifié « marchand »[39]. Selon Pline l'Ancien, les Ligures appelaient le Bodincus, ce qui signifierait « sans fond »[40], et le seigle était nommé asia dans la langue de Taurini[41].

Le ligure a des affinités phonétiques à la fois avec le groupe italique. Certains ethnonymes ligures n'ont cependant pas d'étymologie indo-européenne[42].

Pendant longtemps les historiens ont tout fait pour trouver des rattachements entre les Ligures et les Celtes. Le ligure était généralement considéré comme une langue indo-européenne. Le pionnier de cette théorie est l'historien et celtologue Henri d'Arbois de Jubainville. Certains auteurs (Benvenuto Terracini, Paul Kretschmer, Hans Krahe), pour expliquer la présence d'ethnonymes non indo-européens, ont fait l'hypothèse qu'un peuple indo-européen aurait imposé sa domination à des populations pré-indo-européennes. Bernard Sergent considère quant à lui le ligure comme un membre particulier du groupe celtique[42].

On attribue à l'influence ligure les toponymes en -ascu, -oscu, -uscu, -incu ou -elu. Parmi les type -ascu, -oscu ou -uscu on peut citer Manosque, Tarascon, Venasque, Artignosc, Branoux, Flayosc, Gréasque, Lantosque, Gordolasque, Vilhosc, Chambost, Albiosc, Névache, Grillasca, Palasca, Popolasca, Salasca, Asco en France et Benasque, Velasco ou Huesca en Espagne. Arlanc, Nonenque et l'ancien nom de Gap (Vappincum) sont du type -incu. Le type -elu est représenté par Cemenelum (aujourd'hui Cimiez)[43].

L'étude de la toponymie a révélé la présence d'éléments ligures dans le sud des Alpes et le nord-ouest des Apennins, à savoir en Vallée d'Aoste (Barmasc et Périasc dans le haut val d'Ayas), dans le Piémont, la Toscane, l'Ombrie, le Latium, ainsi qu'en Languedoc et en Roussillon, et certaines parties de la péninsule Ibérique. C'est également le cas de la Sicile, en pays élyme, dans la vallée du Rhône et en Corse (Grillasca, Palasca, Popolasca, Salasca, Asco)[44].

ArchéologieModifier

En 1927, Joseph Déchelette constate que les tumulus ligures de la vallée du Rhône sont identiques à ceux érigés par les Celtes[2].

En 1955, Jean Jannoray publie une analyse des fouilles du site d'Ensérune dans laquelle il souligne la continuité du peuplement des sites archéologiques de la Gaule méditerranéenne et il signale l'impuissance des archéologues à identifier les apports proprement ligures parmi les vestiges archéologiques[45],[27].

À la fin du XXe siècle, l'archéologie a mis en évidence l'ibérisation progressive du Roussillon et du Languedoc entre le VIIe et le Ve siècle av. J.-C., à la suite du développement des échanges commerciaux avec le monde phénicien[46].

InterprétationsModifier

Les indications données par les auteurs antiques quant à l'extension des Ligures dans certaines régions de France (Languedoc), d'Italie (Toscane, Ombrie, Latium) et d'Espagne semblent confirmées par l'étude de l'onomastique de ces régions. De même, l'onomastique de la Sicile, de la vallée du Rhône, de la Corse et d'une partie de la Sardaigne inciterait à supposer une présence ligure[47].

Cependant, Roger Dion a fait l'hypothèse en 1959 que les auteurs grecs appelaient Ligures l'ensemble des peuplades moins civilisées de Méditerranée occidentale et que le terme ne désigne donc pas un peuple précis dans les écrits anciens[28].

Certains estiment que les Ligures constituent un peuple indigène de la Gaule méridionale, auquel sont venus successivement se mêler les Ibères et les Celtes. Toutefois, comme on l'a déjà souligné, la langue ligure semble d'origine indo-européenne. La thèse de l'autochtonie fut notamment défendue par Roget de Belloguet et Camille Jullian. Camille Jullian soutient en outre la thèse d'une très large extension ligure (Gaule, Espagne, Italie, îles Britanniques) et, tout comme Henri Hubert, d'une invasion ibère de l'ouest du territoire ligure. Cependant, d'autres hypothèses ont été avancées : en 1866, Amédée Thierry fait l'hypothèse que les Ligures sont venus d'Espagne au XVIe ou au XVIIe siècle av. J.-C., d'où ils auraient été chassés par des Gaulois[2],[28]. Dès 1940, Albert Grenier considérait les Ligures comme une population très proche des Celtes[27].

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, les Ligures furent présentés comme des tribus primitives, colonisés par les Grecs à partir du VIIe siècle av. J.-C., puis par les Celtes à partir du IVe siècle av. J.-C., bien que la colonisation celte ne soit attestée ni par les sources antiques, ni par l'archéologie[48]. Dans les années 1970, la réalité de ces invasions celtes sera remise en cause, notamment par Michel Py, puis dans les années 1980 et 1990, c'est la notion d'acculturation par les Grecs qui sera contestée. En 1999, Danièle et Yves Roman défendent le principes d'incursions celtes en Gaule méridionale au moins dès le VIe siècle av. J.-C. et considèrent les Ligures comme un peuple autochtone dans leur ouvrage Histoire de la Gaule[45].

L'extension a eu lieu avant celle des peuples celtiques et italiques[38]. Les Ligures ont au VIIe siècle av. J.-C. été débordés à l'ouest par les Ibères, qui les rejetèrent à l'est de l'Hérault, puis du Rhône, mais aujourd'hui cette expansion est plutôt vue comme la conséquence d'un développement commercial que d'une invasion guerrière. Le développement de la colonie de Massalia a également fait reculer la culture ligure[28]. Ensuite, ils durent également reculer devant les Celtes. En Italie, ils furent repoussés à la fois par les Celtes et par les Étrusques. Ils ont finalement été intégrés à l'Empire romain sous Auguste[38].

Les LiguresModifier

Les Ligures sont les peuples présents en Italie et se différencient des Celto-Ligures et des Celtes selon Étienne Garcin (1835)[49].

La théorie des Celto-liguresModifier

Les auteurs entendent par Celto-Ligures, les Ligures présent en Provence entre les Alpes et le Rhône.

L'emplacement des peuples ligures présent en Provence étaient, pour certains, mal connu, ce qui valu des appellations confondues et des emplacements parfois erronés. Il est traité dans cette partie, des précisions d'auteurs différents pour délimiter l'emplacement des peuples ligures et des confédérations ou fédérations à laquelle elles appartenaient.

« Il y a peu de provinces dans l'Europe qui ayent soufert d'aussi grands changements que la Provence. Après été long-tems gouvernée par des Rois, elle fut subjuguée par les Romains. Ce fût la première conquête qu'ils firent dans les Gaules. Elle s'appeloit pour lors le Pays des Saliens, & elle faisoit partie de l'ancien Royaume de Ligurie, les Romains l'ayant soumise à leur domination, non seulement ils en abolirent les Coutumes ; mais encore ils en changèrent le nom, & ils lui en donnèrent un qui marquoit sont excellence lors qu'ils lui donnèrent simplement celui de PROVINCE. »[53]

Le géographe Étienne Garcin décrit la Celto-ligurie (ou celto-lygie selon ses termes) comme un territoire composé de huit nations distinctes, dont la principale qui servait de « boussole » aux autres, était celle des Salyens. Ces nations étaient elles-mêmes composés de plusieurs États. On retrouvait donc parmi ces nations[49],[54] :

Selon Christophe de Villeneuve-Bargemon, il existait dans les Bouches-du-Rhône huit nations celto-ligures qui sont les suivantes :

  • Les Liguri ;
  • Les Salyes délimité à l'Est au Canal de Craponne, au Nord par la Durance, à l'Ouest par les Alpines (Alpilles) et la lisière de la Crau. Leur capitale était Salon-de-Provence. Un peuple des Salyens, les Salvii, était aussi présent à l'Ouest de ces premiers entre le Louérion et les Alpines (Alpilles) et avait Glanum pour capitale ;
  • Les Tricolli, dont l'auteur, selon les écrits de Pline, laisse penser qu'ils étaient les Salyens et étaient présents dans la région de la Trévaresse qui se compose de trois principales collines d'où le nom Tricolli ;
  • Les Désuviates étaient localisés sur le territoire des Anatilii et représentent les peuples de la Camargue et de la Basse-Crau. Leur territoire était délimité au Nord par la crête des Alpilles, à l'Ouest par le Rhône, au Sud par les étang de Déseaumes et d'Entressen et à l'Est par les Salyens. L'étymologie de Désuviates provient du latin Desuatus qui donna également le nom à l'étang de Déseaumes ;
  • Les Anatilii étaient localisé sur l'embouchure du Rhône et occupaient la Basse-Crau, la Camargue et les îles du Rhône. L'auteur donne deux pistes concernant l'étymologie du terme Anatilli soit celtique qui signifierait "habitants d'une île ou d'une terre fertile", soit d'un nom grec signifiant l'Orient, puisque les habitants de se peuple commerçaient avec les grecs d'Agde. ;
  • Les Avatici étaient positionnés entre le peuple des Anatilli et l'étang de Berre, aux environs des Martigues;
  • Les Commoni ont selon Ptolémée un territoire allant de Marseille à Fréjus. D'après Caton d'Utique qui est cité par Pline, les Commoni seraient les Cenomani qui étaient soient des liguriens soit des Salyens. L'auteur propose de mettre les Commoni entre l'Étang de Berre et Marseille du fait de l'étymologie du nom Cenomani qui se rapproche du celtique man (hommes) et de Cœnus (habitants du Cœnus). Il finit par délimiter leur territoire entre l'Étang de Berre et Toulon, et que celui-ci fût coupé en deux avec l'arrivée des Phocéens. Ce qui donna naissance aux Commoni occidentaux et aux Commoni orientaux (appelé aussi Anamari et qui pourraient être un autre peuple celto-ligure, selon Polybe) ;
  • Les Albici sont localisés par César dans les montagnes de Marseille selon l'auteur et réfute les arguments de certains géographes qui les ont localisés dans les environs de Riez. Les Albiciens étaient délimités par la chaîne de montagne de Roquefort au Sud qui les séparait des Anamari ou Commoni orientaux, à l'Ouest par Marseille et Allauch, au Nord par les Salyens et à l'Est vers la limite du département des Bouches-du-Rhône.

Ces peuples celto-ligures étaient entourés à/au :

L'auteur estime que les Commoni (selon Ptolémée) ou Segobrigii (selon Justin), avant l'arrivée des phocéens, étaient sur un territoire qui longeait le littoral méditerranéen du Rhône à Fréjus, et que c'est à partir de la colonisation grecque que les peuples ligures étaient nommés de différents façons. Le nom Commoni sera ensuite uniquement conservé aux peuples à l'Ouest (Commoni occidentaux, du Bouc jusqu'au Cap Méjan) et à l'Est (Commoni orientaux, du cap de la Croisette jusqu'au-delà de Toulon) de Marseille. Ils étaient séparé au Nord par les Salyens et formées chacune, deux confédérations distinctes.

Les ibéro-liguresModifier

Les auteurs entendent par ibéro-ligures, les ligures présent en Occitanie entre les Pyrénées et le Rhône.

  • Belendi, peuple ligure d'Aquitaine.
  • Dragani sont localisés entre la France et l'Espagne dans les régions des Landes et de Cantabria. Leur dieu était Busgosu[63]. (il s'agissait peut-être plutôt d'une tribu celtique ; cet ethnonyme serait dérivé d'un mot signifiant « prunellier »)[61]

Les CorsesModifier

Selon l'archéologue Giovanni Ugas, il est probable que les Corses (ou en tout cas une partie d'entre eux) appartiennent à la famille des peuples ligures qui peuplaient pendant les périodes préhistoriques et proto historique une grande partie de l'Italie septentrionale et de la France méridionale[64].

Modes de vieModifier

Modes de vie des liguresModifier

Modes de vie des celto-liguresModifier

Selon, Christophe de Villeneuve-Bargemon[65], les celto-ligures en Provence, et notamment les confédérations des Salyens et celle des Commoni ne possédaient pas de ville (à l'image des grecs et des romains), avant l'arrivée des phocéens.

Ils comprenaient cependant, des camps fortifiés (Oppidum) qui étaient des lieux de défense en cas d'attaque, des lieux de rassemblement (Mallus) pour les chefs et leurs capitaines qui servaient de lieu de commandement, et des marchés (Emporium) où les ligures venaient échanger leurs denrées à plusieurs périodes de l'année.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Sergent 1995, p. 76.
  2. a b c et d Garcia 2006, p. 66.
  3. Plutarque, dans Marius 10, 5-6, écrit que les Ambrons ont commencé à crier « Ambrones! » comme cri de guerre ; les Ligures qui combattaient aux côtés des Romains, en entendant ce cri et en y reconnaissant un nom de leur pays qu'ils utilisaient souvent avec leurs descendants (οὕτως κατὰ ὀνομάζουσι Λίγυες), retournèrent le cri Ambrones!.
  4. a et b Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne], Marius, 20.
  5. a et b Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], II, 5, 28.
  6. Frédéric Mistral, Lou Tresor dou Felibrige, 1878, https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?q=ligurian
  7. Bietti Sestieri 2010, p. 21.
  8. An Early History of Horsemanship pg.129
  9. ^Cfr. Rivista archeologica della provincia e antica diocesi di Como, 1908, p. 135; Emilia preromana vol. 8-10, 1980, p. 69; Istituto internazionale di studi liguri, Studi genuensi, vol. 9-15, 1991, p. 27.
  10. Fausto Cantarelli, I tempi alimentari del Mediterraneo: cultura ed economia nella storia alimentare dell'uomo, vol. 1, 2005, p. 172.
  11. Daiches, David; Anthony Thorlby (1972). Literature and western civilization (illustrated ed.). Aldus. p. 78.
  12. Cfr. la voce fossa in Alberto Nocentini, l'Etimologico. Dizionario etimologico della lingua italiana, Firenze, Le Monnier, 2010. (ISBN 978-88-0020-781-2).
  13. Ducato di Piazza Pontida
  14. « History of Brescia: the origins and the Roman Brescia », turismobrescia.it (consulté le 20 juin 2014)
  15. (it) « Storia del Colle Cidneo », bresciamusei.com (consulté le 14 mai 2014)
  16. « Ducato di Piazza Pontida », sur ducatodipiazzapontida.it
  17. « Treccani - La cultura italiana | Treccani, il portale del sapere », sur www.treccani.it (consulté le 5 janvier 2020)
  18. « Online Etymology Dictionary », Etymonline.com (consulté le 12 mars 2013)
  19. Duchêne et Contrucci 1998, p. 42.
  20. a b et c Marius Duboi, Paul Gaffarel et J.-B. Samat, Histoire de Marseille, Marseille, Librairie P. Ruat., .
  21. Robb, Graham, The Discovery of Middle Earth, p. 6
  22. a b et c J. R. Palanque, « Ligures, Celts et Grecs », dans Histoire de la Provence, p.34.
  23. La Battaglia del mare Sardo (540 a.C.) Archiviato il 26 febbraio 2013 in Internet Archive..
  24. Marco Milanese, Scavi nell'oppidum preromano di Genova, L'Erma di Bretschneider, Roma 1987 testo on-line su GoogleBooks; Piera Melli, Una città portuale del Mediterraneo tra il VII e il III secolo a.C.", Genova, Fratelli Frilli ed., 2007.
  25. Piera Melli, Una città portuale del Mediterraneo tra il VII e il III secolo a.C.", Genoa, Fratelli Frilli ed., 2007 (on-line text of the first chapter Archived on 28 February 2009 in the Internet Archive.). A marble funerary stele dedicated to Apollonia, found reused in the walls of the twelfth century was considered a proof of the Greek origin of the city: the stele, a work of the first half of the third century BC, must be considered rather arrived in Genoa along with many ancient artifacts in the Middle Ages.
  26. Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], VII, 3, 7.
  27. a b c d et e Garcia 2006, p. 67.
  28. a b c d et e Garcia 2006, p. 68.
  29. Garcia 2006, p. 70.
  30. Dominique Briquel, Le regard des autres Les origines de Rome vu par ses ennemis, annales littéraires de L'Université de France-Comté, 1997 p.35
  31. Florus, Abrégé de l'histoire romaine, II, 3 [lire en ligne].
  32. Tite-Live, Histoire romaine [détail des éditions] [lire en ligne], XXXVII, 57.
  33. Dictionnaire universel d'Histoire et de Géographie, éd. Hachette, année 1860, page 881.
  34. Salluste, Guerre de Jugurtha, passim [lire en ligne].
  35. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules [« Commentarii de Bello Gallico »], entre -57 et -51 [détail des éditions], livre I, 10..
  36. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], III, 7.
  37. Dictionnaire de la langue gauloise, X.Delamarre, éditions Errance, 2001, p. 94
  38. a b et c Sergent 1995, p. 77.
  39. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], V, 9. Les exemples cités sont tous tirés de Charles Rostaing, Les Noms de lieux, PUF, Paris, 1945, p. 31.
  40. Histoire naturelle, III, 122.
  41. Histoire naturelle, XVIII, 40.
  42. a et b Sergent 1995, p. 72.
  43. Henriette Walter, L'Aventure des langues en Occident, éditions Robert Laffont, Paris, 1994 (ISBN 978-2-253-14000-9), p. 198 et 266 et Charles Rostaing, op. cit., p. 31-32 et 131.
  44. Sergent 1995, p. 76-77 et 82-83.
  45. a et b Garcia 2006, p. 65.
  46. Garcia 2006, p. 67-68.
  47. Sergent 1995, p. 76-77.
  48. Garcia 2006, p. 64-65.
  49. a et b Étienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne, 1835, p.142
  50. a b et c Sergent 1995, p. 204.
  51. a et b Sergent 1995, p. 212.
  52. À ne pas confondre avec le peuple celto-ligure des Taurisci.
  53. Robert de Brianson, Menestrier, L'État et le nobiliaire de la Provence, Préface, 1693
  54. Étienne Garcin, Celto-Lygie ou la Provence avant la domination romaine, 1847, p.3
  55. Étienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne, p.145
  56. a b et c Jacqueline et Maurice Griffe, Chronologie de la Provence, Nice 1994, (ISBN 2-907854-19-4), page 2.
  57. a et b Danièle Roman, « M. Fulvius Flaccus et la frontière transalpine », In Yves Roman (directeur de publication) La Frontière, Séminaire de recherche, Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 1993. p. 60
  58. a et b Sergent 1995, p. 214.
  59. a et b Sergent 1995, p. 207.
  60. Sergent 1995, p. 211.
  61. a et b Sergent 1995, p. 210.
  62. Cf: Étienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne, 1938
  63. Harry Mountain, The Celtic Encyclopedia, p.168
  64. (it) Giovanni Ugas, L'alba dei Nuraghi, , p. 13
  65. Christophe de Villeneuve, Statistique du département des Bouches-du-Rhône, publiée d'après le vœu du Conseil Général du Département, quatre volumes in-quarto et un atlas in plano, éd. Antoine Ricard imprimeur du roi et de la préfecture, Marseille, 1821-1829 , p.201-202

BibliographieModifier

  • Bernard Sergent, Les Indo-Européens. Histoire, langues, mythes, Paris, Payot, (ISBN 2-228-88956-3).
  • Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne, Errance, Paris, 2004.
  • Dominique Garcia, Les Celtes de Gaule méditerranéenne, définition et caractérisation, Bibracte, (lire en ligne).
  • Henri Hubert, Les Celtes, Albin Michel, Paris, 2001.
  • Sophie Collin Bouffier, « Marseille et la Gaule méditerranéenne avant la conquête romaine », dans Bernadette Cabouret-Laurioux, Jean-Pierre Guilhembet et Yves Roman (directeurs d'ouvrage), Rome et l’Occident : IIe s. av. J.-C. au IIe s. apr. J.-C., Presses Universitaires du Mirail, (ISBN 978-2-8107-0052-3, lire en ligne), pages 35 à 60

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

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