Centre national de la recherche scientifique

organisme public français de recherche scientifique

Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme public français de recherche scientifique. Selon le classement Scimago Institutions Rankings le CNRS occupe la seconde place au niveau mondial en tant que centre de recherche.[1] Webometrics confirme cette seconde place mondiale en ajoutant qu'il occupe par ailleurs la première place au niveau européen[2].

Centre national
de la recherche scientifique
upright=Article à illustrer Organisation
CNRS Besançon.jpg
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
CNRSVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Domaine d'activité
Siège social
Pays
Coordonnées
Organisation
Effectif
31 637
Effectif statutaire
24 552
Chercheurs
11 137
Doctorants
1 639
Président
Organisations mères
Affiliation
Budget
3 400 000 000 euro ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
SIREN
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Juridiquement, il s'agit d'un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) placé sous la tutelle administrative du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Fondé par le décret-loi du [3] pour « coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique », le CNRS est réorganisé après la Seconde Guerre mondiale et s'oriente alors nettement vers la recherche fondamentale. En 2019, il a fêté ses quatre-vingts années d’existence[4].

Le CNRS exerce son activité dans tous les domaines de la connaissance. Par ailleurs les domaines de recherches sont divisés au sein de dix instituts. Ces instituts dirigent les recherches à travers vingt-deux très grandes infrastructures de recherche, soixante-huit infrastructures de recherche, quatre organisations internationales ainsi que d'un millier d'unités de recherche et de service labellisés, dont la plupart sont gérées avec d'autres structures (universités, autres EPST, grandes écoles, industries, etc.) pour cinq ans sous la forme administrative d'unités mixtes de recherche.

HistoriqueModifier

Le CNRS est né le de la fusion entre une agence de moyens, la Caisse nationale de la recherche scientifique, et une grande institution de laboratoires et de chercheurs, le Centre national de la recherche scientifique appliquée[5],[6].

Cette fusion a été préparée par Jean Zay avec l'aide des sous-secrétaires d'État à la recherche Irène Joliot-Curie puis Jean Perrin. Le décret organisant le CNRS est signé par le président de la République en exercice, à savoir Albert Lebrun, le président du Conseil, Édouard Daladier, le ministre de l’Éducation nationale Yvon Delbos succédant à Jean Zay[7], et le ministre des Finances Paul Reynaud. La création du CNRS visait à « coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique » et, selon les termes de Jean-François Picard, à la « fondre en un organisme unique, en quelque sorte l’aboutissement logique du jacobinisme scientifique et centralisateur ».

La fusion est favorisée par la Seconde Guerre mondiale : les autorités françaises, ne souhaitant pas reproduire les erreurs commises lors de la Première Guerre mondiale (tous les scientifiques avaient été mobilisés, souvent comme cadres dans l'infanterie ou l'artillerie, ce qui aboutit à la disparition d'une forte proportion de jeunes savants), affectent des chercheurs au CNRS. Cette fusion ne suscita donc aucun écho dans la presse[8]. Au commencement, une partie des recherches étaient menées pour les besoins de l'armée française. Menacé par le Régime de Vichy, qui finalement le maintient et confirme à sa tête le géologue Charles Jacob[9], le CNRS est réorganisé à la Libération. Frédéric Joliot-Curie en est nommé directeur et le dote de nouvelles Allocations de recherche[10].

L'arrivée de De Gaulle au pouvoir en 1958 ouvre une période qualifiée d'« âge d'or de la recherche scientifique » et du CNRS : le budget du CNRS double entre l'exercice de 1959 et 1962[11].

En 1966 sont créées des unités associées, ancêtres des UMR. Il s'agit de laboratoires universitaires, soutenus par le CNRS, grâce à ses moyens humains et financiers. En 1967 est fondé l'Institut national d'astronomie et de géophysique, qui deviendra en 1985 l'Institut national des sciences de l'univers (INSU). L'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) est créé à son tour en 1971.

Dans les années 1970, s'opère un changement de régime de sciences en société : le CNRS s'interroge sur son ambition, ses modes d'action. Les premiers programmes interdisciplinaires sont lancés et des contrats globaux avec l'industrie signés (le premier avec Rhône-Poulenc en 1975).

En 1982, la loi du 15 juillet, dite loi Chevènement de programmation des moyens de la recherche publique, décrète que les personnels chercheurs, ingénieurs techniciens et administratifs passent sous le régime de la fonction publique : ils deviennent fonctionnaires, avec, pour les chercheurs, un statut semblable à celui des maîtres de conférences et des professeurs des universités.

Selon un sondage[12] réalisé en 2009 par Sofres pour Sciences Po, le CNRS bénéficiait auprès des Français d'un niveau de confiance de 90 %, bien avant la police (71 %), le Gouvernement (31 %), le président de la République (35 %) ou les partis politiques (23 %), et second seulement après la famille (97 %).

Rôle et domaine d'expertiseModifier

Le CNRS est un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST) placé sous la tutelle administrative du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation ; il est actuellement régi par les articles L. 321-1 à L. 321-6 du code de la recherche et par le décret no 82-993 du 24 novembre 1982, modifié en dernier lieu par le décret no 2007-195 du 2 février 2007.

D'après le décret portant organisation et fonctionnement du Centre national de la recherche scientifique, le CNRS a pour missions :

  • d'évaluer, d'effectuer ou de faire effectuer toutes recherches présentant un intérêt pour l'avancement de la science ainsi que pour le progrès économique, social et culturel du pays ;
  • de contribuer à l'application et à la valorisation des résultats de ces recherches ;
  • de développer l'information scientifique, en favorisant l'usage de la langue française ;
  • d'apporter son concours à la formation à la recherche et par la recherche ;
  • de participer à l'analyse de la conjoncture scientifique nationale et internationale et de ses perspectives d'évolution en vue de l'élaboration de la politique nationale dans ce domaine.

Pour l'accomplissement de ces missions, le Centre national de la recherche scientifique peut notamment :

  • créer, gérer et subventionner des unités de recherche ;
  • contribuer au développement de recherches entreprises dans les laboratoires relevant d'autres organismes publics de recherche, des universités et autres établissements d'enseignement supérieur, des entreprises nationales, des entreprises et des centres de recherche privés ;
  • mettre en œuvre des programmes de recherche et de développement technologique ;
  • recruter et affecter du personnel de recherche dans la limite des emplois autorisés par la loi de finances ;
  • prendre en charge des déplacements et des séjours de personnels en tout lieu où les appellent les missions du centre ;
  • construire et gérer, le cas échéant, dans le cadre d'accords nationaux ou internationaux, des grands équipements de recherche ;
  • constituer des filiales et prendre des participations ;
  • participer, notamment dans le cadre des groupements d'intérêt public, à des actions menées en commun avec des services de l'État, des collectivités locales ou d'autres organismes publics ou privés, français ou étrangers ;
  • participer à l'élaboration et à la mise en œuvre d'accords de coopération scientifique internationale et de coopération pour le développement ;
  • assurer l'élaboration et la diffusion de la documentation scientifique et la publication des travaux.

On peut distinguer trois rôles fondamentaux du CNRS dans la recherche :

  • Financement du fonctionnement de la recherche : le CNRS finance 1170 laboratoires de recherche, dont 98 unités propres et 1072 unités mixtes de recherche (UMR), partagées avec un établissement d'enseignement supérieur, un autre organisme de recherche, une fondation ou une entreprise. Le CNRS participe à leur budget et à leur dotation en personnel, parfois à leurs locaux. Le Comité national du CNRS évalue tous les quatre ans ces unités de recherche, cette évaluation conditionne son apport financier, et peut donner lieu à la réorganisation ou à la rupture du contrat d'association avec l'unité.
  • Emploi et gestion de personnels de recherche : le CNRS rémunère des chercheurs, ingénieurs et techniciens, qui travaillent en règle générale dans les unités de recherche du CNRS ou dans les unités qui y sont associées. Les chercheurs sont évalués par le Comité national tous les deux ans. Selon l'article 10 du décret no 83-1260 du 30 décembre 1983 et l'article 3 du décret no 84-1185 du , les chercheurs sont tenus de fournir chaque année un compte-rendu de leur activité à travers deux outils : le comptes-rendus annuels d'activité des chercheurs (CRAC) ou le RIBAC (Recueil d’Informations pour un oBservatoire des activités de recherche en SHS)[13],[14]. Certains peuvent être également « mis à disposition » d'un autre établissement dans le cadre d'un projet de recherche.
  • Financement de projets de recherche : le CNRS sélectionne et finance des projets de recherche spécifique, auquel des chercheurs de tous statuts sont habilités à prendre part.

Ce triple rôle contribue à la difficulté de définir la part du CNRS dans la recherche en France. En pratique, un chercheur du CNRS travaille très souvent dans un laboratoire d'une université, n'importe où en France : ceci conduit généralement à une complication et un manque de lisibilité des affiliations dans les publications des chercheurs français[a]. Il faut aussi distinguer la recherche financée par le CNRS, et celle des chercheurs du CNRS. Enfin, du fait en particulier de l'intégration du CNRS et de la recherche universitaire, les résultats de la recherche seront souvent le fruit d'une collaboration entre chercheurs du CNRS et d'autres organismes, ou universitaires. Ces dernières années, la politique suivie a été d'augmenter la part des associations entre le CNRS et les universités, ce qui a contribué à accroître la confusion des rôles et a entraîné une certaine pression corporatiste de la part des professeurs d'université. L'habilitation à diriger des recherches, délivrée par les universités, tend à devenir un point de passage obligé dans la promotion des chercheurs du CNRS.

Découpage administratifModifier

 
Bâtiment 3 rue Michel-Ange.

Le CNRS comporte dix instituts, qui gèrent la politique scientifique dans leurs domaines respectifs : les sciences biologiques (INSB), la chimie (INC), l'écologie et environnement (INEE), les sciences humaines et sociales (INSHS), les sciences de l'information et de leurs interactions (INS2I), les sciences de l'ingénierie et des systèmes (INSIS), les sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI), la physique (INP), la physique nucléaire et des particules (IN2P3), et les sciences de l'univers (INSU).

Le CNRS compte également 18 délégations régionales qui assurent des missions de représentation au sein des diverses instances locales impliquées dans la recherche et l’enseignement supérieur, de gestion de proximité des laboratoires et du personnel et d'accompagnement des projets scientifiques locaux.

Les InstitutsModifier

Institut des sciences biologiques (INSB)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INSB sont :

  • bio-ingénierie ;
  • biochimie-biologie structurale ;
  • biologie cellulaire ;
  • biologie végétale ;
  • développement, évolution ;
  • génétique, génomique ;
  • immunologie, infectiologie ;
  • microbiologie ;
  • neuroscience, cognition ;
  • pharmacologie et imagerie ;
  • physiologie et cancer ;
  • plates-formes technologiques[15].

Institut national des sciences de l’univers (INSU)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INSU sont :

  • océanographie ;
  • géologie ;
  • géophysique ;
  • climatologie ;
  • hydrologie ;
  • volcanologie ;
  • sismologie ;
  • environnement ;
  • planétologie ;
  • astronomie ;
  • astrophysique[15].

Institut écologie et environnement (INEE)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INEE sont :

  • écologie et écosciences ;
  • biodiversité ;
  • impact des changements globaux ;
  • santé-environnement ;
  • ressources ;
  • chimie écologique et environnementale[15].

Institut des sciences humaines et sociales (INSHS)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INSHS sont :

  • cultures et sociétés dans l'histoire ;
  • hommes, sociétés et environnement ;
  • comportement, cognition et communication ;
  • mondes contemporains[15].

Institut de chimie (INC)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INC sont :

  • chimie du et pour le vivant (exploration et développement de nouveaux modèles et d'outils pour la pharmacologie, les biotechnologies, la médecine, la cosmétologie, l’agroalimentaire et le phytosanitaire) ;
  • chimie verte et développement durable (conception de nouvelles réactions chimiques plus économes mais aussi plus efficaces, plus sélectives et plus sûres) ;
  • fonctionnalisation de la matière (élaboration et contrôle des propriétés des matériaux, en particulier pour l’énergie, développement de la nanochimie)[15].

Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'IN2P3 sont :

  • physique des particules ;
  • plasma de quark-gluons et physique hadronique ;
  • physique et astrophysique nucléaire ;
  • physique des astroparticules ;
  • physique et astrophysique des neutrinos ;
  • recherche et développement d’accélérateurs ;
  • grille de calcul et science des données ;
  • applications nucléaires en santé, pour l'énergie et dans l'environnement[15].

Institut de physique (INP)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INP sont :

  • physique théorique, modélisation et simulation numérique ;
  • optique, atomes, molécules et physique quantique : fondements et applications ;
  • matière condensée, matériaux, nanosciences ;
  • états de la matière, transitions de phases, instabilités, désordre ;
  • lasers et plasmas ;
  • la physique autour du vivant.

Par ailleurs quatorze Très Grandes Infrastructures de Recherches relèvent du domaine d'expertise de l'IN2P3.

Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes (INSIS)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INSIS sont :

  • sciences et technologies des automatismes, des signaux et des systèmes électroniques et photoniques ;
  • sciences et technologies de la mécanique, de l’énergie et des procédés.

Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INSMI sont :

  • les différents domaines des mathématiques ;
  • modélisations et simulations mathématiques ;
  • interface avec les autres disciplines scientifiques ;
  • interactions avec les entreprises et la société[15].

Institut des sciences de l'information et de leurs interactions (INS2I)Modifier

Les thématiques scientifiques de l'INS2I sont :

  • sciences informatiques ;
  • sciences du numérique[15].

InfrastructuresModifier

Afin de mener a bien ses recherches le CNRS, gère ou cogère en partenariat avec d'autres partenaires des infrastructures. Il existe plusieurs types de structures et infrastructures selon leur caractère national ou international, leur mode de gouvernance et leur soutien budgétaire :

  • les organisations internationales (OI) fondées sur une convention intergouvernementale,
  • les très grandes infrastructures de recherche (TGIR) relevant d’une stratégie gouvernementale,
  • les infrastructures de recherche (IR) mises en œuvre directement par le CNRS et ses partenaires,
  • les projets n’ayant pas encore atteint leur pleine maturité.


Organisations internationales (OI)Modifier

Il existe quatre organisations internationales dans lesquelles le CNRS est présent :

Très grandes infrastructures de recherche (TGIR)Modifier

Les très grandes infrastructures de recherche sont au nombre de vingt-deux. Elles répondent à un besoin des scientifiques de posséder des moyens exceptionnels afin de mener des recherches de l'ordre de l'excellence. Uniques dans le monde, ces infrastructures extrêmement couteuses voient le jour via la collaboration entre les pays qui financent leur construction, leur fonctionnement et le personnel. Les conclusions scientifiques qui découlent de ces infrastructures sont souvent des révolutions dans le domaine du connu[19].

En 2014, Gabriel Chardin, alors président du comité TGIR, considérait que « c'est dans les TGIR que se construit la société du futur »[19], il ajoutait à leurs propos : « Les très grandes infrastructures de recherche sont des installations, des ressources ou des services dont la communauté scientifique a besoin pour réaliser des recherches de grande ampleur dans des domaines de pointe. Les télescopes, accélérateurs de particules, synchrotrons, lasers, moyens de calcul intensif, mais aussi les outils de production et gestion de données en sont quelques exemples. Ces infrastructures sont utilisées par les chercheurs de toutes les disciplines, en astronomie, biologie, physique, chimie, sciences humaines et sociales, sciences de la terre, etc. qui ont ainsi accès à des équipements très performants dans un environnement scientifique de haut niveau[19]. » Parmi ces très grandes infrastructures de recherche, on trouve :

 
Le CFHT à Hawaï

Le CFHT est un observatoire astronomique situé à Hawaii sur la montagne de Mauna Kea dans l’un des meilleurs sites de l’hémisphère nord, qui permet des observations de grande qualité, notamment en termes de qualité d’image. Tous les domaines de l’astronomie, y compris la planétologie et la cosmologie, sont concernés[20].

  • FOF : Flotte océanographique Française

La flotte océanographique française se compose de différents moyens navals afin de mener en milieu marin, côtier et hauturier des recherches en sciences de l’univers et de l’environnement dans de nombreux domaines : géosciences, océanographie physique et biologique, biogéochimie des océans, paléoclimatologie, biodiversité… Cette flotte se compose de : quatre navires hauturiers ; deux navires en outremer ; cinq navires côtiers métropolitains ; sept navires de station répartis sur les façades maritimes métropolitaines ; des sous-marins et engins sous-marins ; des instruments scientifiques[21].

  • EURO-ARGO : Réseau in-situ global d’observation des océans / European contribution to Argo program

Argo est un réseau international de plus de quatre mille flotteurs profilants, ces flotteurs mesurent en temps réel la température et la salinité des océans de la surface à deux mille mètres de profondeur dans le but de comprendre et prévoir l’océan et son rôle sur le climat. Euro Argo est par ailleurs le premier réseau in-situ global d’observation des océans en temps réel[22].

  • ESS : European Spallation Source

La source européenne de spallation ESS est encore en cours de construction, cependant à terme elle a pour objectif de devenir une infrastructure de recherche pluridisciplinaire utilisant la source de neutrons la plus puissante au monde pour explorer la matière dans de nombreux domaines, des sciences de la vie à l’ingénierie des matériaux, de la conservation du patrimoine au magnétisme. Enfin, ESS sera environ trente fois plus performante que les installations existantes et ouvrira aux scientifiques de nouvelles possibilités de recherche[23].

Les télescopes Cherenkov sont des télescopes dont la particularité est d'observer les photons gamma de haute énergie de manière indirecte. CTA, avec une centaine de télescopes Cherenkov au sol, ceux ci sont comportent trois tailles différentes et sont répartis entre deux pôles, l’un dans l’hémisphère sud au Chili pour une observation du centre galactique et l’autre dans l’hémisphère nord aux Canaries, constitue une extension naturelle des télescopes existants[24].

 
La base Concordia dans l'Antarctique
  • Concordia : Base antarctique franco-italienne

La station Concordia est une base de recherche polaire franco-italienne en Antarctique. C'est par ailleurs, la seule station européenne au cœur du continent antarctique. Elle pour vocation d’offrir à la communauté scientifique un accès au haut plateau antarctique[25].

  • CERN LHC : Grand collisionneur hadronique / Large Hadron Collider

Le CERN qui est une organisation internationale possède en son sein plusieurs instruments dont le LHC. Il opère avec ce dernier au sein de l’infrastructure mondiale la plus importante dans le domaine de la physique des particules[26].

 
Visite de François Hollande au GANIL EN 2016
  • GANIL-Spiral2 : Grand accélérateur national d’ions lourds - Système de production d’ions radioactifs en ligne de deuxième génération

Le GANIL, est un laboratoire de recherche fondamentale et appliquée en physique nucléaire, physique atomique et physique de la matière condensée. De plus, le GANIL joue un rôle particulier puisqu’il est aujourd’hui le seul accélérateur en France capable de délivrer des faisceaux d’ions carbone de haute énergie[27].

Infrastructure de Recherche (IR)Modifier

Il existe soixante-huit infrastructures de recherche dont la forme et le domaine d'expertise sont divers et variés. Parmi ces infrastructures de recherche on trouve:

 
Avion Falcon 20 de SAFIRE en 2010.

Depuis 2003, le CNRS possède comme moyen matériel dans le cadre de la recherche pluridisciplinaire en haute troposphère et basse stratosphère un Falcon 20, immatriculé F-GBTM. Depuis 2005, cet avion est mutualisé avec Météo-France et le CNES au sein d'une unité aéroportée mixte dénommée SAFIRE (Service des avions français instrumentés pour la recherche en environnement)[28].

 
Délégation Alsace à Strasbourg.

Unités de recherche et de servicesModifier

Le CNRS possède des laboratoires de recherche dits unités propres de recherche (UPR) ou unités de service et de recherche (USR). Il participe également au financement et à la dotation en personnels de laboratoires de recherche associés à des établissements d'enseignement supérieur (pour 90 % d'entre eux) ou à d'autres organismes de recherche, sous différents types de contrat d’association : unité mixte de recherche (UMR), unité de recherche associée (URA), formation de recherche en évolution (FRE)[29], équipe d'accueil (EA), jeune équipe (JE), équipe postulante (EP), unité propre de recherche de l'enseignement supérieur associée (UPRESA).

Plusieurs UMR ou EA peuvent être regroupées au sein d'une fédération de recherche (FR) dans le but de mutualiser les moyens[30]. Les groupements de recherche (GDR) permettent de regrouper autour d'un même objectif scientifique différentes unités (UMR, URA, FRE ou ERL) en totalité ou en partie, qu'elles relèvent ou non du CNRS, et ce pour une durée de quatre ans maximum afin de mettre en commun les moyens[31]. Le CNRS met également en place des partenariats contractuels sous la forme de groupements d'intérêts scientifiques (GIS).

Par ailleurs, il existe des unités de service qui regroupent des moyens de soutien à la recherche, par exemple des services administratifs communs, des centres de calcul, voire des bibliothèques, etc. : il s'agit des unités propres de service (UPS) et des unités mixtes de service (UMS). On fait peu ou pas du tout de recherche dans les unités de service, et en conséquence le personnel de ces unités comporte très peu de chercheurs, voire aucun, mais plutôt du personnel ingénieurs, techniciens et administratifs. Parmi ces unités figure l'Institut de l'information scientifique et technique, spécialisé dans la conservation et la diffusion de publications scientifiques, y compris via internet, ou encore le réseau Mathrice des Administrateurs Système et Réseaux des laboratoires de recherche en mathématiques.

Chaque unité est munie d'un code numérique unique. Ainsi, UMR 1234 désigne une UMR précise, UMS 3456 une UMS précise.

Chaque structure dépend d'un département scientifique (ou parfois de plusieurs).

Partenariat avec des laboratoires à l'internationalModifier

Un LIA ou Laboratoire International Associé est un partenariat entre un laboratoire français du CNRS et un laboratoire étranger autour d'un projet défini conjointement. Il s'agit d'une structuration juridique du partenariat sous la supervision de la Direction des Affaires Européennes et Relations Internationales du CNRS notamment en termes de protection de la propriété intellectuelle. Ce laboratoire dit « sans murs » est coordonné par un Comité de Pilotage et un Comité d’Évaluation Scientifique. Le contrat a une durée effective de 4 ans renouvelable une fois. En attribuant des moyens financiers spécifiques aux équipes de recherche en plus des autres sources de financement habituelles, ce dispositif permet de structurer la recherche tant au niveau local qu'international.

On parle de Laboratoire Européen Associé (ou LEA) lorsque le partenaire est européen.

CNRS : production scientifique et distinctionsModifier

Le CNRS figure au deuxième rang mondial[32] et au premier[33] rang européen selon le classement mondial « Webometrics », qui mesure la visibilité sur le web des instituts de recherche. Le CNRS figure au deuxième rang mondial en 2019[34] selon l'institut Scimago qui intègre institutions de recherche et universités dans son classement fondé entre autres sur la production scientifique, le nombre de citations, la collaboration internationale, à partir de la base Scopus[35] intégrant plus de 18 000 revues scientifiques. Il figurait au deuxième rang des contributeurs à la revue Nature en 2010[36].

De nombreux chercheurs ayant reçu des prix internationaux ont été au cours de leur carrière membres du CNRS ou bien ont travaillé dans un laboratoire associé au CNRS. Peu d'entre eux ont cependant été durablement membres du CNRS, en effet, avant 1982, celui-ci n'accordait que des emplois non fonctionnaire, et une évolution de carrière comme professeur des universités était la norme. Par ailleurs, travailler dans un laboratoire associé au CNRS ne signifie pas appartenir au CNRS.

Prix NobelModifier

Plusieurs des prix Nobel français ont été employés par le CNRS, notamment en début de carrière, et la plupart ont travaillé dans des laboratoires universitaires associés au CNRS, mais un seul a effectué toute sa carrière au CNRS.

Parmi ceux qui en ont été salariés à un moment de leur carrière :

Médaille FieldsModifier

Parmi les mathématiciens français ayant obtenu la médaille Fields, seuls Jean-Christophe Yoccoz et Cédric Villani semblent n'avoir jamais été employés par le CNRS (ils ont cependant travaillé dans des unités associées au CNRS).

Distinctions décernées par le CNRSModifier

   Médaille du CNRS 

Depuis 1954, le CNRS décerne chaque année trois types de médailles à des chercheurs travaillant en France : une médaille d'or du CNRS au chercheur qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française, une quinzaine de médailles d'argent pour distinguer un chercheur en début de carrière mais déjà reconnu pour la qualité et l'originalité de ses travaux, et une quarantaine de médailles de bronze pour récompenser et encourager un jeune chercheur, spécialiste de talent dans son domaine. Depuis 1992, le CNRS décerne aussi une autre récompense appelée Cristal du CNRS à ses techniciens, ingénieurs et personnels administratifs pour leur « maîtrise technique et leur esprit innovant ». Depuis 2011, le CNRS décerne une médaille de l'innovation pour honorer une recherche exceptionnelle sur le plan technologique, thérapeutique, économique ou sociétal. Dans les années 2010, le CNRS s'associe à la Conférence des présidents d'université en créant le concours Ma thèse en 180 secondes pour mettre en avant les jeunes chercheurs en attirant l'attention du public sur la recherche actuelle.

Autres distinctionsModifier

  • 2003 : la Délégation aux entreprises reçoit l’European Grand Prix for Innovation Awards, prix européen de l'innovation pour les organismes scientifiques.
  • 2003 : Jean-Pierre Serre obtient le Prix Abel (chercheur au CNRS de 1948 à 1954)
  • 2007 : Le prix Turing qui est la plus haute distinction en informatique, considéré comme le prix Nobel dans ce domaine, est attribué à Joseph Sifakis, directeur de recherche au CNRS dans le laboratoire Verimag qu'il a fondé[40],[41].

PublicationModifier

Le Centre publie plusieurs revues sous format numérique et papier, conformément à sa mission de diffusion des connaissances. Le journal du CNRS[42] vulgarise ainsi les travaux de recherche de ses équipes et veille à les rendre accessibles au plus grand nombre.


Organisation et personnelModifier

Direction du CNRSModifier

Dans le cadre de la réforme du CNRS, les postes de président et de directeur général sont fusionnés en 2010. Le 20 janvier, Alain Fuchs est nommé président du CNRS par le Conseil des ministres sur proposition de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. Le , Anne Peyroche est nommée présidente du CNRS par intérim[43]. C'est ensuite Antoine Petit qui est nommé président-directeur général du CNRS le par le président de la République sur proposition de Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Professeur des universités de classe exceptionnelle, Antoine Petit était président d'Inria depuis octobre 2014[44].

Liste des directeurs et directeurs générauxModifier

 
Antoine Petit, PDG du CNRS depuis le

Directeurs :

Directeurs générauxModifier

À partir de 1956, peu avant le départ de Gaston Dupouy et son remplacement par Jean Coulomb, le directeur du CNRS reçoit le titre de « directeur général ».

Présidents-directeurs générauxModifier

Recrutement et évaluation des chercheursModifier

Le Comité National de la Recherche Scientifique[46] (CoCNRS) est l'instance du CNRS chargée du recrutement et de l'évaluation des chercheurs du CNRS (l'évaluation des laboratoires étant confiée au Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES)).

Organisation en sectionsModifier

Le CoNRS est divisé en 41 sections[47] disciplinaires et de cinq commissions interdisciplinaires. Chaque section est composée de 21 membres, qui sont spécialistes du domaine scientifique concerné, et viennent de différents horizons (chercheurs au CNRS, dans d'autres EPST ou EPIC, dans le secteur privé, enseignants-chercheurs, chercheurs étrangers…). Un tiers d'entre eux est nommé par le ministère de la Recherche, deux tiers sont élus par l'ensemble du personnel de recherche du domaine (chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs, personnels techniques et d’administration des organismes publics et universités français), pour une période de cinq ans, afin de permettre un contrôle des orientations scientifiques et de garantir l'indépendance de la recherche.

Affichage des postes mis au concoursModifier

Chaque section du Comité national étudie les besoins des différents laboratoires dans son domaine de compétence. S'il apparaît que certains laboratoires ont rapidement besoin d'un Chargé de Recherche, ces postes sont dits « fléchés » et font partie d'un concours particulier (environ quatre postes sur dix). Les candidats peuvent s'inscrire à un de ces postes « fléchés » mais aussi à un poste « libre », donc non attribué à une thématique particulière. Chaque candidat doit faire trois choix dans l'ordre de ses préférences et le règlement du CNRS fait qu'un bon candidat devrait être recruté même si ce n'est pas dans son laboratoire de prédilection. Dans les faits, il y a tellement de candidats à l'heure actuelle (2014) qu'aucun candidat n'est accepté dans un autre laboratoire que celui qu'il a choisi en premier choix.

Pour les postes « fléchés », si aucun des candidats ne répond aux exigences du Comité national, alors le poste n'est pas pourvu. Pour les postes « libres » (c'est-à-dire non « fléchés »), les candidats sont classés dans un ordre qui correspond à environ deux fois la quantité de postes disponibles : la liste principale + la liste complémentaire.

Procédure de recrutementModifier

Dans le cadre du recrutement de nouveaux chercheurs, les membres de chaque section du CoNRS sélectionnent sur dossier les candidats « admis à concourir », puis ceux « admis à poursuivre », et enfin, après audition des candidats, rendent public et transmettent à la direction du CNRS un « classement d'admissibilité » motivé. Le « jury d'admission » a le dernier mot sur les classements des candidats et leur recrutement, mais n'auditionne ni les candidats admissibles, ni les présidents des jurys d’admissibilité[48]. Pour chaque Institut scientifique, le jury d'admission est composé de 5 membres des sections du CoCNRS concernées et de 5 autres membres, chercheurs ou universitaires[49],[50], tous nommés par le président du CNRS[51]. La composition des jurys d'admission est publique[52].

En 2019, la presse nationale se fait l'écho de diverses tribunes dans lesquelles des universitaires s'indignent qu'un sociologue, Akim Oualhaci, classé par le jury d'admissibilité trois années consécutives (et même en tête ex-æquo de l'admissibilité en 2017), est pour la troisième fois déclassé par le jury d'admission du CNRS[53],[54],[49],[55],[56]. Une membre du conseil scientifique de l’Institut des sciences humaines et sociales (dont dépendent les sociologues) démissionne[57]. La même année, le jury d'admission élimine Maxime Menuet, classé premier par le jury d'admissibilité de la section 37 (économie), après l'intervention auprès de la direction du CNRS de l'IRD, qui emploie le candidat[58]. Antoine Petit décline toute responsabilité et réfute les accusations de discrimination et d'autoritarisme, sans chercher à expliquer la décision du jury d'admission[48]. Le directeur général délégué à la science du CNRS déclare lui aussi que « le jury d'admission a ses propres critères qui permettent de décider de garder, ou pas, les admissibles sur la liste d'admission », sans préciser lesquels[55]. Akim Oualhaci dépose deux recours auprès du tribunal administratif de Paris[59]; le référé est rejeté fin août 2019 mais concernant le recours sur le fond, l’administration devra démontrer l’absence de discrimination[60]. En 2019, ces déclassements concernent une dizaine de personnes sur les 250 admissibles[55]. En 2009, Marwan Mohammed, lui aussi déclassé par le jury d'admission, avait finalement été recruté via une autre procédure[Laquelle ?][55].

Évaluation des chercheursModifier

Il n'existe pas de code déontologique et méthodologique de l'évaluation professionnelle au CNRS ; chaque section du Comité national de la recherche scientifique publie lors de son renouvellement les critères qui seront employés pour mener l'évaluation des chercheurs et des laboratoires[61]. Les mots-clés fréquemment rencontrés comprennent la « production » scientifique, l'adéquation des recherches entreprises au contexte scientifique, leur rayonnement national et international, le rôle dans la formation de docteurs, l'animation et la valorisation scientifique. Les critères bibliométriques (nombre de publications dans des revues ou chez des éditeurs considérés comme pertinents) sont également utilisés, mais en regard de ces aspects qualitatifs.

EffectifsModifier

Le personnel titulaire du Centre relève de différents corps régis par les dispositions du décret no 83-1260 du 30 décembre 1983 commun à tous les EPST, complété pour les dispositions propres aux corps du CNRS par le décret no 84-1185 du 27 décembre 1984. Il comprend les directeurs de recherche et chargés de recherche, les ingénieurs de recherche et les ingénieurs d'études, et le personnel administratif et technique.

Bilan en 2004Modifier

D'après le bilan social 2004 publié par la direction des ressources humaines du CNRS, les effectifs du personnel du CNRS en 2004 étaient de :

  • 25 980 agents fonctionnaires dont :
    • 11 626 chercheurs dont 3 625 femmes
    • 14 354 IT (ingénieurs, techniciens) dont 7 460 femmes
  • 11 695 non permanents ou stagiaires.

Les emplois du CNRS sont inégalement répartis sur le territoire, puisque 41,7 % sont en Île-de-France, 11,7 % en Rhône-Alpes, mais seulement 0,2 % en Limousin et 0,1 % dans les DOM-TOM.

Les emplois techniques sont divisés, comme pour les ingénieurs et techniciens de recherche et de formation, en BAP (Branche d'activité professionnelle) numérotées de A à J :

  • BAP A : Sciences du vivant
  • BAP B : Sciences chimiques et sciences des matériaux
  • BAP C : Sciences de l'ingénieur et instrumentation scientifique
  • BAP D : Sciences humaines et sociales
  • BAP E : Informatique, statistique et calcul scientifique
  • BAP F : Documentation, édition, communication
  • BAP G : Patrimoine, logistique, prévention et restauration
  • BAP J : Gestion et pilotage

Le recrutement se fait par concours externe, basé sur le dossier des candidats (incluant notamment leurs publications précédentes) et un entretien avec un jury, la promotion par concours interne, sélection professionnelle, proposition au choix.

Les agents du CNRS sont aussi divisés en corps :

  • Chercheurs, classés dans la catégorie A de la fonction publique, titulaires d'une thèse de doctorat.
    • Les chargés de recherche (anciennement CR2=seconde classe et CR1=première classe, puis CRN=classe normale).
    • Les directeurs de recherche (DR2=seconde classe, DR1=première classe, DRCE=classe exceptionnelle)
  • Ingénieurs, classés dans la catégorie A de la fonction publique.
    • Les ingénieurs de recherche (IR) titulaires d'un diplôme d'ingénieur délivré par une ENSI, d'un doctorat, d'une agrégation.
    • Les ingénieurs d'études (IE) titulaires d'une licence, d'une maîtrise, d'un DEA, d'un DESS ou d'un diplôme d'ingénieur non reconnu pour postuler au corps des IR.
    • Les assistants-ingénieurs (AI) titulaires d'un DUT ou BTS.
  • Techniciens (TCN=technicien classe normale, TCS=technicien classe supérieure, TCE=technicien classe exceptionnelle) : titulaires du baccalauréat, ou d'un DEUG, qui correspond à la catégorie B de la fonction publique
  • Adjoints techniques (AJT) : titulaires d'un CAP ou BEP correspondant à la catégorie C de la fonction publique.

Les diplômes indiqués sont ceux exigés lors de l'inscription aux concours externes.

Répartition suivant les branches d'activités et les corpsModifier

Le tableau suivant donne la répartition des personnels techniques, suivant la branche d'activité professionnelle (BAP) et les différents corps. L'analyse de ces données permet de mettre en évidence un âge moyen qui augmente dû au faible taux de recrutements, une proportion de personnel scientifique en déclin (61 % de BAP A à E par rapport aux BAP F, G et J) mais qu'en revanche le pourcentage de femmes est représentatif de la proportion H/F en France.

BAP Nb d'agents % agents par BAP âge moyen % de femmes Ingénieurs (IR, IE, AI) Techniciens (T, AJT)
A (Sciences du vivant) 1 943 12,7 % 44,2 ans 70,3 % 1 144 799
B (Sciences chimiques et sciences des matériaux) 1 067 7,0 % 43,4 ans 43,3 % 852 215
C (Sciences de l'ingénieur et instrumentation scientifique) 2 895 18,9 % 44,1 ans 10,4 % 2 195 700
D (Sciences humaines et sociales) 1 597 10,4 % 52,4 ans 58,3 % 1 590 7
E (Informatique, statistique et calcul scientifique) 1 867 12,2 % 43,4 ans 24,4 % 1 676 191
F (Documentation, édition, communication) 1 250 8,2 % 48,3 ans 43,6 % 819 431
G (Patrimoine, logistique, prévention et restauration) 724 4,7 % 45,1 ans 21,5 % 155 569
J (Gestion et pilotage) 3 954 25,8 % 44,3 ans 86,5 % 1 292 2 662

Place des femmes au CNRSModifier

En décembre 2005, sur un ensemble de 26 133 personnes, le CNRS comptait 11 095 femmes et 15 038 hommes, soit une proportion de 42,5 %[62]. Chez les ingénieurs et techniciens, 7 454 sur 14 456, soit 52 %, sont des femmes. Quant aux chercheurs, les femmes sont nettement en minorité et ne sont que 3 625 sur 11 626, soit 31 %. Ce dernier chiffre cache tout de même d'importantes différences suivant les filières. Les femmes représentent 43 % des chercheurs en sciences de l’homme et de la société, 39 % en sciences de la vie, 30 % en chimie, 26 % en sciences de l'Univers, 19 % en sciences de l'ingénieur, 19 % en sciences et technologies de l'information et de la communication, 17 % en physique, 16 % en mathématiques.

La proportion de femmes diminue également en fonction de la hiérarchie. Elles représentent 35,7 % des chargés de recherche de 2e classe (CR2) qui représentent le niveau de recrutement de la plupart des nouveaux chercheurs, 36,7 % des chargés de recherche de 1re classe pour les CR1, 25,2 % des directeurs de recherche de 2e classe (DR2), 11,7 % des directeurs de recherche de 1re classe (DR1) et 11,6 % des directeurs de recherche de classe exceptionnelle (DRCE), soit 15 femmes seulement.

À la suite de ce bilan[63] et afin de promouvoir la place des femmes au sein de l'organisme, une mission pour la place des femmes a été mise en place en 2001[64].

Temps partiel au CNRSModifier

1 836 agents dont 1 634 femmes (soit 88 %) exerçaient leur activité à temps partiel, cela représente 7,1 % de l'effectif qui se répartissent de la façon suivante :

  • 2 % des chercheurs
  • 11,2 des IT

La répartition suivant le temps de travail et l'évolution depuis 1994 est la suivante :

ratio 1994 1999 2004
50 % 29,4 % 19,3 % 17,2 %
60 % 4,1 % 3,6 % 2,8 %
70 % 3,2 % 2,8 % 2,1 %
80 % 56,2 % 64,8 % 66,8 %
90 % 7,1 % 9,5 % 11,1 %

Emplois non permanentsModifier

En 2004, 11 695 personnes ont été rémunérées par le CNRS sur des postes non permanents (CDD, vacataires, accueil en détachement depuis une entreprise privée, action de valorisation…)

Le nombre de salariés non permanents travaillant pour le CNRS a augmenté depuis 2004[65]. Le CNRS fournit des CDD de droit public. Les CDD de droit public ont des règles particulières (par exemple nombre illimité de contrat dans une période continue de 6 ans, pas de prime de précarité).

Le CNRS en chiffresModifier

  • Au , il y avait 26 167 personnes physiques payées par le CNRS[66].
  • La dotation de l'État au CNRS s'élevait à 2 214 millions d'euros en 2004. Ses ressources propres s'élevaient à 513 millions d'euros (2007). À titre de comparaison, le budget de recherche de l'Université de Californie en 2004 était de 2 950 millions de dollars (800 millions de fonds propres)[réf. nécessaire].
  • L'échelle des salaires en janvier 2006 allait de 1 477 euros (salaire mensuel brut minimal d'un adjoint technique de la recherche début de carrière) à 6 243 euros (pour un directeur de recherche hors classe, fin de carrière). Les salaires mensuels bruts moyens des chercheurs étaient 5912 (DRCE), 4949 (DR1) 3903 (DR2), 3192 (CR1), 2459 (CR2) ; ceux des ingénieurs : 4468 (IRHC), 3897 (IR1), 3029 (IR2), 3845 (IEHC), 3180 (IE1), 2607 (IE2), 3228 (CMR), 2329 (AI) ; ceux des techniciens : 2300 (TCE), 2147 (TCS), 1920 (TCN), 1897 (AJTP), 1676 (AJT), 1625 (AGTP), 1574 (AGT). Une estimation du montant du salaire net peut être obtenue en retranchant 20 % au montant salaire brut.
  • En 2015, Il détenait 4500 familles de brevets[67]. Depuis 2013, le CNRS se situe entre la 5ème et la 7ème place des entreprises ou établissements français qui déposent le plus de brevets.[68]
  • 250 postes de chercheurs au concours en 2018, contre 300 en 2017[69].
  • Un quart des départs en retraite non compensés par de nouveaux recrutements[69].

Critiques et polémiquesModifier

CritiquesModifier

Bien qu'à la pointe de la recherche mondiale, le CNRS est régulièrement la cible de critiques émanant notamment de certains milieux économiques et spécialistes de gestion publique.

La loi dite Chevènement de 1982 fonctionnarisant le personnel du CNRS, eut ses partisans et ses adversaires :

  • les favorables considèrent que les chercheurs vont ainsi bénéficier d'une stabilité propice aux recherches fondamentales et que la recherche ne sera plus dépendante de la grande industrie et des financements privés, ni des phénomènes d'engouement qui suscitent des variations abruptes de politique scientifique décidées par les gouvernements successifs.
  • les opposants noteront que la machine administrative ainsi créée ne peut encourager les bons chercheurs, qui seraient démotivés par la permanence de chercheurs médiocres qui, dans une certaine mesure[b], avancent au bénéfice de l'âge.

En 2001, la Cour des comptes reprochait au CNRS son « absence de stratégie » et notait que les découpages en secteurs scientifiques constituent un frein majeur à la capacité interdisciplinaire de l'établissement. La cour note également la rigidité thématique, la faiblesse des opportunités d'expression des jeunes talents, le recrutement endogamique (40 à 50 % des recrutements dans le laboratoire de préparation du doctorat), le faible impact de l'évaluation des chercheurs sur leur carrière et les primes distribuées sans lien avec la qualité des services effectués[70].

En 2002, Olivier Postel-Vinay, directeur de la rédaction du magazine La Recherche, publiait son livre Le grand gâchis - splendeur et misère de la science française, ouvrage dénonçant ce qu'il nomme les ratés de l'institution. Ainsi, l'auteur notait que le CNRS emploie onze mille chercheurs environ, mais ne parvient à en licencier qu'un ou deux chaque année et que, souvent, ils sont annulés par le tribunal administratif (les chercheurs du CNRS, étant fonctionnaires, ne dépendent pas de la juridiction des prud'hommes). Il a aussi été reproché à la Direction du CNRS de « ne pas diriger grand-chose ». Le phénomène semble moins lié à des causes organisationnelles qu'au mode de recrutement des responsables (cooptation de scientifiques au profil essentiellement académique, qui ne sont pas des managers).

L'hebdomadaire L'Express du , citant un rapport de l'Inspection générale des finances sur le CNRS, note les défauts suivants : « Mauvaise répartition des moyens, doublons, absence de contrôles, statut rigide des chercheurs, et surtout une direction qui ne dirige pas grand-chose. » L'Inspection des Finances suggérait qu'il faudrait réduire le rôle du comité national du CNRS (évaluation par les pairs) au profit d'une autorité plus hiérarchique.

L'ancien ministre de la Recherche Claude Allègre défraya la chronique en engageant une réforme importante du CNRS, ce qui conduisit à des manifestations de la part de chercheurs français (2004). Ces polémiques se sont ensuite poursuivies dans un contexte de fronde de l'ensemble de la recherche publique contre le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, accusé de coupes importantes dans les crédits de la recherche. Plus récemment, ces réformes ont été présentées comme également liées à une volonté de reprise en main politique de la stratégie scientifique d'un organisme jugée par trop indépendant.

De nombreuses critiques ont été émises par la Cour des comptes et l'Inspection générale des finances sur le fait que les laboratoires du CNRS seraient rarement, voire jamais, évalués de manière « indépendante »[réf. nécessaire]. Ces institutions notent que la plupart de ces laboratoires répugneraient à utiliser la bibliométrie comme critère d'évaluation, contrairement aux organismes anglo-saxons. Or le syndicat SNCS-FSU s'oppose à la généralisation de la bibliométrie. En 2005, le syndicat de chercheurs SNCS-FSU demande plus de postes statutaires (fonctionnaires) au sein de l'institution et refuse la généralisation de l'évaluation individuelle, à laquelle il préfère l'évaluation des recherches — mais pas de façon bibliométrique. Outre le caractère collectif de toute recherche (voir les règles du CERN régissant les personnes ayant droit de signer tel ou tel article, les expériences du CERN engageant des centaines d'individus), il considère en effet improbable la tentative soi-disant « scientifique » de donner une note aux chercheurs afin d'évaluer leurs compétences de chercheurs sur une échelle numérique (en fonction, par exemple, du facteur-h qui corrèle nombre de publications dans certaines revues scientifiques et nombre de citations, considéré par ses promoteurs comme mesure légitime de la productivité d'un chercheur).

La bibliométrie est une mesure quantitative de la productivité en termes de publications scientifiques. Elle est souvent difficile à mettre en œuvre, car un usage inconsidéré peut mettre sur le même plan des publications peu importantes scientifiquement, et d'autres beaucoup plus importantes. Elle ne prend pas en compte les dimensions officiellement mises en avant par la commission européenne, le ministère français de la recherche et la direction du CNRS elle-même, à savoir la dissémination, la formation, et la communication de leur savoir par les chercheurs, qui sont plus difficilement quantifiables. Le débat porte donc en fait principalement sur le degré de bibliométrie académique utilisé[réf. nécessaire].

La loi sur la recherche a été débattue au parlement le 7 mars 2006. Elle semble loin de répondre aux demandes des chercheurs du CNRS et des autres organismes de recherche publique en particulier ceux du collectif « Sauvons la recherche ». La création de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES, évaluation) et l'Agence nationale de la recherche (ANR, financement) a profondément modifié l'organisation générale de la recherche française, et certains, tels le Prix Nobel Albert Fert[71],[72], s'inquiètent des conséquences que cette réorganisation pourrait avoir à terme sur le CNRS, une part des fonctions de ses structures propres (CoNRS et direction) pouvant paraître redondante avec les fonctions de ces nouvelles structures[réf. nécessaire].

En février 2008, la Cour des comptes estime que le CNRS n'a pas de « stratégie suivie dans la durée » et déplore que son organisation n’ait « pas véritablement changé depuis un quart de siècle »[73]. Cependant, la Cour des comptes souligne que « Mais il est vrai également que, si le contrat a pu être perdu de vue par les nouvelles équipes dirigeantes, c’est qu’il présentait des lacunes. En premier lieu, le contrat d’action pluriannuel n’était pas accompagné par une programmation des moyens financiers du CNRS. Il ne permettait donc ni de donner une indication des moyens budgétaires que l’État souhaitait mobiliser en faveur du CNRS, ni de traduire concrètement les priorités définies par le contrat, ni enfin de définir les efforts demandés au centre en matière de gestion »[74].

Plus récemment, il a été question de transformer le CNRS en une « Agence de moyens » attribuant des financements à des projets (et non à des structures), et de réaffecter tout ou partie des 26 000 employés du CNRS dans les universités : le candidat à la présidentielle, N. Sarkozy avait annoncé « Je transformerai donc nos grands organismes de recherche en agences de moyens, chargées de sélectionner et financer des équipes de recherche pour des projets à durée déterminée ». Une note de la Direction générale de la recherche et de l'innovation a empêché le Conseil scientifique du CNRS les 9 et 10 octobre 2007 de rendre un avis sur le projet de plan stratégique du CNRS[75]. Ce plan « CNRS - Horizon 2020 », lancé plus d'un an auparavant par la direction du CNRS a été reporté par le ministère chargé de la Recherche, après qu'il a été validé en juin 2007 par le conseil scientifique du CNRS, puis modifié par la Direction générale de la recherche et de l'innovation (DGRI)[76]. Dans sa lettre de mission à Valérie Pécresse, le Président de la république lui demande de « placer les universités au centre de l'effort de recherche, en confortant notamment leur responsabilité dans les laboratoires mixtes de recherche ».

Fin février 2008, la Ministre a traduit ces orientations dans une « feuille de route »[77] qui confère au CNRS « une responsabilité particulière, à côté d’autres organismes, dans la conception, la construction et la gestion des très grandes infrastructures de recherche » tout en lui reconnaissant le statut de « principal organisme de recherche en France ». Cette feuille de route précise nombre d'objectifs, et particulièrement de ré-organiser le CNRS en grands instituts, « sur le modèle de l'INSU et de l'IN2P3 ».

Le , le CA du CNRS a adopté son « Plan Stratégique 2020 »[78] après de longues négociations avec sa tutelle et les organisations syndicales et associatives des personnels de la recherche. Ce plan prévoit entre autres, dans son introduction portant sur l'organisation, la transformation des actuels départements en instituts qui ont « tous vocation à assumer des missions nationales ». Le contour de ces missions devra être négocié avec les autres EPST ou établissements œuvrant dans les mêmes champs (par exemple, avec l'Inserm pour les Sciences du Vivant, ou l'INRIA pour certains domaines d'application de l'informatique). Le « Contrat d'Objectifs » à 4 ans qui doit être signé avec le Ministère de tutelle avant la fin de l'année précisera l'ensemble de ces missions nationales et les contours précis des différents instituts.

En septembre 2012, l'Académie des sciences a publié un rapport plutôt critique sur le fonctionnement du CNRS[79]. Ce rapport note qu'entre 1960 et 2012, le nombre d'emploi dans les services centraux a été multiplié par 9 lorsque le nombre de chercheurs ne faisait que quadrupler. La masse salariale du CNRS représentait, en 2010, 84 % de son budget, contre seulement 47 % en 1960. Les auteurs du rapport notent également le poids grandissant de la bureaucratie au sein du CNRS[80].

En 2019, 178 chercheurs CNRS bénéficiaires de bourses d’excellence du Conseil européen de la recherche s'inquiètent dans une tribune publiée dans Le Monde de l'avenir du CNRS et critiquent ses procédures de recrutement et de financement[81]. Le CoNRS demande au gouvernement six milliards d'euros supplémentaires pour l’emploi scientifique[82].

Lutte contre la fraude scientifiqueModifier

Après les affaires très médiatisées concernant Olivier Voinnet, Anne Peyroche et Catherine Jessus, le CNRS met en place à l'initiative d'Antoine Petit un référent intégrité, Rémy Mosseri[83].

LogosModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les publications issues d'une unité de recherche associée au CNRS présentent généralement au moins quatre termes d'affiliation : le nom de l'unité de recherche, l'indicatif administratif relatif à l'unité de recherche (ex : « UMR 2341 »), le nom du CNRS et le nom de l'établissement d'enseignement supérieur au sein duquel se trouve l'unité. Une unité de recherche pouvant être associée à plusieurs universités, ou à plusieurs EPST, les affiliations peuvent être en pratique encore plus compliquées. À l'inverse des États-Unis où un chercheur s'identifie comme appartenant à un établissement (ex : le MIT), les chercheurs français s'identifient plus facilement comme appartenant à une unité de recherche, ce qui affaiblit la visibilité des établissements. Lire par exemple la note du CNRS sur le sujet.
  2. L'avancement à l'ancienneté est cependant limité par la nécessité de passer du corps des chargés de recherche à celui de directeurs de recherche, ce qui se fait sur un concours scientifique international et très compétitif. L'avancement à l'ancienneté des chargés de recherche plafonne à 25 ans de carrière, à un niveau d'indice de 40 % inférieur à celui des directeurs de recherche.

RéférencesModifier

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  4. « L'histoire du CNRS », sur histoire.cnrs.fr (consulté le 8 avril 2020)
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  6. Nicolas Martin, « 80 ans du CNRS au Collège de France : quel avenir pour la recherche française ? » [audio], sur France Culture, (consulté le 1er juillet 2019)
  7. A. Prost, « Jean Zay : la politique et la méthode », dans Id., Regards sur l'éducation en France (XIXe-XXe siècles), p. 63-68, spécialement p. 67.
  8. La création du CNRS, par Jean-François Picard, revue du CRNRS
  9. Note d'Antoine Prost sur Jean Zay, Souvenirs et solitude (2004), p. 374.
  10. Michel Blay, Quand la recherche était une République : la recherche scientifique à la Libération, Armand Colin, 2011, 160 p.
  11. Le CNRS, au cœur de la Recherche en France émission sur France Culture, 31 janvier 2011
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  13. « RIBAC-INSHS »,
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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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