Romans-sur-Isère

commune française du département de la Drôme

Romans-sur-Isère
Romans-sur-Isère
Romans-sur-Isère.
Blason de Romans-sur-Isère
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Marie-Hélène Thoraval
2020-2026
Code postal 26100
Code commune 26281
Démographie
Gentilé Romanais, Romanaise
Population
municipale
33 160 hab. (2017 en diminution de 1,61 % par rapport à 2012)
Densité 1 002 hab./km2
Population
agglomération
57 067 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 47″ nord, 5° 03′ 06″ est
Altitude Min. 122 m
Max. 291 m
Superficie 33,08 km2
Élections
Départementales Cantons de Bourg-de-Péage et de Romans-sur-Isère
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Romans-sur-Isère
Liens
Site web ville-romans.com

Romans-sur-Isère est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le sud-est de la France (moyenne vallée du Rhône).

Ses habitants sont dénommés les Romanais et Romanaise[1].

Avec la ville voisine de Bourg-de-Péage, située de l'autre côté de l'Isère, elle forme une agglomération d'environ 50 000 habitants.

GéographieModifier

Le site primitif de Romans offre bien des atouts : la « molasse » de son sous-sol[2], un grès tendre, fournissait la pierre ; son exposition protégeait du vent du nord tout en donnant le meilleur ensoleillement dans un climat présentant déjà des caractères méditerranéens. Des sources abondantes procuraient l'eau potable, le vent la force motrice aux moulins à grains ou à huile qui favorisèrent, dès le Moyen Âge, l'industrie du drap et la tannerie[3].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

LocalisationModifier

Romans-sur-Isère se situe à 20 km au nord-est de Valence (préfecture), à 75 km de Grenoble.

Relief et géologieModifier

Romans se situe dans la moyenne vallée du Rhône, au sud des collines du Bas-Dauphiné et à l'est des contreforts du Vercors.

HydrographieModifier

La commune est arrosée par l'Isère.

La commune possède un lac de retenue[4].

ClimatModifier

Le climat de Romans-sur-Isère est dit tempéré chaud. La carte climatique de Köppen-Geiger classe son climat comme étant de type Cfb.

  • Températures : la commune affiche une moyenne annuelle de 12,0 °C.
  • Précipitations : moyenne de 845 mm[5].

Voies de communication et transportsModifier

Pendant longtemps, la route rhodanienne passa plus en amont par le gué de Romans. Un pont exista probablement dès le XIe siècle[réf. nécessaire]. Romans est au débouché de la vallée de l'Isère.

Transports en communModifier

La commune de Romans-sur-Isère est desservie par le réseau de bus Citéa issu de la fusion des anciens réseaux CTAV (pour l'agglomération valentinoise) et Citébus (pour Romans)[7].

RailModifier

 
La gare SNCF.

Romans est desservie par la gare de Romans - Bourg-de-Péage sur la ligne Valence-Grenoble.
Les gares de Valence TGV et Valence-Ville sont respectivement situées à 11 et 20 kilomètres au sud-ouest de Romans.

ToponymieModifier

La ville se nomme Rumans ([ry'mãn] forme locale) ou Romans ([ru'ma(ŋ)], forme panoccitane, orthographiée Roumans en graphie mistralienne) en occitan[8],[9] et Romans en ancien occitan[10].

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • Vers 805 : mention de l'archiprêtré dit d'Octavéon : archipresbyteratus Altavensis id est de Romanis (Charvet, Histoire de Vienne, 655).
  • 908 : locus qui dicitur Romanis (cartulaire de Romans, 10 bis).
  • 967 : mention d'une église ou de la paroisse : ecclesia Rotmanensis (cartulaire de Romans, 261).
  • 1095 : Rotmani (cartulaire de Grenoble, 55).
  • 1134 : Rotomanum (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 222).
  • XIIe siècle : mention de l'hôpital de Sainte-Foi : domus helemosinarie Romanis (cartulaire de Romans, 450).
  • 1183 : Rothmas (cartulaire de Die, 37).
  • 1201 : villa de Romans (Valbonnais, I, 122).
  • 1201 : mention de l'archiprêtré : archipresbyter Romanensis (cartulaire de Romans, 394).
  • 1204 : Romas (cartulaire de Léoncel, 68).
  • 1345 : mention d'un atelier monétaire : magister monetarum de Romanis (Valbonnais, II, 515).
  • 1373 : villa seu oppidus de Romanis (choix de docum., 183).
  • 1375 : mention du tribunal : judex communis curiae secularis de Romanis (cartulaire de Romans, II, page 230).
  • 1442 : Rommans (ordonnance de Louis XI).
  • 1480 : mention de l'hôpital de Sainte-Foi : domus hospitalis helemosynaria Sanctae Fidis (terrier de Saint-Barnard).
  • 1891 : Romans, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Valence.

Après la Première Guerre mondiale, la commune prend le nom de Romans-sur-Isère[12].

ÉtymologieModifier

Plusieurs hypothèses :

HistoireModifier

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

 
Collégiale Saint-Barnard de Romans-sur-Isère

En 838, Romans est née de la fondation, près d'un gué sur l'Isère, d'une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne[13].

Antérieurement au Xe siècle, l'archiprêtré de Romans était dit archiprêtré d'Octavéon[14] :

  • 800 : archipresbyteratus Altavensis, id est de Romanis (Charvet, Hist. de Vienne, 242).
  • 937 : le pagus Altavensis (charte / Mém. de la Soc. d'hist. de la Suisse romande, XX, 116) avait vraisemblablement la même étendue que cet archiprêtré.
  • (non daté) : l'ager Etelvensis (cartulaire de Romans, 30) comprenait les communes de Châtillon-Saint-Jean, de Montagne, de Bessins, de Saint-Apollinard (Drôme) et celle de Chevrières (Isère).

La seigneurie[11] :

  • Romans, dont la fondation fut une conséquence de celle de l'abbaye de Saint-Barnard dans les premières années du IXe siècle, eut cette abbaye pour premier seigneur.
  • 950 : les moines ayant été sécularisés et le titre abbatial uni à l'archevêché de Vienne, le domaine de cette ville est alors partagé entre les archevêques et le chapitre de Saint-Barnard.
  • 1138 : les habitants obtiennent certains droits.
  • 1160 : la première charte de libertés municipales est concédée aux Romanais par l'archevêque de Vienne et le chapitre de Saint-Barnard (intervention du dauphin).
  • 1344 : le dauphin, ayant acquis du pape certains droits de suzeraineté, signe avec les autres seigneurs de Romans un traité, aux termes duquel il entre en possession de la moitié de la seigneurie
Il y établit aussitôt un atelier monétaire qui fonctionnait encore en 1493.
  • 1450 : un nouveau traité donne au dauphin le haut domaine.

Au cours du XIe siècle, les moines de l'abbaye sont remplacés par des chanoines, qui constituent un chapitre sous la surveillance de l'abbé (de) Oliveira, fils du seigneur de Clérieux et archevêque de Vienne. L'église devint alors collégiale[réf. nécessaire].

Les droits seigneuriaux sont entre les mains du chapitre de Saint-Barnard, qui cumule ainsi les pouvoirs spirituel et temporel[15].

Autour de la collégiale Saint-Barnard, marchands et artisans s’installent et développent une puissante industrie du drap. Sa renommée est importante pendant près de sept siècles[réf. nécessaire].

1049 : le premier pont sur l'Isère, le « Pont Vieux », est construit afin de faciliter et d'intensifier le trafic, mais aussi de permettre la perception d’un péage (d'où le nom de Bourg-de-Péage, ville sur l'autre rive de l'Isère, face à Romans), offrant ainsi des revenus à la ville[réf. nécessaire].

Un marché s'installe autour de la collégiale Saint-Barnard ; il existe encore aujourd'hui sur la place Maurice-Faure[réf. nécessaire].

La communauté est menacée au nord par les seigneurs d'Albon qui ont pris possession des terres de Peyrins, au sud, par les comtes de Valentinois.
Dans ce climat d'insécurité, les chanoines décidèrent de la construction d'un rempart. La tour Jacquemart, ancienne porte de l'Aumône, date de cette époque[réf. nécessaire].

XIIIe siècle : le commerce s'intensifie et la prospérité de la cité se traduit par de nouvelles constructions menées par un grand bâtisseur, l'abbé Jean de Bernin. Le pont devient plus solide et la collégiale est agrandie. C'est à cette même époque que des faubourgs se développent à l'extérieur des remparts[réf. nécessaire].

1280 : les Romanais s'insurgent contre la tutelle de plus en plus pesante du chapitre. Humiliés, les chanoines renoncent à la gouvernance de la cité[réf. nécessaire].

1349 : c'est à Romans qu'eut lieu la cérémonie du rattachement de la province du Dauphiné à la France[16]. L'acte, connu sous le nom de traité de Romans, fut signé dans la demeure du duaphin, près du « Pont Vieux », et fut suivi d'une cérémonie religieuse dans la collégiale Saint-Barnard[réf. nécessaire].

Fin XIVe siècle : les premiers mégissiers et tanneurs s'installent dans le quartier de la Presle[17].

Durant la guerre de Cent Ans, la ville s'entoure d'un second rempart qui englobe les faubourgs (quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas)[réf. nécessaire].

Début XVe siècle : la draperie romanaise s'exporte jusqu'en Orient. Les riches marchands se font alors construire des hôtels particuliers en style gothique flamboyant[réf. nécessaire].

En 1516, un riche et pieux marchand de Romans, Romanet Boffin, conçut dans la ville un chemin de Croix aboutissant au calvaire des Récollets[18].

Durant la deuxième moitié du XVIe siècle, Romans subit une série de catastrophes : grands froids, grandes sècheresses, pestes, etc.[réf. nécessaire].

La Réforme progresse dans la région et les convertis sont nombreux à Romans.
En 1561, les protestants menacent d'expulsion les cordeliers[19].
La crise religieuse se double d'une crise sociale et politique (contre les chanoines). Elle atteint son paroxysme en 1562 : le pays de Romans est ravagé ; la collégiale Saint-Barnard est mise à sac) et lors du Carnaval sanglant de 1580[20].

Au cours des deux siècles suivants, la ville stagna et l'industrie du drap disparut tandis qu'émergeaient la tannerie et la soie[réf. nécessaire].
C'est à cette même époque que la ville se couvre de couvents et de monastères (capucins, récollets, ursulines, Saint-Just)[réf. nécessaire].

1642 : le traité de Péronne est signé entre le roi de France, Louis XIII, et le prince de Monaco, Honoré II. Ce dernier devient duc de Valentinois et reçoit, à ce titre, des droits de justice seigneuriale sur la ville de Romans[réf. nécessaire].

1680 : le bourg qui s'était constitué en face de Romans, sur l'autre rive de l'Isère, devient Bourg-de-Péage, une communauté indépendante[réf. nécessaire].

1788 : à la suite de la journée des Tuiles et de la réunion des états généraux du Dauphiné, les États du Dauphiné, assemblée de la province, s'ouvrent en décembre dans le couvent des moines cordeliers. Leurs propositions préparent les États généraux de 1789[réf. nécessaire].

Démographie[11] :

  • 1366 : 932 chefs de famille soumis à l'impôt (taillables).
  • 1406 : 744 feux (361 feux solvables, 360 feux misérables et 23 nobles ou de personnes exemptes de l'impôt).
  • 1449 : 100 feux taillables
  • 1450 : 556 chefs de famille.
  • 1471 : 405 chefs de famille.
  • 1672 : 1195 familles.

Avant 1790, Romans était une des dix villes du Dauphiné, dont les consuls siégeaient à la tète des députés du troisième ordre, dans les États de cette province. Elle était aussi le chef-lieu d'une élection et d'une subdélégation et le siège d'un gouvernement militaire.
Le ressort de l'élection de Romans comprenait 102 communautés réparties entre les deux subdélégations de Romans et de Saint-Marcellin.
La subdélégation s'étendait sur 67 communautés dont 44 seulement font aujourd'hui partie du département de la Drôme ; le surplus appartenant au département de l'Isère (voir introduction).
Le gouvernement militaire, qui comprenait, avec la ville de Romans et ses faubourgs, le Bourg-de-Péage, était composé d'un gouverneur (que remplaçaient en cas d'absence les officiers municipaux) et d'un lieutenant de roi[11].

Pour la justice, il n'y avait qu'un seul tribunal, appelé cour séculière ou cour commune et dont les officiers, à l'origine, étaient alternativement nommés par le dauphin et le chapitre de Saint-Barnard.
Par la suite, il y eut deux judicatures l'une dite royale et ducale parce que ses officiers étaient nommés par le roi sur la présentation du duc de Valentinois, et d'où l'on appelait au parlement ; l'autre dite judicature ordinaire, dont les officiers étaient nommés par l'archevêque de Vienne et le chapitre de Saint-Barnard et d'où l'on appelait au bailliage de Saint-Marcellin. Ils étaient composés l'un et l'autre d'un juge et d'un procureur juridictionnel.
Ces deux tribunaux alternaient entre eux d'année en année, pour la connaissance des affaires civiles. Le premier connaissait en outre, et d'une manière permanente, des cas royaux et de la police[11].

La communauté de Romans formait trois paroisses du diocèse de Vienne (voir Saint-Barnard, Saint-Nicolas, Saint-Romain)
Elle possédait plusieurs établissements religieux :

  • une abbaye de femmes (voir Saint-Just) ;
  • un couvent de cordeliers (voir Les Cordeliers) ;
  • un de récollets (voir Les Récollets) ;
  • un d'ursulines fondé en 1611 ;
  • un de clarisses fondé en 1618 ;
  • un de visitandines fondé en 1638[11].

Division du diocèse de Vienne, l'archiprêtré de Romans, dit aussi archiprêtré d'Octavéon, comprenait avec les cantons de Romans et de Saint-Donat, et partie de ceux de Tain, de Saint-Vallier et du Grand-Serre, plusieurs communes du canton de Saint-Marcellin (Isère)[11].

Au plan médical, la commune possédait[11] :

  • l'hôpital de Sainte-Foi (existant dès 1060) ;
  • l'hôpital de la Charité (fondé en 1639) ;
  • un hôpital général (établi en 1736).

Saint-BarnardModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[21] :

  • 860 : ecclesia que est sita in honore Sanctorum Apostolorum et Martyrum Viennensium, S. E. F., in pago Viennensi, in agro Concoarense, in loco nuncupante Romanis (cartulaire de Romans, 268).
  • 1051 : ecclesia Sancti Petri Romanis (cartulaire de Romans, 142).
  • 1054 : abbatia Sancti Petri que Romana appellatur (cartulaire de Romans, 3).
  • 1068 : abbatia Sancti Petri et Sancti Barnardi in loco qui dicitur Romanis (cartulaire de Romans, 12 bis).
  • 1070 : ecclesia que est constructa Romanis super fluvium Isaram, quam Sanctus Barnardus condidit in honore duodecim Apostolorum sive trium Martyrum Severini, Exsuperii et Feliciani (cartulaire de Romans, 13 bis).
  • 1088 : abbatia nomine Romana, super fluvium Izaram sita (cartulaire de Romans, 5 bis).
  • 1240 : ecclesia Romanensis (cartulaire de Romans, 870).
  • 1400 : ecclesia Sancti Bernardi de Romanis (inventaire de Chaponnay).
  • 1405 : ecclesia Beati Barnardi Romanis (terrier de Saint-Barnard).
  • 1430 : capitulum ecclesia secularis et collegiate Beati Bernardi ad Romanum (terrier de Saint-Barnard).
  • 1445 : ecclesia collegiata de Romaniz (terrier de Saint-Barnard).
  • 1891 : Saint-Barnard, église et paroisse de la commune de Romans.

Reste d'une abbaye qui, fondée au IXe siècle par saint Barnard, archevêque de Vienne, fut sécularisée en 95o, et dont le litre abbatial fut ensuite uni à l'archevêché de Vienne.
Après avoir été desservie pendant longtemps par un clergé beaucoup plus nombreux, cette église était en 1789 le siège d'un chapitre collégial, composé d'un sacristain, d'un théologal, d'un précenteur et de douze chanoines.
Le chapitre de Saint-Barnard était seigneur parier de la ville de Romans, conjointement avec l'archevêque de Vienne, et décimateur dans les paroisses de le Bourg-de-Péage, Chanos-Curson, Chatuzange, Châtillon-Saint-Jean, Crépol, Clérieux, Génissieu, Geyssans, Miribel, Montmiral, Montrigaud, Mours, Onay, Peyrins, Romans, Saint-Ange, Saint-Bonnet-de-Valclérieux, Saint-Paul-lès-Romans, et dans plusieurs autres paroisses des départements de l'Isère, de l'Ardèche et du Rhône[21].

Saint-NicolasModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[22] :

  • 1220 : sacerdos Sancti Nicolai apud Romanum (cartulaire de Romans, 88).
  • 1398 : Sainct Nycholas (terrier de Saint-Barnard).
  • 1400 : mention du cimetière : cimiterium Sancti Nicholay (inventaire de Chaponnay).
  • 1405 : Sancti Nicolay de Romanis (inventaire de Chaponnay).
  • 1891 : Saint-Nicolas, église paroissiale et quartier de la commune de Romans.

Avant 1790, cette église était comme celle de la seconde paroisse de Romans et dépendait du chapitre de Saint-Barnard[22].

Saint-RomainModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[23] :

  • XIVe siècle : capella Sancti Romani Romanis (pouillé).
  • 1430 : ecclesia Sancti Romani de Romanis (terrier de Saint-Barnard).
  • 1891 : Saint-Romain, église paroissiale de la commune de Romans.

Avant la Révolution, c'était une des trois églises paroissiales de Romans. Elle s'élevait dans le quartier de Chapelier. Ruinée pendant les guerres de Religion, réparée en 1756, son titre a subsisté jusqu'à la Révolution.
Les dîmes de la paroisse et la collation de la cure de Saint-Romain appartenaient au chapitre de Saint-Barnard[23].

De la Révolution à nos joursModifier

 
Romans-sur-Isère au XIXe siècle illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

En 1790, Romans devient le chef-lieu d'un district comprenant les cantons de Bourg-de-Péage, Châteauneuf-de-Galaure, Clérieux, Hauterives, Hostun, Montmiral, Montrigaud, Moras, Romans, Saint-Donat, Saint-Paul-lès-Romans et Saint-Vallier.
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait le simple chef-lieu d'un canton de l'arrondissement de Valence, comprenant les communes du Châlon, Châtillon-Saint-Jean, Clérieux, Crépol, Geyssans, Miribel, Montmiral, Onay, Parnans, Peyrins, Romans, Saint-Paul-lès-Romans et Triors, auxquelles on a ajouté, depuis, les communes de Génissieux et de Mours (distraites de celle de Peyrins), celle de Saint-Michel (distraite de la commune de Montmiral) et celle de Saint-Bardoux (distraite de Clérieux)[11].

En 1891, Romans est le siège d'un tribunal de commerce étendant sa juridiction sur tout l'arrondissement de Valence[11].

Émergence de l’industrie de la chaussureModifier

Après 1850, l'économie et la société romanaises subissent une mutation majeure avec le développement de l'industrie de la chaussure. En 1914, 5 000 ouvriers et ouvrières y sont employés. Ils sont à l’origine d’un mouvement syndical puissant[réf. nécessaire].

Dès la fin du XIXe siècle, Joseph Fénestrier crée la première marque de chaussure, « UNIC ». La ville change : sa population atteint 10 000 habitants, les remparts sont démolis, les quais construits, le chemin de fer attire de nombreux ateliers de chaussures. À l'est, le long de l'avenue Léon Gambetta, s'édifient la caserne Bon, le collège, des demeures louées aux officiers[réf. nécessaire].

En 1878 sous la présidence de Mac Mahon (royaliste), Gambetta y prononce son célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi ! »[24] et prépare le terrain pour l'instruction primaire laïque, gratuite et obligatoire. Une plaque est apposée place Jean Jaurès, commémorant son passage[25].

Dans les années 1920, le maire socialiste Jules Nadi fait construire, à proximité de la route de Grenoble, une cité-jardin à vocation sociale[réf. nécessaire].

L'industrie de la chaussure bénéficie alors d'une certaine prospérité ; la population compte 17 000 habitants ; la poussée urbaine s'exerce vers le nord, au-delà de la voie ferrée. L'église Notre-Dame-de-Lourdes est construite en 1937] dans le style « gothique moderne »[réf. nécessaire].

La crise mondiale de 1929 et des années 1930 est particulièrement dramatique pour la chaussure de Romans qui vivait en partie des exportations. La création d’une grande foire économique, en 1930, apparaît comme l’un des palliatifs[réf. nécessaire].

La Seconde Guerre mondialeModifier

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Romans est occupée une première fois par les Allemands en juin 1940, puis elle passe sous contrôle italien, puis allemand de septembre 1943 à août 1944[réf. nécessaire].

La Résistance au régime de Vichy est marquée le par une manifestation à la gare contre le départ des requis pour le STO, puis le par le départ des volontaires pour le Vercors où se trouvent de nombreux maquis. Les maquisards qui échappent à la brutale répression allemande de juillet (massacres de civils à Vassieux-en-Vercors, à La Chapelle-en-Vercors et à la grotte de la Luire) participent à la libération de Romans en août[26].

Histoire récenteModifier

Avec le retour de la paix, l'industrie de la chaussure redevient florissante, en particulier avec Charles Jourdan qui crée des magasins dans le monde entier ; elle emploie 4 000 salariés[réf. nécessaire].

La population continue à croître : 20 000 habitants en 1945, 30 000 en 1968. De nouveaux quartiers se construisent, comme la cité HLM de La Monnaie où vivent jusqu’à 8 000 personnes. Des zones pavillonnaires remplacent les terres agricoles tout autour de la ville[réf. nécessaire].

À partir de 1974, la crise économique désorganise profondément l'industrie de la chaussure ; la concurrence étrangère lui est fatale. De nombreuses entreprises ferment, entraînant des centaines de licenciements. En 25 ans, les effectifs passent de 4 000 à 1 000 salariés[réf. nécessaire].

Déclin également pour la grande tannerie industrielle : seules subsistent la Tannerie Roux, l'une des plus anciennes de France, et la société de Tannerie Chaix. Après le déclin de ces industries, d'autres se mettent lentement en place dans la zone industrielle en bordure du quartier de La Monnaie : Cerca et FBFC : combustible nucléaire, SEIM : équipement automobile, etc.[réf. nécessaire].

Dans les années 1990, l'économie de Romans peut s'appuyer sur une excellente desserte routière et ferroviaire grâce à l'autoroute A49 et au TGV[réf. nécessaire].

En 2004, quelques noms défendent encore une production de chaussures de qualité : Jourdan, Kélian, Clergerie. Une nouvelle dynamique commerciale s'annonce avec l'ouverture de Marques Avenue, un espace de magasins d'usines, dans l’ancienne caserne Bon[réf. nécessaire].
Robert Clergerie sauve sa société, vendue en 2000 à un groupe financier, en la rachetant en 2005[27], au bord du dépôt de bilan. La société sauve 170 emplois et réembauche depuis 2005 près de 80 salariés pour remonter à 250[réf. nécessaire].

L'industrie agroalimentaire est un pôle en plein développement[réf. nécessaire].

Le , une attaque au couteau d'un islamiste soudanais a lieu dans le centre-ville vers 11 heures, tuant deux personnes et en blessant cinq[28].

Politique et administrationModifier

 
L'hôtel de ville.

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du 2d tour de l'élection présidentielle à Romans-sur-Isère, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 67,7 % des suffrages exprimés. Il devance Marine Le Pen (FN) qui récolte 32,3 % des voix.

Emmanuel Macron (En Marche!) était aussi arrivé en première position au 1er tour (23,32 % des votes).
On note un vote blanc à hauteur de 5,48 % chez les votants[29].

Récapitulatif de résultats électoraux récentsModifier

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 PS 38,92 DVD 27,31 FN 18,80 UMP 14,95 DVD 46,30 PS 42,79 FN 10,90
Européennes 2014[30] FN 22,71 UMP 20,06 EELV 15,02 PS 13,65 Tour unique
Régionales 2015[31] LR 27,17 PS 26,17 FN 25,71 EELV 9,11 PS 41,13 LR 35,70 FN 23,16
Présidentielle 2017[32] EM 23,32 LFI 21,97 FN 21,28 LR 18,03 EM 67,70 FN 32,30 Pas de 3e
Législatives 2017[33] LREM 26,79 LR 17,51 FN 15,97 FI 13,26 LR 50,40 LREM 49,60 Pas de 3e
Européennes 2019[34] LREM 22,07 RN 21,27 EELV 16,17 LR 8,12 Tour unique
Municipales 2020 LR 46,25 LREM 25,64 FI-EELV 16,94 PS 11,14 LR 53,34 LREM 46,66 Pas de 3e

Administration municipaleModifier

Depuis 2014, la majorité de Marie-Hélène Thoraval (Les Républicains) compose avec un contexte budgétaire serré du fait d'un désengagement de l'État sous la mandature Hollande[35].

Liste des mairesModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Le nouveau canton de Romans-sur-Isère comprend :

  • huit communes entières,
  • la partie de la commune de Romans-sur-Isère située à l'est d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes : depuis la limite territoriale de la commune de Mours-Saint-Eusèbe, avenue de Saint-Donat (route départementale 53), rue Théodore-Monod, rue de la Gloriette, avenue Jean-Moulin, avenue de la Première-Armée, avenue Georges-Pompidou, rue des Charmilles, rue Guynemer, rue Brémond, avenue Emile-Zola, passage supérieur Evariste-Galois, ligne de chemin de fer de Valence à Moirans, avenue Jean-Moulin, place Carnot, boulevard de la Libération, rond-point Paul-Deval, rue Marc-Antoine-Julien-de-la-Drôme, place de l'Eperon, côte des Masses, rue du Faubourg-de-Clérieux, avenue du Chanoine-Jules-Chevalier, quai Sainte-Claire, place de la Presle, rue Fontessort, rue Percherie, côte des Poids-et-Farines, petite rue Neuve, rue du Refuge, rue Rebatte, rue des Remparts-Jacquemart, rue Jacquemart, place Charles-de-Gaulle, côte Sainte-Ursule, place du 75e-Régiment-d'Infanterie, place Jean-Jaurès, rond-point de l'Europe, avenue Gambetta, rue Ampère, avenue Adolphe-Figuet, rue de l'Isère, pont du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, route départementale 2092 N, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Bourg-de-Péage[réf. nécessaire].

Politique environnementaleModifier

La commune a posé une vingtaine de nichoirs artificiels pour la chouette chevêche lors d'un aménagement foncier[36].

La ville a participé à l'agenda 21 local France. La commune avait pour objectif d'améliorer la gestion des ressources naturelles, diminuer la production de déchets ainsi que les pollutions et les nuisances[réf. nécessaire].

Villes et villages fleurisModifier

En 2014, la commune de Romans-sur-Isère bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[37] depuis 2008.

Finances localesModifier

Romans-sur-Isère est la première ville à sortir des prêts toxiques en se désendettant. En effet, lors d'un conseil municipal, les élus à une large majorité ont voté pour le désendettement de la ville. La municipalité a renégocié ses taux d'emprunts et profite également de l'article 31 de la loi de finances pour 2016, cela modifie la méthode de calcul des ratios financiers pour les collectivités territoriales et les établissements publics bénéficiaires du fonds de soutien. Elle va donc bénéficier d'une aide du fonds de soutien de 19,6 milliards. Ces opérations vont permettre un désendettement direct de 1 milliard. Le ratio dette par habitant est de 1 640 euros en 2016 contre 1 736 en 2014.

Signature d'un partenariat économique, touristique ainsi que culturel et éducatif avec la ville chinoise Quinhuangdao qui compte trois 3 millions d'habitants. Une nouvelle gestion de la ville a permis de réduire de 7% les dépenses de la commune entre 2014 et 2016.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[38],[Note 1]

En 2017, la commune comptait 33 160 habitants[Note 2], en diminution de 1,61 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 7426 4736 9978 8379 2859 9729 4719 95810 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 21911 25711 52412 67412 92313 80614 73316 54516 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 14017 62217 20117 05417 59618 95719 48922 17122 559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
26 37731 54533 03033 15232 73432 66733 13833 61333 310
2017 - - - - - - - -
33 160--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipementsModifier

EnseignementModifier

 
École des Balmes

Romans-sur-Isère dépend de l'académie de Grenoble (rectorat de Grenoble) et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique de la Drôme
. La commune possède 37 établissements scolaires sont ouverts : 24 écoles, 5 collèges et 8 lycées[40].

L'école primaire des Balmes accueille une quarantaine d'élèves qui peuvent bénéficier de la cantine sur place, mais pas de REP (Réseau d'Éducation Prioritaire) ou de CLIS (Classe pour L'Inclusion Scolaire). Elle dispose de classes élémentaires mais également de classes de maternelle[réf. nécessaire].

SantéModifier

Les hôpitaux de Drôme nord ont, en 2018, une capacité de 847 lits et places dont[41] :

Présence d'un centre de santé, Avenue du Maquis[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

 
Carmentran au carnaval de Romans 2008.
  • Février : le Carnaval de Romans a lieu chaque année fin février. Il existe depuis plusieurs siècles et s'est tristement illustré en 1580 par un bain de sang. Il mêle la foule déguisée et les artistes de théâtre de rue. On peut assister au procès de Carmentran qui est brûlé le soir pour évacuer tous les malheurs de l'année[réf. nécessaire].
  • Juillet : Festival international de folklore de Romans : chaque année, en juillet, une quinzaine de groupes folkloriques du monde entier se produisent pendant une semaine dans toute la ville et la région. Cet événement est labellisé par le CIOFF (Comité International d'Organisation des Festivals de Folklore) et organisé par le groupe d'Art et Traditions Populaires de la ville, Empi et Riaume[réf. nécessaire].
  • Automne : la Foire du Dauphiné a lieu chaque année pendant dix jours[42].
  • Noël : une grande crèche est mise en place dans l'église des Balmes et accueille de nombreux visiteurs. Pour les habitants, la visite de la crèche des Balmes[43] est devenue une tradition lors des fêtes de fin d'année.

Le Festival du jeu de Romans a lieu les années paires[44].

LoisirsModifier

 
Panneau de la Drôme à vélo
  • Pêche et chasse[4].
  • Nautisme[4].

Le quartier des Balmes est situé à environ 5 km du centre de Romans[45]. Les Balmes est situé sur le circuit de la Drôme à vélo[46], sur la route de Saint Jacques de Compostelle et à proximité du Vercors. Des sentiers pédestres et VTT partent également du village.

SportsModifier

  • Athlétisme : l'Entente Athlétique Romanaise et Péageoise (EARP) fait partie des meilleurs clubs de Rhône-Alpes[47].
  • Aviron : l'Aviron Romanais Péageois et RCBI, créée en 1908, est le premier club de Drôme-Ardèche. Le plus grand rameur du club est Laurent Porchier qui a été plusieurs fois champion de France et champion du monde. Son plus grand titre est celui de champion olympique à Sydney en 2000[réf. nécessaire].
  • BMX : Romans a accueilli les championnats de France de BMX les 7 et ainsi que le championnat d'Europe du 13 au [réf. nécessaire].
  • Cyclisme : le Vélo Sprint Romanais Péageois (VSRP) compte plus de 100 licenciés, des plus jeunes aux plus âgés, du plaisir à la compétition.
  • Football : la Persévérante Sportive Romanaise (PSR dit la Persé), créée en 1908, compte environ 300 licenciés, l'équipe sénior évolue en 1re division du district de Drôme-Ardèche[réf. nécessaire].
  • Handball : le Handball Club Romanais évolue en régional et prénational pour ses équipes premières[réf. nécessaire].
  • Judo : le dojo romanais est le 2e club de France en nombre de licenciés[réf. nécessaire].
  • Rugby à XV : l'US Romans-Péage a longtemps joué en première division, et est fusionné en 2016 pour donner naissance au Valence Romans Drôme Rugby.
  • Tennis : le tennis-club des Chasses accueille chaque année plus de 186 nouveaux licenciés. Présence d'un club house, de 9 terrains extérieurs et de 4 terrains intérieurs[réf. nécessaire].
  • Tennis de table : l'ASPTT Tennis de Table évolue en Nationale 1 avec son équipe homme, en Pré-Nationale pour son équipe féminine, section Handisport, BabyPing[réf. nécessaire].
  • Volley-ball : le Volley Ball Romanais comprend 106 licenciés FFVB + 50 licenciés UFOLEP et a fêté ses 40 ans durant la saison 2008/2009[réf. nécessaire].

Événements sportifsModifier

  • 2016 : ville d'arrivée d'une épreuve du Paris-Nice le () : victoire au sprint du cycliste français Nacer Bouhanni (Cofidis)[48].

MédiasModifier

CultesModifier

La paroisse Sainte Claire en Dauphiné regroupe les communes de Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage, Chatuzange-le-Goubet et Granges-lès-Beaumont.

ÉconomieModifier

En 1992 : céréales, vergers, bovins, caprins, truffes[4].

  • Produits locaux : caillettes, pognes, ravioles, tommes de chèvre[4].
  • Distilleries[4].
  • Conserveries[4].
  • Coopératives agricole, maraîchère, laitière[4].
  • Foire : le vendredi avant les Rameaux (avril), le mardi de Pâques et du 24 au 29 juin[4].
  • Foire commerciale : en septembre et en octobre[4].
  • Marché : les dimanche, mardi et vendredi[4].

IndustrieModifier

Chaussure

Romans a longtemps concentré beaucoup d'industries de la chaussure de luxe mais le secteur est en fort déclin depuis la fin des années 1980. La région de Romans a vécu le lundi , une journée noire avec l'annonce coup sur coup de la liquidation judiciaire de Stephane Kélian Production et du dépôt de bilan de Charles Jourdan. Cette région, qui avait déjà vu fondre les effectifs des fabricants de chaussure, passant de 1 443 personnes en 2000 à 784 en , va encore perdre les 143 salariés de Stephane Kélian Production, tandis que le dépôt de bilan du groupe Charles Jourdan le emplois. Les deux entreprises ont été rachetées en 2007 et 2008 par le groupe Royer, qui a délocalisé la production et exploite les deux marques. Il ne reste donc plus, dans la « capitale » de la chaussure de luxe, que les marques Robert Clergerie et Joseph Fenestrier de la société Romanaise de la chaussure, qui maintient dans la région des activités de création, de montage et de commercialisation[49].

Nucléaire

Le site nucléaire de Romans de la Franco-Belge de Fabrication du Combustible (filiale 100 % Areva NP) est implantée dans la commune. Il fabrique du combustible nucléaire pour des centrales de production d'électricité et des réacteurs de recherche. Le , l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé qu'à la suite d'une rupture de canalisation des rejets d'effluents radioactifs ont eu lieu. La filiale d'Areva, a affirmé que « l'incident est circonscrit à l'endroit de la rupture de la canalisation et reste donc limité au site ». Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN, a déclaré « Les premières analyses montrent qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes »[50]. L'incident a été classé no 1 sur l'échelle INES.

TourismeModifier

  • Syndicat d'initiative (en 1992)[4].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Durant la guerre de Cent Ans, la ville s'était entourée d'un second rempart qui englobait les faubourgs (quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas). Ce rempart commença à être abattu vers 1830. Des vestiges sont encore visibles : une tour rue des Remparts-Saint-Nicolas, les murailles du quai Sainte-Claire et du cimetière Saint-Romain[réf. nécessaire].
  • Collégiale Saint-Barnard (XIIe siècle au XIIIe siècle).
Elle est classée MH : portail (XIIe siècle), statues mutilées et chapiteaux sculptés, frise d'inspiration antique, nef unique, transept, choeur (XIIIe siècle), arc plein cintre, clefs de voûte ornées, chapelle du Saint-Sacrement (XIVe siècle), tapisseries avec des scènes de la Passion (XVIe siècle), peintures murales ((XVe siècle) dans le choeur, tribune d'orgue ((XVIIe siècle, statues en bois (classées)[4].
  • Ancienne chapelle Sainte-Madeleine : colonne, chapiteau et absidiole (MH), voûte conduisant à la porte Saint-Jean de la collégiale, constructions sur la voûte (IMH)[4].
  • Tour Jacquemart : horloge, ancienne tour d'enceinte et porte fortifiée du XIIe siècle.
  • Le « Pont Vieux », reliant Romans-sur-Isère à Bourg-de-Péage (XIIIe siècle)[réf. nécessaire].
  • Maisons médiévales du XIVe siècle[réf. nécessaire].
  • Hôtels particuliers Renaissance du XVe siècle au XVIe siècle[réf. nécessaire].
  • Ancien couvent de la Visitation de Romans-sur-Isère (XVe siècle) : église (XVIIe siècle)[4].
  • Place aux Herbes : escalier du XVIe siècle (IMH)[4].
  • Rue du Mouton : arcs-boutants[4].
  • Calvaire des Récollets (XVIe siècle) : niches avec statuettes saintes[4].
  • Chapelle[4] Saint-Roch ou chapelle des Balmes : en 1913, le prêtre Marius Clément Bayard fait l'acquisition d'une terre sur laquelle cette chapelle est bâtie à la fin de la Première Guerre Mondiale. En , le père Michel Collin (un prêtre lorrain) se réfugie à Romans, au presbytère de l'église des Récollets, il se revendique prêtre de l'Amour infini. À Romans il va retrouver un prêtre hollandais, le père Lods, et le frère Marie-Bernard. Par la suite, va régner une atmosphère mystique. Le frère Marie-Bernard serait de sang royal et reconnu par le Vatican comme prétendant au titre de lieutenant du Sacré-Cœur au royaume de France. Il se fait appeler le Cavalier Blanc. Plus tard, ils se réfugient dans la chapelle des Balmes[51] où le père Lods réalise une fresque montrant le Cavalier Blanc traversant le pont Vieux[réf. nécessaire].
  • Église Notre-Dame-de-Lourdes (1940) : clocher carré, fresques (XXe siècle)[4].

Patrimoine culturelModifier

 
Les jardins du musée de la chaussure.
  • Musée International de la Chaussure : il retrace l'historique depuis 4000 ans[4] (il est situé dans l'ancien couvent de la Visitation).
  • Musée de la Résistance et de la Déportation[4].
  • Musée régionaliste[4].
  • Folklore[4].
  • Groupe d'art dramatique Agora[4].
  • La cité de la musique a été inaugurée le sur l'emplacement de l'ancien hôpital (parc François-Mitterrand)[52].
  • Artisanat d'art[4].
  • Sociétés savantes[4].

GastronomieModifier

  • La mère Maury : historique fabricant de Ravioles depuis 1885.
  • La pogne de Romans : sorte de brioche en forme de couronne, parfumée à l'eau de fleur d'oranger.
  • La raviole du Dauphiné.
  • Les lunettes de Romans : deux sablés ovales à bord dentelé, réunis par une couche de confiture (traditionnellement de framboises ou de myrtilles), dont le sablé supérieur est percé de deux trous ronds dentelés donnant son nom « lunettes » au produit.

Vie associativeModifier

La ville de Romans bénéficie d'un tissu associatif dynamique, qui a cependant été fragilisé par une baisse importante de subvention en 2016[réf. nécessaire].

Patrimoine naturelModifier

  • Panorama du belvédère de Bellevue[4].
  • Grottes[4].

Personnalités liées à la communeModifier

Le groupe d'Arts et Traditions Populaires Empi et Riaume est basé à Romans. Il y organise tous les ans le Festival International de Folklore Cultures et Traditions du Monde.

Héraldique, logotype et deviseModifier

En 1891, les armoiries de Romans sont D'azur, à la porte de ville ouverte en forme de tour carrée, pavillonnée et girouettée et flanquée de deux guérites pavillonnées et girouettées le tout d'argent, maçonné de sable, avec un grand R couronné d'or, dans l'ouverture de la porte. La devise est Saint-Georges et Dalphiné.


Romans-sur-Isère possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

BibliographieModifier

Témoignages et mémoires sur l'histoire de RomansModifier

  • Marcel Armand, Une tranche de pogne : Quelques événements romanais, Romans-sur-Isère, Union locale CGT, , 78 p.
  • Marcel Armand, Histoire de la Bourse du travail de Romans et de ceux qui l'ont faite : Un militant parle, Romans-sur-Isère, Union locale CGT, , 80 p.
  • Jeanne Deval, Ces années passées : Romans-Bourg-de-Péage, 1900-1939, Romans-sur-Isère, Deval, , 303 p.
  • Elvio Sagatto, Romans-sur-Isère : Tranches de vie dans le quartier Saint-Nicolas, 1920-1940, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, , 128 p.

Essais historiquesModifier

  • Emmanuel Le Roy Ladurie, Le Carnaval de Romans : De la Chandeleur au mercredi des Cendres, 1579-1580, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », , 426 p.
  • Ludovic Viallet, Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans, v. 1280-v. 1530, Saint-Just-la-Pendue, Publications de l'Université de Saint-Étienne, , 607 p.
    Texte remanié d'une thèse de doctorat soutenue à Grenoble-II en 1999
  • Laurent Jacquot, Romans : Traces d'histoire, Veurey, Le Dauphiné libéré, coll. « Les patrimoines », , 51 p. (ISBN 978-2-916272-36-8)
  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, La Libération de Romans et de Bourg-de-Péage, Saint-Cyr-sur-Loire, Sutton, coll. « Témoignages et récits », , 160 p. (ISSN 1622-7077)
  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Histoire et Patrimoine, 20 ans de chroniques dans L'Impartial[1], .
  • Ulysse Chevalier, Romans-sur-Isère [« Annales de la ville de Romans »], Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva », (1re éd. 1897), 347 p.
    Fac-similé de l'édition originale parue à Valence, chez J. Céas et fils, en 1897
  • Ulysse Chevalier, Annales de la ville de Romans pendant les guerres de Religion de 1549 à 1599, Valence, Chenevier et Chavet, , 111 p. (lire en ligne)
  • Ulysse Chevalier, Un tournoi à Romans en 1484, Romans-sur-Isère, Sibilat André, , 33 p. (lire en ligne)
  • Jean-Baptiste Dochier, Mémoires sur la ville de Romans, Éditions du Bastion, (1re éd. 1812), 199 p.
    Fac-similé de l'édition originale parue à Valence, chez J. Montal, en 1812
  • Jean-Pierre Ginet, Les Fêtes pascales à Romans sous la Renaissance, Aubenas, Lienhart, , 167 p. (ISBN 2-86677-138-9)
  • Jean-Pierre Ginet (préf. Georges Fillioud), Les Métiers d'autrefois à Romans-sur-Isère, Veurey, Le Dauphiné libéré, coll. « Caractères », , 156 p. (ISBN 2-911739-27-2)
  • André Lacroix, Romans et le Bourg-de-Péage avant 1790 : Archéologie, histoire et statistique, Péronnas, La Tour Gile, (1re éd. 1897), 367 p.

Sur l'architecture et l'urbanisme romanaisModifier

  • Laurent Jacquot, La Renaissance à Romans, Romans-sur-Isère, Revue des Amis du musée,
  • Laurent Jacquot, Les témoins de la Renaissance à Romans, Romans-sur-Isère, Revue des Amis du musée,

Études généralesModifier

  • Romans, Bourg-de-Péage, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, , 108 p.
  • Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Sutton, coll. « De A à Z », , 128 p. (ISBN 2-84910-441-8)
  • Danielle Mingasson et Mireille Moreau-Pongy, Travail des femmes et structures urbaines : Le cas de Romans, Grenoble, Institut de recherche économique et de planification, , 130 p.
  • Hippolyte Van Leemputten, Notice sur la ville de Romans et le Bourg du Péage, accompagnée d'une carte topographique de la ville de Romans, du Bourg de Péage et des environs, Toulouse, J. Dupin, , 40 p., in-8° (lire en ligne)

Collégiale Saint-BarnardModifier

  • Cyprien Perrossier (abbé), Les Tapisseries de l'église Saint-Barnard de Romans : Notice historique et descriptive, Valence, Imprimerie valentinoise, , in-8°
  • Association Amis de Saint-Barnard, La Tenture brodée du Mystère de la Passion : Collégiale Saint-Barnard, Romans-sur-Isère, Amis de Saint-Barnard, , 44 p.

Tour JacquemartModifier

  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Jacquemart, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, , 31 p.

Calvaire des RécolletsModifier

  • Laurent Jacquot, 1940-1942 : la restauration du Grand Voyage et du Calvaire des Récollets, Romans-sur-Isère, Revue drômoise,
  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Le « Grand voyage » et le calvaire de Romans en Dauphiné : Notice historique, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, , 37 p.
  • Alain Châtre et Nicole Prival Piras, Le Jardin des soupirs : Romans-sur-Isère, enclos des Récollets, Valence, Peuple libre, (ISBN 2-907655-13-2)

Cité Jules-NadiModifier

  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Romans, une cité-jardin : La Cité Jules-Nadi, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, , 64 p.

Autres lieuxModifier

  • Ulysse Chevalier, La Chapelle de Saint-Michel de Romans, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva », (1re éd. 1869), 16 p. (ISBN 2-86971-570-7 (édité erroné), notice BnF no FRBNF35555985)
    Réédition d'un ouvrage paru à Grenoble, chez Prudhomme, en 1869
  • Jean Pautrot, Quelques pages d'histoire romanaise avec l'Hôtel de Clérieu, Romans-sur-Isère, J. Pautrot, , 63 p. (ISBN 2-902935-04-8)

Sur l'industrie du cuir et de la chaussure à RomansModifier

  • Annie Roche, La Tannerie romanaise, La Manufacture, 1984.
  • ACCÈS-Université populaire, Les Romanais, Romans et la chaussure : 150 ans d'histoire, Valence, Peuple libre & notre temps, , 335 p. (ISBN 2-907655-34-5)
  • Marie-Josèphe Bossan, Romans, le cuir et la chaussure : Catalogue de l'exposition organisée par le Musée de Romans, Romans-sur-Isère, Musée international de la chaussure de Romans, , 28 p.

Publications sur des associations, institutions et événements romanaisModifier

  • ARCHER, une histoire romanaise : Du passé à l'avenir, une expérience d'économie sociale et solidaire, Romans-sur-Isère, ARCHER, , 140 p. (ISBN 978-2-9532578-6-1)
  • Il était une foire : Rétrospective de la foire du Dauphiné à Romans, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, , 64 p. (ISBN 2-9524714-0-2 (édité erroné), notice BnF no FRBNF40225372)
  • ACCÈS-Université populaire, ACCÈS a vingt ans : L'Université populaire du Pays de Romans de 1987 à 2007, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, , 109 p. (ISBN 978-2-9524714-1-1)
  • Jean-Claude Bousson, Claude Courau, Christian Darlet et autres, USRP, 1908-2008 : Cent ans de passion, Romans-sur-Isère, USRP, , 252 p. (ISBN 978-2-9523258-8-2 et 2-9523258-8-X)
  • Éric Maulavé, Noires et blanches : École nationale de musique et de danse de Romans-sur-Isère, Romans-sur-Isère, Ville de Romans, , 34 p.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur le site habitants.fr.
  2. « .STRATIGRAPHIE de la Chartreuse », sur www.geol-alp.com (consulté le 3 octobre 2018)
  3. « Géologie de la région Romans-Valence-Tain », sur www.etudesdromoises.com (consulté le 2 janvier 2019)
  4. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab et ac Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Romans-sur-Isère
  5. « Climat Romans-sur-Isère: Température moyenne Romans-sur-Isère, diagramme climatique pour Romans-sur-Isère - Climate-Data.org », sur fr.climate-data.org (consulté le 3 octobre 2018)
  6. (en) « Stationaute - A49 - Autoroute de l'Isère », sur www.stationaute.com (consulté le 3 octobre 2018)
  7. « TRANS'BUS - Réseaux : Romans-sur-Isère - Citéa », sur www.transbus.org (consulté le 2 janvier 2019)
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