Lunéville

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Lunéville est une commune française du département de Meurthe-et-Moselle. Située dans la région historique et culturelle de Lorraine, la commune fait aujourd'hui partie de la région administrative Grand Est. Résidence des ducs de Lorraine et de Bar, elle est connue pour son château, surnommé le « Versailles lorrain[2] ». Ses habitants sont appelés les Lunévillois.

Lunéville
De haut en bas, de gauche à droite : château de Lunéville, théâtre de Lunéville, danse baroque au château, place Léopold, synagogue de Lunéville, hôtel de ville, maison du Marchand.
Blason de Lunéville
Blason
Lunéville
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
(sous-préfecture)
Arrondissement Lunéville
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Lunéville à Baccarat
(siège)
Maire
Mandat
Catherine Paillard (LR)
2020-2026
Code postal 54300
Code commune 54329
Démographie
Gentilé Lunévillois [1]
Population
municipale
17 755 hab. (2021 en diminution de 6,65 % par rapport à 2015)
Densité 1 087 hab./km2
Population
agglomération
21 395 hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 22″ nord, 6° 30′ 06″ est
Altitude 269 m
Min. 217 m
Max. 321 m
Superficie 16,34 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lunéville
(ville-centre)
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Cantons de Lunéville-1 et Lunéville-2
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Lunéville
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Lunéville
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Lunéville
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Lunéville
Liens
Site web luneville.fr

La ville est l'une des sous-préfectures du département, le bureau centralisateur de deux cantons, ainsi que le siège du pays du Lunévillois et d'une communauté de communes.

Géographie modifier

Localisation modifier

Lunéville est située au confluent de la Meurthe et de la Vezouze.

À vol d'oiseau, le centre de la ville se trouve à 25 km au sud-est de Nancy, 47 km au nord d’Épinal, 48 km au nord-ouest de Saint-Dié-des-Vosges, 75 km au sud-est de Metz, 83 km au sud-ouest de Sarreguemines, 92 km à l’ouest de Strasbourg[3] et à 306 km à l’est de Paris[4].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.

Communes limitrophes modifier

Hydrographie modifier

Huit cours d'eau traversent le territoire de Lunéville : les rivières de la Meurthe et de la Vezouze et les ruisseaux de Morteau, de la Fourasse, de Bussy, des Abouts, de Froide Fontaine et des Carrières.

Géologie et relief modifier

Lunéville a une altitude minimale de 217 m et une maximale de 321 m, son altitude moyenne est de 269 m tandis que celle de sa mairie est de 240 m[5].

Son point culminant se situe sur le lieu-dit de la colline de Méhon, situé à l'extrême nord de la ville. Cette colline culmine à 321 m d'altitude.

Le Keuper ou marnes irisées au nord et au sud de Lunéville est un ensemble d’argiles et de calcaires.

À l’est de Lunéville, des marnes irisées sont masquées sous une grande surface à alluvions anciennes gréseuses descendues des Vosges, donnant des terres froides sableuses incultes qui reposent sur un sous-sol imperméable[6].

La commune est en zone de sismicité 1 (très faible) selon l’article D. 563-8-1 du Code de l’Environnement[7].

Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 727 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Nancy-Essey », sur la commune de Tomblaine à 23 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 746,3 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24,8 °C, atteinte le [Note 1],[11],[12].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[13]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[14].

Tableau climatique de Lunéville modifier

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Température moyenne (°C) 0.9 2.2 5.5 8.9 12.9 16.3 18.2 17.6 15 10.3 5.1 2.1
Température minimale moyenne (°C) -1.7 -1.2 1.1 3.9 7.6 10.9 12.5 12.1 9.7 6 1.9 -0.4
Température maximale moyenne (°C) 3.6 5.7 9.9 14 18.2 21.7 23.9 23.2 20.3 14.7 8.3 4.6
Précipitations (mm) 63 56 54 51 71 76 64 73 63 56 67 69

Urbanisme modifier

Typologie modifier

Lunéville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lunéville, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[18] et 21 960 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (49,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (34,4 %), prairies (15,7 %), terres arables (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (13 %), forêts (7,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,2 %), eaux continentales[Note 4] (2,9 %), cultures permanentes (2,4 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine modifier

Pour des raisons de statistiques et de recensement de la population, la commune de Lunéville est découpée par l'INSEE en 9 quartiers[24] qui sont :

  1. Lunéville Nord-Nord W Saint-Léopold
  2. Lunéville Sud-Ouest
  3. Lunéville-Château Champ de Mars
  4. Ménil Boffrand
  5. Niederbronn - Zola (partie)
  6. Niederbronn - Zola (partie)
  7. Sous-Préfecture Stainville Casernes
  8. Vezouze Graffigny
  9. Zone Industrielle

Neuf monuments historiques et immeubles protégés sont classés de la ville de Lunéville, se situant en grande partie dans la vieille ville[25].

Le centre ancien et le quartier Niederbronn - Zola sont classés en quartier prioritaire de la politique de la ville[26].

Voies de communication et transports modifier

Voies routières modifier

Lunéville est reliée à la plaine d'Alsace par la RN 4 (Strasbourg à 120 km) et par la RN 59 (Saint-Dié-des-Vosges à 55 km, Colmar à 110 km et Sélestat à 100 km par le tunnel Maurice-Lemaire). L'autoroute A33 permet d'accéder à Nancy (32 km).

Réseau ferroviaire modifier

La ville possède une gare desservie par des TER Lorraine qui assurent des liaisons nombreuses et rapides vers Nancy, Saint-Dié-des-Vosges, Strasbourg. Certains sont prolongés jusqu'à Bâle aux heures de pointes uniquement. Le TGV Est place la gare de Lunéville à h 55 de Paris-Est avec un aller-retour quotidien et la relie également à la gare de Nancy et la gare de Saint-Dié-des-Vosges via le TGV Est.

Transports urbains modifier

Depuis 2011, Lunéville possède un nouveau réseau de bus : Lunéo. Ce réseau dessert la ville via deux lignes. La 1re de Moncel-lès-Lunéville (arrêt « Château d'eau ») à Lunéville (arrêt « Faisanderie »), la 2e de Lunéville (arrêt « Chéron ») à Chanteheux (arrêt « Z.A.D. »)[27].

Logement modifier

Le nombre de logements de Lunéville a été estimé à 10 036 en 2007. Ces logements de Lunéville se composent de 9 018 résidences principales, 67 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 950 logements vacants.

Avec une superficie de 16,34 km2, soit une densité de population de 1 228,76 hab./km2 pour une densité de logements de 614,20 logements/km2[28].

Toponymie modifier

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Lineatis villa en 1034, Lunaris villa en 1135[29], Linerville en 1140, Lunivilla en 1154 ou 1157[30] et encore Liniville, Linéville.

Les deux formes les plus anciennes s'opposent. Albert Dauzat, Charles Rostaing et Ernest Nègre ne prennent en compte que la première qui explique phonétiquement la plupart des formes attestées :

  • Les premiers qualifient ce toponyme d'« obscur » et penchent pour la réutilisation d'un nom de lieu antérieur, avec adjonction plus tardive de l'appellatif ville « domaine rural, village », si la finale -atis est exacte. Ils suggèrent simplement une origine gauloise ou germanique pour l'élément Lineatis[31]. En effet, on rencontre parfois ce type de formation toponymique, comme possiblement dans Tonneville (Seine-Maritime), peut-être anciennement Taunacum villa[32]. L'élément Taunacum est un nom antérieur en -acum auquel a été ajouté villa[32].
  • Ernest Nègre suppose un alienata « aliénée, vendue », explication qui repose sur une aphérèse de a- et une hypothétique métathèse *Liena- > Linea-[33]. Cette évolution complexe, quoique plausible phonétiquement, se heurte au fait qu'aucune forme ancienne ne la soutienne. De plus, la plupart des toponymes médiévaux en -ville sont associés à un nom de personne (généralement germanique[34]) et non pas avec un participe passé.

La forme Lunaris villa est une forme artificielle de clercs latinistes qui ont relié cet élément au latin lunaris « semblable à la lune ». Les formes ancienne Lunivilla et actuelle Lunéville résultent de l'étymologie populaire par analogie avec le mot « lune ».

Anciens noms en allemand : Lünstadt, Lünenstadt, Lünstädten.

En lorrain roman, son nom est L'nainville[35].

Histoire modifier

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle modifier

Lunéville sort de l'ombre au Xe siècle. Auparavant, il n'y avait au confluent de la Meurthe et de la Vezouze que de modestes cabanes qui servaient de rendez-vous de chasse. Un premier château de Lunéville fut construit pour protéger le point de passage que constitue le pont sur la Vezouze, sur la route du sel que les sauniers et marchands empruntaient entre Rosières, Vic-sur-Seille, Marsal d'une part et Deneuvre, l'Alsace et la Bourgogne (Franche-Comté) d'autre part. La seigneurie trouvait ainsi une source de revenus en prélevant un péage au passage du pont.

La ville a d'abord appartenu à plusieurs princes allemands, avant de passer aux mains d'Étienne, évêque de Toul et premier comte de Lunéville. Ses successeurs possédèrent la cité jusqu'en 1055. En 1243, le comté fut rattaché au duché de Lorraine. Lunéville ne se développe qu'à partir de 1330 sous le règne du duc Raoul Ier.

 
Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar (1679-1729).

Le vieux château féodal subsista jusqu'en 1612, date à laquelle Henri II, préférant Lunéville à Nancy, le démolit et en construisit un nouveau. Celui-ci eut une courte vie. Démantelé pendant la guerre de Trente Ans, il fut totalement détruit lorsque le duc Léopold Ier de Lorraine, arrivant à Lunéville en 1702, choisit de bâtir un palais moderne : c'est le château actuel.

Sous le règne de Léopold, la régence de son épouse Élisabeth-Charlotte d'Orléans puis le règne nominal de l'ex-roi de Pologne Stanislas et le rattachement de la Lorraine à la France en 1766, Lunéville, à l'instar de Versailles en France ou Schönbrunn en Autriche, fut la capitale princière de la Lorraine, tandis que Nancy comme Paris ou Vienne restait capitale administrative.

Dans son siècle de Louis XIV, Voltaire, louant le duc Léopold, affirmait que l'on ne croyait pas avoir changé de lieu en laissant Versailles pour Lunéville. Sous le règne nominal de Stanislas, la cour de Lunéville se montre particulièrement perméable aux idées nouvelles grâce en particulier à la venue de philosophes à la cour du roi Stanislas[36] : en 1737, les francs-maçons persécutés à Paris fondent à Lunéville la première loge maçonnique de Lorraine ducale ; en fait, il y en eut plusieurs à différentes époques au cours des XVIIIe et XIXe siècles avant et après la Révolution[37]. De même, les Jésuites, chassés de France en 1764, trouvent refuge en Lorraine et Barrois.

En 1766, le château échoit au roi Louis XV de France qui, n'osant le détruire à l'instar d'autres châteaux lorrains de son beau-père, le fit transformer en caserne.

En 1786 est construite sur permission de Louis XVI la synagogue. C'est la première construite dans le royaume depuis le Moyen Âge, et l'une des plus anciennes subsistant à ce jour[38].

Les savoir-faire du point de Lunéville et de la broderie perlée et pailletée *
 
Broderie de Lunéville
Domaine Savoir-faire
Lieu d'inventaire Lunéville
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

Époque contemporaine modifier

Le Traité de Lunéville modifier

C'est à Lunéville, dans les salons de l'hôtel Beauvau-Craon, que fut signé le le traité de Lunéville par lequel s'est provisoirement conclu l'affrontement entre l'Autriche de François II et la France consulaire de Bonaparte. Ce traité attribue à la France les Pays-Bas autrichiens (Belgique) et la rive gauche du Rhin.

Le télégraphe de Chappe à Lunéville modifier

Lorsque Lunéville fut choisie comme lieu de négociations et de signature du Traité qui porte son nom, le premier consul et ses collaborateurs décidèrent d'utiliser le télégraphe de Chappe pour communiquer avec les négociateurs français. À ce moment-là, il existe une ligne télégraphique Paris-Metz-Strasbourg. Il fut décidé d'y adjoindre une ramification qui partirait de Vic-Sur-Seille et aboutirait au «donjon» du château de Lunéville. Cette option fut relativement facile à mettre en œuvre puisqu'il suffisait de construire deux stations intermédiaires. L'une à Vaudrecourt, point le plus élevé sur la commune d'Arracourt. Le second emplacement se trouvait au sommet du territoire de Jolivet, lieu-dit Le-Haut-de-la-Coye, au dessus de la ferme champêtre de Froide-Fontaine[39].

Cette ramification est construite dans l'urgence. Les tours qui supportent le télégraphe sont des constructions légères en bois. Dès la signature du traité, ce tronçon de ligne n'est plus exploité ni surveillé. Les pilleurs se chargent de « nettoyer » le terrain. Sans doute par vandalisme, la tour du Haut-de-la-Coye est incendiée le 20 octobre 1801[39]. Il ne reste donc plus rien de cet éphémère moyen de communication.

Essor économique de la ville au XIXe siècle modifier

Lunéville connut un essor important après la Guerre de 1870. En effet, le traité de Francfort signé en 1871, fit de Lunéville une ville frontière. Une importante garnison y est affectée (le château est transformé en caserne) et la ville connaît un afflux de rapatriés alsaciens ou mosellans refusant de devenir Allemands. Certaines entreprises de ces régions s'installèrent à Lunéville. Ce phénomène n'est pas propre à Lunéville : des villes comme Nancy ou Belfort ont connu la même situation. On note ainsi l'usine de la Lorraine-Dietrich, fondée dès 1897 par la famille de Dietrich, reprise en 1905 par Édouard, Eugène et Adrien de Turckheim.

Après le tramway de Lunéville à Einville, c'est avec beaucoup de lenteur et de retard, qu'un chemin de fer métrique départemental relie Lunéville aux autres communes de son arrondissement par la compagnie du LBB (Ligne de Lunéville à Blâmont et à Badonviller). La ligne est inaugurée le par le ministre du commerce Augagneur accompagné du ministre Albert Lebrun. La gare est proche de la gare de l'Est de la ligne de Paris à Avricourt. Le trafic de la ligne LBB fonctionnera jusqu'en 1942[40].

À la veille de la Grande Guerre, la ville devient la « cité cavalière », hébergeant la 2e Division de Cavalerie ainsi que ses unités ; Lunéville ne compte alors pas moins de huit casernes, son château y compris. Parmi les troupes en présence, on trouve les 17e et 18e Régiments de Chasseurs à Cheval, le 3e bataillon de dragons portés les 8e régiment et 31e régiment de dragons, les batteries à cheval des 8e et 39e régiments d’artillerie de campagne et le 2e bataillon de chasseurs à pied. Le , l'armée impériale allemande exécute 19 civils et détruit 70 bâtiments lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion[41].

Le 508e régiment de chars de combat y est en garnison dans l'entre-deux-guerres.

 
Faïence de Lunéville Saint-Clément.

Lunéville est renommée pour sa manufacture royale de faïence, fusionnée avec celle, voisine, de Saint-Clément, qui continue la production de faïence de Lunéville.

La cité est également renommée pour sa broderie : la Broderie de Lunéville (un mélange de perles et paillettes), utilisée dans les ateliers de Haute couture. Un conservatoire a vu le jour pour la promotion de cette technique. Ce savoir-faire est inscrit à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français[42] depuis 2019.

Viller modifier

Viller, faubourg de Lunéville, est un ancien village avec un hôpital fondé en 1406[43].
Toponymie : Villers (1273), Villeir (1323), Viller-davant-Lunéville (1420), Viller-lès-Lunéville (1779)[43].

Politique et administration modifier

Tendances politiques et résultats modifier

Lors des élections municipales de 2020, 69 % des inscrits se sont abstenus[44] (contre 55 % en moyenne en France).

Résultat des élections municipales de 2020[44]
Étiquette de la liste Part des voix exprimées Nombre d’élus
Divers Droite 55 % 26
Divers gauche 38 % 6
Extrême droite 8 % 1

Au second tour de l’élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron (En Marche !) recueille 56,95 % des voix de Lunéville. Marine Le Pen (Front national) recueille quant à elle 43,05 % des voix. Sur l'ensemble des votants, 6,12 % ont voté blanc et 2,04 % ont voté nul[45].

Conseil municipal et liste des maires modifier

En , Catherine Paillard est élue maire. Le conseil municipal de Lunéville est constitué de 33 membres.

Cantons modifier

Lunéville est chef-lieu de deux cantons :

Ville Internet modifier

En 2010, la commune de Lunéville a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[46].

Jumelages modifier

 
Jumelages et partenariats de Lunéville. 
Jumelages et partenariats de Lunéville. 
VillePaysPériode
 Schwetzingen[47],[48] Allemagnedepuis le
 Tirlemont[48] Belgiquedepuis

Par ailleurs, Lunéville a signé en 1997 un contrat de partenariat dans le domaine sportif avec la commune de Pápa en Hongrie[49].

Garnison modifier

 
La caserne Stainville du 2e bataillon de chasseurs à pied.

Lunéville est une ville de garnison avec la présence du 53e régiment de transmissions caserné au quartier Treuille de Beaulieu-Diettmann depuis 1993. Bien que menacé par la réorganisation militaire de 2008, le 53e de transmissions resta à Lunéville grâce à la mobilisation générale de l'ensemble de la population.

De 1991 à 1997, la ville accueillait l'état-major de la force Hadès puis, de 1997 à 2010, l'état-major de la brigade de transmissions et d'appui au commandement.

Le 30e groupe de chasseurs a tenu garnison à Lunéville de 1968 à 1990.

La base aérienne de Lunéville-Chenevières, située à une dizaine de kilomètres au sud-est de la ville, est construite par l'United States Air Force in Europe dans les années 1950. Elle a servi de terrain de dispersion jusqu'au milieu des années 1960. Renommée quartier Lasalle après le départ des Américains, le 3e régiment de cuirassiers y était stationné de 1968 à 1998. La base est aujourd'hui utilisée par le 53e régiment de transmissions et par le Polygone de guerre électronique.

Population et société modifier

Démographie modifier

Évolution démographique modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[50],[Note 5].

En 2021, la commune comptait 17 755 habitants[Note 6], en diminution de 6,65 % par rapport à 2015 (Meurthe-et-Moselle : −0,26 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 69110 43611 55511 24712 37812 79812 28512 27812 476
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
15 30115 52812 36916 04118 13620 50021 54222 59923 269
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
24 26625 58724 36623 26324 66823 66520 37722 69021 618
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
23 17722 70921 46820 71120 20019 88119 90918 56617 755
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges modifier

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,8 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,5 % la même année, alors qu'il est de 25,4 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 8 572 hommes pour 9 455 femmes, soit un taux de 52,45 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,43 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[53]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,7 
7,4 
75-89 ans
12,0 
15,4 
60-74 ans
18,0 
19,7 
45-59 ans
19,2 
16,9 
30-44 ans
15,9 
22,1 
15-29 ans
17,6 
17,5 
0-14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de Meurthe-et-Moselle en 2020 en pourcentage[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
6,5 
75-89 ans
9,4 
16 
60-74 ans
17,2 
19,5 
45-59 ans
19,1 
19 
30-44 ans
18 
20,7 
15-29 ans
18,8 
17,7 
0-14 ans
15,9 

Enseignement modifier

La ville possède un IUT ainsi que cinq lycées, trois collèges, sept d'écoles élémentaires et neuf écoles maternelles[55].

  • L'IUT Nancy-Brabois est implanté à Lunéville (département qualité, logistique industrielle et organisation).
  • Le lycée Ernest-Bichat de Lunéville est jumelé avec le Hebel Gymnasium de Schwetzingen, du land de Bade-Wurtemberg en Allemagne.
  • Le lycée Boutet-de-Monvel (lycée polyvalent à trois niveaux : BTS - Bac S & STI - Bac Pro, BMA & CAP).
  • Le lycée Paul-Lapie (lycée professionnel à dominante tertiaire).
  • Le collège Charles-Guérin.
  • Le collège Ernest-Bichat (dans la cité scolaire E.-Bichat qui regroupe le collège et le lycée).
  • L'établissement privé Saint-Pierre-Fourier, qui dispense plusieurs niveaux (maternelle, primaire, collège et lycée). Le collège Saint-Pierre-Fourier est jumelé depuis 2002 avec le Hilda-Gymnasium de Pforzheim (Allemagne / Bade-Wurtemberg).
  • L'Institut de formation d'auxiliaire de puériculture — IRFSS Alsace Lorraine — Croix rouge française[56].
  • École primaire privée Jeanne-d’Arc ;
  • École primaire Demangeot ;
  • École primaire Hubert-Monnais ;
  • École primaire privée Notre-Dame ;
  • École primaire du Quai-de-Strasbourg ;
  • École élémentaire René-Haby ;
  • École élémentaire Jules-Ferry ;
  • École maternelle Alsace ;
  • École maternelle Capitaine-Nicolas ;
  • École maternelle La Fontaine ;
  • École maternelle Urbain ;
  • École maternelle Villebois-Mareuil.

Anciens établissements modifier

L’école maternelle Les Cerisiers ferme en 2019[57], suivie par la maternelle Germain-Charrier en 2021, par manque d’effectifs[58].

Sports modifier

La ville possède deux clubs de football : le Football Club Lunéville (qui a intégré le club des municipaux en 2011)[59] et l’ESLS[60]. Lunéville possède également une équipe de rugby à XV, le RCL qui évolue dans plusieurs catégories. Un peu en dehors de Lunéville, il y a aussi un centre équestre, la Galopade. Un club d'athlétisme, le Lunéville Athletic Club est également présent à Lunéville, au stade Édouard-Fenal, équipé d'une piste synthétique, depuis [61].

Pendant longtemps, Lunéville a accueilli le championnat de France de rallycross (automobile). Situé à Chenevières, le circuit est maintenant un centre de pôle mécanique en Lorraine.

Santé modifier

La commune de Lunéville dispose d'un centre hospitalier[62] ayant en 2018 une capacité de 657 lits et places, dont :

Économie modifier

Les années 1980 et la première moitié des années 1990 ont été plutôt difficiles pour Lunéville, de nombreuses entreprises industrielles disparaissant ou se restructurant. À partir du milieu des années 1990, une dynamique nouvelle fut impulsée, fondée sur une politique d'amélioration continue de la qualité de vie des habitants et une politique d'attractivité en direction des PME-PMI.

L'hôpital reste le plus grand employeur public de la ville, 500 employés y assurant une grande variété de soins médicaux. Une synergie positive, qui doit garantir la permanence et la qualité des soins à Lunéville. Les autres principaux employeurs sont : l'hypermarché Cora (250 salariés) et Leclerc (170 salariés), l'entreprise de logistique Carrefour (480 salariés), la clinique Jeanne-d'Arc (100 salariés), l'entreprise de BTP Prestini (100 salariés) et de TP Thiriet (100 salariés) appartenant au groupe Vicat qui y dispose d'une centrale à béton au lieu-dit Chaufontaine-Hériménil et de plusieurs carrières dans le secteur, d'une direction régionale pour l'Est de la France.

En , un collectif d'entreprises du luxe lorrain s'installe à la Maison du Marchand[63],[64]. Ce groupement, « Lorraine Terre de Luxe », est constitué d'entreprises issues du secteur du luxe et « désireuses d'associer leurs talents et leurs savoir-faire pour répondre ensemble aux projets les plus ambitieux »[65]. Il a pour but de promouvoir le secteur du luxe tant au près des potentiels consommateurs qu'auprès des institutions, à l'échelle nationale et à l'international.

Culture locale et patrimoine modifier

Lunéville au cinéma modifier

Remarque : dans le film La Vache et le Prisonnier (1959), l'acteur Fernandel s'évade d'Allemagne. Il se sait en France quand, arrivant dans une gare, il entend l'annonce « Lunéville ».

Lunéville à la télévision modifier

Lieux et monuments modifier

Édifices civils modifier

Édifices religieux modifier

  • L'église Saint-Jacques, ancienne abbatiale Saint-Rémy, du XVIIIe siècle, de style rococo. Elle possède un grand orgue réalisé entre 1749 et 1751 par le facteur lorrain Nicolas Dupont, né à Domnon-lès-Dieuze, Moselle. Entre 1848 et 1852, il fut reconstruit par le facteur vosgien Jean-Nicolas Jeanpierre en conservant beaucoup de tuyaux du XVIIIe siècle. Cet orgue est unique par son décor cachant tous les tuyaux. Ce décor a été dessiné par Emmanuel Héré, premier architecte du roi Stanislas. L'instrument doté de 56 jeux est réparti sur quatre claviers et pédalier. Au mois de mai, le festival Le Printemps de l'Orgue est organisé. L'église Saint-Jacques est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [76].
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc, du début du XXe siècle, première église de France consacrée à la sainte, est inscrite dans sa totalité au titre des monuments historiques par arrêté du [77].
  • Église Saint-Maur.
  • L'église Saint-Léopold est inscrite en totalité aux monuments historiques par arrêté du [78].
  • Chapelle Saint-Charles à l'hôpital Saint-Charles.
  • Chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc à l'hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc.
  • Chapelle de la Vierge-et-Saint-Antoine au château.
  • L'ancien prieuré bénédictin de Ménil, actuellement école privée (ensemble scolaire Saint-Pierre-Fourier).
  • Chapelle sépulcrale, au cimetière, du prince, maréchal de France, Louis Aloÿs de Hohenlohe-Waldenbourg-Bartenstein et son épouse.
  • Temple protestant, église Réformée, inauguré en .
  • La synagogue, de style XVIIIe siècle, est la première construite en France depuis le Moyen Âge. Actuellement en retrait de la rue, elle était placée à sa construction en 1786 derrière une maison pour des motifs de discrétion, le pouvoir royal ne faisant que tolérer un tel bâtiment dans un royaume généralement interdit aux juifs. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [79].
  • La ville possède également deux mosquées modernes : une mosquée pour les arabophones (4, rue de l'Hôpital) et une autre mosquée pour les turcophones (44, rue de Viller) afin d'accueillir les musulmans sunnites pratiquants de la ville.

Gastronomie modifier

  • Le baba au rhum fut créé à Lunéville, une fois de plus par la cuisinière de Stanislas. C'est une sorte de petit kouglof au rhum.
  • Le pâté lorrain, grande spécialité de Lorraine comme la quiche lorraine, se déguste dans les nombreuses boulangeries et restaurants de Lunéville.
  • Le pain Stanislas, pain que l'on trouve dans les boulangeries, exclusivement les jeudis près de la Maison du Marchand.
  • La foire grasse de Lunéville.

Personnalités liées à la commune modifier

Artistes modifier

Scientifiques modifier

  • Émilie du Châtelet (1706-1749), mathématicienne, amante de Voltaire, décédée à Lunéville et enterrée dans l'église Saint-Jacques, sous une dalle noire près de l'entrée[81].
  • Ernest Bichat (1845-1905), né à Lunéville, physicien doyen de la Faculté des sciences de Nancy, correspondant de l'Institut et président du conseil général de Meurthe-et-Moselle.
  • Stéphane Errard (1907-1983), spéléologue français.

Politiques et militaires modifier

Autres modifier

  • Théo Curin, né le 20 avril 2000 à Lunéville en Meurthe-et-Moselle, est un nageur handisport, conférencier, chroniqueur, mannequin et acteur français.
  • Marie-Françoise-Catherine de Beauvau-Craon, marquise de Boufflers (1711-1787), née à Lunéville
  • l'abbé Grégoire (1750-1831), député du clergé en 1789, avocat des juifs, des noirs et des esclaves, né à Vého, près de Lunéville.
  • Auguste François (1857-1935), consul de France en Chine et photographe, ministre plénipotentiaire, né à Lunéville.
  • André Georges (1902-1963), alpiniste et sauveteur de haute montagne français, né à Lunéville.
  • Georges Wambst (1902-1988), coureur cycliste, champion olympique par équipe sur route en 1924, champion de France de demi-fond ensuite et stayer de talent, né à Lunéville.
  • Maurice Chapleur (1912-2005), collectionneur et inventeur de la collection éponyme de motos et de vélos.
  • Gilbert Bauvin, coureur cycliste (2e du Tour de France en 1956), né à Lunéville en 1927.
  • Jean-Pierre Bagard, PDG de Coca-Cola Entreprise (2007–2009[84]), ayant fait ses études secondaires à Lunéville[85].
  • Jean Lhote (1926-2010), historien.
  • Bernadette Brégeon, née le à Lunéville, est une kayakiste français.
  • Thierry Velu, né le à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) est le président-fondateur du GSCF (Groupe de Secours Catastrophe Français) et écrivain français.
  • Jean-Pierre Latscha (1933-2023), Directeur de l'entreprise Coca Cola de Lunéville puis, directeur des relations publiques de Coca-Cola France.

Héraldique modifier

  Blason
D'or à la bande d'azur, chargée de trois croissants montant d'argent[86],[87].
Détails
Le blason prend modèle du blason du duché de Lorraine (d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent). Ces armes parlantes, adoptées au XVe siècle, font allusion au nom de la ville et peut-être au culte que l'on rendait à Diane/Arduinna (la lune) près de la fontaine du Léomont[88].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Blason populaire modifier

La ville n'a pas été épargnée par la gouaille populaire qui l'a surnommée Lunétrou. Ses habitants portent le même sobriquet. Ils étaient également appelés les gens de L'nainville[89].

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes modifier

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références modifier

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Voir aussi modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie modifier

  • Jack Chollet, "Les O'Heguerty, francs-maçons et agents secrets à la cour de Stanislas",Haroué, Gérard Louis, 2015, 212 p. (ISBN 978-2-35763-085-7).
  • Jack Chollet et Cédric Andriot, "Les mystères de la Franc-maçonnerie à Lunéville", Haroué, Gérard Louis, 2016, 368 pages (ISBN 978-2-35763-098-7).
  • Guy Lejaille, Zeppelin IV. Une visite historique (ISBN 978-2-915682-20-5), éditions l'Atelier de la Mémoire, 2e trimestre 2009, 173 pages.
  • Marc Gabriel, L'épopée du LBB, Nancy, NMG éditions, , 230 p. (ISBN 978-2-9537068-1-9).
  • Marc Gabriel, Le Petit Train de Lunéville à Einville et Jolivet, Nancy, NMG éditions, , 230 p. (ISBN 978-2-9537068-2-6).

Articles connexes modifier

Liens externes modifier

  • [./Https://www.tourisme-lunevillois.com/ Site de l'office du tourisme]
  • « Lunéville », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur galeries.limedia.fr