Jeux olympiques d'été de 2020

XXXIIe édition des Jeux olympiques d'été

Jeux olympiques d'été de 2020
Logo
Localisation
Pays hôte Drapeau du Japon Japon
Ville hôte Tokyo
Coordonnées 35° 40′ 15″ N, 139° 46′ 19″ E
Date Du 23 juillet au
Participants
Athlètes 11 092 (attendus)[1]
( masc. et fém.)
Compétition
Nouveaux sports Escalade sportive, karaté, skateboard, surf, basket-ball à trois et BMX freestyle
Nombre de sports 33
Nombre de disciplines 50
Épreuves 339
Symboles
Mascotte Miraitowa
Géolocalisation
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Tokyo
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Tokyo
Chronologie

Les Jeux olympiques d'été de 2020, officiellement appelés Jeux de la XXXIIe olympiade de l'ère moderne, sont les deuxièmes Jeux d'été organisés par Tokyo, Japon, après ceux de 1964. Initialement prévus du au , les Jeux olympiques doivent se tenir du au (et les Jeux paralympiques du au ).

L'élection de la ville hôte a eu lieu le à Buenos Aires lors de la 125e session du Comité international olympique avec trois villes en lice pour accueillir les Jeux : Istanbul, Tokyo et Madrid. Il s'agit du plus faible nombre de villes candidates retenues depuis les Jeux olympiques d'été de 1988.

En , en raison de la pandémie de Covid-19, le Premier ministre du Japon Shinzō Abe demande le report des Jeux d'un an, soit en 2021, aussitôt entériné par le CIO. Le nom des Jeux reste inchangé : « Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020 ». Les Jeux de 1916, 1940 et 1944 avaient été annulés durant les deux guerres mondiales, mais c'est la première fois qu'ils sont reportés.

Un an plus tard, la sécurité sanitaire n'étant toujours pas garantie, une mesure, également inédite dans l’histoire des JO, est prise : la tenue des Jeux sans spectateurs venant de l’étranger.

Les épreuves doivent se tenir dans plusieurs villes japonaises, principalement à Tokyo, dans la « zone Héritage », dont plusieurs sites ont déjà servi pour les Jeux de 1964, et la « zone de la baie de Tokyo », qui symbolise l'avenir de la ville.

Sélection de la ville hôteModifier

Villes candidatesModifier

La liste des six villes requérantes a été annoncée par le CIO le [2]. Bien que retenue, la ville de Rome a retiré sa candidature in extremis, le gouvernement italien décidant de refuser son soutien à la veille du dépôt définitif des dossiers le 14 février 2012[3]. Les villes requérantes étaient donc finalement cinq.

Finalement, le , la commission exécutive du CIO ne conserve que trois villes candidates qui sont, dans l'ordre officiel défini par le CIO[4] :

  •   Istanbul (Turquie), depuis le (cinquième candidature de la ville après 2000, 2004, 2008 et 2012)[5] ;
  •   Tokyo (Japon), depuis le (après l'échec de 2016, déjà ville hôte des Jeux olympiques en 1964)[5] ;

Villes requérantesModifier

Candidature abandonnéeModifier

  •   Rome (Italie), est proposée par le CONI le , mais la ville est poussée à renoncer à sa candidature le suite au refus du gouvernement de Mario Monti de garantir les éventuels surcoûts[8].

VoteModifier

Le vote a lieu le à Buenos Aires, en Argentine. Tokyo est désignée au 2e tour face à Istanbul. La ville de Madrid avait été éliminée lors du 1er tour.

Résultats du choix de la ville organisatrice
Ville candidate Pays 1er tour 1er tour bis 2e tour
Tokyo   Japon 42 60
Istanbul   Turquie 26 49 36
Madrid   Espagne 26 45 -

Le quotidien Le Monde révèle le des informations qui semblent confirmer une corruption lors de l'attribution des Jeux olympiques de 2020 à Tokyo[9].

Impact de la pandémie de Covid-19Modifier

Report des Jeux à 2021Modifier

Le , le comité d'organisation s'inquiète de la maladie à coronavirus 2019 dont l'épidémie prend de l'ampleur. Toshiro Muto déclare notamment : « Nous sommes extrêmement inquiets, dans le sens où l’avancée de l’épidémie pourrait tempérer l’intérêt et l’enthousiasme pour les Jeux »[10]. Courant , l'hypothèse d'une annulation des Jeux inquiète les athlètes, puis des fédérations nationales et internationales et des comités nationaux olympiques annoncent tour à tour leur intention de ne pas envoyer des athlètes à Tokyo aux dates prévues.

Le , face à ce qui est devenu une pandémie, le président du CIO, Thomas Bach, indique que « l’annulation [des J.O. de Tokyo] n'est pas à l'ordre du jour » mais reconnaît qu'il est envisagé « un scénario de report »[11]. La décision devant être prise d'ici fin avril 2020. Trois scénarios seraient étudiés s'il y avait un report : automne 2020, été 2021 ou été 2022[12]. Le même jour, les comités olympique et paralympique canadiens décident qu'aucun athlète canadien ne sera envoyé aux JO de Tokyo si ces derniers ne sont pas reportés à une date ultérieure[13]. Le comité olympique australien annonce lui aussi de ne pas envoyer d'athlètes australiens aux JO[14].

Le 24 mars, par la voix de son Premier ministre d’alors, Shinzō Abe, le Japon annonce avoir demandé au CIO le report des Jeux de Tokyo à 2021[15],[16]. « Le président Thomas Bach a accepté à 100 % » dit-il[17]. Le même jour, le CIO annonce officiellement le report. Les deux parties doivent décider d'une nouvelle date pour la tenue des Jeux en 2021[18]. Plus précisément : « Les Jeux de la XXXIIe Olympiade à Tokyo devaient être reprogrammés après 2020 mais au plus tard à l'été 2021 »[19]. Le CIO précise que le nom des Jeux restera inchangé : « Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020 »[19]. Ils auront lieu du vendredi au dimanche 8 août 2021[20], tout au moins si la pandémie de Covid-19 est contenue d'ici là[21].

Hormis les Jeux de 1916, 1940 et 1944, annulés durant les deux guerres mondiales, c'est la première fois en 124 ans d'histoire des Jeux olympiques modernes que des Jeux sont reportés et que les Jeux d'été perdent leur rythme quadriennal. Ce serait aussi la première fois qu'ils se dérouleraient en année impaire, s’ils ont bien lieu en 2021[21].

Le 28 avril 2020, le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, confirme que les Jeux olympiques 2020 seront annulés s'ils ne peuvent se tenir aux dates prévues en 2021[22].

Cependant, le vice-président du Comité international olympique, John Coates, également responsable de la coordination des JO de Tokyo, assure, à l’AFP, le , que les Jeux auront bien lieu « avec ou sans » coronavirus et confirme leur début au [23].

Le , au cours d'une session extraordinaire, la Diète du Japon a promulgué une loi rendant officiel le décalage exceptionnel de trois jours fériés, en 2021. Le jour de la mer est déplacé du troisième lundi de juillet au jeudi , veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux. Le jour du sport est avancé de trois mois, du deuxième lundi d’octobre au vendredi , jour de la cérémonie d’ouverture. Le jour de la montagne, initialement avancé de deux jours, au , est décalé au dimanche 8, jour de la cérémonie de clôture[24],[25] — de nombreux députés du PLD ont refusé que le jour de la montagne coïncide avec le jour anniversaire du bombardement atomique de Nagasaki ()[26],[27]. Selon la législation japonaise, le 8 août tombant un dimanche, le lundi suivant devient un jour férié de substitution[24]. Le texte législatif, adopté par le parlement japonais, vise à prévenir les embouteillages et susciter l'engouement pour l'événement sportif planétaire[26],[24]. En juin 2018, une mesure similaire avait été votée, en vue des JO programmés pour l'été 2020[24].

Début mars 2021, tandis que la pandémie de Covid-19 perdure dans l'archipel nippon et dans de nombreux autres pays, le quotidien Yomiuri shinbun publie un sondage montrant que plus de 80 % des personnes interrogées sont défavorables à la venue d'étrangers durant les Jeux. La situation sanitaire incertaine inquiète une population japonaise qui approuve majoritairement un report ou l'annulation de l'événement sportif planétaire. Le 20 mars, le comité d'organisation, la gouverneure de Tokyo, le gouvernement du Japon, le Comité international olympique et le Comité international paralympique annoncent conjointement que les Jeux se dérouleront sans public venant de l’étranger. La décision inédite dans l'histoire des JO implique le remboursement de quelque 630 000 billets vendus hors du Japon[28],[29],[30],[31].

Quatre jours plus tard, le relais de la flamme olympique, impliquant dix mille coureurs, s'élance du J-Village, situé à Hirono et Naraha (préfecture de Fukushima), pour une traversée de quatre mois des quarante-sept préfectures du Japon, jusqu'au stade olympique national de Tokyo, lieu de la cérémonie d'ouverture des Jeux[32],[33]. Malgré les désistements de dizaines de célébrités[34], la crainte d'une propagation facilitée du coronavirus et une réprobation majoritaire dans l'opinion publique, les parties prenantes dans l'organisation de la manifestation multi-sport internationale ont insisté pour maintenir l'un des événements phares des « Jeux de la reconstruction » qu'elles veulent présenter au monde, dix ans après la catastrophe de Fukushima et en pleine lutte mondiale contre la pandémie de Covid-19[35],[36],[32],[33]. La justification morale qu'ils mettent en avant est cependant aussi motivée par un budget qui a gonflé de trois milliards en un an, jusqu'à atteindre 15,4 milliards de dollars, les intérêts commerciaux du CIO, la tendance de l'administration nippone à la rigidité bureaucratique et la fierté de la nation japonaise à faire au moins aussi bien que le voisin chinois, organisateur des Jeux olympiques d'hiver de 2022[35].

Désistement de délégationsModifier

Le , la Corée du Nord annonce qu'elle ne participera pas aux Jeux de Tokyo afin de « protéger [ses] athlètes de la crise sanitaire mondiale »[37].

OrganisationModifier

CommissionsModifier

John Coates est nommé par le président du CIO, Thomas Bach, à la tête de la Commission de coordination des Jeux de Tokyo[38].

Modifier

Le logo de la candidature japonaise représente des fleurs de cerisier (en japonais, sakura), fleur symbole de Tokyo, disposées en cercle (allusion au drapeau du Japon, aux couleurs du mouvement olympique -sauf le noir- et avec du violet, couleur de la métropole tokyoïte).

Le logo officiel des Jeux présenté en est retiré en septembre de la même année en raison des controverses qu'il a générées, accusé de plagiat envers le logo du théâtre de Liège[39].

Le nouveau logo officiel des Jeux a été dévoilé au public japonais fin [40]. Il représente un cercle en damier de couleur indigo suivant le motif ichimatsu moyō[41]. Ce logo a été choisi à l'issue d'un concours national remporté par l'artiste japonais Asao Tokoro. Selon ce dernier, chaque rectangle du logo figure un pays participant aux Jeux[42].

MascottesModifier

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo annonce le la présélection de trois paires de mascottes pour les Jeux olympiques d'été de 2020[43], parmi les 2 042 propositions reçues. Le choix final est accordé aux élèves des écoles primaires japonaises par l'intermédiaire d'un vote ouvert du au . Les écoles internationales du Japon comme les écoles japonaises à l'étranger peuvent également voter. La paire de mascottes gagnantes, dénommées Miraitowa et Someity, a été dévoilée le . Créée par Ryo Taniguchi, un illustrateur de Fukuoka[44], elle a obtenu 53 % des suffrages des 205 755 classes ayant participé à la sélection — 70 % des écoles du pays[45].

CalendrierModifier

Toutes les dates sont par rapport à l'heure locale (UTC+9).

Le calendrier d'origine était du 22 juillet au 9 août 2020. Pour reporter les Jeux olympiques en 2021, toutes les épreuves sont retardées de 364 jours (un jour de moins qu'une année complète pour conserver les mêmes jours de la semaine), déplaçant le nouveau calendrier du 21 juillet au 8 août 2021[46].

Selon le précédent historique de la natation aux Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin et du patinage artistique aux Jeux olympiques de 2018 à Pyeongchang, les finales de natation doivent avoir lieu le matin pour permettre des émissions en direct aux heures de grande écoute en Amérique du Nord. NBC a payé des frais substantiels pour les droits aux Jeux olympiques, de sorte que le CIO a autorisé NBC à influencer la programmation des événements afin de maximiser l'audience de télévision américaine lorsque cela était possible. Le 7 mai 2014, NBC a accepté une prolongation de contrat de 7,75 milliards de dollars américains pour diffuser les Jeux olympiques pendant les Jeux de 2032[47], ce qui en fait l'une des principales sources de revenus du CIO[48]. Les radiodiffuseurs japonais ont critiqué cette décision, car la natation est l'un des événements olympiques les plus populaires du pays[49],[50].

       Cérémonies        Jour de compétition        Jour de finale    4    Nombre de finales    GE    Gala d'exhibition
Calendrier général des Jeux olympiques de 2020
juillet/ 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 1 2 3 4 5 6 7 8
Cérémonies   O C
Athlétisme   2 3 5 5 6 5 7 7 7 1
Aviron   2 4 4 4
Badminton   1 1 1 2
Baseball   1
B
a
s
k
e
t
b
a
l
l
Basket-ball   1 1
Basket-ball à 3   2
Boxe   2 1 1 1 4 4
C
a
n
o
ë
-
k
a
y
a
k
En eau calme   4 4 4
En eau vive / slalom   1 1 1 1
C
y
c
l
i
s
m
e
BMX   2 2
Piste   1 2 1 2 2 1 3
Route   1 1 2
VTT   1 1
Équitation   1 1 2 1 1
Escalade   1 1
Escrime   2 2 2 1 1 1 1 1 1
Football   1 1
Golf   1 1
G
y
m
n
a
s
t
i
q
u
e
Artistique   1 1 1 1 4 3 3 GE
Rythmique   1 1
Trampoline   1 1
Haltérophilie   1 2 1 2 1 2 1 2 1 1
Handball   1 1
Hockey sur gazon   1 1
Judo   2 2 2 2 2 2 2 1
Karaté   3 3 2
Lutte   3 3 3 3 3 3
N
a
t
a
t
i
o
n
Natation   4 4 4 5 5 4 4 5 1 1
Natation synchronisée   1 1
Plongeon   1 1 1 1 1 1 1 1
Water-polo   1 1
Pentathlon moderne   1 1
Rugby à sept   1 1
Skateboard   1 1 1 1
Softball   1
Surf   2
Taekwondo   2 2 2 2
Tennis   1 1 3
Tennis de table   1 1 1 1 1
Tir   2 2 2 2 1 2 2
Tir à l’arc   1 1 1 1 1
Triathlon   1 1 1
Voile   2 2 2 2 2
V
o
l
l
e
y
b
a
l
l
Beach-volley   1 1
Volley-ball   1 1
juillet/ 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 1 2 3 4 5 6 7 8
       Cérémonies        Jour de compétition        Jour de finale    4    Nombre de finales    GE    Gala d'exhibition

SitesModifier

Les sites seront principalement répartis en deux zones : la « zone Héritage », qui doit son nom au fait que plusieurs sites ont déjà servi pour les Olympiades de 1964, la « zone de la baie de Tokyo ».

Sites sans compétition
Lieu Usage Statut
Hôtel impérial Membres du CIO Existant
Harumi Futo Village olympique
Tokyo Big Sight Centre des médias Existant


Zone héritageModifier

Sept sites seront situés dans le quartier central des affaires de Tokyo, au nord-ouest du village olympique. Plusieurs de ces sites ont également été utilisés pour les Jeux olympiques d'été de 1964.

Liste Événements Capacité Statut
Nouveau stade olympique national Cérémonies d'ouverture et de clôture 68 000 Nouveau
Athlétisme
Football (finale femmes)
Gymnase olympique de Yoyogi Handball 13 000 Existant
Tokyo Metropolitan Gymnasium Tennis de table 10 000 Existant
Nippon Budokan Judo 14 000 Existant
Karaté
Tokyo International Forum Haltérophilie 5 000 Existant
Jardins du Kōkyo 5 000 Tribunes provisoires
Kokugikan Arena Boxe 11 000 Existant

Zone de la baie de TokyoModifier

Vingt sites seront situés à proximité de la baie de Tokyo, au sud-est du village olympique, principalement sur Ariake, Odaiba et les îles artificielles environnantes.

Lieu Événements Capacité Statut
Parc de Kasai Rinkai Canoë-kayak (slalom) 7 500 Nouveau
Oi Seaside Park Hockey sur gazon 15 000 Nouveau
Centre aquatique olympique Aquatique (natation, plongée et nage synchronisée) 18 000 Nouveau
Centre international de natation de Tatsumi Water-polo 4 700 Existant
Parc de Yumenoshima Tir à l'arc 5 600 Nouveau
Ariake Arena Volley-ball 12 000 Nouveau
Parc de sports urbains d'Ariake Cyclisme (BMX) 6 000 Temporaire
Skateboard 7 000
Centre de gymnastique olympique Gymnastique (artistique, rythmique et trampoline) 12 000 Temporaire
Ariake Tennis Park Tennis 20 000
court central : 10 000, court 1 : 5 000,
court 2 : 3 000 et 8 courts de 250 places chacun
Rénové
Base nautique d'Odaiba Triathlon 5 500 Tribunes provisoires
Aquatique (natation en eau libre)
Parc Shiokaze Beach volley 12 000 Temporaire
Canal et Parc de la Forêt de la Mer Équitation (concours complet) 20 000 Temporaire
Aviron 16 000 Tribunes provisoires
Canoë-kayak (sprint) 13 000
Parc de sports urbains d'Aomi Basket-ball 3×3 7 000 Temporaire
Escalade sportive 8 400

Autres sitesModifier

Lieu Événements Capacité
Camp Asaka
Musashino Forest Sport Plaza Pentathlon moderne (épreuve d'escrime) 6 000
Badminton
Stade Ajinomoto Football 50 000
Pentathlon moderne
Rugby à VII
Saitama Super Arena Basket-ball 22 000
Eno-shima, baie de Sagami Voile
Tsurigasaki Beach Surfing Venue (Ichinomiya) Surf 10 000
Makuhari Messe Escrime 6 000
Taekwondo
Lutte 8 000
Baji Koen
Kasumigaseki Country Club Golf 30 000
Izu Vélodrome Cyclisme sur piste 5 000
Japan Cycle Sports Center
Yokohama Stadium Baseball 30 000
Softball
Fukushima Azuma Baseball Stadium Baseball 14 300
Softball

Stades de footballModifier

 
Dôme de Sapporo.
Stade[51] Ville Capacité
Stade Nissan Yokohama 70 000
Stade Saitama Saitama 62 000
Stade de Miyagi Sendai 48 000
Stade Ajinomoto Tokyo 49 000
Stade de Kashima Kashima 42 000
Dôme de Sapporo Sapporo 42 000
Nouveau stade olympique national Tokyo 60 000

Marathon et marcheModifier

Les épreuves du marathon et de marche, initialement programmées à Tokyo, ont été, le 1er novembre 2019, déplacées au parc Ōdōri, à Sapporo, sur l'île d'Hokkaidō, qui a été l'hôte des JO d'hiver de 1972, pour épargner aux athlètes de courir sous la chaleur estivale étouffante de la ville[52],[53],[54], malgré l'opposition de la Gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike.

Programme des Jeux olympiques d'été de 2020Modifier

L'agenda olympique 2020, approuvé fin 2014, permet de mettre fin au quota imposant une limite de 28 sports divisés en 310 épreuves. En fait, les sports ne sont plus limités mais les épreuves sont toujours limités à 310 et les athlètes à 10 500[55]. Mais le CIO veut l'ajout de sports additionnels.

Un jury[56] choisit les sports après avoir reçu la proposition de 26 fédérations sportives[57].

Le Comité international olympique (CIO) a présélectionné une liste de huit sports qui pourraient être admis au programme des Jeux olympiques de 2020. Ces sports sont les suivants[58] : baseball/softball, karaté, squash, skateboard, wushu, wakeboard et escalade sportive.

Le CIO avait par contre décidé de retirer un sport du programme des Jeux olympiques de 2020, la lutte, présente depuis les jeux antiques. Mais après des protestations il fut réintégré au programme olympique par le CIO au détriment du squash[59].

Le , le Comité d'organisation des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 propose au CIO dix-huit épreuves supplémentaires dans cinq sports différents[60] : baseball/softball, escalade sportive, karaté, skateboard et surf.

La commission exécutive du Comité international olympique s'est déclarée favorable à cette proposition le [61],[57]. La décision finale est prise le lors de la 129e session du CIO à Rio, comme stipulé par la Charte olympique : les cinq sports sont intégrés au programme à Tokyo. Les 474 athlètes en plus et les 18 épreuves supplémentaires ne comptent pas pour les quotas établis mais ils ne sont pas définitivement inscrits au programme olympique[62] (ils ne sont pas sûrs de figurer aux jeux olympiques suivants).

Le , le CIO annonce que des épreuves de baseball et de softball auront lieu à Fukushima[63].

Le , le CIO dévoile la liste des disciplines au programme des Jeux olympiques de 2020 avec l'arrivée de quinze épreuves supplémentaires[64]. Ainsi, sont ajoutées au programme « des épreuves plus jeunes, plus urbaines, avec davantage de femmes »[64], telles que le basket-ball à trois, le BMX freestyle, les épreuves mixtes par équipes en judo, en athlétisme (relais 4 × 400 m mixte), en natation (relais 4 × 100 m 4 nages mixte), ainsi qu'en tir à l'arc, en triathlon (relais), en tennis de table (double mixte) et en voile. Par ailleurs, des épreuves féminines sont ajoutées au détriment d'épreuves masculines, en haltérophilie, en aviron, en canoë-kayak, et en boxe[64]. Le nombre total d'épreuves aux Jeux olympiques de Tokyo sera de 339, contre 306 à Rio en 2016 et 302 à Londres en 2012. Sur une base d'environ 10 500 athlètes, leur nombre est réduit de 285 pour cette édition 2020[64].

Sports/disciplines Hommes Femmes Mixtes Total
Disciplines au programme des Jeux de Tokyo[65].
  Athlétisme 24 23 1 48
  Aviron 7 7 14
  Badminton 2 2 1 5
  Baseball 1 0 1
  Basket-ball
5 × 5
3 × 3
2
1
1
2
1
1
4
2
2
  Boxe 8 5 13
Canoë-kayak
  Course en ligne
  Slalom
8
6
2
8
6
2
16
12
4
Cyclisme
  Cyclisme sur route
  Cyclisme sur piste
  VTT
  BMX
11
2
6
1
2
11
2
6
1
2
22
4
12
2
4
  Équitation
Saut d'obstacles
Dressage
Concours complet
6
2
2
2
6
2
2
2
  Escalade 1 1 2
  Escrime 6 6 12
  Football 1 1 2
  Golf 1 1 2
Gymnastique
  Gymnastique artistique
  Gymnastique rythmique
  Trampoline
9
8

1
9
6
2
1
18
14
2
2
  Haltérophilie 7 7 14
  Handball 1 1 2
  Hockey sur gazon 1 1 2
  Judo 7 7 1 15
  Karaté 4 4 8
  Lutte
Libre
Gréco-romaine
12
6
6
6
6

18
12
6
Sports aquatiques
  Natation
  Plongeon
  Natation synchronisée
  Water-polo
23
18
4

1
25
18
4
2
1
1
1



49
37
8
2
2
  Pentathlon moderne 1 1 2
  Rugby à sept 1 1 2
  Skateboard 2 2 4
  Softball 0 1 1
  Surf 1 1 2
  Taekwondo 4 4 8
  Tennis 2 2 1 5
  Tennis de table 2 2 1 5
  Tir
Carabine
Pistolet
Tir aux plateaux
6
2
2
2
6
2
2
2
3
1
1
1
15
5
5
5
  Tir à l'arc 2 2 1 5
  Triathlon 1 1 1 3
  Voile 5 4 1 10
Volley-ball
  En salle
  Beach-volley
2
1
1
2
1
1
4
2
2
Total 165 156 18 339

Droits télévisésModifier

Le CIO lancera la chaîne olympique pour les Jeux.

Le , le CIO a annoncé qu'il envisageait de constituer les droits télévisés aux États-Unis en un lot unique de quatre éditions des Jeux olympiques au lieu de deux : les Jeux d'été de 2016 et de 2020 et les Jeux d'hiver de 2014 et de 2018. Le chef négociateur du CIO Richard Carrion a déclaré à l'Associated Press que les enchères pour les droits se tiendraient entre NBC, ESPN, Fox et peut-être une association CBS/Turner. « Nous comprenons qu'il s'agit d'une décision importante pour chacune de ces chaînes, a dit le membre du CIO pour Porto Rico. Ils auront mon soutien s'ils sont prêts à s'engager pour quatre Jeux, et s'associer avec nous jusqu'en 2020 »[66].

Le président du CIO Jacques Rogge dirige la Commission des droits télévisés exclusifs et des nouveaux médias, mais l'organisation des enchères incombe à Carrion, qui rencontre régulièrement les chaînes pour maintenir leur intérêt pour la diffusion de Sotchi 2014 et Rio 2016. En groupant quatre éditions des Jeux, Carrion a deux autres éditions des Jeux, mais les Jeux de 2018 ont lieu en Corée et la ville hôte des Jeux de 2020 sera élue en 2013. Le CIO a essayé de retarder le processus le plus possible après la récession pour obtenir une meilleure enchère. Les droits télévisés américains sont la plus grande source de revenus du CIO[66].

Finalement, le , le CIO a accordé les droits télévisés pour quatre éditions des Jeux à NBC dans un marché de plus de quatre milliards de dollars[67].

En France, Canal+ annonce en avoir cédé ses droits à Eurosport, qui détient déjà les créneaux payants des JO d'hiver de 2022 et les JO d'été de 2024[68],[69].

Ci-dessous la liste des diffuseurs sélectionnés :

Conditions de travailModifier

Au , trois ouvriers travaillant sur des chantiers liés à l'organisation des Jeux olympiques sont morts, dont l'un par suicide en raison de longues heures de travail devenues insupportables[75].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Gender equality and youth at the heart of the Paris 2024 Olympic Sports Programme », sur www.olympic.org, (consulté le 7 décembre 2020)
  2. Six villes requérantes pour les Jeux Olympiques de 2020 - Comité International Olympique - .
  3. Roma 2020, il governo dice no Monti: «Non possiamo correre rischi».
  4. Les organisateurs des prochains Jeux présentent leurs rapports d'activité à la commission exécutive du CIO, Comité international olympique, .
  5. a b et c « JO 2020 : le choix de Tokyo », sur Lesechos.fr (consulté le 15 décembre 2016).
  6. Oltre a Tokyo si candida anche Baku, La Repubblica.
  7. Article sur la candidature sur le Site du Comité olympique asiatique.
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