Verberie

commune française du département de l'Oise

Verberie est une commune située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Verberie
Verberie
Le château d'Aramont de 1635, propriété municipale.
Blason de Verberie
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne
Maire
Mandat
Michel Arnould
2020-2026
Code postal 60410
Code commune 60667
Démographie
Gentilé Sautriauts
Population
municipale
3 813 hab. (2019 en diminution de 6,5 % par rapport à 2013)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 40″ nord, 2° 43′ 56″ est
Altitude Min. 30 m
Max. 125 m
Superficie 15,05 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Verberie
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Crépy-en-Valois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Verberie
Géolocalisation sur la carte : Oise
Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Verberie
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Verberie
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Verberie

Ses habitants sont appelés les Sautriauts[1].

GéographieModifier

Localisation et communes limitrophesModifier

La commune est située dans le département de l'Oise, près de la rive gauche de la rivière Oise et sur l'embouchure de l'Automne, entre Senlis et Compiègne, sur l'itinéraire de la LGV Nord et non loin de celui de l'autoroute A1. Verberie est une petite ville résidentielle et industrielle à caractère rural, en dehors de toute agglomération[2]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 57 km[3]. Le chef-lieu de l'arrondissement de Senlis est éloigné de 16 km[4], et le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne de 13 km[5]. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 38 km au sud[6].

TopographieModifier

 
Vue sur la ville depuis Saint-Vaast.

Avec un territoire communal de forme très irrégulière, Verberie compte huit communes limitrophes, dont deux de l'autre côté de l'Oise : Rivecourt et Longueil-Sainte-Marie. En plus, au hameau de la Borde (commune de Raray), où quatre communes se rapprochent, Verberie rencontre Néry en un point. Les deux communes ne se côtoient toutefois pas. Le milieu de l'Oise marque la limite nord de la commune sur environ 6,4 km. Au niveau du bourg, le territoire se rétrécit à 750 m environ. À l'ouest, de part et d'autre de la ligne à grande vitesse, il remonte sur la plateau du Valois, dominé par de vastes surfaces agricoles. S'y trouve le point culminant de la commune, à 125 m au-dessus du niveau de la mer, au nord de la Borde. Le versant nord du plateau présente un relief accidenté et est couvert de bois ; il est incisé par d'étroits vallons appelés des cavées. L'une de ces cavées, le fond de Noël-Saint-Martin, est en partie située sur Verberie. À l'est du bourg, l'on se situe sur la commune de Saint-Vaast-de-Longmont dont la paroisse a été détachée de celle de Verberie[8]. Le secteur au nord du bourg représente plus de la moitié du territoire communal et contraste fortement avec le secteur occidental déjà décrit : il est constitué d'une partie de la plaine alluviale de l'Oise et de l'Automne, et est couvert de sablières, de prairies et de bois. Ici ce sont les limites de la forêt de Compiègne qui délimitent le territoire de Verberie, au nord-est. Aucune parcelle de cette forêt domaniale n'est située sur Verberie. Le territoire communal arrive près du hameau de la Mabonnerie de Saint-Sauveur. Le petit château qui lui a donné son nom est situé sur la commune de Verberie.

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Verberie se situe au carrefour de l'ancienne route nationale 32 Senlis - Compiègne, l'actuelle RD 932a, avec la RD 123. Cette dernière arrive de Pont-Sainte-Maxence par Pontpoint, puis remonte la vallée de l'Automne en direction d'Orrouy, avec possibilité de rejoindre Crépy-en-Valois par la RD 116. En outre, la RD 26 quitte Verberie en direction du nord, vers Longueil-Sainte-Marie et la RN 31 plus au nord. Deux voies communales font communiquer Verberie avec Saint-Vaast-de-Longmont.

Deux axes de circulation importants passent à proximité du territoire communal. La voie rapide de la RD 200 est un axe est - ouest qui suit la vallée moyenne de l'Oise et relie Creil à Compiègne. Elle est reliée à la RD 26 mentionnée précédemment par les RD 155 et 156. L'autoroute A1 est un axe nord-sud reliant le bassin Parisien au nord de la France. À proximité de Verberie, elle est uniquement accessible en passant par la RD 200, sur laquelle se situe l'échangeur no 9 « Pont-Sainte-Maxence / Compiègne sud », localisée en réalité sur la commune de Longueil-Sainte-Marie.

Transports en communModifier

Sur la ligne de Creil à Jeumont, existait une gare nommée Verberie, sur la commune de Longueil-Sainte-Marie[9], jusqu'à ce que Verberie n'obtienne sa propre gare sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves, ouverte le . Cette dernière était desservie par des trains de voyageurs de la relation Crépy-en-Valois - Compiègne jusqu'au , date de suppression du service[10],[11],[12].

Existe toujours la gare de Longueil-Sainte-Marie, à une distance routière de 4,3 km du centre-ville par la route D 26. Cette gare est desservie par les trains omnibus TER Picardie de la relation no 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent neuf trains dans chacun des deux sens, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 54 min pour Paris et de 13 min pour Compiègne[13]. Il n'y a pas de navettes par autobus entre Verberie et la gare, ni de piste cyclable.

Concernant les transports en commun routiers, Verberie est desservie par deux lignes d'autocars réguliers du réseau départemental du Conseil général de l'Oise. Les lignes n° 10A et 10C proposent deux allers pour Senlis le matin et trois retours, circulant du lundi au vendredi toute l'année, ainsi que des renforts en période scolaire. Les lignes n° 10C et 11 proposent trois allers pour Compiègne et cinq retours du lundi au vendredi, ainsi que deux allers et trois retours le samedi, circulant toute l'année. S'y ajoutent également des renforts scolaires[14]. Le tarif est de 2,00  pour un aller simple et de respectivement 3,00  (pour Senlis) et 3,50  (pour Compiègne) pour un aller-retour dans la journée[15].

GéologieModifier

L'ensemble de la ville, à l'exception des dernières maisons sur la RD 932a en direction de Senlis, est construite sur des alluvions modernes. De même, l'ensemble du sous-sol de la plaine alluviale de l'Oise et de l'Automne qui occupe le secteur nord du territoire communal est constitué d'alluvions. Elles sont modernes, sauf à l'extrémité nord du territoire, où les alluvions modernes ne sont présentes que sur une bande de terrain de 500 m de large. Cette dernière rétrécit successivement puis disparaît presque entièrement peu avant le pont de Lacroix-Saint-Ouen, où elle s'élargit de nouveau. Ce sont des alluvions anciennes qui constituent la plaine jusqu'au-delà de la lisière de la forêt de Compiègne. Elles font même une longue incursion dans la forêt sur la commune de Lacroix-Saint-Ouen, au sud du village. Sinon, la forêt de Compiègne à proximité de Verberie, ainsi que la partie inférieure du versant nord du plateau du Valois, repose sur une strate datant de l'Yprésien inférieur, c'est-à-dire du Sparnacien. Pour la partie basse du coteau, il s'agit d'argile plastique ainsi que de lignites. En remontant le coteau, y succède l'Yprésien supérieur (c'est-à-dire le Cuisien) avec des sables de Cuise et de l'argile de Laon, puis le Lutétien indifférencié. Le plateau est généralement couvert de limon des plateaux ou de lœss selon les endroits. Cependant, le Lutétien fait des incursions sur le plateau dans le prolongement des cavées et accidents du terrain. C'est par exemple le cas au-delà de la limite sud du territoire communal[16],[17].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[18]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s'agit d'une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[19].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[18]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 714 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[22] complétée par des études régionales[23] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Trumilly », sur la commune de Trumilly, mise en service en 1975[24] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[25],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 717,1 mm pour la période 1981-2010[26]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Le Bourget », sur la commune de Bonneuil-en-France, dans le département du Val-d'Oise, mise en service en 1920 et à 44 km[27], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[28] à 11,6 °C pour 1981-2010[29], puis à 12,1 °C pour 1991-2020[30].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Verberie est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[31],[32],[33]. Elle appartient à l'unité urbaine de Verberie, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[34] et 4 495 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[35],[36].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire regroupe 1 929 communes[37],[38].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Selon la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), l'occupation des sols de la commune est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,6 %), forêts (16 %), eaux continentales[Note 8] (10,4 %), zones urbanisées (9,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,3 %), prairies (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %)[39].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l'évolution dans le temps de l'occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[40].

ToponymieModifier

Attestations anciennesModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes[41] :

  • [in villa] Verimbrea [super Issara fluvio] en 741 (FG (3e continuateur)
  • vermeria [in palatio nostro] vers 746 (CSD (ch. de Pépin le Bref)
  • [capitula data apud] Vermeriam [palatium regium] en 752 (capit. de Pépin le Bref)
  • [de operibus palatii ad] Vermerias en 808 (capitulaire de Charlemagne)
  • Werimbria en 830 (HF)
  • [apud] Vermeriam [palatium] en 853 (PRS)
  • [in eodem palatio] Vermeria en 853 (charte de Charles le Chauve)
  • [actum] Vermerie [palatie regis] en 856 (CNC (charte de Charles le Chauve)
  • [actum] Vermerigia [palato nostro] en 863 (dipl. de Charles le Chauve)
  • in Vermeria en 877 (CSC)
  • [actum] Vermeria [palatio] en 890 (dipl. d’Eudes)
  • [actum apud] Vermeria [palacium] en 900 (Charles le Simple)
  • Vermerium palatium au IXe siècle (capitulaire de Charles le Chauve)
  • [apud] Vermeriam [palatum] en 903 (ch. de Charles le Simple)
  • [prope pontem] Vermeriae [contra palatium situm] en 918 (CSC (dipl. de Charles le Simple)
  • Verberiacum [palatium] en 967 (AN (dipl. de Lothaire)
  • Wrembia au Xe siècle (M)
  • [villa publica] Vurembria au Xe siècle (M)
  • Verimbria au Xe siècle (vie de Louis Ier le Débonnaire)
  • [actum] Vermeriae [palatio] en 1021 (EN (dipl. du roi Robert II le Pieux)
  • [in villa] Vermeria super fluvium Iseram en 1025-8 (chronique, Adhémar de Chabannes)
  • [proedium nostrum regali nostrae sedi] Vermeriae contiguum en 1029 (CSC (ch. du roi Robert II le Pieux)
  • [prope pontem] Vermerie en 1177 (CSC)
  • Verberia en 1183 (CSC)
  • Verberie en 1192 (CSC)
  • [in villa publica] Werinbria au XIIe siècle (HF)
  • Vermerigia en 1200
  • Verbrie en 1239 (CA)
  • Vernbria en 1250 (ES)
  • Verbria en 1250 (ES)
  • Verberiacum vers 1260
  • [in magna decima de] Verberie en 1260 (CSC)
  • Vermbria vers 1270 (ES)
  • apud Verberias en 1271
  • [Hugo de] Verbria en 1271 (CMC)
  • [une vile qui a non] Vermerie [qui siet sur la riviere d’Isare], XIIIe (HF (chroniques de St Denis)
  • [de] Verberia [suessionensis diocesis] vers 1309 (HF)
  • Verbery en 1570 (T)
  • Verberye en Valois au XVIe siècle
  • [le bourq de] Verberie en 1650 (CVS)
  • Verberie en Valois au XVIIe siècle
  • Verberie sur Oise au XIXe siècle

ÉtymologieModifier

HistoireModifier

Préhistoire et ProtohistoireModifier

Le Buisson Campin, occupations du Magdalénien

Bernard Lambot, de la Société d'archéologie champenoise, découvre deux locus du site magdalénien du Buisson Campin[Note 9], et y effectue in premier sondage en 1975. C'est le premier site magdalénien trouvé en place dans l'Oise. Roger Agache découvre aussi un grand bâtiment protohistorique lors d'une prospection aérienne[43],[44]. Les fouilles commencent en 1976[45],[46],[47], avec une équipe composée essentiellement de bénévoles[43] et Françoise Audouze comme co-responsable[48]. À partir de 1982, la proportion d'étudiants, y compris d'étudiants étrangers, augmente dans l'équipe de fouilles : le Buisson Campin devient une étape dans la formation de futurs archéologues. Mado Caron est la seule bénévole restant fidèle au poste, jusqu'à la dernière campagne de fouilles en 2002. James J. Enloe, qui vient de terminer sa thèse sur le partage du gibier à Pincevent, commence l'étude de la faune du Buisson Campin en 1987. En 1988 la fouille change de statut : de fouille de sauvetage (sur la base des destructions causées par les labours) elle devient une fouille programmée triennale en 1988. James Enloe est nommé co-directeur de la fouille en 1991, et de 1991 à 2001 le site devient une école de fouilles de l'université d'Iowa[49].

En 1979 un squelette d'enfant est découvert entre les locus 190 et 201. Daté tout d'abord du Chalcolithique à environ 3 000-2 500 ans (Audouze 1986), une datation ultérieure lui donne un âge attribuable au Mésolithique moyen[50],[51],[52],[53].

Une partie du site de la Verberie est inscrite comme monument historique par arrêté du 3 octobre 1995[54].

La Croix des Champs, occupations du Mésolithique et du Chalcolithique

À la fin des années 1990, une campagne de sondages préalable à l'aménagement des abords du stade municipal (7 000 m2) a mis au jour des vestiges archéologiques attribuables à différentes périodes : Mésolithique, Chalcolithique et Protohistoire. Il n'y a ni de structure ni de concentration de mobilier[55].

Les Gâts et la plaine d'Herneuse, occupations de l'âge du bronze et du gallo-romain moderne

Probablement depuis la fin du Bronze ancien (pour un silo) et de façon sure au Bronze final IIIb et au Hallstatt moyen, les structures se concentrent dans des zones basses du lieu-dit les Gâts, près d'anciens chenaux. Les fosses sont associées à des édifices juchés sur trois ou quatre poteaux et qui n'ont pas pu être datés. Le silo qui est peut-être daté de la fin du Bronze ancien a fourni un vase auquel était accolé (fortuitement?) un frontal humain de jeune adulte. Ce sont les premières occupations repérées dans ce secteur[55].
Au Hallstatt final et à La Tène ancienne, on retrouve des fosses, des silos et quelques constructions aux "Gâts", toujours dans des zones basses près d'anciens chenaux ; mais sur "la Plaine d'Herneuse" les vestiges d'occupation se trouvent sur les versants ou les sommets des buttes. Ce dernier lieu a aussi fourni la principale occupation sur ce site, datant de la transition entre La Tène moyenne et La Tène finale et montrant deux états distincts d'un même établissement[55].

Village gaulois, Verberie fut une résidence campagnarde des rois francs et de Charlemagne[56].

Moyen-ÂgeModifier

 
Le palais des Carolingiens à Verberie, près de Compiègne.
 
Arrêt de la Cour de Parlement du concernant Verberie.

Charlemagne s'y fait construire un vaste palais allant de la chapelle Saint-Pierre jusqu'au château d'Aramont sur une longueur de 420 mètres[56]. Cette construction est flanquée de tours rondes en pierre de taille ; les murs sont ornés de bas-reliefs et les frontons surmontés de statues colossales. Les portes sont d'airain, les mosaïques de marbre, les meubles incrustés d'or. Les jardins très vastes forment terrasse. Le parc s'étend jusqu'à la forêt coupée de canaux et parsemée d'étangs.

La ville primitive est comparable à nos moyennes villes de province actuelles. Au VIe siècle, Verberie forme une grande agglomération. Au cours des siècles, Verberie a vu défiler bien des rois : Pépin le Bref, Louis le Débonnaire (830), le roi Eudes (890), plus tard Charles VII

Charles Martel, après sa victoire de Poitiers contre les Sarrasins, vient se reposer à Verberie (739). C'est là qu'il contracte la maladie dont il meurt deux ans plus tard ; et qu'il reçoit du pape Grégoire III, les chaînes de saint Pierre et les clefs de son sépulcre.

La ville est le siège de plusieurs conciles en 752 (ou 753), 756, 853 et 869.

En 856, la fille de Charles le Chauve, Judith, y épouse Æthelwulf, le roi du Wessex.

Saccagée par les vikings, Verberie est restaurée en 885 puis pillée à plusieurs reprises au cours du Xe siècle.

Brûlée par les Anglais en 1359, la ville est reconstruite par Charles V. Au XVIe siècle elle est réduite à l'état de simple bourg : les guerres l'ont ruinée. Il reste quelques maisons des XVIe et XVIIe siècles. En 1530, la cité est encore fortifiée. Les murailles sont percées de cinq portes encore présentes au début du XIXe siècle.

Charles VII fait démolir en 1431 les murs fortement endommagés de la ville ; ces derniers sont rétablis par François Ier et restaurés sous la Fronde.

On cite comme principaux seigneurs de ce nom : Pierre de Verberie (1166), Roger (1183) et Jean (1260) ; le domaine passe ensuite à Louis de Fécamps, sieur de Villards (1615), puis à Nicolas de Lancy (1625). En 1720, le Régent réunit la seigneurie au domaine royal.

Constance d'Arles, reine de France par son mariage avec Robert II, donne à l'abbaye de Compiègne un très important domaine à Verberie pour le repos de son fils Hugues, inhumé dans l'église de l'abbaye Saint-Corneille[57].

Temps modernesModifier

La famine à Verberie est la cause du ralliement à la Révolution française. La ville accueille cette révolution avec joie. En , le lieutenant-colonel Claude Antoine Capon de Château-Thierry crée le camp militaire de Verberie afin de préparer et d'entraîner les bataillons de volontaires nationaux. Le , elle plante l'arbre de la liberté et le 30 prairial () de l'an II, elle célèbre avec enthousiasme la fête de l'Être suprême.

Les habitants ont institué un jeu fort original, les Sautriaux. Deux enfants s'enlaçaient en boule les pieds de l'un à la tête de l'autre et roulaient du haut de la colline jusqu'en bas. Ce jeu est à l'origine du nom des habitants de Verberie[58],[59].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Pont-Sainte-Maxence [60]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Crépy-en-Valois.

IntercommunalitéModifier

Verberie était le siège de la petite communauté de communes du Pays du Coquelicot, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne.

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans l'Oise , la liste SE menée par Michel Arnould obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 951 voix (53,88 %, 21 conseillers municipaux élus dont 9 communautaires), devançant de 137 voix celle UMP menée par le maire sortant Patrick Floury[61] (814 voix, 46,11 %, 6 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin, 37,35 % des électeurs se sont abstenus[62].

Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans l'Oise[63], la liste DVC menée par le maire sortant Michel Arnould remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 782 voix (53,41 %, 24 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant de 100 voix celle DVD menée par Patrick Floury — qui bénéficiait de la fusion de la liste SE menée par Philippe Deppe[64] — qui a obtenu 682 voix (46,58 %, 6 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 47,13 % des électeurs se sont abstenus[65].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[66]
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Claude Duvivier    
1790 1793 Baumé    
1793 1794 Jean-Baptiste Sarron    
1794 1796 Provost    
1796 1799 Jean-Nicolas Ferot    
1799 1799 Claude Bombart    
1799 1805 Louis-François Sauvage    
1805 1814 Louis-François Charbonnier    
1814 1815 Come-Mathieu Baumé    
1815 1816 Gargan    
1816 1817 Come-Mathieu Baumé    
1817 1818 Guillaume Leroy    
1818 1821 Dubas    
1821 1826 Charles-Bernard Desormes   Physicien, membre correspondant de l'Institut de France
1826 1831 Jean-Baptiste-Gabriel Fercot    
1831 1840 Charles-Bernard Desormes   Physicien, membre correspondant de l'Institut de France
Conseiller général de Pont-Sainte-Maxence (1833 → 1848)
1840 1843 Jacques Doutreleau    
1843 1852 Charles-Bernard Desormes[67] Républicain Physicien, membre correspondant de l'Institut de France
Conseiller général de Pont-Sainte-Maxence (1833 → 1848)
Député de l'Oise (1848 → 1849)
1852 1874 Jean-François Dufour    
1874 1878 Lambotte    
1878 1880 Duvivier    
1880 1884 Charles-Clément Bontemps    
1884 1896 Jean-Baptiste Corbon    
1896 1900 Louis-Auguste Bigot    
1900 1908 Jean-Baptiste Corbon    
1908 1919 Léon-Joseph Doé de Maindreville    
1919 1924 Joseph Deprez    
1924 1929 Dutilloy    
1929 1935 Jean Seron[68] Rad Soc. puis SFIO Médecin
1935 1955 René Firmin[Note 10]   Conseiller général de Pont-Saint-Maxence (1939 → 1940 et 1945 → 1955)
Nommé conseiller départemental en 1943[69]
Décédé en fonction
1955 1975 Pierre Firmin[Note 10]   Conseiller général de Pont-Saint-Maxence (1961 → 1975)
1975 1983 Edgard Floury[Note 11]    
mars 1983 juin 1995 Yves Pingeot    
juin 1995 avril 2014[70] Patrick Floury UMP Kinésithérapeute
Président de la CC de la Basse Automne ( 2001 → 2016 )
avril 2014[71] En cours
(au 17 février 2021)
Michel Arnould SE Retraité de la Fonction publique
Réélu pour le mandat 2020-2026[72],[73]

JumelagesModifier

La commune est jumelée avec :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[75]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[76].

En 2019, la commune comptait 3 813 habitants[Note 12], en diminution de 6,5 % par rapport à 2013 (Oise : +1,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1561 0531 1971 2201 3251 3221 3211 4131 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2611 2871 2871 4021 4931 7241 6211 6941 773
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7821 8391 8531 7491 7711 7781 9262 0102 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 4122 5112 5122 2932 6273 2833 4423 4664 062
2017 2019 - - - - - - -
3 8483 813-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[77].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,7 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 820 hommes pour 2 003 femmes, soit un taux de 52,39 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,11 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[78]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,6 
5,3 
75-89 ans
8,5 
12,0 
60-74 ans
13,2 
20,1 
45-59 ans
18,8 
22,7 
30-44 ans
20,4 
17,4 
15-29 ans
19,1 
21,8 
0-14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2018 en pourcentage[79]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,3 
75-89 ans
7,5 
15,1 
60-74 ans
15,8 
20,9 
45-59 ans
20,1 
19,5 
30-44 ans
19,4 
17,9 
15-29 ans
16,5 
20,8 
0-14 ans
19,4 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Monuments historiquesModifier

Verberie compte cinq monuments historiques, dont un porte seulement sur le patrimoine archéologique en sous-sol.

  • L'Église Saint-Pierre (classée Monument historique par liste de 1862[80]) : Régulièrement orientée, l'église de plan cruciforme se compose d'une nef aveugle de quatre travées accompagnée de deux bas-côtés, d'un transept largement saillant, d'un chœur à pans coupés de deux travées, sans bas-côtés, et d'un clocher en bâtière occupant l'emplacement de la première travée du bas-côté sud à laquelle il se substitue. L'église Saint-Pierre entre dans le petit groupe des premières églises classées au titre des monuments historiques dans le département de l'Oise par listes de 1840 et 1862, comptant moins d'une trentaine d'édifices. Sa réputation est en grande partie imputable à une tradition orale, selon laquelle le croisillon méridional du transept serait l'ancienne chapelle du palais royal de Charlemagne. Bien qu'édifiée au XIIe siècle seulement, c'est toutefois un intéressant exemple d'architecture romane finissante. Pour ses autres parties qui sont gothiques, l'église Saint-Pierre est assez caractéristique d'une petite église du Valois du XVe siècle, car reconstruite en grande partie après son bombardement par les Anglais en 1430. Les murs et la plupart des baies du chœur et du croisillon nord remontent toutefois au XIIIe siècle, et les finitions du bas-côté nord et de la première travée de la nef sont influencées par l'architecture Renaissance. À l'intérieur, les murs sont tout autour recouverts de boiseries du début du XVIIIe siècle[81].
  • « Le Petit Cappy » ou L'hôtel Saint-Jacques (celliers et cheminées intérieures inscrits monuments historiques par arrêté du [82]) : Vieille maison du XIVe siècle, rue de Paris, qui fut la demeure de Pierre Coquerel, secrétaire de Philippe de Valois.
  • L'Ancienne chapelle Notre-Dame des Monts, rue de Paris (inscrite monument historique par arrêté du [83]) : Construite entre 1339 et 1342 pour Pierre Coquerel également, cette chapelle comporte deux vaisseaux de quatre travées non voûtées, recouvertes par une charpente en carène renversée. La subdivision en travées n'est suggérée que par les contreforts à l'extérieur. Contrairement à la règle, l'édifice est orienté nord-sud, le portail étant au nord et le chevet au sud. Les fenêtres étaient en tiers-point avant d'être bouchées, et le chœur était à chevet plat. La chapelle était desservie par les Mathurins du prieuré Saint-Nicolas (voir ci-dessous). Elle a cessé d'être utilisé comme chapelle bien avant la Révolution. Peu de temps après sa vente comme bien national, le bâtiment a été englobé dans une ferme[84],[85].
  • Le Manoir Saint-Germain, sur l'ancienne route de Verberie à Rhuis, aujourd'hui voie privée (bâtiment d'habitation, communs, pigeonnier et mur de clôture inscrits Monuments historiques par arrêté du [86]) : Des actes de 1257 et 1390 mentionnent pour la première fois le lieu (appelé Saint-Germain-près-Verberie ou Saint-Germain-lès-Rhuis) et la seigneurie, et attestent l'existence d'un modeste manoir. La partie nord du manoir actuel semble effectivement remonter à la fin du XIVe siècle. La partie sud, beaucoup plus récente, est attribuée à Hugues de Ligny et date de 1550 environ. Au début du siècle suivant, le manoir est adapté au goût de la Renaissance avec l'ajout de quelques détails architecturaux. En 1658, l'archevêque Henri de La Mothe-Houdancourt entre en propriété de la seigneurie, dont une partie avait été vendu aux enchères après sa saisie. Il met le domaine à disposition de son receveur Jean Grévin, marchand à Pont-Sainte-Maxence. À partir de ce moment, le logis est converti en bâtiment agricole. Cette désaffection explique sans doute la survie du bâtiment, car il ne correspondait plus aux exigences des époques suivantes. La seigneurie échoit au prince de Soubise au XVIIIe siècle, avec celles de Roberval et Rhuis, mais est encore vendue une dernière fois avant la Révolution, en 1781, au profit de Achille-René d'Avesne de Fontaine. Au début du XXe siècle, l'ancien manoir est utilisé pour héberger des ouvriers saisonniers, et laissé à l'état d'abandon à partir de sa vente en 1939. Lors de son rachat par le baron et la baronne Marcel Bich, la demeure est dans un état de ruine avancée. Commence alors une restauration menée de façon exemplaire sous la direction de Michel Legendre, architecte en chef des Monuments historiques. - Le logis donne sur une cour pavée de grès, délimitée par de longs murs le joignant aux communs, également restaurés. L'escalier en colimaçon dans la tourelle accolée à l'angle sud-est du logis a pratiquement dû être construit à neuf. L'église de l'ancien hameau de Saint-Germain ayant disparu, le baron Bich la remplaça par la chapelle Saint-Cyr du hameau de Lèvemont, rachetée à la commune de Hadancourt-le-Haut-Clocher et transportée vers l'ancien emplacement de l'église en 1970[87].
  • Un site archéologique préhistorique et gaulois, parcelles cadastrales n° A 10, 125, 341, 345, 346 sur une propriété privée (inscrit monument historique par arrêté du [54]).

Autres éléments du patrimoineModifier

  • Le château de Saint-Corneille et sa ferme, chemin des Aulnes de Saint-Corneille, à l'extrémité ouest de la ville, au milieu d'un bois : ce château a été transformé en appartements. Il était à l'origine la résidence du concierge ou intendant du palais royal, et se présentait comme une grosse tour terminant à l'ouest les dépendances des bâtiments royaux. Saint-Corneille a ensuite été érigé en fief lié à l'office du concierge, fonction qui a été rendu héréditaire par abus de pouvoir de l'un de ses détenteurs. Le roi Robert leur rachète le fief grâce à l'or que Constance d'Arles apporte dans leur mariage, puis il en fait don à l'abbaye Saint-Corneille en 1029. Les moines de l'abbaye vendent le domaine vers le début du XVe siècle[88]. Non visible depuis le domaine public. Sans illustration.
  • Le château d'Aramont, rue Saint-Pierre : la seigneurie d'Aramont et celle de Verberie furent acquises en 1632 par Henri de Lancy, trésorier des guerres sous Henri IV. Le château d'Aramont lui est généralement attribué, et a vraisemblablement été construit avant 1639, quand Henri de Lancy devint également seigneur de Raray et se consacra à la reconstruction de ce château. Or, comme le montre un dessin de 1818, le château d'Aramont d'origine fut beaucoup plus petit, son corps de logis principal de style classique ne comportant que cinq travées, prolongé par des ailes basses rejoignant des pavillons. Le château actuel garde sans doute des éléments de ce premier château, mais date pour l'essentiel de la seconde moitié du XIXe siècle. Hippolyte Mosselman, banquier bruxellois et propriétaire d'Aramont depuis les années 1840, le fit reconstruire et agrandire considérablement. Depuis, le château présente un style historisant avec un abondant décor, constitué de balcons, lucarnes, faîtages et hautes cheminées arborant des M pour Mosselman. Les communs, au nord de la cour d'honneur, conservent par contre leur style d'origine. Le banquier mourut en 1873, et le château changea encore plusieurs fois de propriétaire, comme pendant tout son histoire. Il appartient aujourd'hui à la commune de Verberie, et abrite des salles pour réceptions, des gîtes et plusieurs organismes socio-culturels[89]. Une visite extérieure est possible tous les jours, et le parc avec ses promenades et équipements sportifs est ouvert au public. À remarquer également, un élégant colombier octogonal sur le parking.
  • L'Ancienne prévôté royale, rue Juliette-Adam : ce bel hôtel du XVIe siècle a abrité la mairie de Verberie jusqu'au début des années 2010. Vers 1830, exista encore une tourelle carrée et un escalier en colimaçon, ainsi que des cachots noirs au sous-sol, encore utilisés comme prison[90].
  • L'ancien couvent des mathurins et chapelle Saint-Nicolas - ancien hôtel-Dieu, rue de Paris, à l'angle avec la rue Saint-Nicolas : l'hôtel-Dieu est d'origine très ancienne et remonte au moins au XIIe siècle. Sa fondation est en tout cas antérieure à celle du prieuré des mathurins, par Philippe-Auguste en 1206, comme l'un des tout premiers établissements de cet ordre en France. Grand promoteur des Trinitaires, il appela à Verberie trois prêtres, trois laïcs et un procureur (ou ministre), et leur fait construire une église pour remplacer le simple oratoire de l'hôtel-Dieu. La construction ne dura que trois ans, et l'église est consacrée par l'l'évêque de Soissons, Aymard de Provins, en octobre 1209. Comme l'indiquent des chartes de saint Louis de la période 1236/1255, les autres bâtiments de l'hôpital furent également reconstruits à cette époque. Philippe le Hardi fit agrandir les bâtiments peu de temps après. Le diplomate et historien Robert Gaguin fut, pendant sa jeunesse, prieur des mathurins de Verberie. Disgracié à la cour, il devint général de son ordre. Pendant toute son existence, cinq ou six pères mathurins habitent le prieuré. Le dernier prieur, M. Chauvier, fut également général de son ordre, et mourut de chagrin à la suppression du prieuré, en 1792[91]. Le bâtiment médiéval a subi maints remaniements et ne conserve plus de son aspect initial que les volumes, les contreforts et les hautes fenêtres bouchées[92]. Transformé en logements et abritant un commerce, l'ancien hôtel-Dieu a récemment bénéficié d'une restauration et se présente dans un excellent état.
  • « La Mabonnerie », dans un écart de Verberie près de Saint-Sauveur : au comté de Valois, c'est l'une des maisons fortes médiévales ayant le mieux conservée son caractère. La propriété se présente comme une plate-forme grossièrement rectangulaire entourée de douves, prolongée à l'ouest par un vaste espace en hémicycle destiné aux jardins. La passerelle mobile du fossé est précédée par une basse-cour et donne directement accès au logis médiéval, qui remonte au XIVe siècle pour ses parties les plus anciennes. C'est un bâtiment rectangulaire à contreforts, de modestes dimensions, prolongé d'un côté par un bâtiment plus récent construit sur des bases médiévales. Le premier étage était destiné à l'habitation ; une tourelle d'angle était aménagée comme pigeonnier. L'on suppose que la partie de la plate-forme non construite était simplement protégée par des palissades[93].
  • Le cimetière militaire de Verberie : Nécropole nationale avec ossuaire, entretenu aux frais de l'État par le ministère des Anciens Combattants. D'une superficie de 6 518 m2, il contient 2 600 corps, dont 1 145 en tombes. Sans illustration.
  • Le Viaduc de la LGV Nord : Ce viaduc qui franchit l'Oise a une longueur de 1 526 mètres. C'est le second viaduc ferroviaire européen en longueur. Il comprend 32 piles, une tous les 48 mètres, dont la hauteur varie de 7 à 30 mètres.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Verberie se blasonnent ainsi :
d'azur à la tour donjonnée d'argent, maçonnée et ajourée de sable,
accompagnée de cinq fleurs de lys d'or ordonnées 2, 2 et 1


(Croix de guerre 1914-1918)


Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Bardon et al. 1983] Nicole Bardon, Louis Bardon, Jacques Bernet et Jean-Pierre Besse, « Verberie et sa région », Annales historiques Compiègnoises : Études Picardes modernes et contemporaines, Compiègne, Société d'Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, no 22,‎ , p. 3-24,
  • [Bardon & Bardon 1983] Nicole Bardon et Louis Bardon, « Verberie au XIXe siècle ». 2e partie : « Économie et société », Annales historiques Compiègnoises : Études Picardes modernes et contemporaines, Compiègne, Société d'Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, no 23,‎ , p. 29-40.
  • [Beaudry 1911] Amédée Beaudry, « Du presbytère de Verberie à l'échafaud », Comptes-rendus et Mémoires du Comité Archéologique de Senlis, Senlis, impr. Ernest Payen, 5e série, vol. III,‎ , p. 115-139 (lire en ligne [sur gallica], consulté en ),
  • [Cras 1998] Christian Anthime Cras, Une histoire buissonnière de Verberie, de la Préhistoire à nos jours, Verberie, Association Verberie Art et Culture, , 207 p. (ISBN 2-86861-104-4).  
  • [Debacq 1917] A. Debacq, Verberie pendant l'invasion de 1914 : Impressions et souvenirs, Senlis, Imprimerie administrative et commerciale, , 110 p. (lire en ligne [PDF] sur gallica).
  • [Graves 1834] Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Pont-Sainte-Maxence, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins, , 192 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 96-113.  
  • [Manuel 1882] Victor Manuel (abbé), « Documents sur Verberie », Comptes-rendus et Mémoires du Comité Archéologique de Senlis, Senlis, impr. Ernest Payen, 2e série, vol. VIII,‎ 1882-1883, p. 211-228 (lire en ligne [sur gallica], consulté en ).
  • [Morel 1882] Morel (abbé), « Le dénombrement de la terre de Rhuis et de Saint-Germain-lès-Verberie (Oise) vers 1390 », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, Senlis, Imprimerie de Ernest Payen, 2e série, vol. VIII,‎ 1882-1883, p. 139-210 (lire en ligne [sur gallica], consulté en ).
  • [Pitteman 2002] Sandrine Pitteman, « L'église Saint-Pierre de Verberie et sa place dans l'architecture religieuse d'Île-de-France », Bulletin de la Société historique de Compiègne « B38 »,‎ , p. 253-293 (lire en ligne [PDF] sur histoire-compiegne.com, consulté en ).  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[20].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[21].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Le Buisson Campin serait situé dans la pointe nord de la commune à 4 km du bourg, en rive gauche (côté est) de la rivière Oise[42] : la carte IGN indique un « site préhistorique », et Audouze (2009, p. 18, note 2) mentionne que l'équipe séjournant sur place allait chercher son eau au château du Bac proche (sur la commune du Meux, en rive droite).
  10. a et b Une avenue de la commune port le nom des maires René et Pierre Firmin.
  11. Une rue de la commune porte le nom de ce maire.
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Verberie (60410) », sur Habitants.fr (consulté le ).
  2. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Verberie et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Verberie et Senlis », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Verberie et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le ).
  6. « Orthodromie entre Verberie et Tremblay-en-France », sur Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le ).
  7. « Communes limitrophes de Verberie » sur Géoportail..
  8. Graves 1834, p. 96-97, 106.
  9. Adolphe Joanne, Les Environs de Paris illustrés, Paris, L. Hachette et Cie., 1868 (deuxième édition), 664 p. (lire en ligne), p. 325.
  10. José Banaudo, Trains oubliés : 4. l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, , 223 p. (ISBN 2-903310-24-6), p. 247-249.
  11. Marc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, Valignat (03), Éditions de l'Ormet, , 194 p. (ISBN 2-906575-22-4), p. 191.
  12. Journal Officiel de la République Française du 14 juillet 1994, p. 10 203.
  13. « Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], sur TER Picardie (consulté le ).
  14. [PDF] « Horaire de la ligne 10 Senlis - Verberie - Compiègne » et « Horaire de la ligne 11 Verberie - Compiègne », tiré de la page des fiches horaires(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], sur oise-mobilite.fr (consulté le ).
  15. « Réseau CG 60 - tarifs voyageurs occasionnels »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur oise-mobilite.fr (consulté le ).
  16. « Verberie, carte géologique interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes classiques IGN » et « Géologie » activées. Vous pouvez poduler la transparence de ces couches en cloquant sur l'onglet « sélection de couches » en haut à droite de l'écran, puis sur les petites roues dentées en face de chaque couche pour ouvrir les commandes de chaque couche.
  17. [Blondeau 1970] Alphonse Blondeau, « Notice explicative de la carte géologique au 1/50 000, feuille Compiègne », 16 p. [PDF], sur ficheinfoterre.brgm.fr, BRGM, (présentation en ligne, consulté en ).
  18. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  19. « Le climat en France métropolitaine », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  20. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  21. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  22. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d'outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  23. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  24. « Station Météo-France Trumilly - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  25. « Orthodromie entre Verberie et Trumilly », sur fr.distance.to (consulté le ).
  26. « Station Météo-France Trumilly - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  27. « Orthodromie entre Verberie et Bonneuil-en-France », sur fr.distance.to (consulté le ).
  28. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  29. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  30. « Station météorologique de Le Bourget - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  31. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  32. « Commune urbaine - définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  33. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  34. « Unité urbaine 2020 de Verberie », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  35. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  36. Vianney Costemalle, « Toujours plus d'habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  37. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  38. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod, « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  39. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.fr, ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  40. « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr, IGN (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  41. Émile Lambert, Dictionnaire topographique de l’Oise, Amiens, 1982, p. 587 (lire en ligne sur DicoTopo) [1]
  42. « Le Buisson Campin, sur Verberie, carte interactive » sur Géoportail.
  43. a et b [Audouze 2009] Françoise Audouze, « De l'archéologie des bouts de ficelles au Géoradar, 25 ans de fouilles au "Buisson Campin", Verberie (Oise) », Supplément à la Revue archéologique de Picardie « Hommage à Marc Durand »,‎ , p. 15-32 (lire en ligne [sur persee]), p. 16.
  44. [Blanchet, Buchsenschutz & Meniel 1983] Jean-Caude Blanchet, Olivier Buchsenschutz et Patrice Meniel, « La maison de La Tène moyenne de Verberie (Oise), « Le Buisson Campin » », Revue archéologique de Picardie, nos 1-2 « Les celtes dans le nord du bassin parisien »,‎ , p. 96-126 (lire en ligne [sur persee]).
  45. [Agache et al. 1976] Roger Agache, Françoise Audouze, Jean-Claude Blanchet et Bernard Lambot, « Activités de fouilles en 1976 : Verberie (Oise) », Revue archéologique de Picardie, no 8,‎ , p. 4-10 (lire en ligne [sur persee]).
  46. [Audouze 1980] Françoise Audouze, « Les fouilles du Buisson Campin à Verberie (Oise) », Revue archéologique de Picardie, no 19,‎ , p. 13-14 (lire en ligne [sur persee]).
  47. [Audouze 1981] Françoise Audouze, « L'habitat magdalénien de plein air de Verberie (Oise) », Notae Praehistoricae, no 1,‎ , p. 31-34 (lire en ligne [PDF] sur biblio.naturalsciences.be, consulté en ).
  48. Audouze 2009, p. 16, Note 2.
  49. Audouze 2009, p. 17.
  50. Audouze 2009, p. 19.
  51. [Audouze 1986] Françoise Audouze, « La sépulture d'enfant du "Buisson Campin" à Verberie (Oise) », dans H. Duday & C. Mass (éds.), Anthropologie physique et Archéologie : méthodes d'étude des sépultures (Actes du colloque de Toulouse, 4-6 nov. 1982), Paris, Éditions du CNRS, , p. 147-153.
  52. [Audouze, Drucker & Valentin 2009] Françoise Audouze, Dorothée G. Drucker et Frédérique Valentin, « Nouvelles données chronologiques, biologiques et alimentaires sur l'enfant mésolithique de Verberie – Le Buisson Campin (Oise) », Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris, t. 21, nos 1-2,‎ , p. 5-18 (lire en ligne [sur academia.edu], consulté en ).
  53. [Valentin et al. 2008] Frédérique Valentin, Richard Cottiaux, Cécile Buquet-Marcon, Joël Confaloniéri, Valérie Delattre, Laurent Lang, Isabelle Le Goff, Paulette Lawrence-Dubovac et Christian Verjux1, « Découvertes récentes d'inhumations et d'une incinération datées du Mésolithique en Île-de-France », Revue archéologique d'Île-de-France, no 1,‎ (lire en ligne [PDF] sur raif.fr, consulté en ).
  54. a et b « Site archéologique (Verberie) », notice no PA00135576, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. a b et c [Bilan 1999] « Bilan scientifique de la région Picardie. Verberie (Oise) “Le Buisson Campin” » [PDF], sur culture.gouv.fr, Service régional de l'archéologie, ministère de la Culture, (consulté en ), p. 67 : La Croix des Champs (resp. Thierry Ducrocq) ; p. 68 : Le Buisson Campin (resp. Françoise Audouze) ; p. 68-69 : Les Gâts (resp. Denis Maréchal et François Malrain) : .
  56. a et b Arthur Kleinclausz, Charlemagne : Tallandier, (ISBN 2847342125), p. 272 et 274.
  57. [Lottin 1988] Alain Lottin, Histoire de Compiègne, Dunkerque, Édition des Beffrois, (ISBN 290307772X et 9782903077723), p. 55.
  58. Philippe Barrier, Le légendaire du Valois ou Le livre des légendes du pays de Valois, Étrepilly, Presses du Village, , 222 p. (ISBN 2-905563-12-5), p. 206-207.
  59. Graves 1834, p. 115.
  60. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  61. « À Verberie, le maire sortant Patrick Floury ne renie rien », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) {{Je compte bien me représenter aux élections municipales de 2014 », assure Patrick Floury, le maire UMP de Verberie. Sa défaite dans le dossier du projet d'implantation d'une centrale au gaz dans la commune n'a en rien entamé les convictions ni la motivation de l'élu, en place depuis 1995}}.
  62. « OISE (60) - Verberie », Résultats des élections municipales et communautaires 2014, Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  63. « Municipales : à Verberie, le ton de la campagne fatigue les habitants : Les deux équipes encore en lice s’écharpent à la moindre occasion sur les réseaux sociaux. Un comportement qui incite certains habitants à ne pas aller voter ce dimanche », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le )« En 2014, [Patrick Floury] a en effet perdu les élections pour avoir défendu bec et ongles un projet de centrale électrique au gaz naturel durant plusieurs années ».
  64. « À Verberie, une fusion entre les listes de Patrick Floury et Philippe Deppe au second tour : Ce ne sera pas une triangulaire. Les Sautriots auront finalement le choix entre deux listes : celle de Michel Arnould, maire sortant et celle de Patrick Floury », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Lors du premier tour, la liste du maire sortant Michel Arnould (divers centre), était arrivée en tête du scrutin, avec 46,40 % des voix, suivie par la liste de l’ancien maire Patrick Floury avec 28,29 % des voix. Philippe Deppe s’était maintenu au second tour, avec 25,29 % des voix ».
  65. « Verberie », sur interieur.gouv.fr (consulté le )
  66. « Les maires de Verberie », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  67. « Charles, Bernard Desormes (1777-1862) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  68. Élie Fruit, « SÉRON Jean, Louis, François, André, Emmanuel », Le Maitron en ligne, (consulté le ).
  69. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le ).
  70. V.D., « Floury a payé la centrale », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Avec 46,12 % des voix contre 53,88 % pour son adversaire (sans étiquette) Michel Arnould, la défaite de Patrick Floury est sans appel. Le maire de droite sortant a manifestement payé au prix fort son soutien au projet de centrale à gaz électrique, combattu par plusieurs associations de défense de l'environnement et finalement abandonné ».
  71. Frédéric Noury, « Maire, c'est un travail très lourd à plein temps » : Michel Arnould, nouveau maire (SE) de Verberie, qui assistera demain à l'assemblée générale de l'Union des maires de l'Oise à Clermont », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « A 56 ans, après trente années passées dans la défense puis chez EADS, Michel Arnould s'est totalement investi pour ravir la mairie de Verberie à l'UMP Patrick Floury, en place depuis 1995. « Dès 2012, j'ai constitué une équipe et nous l'avons emporté avec 53 % des bulletins », rappelle Michel Arnould.
    Depuis dix-neuf ans dans la commune, ce père de famille a milité dans l'association hostile au projet de centrale électrique au gaz finalement abandonné mais qui a pesé dans le scrutin. Aujourd'hui, il a en charge trente agents communaux et un budget de 4 à 5 M€ »
    .
  72. Frédéric Normand, « Michel Arnould, le maire sortant de Verberie, présente sa liste et ses projets », Oise Hebdo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  73. « Séance du 3 juillet 2020 : installation du conseil municipal election du maire et des adjoints election au sein des organismes exterieurs et structures intercommunales » [PDF], Comptes-rendus des conseils municipaux, sur http://ville-verberie.org (consulté le ).
  74. « Comité de jumelage de Verberie » (consulté le ).
  75. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  76. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  77. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  78. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Verberie (60667) », (consulté le ).
  79. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de l'Oise (60) », (consulté le ).
  80. « Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », notice no PA00114944, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  81. Pitteman 2002, p. 253-273.
  82. « Le Petit Cappy », notice no PA00114980, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  83. « Ancienne chapelle Notre-Dame des Monts », notice no PA60000075, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  84. Graves 1834, p. 106-107.
  85. Dominique Vermand, Églises de l'Oise. Canton de Pont-Sainte-Maxence, Valois et vallée de l'Oise, Beauvais, Comité Départemental du Tourisme de l'Oise et O.T.S.I. de Verneuil-en-Halatte, , 32 p., p. 24.
  86. « Manoir Saint Germain », notice no PA00114945, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  87. [Seydoux et al. 2010] Philippe Seydoux, Jacques Dumont de Montroy et Ivan de Tourtier (préf. Jean-Pierre Babelon), Châteaux et gentilhommières des Pays de l'Oise, t. II : Valois, Paris, Éditions de la Morande, , 356 p. (ISBN 978-2-902091-39-3), p. 41-43.
  88. Graves 1834, p. 111.
  89. Seydoux et al. 2010, p. 27-28.
  90. Graves 1834, p. 112.
  91. Graves 1834, p. 105-106, 107.
  92. Cras 1998, p. 113-114 et 160.
  93. Jean Mesqui, « Maisons, maisons fortes ou châteaux ? Les implantations nobles dans le comté de Valois et les franges occidentales du comté de Champagne au XIIIe et XIVe siècles », La maison forte au Moyen Âge, Actes de la table ronde de Nancy - Pont-à-Mousson, 31 mai - 3 juin 1984, Paris, Éditions du CNRS,‎ , p. 185-214 (lire en ligne [PDF], consulté le ) ; p. 206 et fig. 10 p. 207.