Nevers

ville et commune française (chef-lieu du département de la Nièvre)

Nevers
Nevers
Le Pont de Nevers ainsi que la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
Blason de Nevers
Blason
Nevers
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
(préfecture)
Arrondissement Nevers
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Nevers
(siège)
Maire
Mandat
Denis Thuriot (RE)
2020-2026
Code postal 58000
Code commune 58194
Démographie
Gentilé Neversois
Population
municipale
32 830 hab. (2021 en diminution de 4,08 % par rapport à 2015)
Densité 1 894 hab./km2
Population
agglomération
58 654 hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 34″ nord, 3° 09′ 42″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 238 m
Superficie 17,33 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Nevers
(ville-centre)
Aire d'attraction Nevers
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons de Nevers-1, Nevers-2, Nevers-3 et Nevers-4
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Nevers
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Nevers
Liens
Site web nevers.fr
agglo-nevers.net

Nevers /nə.vɛʁ/[1] est une commune du centre de la France, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté. En 2019, la commune compte 33 005 habitants[2], son agglomération 59 024 habitants[3] et son aire d'attraction 114 731 habitants[4].

Nevers est le chef-lieu du département de la Nièvre et la cinquième plus grande ville de Bourgogne, après Dijon, Chalon-sur-Saône, Auxerre et Mâcon.

Capitale de la province du Nivernais sous l'Ancien Régime, elle est désignée comme préfecture du département de la Nièvre lors de la réorganisation territoriale de 1790. Si ses habitants sont appelés « nivernais et nivernaises », selon le Larousse[5], le gentilé « neversois(e) » s'est imposé de façon à différencier les habitants de la ville des habitants du Nivernais[6].

Dotée d'un patrimoine historique remarquable, d'un important ensemble patrimonial médiéval (église Saint-Étienne, cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte), Renaissance (palais ducal) ou contemporain (église Sainte-Bernadette du Banlay), la ville est affiliée au réseau national des villes d'art et d'histoire.

Géographie modifier

Localisation modifier

La ville est située au confluent de la Nièvre et de la Loire, à quelques kilomètres de l'Allier (affluent de la Loire). À voir : le panorama du Bec d'Allier, qui offre une vue sur la confluence entre la Loire et l'Allier. Elle occupe un site de butte sur la rive droite de la Loire[7].

Communes limitrophes modifier

Lieux-dits, écarts, quartiers modifier

 
La place de la République à Nevers ; à l'arrière-plan, la Loire.

Les quartiers de la ville de Nevers sont regroupés au sein des conseils de quartiers suivants :

  • Alsace-Lorraine - Rotonde.
  • Le Banlay : Avec son église Sainte-Bernadette dit « Le Blockhaus », et la cité scolaire, est classé quartier prioritaire.
  • Baratte - Courlis : Il s'agit d'un quartier prioritaire de la politique de la ville[8].
    • Les Courlis : Le quartier des Courlis est un quartier d'habitat collectif du sud-est de Nevers, construit sur la rive droite de la Loire à l'emplacement d'une partie de l'ancien bocage ligérien et séparé du quartier des Bords de Loire par le canal de dérivation de la Nièvre (creusé en 1860). Il est composé de quatre zones : le Neubrandenburg, le mail du Vernai, le mail Jacquinot et le centre des Courlis. La place du Grand-Courlis se situe en plein centre du quartier[9]. Commerces : bureau de tabac, la poste, ED, coiffeur. Il s'agit d'un Quartier prioritaire de la politique de la ville[8].
    • La Baratte : Hameau situé à l'entrée de Nevers, à l'origine sur la commune de Saint-Eloi (toponymie ancienne). La Baratte, le faubourg de la Baratte (autrefois faubourg du Mouësse) et les faubourgs du Petit-Mouësse et Grand-Mouësse ont longtemps été le domaine exclusif des jardiniers-maraîchers, horticulteurs et pépiniéristes[10]. La tradition du jardinage remonte au Moyen Âge. Le Val de la Baratte, dernier bastion des maraîchers, est constitué de jardins maraîchers et potagers (près d'une trentaine d'hectares avec le bocage situé en zone humide (rue Pissevache). Un jardin expérimental, « Le Clos Monard », est situé sur le Vernai (Val de la Baratte). Ce jardin est dédié aux pollinisateurs et plus largement à la faune dite « ordinaire » mais néanmoins bien menacée. Une association de patrimoine, Saint-Fiacre Loire-Baratte, est à l'origine de ce projet qui vise à lutter contre la banalisation du périurbain, de préserver non seulement l'identité culturelle du quartier, la tradition maraîchère de proximité, mais également à protéger le foncier, le paysage et ses composantes : ruisselets, fontaines, lavoir, maisons des jardiniers, jardins et la faune dont certaines espèces sont protégées[11] ;
  • Bords de Loire - Pâtureaux : Le quartier des « Bords de Loire » est situé sur la rive droite du fleuve à l'emplacement d'anciennes pépinières ; c'est un quartier prioritaire de la politique de la ville[8]. Il dispose de divers commerces : centre commercial avec une galerie marchande, boulangerie, pharmacie, bureau de tabac et boutiques diverses.
  • Cathédrale - Jonction.
  • Centre-ville.
  • Champs-Pacaud - Mouësse : Les "Mouësse" est un quartier de maisons situé dans la partie nord-est de la ville. Il est doté de commerces : bureau de tabac, boulangerie, station-essence, boucherie, restaurants.
  • Eduens - Montapins.
  • Maupas - Victor-Hugo.
  • Montots - Grande-Pâture :
    • La Grande Pâture est l'un des anciens quartiers de la ville, situé à l'ouest du centre.
  • République - Préfecture.

Voies de communication et transports modifier

 
Autobus du réseau Taneo.

Réseau routier modifier

Située à 235 km au sud de Paris, Nevers est reliée à la capitale par l'A77 en environ 2 h 30.

Nevers est située en bordure de la célèbre route nationale 7[12].

Réseau ferroviaire modifier

La gare de Nevers se situe sur la ligne Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache utilisée par les relations Paris - Clermont-Ferrand. La traction électrique est opérationnelle de Paris-gare de Bercy à Clermont-Ferrand. La gare se trouve également à l'origine d'une voie ferrée vers Dijon, voie à trafic en constante augmentation (« plaque tournante » de fret) mais pas encore électrifiée. La gare de Nevers jouit de dessertes TER et Intercités relativement importantes pour la taille de la ville grâce à sa position géographique stratégique au milieu de grands axes. Nevers est ainsi reliée en train principalement à Paris (13 rotations quotidiennes en moyenne, temps de parcours variant de 1 h 56 pour le trajet sans arrêt à 2 h 25), Dijon, Bourges, Moulins, Tours, Lyon, Angers, Orléans et Clermont-Ferrand[13].

Transport en commun modifier

Nevers dispose d'un réseau de lignes de bus Taneo et qui dessert les douze communes de la communauté d'agglomération de Nevers à l'aide de treize lignes régulières, et d'une navette desservant le centre-ville de Nevers, ainsi que divers services tels que des lignes dominicales ou scolaires[14]. Un service de location de vélos classiques ou de vélo à assistance électrique nommé « Cycl'agglo » est aussi proposé[15].

Transport aérien modifier

Nevers dispose d'un aéroport dénommé aéroport de Nevers-Fourchambault ou de la Sangsue. Il accueillait de nombreuses rotations au moment du Grand Prix de France de Formule 1 ou des événements sportifs organisés au circuit de Nevers Magny-Cours. Auparavant doté d'une liaison régulière hebdomadaire vers Dijon (31 minutes de vol) fermée faute de demande, l'aéroport voit son trafic en baisse, notamment en raison de l'arrêt du Grand Prix de F1.

Pistes cyclables modifier

 
Tracé de l'EV6.

L'EuroVelo 6ou EV6, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Nevers en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[16]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube[17].

Aménagement et urbanisme modifier

Morphologie urbaine modifier

Nevers mène actuellement une opération de semi-piétonnisation de son hypercentre déjà interdit à la circulation automobile une journée par mois[18]. Il s'agit de le protéger de la circulation de transit conformément à son classement parmi les Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP)[19].

Pour ce faire, quatre grands points de rabattement ont été aménagés, chacun aménagé de parcs de stationnement et conçu comme autant de portes d'entrée en ville :

  • le pôle multimodal du quartier de la gare ;
  • le réaménagement de l'ancienne caserne militaire Pittié : installation de l'école en soin infirmiers, du centre aquatique (2018), de sociétés tertiaires et du pôle numérique INKUB ;
  • le réaménagement de l'ancien hôpital : bureaux, commerces, logement et pôle de santé, il prolonge le centre-ville ;
  • aménagement en rond-point du carrefour du Pont-Cizeau facilitant ainsi le passage du centre-ville vers l'est de Nevers.

Le pont de Loire modifier

Un pont est mentionné dès 1227[20] : trois ouvrages imparfaitement alignés et souvent emportés par les eaux de la Loire. Le Grand Pont traversait le bras navigable, côté ville, jusqu'à "l'île-aux-bœufs". Il est construit en pierre en 1535. Le pont Notre-Dame, en pierre en 1550, joignait une seconde île où était située la chapelle Notre-Dame du Bout-du-Pont. Enfin, le petit Pont de l'Official rejoignait la terre ferme. Le projet établi en 1763 considérait que le pont principal, représentant la partie nord, était en état suffisant pour ne pas nécessiter une reconstruction. Malgré cela il s’écroula en 1790 et fut donc remplacé par un pont provisoire en bois qui dura jusqu’en 1832. La partie sud qui remplace les deux derniers ponts est construite de 1770 à 1778. La partie nord est terminée en 1833[21]. Le pont est construit par tronçons en grès de Coulandon et mesure 350 mètres. Il est formé de 14 arches flanquées de fortes piles qui ont parfaitement résisté aux grandes crues du XIXe siècle. Cette entrée de la ville est importante pour son image. En effet la vue de Nevers à cette entrée est la plus représentée. Elle permet d'y trouver, selon l'angle de vue, le pont, le fleuve ligérien, les quais de Loire, la cathédrale, la tour Goguin, les sentiers de promenade le long de la Loire.

Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[22]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[23].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 815 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[22]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Varennes-boulor », sur la commune de Varennes-Vauzelles à 2 km à vol d'oiseau[24], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 854,7 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le [Note 1],[25],[26].

Statistiques 1991-2020 et records VARENNES-BOULOR (58) - alt : 208m, lat : 47°04'07"N, lon : 3°08'21"E
Records établis sur la période du 01-12-1991 au 31-12-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,6 2,6 4,9 8,8 12,1 13,8 13,5 10,1 7,8 3,8 1,4 6,7
Température moyenne (°C) 4 4,7 8,1 11,2 15 18,6 20,6 20,3 16,2 12,4 7,4 4,4 11,9
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,9 13,7 17,4 21,2 25,1 27,3 27,1 22,3 17 10,9 7,5 17,1
Record de froid (°C)
date du record
−13,4
13.01.03
−13,6
09.02.12
−13,8
01.03.05
−5
14.04.19
−0,8
08.05.1997
2,9
14.06.1995
5
14.07.1998
3,5
30.08.1993
0
30.09.1995
−4,3
25.10.03
−10,9
24.11.1998
−13
24.12.01
−13,8
2005
Record de chaleur (°C)
date du record
15,5
06.01.14
21,9
27.02.19
26,4
16.03.12
30,5
21.04.18
33,8
27.05.05
38,7
27.06.11
41,4
25.07.19
41,8
10.08.03
36,8
14.09.20
29,1
12.10.18
23
02.11.20
17,1
17.12.19
41,8
2003
Précipitations (mm) 75,1 63,2 59,7 72,3 77,8 64,1 60 67 64 81,8 86,2 83,5 854,7
Source : « Fiche 58303002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
0,8
75,1
 
 
 
8,9
0,6
63,2
 
 
 
13,7
2,6
59,7
 
 
 
17,4
4,9
72,3
 
 
 
21,2
8,8
77,8
 
 
 
25,1
12,1
64,1
 
 
 
27,3
13,8
60
 
 
 
27,1
13,5
67
 
 
 
22,3
10,1
64
 
 
 
17
7,8
81,8
 
 
 
10,9
3,8
86,2
 
 
 
7,5
1,4
83,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[27]. Elles sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[28].

Urbanisme modifier

Typologie modifier

Nevers est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[29],[30],[31]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nevers, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[32] et 58 654 habitants en 2021, dont elle est ville-centre[33],[34].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[35],[36].

Occupation des sols modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (81,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (61,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (20,6 %), eaux continentales[Note 4] (6,3 %), prairies (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,1 %), terres arables (0,3 %), forêts (0,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[37]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie modifier

Le nom de la localité est documenté sous les formes Noviodunum au Ier siècle av. J.-C. (Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules) ; Nevirnum au IVe siècle apr. J.-C. (Itinéraire d'Antonin) ; Ebirno (table de Peutinger) ; Neberno (monnaie mérovingienne) ; Niv. nii (autre triens mérovingien du musée de Nevers) ; Nevernis [civitas] au IXe siècle (denier de Charles le Chauve) ; Nevernum en 862 (Bibl. hist. de l’Yonne, I, 267) ; Nivernis en 887 (Gallia Christiana XII, col. 311) ; Nivers en 1199-1223 (deniers du comte Hervé de Donzy)[38].

À l'époque du Haut Empire, la ville s'appelait encore Noviodunum selon les Commentaires de Jules César, c'est-à-dire « nouveau fort, nouvelle forteresse » qui a donné par exemple les différents Nouan ; Nouvion ; etc. La forme Nevirnum représente l'altération de ce type toponymique d'après le nom de la rivière Nièvre, appelée dans les textes anciens Nevera[39] (voir Nièvre).

En bourguignon-morvandiau la ville se nomme N'ver[40].

Histoire modifier

Antiquité modifier

 
La Porte du Croux et au premier plan, son avant-porte.

Il n'est pas certain que la place forte Noviodunum Aeduorum citée par César, place forte des Eduens, corresponde à Nevers. On cite souvent plutôt à ce sujet Neuvy-sur-Loire, à 80 km de là, également dans la Nièvre. On parle aussi de Nevirnum ou encore de Nebernum[41]. Le nom vient de celui de la rivière Nièvre (Nivara, Nevara).

Néanmoins, on note la présence de vestiges gallo-romains sous le palais ducal.

Cette cité est évangélisée au IIIe siècle, puis devient le siège de l'évêché au VIe siècle.

Moyen Âge modifier

Capitale du comté héréditaire de Nevers en 992, la ville se fortifie sous l'influence de Pierre II de Courtenay en 1194. La ville appartient successivement aux familles de Courtenay, de Bourbon, aux maisons de Flandre, de Bourgogne, de Clèves et de Gonzague. L'abbaye de Saint-Martin d'Autun, possède en 1347 quelques murailles et places de maisons dans la rue de la Parcheminerie, qu'elle donne à bail[42].

La ville est alors fortifiée, une partie importante des remparts subsiste encore dont la Porte du Croux, bel exemple d'architecture militaire destiné à affirmer le pouvoir urbain. Elle réunit le concept de tour-porte placée devant la muraille afin de mieux défendre celle-ci et le symbole de tour-maîtresse se dressant contre l'intrus et contrôlant les visiteurs. Outre les aménagements traditionnels comme les échauguettes d'angles et les mâchicoulis, elle inclut des innovations plus modernes comme la séparation des accès piétonnier et charretier ainsi qu'un pont-levis à flèche. Pour faire face aux progrès de l'artillerie, la Porte du Croux est dotée d'une avant-porte désaxée par rapport à la porte principale.

Renaissance modifier

Le comté est élevé en duché en 1538 et acheté par Jules Mazarin pour son neveu Philippe Mancini en 1659.

Ancien Regime modifier

Lors des États généraux de 1789, Me Larenne — curé de l'église Saint-Martin de Nevers — est élu député du clergé.

Époque contemporaine modifier

Lors de la Seconde Guerre mondiale en juillet 1940 Nevers passe en zone occupée. Un bombardement allié important de Nevers a lieu le faisant 161 morts et détruisant partiellement la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte. Les Allemands quittent finalement la ville le .

Dans les années 1970, pendant les Trente Glorieuses, Nevers est à l'apogée de son développement économique.

En 1983, le socialiste Pierre Bérégovoy est élu maire. Durant son mandat, de grands chantiers sont lancés (échangeurs autoroutiers, centre commerciaux), la ville bénéficiant par ailleurs de son influence nationale.

Après sa mort en 1993, elle connaît un progressif déclin. Mal desservie (cul de sac autoroutier et pas de liaison TGV), elle est touchée par une baisse et un vieillissement de sa population, une chute des prix au mètre carré, des logements devenant insalubres et la fermeture de nombreux commerces, comme dans un certain nombre de villes moyennes en France. Au début du XXIe siècle, des initiatives sont lancées pour essayer d'enrayer ce déclin, notamment via le projet gouvernemental Action cœur de ville en 2018[43].

Politique et administration modifier

Tendances politiques et résultats modifier

Élections Présidentielles modifier

À la suite du 2e tour de l'élection présidentielle de 2017 à Nevers, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 71,06 % des suffrages exprimés. Il devance Marine Le Pen (Front national) qui récolte 28,94 % des voix.

Lors du 1er tour à Nevers, Emmanuel Macron (En Marche!) était également arrivé en première position avec 26,82 % des votes.

Sur l'ensemble des électeurs, 9,1 % ont voté blanc[44].

Élections Régionales modifier

La ville de Nevers place la liste "La Région Partout et Pour Tous" menée par Denis Thuriot (LaREM), maire de la ville, en tête, dès le 1er tour des Élections régionales de 2021 en Bourgogne-Franche-Comté, avec 37,40 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer la liste de "Notre Région Par Cœur" menée par Marie-Guite Dufay, présidente sortante (PS) en tête, avec cette fois-ci, près de 39,86 % des suffrages. Devant les autres listes menées par Denis Thuriot (LaREM) en seconde position avec 34,04 %, Julien Odoul (RN), troisième avec 17,42 % et en dernière position celle de Gilles Platret (LR) avec 8,69 %. Il est important de souligner une abstention record lors de ces élections qui n'ont pas épargné la ville de Nevers avec lors du premier tour 71,56 % d'abstention et au second, 68,76 %[45].

Élections départementales modifier

La partie de la ville de Nevers faisant partie du canton de Nevers-1 place le binôme de Xavier Morel (DVC) et Anne Wozniak (DVC), en tête, dès le 1er tour des élections départementales de 2021 dans la Nièvre, avec 28,20 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Xavier Morel (DVC) et Anne Wozniak (DVC), en tête, avec cette fois-ci, près de 52,07 % des suffrages. Devant l'autre binôme mené par Maryse Augendre (PS) et Jean-Paul Fallet (PS) qui obtient 47,93 %. Cependant, il s'agit du binôme Maryse Augendre (PS) et Jean-Paul Fallet (PS) qui est élu une fois les résultats centralisés. Il est important de souligner une abstention record lors de ces élections qui n'a pas épargné la ville de Nevers avec un taux de 70,02 % lors du premier tour et 67,34 % au second[46].

La partie de la ville de Nevers faisant partie du canton de Nevers-2 place le binôme de Daniel Bourgeois (UG) et Sylvie Dupart Muzerelle (UG), en tête, dès le 1er tour des élections départementales de 2021 dans la Nièvre, avec 37,33 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Daniel Bourgeois (UG) et Sylvie Dupart Muzerelle (UG), en tête, avec cette fois-ci, près de 51,29 % des suffrages. Devant l'autre binôme mené par Laurence Barao (DVC) et Jérôme Malus (DVC) qui obtient 48,71 %. Cependant, il s'agit du binôme Laurence Barao (DVC) et Jérôme Malus (DVC) qui est élu, une fois les résultats centralisés. Le taux d'abstention lors du premier tour y est de 78,09 % et de 75,13 % au second[47].

La partie de la ville de Nevers faisant partie du canton de Nevers-3 place le binôme de Martine Gaudin (UG) et Wilfrid Séjeau (UG), en tête, dès le 1er tour des élections départementales de 2021 dans la Nièvre, avec 42,80 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Martine Gaudin (UG) et Wilfrid Séjeau (UG), en tête, avec cette fois-ci, près de 52,94 % des suffrages. Devant l'autre binôme mené par Philippe Cordier (DVC) et Mireille Gaudion (DVC) qui obtient 47,06 %. Le taux d'abstention lors du premier tour y est de 69,70 % et de 67,03 % au second[48].

La partie de la ville de Nevers faisant partie du canton de Nevers-4 place le binôme de Véronique Khouri (DVC) et Michel Suet (DVC), en tête, dès le 1er tour des élections départementales de 2021 dans la Nièvre, avec 28,38 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Véronique Khouri (DVC) et Michel Suet (DVC), en tête, avec cette fois-ci, près de 53,20 % des suffrages. Devant l'autre binôme mené par Jimmy Derouault (UG) et Catherine Lopes Pires (UG) qui obtient 46,80 %. Le taux d'abstention lors du premier tour y est de 70,93 % et de 68 % au second[49].

Liste des maires modifier

Jumelages modifier

  1.   Mantoue (Italie) depuis 1959
  2.   Charleville-Mézières (France) depuis 1959
  3.   Coblence (Allemagne) depuis 1963
  4.   Lund (Suède) (Suède) depuis 1967
  5.   Neubrandenbourg (Allemagne) depuis 1973
  6.   St Albans (Royaume-Uni) depuis 1974
  7.   Hammamet (Tunisie) depuis 1984
  8.   Curtea de Argeș (Roumanie) depuis 1990
  9.   Siedlce (Pologne) depuis 2002
  10.   Sremska Mitrovica (Serbie) (Coopération décentralisée)
  11.   Stavroúpoli (Grèce) depuis 2004
  12.   Asmara (Érythrée) (Coopération décentralisée)
  13.   Taizhou (Zhejiang) (Chine) depuis 2006
  14.   Budapest (Hongrie) (Coopération décentralisée avec le district d'Erzsebetvaros, VIIe arrondissement de la capitale hongroise)
  15.   Marbella (Espagne)

Population et société modifier

Démographie modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[50],[Note 5].

En 2021, la commune comptait 32 830 habitants[Note 6], en diminution de 4,08 % par rapport à 2015 (Nièvre : −4,41 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 84611 20012 07712 28015 08516 96715 00716 72117 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
18 18218 97120 70022 27622 70423 84625 00626 43627 108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
27 67327 03027 70629 75429 30631 87933 69934 03635 183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
39 08542 42245 48043 01341 96840 93238 49636 21033 235
2021 - - - - - - - -
32 830--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement supérieur modifier

Avec 12 établissements et 33 formations diplômantes disponibles sur le territoire de l'agglomération de Nevers[53]. La liste des organismes et établissements de l'enseignement supérieur de la ville de Nevers est :

  • Depuis 1991, l'ISAT[54], Institut Supérieur de l'Automobile et des Transports, établissement de l'Université de Bourgogne, est la seule école publique spécialisée en ingénieurs de l'automobile, elle délivre des diplômes jusqu’à bac + 5 à environ 120 élèves par an ;
  •  
    L'institut Supérieur de l'Automobile et des Transports.
    Magnytude[55] représente le centre d'activités et de recherche technologique et de développement de l’ISAT ;
  • L'ESAAB[56] (École Supérieure des Arts Appliqués de Bourgogne) délivre l'un des 7 diplômes en France en matière d'arts appliqués et design industriel. Elle est installée dans l'enceinte du lycée de la communication Alain-Colas ;
  • L'INSERR[57] Institut National de la Sécurité Routière et de Recherches) est le seul organisme responsable de la sécurité Routière ;
  • Le Campus Numérique de Nevers by CCI Nièvre regroupant DIGISUP[58] : École Supérieure de Marketing Digital (accessible dès le Bac +2 et diplômant jusqu'au bac +5) et le cs2i Bourgogne[59] École supérieure d'informatique, (accessible dès le BAC et diplômant jusqu'au bac+5) ;
  • Nevers dispose également d'une antenne de la faculté de Droit et de Science politique de Dijon, rattachée à l'Université de Bourgogne. Cet établissement d'enseignement supérieur permet de suivre les enseignements des deux premières années de Licence de droit (L1 et L2) ainsi que la préparation de la Licence d'administration publique (LAP). Par ailleurs, comme dans toute faculté de droit, il est possible d'y préparer le diplôme de la capacité en droit. Ses locaux se trouvent à proximité de ceux de l'ISAT.

Au lycée Pierre-Bérégovoy[60] :

Au lycée Jean-Rostand[61] :

Au lycée Jules-Renard[62] :

Au lycée Raoul-Follereau[62] :

Au lycée Alain-Colas[63] :

Équipements hospitaliers modifier

 
L'hôpital Pierre-Bérégovoy.

Nevers bénéficie depuis 2003 du Centre hospitalier Pierre Bérégovoy[64]. De conception innovante, c'est en effet l'un des premiers en France à être organisé en pôles cliniques qui regroupent en un même lieu toute la chaîne de l'activité hospitalière (secrétariat, consultations, etc., en fonction de chaque service)[65].

L'hôpital Pierre-Bérégovoy se veut le centre névralgique de la santé publique dans l'ensemble de la Nièvre. Il emploie plus de 1 800 personnes, étant ainsi le premier employeur de la Nièvre.

La polyclinique du Val de Loire, du groupe ELSAN, participe également à l'offre de soins[66].

La dernière maternité du département, située à Nevers, a fermé ses portes quelques jours, en avril 2022, en raison d'un sous-effectif chronique[67].

Vie militaire modifier

Unités ayant été stationnées à Nevers :

Sports modifier

Nevers possède plusieurs clubs sportifs : Nevers Football (placé en liquidation judiciaire le [68]), les Parrots de Nevers (baseball), l'USO Nevers (handball) l'Élan Nevers Nièvre (tennis de table), et l'Union sportive olympique nivernaise (rugby à XV), qui évolue dans le championnat de France de Pro D2 (championnat professionnel) depuis la saison 2017-2018, et qui est le club phare de la cité ducale. L'USON accède au championnat de Pro D2 à l'issue de la saison 2016-2017 et connaît ainsi sa première saison dans le monde professionnel en 2017-2018. Par ailleurs, le Cercle Nevers Escrime qui existe depuis 1923 défend la fameuse « Botte de Nevers » (voir Le Bossu de Paul Féval).

Depuis , un club de crosse a vu le jour à Nevers. En plein développement, il s'agit du 3e club de France officiellement créé après ceux de Lille et de Paris. Il s'inscrit dans un championnat international, ce qui place ses meilleurs éléments en équipe de France de crosse. Pour l'heure seulement deux joueurs ont ce privilège. Une entente avec des jeunes de la Ville de Roanne permet de regrouper plus de joueurs et de répandre l'image de ce sport encore mal connu en France. L'équipe de Nevers constituée de tout son effectif compte à ce jour () une dizaine de personnes.

Le Roller club nivernais (RCN) possède plusieurs sections : la randonnée, la course, l'initiation roller enfants, le roller loisir tout âges les dimanches matin. Une section de roller hockey junior loisir ainsi que le roller hockey adultes loisir y existe.

L'aéromodélisme nivernais organise tous les ans, une rencontre de vol intérieur radiocommandé, à la maison des sports. Cette rencontre rassemble les passionnés d'aéromodélisme ultra léger (modèle jusqu'à 500 g).

La spéléologie est présente à Nevers avec le Groupe de recherches et d'explorations spéléologiques nivernais (GRESN) qui recherche de nouvelles cavités (grottes principalement) et étudie le karst des plateaux nivernais.

Activités culturelles modifier

Nevers apporte toute l'année spectacles et manifestations culturelles de l'importance régionale. Il comporte plusieurs lieux conviviaux : café Charbon, Maison des Montots, bibliothèque municipale de Nevers, auditorium Jean-Jaurès, théâtre municipal Renaissance mais aussi et surtout, la Maison de la Culture de Nevers agglomération :

  • Depuis 1971, la Maison de la Culture apporte une offre culturelle très diversifiée pour tous les publics et toute l'année ;

Sa salle de 1 000 places ainsi que son théâtre à l’italienne[69]. Elle inclut dans ses murs la compagnie d'arts visuels Philippe-Genty ;

L'Orchestre d'Harmonie de la Ville de Nevers, (http://saxo-nevers.e-monsite.com/) classé en Division d'Honneur, de 80 musiciens, se produit principalement à la Maison de la Culture. Il a remporté de nombreux concours nationaux et participé à des concours internationaux où il s'est classé brillamment.

L'Orchestre symphonique des Concerts nivernais, composé de 50 à 60 musiciens, (http://concerts-nivernais.com/), se produit à la Maison de la Culture.

  • D'Jazz Nevers, propose une saison de concerts à l'année à Nevers et dans le département de la Nièvre, ainsi que l'incontournable D'Jazz Nevers Festival qui, chaque automne depuis 1987, rivalise avec les grands lieux du jazz européen, l'un des cinq en France[70]. Il a accueilli les plus grands : Louis Sclavis, Henri Texier, Michel Portal, Michel Petrucciani, Stéphane Grappelli, Nina Simone ;
  • Les Zaccros, un festival de rue qui prolonge chaque année les festivités liées au Grand Prix de Magny-Cours. Tous les genres sont représentés : bateleurs, burlesque, poésie, nouveau cirque, théâtre d'objet, spectacles animés ;
  • ARKO, association de promotion de l'art contemporain ;
  • Le Centre de musique contemporaine de l'APREM propose de faire connaître et pratiquer la musique contemporaine, en particulier la musique électro-acoustique et la musique acousmatique ;
  • Depuis les années 2000, Nevers-Plage, durant les vacances estivales, propose des animations culturelles, musicales et sportives au bord de la Loire, avec une piscine montée pour l'événement.

Artistes en résidences, studio et école de composition, concerts, animations pédagogiques font de l’APREM un centre de la création musicale contemporaine.

En 2009 et 2010, un hommage est rendu au compositeur John Cage par une série de créations et d'animations musicales importantes. Une série de conférences et de séances d'écoute sont animées par le compositeur de musique électroacoustique Alain Chaussin ; d'ateliers de chant, de danse ; des concerts animent cette redécouverte du compositeur John Cage. Une collaboration artistique avec l’artiste peintre Yannick Le Quilleuc donne lieu à une production d'œuvres picturales contemporaines.

En 1964, Nevers accueille le 2e festival Europa Cantat, qu'elle retrouve en 2000, pour sa 14e édition, pour lequel fut composé « Nevers Say Never Again »[71].

Les sociétés musicales de la Ville proposent également une saison de musique classique (environ une vingtaine de concerts par an). L'Orchestre symphonique des Concerts nivernais (70 musiciens) a accueilli les grands noms de la musique vivante : Patrice Fontanarosa, Jean-François Zygel, Marielle Nordmann, Emmanuel Rossfelder… De nombreuses chorales animent la vie musicale, chorales mixte à 4 voix, chœur grégorien, chœur d'enfants, ensemble de voix de femmes… Enfin, le Conservatoire à rayonnement départemental participe à la renommée de la qualité artistique de la Ville par un enseignement musical original et reconnu mais aussi par des concerts et des prestations musicales de musique de chambre.

Au sein de l'espace Stéphane-Hessel, dans le quartier de la Grande-Pâture, l’Espace socioculturel du Grand Ouest (Esgo) assure la fonction d'accueil jeunes pour les collégiens et lycéens et de centre social. En février 2023, les locaux de la mairie de proximité de la Grande-Pâture, intégrés à l’Esgo font l’objet d’un incendie volontaire. Celui-ci avait déjà connu de multiples exactions[72].

Médias modifier

Presse locale modifier

Radios locales modifier

Les radios de l'émetteur de Bourges (Neuvy Deux Clochers) sont bien reçues : France Inter 94.9, France Musique 91.8, France Culture, 88.5, France Bleu Berry 103.2.

Dans certains quartiers de Nevers, des radios complémentaires sont diffusées sur le réseau câblé analogique : Radio Studio Atelier 58100 87.5, Radio Sagittarius 87.9, Radio Classique 91.5, Chérie FM 96.6, Fun radio 102.0

Télévision locale modifier

France 3 Bourgogne est présente sur Nevers grâce au site de diffusion TDF du Pré du Pavé à Challuy[78]. Il y a aussi un bureau local au 9 rue Gambetta à Nevers.

Le site du Haut-Folin, dans le Bois du Roi, est recevable sur la Nièvre en raison de sa proximité avec la vallée du Morvan.

Le site de Bourges Neuvy Deux Clochers est recevable sur la Nièvre en raison de sa proximité avec le Berry, le programme de France 3 Centre Val de Loire est également reçu. Ce site diffuse aussi les programmes de France 3 Bourgogne sur le multiplex 1.

Économie modifier

Les faïences de Nevers modifier

 
Vase en faïence de Nevers (vers 1600).

Nevers doit à Louis IV de Nevers sa célèbre activité de faïencerie. Vers la fin du XVIe siècle, il fit venir d'Italie Augustin Conrad, potier d’Albissola, près de Savone, et ses frères, Baptiste et Dominique qu'il installa au château du Marais à Gimouille. Leur réputation et leur réussite deviendront telles, que Nevers s'affirmera au XVIIe siècle comme capitale française de la faïence. Augustin Conrad avait choisi Nevers pour s'implanter en France car tous les éléments étaient réunis pour fabriquer de la faïence de qualité : les deux types de terre nécessaires, du bois qui chauffe mais ne fait pas de feu (dans les forêts du Morvan), et la Loire pour le transport sécurisé de ses produits. Au début du XXIe siècle, quelques faïenceries perpétuent et renouvellent cette activité, comme la faïencerie Georges[79].

La spécificité de la faïence de Nevers est le fameux « Bleu de Nevers », une couleur obtenue par un bain d'émail au bleu de cobalt. Beaucoup de faïenciers signent également leurs créations en dessinant un petit « nœud vert »[80].

Autres aspects de l'économie modifier

Traditionnellement administrative, Nevers ne possède guère que la faïence comme industrie ancienne laissant le soin à plusieurs petites villes de ses alentours de la fonction manufacturière : Fourchambault, Imphy (métallurgie), La Machine (mine de charbon), Varennes-Vauzelles (constructions mécaniques et ferroviaires), Cercy-la-Tour (équipementier automobile), Prémery (Lambiote).

Depuis les années 1960, elle accueille de nombreuses petites et moyennes industries de construction électrique et mécanique et de chimie. La ville accueille également le siège social d'entreprises importantes dans leur domaine en France : Look (équipementier sportif) et Textilot (prêt-à-porter). Elle entend désormais se spécialiser et étoffer différentes filières qui constituent ses pôles d'excellence : sous-traitance automobile principalement (U-Shin à Nevers, Faurecia à Cercy-la-Tour).

Nevers est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Nièvre. Elle gère l’aéroport de Nevers-Fourchambault « La Sangsue ». Des liaisons par hélicoptère relient Nevers au circuit de Nevers Magny-Cours pour le Grand Prix de France de Formule 1 et une ligne « Nevers - Dijon » par avion avait été ouverte avec un vol hebdomadaire.

En 2015, afin de lutter contre la vacance commerciale, la municipalité a créé un poste de manager commerce et artisanat chargé de revitaliser les commerces au centre-ville[81].

Culture locale et patrimoine modifier

Lieux et monuments modifier

 
Chapelle du couvent Saint-Gildard où mourut Bernadette Soubirous, de Lourdes.
 
La châsse de Sainte Bernadette de Lourdes dans la chapelle du couvent Saint-Gildard de Nevers.

Nevers est classée ville d'art et d'histoire. La ville de Nevers, ou cité des Ducs, appartient à la fédération des sites clunisiens, carrefour d'un courant religieux et monastique important ; la châsse de Bernadette Soubirous, la voyante des apparitions de Lourdes, en est l'un des témoignages les plus remarquables.

Édifices religieux modifier

  • Espace Bernadette-Soubirous-Nevers : depuis 1925, le corps de Bernadette de Lourdes repose à l'intérieur d'une châsse en verre et en bronze, dans la chapelle dédiée au Sacré-Cœur. Aussi une statue représentant sainte Bernadette est érigée au cœur de l'espace Bernadette, au centre du musée, de la grotte et de la chapelle du couvent Saint-Gildard, rue Saint-Gildard.
  • La cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, rue de la Cathédrale : cette cathédrale, de style gothique, a la particularité de posséder deux chevets. Elle a en effet conservé dans sa partie ouest le chevet d'une église romane antérieure. Cette particularité d'assemblage roman/gothique résulte d'une reconstruction du bâtiment après un grave incendie datant de la fin de la période médiévale. L'édifice a été très fortement endommagé lors du bombardement du (seule la tour Bohier est restée entièrement debout). Tous les vitraux anciens ont été perdus (quelques-uns dataient du XIe siècle), de même qu'un autel sculpté par Jean Gautherin se trouvant dans la nef. Les vitraux actuels sont l'œuvre d'artistes contemporains (Jean-Michel Alberola, Claude Viallat, Gottfried Honegger, Raoul Ubac, François Rouan). Baptistère du VIe siècle, crypte archéologique[82].

Civils modifier

 
Le palais ducal.
  • Le palais ducal, lieu de résidence des ducs de Nevers (Descendance Comte de Guiot) est considéré comme l'un des premiers châteaux de la Loire, avec sa large façade Renaissance encadrée de tourelles polygonales et de fausses draperies. La façade est conçue pour affirmer le prestige de la cité des ducs pour qui la découvrait depuis la Loire. Longtemps, il a accueilli le palais de justice. Rénové au début des années 1990, il est en partie affecté aux services municipaux et représente une annexe de l'hôtel de ville : principalement salle du conseil municipal Pierre-Bérégovoy. Il accueille également les visiteurs (nombreux aquariums présentant des poissons de la Loire, expositions). Il ouvre sur la place de la République, sommet de la butte de Nevers et qui recèle des ruines gallo-romaines.
  • Porte du Croux (XIVe siècle) et tour Goguin : vestiges des anciens remparts.
  • Porte de Paris (XVIIIe siècle) : arc de triomphe élevé pour célébrer la victoire de Fontenoy en 1745, il porte une épitaphe de Voltaire. Malheureusement, la Révolution l'a privé de toute sa décoration sculptée. La route nationale 7 passait dessous dans le sens province-Paris jusqu'en 1966.
  • La rue François-Mitterrand (anciennement rue du commerce) allant de la Porte de Paris jusqu'à la rue du rivage et au quai de Mantoue, avec notamment le beffroi de Nevers (no 62), construit à la fin du XIVe siècle sous Philippe de Bourgogne et la place de l'Europe (hôtel de Rémigny des XVIIe et XVIIIe siècles).
  • Musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers : le musée présente une grande collection de faïences, de verres émaillés dits « verres filés » et de beaux-arts du XVIe au XXe siècle.
  • Les jardins maraîchers de la Baratte : situé en zone humide sur la rive droite de la Loire, ce site multiséculaire, empreint de traditions, évolue dans plusieurs ambiances : jardins maraîchers et potagers, longs fossés où vit l'agrion de Mercure (espèce de libellule protégée), fontaines, lavoir, longues maisons des maraîchers, jardin, flore et insectes de l'association St-Fiacre-Loire-Baratte.
  • Ancienne caserne des pompiers de Nevers.
  • Haut-lieu du sport automobile, Nevers accueillait chaque année le Grand Prix de France de Formule 1 sur le circuit de Nevers Magny-Cours, jusqu'en 2008, mais aussi le Bol d'or, compétition motocycliste.
  • Le Stade du Pré Fleuri appartient au club de rugby l'Union sportive olympique nivernaise.

La ville est récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[84].

Pèlerinages modifier

La ville est une étape de l'un des chemins français vers Saint-Jacques de Compostelle.

Nevers en littérature et au cinéma et en musique modifier

Personnalités liées à la commune modifier

Le duché de Nevers modifier

Personnalités nées à Nevers modifier

Personnalités nées dans l'agglomération neversoise modifier

  • Miguel Martinez (1976-), champion olympique, du monde, d'Europe et de France de vélo cross-country (originaire de Fourchambault).

Personnalités décédées à Nevers modifier

Personnalités liées à la ville modifier

Blasonnement modifier

  Blasonnement :
« D'azur semé de billettes d'or, au lion d'or, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout. »

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes modifier

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Références modifier

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  3. « Comparateur de territoires − Unité urbaine 2020 de Nevers (58501) | Insee », sur insee.fr (consulté le ).
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Notes modifier

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

  • Jean-Yves Tessier, La faïence de Nevers 1585-1900 : Coffret 2 volumes : tome 1, Histoires et techniques ; tome 2, L’Âge d'or du XVIIe siècle, Nevers, Faton, 2009.
  • Denis Coton, Un député-maire de Troyes, René Plard 1888 - 1946, Éditions Dominique Guéniot, 2005.
  • François Lechat, Nevers pas à pas, Imprimerie Clerc, 1983, 345 p. (histoire de Nevers, rue par rue).
  • Edmond Frezouls † dir., Les villes antiques de la France, III. Lyonnaise I : Autun - Chartres - Nevers, De Boccard, 1997, 308 p., ill.

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