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Marsactu
Logo de Marsactu
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Adresse marsactu.fr
Description Site internet d'actualités locales.
Publicité Non
Type de site Presse en ligne.
Langue Français
Siège social Marseille
Drapeau de la France France
Propriétaire Marsactu SAS
Rédacteur en chef Benoit Gilles
Lancement

Marsactu est un site web d'information locale. Créé en , il s'agit d'un pure player de presse en ligne qui propose des enquêtes, analyses et reportages sur Marseille et sa région.

Jusqu'en , le site propose un contenu en accès gratuit financé par la publicité. Après la faillite de la société éditrice, Marsactu est racheté par ses journalistes qui relancent la publication à l'automne 2015 grâce à une campagne de financement participatif et un modèle d'abonnement.

HistoireModifier

Raj MédiasModifier

Marsinfos, rapidement rebaptisé Marsactu, est lancé en 2010 par Pierre Boucaud, ancien dirigeant du Groupe Lagardère. Avant de lancer Marsactu, il a été PDG de Télé Toulouse puis co-fondateur et directeur général de La Chaîne Marseille. Le site est alors édité par Raj Média, une SAS au capital de 58 678 euros[1] fondée en décembre 2009.

Le premier journaliste est recruté en et l'équipe s'étoffe au fil du temps alors que Marsactu collabore avec des sites nationaux comme Mediapart ou Rue89[2]. Raj Médias réalise deux augmentations de capital en [3] et en . À cette occasion, NJJ Presse, la holding média de Xavier Niel, fait son entrée au capital[4]. Pierre Boucaud détenait 43 % du capital de Raj Médias en janvier 2014[1].

Le est lancé Marseco, une lettre d'information sur abonnement consacrée à l'actualité économique[2].

Toutefois, le , Raj Médias est placé en liquidation judiciaire[5].

Marsactu SASModifier

Après la faillite de Raj Média, cinq journalistes sur les sept de la rédaction créent une association dans l'intention de relancer le site[6]. Le , le tribunal de commerce de Marseille accepte l'offre de reprise qu'ils proposent et les anciens salariés de Marsactu deviennent propriétaires du site et ses archives[7],[8].

L'équipe lance une campagne de financement participatif qui permet de recueillir plus de 44 000 euros[9]. Une SAS est créée en dans l'objectif de relancer le site à l'automne. Une version bêta en accès libre est proposée en octobre, avant le lancement commercial en décembre 2015.

En février 2016 Marsactu est victime de deux cambriolages en l'espace d'une semaine : dans un communiqué de presse la rédaction affirme que « C’est notre activité journalistique qui est visée.»[10].

En janvier 2017 Marsactu a opéré une levée de fonds de 121.300 euros grâce notamment à l'entrée dans son capital de Mediapart[11]. En effet, Mediapart a investi à hauteur de 12 % du capital. Ceci s'inscrit dans la collaboration entre les deux journaux en ligne indépendant. Lors du même levé de fond, quarante-quatre lecteurs ont également investi chacun entre 500 et 7 000 €, ce qui correspond à 17 % du capital de la SAS.[12]

Enquêtes et reportagesModifier

Marsactu publie des enquêtes et reportages sur l'actualité de Marseille et des Bouches-du-Rhône et s'intéresse tout particulièrement à la vie politique locale et à la gestion des collectivités territoriales.

Dans le cadre d'un partenariat avec Mediapart, la rédaction s'est notamment intéressée aux affaires touchant Jean-Noël Guérini[13] ou, plus généralement, au clientélisme dans la gestion du Conseil général des Bouches-du-Rhône[14].

En 2013, Marsactu dévoile la subvention de 400 000 euros que la mairie de Marseille entendait verser pour un concert payant de David Guetta dans le cadre de la capitale européenne de la culture. Cette révélation a entraîné une polémique et l'annulation de la subvention[15].

En 2014, Marsactu et Mediapart révèlent que l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence délivre contre paiement des « diplômes bidons ». Cette affaire conduit à la démission du directeur de l'institut, Christian Duval[16].

L'enquête de Benoit Gilles[17] sur "vivre à Noailles", publiée en 2016[18], s'avère prémonitoire lorsque les immeubles de la rue d'Aubagne s'effondrent en 2018.

Marsactu est partenaire de Disclose depuis 2018[19].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Mentions légales, Marsactu, consulté le 27 janvier 2014.
  2. a et b « Notre combat », sur Marsactu, le projet (consulté le 20 juillet)
  3. M.-L. Lybrecht, Frédéric Chevalier entre au capital de Marsactu.fr, Stratégies, 11 janvier 2012.
  4. Xavier Niel entre au capital du site d'information marseillais Marsactu, Challenges, 7 novembre 2013.
  5. Le site d'informations marseillais Marsactu en liquidation judiciaire, Le Monde.
  6. "Un Marsactu, et ça repart..." CBS News, 6 avril 2015
  7. Les anciens salariés de Marsactu, nouveaux patrons du site et de la marque, France 3, 3 avril 2015
  8. Marsactu vivra ! Marsactu, 10 avril 2015
  9. « Financement participatif : le «Médiapart marseillais» gagne son pari », sur LeParisien.fr,
  10. Gilles Rof, « Etranges cambriolages à la rédaction de Marsactu », Le Monde,
  11. Benjamin Lagues, Elsa Tremel et Jérémie Fabre, « Actualité des médias (n°12 - janvier 2018) », Acrimed, no 12,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2018)
  12. « Médiapart entre au capital du journal en ligne marseillais Marsactu », sur FIGARO, (consulté le 8 février 2018)
  13. « L'affaire Guérini de A à Z » (consulté le 20 juillet 2015)
  14. « Emplois d'avenir: la méthode clientéliste dans les Bouches-du-Rhône », sur Mediapart (consulté le 20 juillet 2015)
  15. « Un ruineux concert de David Guetta prévu à Marseille fait polémique », sur 20 minutes (consulté le 20 juillet 2015)
  16. « Sciences-Po Aix a délivré des diplômes bidons », sur Mediapart (consulté le 20 juillet 2015)
  17. « Benoît Gilles, salubrité publique », Libération,‎ (lire en ligne)
  18. « [Vivre à Noailles] La lutte sans fin contre l'habitat indigne | Marsactu », Marsactu,‎ (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018)
  19. Audrey Kucinskas, « "Disclose", le média qui veut révolutionner l'investigation », sur LExpress.fr, (consulté le 16 avril 2019)

Liens externesModifier