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Alixan

commune française du département de la Drôme

Alixan
Alixan
L'église Saint-Didier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Bourg-de-Péage
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Aurélie Bichon Larroque
2014-2020
Code postal 26300
Code commune 26004
Démographie
Gentilé Alixanais
Population
municipale
2 497 hab. (2016 en augmentation de 1,71 % par rapport à 2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 33″ nord, 5° 01′ 42″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 224 m
Superficie 28,28 km2
Localisation

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Alixan est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Située au nord-est de la ville de Valence, elle est le siège de la communauté d'agglomération Valence Romans Agglo.

Alixan est un bel exemple de village circulaire dans la Drôme. Le village s'enroule en trois anneaux autour d'un piton central en molasse.

Ses habitants sont appelés les Alixannais et les Alixannaises.

GéographieModifier

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

LocalisationModifier

La commune d'Alixan est limitrophe de la ville de Valence, préfecture de la Drôme, se situant au nord-est de celle-ci.

Alixan se trouve à 114 km de Lyon et à 80 km de Grenoble.

Elle abrite aussi le parc technologique et scientifique de Rovaltain.

Communes limitrophesModifier

Voies de communication et transportsModifier

La commune est traversée par le périphérique valentinois (RN 532) et par la route départementale 538 (axe de Romans-sur-Isère à Crest).

La gare de Valence TGV est située sur le territoire communal d'Alixan.

La commune d'Alixan est desservie par le réseau de bus Citéa.

ToponymieModifier

AttestationsModifier

  • 915 : Villa de Alexiano (cartulaire de Romans, 96)[1] / étudié par Ernest Nègre[2].
  • 1157 : Castrum Alexiani (Gall. Christ., XVI, 104)[1].
  • 1163 : Aleissais (cartulaire de Léoncel, 11)[1].
  • 1192 : Aleissa (ibid., 47)[1].
  • 1194 : Alaisan (ibid., 54)[1].
  • 1194 : Alexanum (ibid., 65)[1].
  • 1223 : Castrum de Alisio (ibid., 91)[1].
  • XIIIe siècle : Alixsan (J. Ollivier, Essais sur Valence, 324)[1].
  • 1344 : Castrum Aleysano (Cart. Cleyriaci, 54)[1].
  • 1442 : Alexia (choix de doc., 273)[1].
  • 1540 : Alexianum (Du Rivail, De Allobrog., 77)[1].
  • 1549 : Cura Aleyziani (rôle de décimes)[1].
  • 1549 : Alissan ( rôle de tailles)[1].
  • 1580 : Leyssans (Mémoires d'E. Piémond, 131)[1].
  • 1754 : Alleissan (archives de la Drôme, E 4576)[1].
  • 1891 : Alixan, commune du canton de Bourg-de-Péage.

ÉtymologieModifier

Ce toponyme dériverait du nom latin Alexianus[2] (du grec alexein (« dominer ») et du suffixe de lieu -acum. Il signifierait la « terre d'Alexius », Alexius étant probablement le premier propriétaire d'une villa gallo-romaine à l'origine du village.

HistoireModifier

Les Gallo-romainsModifier

La première occupation attestée du terroir d'Alixan date de l'époque des Romains, comme en témoignent diverses découvertes effectuées au XIXe siècle (monnaies, tuiles). À la suite de la guerre des Gaules, la fondation de la colonie de Valence entraîne la distribution de terres aux anciens légionnaires dans la plaine de Valence[réf. nécessaire].

Du Moyen-Âge à la RévolutionModifier

Le nom d'Alixan n'apparaît qu'au Xe siècle[3].

1067 : Alixan fait partie des possessions des évêques de Valence. A l'époque, ces évêques sont vassaux du Saint-Empire Romain Germanique[réf. nécessaire].

La terre, qui était du patrimoine de l'église épiscopale de Valence, dont les droits furent confirmés en 1107 par l'empereur Frédéric 1er, fut, dans un partage des biens de cette église, attribuée à l'évêque, qui en a joui jusqu'à la Révolution[1].

1165 : première mention du prieuré de Coussaud (ordre de Saint-Augustin, dépendant du prieuré de Saint-Félix de Valence et ensuite de i'abbaye de Saint-Ruf, dont le titulaire était décimateur dans la paroisse d'Alixan[1]:

  • 1165 : Cozau (cartulaire de Léoncel, 12).
  • 1192 : Parrochia de Cossau / Prior de Couzaut / Cousau (ibid., 47).
  • 1192 : Parrochia de Cozau (ibid., 47).
  • 1195 : Coszau (ibid., 57).
  • 1207 : Prior de Coczau (ibid.).
  • 1240 : Claustrum de Cossaut (cartulaire de Romans, 370).
  • 1264 : Corzau (cartulaire de Léoncel, 217).
  • 1275 : Prioratus Sancti Martini de Cossaud (ibid., 237).
  • XIVe siècle : Prioratus de Cossaudo (Pouillé de Valence).
  • XVe siècle : Prioratus Alessiani sive de Cossauda (ibid.).

Du milieu du XIIIe siècle au milieu du XIVe siècle : Alixan est la victime des guerres entre les comtes de Valentinois et les évêques de Valence, qui durent presque un siècle. En 1357, le village sera détruit par un incendie provoqué par les troupes comtales[réf. nécessaire].

Possession des comtes de Valentinois[3][réf. à confirmer].

1349 : Le Dauphiné est rattaché au Royaume de France.

En 1448 et 1450, le château d'Alixan reçoit la visite du futur Louis XI de France, alors Dauphin de Viennois (voir Dauphiné)[réf. nécessaire].

À la fin du XVe siècle, Alixan, comme d'autres communes de la région, accueille des réfugiés de l'Église évangélique vaudoise, courant religieux issu du catholicisme, mais précurseur de la Réforme protestante[réf. nécessaire].

Au XVIe siècle, le village subit les guerres de religion. Il est pris et repris alternativement par les catholiques et les huguenots à plusieurs reprises. Il y eut de nombreux dégâts (remparts, église, château, prieuré de Coussaud)[réf. nécessaire].

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle s'écoulent au rythme des saisons, mais aussi des épidémies, des catastrophes naturelles qui détruisent les récoltes, des loups qui dévorent des enfants en 1717[réf. nécessaire].

Sous l'Ancien Régime, la communauté gérait ses affaires de manière autonome, tous les habitants ayant part à l'assemblée du village, mais elle était assez peu fréquentée[4].

Avant 1790, Alixan était une communauté de l'élection, subdélégation et bailliage de Valence, formant une paroisse du diocèse de Valence dont l'église était sous le vocable de saint Didier et dont les dîmes appartenaient au prieur de Coussaud[1].

De la Révolution à aujourd'huiModifier

Lors de la Révolution française, les évêques de Valence perdent leurs droits sur Alixan, et les terres détenues par des institutions religieuses, comme l'abbaye de Léoncel ou le prieuré de Coussaud, sont vendues comme biens nationaux, et acquises par des familles alixanaises[réf. nécessaire].

En 1789, il y avait 386 familles dans cette commune[1].

En 1790, Alixan fut compris dans le canton de Montélier, mais la réorganisation de l'an VIII l'a attribué au canton du Bourg-de-Péage[1].

Au XIXe siècle, Alixan reste une commune agricole. Elle perd une partie de son territoire en 1850 lors de la création de la commune de Saint-Marcel-lès-Valence[réf. nécessaire].

Au début du XXe siècle, les habitants d'Alixan subissent les méfaits des bandits surnommés chauffeurs de la Drôme, notamment à la ferme des Blancs, où deux personnes de la famille Dorier sont assassinées en 1908[réf. nécessaire].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village est placé sous haute surveillance par les forces d'occupation à cause de la proximité du Vercors. Il subit quelques dégâts à la suite des brefs combats qui ont lieu lors de la remontée de la vallée du Rhône par les armées alliées[réf. nécessaire].

HéraldiqueModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

La maire sortante, Josette Lefort, s'est représentée aux élections municipales de 2014. Elle est cependant battue au second tour par Aurélie Bichon Larroque avec 49,52 % des voix, contre 37,77 % pour la sortante (le premier tour n'a pas désigné le maire dans l'immédiat, Aurélie Bichon Larroque n'ayant obtenu que 42,21 % des voix). Le taux de participation à cette élection est de 72,95 % (1 281 votants sur 1 756 inscrits) au second tour, un peu plus élevé qu'au premier tour (70,23 %, 1 227 votants sur 1 747 inscrits)[5].

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19.

Le conseil municipal a désigné 5 adjoints et 13 conseillers municipaux[6]. Seule la maire a été élue au conseil communautaire[5].

Composition du conseil municipal (mandature 2014-2020)
Nuance[7] Liste[7] présidée par[7] Sièges[5] Statut
DIV « Une nouvelle dynamique pour Alixan » Philippe Aubry 1 opposition
DVG « Ensemble, agissons pour Alixan » Josette Lefort 3 opposition
DIV « Alixan autrement » Aurélie Bichon Larroque 15 majorité

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1852 1860 Jean Antoine Alexis Trouiller    
1860 1870 Ennemond Drevet    
1870 1874 Pierre Rozeron    
1874 1876 Jean Antoine Alexis Trouiller    
1876 1876 Pierre Rozeron    
1876 1878 Hyppolite Gilibert    
1878 1886 Pierre Rozeron    
1886 1904 Jacques Gilibert    
1904 1904 Lucien Junillon    
1904 1911 Homère Barbier    
1911 1912 Jean Merle    
1912 1919 Paul Faibie    
1919 1942 Homère Barbier    
1942 1945 Henry Lacour    
1945 1965 Georges Barbier    
1965 1977 Emile Descombes    
1977 1983 Marc Lafont    
1983 1997 Albert Merle    
1997 2008 Yves Dufaud DVG  
2008 2014 Josette Lefort DVG  
2014 En cours Aurélie Bichon Larroque[6] SE  

EnvironnementModifier

Utilisation d’éco-matériaux pour la rénovation de l’école élémentaire.

Mise en place d’une démarche de gestion des espaces verts moins gourmands en eau et qui a pour but d’aboutir à la suppression des produits phytosanitaires à horizon 2016.

Amélioration de la gestion des déchets ainsi qu'une meilleure intégration dans le paysage des containers de tri sélectifs.

DémographieModifier

Les registres paroissiaux d'Alixan les plus anciens datent de 1553. Ils sont accessibles sur le site web des archives départementales de la Drôme. L'acte le plus ancien concerne la naissance d'Antoine Gonin, fils de Jean, né le .

En 1789, il y avait 386 familles dans la commune[1].

En 2016  , la commune d'Alixan comptait 2497 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016 pour Alixan). Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8081 9521 9212 1952 4292 4342 4892 5511 951
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0561 9881 9521 8551 7511 6191 6611 5911 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4801 4731 4901 2231 2081 1731 1821 0951 208
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1421 1491 0991 3351 7032 0802 2172 4552 497
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

SantéModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : céréales (coopérative agricole), fruits (coopérative de fruits et légumes), ovins, artisanat (poterie)[3].

Une partie du parc technologique et scientifique Rovaltain est située sur le nord-ouest de la commune. Elle est dénommée quartier de la Gare.

Loisirs et tourismeModifier

  • Bel environnement de la plaine agricole[3].

Lieux et monumentsModifier

  • Xe siècle : Château (actuelle mairie). Il ne reste qu'une tour et des souterrains (pour extraire la pierre de molasse qui a servi à construire les maisons du village).
  • XIIe siècle : Église Saint-Didier de style roman, ancienne chapelle du château.
  • Église gothique (MH) : appareil de galets, escalier monumental[3].
  • XVIe siècle : Château de Feraillon.
  • XVIe siècle : Ferme fortifiée de Beaulieu[3].
  • Époque moderne : Château de Vaugelas.
  • XIXe siècle : Clos Saint-Georges[3].
  • L'intersection du 45e parallèle nord et du 5e méridien à l'est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project).

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

  • 1854 : Abbé Vincent, Notice historique sur Alixan, Valence, .
  • 1891 : J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, 1891, page 5.
  • 1990 : Jean-Noël Couriol, Alixan histoire et tourisme, Les Amis du Vieil Alixan, .
  • 2004 : Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, , 192 p.
  • 2007 : Une histoire d'Alixan en mots et en images, Le Passé Licorne, .

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 5 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « :1 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  2. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 640, (ISBN 2600028838)
  3. a b c d e f et g Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Alixan
  4. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, no 64,‎ , p. 21.
  5. a b et c « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 - DROME (26) - Alixan », sur le site du ministère de l'Intérieur - Résultats (consulté le 8 mars 2015).
  6. a et b « 26300 ALIXAN », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
  7. a b et c « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 - DROME (26) - Alixan - Candidatures du second tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 mars 2015).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier