Régiment régional

unité militaire française

Un régiment régional est, pendant la Seconde Guerre mondiale, un régiment de réserve, formé de soldats âgés, chargé de garder les lignes arrières, à l'image de l'infanterie territoriale de la Grande Guerre.

La compagnie cycliste du 212e régiment régional de Paris salue l'aviatrice Maryse Bastié le .

OrganisationModifier

Les régiments régionaux recrutent les soldats des classes les plus âgées (35-45 ans), encadrés par des vétérans de la Première Guerre mondiale[1]. Les régiments sont prévus en temps de paix mais réellement formés qu'à la mobilisation[2].

Classification et missionsModifier

On distingue :

  • Les unités chargées de la protection des points d'intérêt ou de la garde des étrangers internés en France : régiments régionaux de garde (RRG), régiments régionaux de protection (RRP) ou régiment régionaux d'infanterie (RRI ou RIR). En région alpine, ces régiments régionaux sont parfois alpins (RRA, régiment régional alpin). S'il s'agit de bataillons, on trouve pareillement les bataillons régionaux (BR), les bataillons régionaux de protection (BRP), les bataillons autonomes régionaux (BAR) et les bataillons autonomes régionaux de protection (BARP)[1].
  • Les régiments régionaux de travailleurs (RRT ou RT), chargés de travaux au profit des armées. Désigné bataillon régional de travailleurs (BRT) s'il s'agit d'un bataillon[1].

HistoireModifier

Les régiments sont brièvement mobilisés en 1938 pendant la crise des Sudètes[3],[4].

Mal équipés, les régionaux se retrouvent en première ligne suite aux percées allemandes lors de la bataille de France en mai-juin 1940[1].

ÉquipementModifier

 
Régionaux gardant le Viaduc de Waville en 1939.

L'uniforme est souvent le bleu horizon de la Grande Guerre. L'armement des régiments est dépassé. Les fusils sont des Gras modèle 1874 ou des Lebel modèle 1886 et 1886/93, les fusils-mitrailleurs sont des Chauchat modèle 1915 ou des MAC modèle 1924 et les revolvers sont du modèle 1892. L'armement manque et certains régionaux travailleurs ne disposent que d'un fusil pour dix[1].

Les régiments sont parfois renforcés de sections de quatre chars Renault FT, armés d'une mitrailleuse[5]. De même, certains régiments possèdent une ou plusieurs sections portées de canons de 65 mm de montagne[1].

Liste des régiments régionauxModifier

Région militaire No  Type de régiment Centre mobilisateur Stationnement[1] Organisation Remarque
1 : Lille 11 RR CMI 11 (Dunkerque, Calais, Boulogne) Saint-Omer[6], Boulogne, Calais, 2 bataillons : 9 compagnies mixtes, 2 compagnies de défense passive, 1 compagnie de transport automobile, 1 section de garde d'étrangers, 2 pelotons de circulation routière[7] Le 3e bataillon devient le 511e bataillon régional de protection à Dunkerque[1]. Le régiment engage deux compagnies dans la bataille de Calais.
12 RRP CMI 12 (Lille, Béthune, Valenciennes)

Dépôt de chars 509

Lille, Roubaix, Tourcoing, Armentières 2 bataillons mixtes : 7 compagnies mixtes, 1 compagnie de destruction, 1 section de garde d'étrangers, 1 peloton de circulation routière

1 bataillon de défense passive à 4 compagnies[7]

4 sections de chars FT[5]

13 RRP[7] CMI 13 (Cambrai, Arras, Avesnes) Cambrai, Le Quesnoy, Maubeuge, Le Cateau 2 bataillons mixtes : 3 compagnies mixtes, 2 compagnies de défense passive, 2 compagnies de pionniers, 4 compagnies de destruction, 1 section de garde d'étrangers, 3 pelotons de circulation routière[7] commandé par le lieutenant-colonel Santilli, quatre à six compagnies sont affectées au Secteur fortifié de Maubeuge[8]
14 RRT CMI 11 Hazebrouck 2 bataillon de pionniers : 8 compagnies de pionniers, 4 compagnies de transport hippomobile

1 compagnie de stockage[7]

Rattaché au Secteur fortifié des Flandres[9]. Une compagnie par bataillon est armée[1]. Participe à la défense de Dunkerque jusqu'à la fin[10], en partie évacué[11].
15 RRT CMI ? Saint-Omer, Bailleul 3 bataillons de pionniers : 12 compagnies de pionniers, 3 compagnies de transport hippomobile[7] Rattaché au Secteur fortifié des Flandres[9]. Participe à la défense de Dunkerque jusqu'à la fin[10].
16 RRT CMI 12 Lille, Douai, Seclin 3 bataillons de pionniers : 12 compagnies de pionniers, 3 compagnies de transport hippomobile[7] Rattaché au Secteur fortifié de Lille[9]. Commandé par le lieutenant-colonel Chevillard, participe à la défense de Dunkerque[11].
17 RRT CMI 12 Thun-l'Évêque 3 bataillons de pionniers[12] : 12 compagnies de pionniers, 3 compagnies de transport hippomobile

1 compagnie de stockage[7]

Rattaché au Secteur fortifié de l'Escaut[12]. Pendant la bataille de Dunkerque, le régiment parvient à embarquer pour revenir former des compagnies de travailleurs en Bretagne[1].
18 RRT CMI 13 Le Quesnoy, Landrecies 3 bataillons de pionniers : 12 compagnies de pionniers, 3 compagnies de transport hippomobile

1 compagnie de stockage[7]

Commandé par le lieutenant-colonel Wimet et rattaché au Secteur fortifié de Maubeuge[8], dissout le [1]
19 RRT CMI 13 Avesnes, Hautmont 3 bataillons de pionniers : 12 compagnies de pionniers, 3 compagnies de transport hippomobile

1 compagnie de stockage[7]

Commandé par le lieutenant-colonel Wiels et rattaché au Secteur fortifié de Maubeuge[8]. Capturé pendant la Bataille de Dunkerque[réf. souhaitée]
511 BRP ancien 3e bataillon du 11e RR Dunkerque 3 compagnies d'infanterie, 3 compagnies de défense passive, 1 compagnie de destruction, 1 compagnie de transport Commandé par le chef de bataillon Roger. Défend Dunkerque jusqu'à la reddition du camp retranché[1].
512 RRI CMI 12[réf. souhaitée] Béthune, Pont-à-Vendin, Lens 2 bataillons : 7 compagnies d'infanterie, 2 compagnies de défense passive, 1 section de destruction, 1 section de transport hippomobile, 1 section de garde d'étrangers[réf. souhaitée]
513 BRP CMG 3 (Arras)[réf. souhaitée] Arras[réf. souhaitée] 3 compagnies, 2 de compagnies de défense passive, 1 section de destruction, 1 section de transport hippomobile, 1 section de garde d'étrangers, 1 peloton de Circulation Routière[réf. souhaitée]
514 RRP CMI 12[réf. souhaitée]

Dépôt de chars 509[5]

Valenciennes, Douai 2 bataillons : 8 compagnies, 2 compagnies de défense passive, 2 compagnies de destruction, 2 pelotons de circulation, 2 sections de transport hippomobile, 1 section de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

4 sections de chars FT[5]

2 : Amiens 21 RRT CMI 24 (Stenay, Montmédy, Sedan, Mouzon)[réf. souhaitée] Mouzon, Sedan 2 bataillons de pionniers à 4 compagnies[réf. souhaitée] Employé dans le Secteur fortifié de Montmédy[réf. souhaitée]. Dissout le [1]
22 RRT puis RRP CMI 23 (Mézières, Revin) Mézières, Revin devient RRP en janvier 1940[1]. Replié au Bugues[13].
23 RRT CMI 23

CMI 21 (Soissons, Laon, Hirson)[réf. souhaitée]

Rocroi, Hirson 2 bataillons de pionniers à 4 compagnies[réf. souhaitée] Dissout le [1]. Une autre source le donne replié à Vic-Fezensac en août 1940[13].
24 RRG CMI 22 (Amiens, Beauvais)

CMC 2 (Compiègne, Senlis)[réf. souhaitée]

Beauvais, Senlis, Compiègne 3 bataillons : 8 compagnies d'Infanterie , 3 compagnies de pionniers, 1 compagnie de défense passive, 5 sections de garde d'étrangers, 3 pelotons de circulations routières[réf. souhaitée] commandé par le colonel Marié, fin décembre 1939 puis par le commandant Vautrin et enfin par le lieutenant-colonel Paoli[1].

Deux compagnies du régiment défendent, avec d'autres unités,Verberie sur l'Oise du 8 au [14] puis sur la Loire à Sully-sur-Loire le 17 juin[15].

Journal régimentaire : Le Canard kaki[16].

25 RRG Saint-Quentin, Laon, Marle, Chauny, La Fère Une compagnie défend Marle du 15 au 16 mai 1940 puis le gros du bataillon se retire le 17 vers Vailly-sur-Aisne, Soissons et Château-Thierry[17]. Replié à Allassac et Objat[13].
26 RRT Senlis [18]. Replié à Saint-Hilaire[13].
27 RRT CMI 22 (Amiens, Beauvais)[réf. souhaitée] Beauvais 4 bataillons : 21 compagnies, 3 compagnies de transport hippomobile[réf. souhaitée] Défend le Mort-Homme du 4 au 13 juin 1940 puis se replie sur Saint-Dié[1]
28 RRG CMI ?

Dépôt de chars 504

Amiens, Abbeville, Albert
29 RR Vouziers, Sedan, Mouzon commandé par le lieutenant-colonel Lasseray[1]
3 : Rouen 31 RR CMI 32 (Rouen, Eu)

CMC 3 (Évreux, Saint-Lô)

CMCC 513 (Rouen)[réf. souhaitée]

Rouen, Le Havre 8 bataillons[19]2 sections de chars FT[5] commandé par le colonel Thomas[19]. Replié à Marmande[13].
32 RRT CMI 32[réf. souhaitée]

CMA 303 (Vernon)[réf. souhaitée]

Vernon (Eure) 2 bataillons de pionniers : 12 compagnies et 2 sections de transport hippomobiles[réf. souhaitée] Replié à Marmande[13].
33 RRT Saint-Étienne-du-Rouvray, Oissel Commandé par le lieutenant-colonel Boulet en 1939, puis Peyrou en 1940[1]. Affecté au Secteur fortifié de Faulquemont. Mis à la disposition de la 8e DIC, il combat en juin 1940 sur la Seine et sur la Loire[20].
34 RRT CMI 32[réf. souhaitée] Eu (Seine-Inférieure)[1] puis détaché en région parisienne[21] 2 bataillons : 11 compagnies et 1 compagnie de parc[réf. souhaitée] Commandé par les lieutenants-colonels de Job puis Segrétain. Devient 34e bataillon de travailleurs le [1]. Replié à Marmande[13].
35 RRT CMI 31 (Le Havre, Caen, Lisieux)[réf. souhaitée] Le Havre puis détaché commandé par les lieutenants-colonels de Colombel puis Costedoat[1].

Détaché au Secteur fortifié du Jura[réf. souhaitée]. Replié à Douelle (Lot)[13]

36 RRI/RRP CMI 31

CMI 33[réf. souhaitée]

Saint-Lô 2 bataillons mixtes : 9 compagnies d'infanterie et 3 de pionniers

3 bataillons de garde d'étrangers : 13 sections[réf. souhaitée]

Replié sur Vic-Fezensac en juillet 1940[13],[22]
4 : Le Mans 40 RR Dreux, Chartres
41 RR CMI ?

Dépôt de chars 501[5]

Le Mans, Mamers, Flers, Laval 3 bataillons mixtes : 8 compagnies d'infanterie, 1 compagnie de pionniers, 1 compagnie de défense passive, 2 pelotons de circulation routière

2 bataillons de garde d'étrangers : 11 sections[réf. souhaitée]

1 section de canons de 65[1]

2 sections de chars FT[5]

42 RR Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Vitré, Paimpol, Dinan
5 : Orléans 51 RRI CMI 51 (Orléans, Blois)

CMG 38 (Montargis)[réf. souhaitée]

Orléans, Montargis
52 RR CMI 51[réf. souhaitée] Blois, Vendôme devient 52e bataillon régional le [1]
53 RRP CMI 52[réf. souhaitée] (Bourges, Avord) Bourges, Vierzon, Sancerre ?

2 sections de chars FT[5]

[23]. Replié à Salignac (Gironde)[13]. 1 200 soldats sont faits prisonniers par les Allemands et initialement gardés à Bourges[24].
54 RR CMI 53[réf. souhaitée] (Nevers, Cosne) Nevers, Cosne, Clamecy devient 54e bataillon régional en [1]. Replié à Valroufié[13].
6 : Metz 60 BR CMI 61(Thionville, Labry)

CMI 65 (Verdun, Saint-Mihiel)

CMI 67 (Metz, Bockange)[réf. souhaitée]

Metz Participe à l'évacuation des civils habitants le long de la ligne de front en août 1939[25]. Commandé par le chef de bataillon Romarie. Dissout le [1].
61 RRP Thionville 3 bataillons

(passe à 2 bataillons le )[réf. souhaitée]

Affecté à la garde des dépôts et des ponts entre Thionville et Metz jusqu'au 13 juin 1940[26]. Sept prisonniers sont exécutés par les Allemands le 17 à Sainte-Suzanne[27]. Le régiment défend Montbéliard le 18[26]. Replié à Cajarc et Figeac[13], une partie du régiment est internée en Suisse[28],[29].
62 RRP CMI ? (Châlons-sur-Marne)[1] Bar-le-Duc, Saint-Mihiel, Commercy Replié à Capdenac-Gare[13]
63 RRP CMI 63 (Longuyon, Étain)[réf. souhaitée] Longuyon, Étain 2 bataillons : 9 compagnies

4 sections de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

dissout le [1]
64 RRP Châlons-sur-Marne, Épernay, Reims ?

1 section de chars FT à partir d'avril 1940[5]

Replié à Aurillac[13]
65 RRP Verdun, Dun-sur-Meuse Capturé autour de Crépey[30],[31]
66 Compagnie CMI 65[réf. souhaitée] Teting-sur-Nied Rattachée au Secteur fortifié de Faulquemont. Placée sous les ordres du 4e bataillon du 68e RR le [1]
68 RR CMI 64 (Reims, Mourmelon)

CMI 66 (Metz, Zimming)[réf. souhaitée]

Metz 4 bataillons d'infanterie

1 bataillon de pionniers

2 bataillons de défense passive[réf. souhaitée]

2 puis 1 sections de chars FT[5]

2 sections de canons de 65[1]

Participe à l'évacuation des civils habitants le long de la ligne de front en août 1939[25]. Commandé par le lieutenant-colonel Ménard. Défendant la vallée du Rhône, la majorité de l'unité est capturée le 19 juin[1]. Le reste replié à Figeac[13].
69 RR Metz, Pont-à-Mousson, Briey Commandé par le lieutenant-colonel Riand, rattaché au groupement Brusseaux mi-juin 1940, combat sur la Meuse à gauche de la 1re DIC, capturé dans les Vosges[32]
7 : Besançon 71 RRP Colmar, Ribeauvillé, Eguisheim, Rouffach Replié à Albefeuille-Lagarde et Mozac[13]
72 RR Territoire de Belfort Replié à Castanet et Vaïssac[13]
73 RRI CMI 73 (Lons-le-Saunier, Dole, Pontarlier)[réf. souhaitée] Lons-le-Saunier, Fort des Rousses, Dole, Poligny (Jura) 3 bataillons mixtes : 7 compagnies d'infanterie, 1 compagnie de pionniers, 1 compagnie de défense passive

1 bataillon de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

Lieutenant-colonel Bocquillon[33]. Replié à Saverdun[13].
74 RR CMI 74 (Chaumont, Langres)[réf. souhaitée] Chaumont, Langres, Chalindrey 2 bataillons mixte

1 bataillon de garde d'étrangers

1 section de canons de 65[1]

Lieutenant-colonel Raoul. Combat du 13 au 15 juin à Perthes, Joinville, Vraincourt, Hûmes et à Foulain[réf. souhaitée]. Replié à Noueilles[13].
75 RR CMI 72 (Belfort, Thann)

CMA 327 (Belfort, Mulhouse, Colmar, Héricourt)[réf. souhaitée]

Thann, Mulhouse 2 bataillons d'infanterie : 7 compagnies d'infanterie, 2 compagnies de défense passive, 4 sections de gardes étrangers

1 bataillon de pionniers : 4 compagnies de pionniers[réf. souhaitée]

Commandé par le lieutenant-colonel Valot. Travaille sur les bords du Rhin pendant l'hiver. Défend fin juin Givors, Rive-de-Gier et le Vivarais[1]. Replié à Vaïssac[13].
76 RRT Aspach, Mulhouse, Cernay Défend Voreppe (Isère) fin juin[1]. Replié à Vaïssac[13].
77 RR CMA 7 (Besançon)[réf. souhaitée] Besançon, Pontarlier 2 bataillons mixtes : 4 compagnies d'infanterie, 2 compagnies de gardes-frontières, 3 compagnies de pionniers, 3 sections de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

1 section de canons de 65[1]

2 sections de chars FT[5]

Commandé par le lieutenant-colonel Barillé[1]. Journal de front : Le Double-Sept[34]. Mis à dispotion du Secteur fortifié du Jura[1]. Combat devant Besançon mi-juin 1940[35]. Replié à Castanet[13].
78 RR CMC 7 (Vesoul, Lure)[réf. souhaitée] Vesoul, Lure, Gray 2 bataillons mixtes : six compagnies d'infanterie, deux compagnies de défense passive[réf. souhaitée]

1 bataillon de garde de prisonniers[36]

Commandé par le lieutenant-colonel de Béarn[37]. Replié à Piquecos[13].
79 RR Montbéliard Dissous en novembre 1939[1]
8 : Dijon 81 RR CMI 81 (Dijon, Autun)[réf. souhaitée] Saulon-la-Chapelle, Dijon, Montbard,Beaune
82 RR Chalon-sur-Saône, Chagny, Le Creusot, Digoin
83 RIR CMI 83 (Auxerre, Sens)[réf. souhaitée] Auxerre, Sens 2 bataillons mixtes : 8 compagnies d'infanterie et 3 compagnies de pionniers motorisées

9 sections de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

Devient 83e bataillon autonome régional le [1]
84 RR Troyes, Bar-sur-Aube, Brienne
9 : Tours 90 BAR Châteauroux Formé fin mai 1940[1]
91 RR Tours, Angers, Poitiers ?

2 sections de chars FT[5]

2 sections de canons de 65[1]

Replié à Périgueux[13]
92 RR Limoges, Châteauroux, Angoulême ?

2 sections de chars FT[5]

Replié à Bergerac[13]
93 RR Poitiers Formé le [1]
99 RR Camp du Ruchard, Le Blanc Régiment de garde d'étrangers[1] Replié à Douadic[13]
11 : Nantes 111 RR CMI 111 (Nantes, Vannes)

CMI 112 (Lorient, Quimper)[réf. souhaitée]

Nantes, Bouguenais, Saint-Nazaire; Garde la région entre Les Sables-d'Olonne et Lorient[38]. 4 bataillons mixtes : 13 compagnies d'infanterie, 4 compagnies de défense passive

1 bataillon de garde d'étrangers : 4 compagnies[réf. souhaitée]

1 section de chars FT[5]

Commandé par le lieutenant-colonel Ayme[38]. Couvre l'embarquement du cuirassée Jean Bart[1]
112 RR CMI 114 (Guingamp, Landerneau, Lambezellec)

CMCI 119 (Fontenay le Comte)[réf. souhaitée]

Brest, Quimper 3 bataillons mixtes : 9 compagnies d'infanterie, 1 compagnie de défense passive

5 sections de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

Devient 112e bataillon régional[1]
13 : Clermont-Ferrand 131 RR CMI 131 (Saint-Étienne, Roanne, Le Puy-en-Velay)[réf. souhaitée] Saint-Étienne, Roanne, Le Puy-en-Velay 2 bataillons d'infanterie : 10 compagnies

1 bataillon de défense passive : 4 compagnies

1 bataillon de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

2 sections de chars FT[5]

Replié à Lapte[13]
132 RR Clermont-Ferrand, Bourg-Lastic, Aurillac ?

2 sections de chars FT[5]

Replié à Tulle et Ussel[13]
133 RRI Montluçon, Moulins, Vichy Réduit à un seul bataillon en novembre 1939[1]
14 : Lyon 141 RR Annecy, Le Fayet, Gex, Annemasse, Thonon-les-Bains Défend le 19 juin le Secteur défensif du Rhône[39]. Capturé près de Cessens par l'IR 93. À Annecy à la fin de la campagne[13].
142 RR Lyon, Bourgoin-Jallieu, Saint-Priest, Villefranche-sur-Saône, Vienne ?

3 sections de chars FT[5]

2 sections de canons de 65[1]

Commandé par le colonel Michel[1]. Replié à Vif (Isère)[13].
143 RR Grenoble, Chambaran ?

1 sections de chars FT[5]

1 section de canons de 65[1]

À Grenoble à la fin de la campagne[13]
144 RRA CMI 144 (Embrun, Briançon, Romans)

CMI 148 (Gap, Barcelonnette, Jausiers)[réf. souhaitée]

Gap, Embrun, Briançon, Veynes 2 bataillons : 4 compagnies d'infanterie, 1 compagnie de défense passive[réf. souhaitée]

3 sections de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

1 section de chars FT[5]

Réduit à un seul bataillon le [1]. Replié à Alixan[13].
145 RRA CMI 145 (Bourg-en-Bresse, Belley, Sathonay)[réf. souhaitée] Bourg-en-Bresse, Ambérieu-en-Bugey 1 bataillon : 3 compagnies d'infanterie et 2 sections de défense passive

2 bataillons de garde d'étrangers : 10 sections[réf. souhaitée]

Réduit à un seul bataillon le [1]. Rattaché au groupement Cartier. Replié à Saint-Captes[Où ?][13].
146 RR CMI 144

CMCC 504 (Valence, Montélimar)[réf. souhaitée]

Valence 3 bataillons : 6 compagnies d'infanterie, 3 compagnies de défense passive

1 bataillon de garde d'étrangers[réf. souhaitée]

Réduit à un seul bataillon le [1]. Finit la guerre à Montélimar[13].
147 RR CMI 147 (Chambéry)[réf. souhaitée] Maurienne[40] 3 bataillons : 7 compagnies d'infanterie, 1 compagnie de pionniers, 1 compagnie de défense passive

3 bataillons de garde d'étrangers : 22 sections[réf. souhaitée]

1 section de chars FT[5]

Dissout le 10 juin 1940[réf. souhaitée]. Le reliquat à Chambon (Gard)[13].
15 : Marseille 150 RR Ajaccio, Bastia, Corte
151 RRP CMI 155[réf. nécessaire] Avignon, Privas, Nîmes ?

3 sections de canons de 65[1]

À Avignon en août 1940[13]
152 RRP Avignon Régiment de garde d'étrangers[1] Dissout en novembre 1939[1]
153 RR Nîmes Régiment de garde d'étrangers[1]
154 RR Privas Régiment de garde d'étrangers[1]
155 RR Toulon, Hyères À Hyères en août 1940[13]
156 RRP Aix-en-Provence
157 RRP Marseille ?

2 sections de chars FT[5]

Commandé par le lieutenant-colonel Duval[1]. À Marseille en août 1940[13].
158 RR Nice, Juan-les-Pins, Villefranche-sur-Mer ?

1 section de chars FT[5]

Commandé par le lieutenant-colonel Nicora[1]. À Digne en août 1940[13].
159 RRP Grasse, Digne-les-Bains, Sisteron Dissout le [1]. Le reliquat au dépôt 151 à Privas[13].
16 : Montpellier 160 RR Rodez, Mende À Albi en août 1940[13]
161 RR Albi, Castres, Carmaux
162 RR Montpellier, Béziers ?

1 section de chars FT[5]

Dissout le [1]. Le reliquat à Montpellier en août 1940[13].
163 RR Narbonne Toujours à Narbonne en août 1940[13].
164 RR Perpignan
17 : Toulouse 171 RR Toulouse, Saint-Girons, Foix ?

2 sections de chars FT[5]

Toujours à Toulouse en août 1940[13].
172 RR Montauban, Cahors À Agen en août 1940[13].
173 RR Agen Toujours à Agen en août 1940[13].
18 : Bordeaux 181 RR Bordeaux, Blaye, Libourne, Saint-André-de-Cubzac, La Rochelle, Rochefort, Saintes, Île de Ré ?

2 sections de chars FT[5]

Lieutenant-colonel Ducos puis colonel Prudhomme[1]. À Montségur en août 1940[13].
182 RR Tarbes, Arreau, Lannemezan, Lourdes, Mont-de-Marsan, Dax, Labouheyre À Navarrenx en août 1940[13].
183 RR Pau
20 : Nancy 20 BARP Sarrebourg Garde des voies de communications
200 BAR Remiremont, Sélestat
201 RRP puis BARP Morhange, Château-Salins Commandé par les colonels Rouget puis Bertin. Devient un bataillon le [1]. Replié à Villeneuve-sur-Lot[13].
202 RRP Nancy, Frouard, Toul, Lunéville Replié à Villeuneuve-sur-Lot[13]
203 RRP Nancy, Toul, Sarrebourg, Château-Salins ?

1 section de chars FT[5]

Commandé par le lieutenant-colonel Michau[1]. Replié à Tournon-d'Agenais[13]
204 RRP Haguenau, Pechelbronn, Saverne, Troisfontaines Replié à Tournon-d'Agenais[13]
205 RRP Strasbourg, Schiltigheim, Erstein, Benfeld Cinq bataillons[41] Commandé par le colonel de Warren[1]. Dès septembre 1939, affecté à la protection de Strasbourg quasi-complètement évacué[42]. Participe à la protection des oeuvres d'art des musées de Strasbourg lors de l'arrivée des Allemands en juin 1940[43].
206 RRP Schirmeck, Molsheim, Brumath, Barr, Dorlisheim ?

1 section de chars FT[5]

Replié à Thiézac[13]
207 RRP Épinal, Rambervillers, Bruyères, Saint-Dié Replié à Boulens (Suisse)[13]
208 RRP Neufchâteau Replié à Villeneuve-sur-Lot[13]
Paris 211 RR Paris (banlieue nord-ouest) [44]. Replié à Labastide-d'Armagnac[13].
212 RR Paris (banlieue nord-est) Commandé par les lieutenants-colonels Girardin puis Roger, puis par le colonel Colin et enfin le lieutenant-colonel Hemery. Se replie vers la Loire à partir du , capturé près de Pithiviers[1]. Le reliquat replié au Mas-d'Agenais[13]
213 RR Paris (banlieue sud) Commandé par le lieutenant-colonel Nicolle[1]. Caserné à La Tour-Maubourg[45]. Journal de la 4e compagnie : Le Dernier né[46]. Replié à Hautefaye[13].
214 RR Paris Garde des voies de communication et d'ouvrages Commandé par le colonel Geoffroy[1]. Replié à Sainte-Marthe (Lot-et-Garonne)[13].
215 RR Versailles, Villacoublay Commandé par le lieutenant-colonel Pariser[1]. Replié à Oradour, dépôt à Arzacq-Arraziguet[13]
216 RR Fontainebleau, Meaux ?

1 section de chars FT[5]

Replié à Sainte-Alvère et Cendrieux[13]
217 RRT Fontainebleau
218 RRT puis BRT Melun Affecté aux voies ferrées. Commandé par le colonel Le Camus puis réduit à un bataillon le , commandé par les capitaines Roux puis André[1]. Replié à Artigat[13].
219 RRT Provins Commandé par le colonel Berne. Affecté aux travaux de la position de défense autour de Melun[1].
220 RRT CMI 111 (Coulommiers)[réf. souhaitée] Coulommiers 3 bataillons : 14 compagnies

1 section de transport hippomobile

1 compagnie de parc[réf. souhaitée]

Formé de réfugiés étrangers ou de communistes, affectés au travail car peu fiables[47]. Replié à Limoges[13]
221 RRT Meaux (1939) Commandé par le lieutenant-colonel Davet et ensuite par les chefs de bataillon Thévenin puis Chauvin. Affecté au Secteur fortifié des Flandres en novembre 1939[1]. Organise dès le la défense de Dunkerque[11], où il est capturé le [1].
222 RRT Étavigny Commandé par le colonel Margaine. Travaille aux travaux de défense de Paris en Seine-et-Marne puis rejoint le Jura en mars 1940[1]. Replié à Thiviers[13].
223 RRT La Neuville-d'Aumont[réf. à confirmer]
224 RRT Luzarches Replié dans les Landes[13]

Personnalités ayant servi dans un régiment régionalModifier

RéférencesModifier

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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier