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Seclin

commune française du département du Nord

Seclin
Seclin
L'hôtel de ville de Seclin.
Blason de Seclin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Faches-Thumesnil
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Bernard Debreu
2014-2020
Code postal 59113
Code commune 59560
Démographie
Gentilé Seclinois, Seclinoises
Population
municipale
12 463 hab. (2016 en augmentation de 1,05 % par rapport à 2011)
Densité 715 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 32′ 56″ nord, 3° 01′ 49″ est
Altitude Min. 19 m
Max. 47 m
Superficie 17,42 km2
Localisation

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Seclin
Liens
Site web ville-seclin.fr

Seclin est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Peuplée de 12 500 habitants, la ville se trouve à la lisière de la conurbation lilloise, en Flandre romane. Elle fait partie de la Métropole européenne de Lille.

Ancien site d'occupation préhistorique (au moins néolithique[1],[2] puis vicus gallo-romain, autrefois en grande partie zone humide et marais[3], développée autour d'une collégiale au Moyen Âge, c'est aujourd'hui une ville satellite de Lille, siège du plus grand parc d'entreprises de la région. C'est aussi une commune agricole, urbanisée seulement au tiers de sa superficie.

GéographieModifier

 
Les deux cantons de Seclin dans leur arrondissement

SituationModifier

Capitale historique du Mélantois, Seclin se situe en Flandre romane à 9,6 km au sud de Lille (10,2 km par la route).

Seclin est une « ville à la campagne » de près de 13 000 habitants urbanisée au tiers de sa superficie qui est de 1 742 hectares. On y trouve de nombreux équipements culturels et sportifs, deux musées, trois monuments historiques.

La commune est desservie par l'autoroute A1 (sortie 19), par la voie ferrée (Ligne de Paris-Nord à Lille), et par diverses lignes de bus. L'aéroport de Lille-Lesquin est à un quart d'heure en voiture.

Elle est aussi traversée par la LGV Nord, qui croise l'A1 à cet endroit.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

D'un nom de personne germanique Sichelin[4], Sikelin en flamand[5].
Le nom évolue au cours des siècles : Sacilinum (VIIIe siècle), Selini (vers 1030) Sicclinium (1039), Seclin (1104).

Noms anciens. Sacilinium, de S. Eligto, Acta SS. Belgii I, 97. Se Uni. Lettre à la comtesse Ogine, pour St-Bavon de Gand, vers 1030, Mir. I, 349. Sicclinium, dipl. du comte de Flandre Robert, pour Phalempin ,1039. Mir. I, 362.

Ses habitants sont appelés les Seclinois. Le surnom ou nom jeté des habitants est les loquebaux de S'clin ; il viendrait d'une visite de Louis XI à Seclin, et de la surprise qu'il eut de voir ses hôtes seclinois parés d'aussi beaux habits : Dieu que vous avez de bielles loques.

PréhistoireModifier

Un gisement préhistorique, datant du paléolithique moyen a été trouvé par H. Halbaut fin mai 1974 à l'occasion de travaux de terrassement destinés à implanter des citernes dans l'enceinte d'une usine[6]. Dans une couche humifère (dite "Complexe de Seclin" par Leroi-Gourhan ef al., 1978) datée du début Glaciaire weichsélien, le gisement a révélé des lames, éclats Levallois et un outillage retouché peu abondant, avec traces d'un atelier de débitage d'éclats Levallois associé à un débitage laminaire de type particulier[6].

HistoireModifier

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Faits historiques. Seclin étant menacé par les Normands, vers 783, le corps de saint Piat fut transporté momentanément à Chartres. Seclin brûlé au temps de la bataille de Bouvines, en 1214. Loi de commune octroyée le 11 octobre 1218. Siège d'un camp de Philippe-le-Bel, en 1297. Pillé et brûlé de nouveau, par le comte de Hainaut en août 1340. Séjour du roi Charles Y, en novembre 1382. Siège des conférences entre Philippe le Bon et les Gantois en 1453, la ville étant alors incluse dans les Pays-Bas bourguignons depuis le XVe siècle. Défaite, par les habitants de Seclin, des Gueux qui venaient piller l'église en 1566. Vigoureuse défense des Seclinois, en 1794 , contre un parti autrichien qui voulait dévaster la ville.

Temps anciensModifier

 
Reconstitution d'une maison au parc archéologique Asnapio de Villeneuve-d'Ascq.
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À l'époque gallo-romaine, Seclin est un vicus où une population rurale se rassemble pour le commerce. Une ferme gallo-romaine a été mise à jour sur l'actuel site UNEXPO sur les hauteurs du territoire (altitude 46-48 mètres) et en bordure d'un axe menant très probablement vers Tournai.

Jusqu'au XVIIe siècle, le nord de la France, dont Seclin, appartient au domaine des grands Pays-Bas devenus bourguignons.

La ville se construit à partir du quartier de la collégiale Saint-Piat, lieu de culte érigé en souvenir d'un martyr chrétien, saint Piat. Un collège de chanoines organise la vénération des reliques du martyr dans un premier édifice de type "basilica martyrium" aux alentours des VII-VIIIe siècles. À partir du Xe siècle, une église plus vaste, devenue une collégiale est progressivement édifiée à son abord. L'église actuelle, de style gothique, daterait elle du XIIIe siècle.

En 1246, la comtesse Marguerite de Flandre fonde l'Hôpital Notre-Dame qui était dirigé par une communauté de frères mais surtout des Sœurs augustines (présentes jusqu'en 2013)[7]. Le site, classé en 1932, est un magnifique témoignage de l'architecture et de l'organisation hospitalière : chapelle, salle des malades, cour intérieure (à l'image de celle présente dans La Vieille Bourse de Lille), bâtiment agricole et ancienne porte cochère. Son organisation rappelle d'autres sites prestigieux comme l'Hospice Comtesse à Lille ou l'Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines (Belgique). Le développement démographique et les innovations médicales entrainèrent d'importantes transformations au XIXe siècle : finition de la façade par l'architecte, Charles Alexandre Marteau, et aménagement de pavillons dits hygiénistes. L'ancien pavillon de la Maternité à l'entrée de l'Avenue des Marronniers en est un exemple préservé. Propriété à la charge du Centre Hospitalier de Seclin, le site a été vendu en 2015. Un projet de réhabilitation en logements y est prévu.

Au XVIe siècle, la vente de la seigneurie de Seclin par les chanoines à Guislain de Haynin, le premier représentant de la dynastie des seigneurs du Breucq, illustre la séparation des pouvoirs civils et religieux.

 
Statue de Saint-Piat, dans la chapelle d'Anstaing

La période est propice aux excès d’importants groupes de pillards, tels les Gueux, en provenance de Tournai et Menin. Les villes et villages du Carembault parviennent à les bloquer en conjuguant leurs efforts et à repousser définitivement les intrus dans les marais qu’il y a alors entre Seclin, Gondecourt et Houplin-Ancoisne. Les dégâts, surtout dans les édifices religieux, sont considérables car ces pillards sont, en fait, des convertis au protestantisme qui condamnent les images et statues religieuses pour obéir à la doctrine protestante du calvinisme. Les gueux sont des ralliés au protestantisme qui a entraîné la répression du roi d'Espagne, Philippe II qui, règne alors sur les grands Pays-Bas du cercle de Bourgogne hérités de son père Charles Quint. La rébellion qui couvait éclate à la suite de la pétition de quatre cents nobles appelée compromis des nobles présentée à Bruxelles à la gouvernante des Pays-Bas Marguerite de Parme représentant le roi d'Espagne. Cette pétition demandait la fin du démantèlement des franchises gagnées au cours des siècles par les populations des dix-sept provinces bourguignonnes. La politique royale visait, à travers la suppression des franchises, à installer un pouvoir fort propre à éradiquer le protestantisme. Le rejet de la pétition s'accompagna d'une aggravation de la répression tandis que deux des meneurs de la noblesse, les comtes d'Egmont et de Hornes étaient mis à mort à Bruxelles. Ils n'étaient pourtant pas protestants, mais opposés aux abus de droit et aux persécutions. Dès lors, la révolte des gueux s'amplifia sous la conduite de Guillaume d'Orange-Nassau. Ennemis de la représentation des saints et du Christ par des images religieuses, les gueux étaient aussi nommé iconoclastes et tentèrent de s'installer dans la région de Seclin et Gondecourt où certains esprits étaient attirés par la religion réformée.

Au XIXe siècle, les filatures, tanneries, brasseries et autres distilleries contribuent à l'essor industriel et commercial de la commune. Dès 1798, on y mentionne l'installation d'une filature de coton (Lefebvre-Bourghelle) disposant de métiers à tisser mécaniques (petites Jennys). Bien que ce dynamisme n'entraina pas un développement aussi fulgurant que pour les villes de Roubaix et Tourcoing, Seclin se transforma et connu de belles réussites familiales, à l'image des sucreries-distilleries Collette et Dujardin. Le père du célèbre docteur Gachet (qui soigna Van Gogh), Louis Eugène Gachet tenta l'expérience industrielle dans les années 1820 en implantant une filature dans les bâtiments du château dit Des boulets. Seclin s'illustra dans le paternalisme patronal et plusieurs filatures (Guillemaud, Drieux, Duriez) adoptèrent à la fin du XIXe siècle les chambres d'allaitement.

Époque moderneModifier

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Seclin fut occupée pendant la Première Guerre Mondiale. Un cimetière militaire allemand de 1188 tombes et les graffitis "Trink Wasser" ("Eau potable") à l'entrée de certaines maisons, témoignent encore de cette occupation. Lors de leur retraite, les Allemands détruisirent les bâtiments municipaux, les infrastructures économiques (brasseries, distilleries, filatures) et patrimoniales (clocher de l'église Collégiale).

Durant les années 1920 et 1930, Seclin se reconstruisit comme en témoigne l'actuelle Salle des Fêtes (ouverte en 1928) bâtie à l'emplacement de l'Hôtel de Ville détruit en Octobre 1918, se modernisa avec la création de Bains-Douches municipaux (1934) à l'initiative de la nouvelle majorité municipale communiste dirigée par Paul Durot. Les travaux de restauration de la Collégiale Saint Piat lui donnèrent un nouveau clocher où y fut installé un carillon de 42 cloches (fondues à Croydon, Angleterre).

Fin mai 1940, Seclin fut attaquée et bombardée par les forces militaires allemandes. La résistance du 1er Bataillon de Mitrailleurs et du 14e Zouave stoppa temporairement l'avancée allemande le 28 mai 1940. Trente-six civils périrent dans les représailles qui suivirent.

À la suite de la grève, dite patriotique, dans le bassin houiller du Pas-de-Calais au début du mois de Mai 1941, des ouvrières de la filature Agache (rue Burgault) se mirent en grève par solidarité du 30 mai au 6 juin 1941.

Du 7 juin au 28 août 1944, 69 personnes furent fusillés au Fort de Seclin, six d'entre elles étaient membres de la résistance cheminote en lien avec l'affaire d'Ascq du 1er avril 1944.

Le 2 septembre 1944, 33 civils furent fusillés par l'armée allemande au lieu-dit La Potasserie.

Au milieu des années 1960, la première zone industrielle de la métropole lilloise est créée sur le territoire de Seclin et de communes environnantes.

Le 3 octobre 2002, le maire Jean-Claude Willem annonce en conseil municipal un boycott des produits israéliens en usant des moyens matériels de la collectivité en « réaction contre les massacres et tueries quotidiennes commises contre les enfants, les femmes, les vieillards palestiniens », tout en précisant que « Le peuple israélien n'est pas en cause, c'est un homme, Sharon, qui est coupable d'atrocités, qui ne respecte aucune décision de l'ONU et continue à massacrer »[8]. Cette proposition était similaire à l'appel lancé par la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions.

Après une plainte de la communauté israélite du Nord, le maire a été relaxé en première instance puis condamné en appel à une amende de 1 000 euros pour « provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse »[9]. La Cour Européenne pour l'application de la Convention Européenne des Droits de l'Homme (Affaire Willem c. France, 10 décembre 2009, arrêt définitif) a estimé qu'il n'y a pas eu violation du droit à la liberté d'expression pour un maire[8] et a confirmé la sanction.

HéraldiqueModifier

Les armes de Seclin se blasonnent ainsi : "De gueules à la lettre S d'or, couronnée du même."

Le blason de la ville figure un lion debout avec une couronne. Il symbolise sa précoce allégeance au roi de France.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1803 Adrien-Joseph Carpentier    
1803 1813 Louis-Joseph Raoult    
1813 1844 Henri-Joseph Claeys    
1844 1849 Collette    
1849 1873 Duriez-Lhermitte    
1873 1877 Auguste Collette    
1877 1878 Pierre Duriez    
1878 1904 Louis Desmazières   Industriel
Conseiller général du canton de Seclin (1881 → 1895)
1904 1908
(démission)
Paul Desurmont    
1908 1912 Auguste-Xavier Collette    
1912
(démission)
Émile Pontfort    
1915 1916 Achille Desurmont    
1916 1919 Claude Guillemaud    
1919 1924 Louis Fievet    
1924
(démission)
Henri Lepoivre    
Henri Mallet    
Paul Durot PCF Coiffeur
Ernest Anssens   Ingénieur IDN et directeur de la société Rapidase
[10]
(décès)
Paul Durot PCF Coiffeur
Conseiller général du canton de Seclin (1945 → 1951 puis 1963 → 1966)

(décès)
Adolphe Dutoit PCF Aiguilleur
Conseiller général du canton de Seclin-Sud (1966 → 1976)

(décès)
Jean Demailly PCF Instituteur
[11]
(démission)
Jean-Claude Willem PCF Journaliste à l'hebdomadaire Liberté
En cours Bernard Debreu PCF Agent de maîtrise SNCF retraité
11e vice-président de la MEL
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultatsModifier

Élections municipales de 2014Modifier

  • Nombre d'inscrits : 8 880
  • Nombre de suffrages exprimés : 5 618
  • Taux de participation : 63,27 %
  • Liste Union de la Gauche (« Seclin ensemble » - Bernard Debreu) : 2 789 voix, soit 51,34 % des suffrages
  • Liste Union de la Droite (« Seclin plus loin » - François-Xavier Cadart) : 2 643 voix, soit 48,66 % des suffrages

Élections municipales de 2008Modifier

  • Nombre d'inscrits : 8 930
  • Nombre de suffrages exprimés : 5 536
  • Taux de participation : 61,99 %
  • Liste Union de la Gauche (Bernard Debreu) : 3 455 voix, soit 65,46 % des suffrages
  • Liste Union de la Droite (François-Xavier Cadart) : 1 823 voix, soit 34,54 % des suffrages

ServicesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 12 463 habitants[Note 2], en augmentation de 1,05 % par rapport à 2011 (Nord : +0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2912 5032 5852 6392 8292 9543 0863 2403 341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 6673 9784 9235 0555 0225 3795 8586 1416 245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 8236 9827 3887 3447 9568 0798 2788 0218 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 4249 3729 92413 05612 28112 08912 27612 33312 463
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Seclin en 2007 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
1,3 
4,1 
75 à 89 ans
8,2 
10,1 
60 à 74 ans
12,3 
19,6 
45 à 59 ans
19,6 
23,0 
30 à 44 ans
20,7 
20,3 
15 à 29 ans
17,9 
22,8 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[16].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

ÉconomieModifier

En raison de sa situation privilégiée et de sa grande superficie, la commune fut choisie en 1967 pour accueillir la première zone industrielle de la région lilloise.

Aujourd'hui la Zone industrielle de Lille-Seclin est le plus important pôle d'activité de la région. Il est consacré exclusivement aux activités tertiaires et industries non polluantes : ingénierie informatique, transport, transformation des métaux, distribution, formation, négoce, mécanique, pharmaceutique...

S'étendant sur 170 hectares, plus de 200 entreprises y sont implantées, parmi lesquelles :

SantéModifier

Le Centre Hospitalier de Seclin est un centre de soins polyvalent : médecine générale, obstétrique et pédiatrie, chirurgie générale et de spécialité, urgences, filière gériatrique.

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Piat, classée monument historique en 1920[17]. (église ancienne, avec crypte sous le chœur, et fontaine dite de St-Piat , renommée pour les fiévreux. Hospice fondé au XIIIe siècle, par Marguerite, comtesse de Flandre. Célèbre collégiale de St-Piat, dont on fait remonter la fondation à Dagobert ; mais dont l'existence n'est primitivement bien constatée que dans une bulle de Clément III, 1187 1) .
  • L'hôpital Notre-Dame et son parc, classé monument historique en 1932[18], ainsi que la chapelle située sur l'aile droite du bâtiment.
  • Le fort de Seclin, appelé « Fort Duhoux », qui fait partie des fortifications lilloises du système Séré de Rivières. Il fut construit entre 1875 et 1880. C'est un exemple en très bon état. Depuis 1996, il est patiemment restauré par des particuliers qui, depuis octobre 2003, y ont ouvert un centre historique sur l'artillerie, la cavalerie et l'infanterie de 1814 à 1918, et donc notamment sur la Première Guerre mondiale au cours de laquelle il fut un site stratégique méconnu, et où sont présentées de nombreuses pièces rares.
  • La porte du cimetière de Seclin, classée monument historique en 1945[19]. Œuvre de Benjamin Dewarlez, cette porte monumentale (1808) était à l'origine le logement du gardien du cimetière. Son style emprunte à l'antiquité égyptienne et adopte des symboles funéraires laïques (sabliers ailés, torches inversées).
  • La porte du château des Boulets ; autrefois situé à l'entrée de la ville dans la rue principale qui portait le nom de « route d'Arras », ce château particulier, construit au XVIIe siècle par Maximilien de Haynin, vicomte de Seclin, fut plusieurs vendu. On y mentionne même une filature au XIXe siècle. Le bâtiment principal a été détruit par les Allemands au cours de la Première Guerre mondiale et sa porte armoriée a été déplacée à côté des anciens bains-douches (actuellement bibliothèque-médiathèque) en 1933. Cette porte se trouve aujourd'hui place Stalingrad.
  • La brasserie Lepoivre dont la construction est d'avant la guerre de 1914-1918.
  • Le Canal de Seclin, axe fluvial ouvert dans la seconde moitié du XIXe siècle, autrefois alimenté par des sources locales[20] et s'étendant sur cinq kilomètres, longé par un ancien chemin de halage où les chevaux pouvaient tirer les péniches[21]et depuis plusieurs décennies en partie pollué à très pollué[22]. Accessible à pied ou à vélo, les péniches et bateliers ont laissé place à la faune et la flore localement foisonnante. Au terme de la balade apparaissent le canal de la Deûle et le Parc Mosaïc. Le plancton de ce canal a fait l'objet d'études spécifiques[23].
  • Le Domaine Napoléon est un centre d'accueil de loisirs, de villégiature et de travail. Ancienne sucrerie, le Domaine réunit aujourd'hui plus de 450 pièces de collection. La collection a été vendu aux enchères le 24 octobre 2015 à Seclin par la Maison de vente Mercier.
  • Le cimetière militaire allemand, contient 1 188 tombes allemandes dont 30 non identifiées et 5 prisonniers russes. Il a été créé en janvier 1915 jusqu'à l'expulsion en octobre 1918. Environ 20 % sont morts en 1915 dans les tranchées entre Neuve-Chapelle et La Bassée. 60 % sont morts au printemps de 1918 au début de l'attaque allemande majeur dans la direction d'Amiens et à Ypres. Le monument du cimetière a été construit pendant la guerre.

SportsModifier

La ville compte de nombreux équipements sportifs :

  • 1 piscine
  • 4 salles de sport polyvalentes
  • 6 courts de tennis (4 en salle et 2 en extérieur)
  • 1 salle de gymnastique et musculation
  • 5 terrains de football dont 1 synthétique
  • 1 pas de tir à l'arc
  • 1 salle de javelot
  • 1 espace rollers
  • 1 terrain multisports
  • 1 centre d'équitation privé

En football, les joueurs de FC Seclin (DHR) s'illustrent lors de la Coupe de France de football 2009-2010 en écartant au 8e tour l'équipe d'Aire-sur-la-Lys qui évolue une division au-dessus, par 1 but à 0. En 1/32e de finale, ils rencontrent l'US Boulogne Côte d'Opale, qui joue 6 divisions au-dessus en ligue 1. Ils sont éliminés 4 buts à 1 le à 17 h au stadium Lille Métropole.

Seclin a vu naître plusieurs sportifs de haut niveau (voir ci-dessous).

Personnalités liées à la communeModifier

Folklore et AssociationsModifier

Seclin a développé un important tissu associatif. En 2013, la ville abrite plus d'une centaine d'associations loi 1901 dans différents domaines tels que la culture, la danse, le folklore, la musique, l'entraide et la solidarité, de défense des intérêts du citoyen, le sport, le jardinage ou encore les associations de quartiers. Certaines de ces structures permettent même à la ville d'augmenter sa notoriété dans la région à travers les diverses manifestations et événements auxquels elles participent.

  • Les géants Harengus Ier (1970) et Harengus Junior (2006).
  • CMEM Les Amis du Centre Municipal d’Expression Musicale de Seclin
  • IBERICA, Centre Culturel Ibérique du Nord, promotion des cultures Espagnoles et Portugaises dans la région.
  • Office de Tourisme de Seclin & Environs
  • AADVAH Association Aide et Défense des Victimes Accidentées et Handicapées du Nord
  • Fleur d'Espoir, Aide Humanitaire, Aide aux malades qui souffrent de maladies attachées aux fonctions intellectuelles.
  • L'union musicale de Seclin (Orchestre d’harmonie) est la plus ancienne association de la ville.
  • Bol d'air Association, Aide aux personnes dans le besoin, créée en 2011.

JumelagesModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Julien L'Hermitte, Chartes françaises du XIIIe siècle, tirées des archives de l'hôpital de Seclin (Nord), Montpellier : Imprimerie centrale du Midi, 1898 (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Piningre J.F (1985) Un aspect de la fin du Néolithique dans le Nord de la France. Les sites de Seclin, Houplin-Ancoisne et Saint-Saulve (Nord). Revue archéologique de Picardie, 3(1), 53-69.
  2. Herbin, P., Loridant, F., & Louvion, C. (2009). Vingt ans de prospection dans les Weppes, entre Deûle et Lys. Revue du Nord, (5), 63-74
  3. Dessaux, N., Révillion, S., & Delchambre, S. (1998). [http://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1998_num_80_326_2873 Stratégies d'exploitation et mutations du paysage dans la vallée de la haute Deûle (Nord): l'exemple du marais de Seclin du XIIIe au XIXe siècle. Revue du Nord, 80(326), 531-571.
  4. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
  5. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
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  21. Antoine Larue Pautet (1877) | Manuel des voies navigables de la France: avec leur prolongement au-delà des frontières - 400 pages (Google Livre)- voir p 65
  22. Angeli N (1972) Esquisse du profil biologique (plancton) d'un canal influence par une pollution complexe d'origine industrielle: le canal de Seclin-nord. Biologisch jaarboek|résumé.
  23. Angeli N (1975) Migrations verticales: quelques données sur le comportement automnal du zooplancton d'un canal de navigation. In Annales de Limnologie (Vol. 11, No. 3, pp. 239-253). Station Biologique du lac d'Orédon.
  24. Site de la Ville du Seclin
  25. « Commune de Seclin - commune de Méguet (Burkina Faso) : restaurer, protéger et gérer de manière durable les forêts naturelles pour s’adapter aux effets du dérèglement climatique », sur diplomatie.gouv.fr