Évreux

commune française du département de l'Eure (chef-lieu)

Évreux
Évreux
L'hôtel de ville d'Évreux.
Blason de Évreux
Blason
Évreux
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
(préfecture)
Arrondissement Évreux
(chef-lieu)
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
(siège)
Maire
Mandat
Guy Lefrand (LR)
2020-2026
Code postal 27000
Code commune 27229
Démographie
Gentilé Ébroïcien
Population
municipale
47 733 hab. (2017 en diminution de 3,83 % par rapport à 2012)
Densité 1 805 hab./km2
Population
aire urbaine
120 916 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 37″ nord, 1° 09′ 05″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 146 m
Superficie 26,45 km2
Élections
Départementales Cantons d'Évreux-1, d'Évreux-2 et d'Évreux-3
(bureau centralisateur)
Législatives Première et deuxième circonscriptions
Localisation
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Évreux
Liens
Site web evreux.fr

Évreux est une commune française, préfecture du département de l’Eure en Normandie, arrosée par l'Iton.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Évreux est une commune du département de l'Eure. Située au cœur de la vallée de l’Iton, elle borde une forêt à laquelle elle a donné son nom.

Elle est située au sud-est de la Normandie à 96 kilomètres de Paris.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

 
Canards barbotant dans l'Iton.

L'agglomération, initialement construite dans la vallée de l'Iton, s'étend vers le sud-est, sur le plateau de craie sénonienne, recouvert de silex, et saupoudré de sables de Lozère[2].

En direction d'Arnières-sur-Iton, on trouve une carrière ouverte dans les sables stampiens. L'ensemble est recouvert de sables de Lozère. Il s'agit d'une poche karstique remplie de sable[2].

 
Panorama d'Évreux

HydrographieModifier

La ville est traversée par l’Iton[3].

Sa dérivation, l'Espringale, court le long des remparts de la ville[4].

ClimatModifier

Le climat d’Évreux est tempéré océanique. Les précipitations sont comprises entre 600 mm et 700 mm par an.

Relevé météorologique d’Évreux
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,9 0,9 2,7 4,1 7,7 10,3 12,4 12,3 9,9 7,1 3,3 1,8 6,2
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,4 10,8 13,4 17,4 20,3 23,3 23,6 20 15,2 9,9 7,1 14,6
Record de froid (°C)
date du record
−18,6
1985
−15
2012[7]
−10,2
1971
−4
1975
−1,8
1979
−0,6
1991
4,9
1979
2,7
1974
−0,7
1971
−4,6
1997
−7,8
1989
−14
1970
Record de chaleur (°C)
date du record
15,1
2003
19,2
1990
22,3
1989
26,7
2018
30
2005
35,9
2019
40,9
2019
38,4
2003
33,9
2020
28,3
1985
19,7
1971
16
1989
Ensoleillement (h) 69 79 119 153 198 203 216 225 163 124 79 56 1 684
Précipitations (mm) 49 43 46 46 59 54 53 37 56 56 53 60 611,6
Source : L'Internaute - Météo-France[5],[6]


Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Évreux et ses communes limitrophes sont reliées par les routes suivantes :

Au-delà de ces communes du Grand Évreux Agglomération, les communes plus lointaines sont accessibles par les routes suivantes :

Transport ferroviaireModifier

 
Gare d'échange multimodal.

La gare d'Évreux-Normandie fait partie du réseau de la SNCF[8].

Les principales lignes de desserte sont Évreux - Bueil - Paris Saint-Lazare et Caen - Bernay - Évreux - Paris Saint-Lazare.

Transports en communModifier

 
Arrêt rue de la Harpe.

Le système de transport urbain est ouvert aux habitants de la communauté d'agglomération pour leurs déplacements quotidiens urbains et interurbains. Ce réseau, géré par Trans Urbain, dessert 8 communes (Aviron, Angerville-la-Campagne, Arnières-sur-Iton, Évreux, Gravigny, Guichainville, Normanville et Saint-Sébastien) sur les soixante-deux que comporte l'agglomération.

Le réseau est constitué depuis septembre 2015 de 9 lignes de bus fonctionnant en semaine, de 4 lignes de bus les dimanches et jours fériés et d'une navette « T9 » circulant en centre-ville. Le transport à la demande a fait son apparition en 2002.

En outre, la gare routière est le point de connexion du réseau interurbain de l'Eure.

Transport aérienModifier

La base aérienne 105 Évreux-Fauville « Commandant Viot » de l'Armée de l'air française est située à sept kilomètres environ à l'est d'Évreux, sur la commune de Fauville. Créée en 1952, elle accueille principalement des unités affectées au transport aérien militaire.

UrbanismeModifier

L'aspect de la ville actuelle doit son origine à la reconstruction d'après-guerre 1939-1945, dont les travaux ont été conduits par l'architecte Pierre Bailleau[9],[10], qui eut pour collaborateur Albert de Brettes[11].

Cette ville se compose de treize quartiers : La Cavée rouge, Clos au duc, Nétreville, Saint-Léger, Saint-Michel, Navarre, Cambole, La Madeleine, La Censurière, La Ronde, La Filandière et Panette. Saint-Michel, l'un de ses quartiers situé au Nord-ouest sur un promontoire calcaire, est un quartier d'Évreux depuis 1921, auparavant commune indépendante[réf. nécessaire]. Ce quartier est résidentiel périurbain profondément remanié par les urbanistes de la reconstruction des Trente Glorieuses.

Morphologie urbaineModifier

Le maire de la reconstruction fut Georges Bernard. Il fait obtenir à la ville la Légion d'honneur et la Croix de guerre 1939-1945 avec palme[12].

LogementModifier

Projets d'aménagementsModifier

Le maire d'Évreux Guy Lefrand prévoit de réaffirmer le caractère normand d'Évreux en créant un parc Viking en s'inspirant du parc Walibi en Belgique[13]. Ce projet, jugé inquiétant à de nombreux aspects, est finalement abandonné en janvier 2019[14]. Dans la même optique de faire d’Évreux une ville d'art et d'histoire, le projet d’aménagement des remparts médiévaux autour de la porte peinte ancienne place Sepmanville participe du même élan[15].

ToponymieModifier

Attestations anciennesModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Μεδιολάνιον (Médiolanion) dans la Géographie de Ptolémée vers 150, Mediolanum au IVe siècle (Ammien Marcellin, Itinéraire d'Antonin), Ebrocas à la fin du Xe siècle (Richer de Reims), Ebroas en 1024 et en 1034 (Fauroux 87), Ebroys en 1055 - 1066 (Fauroux 208)[16].

ÉtymologieModifier

L'attestation Mediolanum renvoie au nom primitif de l'établissement gaulois : Mediolanon, qui est un des toponymes les plus fréquents en zone celtique et mentionné généralement sous sa graphie latine Mediolanum (cf. Meillant, Mesland, Meylan, Molain, Milan, etc.)[17].

Ce nom de lieu a été interprété comme un « au milieu de la plaine » par la plupart des linguistes et des toponymistes. Ils y voient un composé gaulois des termes medio- « milieu » (semblable au latin medium et au vieil irlandais mide « centre, milieu ») et lanon « plaine », semblable au latin planum[18] (cf. chute du [p] initial indo-européen en langue celtique). La situation d'Évreux au débouché de la forêt pourrait justifier une acception particulière du mot lanum comme étant plus précisément un « défrichement »[19]. Pourtant d'autres recherches, souvent plus contemporaines, proposent une hypothèse alternative « plein-centre », c'est-à-dire « centre sacré », idée reposant sur une analogie avec Medionemeton (composé sur nemeton « temple ») et le germanique *media-gardaz « enclos du milieu » (cf. vieux norrois miðgarð, gotique midjun-gards « monde »)[20]. De plus, les Mediolanum se trouv(ai)ent parfois excentrés, retirés et parfois même sur des hauteurs[20].

Évreux représente une évolution phonétique à partir du nom de la tribu gauloise des Éburovices, qualificatif attribué à une fraction du grand peuple des Aulerques (latin Aulerci) qui occupait un important territoire situé à l'ouest - nord-ouest de la Gaule. La forme initiale devait être *Eburovicas / *Eburicas[18] que François de Beaurepaire[18] cite cependant sans l'astérisque caractérisant une forme hypothétique. L'abandon du toponyme celtique antique répond à un processus commun en Gaule. En effet, de nombreuses cités gallo-romaines perdent leur nom d'origine au Bas Empire pour adopter celui du peuple dont elles étaient la civitas.

HistoireModifier

Antique siège épiscopal (Ve siècle), capitale du comté d'Évreux (vers 990), pairie (1316 et 1427) et duché-pairie (1569-1584), confié notamment aux ducs de Bouillon (1651-1802), sa proximité avec Paris en a toujours fait un site stratégique. La ville donna son nom à une branche capétienne ayant régné en Navarre espagnole : les Évreux-Navarre.

AntiquitéModifier

Les Celtes ()Modifier

 
Mur d’enceinte et chaussée romaine d’Évreux, IIIe siècle, musée d'Évreux.

Dans l'Antiquité romaine, Évreux est identifiée par le nom de Mediolanum Aulercorum ; elle était la capitale du peuple des Aulerques Éburovices et fut fondée à la fin du Ier siècle av. J.-C.[21]. Au début du Haut-Empire, ces derniers honoraient les dieux gallo-romains dans le sanctuaire de Gisacum à cinq kilomètres de la cité.

Les Gallo-Romains (52 av. J.C.- 313 apr. J.-C.)Modifier

Les débuts de l'époque gallo-romaine (52 av. J.C.- 78 apr. J.-C.)Modifier
La conquête de la Gaule par Jules César et la fin de la république romaine (52 av. J.C. à 27 av. J.C.)Modifier

Située à un carrefour de voies terrestres (Rouen - Chartres et Évreux - Paris), la cité a développé un commerce florissant. Les vases déposés dans la nécropole du Clos au Duc témoignent d’échanges avec le centre de la Gaule[21]. Une inscription (CIL 3202) atteste d’une activité textile dès l’Antiquité gallo-romaine. Une autre inscription épigraphique sur bronze (L-16) se trouve au Musée d'Évreux, elle est rédigée en langue gauloise, mais elle est partielle et sa signification incertaine. Elle a été découverte en 1836 au Vieil-Évreux et se présente ainsi :

« -S, CRISPOS BOU--RAMEDON , -- AXTAC BITI EU ,--DO CARAθIIONU-- N IASELANISEBOθθU, --REMI FILIA , -- DRUTA GISACI CIVIS, SU-- »

 
La Carte des tribus gauloises de l'Eure au Ier siècle
Évreux sous la dynastie des Julio-Claudiens (27 av.J.C. à 68 apr. J.-C.)Modifier

La construction d'un centre médico-social en 2006 a mis au jour le théâtre romain datant de l'époque de l’empereur Auguste, au 37-38 rue Saint-Louis, près du cimetière éponyme. De nombreuses incertitudes demeurent sur sa datation, mais une chose est sûre, il fut abandonné par Constantin au IVe siècle[22].

De l’empereur Vespasien en 68 à l’avènement de Constantin en 313Modifier
Sous la dynastie des Flaviens (68 à 96), des Antonins (96 à 192) et des Sévères (192-235)Modifier

De loin le plus vaste cimetière de l'époque gallo-romaine est celui de Clos-au-Duc au sud de l'actuel quartier de la Madeleine sur la route de Chartres. Il s'agit là d'une coutume romaine d’ensevelir les morts près des routes dans des urnes funéraires. Les données relatives à cette nécropole sont anciennes néanmoins elle est attestée dès 1927 par Henri Lamiray dans son histoire des rues d’Évreux. Néanmoins la zone fouillée est inégale d'un point de vue qualitatif puisque la zone orientale de fouille semble plus pauvre car davantage endommagée que la zone occidentale. L'organisation des sépultures semble avoir une rationalité qui nous échappe ; en fait les fouilles de 2008 n'ont pas permis de mieux comprendre la structure d'organisation interne. Si la fouille est importante d'un point de vue scientifique c'est en raison de la possibilité d'identifier les familles gallo-romaines enterrées[23].

Durant l’anarchie du IIIe siècle (235 à 285)Modifier

Les fouilles d'extension de la CAF (Caisse d'allocation Familiale) ont permis la mise au jour de vestiges du IIe siècle dont une Vénus anadyomène, ainsi qu’à des traces d’occupation plus tardives, du IIIe et IVe siècles. Les fouilles menées au numéro 11 rue de l'Horloge montrent que le bâtiment de la CAF était à l’intérieur du castrum dans la ville gallo-romaine, dont la rue de l'Horloge constitue une artère importante entre le palais du gouverneur (à l’emplacement de la mairie actuelle) et le temple de Diane (à l'emplacement de la cathédrale)[24].

La tétrarchie (285-313)Modifier

En 285 c'est l'incursion franque en Normandie dont à Évreux. En réaction à la multiplication des raids germaniques en Gaule Romaine, l’empereur Dioclétien multiplie les provinces dans l'empire qu'il nomme diocèses, cette dénomination est reprise plus tard par l’Église catholique comme mode de gouvernance et de maîtrise du territoire. Ainsi cet empereur crée la Lyonnaise seconde dont le territoire correspond approximativement à celui de la Normandie actuelle[25].

L'Antiquité tardive (313 - 496)Modifier

L'époque de Constantin et de Théodose (313-395)Modifier
Sous le règne de l’empereur Constantin I (313-337)Modifier

À la fin du IIIe siècle, dans le contexte des raids barbares, la ville s’entoure d’un rempart que l’on peut voir aujourd'hui en partie dans le musée d'Évreux. Ce contexte de protection est aussi marqué par l'enfouissement d'un trésor monétaire découvert à Évreux en 1890. Après avoir été conservé au musée d'Évreux, il a été déposé au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France. Ce trésor de 340 kg de monnaies romaines comporte environ 110 000 antoniniens, dont environ 15 500 antoniniens à l'effigie de l'empereur Gallien. En 1985, près de cent ans après sa découverte, seulement 73 373 pièces avaient été inventoriées[26].

 
Statuette rituelle gallo-romaine de cheval, musée d’Évreux.
De Constantin II à Julien l'Apostat (337-363)Modifier

Si l'on en croit la légende de saint Taurin[27] et ce qui est corroboré par l'historien romain Aminien Marcelin, il y aurait eu une réaction païenne à la christianisation, d'où une altercation entre les prêtres chrétien-nicéens et les prêtres païens du culte de Diane[28].

De Julien l'Apostat à la partition de l'Empire romain (363-395)Modifier

En 380, saint Taurin évangélise Évreux[27].

L'Empire romain d'occident et les grandes invasions (395-496)Modifier

Évreux fut le siège à partir du IVe siècle de l'évêché d'Ebroicensis.

Taurin, mort vers l'an 410, est le premier évêque d’Évreux.

Moyen ÂgeModifier

L'arrivée des Francs aux derniers Mérovingiens (496-752)Modifier

De Clovis à Dagobert (496-639)Modifier

Après sa conversion en 496, selon saint Grégoire de Tours, Clovis Ier, roi des Francs, entreprend de fixer et d'organiser une distinction (et non une séparation ou une soumission) des pouvoirs spirituels et temporels au concile d’Orléans ; une figure ecclésiastique se distingue à cette occasion, Maurisson évêque d’Évreux[29].

 
Châsse de saint Taurin, XIIIe siècle.
Les rois fainéants (639-752)Modifier

En 695, le pape Serge Ier et l’évêque d’Évreux saint Aquilin s'opposent fortement à la construction de l’abbaye de Saint-Ouen.

Les Carolingiens (752-843)Modifier

Le règne de Pépin le Bref (752-768)Modifier

En 765, l'évêque Maurin se rend au concile d'Attigny sur ordre du nouveau roi Pépin le Bref[30].

Le règne de Charlemagne (768-814)Modifier

En 775, première grande crise des vocations dans le diocèse qui manque de prêtres par rapport au nombre de fidèles[30].

Vers 785, Gervold est évêque d'Évreux.

En 801, l'abbé de Fontenelle devient évêque d’Évreux[30].

Le règne de Louis Ier le Pieux et le partage de l'empire carolingien (814-843)Modifier

En 823, le duc de Spolète fait une halte à Évreux, afin de se reposer et d'y finir ses derniers jours. Il fut le conseiller de l'empereur Louis le Pieux[31].

Les raids vikings (843-911)Modifier

Le règne de Charles II le Chauve (843-881)Modifier

En 851, le nouvel évêque Gombert fait exhumer les restes de saint Leufroy qui avait été profondément enterré pour éviter toute profanation lors des incursions des Hommes du nord[32].

La grande peur de 868Modifier

Selon le moine franc Fulbert de Jumièges (connu entre autres pour la vie de saint Achard[33], une hagiographie), les paysans tremblaient de peur en voyant des Vikings débarquer sur le sol, les prenant pour les quatre cavaliers de l'Apocalypse venant à la fin des temps selon l'Apocalypse et la tradition eschatologique chrétienne médiévale. Ce qui témoigne non seulement de leur effroi face à des événements les dépassant, mais aussi et surtout de l'imprégnation des mentalités chrétiennes dans leur esprit dû à l'efficacité des missions pastorales monastiques du début du Moyen Âge[34].

Sous le règne de Charles III dit le Gros (881-888) et d'Eudes (888-898)Modifier

En 886, les Vikings assiègent, saccagent et incendient la ville d'Évreux, qui tombe dans leur main. Leur chef, le jarl Rolf le marcheur dit Rollon, s'illustre par sa cruauté[35][réf. nécessaire].

En 892, Rollon, s'établit en Neustrie, ancien nom d'une partie du nord de la France qui comprend la Normandie. Il prend Évreux et Bayeux par la force[35][réf. nécessaire].

Sous le règne de Charles III le Simple (898-911)Modifier

En 911, Charles III le Simple, roi de Francie Occidentale, la future France, donne une région à Rollon correspondant à peu près à la Haute-Normandie, en échange d'une conversion au catholicisme ; la Neustrie occidentale devient la Normandie, et Évreux est désormais normande.

La Normandie ducale (911 - 1204)Modifier

Rollon et ses successeurs (911-1066)Modifier
 
Vitrail cathédrale d’Évreux avec le jaune d’Évreux innovation du XIIe siècle

Évreux devint en 989 le siège du comté d'Évreux. Lothaire la pilla en 962. Le droit d'organiser une foire liée à l'abbaye Saint-Taurin fut accordé par son fondateur le duc de Normandie Richard II. Ce droit fut confirmé plus tard sous Philippe Auguste et allongé à plusieurs jours[36]. La ville fut saccagée en 1120 par Henri Ier d'Angleterre en 1120, alors en guerre contre son frère.

Les ducs de Normandie se distinguent, à l'époque féodale, par leur tolérance envers les minorités religieuses. Pour preuve la rue des Lombards constitue le quartier juif où officient les philosophes juifs Moise et Isaac d’Évreux[37].

Des ducs de Normandie aux Plantagenêt (1066-1204)Modifier

Le 2 septembre 1077, l'archevêque de Rouen Jean d'Ivry (ou d'Avranches) consacre la toute nouvelle cathédrale d'Évreux à l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, célébrée le 15 août, qui devient la fête patronale de tout le diocèse.

Les chanoines de la cathédrale d’Évreux font leur première apparition au XIe siècle ; l'un d'entre eux, Foulques, est mentionné pour la première fois en 1080[38]. Il s'agit de clercs suivant pour la plupart la règle de saint Augustin, célébrant la liturgie solennelle de l'église cathédrale. Le chapitre cathédral existera jusqu'au concile Vatican II ; des stèles leur sont dédiées dans le chœur de la cathédrale d’Évreux. L'un de ses derniers membres, le chanoine Bonnenfant, écrit une monographie historique sur la cathédrale d’Évreux[39].

La période capétienne (1204 - 1328)Modifier

De Philippe Auguste à Louis VIII (1204 à 1226)Modifier

En 1194, Philippe-Auguste confie la garde de la ville à Jean sans Terre. Mais ce dernier le trahit pour se faire pardonner auprès de son frère Richard Cœur de Lion, fait massacrer par traîtrise 300 chevaliers fidèles au roi de France et s'empare de la ville au nom de l'Angleterre. En représailles, Philippe-Auguste brûle la ville[40].

Il est à remarquer que la famille Dévereux que l'on retrouve en Angleterre (notamment en Essex dont plusieurs comtes étaient des Devereux) et en Irlande tire son nom de la ville. Originellement d'Évreux, l'article s'est agglutiné et une voyelle e caractéristique de l'anglo-normand s'est développée dans le groupe consonantique vr d'où Devereux (Svarabhakti).

Sous le règne de Louis IX dit Saint Louis (1226 à 1270)Modifier

Un couvent dominicain fut mis au jour en 2011 datant du XIIIe siècle par des fouilles archéologiques préventives. Cette découverte a permis d'en savoir davantage sur l'architecture médiévale en mettant en évidence une forme singulière d'ouvrage d'art architectural : des contreforts quadrangulaires. La présence de l'ordre dominicain à Évreux est ancienne ; cet ordre, aussi appelé l'ordre des Prêcheurs, fut installé dans cette ville par Saint Louis IX. Les sondages effectués ont permis de découvrir des corps provenant du cimetière paroissial Saint-Adrien aujourd'hui disparu[41].

Sous le règne de Philippe III dit le Hardi (1270-1285)Modifier

En 1275, le roi Philippe III le Hardi signe la charte pour la reconnaissance des privilèges dévolus à l'abbaye de Saint-Sauveur et au chapitre d’Évreux.

En 1279, les religieuses de Saint-Sauveur demandent et obtiennent de Pierre de Guichainville que l'on détourne un bras de l'Iton à leur profit[42].

Les derniers Capétiens directs (1285 à 1328)Modifier

En 1290, Mathieu des Essarts, évêque d'Évreux et juge canonique, est désigné arbitre dans le différend financier opposant Raoul d'Harcourt, archidiacre et l'abbaye Saint-Taurin ; les minutes du procès témoignent de l'importance que revêt la justice au Moyen Âge[43].

 
Écu de la Maison d'Évreux-Navarre (1332-1387).

La guerre de Cent Ans (1328 - 1440)Modifier

La famille d'Évreux-NavarreModifier
 
Gisant de Charles II dit le Mauvais, comte d’Évreux, musée d’Évreux.

Durant le XIVe siècle et la première moitié du XVe siècle, la maison d'Évreux, branche cadette de la dynastie capétienne, connut son apogée. Avec le mariage de Philippe d'Évreux avec Jeanne II de Navarre, fille de Louis X le Hutin, les Évreux règnent sur le royaume de Navarre. La famille d'Évreux-Navarre possédait un manoir à Saint-Germain-lès-Évreux, dans le quartier aujourd'hui encore appelé Navarre[44]. Le futur roi Charles II de Navarre, dit le Mauvais, y naquit en 1332.

Capitale du comté d'Évreux, la ville eut à souffrir des combats entre troupes françaises et navarraises en 1356-1358, 1364 et 1378[45]. Prise en avril 1378, la ville fut définitivement confisquée par Charles VI au roi de Navarre en 1385[46].

La lignée principale de la famille d'Évreux s'éteignit en 1400 avec la mort de Charles d’Évreux, cousin de Charles II, tandis que la lignée navarraise (la maison capétienne d'Évreux-Navarre) persista jusqu'en 1441.

La rivalité franco-anglaise sur la Normandie et le comté d'Évreux en vue de la couronne de FranceModifier

La tour de l'Horloge est construite de 1408[47] à 1410.

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville est prise en 1418 par le roi anglais Henri V[48]. Elle retourne à la souveraineté du roi de France en 1440 grâce à l’action de Robert de Flocques, dont la dalle funéraire se trouve dans l'église de Boisney. Une allée lui est consacrée en hommage en centre-ville, sur les bords de l'Iton.

 
Maison du XVe siècle style gothique flamboyant située rue Charles-Corbeau

Le Moyen Âge tardif (1440 - 1515)Modifier

Les derniers Valois directs (1440-1498)Modifier

Au XVe siècle, Raoul du Fou fait construire le palais épiscopal.

Le Moyen Âge tardif voit aussi le réaménagement de la cathédrale d'Évreux avec la consécration de la chapelle axiale, consacrée à la Mère de Dieu par Louis XI, rival de Raoul du Fou et bienfaiteur de cette église.

Évreux sous le règne de Louis XII (1498-1515)Modifier

Les fouilles archéologiques de 2018 ont mis au jour les fortifications orientales de la ville d'Évreux, parmi lesquelles se trouvait le moulin du roi (ou moulin du château). C'était une partie d’Évreux constituée alors d'étangs servant de défense naturelle à Évreux. Ces fouilles ont eu lieu en raison de l'aménagement de la nouvelle place de Sepmanville[49].

À partir de la RenaissanceModifier

 
Gravure livresque de Guillaume Costeley, compositeur de musique de Chambre natif d’Évreux.

La Renaissance (1515 - 1610)Modifier

Urbanisme à la RenaissanceModifier

En 1535, l'auberge de la Biche est construite à la suite d'une visite de François Ier, qui observa une biche en train de mettre bas son petit. L'auberge a brûlé en 2008 quand elle fut transformée en résidence[50].

En 1537, l'auberge du Lion d'Or est construite ainsi que l'hôtel de la Biche (aujourd'hui disparu).

La réforme et la contre-réforme à ÉvreuxModifier

La réforme protestante à Évreux est essentiellement calviniste. Le musicien et compositeur Guillaume Costeley est une figure emblématique de cette époque tant du point de vue stylistique que pour son rôle historique ; maître d'orgue du roi de France Charles IX[51], il contribua à la diffusion des poèmes de Ronsard en les mettant en musique : "Mignonne allons voir si la rose."[52]

L'Église catholique compte trois martyrs des Guerres de Religion. Trois religieux ébroïciens furent en effet assassinés en haine de la foi catholique par les soldats huguenots de l'amiral de Coligny Gaspard II le , dans les faubourgs d'Évreux, lors du siège de la ville. Il s'agit de :

Le duc d'Aumale Claude II de Lorraine-Guise libéra finalement Évreux du siège protestant, et le chanoine Guillaume Foucault fonda, en action de grâces pour la délivrance de la cité, l'office solennel de sainte Agathe avec une procession générale qui traversa jusqu'en 1790 les rues d'Évreux chaque 5 février après Tierce.

En 1569, le comté d’Évreux devient un duché-pairie par la volonté du roi Charles IX (1560-1574) pour son frère le duc d'Alençon[53].

Sous le règne de Louis XIII (1610 - 1643)Modifier

En 1638, en pleine guerre de Trente Ans, Louis XIII est sans enfant car son épouse Anne d'Autriche apparaît stérile. Priant la Vierge Marie, elle enfant alors un Dauphin, le futur Louis XIV. Les souverains consacrent alors la France à la Vierge, en faisant du 15 août un jour chômé[54].

 
Saint François de Montmorency-Laval, grand-archidiacre d'Évreux.

Louis XIII procède à de grands aménagements à l'intérieur de la cathédrale, créant des chapelles auxquelles s'ajoutent la reconstruction du couvent incendié des Capucins et la création de la place de la Vierge dans le faubourg Saint-Léger, donnant lieu à des processions[55].

Sous le règne de Louis XIV (1643-1715)Modifier

De 1646 à 1653, saint François de Montmorency-Laval (1623-1708), neveu de l'évêque d'Évreux Mgr François Ier de Péricard, est grand-archidiacre d’Évreux. Chanoine de la cathédrale, il y est ordonné prêtre le Ier mai 1647. Enthousiasmé par le missionnaire Alexandre de Rhodes, il se porte volontaire pour les missions, avec ses amis François Pallu et Pierre Picques. Il est nommé en Nouvelle-France à la demande de Louis XIV le 6 janvier 1657, sacré évêque in partibus de Pétrée à Paris le 8 décembre 1658 par son ami Mgr François II Servien, évêque de Bayeux, et arrive à Québec le 16 juin 1659. Membre du Conseil souverain fondé par Louis XIV (1663) et même gouverneur de la Nouvelle-France (en 1663 et 1682), il est le premier évêque de Québec (1674).

Il choisit pour lui succéder le vénérable abbé Henri-Marie Boudon (1624-1702), grand-archidiacre d'Évreux de 1654 à 1702, auteur spirituel et prédicateur de missions jusqu'en Flandre et Bavière, et directeur spirituel de Mauricette-Fébronie de La Tour d'Auvergne (1652-1706), fille du comte d'Évreux Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne et épouse de Maximilien-Philippe de Bavière-Leuchtenberg, régent de Bavière.

En 1656, lors de la Fronde des princes, succédant à celle des parlementaires (contestant la régence d'Anne d'Autriche), un tir d'arquebuse cause des impacts de balle sur la tour de l'Horloge, pour forcer Évreux, fidèle au roi, à capituler[56].

Vers 1680, saint Jean Eudes fonde un grand-séminaire non loin de l'abbaye Saint-Taurin, à la demande de l'abbé Boudon et du chanoine de Melleville, doyen du chapitre cathédral.

En 1709, cambriolage violent des moniales de Saint-Sauveur par le diacre Bagnolet, premier événement constitutif d'un fait divers[57].

Sous la régence d'Orléans (1715 - 1723)Modifier

Sous le gouvernement de Polysynodie ou régence collégiale (1715-1719)Modifier

En 1716, l'évêque Jean Le Normand supprime un certain nombre de fêtes diocésaines qu'il juge inutiles. Début de la remise en cause du primat du spirituel sur le temporel à Évreux[58].

En 1718, Marie Angélique de Guéné, religieuse à l'abbaye Saint-Sauveur, guérit miraculeusement ; son cas fut passionnément étudié l'année précédente par la faculté de médecine de Paris, et constitue le premier cas clinique avéré de névrose dont elle souffre depuis l'adolescence[59].

La même année, des lettres patentes signées par le régent Philippe d'Orléans au nom du jeune Louis XV, confirment la possession d’Évreux et de son comté à la famille de Bouillon ; leur pouvoir devient héréditaire par primogéniture masculine[57].

La période autoritaire de la Régence (1719-1723)Modifier

En 1722, Pierre Le Brasseur écrit la première histoire d'Évreux : Histoire civile et ecclésiastique du comté d'Évreux[60].

Le 21 avril 1722, deux ponts sont reconstruits à Évreux après les inondations : le pont du Collège et le pont du Moulin Saint-Thomas près de la place de la Vierge[61]. La cité est d'ailleurs appelée la ville aux Cent-Ponts.

Sous le règne de Louis XV (1723-1774)Modifier

Sous le gouvernement Fleury (1723-1743)Modifier
 
Gravure d'Antoine François Prévost auteur de Manon Lescaut, roman du XVIIIe siècle et prédicateur à la cathédrale d’Évreux.

En 1726, l'abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut, est choisi comme prédicateur à la cathédrale, afin de contribuer au renforcement de la foi catholique face au rationalisme ambulant[61].

La même année, Monsieur Lebel, horloger, se plaint aux échevins que faute d'entretien le mécanisme de l'horloge ne fonctionne plus et qu'il doit le remonter plus de dix fois par jour[61].

La vacance du Pouvoir (1743-1758)Modifier

En 1748, le duc de Bouillon, pour l'agrément et l'esthétique, fait aménager des chutes d'eau sur le cours de l'Iton[62].

Sous le gouvernement Choiseul (1758-1770)Modifier

En 1760, le moulin de Saint-Taurin, constitue une pêcherie à sec, alimentant la ville d’Évreux en poissons frais. Les eaux de l'Iton sont alors très poissonneuses, les anguilles sont très nombreuses[63].

Sous le gouvernement de Maupeou (1770-1774)Modifier

En 1772, par charité chrétienne et souci de stabilité sociale, l'évêque ordonne l'extinction de la mendicité. Il pallie ainsi aux carences du pouvoir municipal qui n'arrive pas à trouver de solutions concrètes au problème[64].

Le style artistique rococoModifier
 
Le couvent des Capucins à Évreux est l'actuelle école de musique, elle date du XVIIIe siècle. C'est un ancien monastère franciscain.

Au XVIIIe, sous l'impulsion des comtes d'Évreux, la ville connaît un important renouvellement urbain avec la construction du château de Navarre en style rococo. Dans la cathédrale est installée la grille de style Louis XV séparant le chœur de la nef. Le grand orgue construit au XVIIIe siècle brûlera en 1940, lors du bombardement aérien allemand de la ville.

La vie urbaine au siècle des lumièresModifier

C'est sous le règne de Louis XV que Simon Passot aurait fondé sa manufacture, future « manufacture royale de coutil » et plus récemment « Manufacture Passot et Thirouin », qui inaugure la phase florissante de l'industrie textile d'Évreux.

Au XVIIIe, d'importants travaux d'urbanisme tendent à faire disparaître les cimetières paroissiaux par souci d'hygiène et de rationalisation de l'espace urbain, comme celui de Saint-Thomas[65].

Le règne de Louis XVI et le crépuscule des lumières (1774-1789)Modifier

En 1775, achèvement de la construction du séminaire des Eudistes. Le budget est dépassé. Il se chiffre financièrement à 60 000 livres - en sachant que 1/2 livre correspond au salaire d'un ouvrier textile[66].

La Révolution (1789 - 1799)Modifier

Les États généraux (février-juin 1789)Modifier

Au printemps 1789 sont élus les députés des États généraux, par ordres (noblesse, clergé et tiers état) et circonscriptions.

 
Portrait présumé de Buzot, révolutionnaire français de 1789, député de l'Eure et membre éminent des Girondins à Évreux, exposé au musée Carnavalet. Huile sur toile.
« La grande peur » (juillet-août 1789)Modifier

En juillet 1789, la rumeur des complots aristocratiques se répand dans le département de l'Eure. À Évreux, des « comités permanents » se forment (selon le témoignage de Georges Lefebvre). Néanmoins, la réaction populaire est relativement modérée et touche surtout le sud-ouest du département. Les échevins (ancêtres des conseillers municipaux sous l'Ancien Régime) cherchent à se maintenir au pouvoir[67].

La constituante (1789-1790)Modifier

Le 28 octobre 1789, le duc de Bouillon donne une quantité d'armement provenant du château de Navarre (à l'emplacement de l'actuel hippodrome et de la ferme pédagogique). C'est l'acte majeur de la déclinaison locale de ce qu'Augustin Thierry, l'un des historiens du XIXe siècle, socialiste de la Révolution française, appelle la révolution aristocratique succédant à la révolution royale des États généraux et précédant la révolution bourgeoise (les Girondins) et la révolution populaire (la terreur robespierriste). Il y a donc bien eu à Évreux des « révolutions dans la révolution », tant du point de vue des sensibilités politiques et doctrinales que du point de vue d'enchaînements fortuits des événements[68].

Les Girondins au pouvoir (1790-1792)Modifier

On voit la coupure entre la gauche catholique héritière des prêtres assermentés et de Thomas Lindet[69], tendance majoritaire à Évreux, et la droite catholique contre-révolutionnaire de la chouannerie et des prêtres réfractaires. Les Bénédictines furent bannies de leur monastère Saint-Sauveur à l'emplacement de l'ancienne morgue rue Saint-Sauveur courant 1792[70].

Évreux et la terreur robespierriste (1793-1794)Modifier
Le soulèvement fédéralisteModifier
 
Massacre des Vendéens par les Colonnes infernales de Turreau.

En 1793, François Buzot essaie vainement de faire de cette ville un centre de résistance à la Convention.

La première chouannerie (1793)Modifier

Quelques mois plus tard, la chute des Girondins à Paris voit la mort de Madame Roland, maîtresse de François Buzot, et l'arrivée au pouvoir des Montagnards. Leur représentant à Évreux est le châtelain du hameau de Garambouville à Aviron, Louis-Marie Turreau de Lignières, qui installe son quartier général au couvent des Ursulines (aujourd'hui gendarmerie) et décide, sur ordre de la Convention, le massacre des colonnes infernales[71], afin d'écraser la Chouannerie par l'extermination de la Vendée militaire. Après avoir mis fin à une première chouannerie fin 1793, les Montagnards sont chassés du pouvoir par les Thermidoriens en 1794.

Évreux robespierriste (1793-1794)Modifier

Cette époque voit la naissance d'une presse politique jacobine d'opinion, résolument révolutionnaire et républicaine intransigeante avec le bulletin de l’Eure[72] de Nicolas Rogne. L’expérience journalistique engagée est de courte durée car il disparaît le IV floréal de l'an IV de la république. De loin selon l'Abbé Grégoire, prêtre révolutionnaire, le journal le plus lu fut le journal du Bon Sens.

Profanations et martyrsModifier

En 1793, la cathédrale d'Évreux, suivant le sort de l'église de Saint-André-de-l'Eure, est transformée en temple de la déesse Raison. Il s'agit d'un culte déiste, imposé par le Comité de salut public ; les Sans-culottes officient afin de délivrer leur morale laïque[73]. Toutes les statues ornant les tympans de la cathédrale sont détruites par les révolutionnaires, et plusieurs églises de la ville sont saccagées et détruites.

En 1794, la ville connaît plusieurs martyrs, victimes de la Révolution. Sont ainsi décapités à Évreux :

Des Thermidoriens au Directoire (1794-1799)Modifier

Un peu plus tard, sous le Directoire, Évreux retrouve lentement le calme d'une vie provinciale ; les sociétés savantes se multiplient alors, dont la Société libre de l'Eure en 1798.

Le Consulat et le Premier Empire (1799 - 1814)Modifier

Le consulat (1799-1804)Modifier
Sous le consulat collégial (1799-1802)Modifier

En 1800, vente à l’horloger Rouillon de l’église Saint-Léger avec l'obligation d’aménager le cimetière afin d’enterrer convenablement les morts sous l'ordre du nouveau maire Dureau de la Buffardière[74].

En 1801, sur la route de Bellangreville[Laquelle ?] à Évreux, découverte de tombeaux médiévaux fortuitement par un paysan, début de l’archéologie sur le territoire ébroïcien.

La même année au théâtre-opéra de Rouen, Évreux est à l’honneur avec la représentation de la comédie Le Locataire, sur un fond de mariage contraint, il célèbre la bravoure des soldats de la garnison ébroïcienne.

Sous le consulat autoritaire (1802-1804)Modifier

Au tournant de l'année 1802, la prison rue Chartraine disparait, la municipalité vend les locaux, la prison s’installe désormais rue de Verdun près du palais de justice avant de déménager à la Madeleine alors en plein champ en 1911 après l'incendie de cette dernière causé par un détenu.

Le Premier Empire (1804-1814)Modifier
La paix impériale (1804-1811)Modifier

En 1810, Joséphine de Beauharnais s'installe brièvement à Évreux après avoir été répudiée par Napoléon Ier, empereur des Français, pour ne pas avoir eu de descendance en lignée masculine. Elle a une passion débordante pour le théâtre et l'architecture. Elle fait transformer le château de Navarre, ancienne demeure de campagne des Ducs de Bouillon, comte d'Évreux. Il sera abattu en 1839, pour bâtir l’hippodrome et les usines de Navarre. Néanmoins, son passage ne fut pas vain car elle contribua au financement de la construction du premier théâtre (qui s'effondra à cause d'un glissement de terrain à la fin du XIXe siècle[réf. nécessaire] lié à sa trop grande proximité avec l'Iton - le sol était trop meuble).

La fin du régime impérial (1811-1814)Modifier

Le 25 février 1812, de nombreux hommes d'Évreux participent à une levée en masse pour prendre part à la campagne de Russie. Beaucoup mourront à la bataille de la Bérézina[75].

Le lin catalyseur du développement économique d'ÉvreuxModifier

De toute les plantes textiles, la plus utilisée et la meilleur marché en cette aube du XIXe siècle fut le lin[76]. C'est une plante particulièrement adaptée au climat océanique pluvieux de la Normandie. Si les autorités napoléoniennes l'ont développée, c'est pour faire face au blocus continental et ruiner les cotonnades indiennes alors aux mains des Britanniques ennemis de l'Empire Français des 131 départements. Si elle se développe fortement en 1811[77], le lin est présent dans la contrée dès l'époque de la Normandie ducale, soit le XIe siècle d'après les archives des évêques d'Évreux[78]. Il faut nuancer fortement car la production bien qu'importante dans l'Eure est bien moindre que celle de l'Orne se prêtant mieux à sa culture en raison de sa géologie faite de collines et de bocages[79]. Le lin a servi de catalyseur au développement économique d'Évreux, entraînant l'arrivée de manufactures et donc d'habitants à Évreux selon les principe de la loi des débouchés théorisé par l'économiste de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle Jean-Baptiste Say contesté en partie par Sismondi, lui aussi précurseur de l’économétrie[80].

La Restauration bourbonienne (1814 - 1830)Modifier

Le règne de Louis XVIII et les Cent-Jours de Napoléon (1814-1824)Modifier
 
Ancienne usine de Navarre construite en 1838 sous la monarchie de Juillet par des entrepreneurs écossais et fermée en 2003, elle était spécialisée dans le textile et la confection de drap.

En 1814, les Prussiens occupent Évreux une première fois, à la suite de la défaite de Napoléon, ils se montrent assez impitoyables[81]. Ils installent leur quartier général rue Cathédrale (actuellement rue Charles-Corbeau). Louis XVIII devient roi de la monarchie constitutionnelle. Pour l'occasion, un début d'urbanisme raisonné voit le jour avec l’élargissement du boulevard Chambaudoin[82]. En France le coût de la main-d'œuvre ouvrière est moindre qu'en Grande-Bretagne, c'est pourquoi des entrepreneurs presbytériens venus d'Écosse délocalisent leur filature de Manchester à Évreux, c'est le début de la révolution industrielle. Ces derniers, très pieux, avaient leur lieu de culte dans le quartier ouvrier de Navarre près de leurs usines textiles[83].

Les prémices de la révolution industrielle à ÉvreuxModifier

On trouve déjà des ateliers artisanaux prospères dès 1411 qui ont pour vocation d'exporter vers des marchés économiques lointains, ne se suffisant plus au marché local. C'est la cloche dite du « Clouet » de Saint-Léger près de l'actuelle place de la Vierge qui marque la fin de la journée. Le règlement du système des corporations interdit de travailler sous peine d'amende au-delà de ce carillon[84]. La révolution française fut un catalyseur de la transformation économique puisque la fin des corporations en 1791 permit le travail de nuit. L'invention du métier à tisser Jacquard dans la première moitié du XIXe siècle stimula ce processus[85].

Le règne de Charles X (1824-1830)Modifier

En 1824, l'Iton sort de son lit entraînant d'importants dégâts dans la ville[réf. nécessaire].

En 1825, les sujets du roi indélicats sont éloignés un temps de Paris pour le couronnement de Charles X à Reims, d'après le journal d'un bourgeois d'Évreux. Le frère de Louis XVI et de Louis XVIII est sacré le jour de la fête de la Trinité, le dimanche 29 mai[86].

En août 1829, Mgr le Dauphin, fils aîné de Charles X, est accueilli à Évreux ; la municipalité invite ses habitants à pavoiser les maisons.

La monarchie de Juillet (1830 - 1848)Modifier

La révolution de 1830Modifier

En 1830, Charles X, jugé trop réactionnaire par les Parisiens bien qu'aimé des Ébroïciens, est chassé du trône au profit de son cousin Louis-Philippe d'Orléans. Pour ne pas faire couler le sang français, il s'exile vers l'Angleterre. Dans sa longue errance, comme le raconte le romancier Jean de La Varende, il passe par Évreux, où les troupes légitimistes se battent contre les troupes orléanistes[87] sur les hauteurs de Nétreville.

Le règne de Louis-Philippe I (1830-1848)Modifier
L'époque constitutionnelle (1830-1840)Modifier
 
Il s'agit d'un hôtel particulier du style néoclassique de l'époque de la Monarchie de Juillet

En 1839, le château de Navarre laisse place, près de l'hippodrome, aux usines de Navarre, spécialisées dans le textile. Elle est créée par des entrepreneurs anglais. Un culte presbytérien y est installé un temps.

L'époque conservatrice (1840-1848)Modifier

En 1843, la veuve de l'Académicien Jules Janin fit don à la mairie d'un important legs pour bâtir une fontaine monumentale qui représente de manière allégorique les cours d'eau de l'Eure.

La IIe République (1848 - 1852)Modifier

La révolution de 1848Modifier

En 1848, la révolution parisienne propulsa brièvement Jacques Dupont de l'Eure qui devient président de la commission consultative de la République, originaire d'Évreux mais député du Neubourg.

 
Vue d'Évreux en 1882, gravure d'Hubert Clerget

Le 26 février 1848, Louis-Philippe I se réfugie un temps au château de Melleville, dont le propriétaire Auguste Letellier d'Orvilliers l'avertit de la présence du sous-préfet de Dreux. Il aida le roi déchut à partir en exil en Angleterre. Louis Philippe mourut en 1850 à Claremont près de Londres[88].

Une république romantique (1848-1852)Modifier

La même année aux côtés de Victor Schoelcher, un natif des environs d’Évreux, le père Jacques-Désiré Laval contribue à l'abolition définitive en droit dans les colonies de l'esclavage pour les gens de couleur.

Les réactions républicaines au coup d'état de Louis- Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851.Modifier

En 1852, les réactions républicaines à la suite du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte datant du 2 décembre 1851 furent plus précoces en Normandie que dans le reste de la France, au mois d'avril au lieu du mois de juin[89].

Le Second Empire (1852 - 1870)Modifier

La période autoritaire (1852-1860)Modifier
 
La caisse d'Épargne construite en 1865 sous le Second Empire à l'angle des rues Charles-Corbeau et de la Petite-Cité.

Dès 1855, la mise en service de la ligne de chemin de fer Mantes - Lisieux impose l’ouverture d’un « embarcadère » qui, vite insuffisant, fut remplacé par la nouvelle gare, laquelle fut mise en exploitation le [90].

La période libérale (1860-1870)Modifier

En 1865, la Caisse d'épargne est construite ainsi que la maison des arts. Contrairement à d'autres villes de France, le développement urbanistique sous le Second Empire fut relativement modeste, étant donné la taille encore réduite de la commune.

L'émergence des idées républicaines modéréesModifier

Les élections législatives de 1865 voient pour la première fois depuis 1865 le recul des idées bonapartistes, suite probablement d'une part au phénomène d'usure du pouvoir et d'autre part la libéralisation du régime entraîne un droit de prise de la parole de la part de l’opposition[91]. Il serait impossible voire incongru de parler du républicanisme au XIXe siècle sans le rôle joué par la bourgeoisie protestante, tant sur le plan des idées que sur le plan des acteurs. Si bon nombre de protestants sur le plan national furent des théoriciens du républicanisme post-jacobin comme Charles Gide, Charles Sécretan et Léon Bourgeois. Sur le plan local, c'est Ferdinand de Schickler, propriétaire du châteaux de Bizy à Vernon, d'origine prussienne. Et par ailleurs bibliophile et polyglotte tant en langue ancienne que dans les langues contemporaines qui en est l’archétype local de cette catégorie sociale[92]. Si les protestants au XIXe siècle sont républicains, ce n'est pas uniquement en raison d’opinion politique aux catholiques mais aussi et surtout à la finalité commune entre le libre examen de la Bible et la liberté d'expression. Toutefois, la présence républicaine modérée est plus marquée en Normandie au Havre en raison de la forte présence protestante, Évreux reste une ville idéologiquement oscillant entre bonapartisme, légitimisme et jacobinisme républicain[93].

La IIIe République (1870 - 1940)Modifier

L’affermissent de l'idée républicaine (1870-1914)Modifier
La guerre franco-prussienne de 1870-1871Modifier

En 1870-1871, l'occupation prussienne s'accompagne de massacres de population civile à Pacy-sur-Eure, proche d’Évreux. Évreux se livre sans combattre et la population est épargnée.

Les débuts de la IIIe république (1870-1879)Modifier

En 1873, percement entre l'ancien hôpital et l'ancienne filature reliant la place Dupont-de-l'Eure à la gare Évreux-Louviers place de la République, de la rue Buzot. Ce projet était en discussion au conseil municipal depuis 1822[94].

 
Le théâtre d'Évreux, dit théâtre Legendre, construit en 1906, remplace l'ancien théâtre voulu et financé par Joséphine de Beauharnais, la première épouse de Napoléon Ier en 1810

En 1875, commencent les travaux de construction de l'hôtel de ville, après avoir abattu l'ancien château des comtes d'Évreux.

La république modérée (1879-1898)Modifier

En 1881, deux tunnels sous la côte de la justice et Nétreville, l'un routier et l'autre ferroviaire, sont creusés pour desservir la nouvelle gare[95].

En 1883, Albert Robida, écrivain de récits de voyage, publie une description détaillée de la gare d'Évreux dans La Vie en rose[96].

La belle époque (1898-1914)Modifier

En 1906, le théâtre est inauguré. On joue, au grand dam du public parisien, des pièces identiques à celles qu'on monte dans la capitale, essentiellement des pièces de boulevard.

D'une guerre à l'autre (1914-1940)Modifier
La Première Guerre mondiale (1914-1918)Modifier
 
La carte des centres anti-tuberculeux dans l'Eure en 1930.

Pendant la Première Guerre mondiale, bon nombre de prisonniers de guerre allemands sont retenus en prison. Certains décéderont de la grippe espagnole et seront enterrés à Évreux. L'hôpital psychiatrique qui vient d'ouvrir est en pointe dans le traitement des séquelles de guerre. Il accueille brièvement le docteur Petiot qui a décidé de passer pour malade afin d'éviter de combattre à Verdun[réf. nécessaire].

Les années folles (1918-1931)Modifier

Entre 1917 et 1926, la fondation Rockefeller, contribue à l’éradication de la tuberculose à Évreux et dans l'Eure grâce à un programme d'assistance au tuberculeux militaires. En effet, la dureté de vie des tranchées et les permissions puis la démobilisation des appelés du contingent en 1918 contribuent à la propagation de la tuberculose dont les autorités tant civiles que militaires en furent démunie[97].

En 1924, Aristide Briand, président du conseil, fait une halte à Évreux après s’être entretenu dans sa résidence de Cocherel près d'Évreux avec le chancelier allemand Gustave Streseman.

La grande dépression (1931-1939)Modifier

En 1938, l'école normale de jeunes filles se crée dans la foulée du Front populaire.

Les années 1940 - 1944Modifier

Les rigueurs de l'occupationModifier
 
En arrière-plan, un immeuble des années 1990, et au premier plan, une statue de saint Michel des années 1900 témoignant de la ferveur des habitants au début du XXe siècle, côte Henri-Monduit, conduisant au quartier Saint-Michel-des-Vignes à Évreux.

À partir de juin 1940, les Allemands occupent Évreux. Jean Moulin, dans sa cavale de Chartres, fut aidé par une prostituée ébroïcienne[réf. souhaitée] en allant vers Lyon. Les juifs et les gens du voyage sont déportés à Louviers, Gaillon et Saint-André-de-l'Eure.

La résistance ébroïcienneModifier

En 1942, la résistance s'organise autour du directeur des archives départementales Marcel Baudot. Pierre Semard, syndicaliste et dirigeant du PCF dans les années 1920, est fusillé par les Allemands à la prison d'Évreux, le .

Pierre Semard en tant que résistant communiste est arrêté d'abord en 1939 par les autorités françaises de la IIIe république et incarcéré à la prison de la Santé à Paris. Par la suite, il a été transféré à Bourges avant d’être relâché et arrêté à nouveau en représailles d'Allemands tués, par le principe de prise d'otages en 1942[98].

 
Maison à colombage datant du XXe siècle, quartier de la Filandière à Évreux, tentative de restitution dans le style régional normand, à l'époque de la reconstruction de 1946 à 1955

La Reconstruction et la IVe République (1944 - 1958)Modifier

La reconstruction (1944-1954)Modifier

La ville a subi de forts dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale, par les bombardements allemands de 1940 puis ceux des Alliés en 1944. La plus grande partie de son centre a ensuite été reconstruite.

La guerre froide, les Américains à ÉvreuxModifier

En 1952, une base aérienne de l'OTAN[99] est utilisée par l'armée de l'air américaine, à sept kilomètres à l'est d'Évreux, dans le territoire de la commune de Fauville ; elle deviendra la base aérienne 105 Évreux-Fauville de l'armée de l'air française en 1967.

La Ve République (depuis 1958)Modifier

L'époque gaulliste (1958-1974)Modifier
Sous Charles de Gaulle (1958-1969)Modifier
 
La façade est du Cadran (salle de spectacle) vue générale inauguré en 1991 par le Maire Roland Plaisance elle témoigne de l'architecture ebreuicienne des années 1990

Le musée d'Évreux ouvre ses portes en 1961. Le 13 octobre 1966, le trio The Jimi Hendrix Experience donne à Evreux son premier concert[100].

La ville connaît une croissance rapide au cours des années 1970, avec l’implantation d’industries de transformation et la création du quartier de la Madeleine situé au sud de la ville. L’amélioration des conditions de transport vers Paris permet à une importante population d’employés parisiens de s’implanter à Évreux[réf. nécessaire].

L'époque pompidolienne (1969-1974)Modifier

Le 29 février 1972, l'école normale d'instituteurs, en partenariat avec l'ORTF, présente à Évreux[101] la pièce Ubu roi, d'Alfred Jarry. Enregistré au foyer, dans l'enceinte de l'école, c'est le premier événement retransmis en duplex.

Évreux contemporain (depuis 1974)Modifier
L'époque des chocs pétroliers et de la stagflation (1974-1983)Modifier

En 1975 création de l'ALM (Amicale Laïque de la Madeleine), début du mouvement des amicales laïques de quartier à Évreux, l'ALM s’illustre dans le sport ébroïcien dans les décennies suivantes dans le basketball[102].

L'ère Roland Plaisance (1983-2001)Modifier

En 1995, l’architecte Paul Chemetov construit la médiathèque sur le modèle d'un plan novateur en forme de drakkar symbolisant la Normandie[103].

L'époque post-moderne (depuis 2001)Modifier

Évreux se voit consacrer deux timbres-poste en moins de quinze ans : le pour la châsse de saint Taurin, chef-d’œuvre de l’orfèvrerie française du XIIIe siècle[104] ; le 2 juin 2008 pour la tour de l'Horloge, un beffroi normand.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Le président de la République Alexandre Millerand choisit cette ville, en octobre 1923, pour sortir de la réserve habituelle des chefs d’État de la Troisième République et ose un discours très orienté, fustigeant les fonctionnaires, les syndicalistes. Le maire, Léon Oursel, entend bien, à sa façon, contribuer à l’échec politique de Millerand : aucun discours d’accueil, marquant ainsi son hostilité en ne respectant pas les usages républicains.

Récapitulatif de résultats électoraux récentsModifier

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 UMP 32,32 PRG 21,95 FN 14,84 FG 10,93 UMP 51,74 PRG 36,17 FN 12,08
Européennes 2014[105] FN 23,41 UMP 22,36 PS 13,08 EELV 10,47 Tour unique
Régionales 2015[106] UDI 30,76 PS 25,10 FN 23,69 FG 7,11 PS 39,05 UDI 38,17 FN 22,79
Présidentielle 2017[107] EM 24,53 LFI 24,30 FN 19,18 LR 17,60 EM 69,70 FN 30,30 Pas de 3e
Européennes 2019[108] LREM 22,77 RN 21,93 EELV 13,40 LR 7,59 Tour unique
Municipales 2020 LR 42,11 PS 23,18 LREM 14,80 DVG 8,66 LR 50,97 PS 36,76 LREM 12,26

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

 
Hôtel de ville.

Le maire actuel, médecin de profession, est Guy Lefrand, membre du parti Les Républicains et ancien suppléant du député de l'Eure Bruno Le Maire.

Politique de développement durableModifier

En 2017, la commune a été labellisée « 3 fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[109].

Politique industrielleModifier

Situation générale de l'industrie ébroïcienneModifier

Si l'industrie ébroïcienne du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle fut une industrie lourde liée au textile et aux usines d'armmement[110], celle de la seconde moitié du XXe siècle fut celle de l'industrie de pointe dans l’électronique comme Philips Évreux[111], qui passe à la fin des trente glorieuse pour l'usine la plus moderne d'Europe. Et dans l'industrie pharmaceutique, le fleuron est sans conteste glaxo[112], l'un des plus grand employeur d'Évreux, en position dominante sur le marché des médicament contre le Sida, les trithérapies mais aussi courant 2020-2021 dans la recherche contre le coronavirus 19[113]. Le secteur pharmaceutique est soutenue par un vivier de main-d’œuvre qualifiée qu'est l'IUT d’Évreux spécialise dans la packaging et la biologie[114]. Le secteur pharmaceutique en raison de sa haute technicité et sa complexité est le plus dynamique et le plus rentable de l'économie secondaire ébroïcienne. Ce secteur continue à se développer avec la naissance Pholopharma suite à un partenariat en 2019[115].

Les causes de la désindustrialisationModifier

Les conséquence économiques et socialesModifier

Renouveau et continuité de l'industrie à ÉvreuxModifier

Politique du handicapModifier

La ville d'Évreux est classée 2e d'Europe pour l'accessibilité et le handicap en 2018 derrière Bréda (Pays-Bas)[116] sous l'égide de Francine Maragliano, présidente de l'association de traumatisés crâniens de l'Eure[117]

Politique envers les personnes âgées dépendantesModifier

Instances judiciaires et administrativesModifier

Le tribunal de grande instance occupe l'ancienne église des Eudistes[118].

Le tribunal de commerce est accessible par la rue de la Petite-Cité[119].

La maison d'arrêt, mise en service en 1912, est sise 92, rue Pierre-Semard.

Politique socialeModifier

La politique sociale de la ville d'Évreux, dit juridiquement « politique en faveur des quartiers », fut pionnière en France dès 1977 avec l'équipe de Roland Plaisance. Elle se caractérise par de grands aménagements urbains et de rénovation de bâti ancien[120].

Politique culturelleModifier

La ville d'Évreux a inauguré en 2016 la salle des Musiques actuelles (Smac) logée dans le bâtiment du Kubb (orthographié à l'anglaise) ainsi que le cabaret équestre en 2017 répondant à une priorité depuis les années 1980 de la municipalité d’œuvrer pour démocratisation de la culture au nom du vivre ensemble et de la citoyenneté.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[121],[Note 1]

En 2017, la commune comptait 47 733 habitants[Note 2], en diminution de 3,83 % par rapport à 2012 (Eure : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 0008 4269 5119 7289 96310 28711 70611 80212 877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 22712 26512 32013 35014 62715 84716 75516 93217 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
18 29218 97118 95718 23418 84119 31520 11620 43623 647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
36 69542 55047 41246 04549 10351 19851 23949 35948 899
2017 - - - - - - - -
47 733--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[122] puis Insee à partir de 2006[123].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 25,6 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 24,1 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 19,8 %).
Pyramide des âges à Évreux en 2007 en pourcentage[124]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
4,6 
75 à 89 ans
8,3 
9,2 
60 à 74 ans
10,4 
18,0 
45 à 59 ans
17,8 
20,5 
30 à 44 ans
19,0 
25,6 
15 à 29 ans
24,1 
21,8 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[125]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Démographie familialeModifier

 
La situation familiale d'Évreux témoigne de la solidité de structures familiales traditionnelles qui sont relativement nombreuses, ce qui contraste avec le reste de la France.

La structure traditionnelle de la famille ébroïcienne telle que l'on aperçoit dans le graphique ci-contre vient de plusieurs facteurs : la relative jeunesse de la population ébroïcienne, due à la forte présence de jeunes actifs liés à la proximité avec Paris et ne pouvant s'y loger en raison du coût de l'immobilier. Mais aussi au caractère longtemps rural de la population, or les structures familiales traditionnelles pour des raisons économiques et éthiques favorisent une forte natalité. Mais aussi de manière plus immédiate la forte implication de la municipalité dans l'aide à l'enfance et l'aide aux familles. Néanmoins depuis 2017 on constate une baisse de la natalité qui devrait impacter sa structure[126].

EnseignementModifier

Évreux est située dans l’académie de Rouen.

Établissements scolairesModifier

Collèges :

Lycées :

Enseignement universitaireModifier

Enseignement de musique, danse et art dramatiqueModifier

La commune est dotée historiquement d'une école de musique, obéissant aux règles d'organisation et fonctionnement des conservatoires à rayonnement départemental (CRD). C'est l'ancien couvent des Capucins qui héberge cette entité indépendante de la commune.

Il existe depuis 2015 un Manège équestre dans l'ancienne caserne du Septième Chasseurs dite communément Tilly dans le quartier Saint-Léger près de l'ancienne abbaye bénédictine détruite pendant la Révolution française en 1793. Cette abbaye eut, pour novice, sœur de l'Incarnation qui inspira George Bernanos pour ses dialogues des Carmélites. En 1957, le texte de Bernanos a été mis en musique sous la forme d'un opéra par le compositeur Francis Poulenc

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Plusieurs événements ont lieu à Évreux chaque année, le plus souvent sur la place devant la mairie ou le long des berges de l'Iton :

  • 21 juin : fête de la musique ;
  • La fête de la pomme (délocalisée à Conches-en-Ouche à partir de l'année 2009) ;
  • Les bouquinistes (délocalisée à Pacy-sur-Eure pour l'année 2009, puis de nouveau à Évreux depuis 2014) ;
  • Juin : fête de la fraternité ;
  • Chaque été a lieu le village du sport et de la culture sur le pré du Bel-Ébat[127] ;
  • Les 3 et 4 octobre 2015 eurent lieu les 1res fêtes normandes avec, pour invité d'honneur, la ville de Bayeux. Cet événement a vocation à devenir un rendez-vous annuel pour le public ébroïcien.

Depuis 2017, la ville accueille le festival « Rock in Évreux » succédant au Rock dans tous ses états. De 1983 à 2016, la ville d'Évreux a accueilli ce festival de musique qui se déroulait le dernier week-end du mois de juin[128].

L'hippodrome de la ville est en outre construit sur le site de l'ancien château de Navarre.

SantéModifier

SportsModifier

Clubs professionnelsModifier

Autres clubsModifier

  • ALM Évreux Judo Jujitsu ;
  • Évreux Bridge Club ;
  • ALM Évreux Muay Thaï ;
  • Évreux Football Club 27 ;
  • Associations Sportives d’Évreux ;
  • Jeanne-d'Arc Escrime ;
  • Évreux AC Rugby (Fédérale 3) ;
  • Évreux AC Haltérophilie - Musculation - Force Athlétique ;
  • Dojo Club d’Évreux ;
  • Ichi no Senshi, club de kendo.

MédiasModifier

Presse écriteModifier

Les médias locaux sont Paris Normandie ou encore les hebdomadaires Eure-Infos/la Dépêche de Normandie.

RadiosModifier

  • France Bleu Normandie (89.5 FM)[129] : radio locale publique de la Normandie. Ses studios sont à Rouen.
  • Principe Actif (102.4 FM)[130] : première radio FM ébroïcienne autorisée en 2008, elle prône « Le mix des cultures » depuis 2002. Elle intervient dans une majorité d'événements dans l'Eure, comme des concerts ou festivals de l'agglomération. En 2015, le CSA lui accorde une seconde fréquence : 95.9 FM à Verneuil-sur-Avre[131].
  • Radio Cristal (102.9 FM) : radio locale commerciale de la Normandie. Elle appartient au groupe Précom qui est détenu par Ouest France. Ce groupe est aussi propriétaire de la radio Hit West qui émet dans le Grand Ouest.

RMC et Virgin Radio ainsi que tout le groupe NRJ (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons) n'ont pas de fréquence propre sur Évreux, leur réception étant assurée par leur fréquence rouennaise (NRJ 100.5, Nostalgie 105.3 et Rire et Chansons 103.3).

TélévisionModifier

Outre les chaînes diffusées en France métropolitaine, France 3 Normandie et La Chaîne normande sont recevables sur l'agglomération ébroïcienne grâce au site TDF du château d'eau de Nétreville situé rue Jean-Bart. Celui de Grand-Couronne est moyennement reçu. Un bureau local de France 3 se trouve au 3 bis, rue de Verdun.

Lieux de cultesModifier

Évreux est le siège d'un évêché depuis le milieu du IVe siècle, fondé par saint Taurin, premier évêque d'Évreux. Le diocèse d'Évreux fut remodelé à la suite du Concordat de 1801, correspondant désormais au département de l'Eure. La cathédrale Notre-Dame, où se trouve la cathèdre, siège de l'évêque, est la marque visible de la capitale du diocèse.

Tandis que le palais épiscopal du XVe siècle est reconverti en musée en 1961, le centre diocésain Saint-Jean regroupe les services du diocèse, no 11bis, rue Jean-Bart, dans le quartier de Nétreville.

La ville d'Évreux est aujourd'hui découpée en deux paroisses principales, tandis que deux quartiers de la ville sont rattachés à des paroisses comprenant d'autres villes et villages, à savoir :

  • Paroisse Notre-Dame/Saint-Taurin :
    • Cathédrale Notre-Dame d'Évreux :
    • Église abbatiale Saint-Taurin d'Évreux.
  • Paroisse La Madeleine/Nétreville :
    • Église Notre-Dame de La Madeleine ;
    • Église Sainte-Thèrèse-de-l'Enfant-Jésus de Nétreville.

À cela s'ajoutent :

  • Église Saint-Michel d'Évreux  [132], pour le quartier Saint-Michel, comprise dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste-du-Val-Iton ;
  • Église Saint-Germain de Navarre (ca 1896), pour le quartier de Navarre, comprise dans la paroisse Notre-Dame-de-l'Alliance.

Côté protestant :

  • Église évangélique d'Évreux, rue Maréchal-Joffre ;
  • Centre évangélique d'Évreux, rue Georges-Bernard.
  • Église Protestante Unie de France à Évreux et dans l'Eure.
  • L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, branche (sorte de paroisse) d'Évreux, a sa chapelle rue Isambard.

Le culte antoiniste dispose d'un temple de style néo-gothique, situé 3 rue de Dreux, et qui fut inauguré le 12 décembre 1948.

Côté musulman, il existe plusieurs salles de prière dans le quartier de la Madeleine, notamment rue de la Forêt (salle Assalam, salle chemin de la Réussite) et une autre dans le quartier de Nétreville.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 097 [133]

EmploiModifier

À la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, l'industrie textile est une importante source de revenus. La manufacture de coutil fondée par Passot emploie à elle seule 1 500 personnes au début du XIXe siècle.

Entreprises et commercesModifier

Évreux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Eure.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Palais de justice, ancien séminaire eudiste.

Malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale, il subsiste quelques monuments notables ; dix d'entre eux sont classés ou inscrits aux Monuments historiques :

  • Les monuments classés   Classé MH :
    La salle archéologique présente les découvertes de la région, de la Préhistoire à la période gallo-romaine. La statue en bronze de Jupiter Stator, provenant du site de Gisacum, constitue l’une des plus belles pièces de la collection. Plusieurs salles sont consacrées au Moyen Âge (mitre de Jean de Marigny, anneau épiscopal de Jean de La Cour d'Aubergenville, statues). On peut voir également plusieurs tapisseries d’Aubusson (XIVe siècle). Le premier étage rassemble des œuvres des XVIIe siècle et XVIIIe siècle ainsi qu’une belle série de montres anciennes. Le deuxième étage est consacré à la peinture et à la sculpture du XIXe siècle (Flandrin, Boudin, Rodin, Gérôme). Le bâtiment et ses dépendances sont classés depuis 1907[135]. Le jardin dit de l'évêché est théoriquement un site classé depuis 1933 ; or les tilleuls ont tous été abattus en 2016.
  • Les monuments inscrits à l'inventaire supplémentaire   Inscrit MH :
  • Autres édifices :
    • Hôtel de ville, de la fin du XIXe siècle, à l'emplacement de l'ancien château des comtes d'Évreux. C'est grâce au legs d'Olivier Delhomme (1794-1874), conseiller municipal entre 1830 et 1870, que l'édifice a été érigé entre 1889 et 1895 par les architectes Thierry Ladrange[145] et Georges Gossart. Le plafond de la salle des mariages est décoré par Charles Denet.
    • Fontaine de l'hôtel de ville, édifiée en 1882.
    • Palais de Justice, ancienne chapelle eudiste (1682-1714). En 1791 s'y installe le tribunal criminel, puis la cour d'assises en 1818[146]. De nos jours, siège du tribunal de grande instance.
    • Jardin botanique, adjacent au couvent des Capucins, aux destinées duquel Prosper-Arthur Piéton (1816-1903) aura présidé entre 1856 et 1901[9]. Les serres du parc[147] sont l'objet d'un projet de structure cubique prévu d'aboutir dans le courant de l'année 2017. En outre, on mentionne 3 statues en bronze (ensemble   Classé MH (1992)) en provenance du château de Bizy : Antinoüs du Belvédère[148], Diane à la biche[149] et le groupe Hercule et Télèphe[150].
    • Pont Eiffel, pont construit pour la compagnie des chemins de fer de l'Ouest par Gustave Eiffel en 1886[151]. Le pont Eiffel contemporain correspond à une voie routière qui enjambe les voies de chemin de fer entre les rues Pierre-Sémard et de la Résistance.
    • Château de Trangis.
    • Ancienne église Saint-Michel d'Évreux, du Xe siècle, située à côté de la suivante.
    • Église Saint-Michel d'Évreux  [132], réalisation de l'architecte Maurice Novarina.
    • Église Notre-Dame-de-Bon-Secours de la Madeleine
    • Petit Château de Navarre.
    • Le couvent de la Providence, construit en 1854, sur des vestiges d'une ancienne abbaye bénédictine au XIIIe siècle dont au Moyen Âge, elle formait l'hôtellerie de l'abbaye pour accueillir les pèlerins[152]

Patrimoine culturelModifier

 
Le théâtre : travaux en octobre 2017.
  • La Maison des Arts Solange-Baudoux organise des ateliers d'expression dans le domaine des arts plastiques et des expositions d'art contemporain.
  • Théâtre municipal : détient, conjointement au théâtre de Louviers, le label de scène nationale. En son temps, Charles Baret en fut le directeur[9]. Ce théâtre est en cours de travaux depuis le mois d'
  • Médiathèque Rolland-Plaisance, inaugurée en juin 2017
  • Bibliothèque municipale : Alphonse Chassant (1808-1907), bibliothécaire de la ville en 1838 puis archiviste en 1873, est une référence incontournable de l'histoire de la ville qui a baptisé l'une de ses rues en hommage au lithographe de formation qu'il était en outre[9]
  • Archives départementales, où s'est illustré Marcel Baudot
  • Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure
  • Cinéma Gaumont-Pathé (ex-Ciné Zénith)
  • Trois salles de concert, dont l'Abordage, le Cadran et le Kubb Club.

Patrimoine naturelModifier

L'érable sycomore situé au square Georges-Brassens est labellisé arbre remarquable depuis 2013.

Sites classésModifier

  • Pour mémoire : le jardin de l'Évêché   Site classé (1933)[153] or les 47 tilleuls, marronniers et charmes ont tous été abattus en janvier 2016 ; deux ans plus tard, le terrain est toujours vague ; des fouilles archéologiques préventives y ont été menées, le jardin constituant un site antique.
  • Le boulevard Chambaudoin (partie) et l'allée des Soupirs avec leurs arbres   Site classé (1937, 1949)[154] ; site dénaturé avec les dommages de la guerre 1939-1945 ;
  • La place Saint-Taurin avec ses arbres   Site classé (1937)[155].

Personnalités liées à la communeModifier

 
Geoffroy de Beaulieu (à droite), confesseur de Saint Louis.

Patrons d'ÉvreuxModifier

  • Saint Taurin, évangélisateur de l'Évrecin et premier évêque d'Évreux, il en est le patron céleste principal. Il est fêté le 11 août, et l'église abbatiale Saint-Taurin lui est consacrée. Son corps fut retrouvé par son successeur saint Laudulphe, et l'abbé Boudon relança son culte au XVIIe siècle.
  • Saint Louis (1214-1270) est patron secondaire de la cité. Il vint assister le 19 octobre 1259 au sacre de l'évêque d'Évreux Raoul III de Grosparmy en l'abbatiale Saint-Taurin. Il est fêté le 25 août, jour de sa mort (et de la Libération de la ville en 1944). L'église ébroïcienne des Jacobins, Dominicains qu'il appela dans la ville, devint en 1299 la première église de France consacrée au roi tout juste canonisé (1297), d'ailleurs représenté sur la châsse contemporaine de saint Taurin. Son confesseur, Geoffroy de Beaulieu, était natif d'Évreux.

Natifs d'ÉvreuxModifier

 
Lucien Saint.
 
Léon Walras.

Autres personnalitésModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

Jusque vers la fin du XVe siècle, armes de Louis de France, comte d’Évreux († 1319) :

  Blasonnement :
D’azur, semé de fleurs de lis d’or, à la bande componée d’argent et de gueules, brochant sur le tout.

Depuis le XVIe siècle, armes actuelles de la ville d’Évreux :

  Blasonnement :
D’azur, à trois fleurs de lis d’or, à la bande componée d’argent et de gueules, brochant sur le tout.
Commentaires : Ces armes, dites d’Évreux moderne, à trois fleurs de lis au lieu d’un semé de fleurs de lis, sont attestées au moins à partir de Jean III de Navarre (Jean II d’Albret) (1469-1516), comte de Penthièvre et de Périgord, vicomte de Tartas et de Limoges et roi de Navarre (du chef de sa femme, descendante de la maison d’Évreux), qui les arborait sur une partie de son écu.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. a et b Francis Doré et G Bignot, Normandie, Maine, Paris, Dunod, , 216 p. (ISBN 978-2-100-50695-8), p. 181
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Iton (H43-0400) » (consulté le 11 septembre 2017).
  4. L'espringale, n° de nomenclature 146 sur un plan de la ville d'Évreux établi en 1845.
  5. « Climat d’Évreux », sur Internaute (consulté le 14 août 2011)
  6. « Normales mensuelles pour Évreux », sur le site de Météo-France (consulté le 14 août 2011)
  7. « Meteociel - Climatologie mensuelle d'Évreux en février 2012 » (consulté le 15 mars 2012)
  8. http://www.ter-sncf.com/Region/haute_normandie/gare/EVREUX.aspx
  9. a b c d et e Sources fascicule 20 personnalités qui ont fait Évreux édité à l'occasion des Journées du Patrimoine 2010 par les Archives municipales d'Évreux.
  10. Éléments biographiques concernant Pierre Bailleau, en ligne sur l'institut national d'histoire de l'art [1].
  11. Éléments biographiques concernant Albert de Brettes, en ligne sur l'institut national d'histoire de l'art [2].
  12. « Assemblée générale de la Section d’entraide des membres de la Légion d’honneur », sur www.evreux.fr (consulté le 12 février 2017).
  13. « Evreux : un parc viking d'inspiration belge pour l'agglomération », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 10 février 2019)
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