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Saint-Dié-des-Vosges

commune française du département des Vosges
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la ville française. Pour le saint, voir Saint Dié.
Saint-Dié-des-Vosges

Cathédrale Saint-Dié ; Capitale mondiale de la géographie ; Statue de Jules Ferry ; Musée Pierre-Noël ; Gare de Saint-Dié-des-Vosges
Saint-Dié-des-Vosges - Cathédrale 20151003-01.jpg
Saint-Dié-des-Vosges-Capitale mondiale de la géographie.jpg Saint-Dié-des-Vosges-Statue de Jules Ferry.jpg
Saint-Dié-des-Vosges-Musée1.JPG GareSaintDié.jpg
Blason de Saint-Dié-des-Vosges
Blason
Saint-Dié-des-Vosges
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-1
Saint-Dié-des-Vosges-2
Intercommunalité CA de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
David Valence
2014-2020
Code postal 88100
Code commune 88413
Démographie
Gentilé Déodatien(ne)s
Population
municipale
20 079 hab. (2015 en diminution de 6,38 % par rapport à 2010)
Densité 435 hab./km2
Population
aire urbaine
50 497 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 06″ nord, 6° 57′ 00″ est
Altitude 601 m
Min. 310 m
Max. 891 m
Superficie 46,15 km2
Localisation

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Saint-Dié-des-Vosges
Liens
Site web www.saint-die.eu

Saint-Dié-des-Vosges, appelée Saint-Dié jusqu'en 1999, est une commune française, chef-lieu de la Déodatie et d’arrondissement du département des Vosges. Située dans la région historique et culturelle de Lorraine, la commune fait aujourd'hui partie de la région administrative Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Déodatiens.

Chef-lieu d’un ban mérovingien à un coude remarquable de la vallée de la Meurthe, la ville de Saint-Dié-des-Vosges s’est pérennisée par de prestigieux monastères et sanctuaires chrétiens, accueillant pèlerins et malades. Si au XIIe siècle, l’église Saint-Dié, érigée en chapitre et ses chanoines essaient de fonder une ville autour de leur collégiale et commencent à l’entourer de murailles et de tours, c’est au siècle suivant que la ville basse-lorraine naît véritablement par une association entre le duc de Lorraine et la collégiale.

C’est à Saint-Dié des Vosges que fut publié en 1507 le Planisphère de Waldseemüller qui contient la première mention du mot « America » (francisé en Amérique), nom donné en l’honneur de l’explorateur Amerigo Vespucci, sur une carte intitulée « Universalis Cosmographia » [1].

Après l’incendie du 27 juillet 1757 au centre-ville, la grand’rue est reconstruite sous Stanislas, duc de Lorraine à titre viager ; un urbanisme français rectiligne promeut artères et ponts[2], ainsi la rue Stanislas, la rue des Trois-Villes, le Grand Pont… La ville se développe avec la route des autorités françaises. Centre de subdélégation, elle rassemble administrations forestières, justices et surtout évêché érigé en 1777.

La commune a connu un essor industriel entre 1830 et 1890. Elle est connue pour sa braderie à la fin septembre, héritière de ses foires d’automne. Le Festival international de géographie a été fondé en 1989 par une association privée, présidée par le maire. Il s’agit de fêter début octobre la discipline « géographie » avec salons, conférences, manifestations et des prix de reconnaissance, en particulier le prix Vautrin-Lud couronnant une carrière de chercheur et des classements de participation à l’exposition des posters scientifiques.

La ville tient son nom du chrétien saint Dié, fondateur de ban et moine chorévêque de rite colombanien (de saint Colomban, moine irlandais), dénommé en latin Deodatus, en français Déodat ou Dieudonné, abrégé par l’usage en Dié. La base latine persiste dans le gentilé. Longtemps dénommée Saint-Dié[3], la commune a pris officiellement son nom actuel de Saint-Dié-des-Vosges (parfois abrégé par l’acronyme SDDV) à compter du [4]. L’ancien nom, plus court, est encore employé, notamment à Nancy, pour la météo de la chaine régionale FR3, alors qu'à Épinal, à Strasbourg ou même à Paris, les instances officielles ont entériné le changement de nom. On peut aussi faire remonter l'appellation du toponyme de Saint-Dié avec les Vosges, à la plus ancienne charte de Charlemagne, rédigée à Aix-La-Chapelle, le 13 janvier 769, où le toponyme de Saint-Dié en latin est suivi de la mention infra Vosago silva. (ANF, K5, pièce n° 12).

L'aire urbaine de Saint-Dié-des-Vosges compte plus de 50000 habitants pour environ 19000 emplois, elle est la deuxième plus grande aire urbaine des Vosges après celle d'Épinal.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

La ville de Saint-Dié-des-Vosges se situe dans la vallée alluviale de la Meurthe[5],[6], entre Sainte-Marguerite en amont et en aval Saint-Michel-sur-Meurthe en rive gauche, La Voivre en rive droite. La ville s’est développée entre les jonctions de la Meurthe en amont avec la rivière de la Fave, venant de Remomeix et en aval, avec le Taintroué, ruisseau de la vallée de Taintrux passant par Rougiville[7]. Sur les premières collines de l’Ormont la commune jouxte Nayemont-les-Fosses puis, au-delà de la chaîne de l’Ormont, Ban-de-Sapt et Saint-Jean-d'Ormont et, encore plus à l’ouest, Denipaire et Hurbache. Aux sommets de la Madeleine, elle rejoint la forêt de Mortagne. Le Kemberg et ses abords sont partagés avec Taintrux et Saulcy-sur-Meurthe.

Géologie et reliefModifier

La commune de Saint-Dié-des-Vosges, d’une superficie de plus de 46 kilomètres carrés, s’étend principalement sur un bassin géologique permien, composée en alternance de couches de grès rouges -rotliegende sandstein des anciens géologues allemands- et de nappes d'argiles avec parfois de fines couches de dolomie, exceptionnellement de la fluorine. Ce sont plus souvent des roches détritiques à base calcaire, caractéristiques d’une transgression qui se remarquent[8]. Les sommets au-delà d'altitudes variables suivant les massifs, de 550 mètres au nord-est à moins de 400 mètres au sud-ouest, appartiennent à l’époque triasique, c’est-à-dire au début de l’ère secondaire. La dépression est ainsi entourée de reliefs en grès rose chapeauté par du conglomérat sur l’Ormont et des couches compactes de grès bigarré, en haut des buttes massives du Kemberg au sud et de la Madeleine à l’ouest.

 
Panorama depuis la Roche Saint-Martin.

Au nord, derrière l’Ortimont et son sommet en grès vosgien à 469 mètres, une ligne de crête vers le nord-ouest d'abord plus basse surplombe un moutonnement de collines des couches permiennes entre Marzelay et Robache avant de s'élever sur le grès vosgien du Rittempierre culminant à 611 mètres et d'atteindre la Roche des Corbeaux à 669 mètres. Ici entre le col de la Crenée et le col du Bon Dieu est atteinte une ligne de crête différente et orientée en grès vosgien. À l'ouest s’évase la profonde cuvette du Bois de la Bure, formée en fer-à-cheval entre le Rittempierre et le petit plateau de la Bure se terminant par la Tête du Villé à 575 mètres, surplombant au sud la Pêcherie et à l'ouest le Villé[9]. Un massif plus haut à l’est, aux formes ramifiées et effilées s’oriente au-delà du col des Raids de Robache et de l'Hortimont, promontoire arrondi de 571 mètres d'altitude. C’est l’Ormont dont la partie occidentale s'étend massive et haute avant de s'échancrer entre le Haut des Molières vers 600 mètres, la Roche du Chapeau à 769 mètres et la Roche des Fées à 751 mètres, points de vue de plus en plus au sud et ouverts. L'Ormont occidental et ses prolongements vers les anciens hauts fermages forment le pittoresque versant de la vallée de Robache et barrent la vue au nord-est de la ville de Saint-Dié. Le territoire communal s’échelonne de 310 m en fond de vallée à 891 m d’altitude[10], le point culminant sur l’Ormont sur la roche du Sapin Sec en conglomérat.

La géologie du bassin permien ne permet nullement de comprendre à la fois les grandes cassures tectoniques qui orientent le relief depuis l'ère tertiaire, dans les grandes lignes soit parallèlement soit perpendiculairement au graben ou fossé d'effondrement alsacien. Le bassin de Saint-Dié est une zone de subsidence importante qui a attiré depuis le Permien les flux d'eau temporaires ou permanents. Ses zones basses sont surtout caractérisées aujourd'hui par les apports alluviaux de la Meurthe et de la Fave, actuellement rivières modestes, mais aux puissants flots il y a plus de huit mille ans pendant les phases ou saisons de déglaciation des hauteurs vosgiennes. Les matériaux fluvio-glaciaires charriés et délaissés en terrasses successives ont été accumulés sur des hauteurs impressionnantes avant d'être déblayés ou érodés, ainsi il en reste les reliques que sont le Haut d'Anould au-dessus de Richardville, le soubassement de l'habitat de la Roche des Fées, le dessus de la côte Callot menant sous le quartier de l'Orme, le haut de la côte de l'hôpital et du bois de Grattain culminant au-dessus de l'héliport de l'hôpital à 421 m d'altitude, soit 80 m au-dessus de la Meurthe actuelle en contrebas.

La forêt communale était encore dans les années 1950 une des plus grandes de France[11]. Les sentiers balisés par le Club vosgien peuvent suivre les sommets aux roches sculptées par l’érosion à mi-pente ou rester sur la ligne de faîte. De nombreux points de vue sont accessibles. Un belvédère aménagé, visible de la gare, est celui de la roche Saint-Martin au début du massif du Kemberg.

 
La Meurthe capricieuse a vu son parcours contraint.

Climat et pollution de l’airModifier

La base climatique peut être assez bien résumée par l’alternance de climat frison (plafond nuageux maussade, pluie et frimas au moins tous les trois jours, fraîcheur humide) et de climat continental bavarois (ciel clair, soleil en journée, fort refroidissement thermique nocturne).

La topographie et les flux atmosphériques dominants génèrent un microclimat. Il est marqué par des vents descendant des reliefs méridionaux sensiblement plus chauds et plus forts à basse altitude, ainsi que par la rareté des brouillards de fond de vallée hivernaux en comparaison avec ceux de la vallée de la Meurthe en aval ou en amont. Les précipitations annuelles à 360 m d’altitude (près de la gare) oscillent entre 800 mm et 950 mm d’eau. Elles peuvent être plus que doublées sur les sommets, 500 mètres plus haut.

La pollution, même en centre-ville, est très modérée. Les versants sous le vent descendant de la Madeleine ou les combes reculées du Kemberg-Saint-Martin, largement au-dessus de la voie rapide, inhabités, ont une eau et un air de très grande pureté.

L’amplitude thermique annuelle est toujours importante. On a relevé, depuis mi-2003, un record de froid de −17,9 °C le 1er mars 2005 et un maximum de 37,2 °C le 13 août 2003[12].

Relevé météorologique de Saint-Dié-des-Vosges
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 2 4 8 12 13 13 10 7 3 1
Température moyenne (°C) 2 3 7 9 13,5 17,5 18,5 18,5 15,5 11 5,5 3,5 10,4
Température maximale moyenne (°C) 4 6 12 14 19 23 24 24 21 15 8 6
Précipitations (mm) 101 91 89 82 103 98 82 84 83 98 105 110 1 126
Source : Le climat à Saint-Dié-des-Vosges (en °C, moyennes mensuelles) Météo MSN [2]
Météo-France, station de Sainte-Marguerite : précipitations en mm (1971-2000)


HydrographieModifier

La liste des 17 cours d'eau traversant le territoire de Saint-Dié-des-Vosges est[13] :

  1. Rivière la Meurthe
  2. Ruisseau de Herbaville
  3. Ruisseau de la Cense de Grandrupt
  4. Ruisseau des Trois Scieries
  5. Ruisseau le Taintroue
  6. Ruisseau de Basses Fosses
  7. Ruisseau de Robache
  8. Ruisseau de la Fouiere
  9. Ruisseau du Bois de la Burre
  10. Ruisseau de Coinches
  11. Ruisseau de Sauceray
  12. Ruisseau de la Goutte
  13. Ruisseau du Bois de la Famille
  14. Ruisseau de Foucharupt
  15. Ruisseau de l'Aunaie
  16. Ruisseau des Gouttes
  17. Ruisseau le Maubret

Faune et floreModifier

La modification des biotopes est considérable en parfois moins d’un siècle, induisant des modifications spectaculaires de la flore et de la faune[14]. Les prairies irriguées de la Meurthe, les zones humides des vallons autrefois aménagées, les champs et les prés de fauche des collines ont disparu. Ces milieux anthropisés depuis des millénaires ont souvent été abandonnés à des friches broussailleuses ou forestières ou carrément repris par la forêt, mais aussi et surtout de manière visible à un zonage urbain dévoreur d’espace sous forme de lotissements ou de quartiers résidentiels accessibles par des routes goudronnées. La flore ripisylve, celle des bosquets secs et des haies des collines, subsiste toutefois sous une forme relictuelle dans les espaces vagues, oubliés par le plan dirigiste de l’aménageur[15].

Le Tilleul planté dans le quartier canonial vers 1350, hiérophanie immémoriale près de la pierre hardie. Ayant une circonférence de 5 mètres 30 à un mètre du sol, il est aujourd'hui un véritable monument historique vivant[16].

 
Tilleul[17] planté dans le quartier canonial vers 1350, mais surtout hiérophanie immémoriale près de la pierre hardie.

La forêt vosgienne abrite plusieurs espèces d'arbres (61 % de sapins et 23 % de pin sylvestre, notamment), il y a des mousses, des plantes d’ombre, des herbacées, des lichens, des fougères dont certaines espèces ne poussent que dans les fentes des roches… Le territoire forestier accueille une diversité faunistique tels que les cerfs, biches, chevreuils, sangliers, petits carnivores, etc, ou des oiseaux comme le grand tétras, le faucon pèlerin, les palombes, le grand duc, ainsi que d'autres rapaces nocturnes et avifaunes[18].

Elle a fortement réduit maintes espèces autrefois abondantes de poissons ainsi que les crapauds et les tritons. Les crapauds des vallons, qui laissent un grand nombre de victimes écrasées par les roues automobiles, continuent imperturbablement leur migration printanière et automnale. Les oiseaux des champs ouverts comme la pie-grièche, les insectes des prairies comme les grillons des prés ont été victimes en grande partie de l’abandon des anciennes cultures[19].

La chouette hulotte qui niche dans les parcs ou jardins urbains survole banalement la ville à la recherche de rongeurs pour nourrir son petit[20]. En journée, quelques chevreuils, parfois des hardes, pâturent à proximité des habitations, la buse surveillant soit sur un haut perchoir soit avec son vol planant caractéristique et le faucon pèlerin pourchassent par surprise les bandes d’oiseaux familiers des maisons.

Voirie communale, routes et désenclavementModifier

La voirie communale est très développée. Ce réseau de chemins atteste de la vitalité des hameaux montagnards que la ville a progressivement englobés.

La commune est le point de rencontre de deux axes routiers, de Nancy vers Colmar et d’Épinal vers Strasbourg. Nancy est à 85 kilomètres, Strasbourg à 89 kilomètres par le col de Saales, Colmar à 57 kilomètres par le col du Bonhomme, Gérardmer à 29 kilomètres par le col de Martimpré et Épinal à 49 kilomètres par le col du Haut Jacques. La ville a bénéficié après les années 1980 d’un désenclavement routier, une voie de contournement l’évite. Mais le dispositif à quatre voies reste confiné localement malgré les améliorations de 2010 en direction de Nancy. L’ouverture du TGV Est en juin 2007 met Saint-Dié-des-Vosges à h 20 de Paris (un aller-retour quotidien).

 
Panorama vu des hauteurs du Kemberg.

Voies de communication et transportsModifier

Articles connexes : Déobus et Connex.

La reprise de la STAHV (Société de transports automobiles des Hautes Vosges) par Connex a eu lieu en 2004. Ce nouvel acteur envisage de modifier le paysage des réseaux de transport urbain des Vosges. Les réseaux d’Épinal, de Saint-Dié-des-Vosges et de Remiremont ont connu des modifications. À Saint-Dié-des-Vosges, le réseau urbain auparavant dénommé TUD (Transport Urbain Déodatien) est devenu Déobus. Il est exploité par BusEst, une filiale commune de Connex et Piot qui gère de nombreux réseaux dans l’Est de la France. De nouvelles lignes ont été créées et le parc d’autobus a été étendu et modernisé avec la mise en service de minibus et autobus à plancher surbaissé (Mercedes Sprinter et Irisbus Agora Line). Les véhicules possèdent la nouvelle livrée DéoBus.

 
La gare SNCF en 2009.
  • Une déviation de la RN 59 à l’aide d’une voie rapide longeant les contreforts du massif du Kemberg a permis de réduire le trafic routier au centre-ville.

Depuis plus de dix ans, l’effet de cet équipement routier est visible. Par un effet d’appel, il a valorisé les zones accessibles depuis la voie rapide, favorisant l’installation et le développement rapide des zones d’activités et de services. Ainsi le désengorgement du gros trafic poids-lourds a été réussi et l’essor de l’activité sur la prairie d’Hellieule s’est effectué au détriment d’un centre-ville qui a longtemps été le poumon marchand de la cité.

Article détaillé : Aérodrome de Saint-Dié-Remomeix.
  • Saint-Dié fait partie des destinations du TGV Est Européen depuis le . À cette occasion, la ligne entre Nancy et Saint-Dié-des-Vosges a été électrifiée et la gare a été rénovée (installation d’un système d’information en ligne, quais adaptés aux handicapés, espace de vente SNCF reconstruit, etc.). La vitesse du TGV de Lunéville à Saint-Dié est quasiment la même que celle de l’omnibus, pour des raisons de sécurité liés à la structure du réseau. Le confort et le prix du billet sont par contre plus élevés.
Article détaillé : Gare de Saint-Dié-des-Vosges.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

La nécessaire reconstruction d'une cité dévastée par les armées nazies en novembre 1944 fut l'occasion pour l'architecte Le Corbusier de concevoir un plan d'urbanisme général de la ville particulièrement en rupture avec l'organisation de l'espace urbain tel qu'il existait avant-guerre (une maquette du projet est visible au musée Pierre-Noël).

L'architecte urbaniste en chef de la Reconstruction, Jacques André, démissionnera en octobre 1945 en raison de la pression politique et médiatique en faveur de l'intervention de Le Corbusier à Saint Dié comme urbaniste-conseil. Le plan ministériel "Le Corbusier" ne fut pas immédiatement entamé, faute de matériaux disponibles, puis le projet, jugé audacieux et trop onéreux, fut rejeté par les associations d’habitants.

L'architecte Paul Malot reprendra les plans de Jacques André. Ces plans s’adaptent à la situation désastreuse de l’économie du bâtiment et à la lenteur de la reconstruction d’après-guerre. Tout en laissant des vides, plus tard aménagés ou recevant parfois jardins et arbres, l’architecte, promu urbaniste par les aléas, a lentement redessiné la ville actuelle, telle qu’elle est vue du ciel ou des belvédères de roches. Il a notamment contribué à créer des perspectives et des alignements géométriques.

 
L'axe gare-cathédrale

L’axe gare-cathédrale provient en particulier du réajustement des perspectives souhaitées par l’architecte. Cet axe a ensuite été affiné par les réalisations les plus récentes.

Nombreux sont les esthéticiens ou amateurs d’arts graphiques à regretter l’abandon du projet du ministère de la Reconstruction[21], confié à Le Corbusier. L’industriel Jean-Jacques Duval confie toutefois à Le Corbusier[22] la reconstruction de l’usine Claude-et-Duval, quai du Torrent et surveille le chantier et la qualité des matériaux qu’il paye de ses deniers. Cette usine privée montre ce qu’aurait pu être le visage de la ville[23].

La population, plongée dans ses préoccupations concrètes ne s'est pas réellement impliquée dans les choix dont on reconnaîtra ultérieurement l'intérêt. D’autres architectes de valeur ont œuvré sur commande de l’État et laissé leur griffe plus tard : mentionnons Jean Prouvé pour l’ensemble scolaire Paul-Elbel, école primaire en particulier, Aldo Travaglini[24] pour le nouvel hôpital et Henri Ballereau pour l’érection du quartier Kellermann[25].

Depuis 2015, le centre ville situé rive droite de la Meurthe, reconstruit entre 1945 et 1957 (place Général-de-Gaulle ainsi que les rues Dauphine, Stanislas et Thiers), bénéficie du label "Patrimoine du XXe siècle"[26].

LogementModifier

Le nombre de logements de Saint-Dié-des-Vosges a été estimé à 11 454 en 2007. Ces logements de Saint-Dié-des-Vosges se composent de 10 190 résidences principales, 176 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 1 088 logements vacants.

Avec une superficie de 46,15 km², soit une densité de population de 474,15 habs/km² pour une densité de logements de 248,19 logements/km²[27].

ToponymieModifier

La toponymie actuelle conserve la trace d’une multitude de lieux, hameaux, et de fermes près de la petite ville de Saint-Dié. L'immense majorité des toponymes séculaires, en dehors des repérages concrets des droits d'usages coutumiers, d'installations ou de propriétés anciens sont des toponymes gallo-romains du Ier siècle, à l'instar des contrées rurales environnantes.

Les contrées de la rive sud de la Meurthe entouraient le faubourg du Vieux-Marché, autrefois au cœur de la paroisse Saint Martin : La Bolle, Foucharupt, Hellieule, Le Faing Sainte-Marguerite, Les Moîtresses, Périchamps, La Prairie, Les Tiges. Elles jouxtaient les fermes : La Rouge Pierre, Cerisiers, Chartreuse, Chenal, Le Bihay, La Balonne, La Ménantille, Monplaisir, La Goutte du Rupt, Le Haut du Mont…

Les contrées sur la rive nord de la Meurthe environnaient la ville de Saint-Dié, autrefois ceinte de murailles et entourée de faubourgs tels Saint-Charles et Saint-Éloi : les Behouilles, le Breuil, Dijon, les Jardins (zone du Beaujardin), Grattain, La Fontenelle, Trois-maisons (au-delà du faubourg Saint-Éloi), Varcosée. Les fermes dont un grand nombre existaient déjà au XIIIe siècle, étaient : Les Jardins, Le Haut Jardin, Vigne-Henry, Paradis, Purgatoire, Enfer, la Behouille, Bois-Basselin, Tour Bayard devenue Tour Malakoff

Les Trois Villes, doyenné donné en compensation de dommages de guerre par le duc de Lorraine au chapitre de Saint-Dié en 1225, sont un domaine de trois contrées (Marzelay, Le Villé, La Pêcherie), qui ont toujours gardé ensemble une forte individualité. Elles ne semblent nullement appartenir au ban Saint Dié à sa fondation[28].

Enfin, Robache était une vieille mairie du ban Saint Dié, indépendante sous l’Ancien Régime, comprenant les écarts de Rétimont, Robache, des Raids de Robache et de La Culotte avec ses fermes : Les Behouilles, La Goule, Le Gouteau, Le Gouti, Ortimont, Saint-Roch (chapelle), Tour Bayant… Des lieux-dits porteurs de chapelottes, c'est-à-dire de petites statues de la Vierge ou de saints locaux, ont marqué la toponymie depuis l'époque médiévale. Le quartier de l'Orme provient d'un ou de plusieurs ormes à chapelottes. À proximité il y avait un sentier du sapin de la Vierge, un autre du chêne de la Vierge. La préservation des noms d'arbres n'est pas exceptionnelle dans la toponymie vosgienne, mais elle est limitée à des lieux sacrés très anciens repris tardivement par le christianisme.

Les quartiers officiels ont repris une grande part de ces toponymes.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom d'Ormont[29].

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire de Saint-Dié-des-Vosges.

Politique et administrationModifier

 
L’hôtel de ville vu de la Tour de la Liberté.

L’ancien hôtel de ville, reconstruit après l’incendie de 1757, se situait à l’angle de la rue Thiers et de la rue Stanislas. Son ancien fronton est toujours visible dans le parc Jean-Mansuy, près de l’espace François-Mitterrand.

Le nouveau bâtiment fait désormais face à la Tour de la Liberté.

Le maire de Saint-Dié-des-Vosges est David Valence (UDI), qui a succédé au socialiste Christian Pierret en 2014. La liste emmenée par David Valence (Saint-Dié Avenir) a été élue au second tour des élections municipales du 30 mars 2014 lors d'une triangulaire (après le retrait de la liste soutenue par Véronique Kher). La liste Saint-Dié Avenir était élue avec 47,94 %[30] des voix devant la liste de Union Pour Saint-Dié (UPS) de Serge Vincent ayant obtenu 41,95 % des voix et la liste Front National emmenée par Nathalie Tomasi avec 10,55 % des voix.

Résultats et tendances politiquesModifier

Voici les résultats du 2d tour de l'élection présidentielle à Saint-Dié-des-Vosges : Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 63,1% des suffrages exprimés. Il devance Marine Le Pen (Front national) qui récolte 36,9% des voix.

Sur l'ensemble des électeurs, 5,15% ont voté blanc[31].

Finances localesModifier

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[32] :

  • total des produits de fonctionnement : 37 327 000 , soit 1 690  par habitant (communes de la strate démographique : 1 481 ) ;
  • total des charges de fonctionnement : 35 723 000 , soit 1 617  par habitant (moyenne des communes de la strate démographique : 1 358 ) ;
  • total des ressources d’investissement : 7 339 000 , soit 332  par habitant (moyenne des communes de la strate démographique : 492 ) ;
  • total des emplois d’investissement : 8 642 000 , soit 391  par habitant (moyenne des communes de la strate démographique : 460 ) ;
  • endettement : 35 925 000 , soit 1 626  par habitant (moyenne des communes de la strate démographique : 1 109 ).

Avec les taux de fiscalité communaux suivants :

Cantons de Saint-Dié-des-VosgesModifier

Saint-Dié-des-Vosges est divisée depuis 1982 en deux cantons dont elle est le chef-lieu. De 1982 à 2015, il s'agissait de :

Avec le redécoupage de 2014, la ville reste séparée en deux cantons plus grands :

JumelagesModifier

La ville de Saint-Dié-des-Vosges est jumelée avec[33]:

Le long de la Meurthe, un parcours boisé et aménagé porte le nom de « Promenade des villes jumelées ».

LabelsModifier

La ville est classée " Trois fleurs " au concours des Villes et villages fleuris[34].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[35],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 20 079 habitants[Note 2], en diminution de 6,38 % par rapport à 2010 (Vosges : -2,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
5 1115 3466 2516 8237 7077 9068 3368 7829 006
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
9 55410 47212 31714 51115 34217 14518 13621 39621 481
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
22 13623 10820 31519 38919 69520 31515 63720 95223 108
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
25 11725 42323 75922 63522 56921 64221 36120 079-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Entre 1990 à 1999, le solde migratoire est négatif de 785 habitants, malgré un solde naturel cumulé positif de 719 habitants : les naissances ne suffisent pas à compenser les départs.


Pyramide des âges à Saint-Dié-des-Vosges en 1999[37] en pourcentage.
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
Avant 1905
0,9 
2,6 
1905-1924
5,5 
5,7 
1925–1939
8,3 
8,1 
1940-1954
8,9 
10,1 
1955-1969
10,2 
10,8 
1970-1984
10,4 
9,6 
1985-1999
8,8 


Selon l’INSEE, l’unité urbaine de Saint-Dié englobe six communes voisines : Sainte-Marguerite, Saint-Michel-sur-Meurthe, Taintrux, Nompatelize, Remomeix et Coinches. La population en était de 27 392 unités en 1962 et de 29 443 en 1999. Son aire urbaine, composée de 34 communes, en comptait 40 231 et 45 708 à ces mêmes dates. Son bassin de vie en 2012 compte 43 communes, il s'étend des Arrentès-de-Corcieux à Saales[38].

 
Saint-Dié-des-Vosges, centre de l'unité urbaine.

EnseignementModifier

La commune de Saint-Dié-des-Vosges dépend de l'académie de Nancy-Metz (rectorat de l'académie de Nancy-Metz) et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique des Vosges.

Pour le calendrier des vacances scolaires, Saint-Dié-des-Vosges est en zone B.

Sur la commune de Saint-Dié-des-Vosges, 28 établissements scolaires sont ouverts : 17 écoles, 5 collèges et 6 lycées[39].

La commune, chef-lieu d’arrondissement, offre une gamme élargie d’institutions scolaires: enseignements secondaires ou techniques et très récemment, supérieures. Ces entités forment un pôle éducatif au service de l’arrondissement. L’État et à moindre échelle la commune de Saint-Dié, par des aides aux déplacements, accordent aussi leurs soutiens aux structures privées, bien représentées au sein de la ville. Il est à noter, en matière d'attractivité des établissements déodatiens, que l’inscription dans les établissements secondaires d’élèves issus de la vallée de la Bruche, réminiscence des limites départementales d’avant 1871 et de la frontière linguistique, a perduré jusqu’aux années 1980.

 
IUT de Saint-Dié-des-Vosges.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

 
La ville se proclame capitale mondiale de la géographie.
 
Près de la statue de Jules Ferry, une danseuse et des tambourinaires du Ballet national rwandais Urukerereza lors du 22e Festival international de géographie.

Le Festival international de géographie, abrégé en FIG, est organisé depuis 1990. Le comité directeur du Festival en accord avec la municipalité a retenu les quatre derniers jours de la première semaine d’octobre. Les délibérations scientifiques préparatoires ont souvent lieu à Paris. Au terme de la semaine festivalière est décerné notamment le prix Vautrin-Lud, reconnu par la communauté scientifique internationale des géographes comme le « prix Nobel de géographie ». En particulier, le salon d’exposition de travaux scientifiques est depuis 1995 un des rares hauts-lieux de rencontres de chercheurs géographes au plan national.

Au-delà de la manifestation populaire soutenue par les plus hautes instances représentatives des géographes, le comité d’organisation a fait reconnaître le prix Vautrin-Lud qui couronne les travaux d’un géographe émérite comme la plus haute distinction en matière de géographie, discipline pour laquelle il n’existe pas de prix Nobel. Cette manifestation a été réduite d'une journée pour sa 25e édition pour des raisons économiques.

Tous les ans, du 7 au 13 juillet, a lieu la Semaine de la Liberté organisée par la municipalité et articulée autour de multiples manifestations dans les rues de la ville ou sur des scènes montées sur place. Elle a d'abord été remplacée par « Les Arts en Liberté » se déroulant chaque année du 9 au 13 juillet. En 2015, à la suite du changement de politique de la municipalité, cette manifestation est supprimée. Des animations tout au long de la saison estivale sont désormais privilégiées.

Depuis 2006, la ville accueille le festival Drop'n Rock. Suivant les années, il est organisé au mois de juin ou de juillet au Parc des Sports.

En 2008 s'est déroulé au Géoparc, du 21 au 22 juin, la troisième édition des Aérofolies, manifestation aérienne qui a rassemblé plus de 13 000 personnes[40].

SantéModifier

 
Le centre hospitalier situé en hauteur de la ville, offre une vue sur le centre-ville et les montagnes environnantes.

La population du bassin de vie déodatien (soit environ 90 000 habitants) bénéficie de la présence dans la ville du centre public hospitalier Saint-Charles[41]. D'une capacité de 450 lits, celui-ci dispose des spécialités médicales attendues d’un établissement de cette dimension (cardiologie, médecine générale, maternité, endocrinologie, médecine gériatrique, pneumologie, chirurgie...).

Le centre hospitalier ayant en 2018 une capacité de 450 lits et places, dont[42] :

Médecine : 128

Chirurgie : 77

Gynéco-obstétrique : 30

Moyen séjour : 30

Long séjour : 30

Hébergement : 155

SportsModifier

Le sport déodatien fut longtemps placé sous une égide associative unique, les Sports réunis déodatiens ou SRD. Baptisée primitivement Stades réunis déodatiens, elle est née de la nécessité, au cours de la période d’après-guerre, de concrétiser une solidarité entre tous les sportifs, en premier lieu pour maintenir l’accès au plus grand nombre, en second lieu pour partager au mieux les équipements disponibles et minimiser les coûts de gestion. Cette structure collégiale, à l’exception notable du tennis et de quelques autres sports individuels, a disparu en 1996.

En étant ville de départ de la 5e étape de la 106e édition du Tour de France, la ville, pour la première fois de son histoire, accueillera « la Grande boucle » en 2019[43].

InstallationsModifier

Une vingtaine d’installations sportives ont été mises en place ou rénovées au cours des quatre dernières décennies, ce qui a permis l’apparition de multiples manifestations. Certaines de ces installations doivent être ajustées aux normes sportives actuelles.

Les équipements disponibles ou aménagés sous le contrôle des associations sportives permettent la pratique des principaux sports collectifs et des disciplines phares de l’athlétisme, mais aussi de gymnastique rythmique, de natation, de trampoline, de tennis de table, d’escrime et de tir, de judo et sports de combat style aïkido, karaté, lutte gréco-romaine, d’haltérophilie pour débutants et de saut à cheval sur parcours réduit…

Le club de tennis gère de nombreux cours à l’air libre ou sous abris. Les golfeurs disposent de quelques trous aménagés et de lieux d’exercice.

En dehors des équipements municipaux ou élaborés avec un partenariat municipal, il existe des structures privées. Le Géoparc est un complexe sportif et nautique privé. Il existe des salles de billard et de bowling.

Un skatepark d’une surface de 1300 m² est situé à l’emplacement actuel de l’aire de jeux pour enfants et ses alentours[44].

Résultats sportifsModifier

À la fin des années 1970, l’équipe de football des SRD accéda à la division 2 en 1976/77, qui déclina rapidement aux cours des années 1980. Actuellement, les sponsors de l’arrondissement supportent l’équipe de Raon-l’Étape qui bénéficie d’un accord de proximité avec le club nancéien.

En 2007, le club de basket-ball et le Rugby club ont été rétrogradés en divisions inférieures. Le Rugby Club sous la direction du président Collet avait réussi une ascension au-delà du niveau régional. Mais après son retrait, le Rugby Club n’a pu se maintenir.

Dans le cadre d’un partenariat avec la Fédération française de volley-ball, la ville héberge l’équipe de France féminine de volley-ball. Son équipe dirigeante, en raison de précédents résultats fort modestes, ne pouvait honorer au début du millénaire les hausses de locations d’équipement en banlieue parisienne. Les amateurs de volley d’Alsace et de Lorraine ont pu voir quelques matchs et tournois internationaux. La ville a notamment accueilli en 2005 le tournoi de pré-qualification pour le Mondial seniors féminin de 2006. La ville a organisé, en partenariat avec la ville de Metz, la phase finale du Championnat d’Europe junior féminin 2006.

Lié à cette présence des installations fédérales, un club de volley-ball féminin avec la particularité d’une équipe junior est installé sur la commune ainsi que des équipes de handball.

Le tir à l’arc se développe. Les équipes de tir à la carabine, longtemps privés d’équipement à la suite d'un incendie, organisent des petites compétitions régionales.

La ville a une longue tradition en matière de tennis de table même si, depuis quelques années, la section pongiste des Stades réunis déodatiens connaît la concurrence du club d’Etival-Clairefontaine supporté quant à lui par une grande marque papetière.

En plus du sport, de nombreuses activités peuvent être pratiquées sur la commune, billard, boules…

Activités de plein airModifier

Le cadre forestier est adapté à la pratique sportive du VTT ou encore de la randonnée ou la course à pied ou à vélo. Le « Trail des roches », épreuve payante de fond ou de marathon, à forts dénivelés est sélective. Elle emprunte depuis quelques années en mai un parcours tracé dans les sentiers aménagés par les bénévoles du Club vosgien. Les concurrents arpentent les collines boisées ceinturant un massif de grès voisin de la ville.

La section d’athlétisme valorise la pratique de la course. Elle en fait aussi, chaque mardi soir sur l’anneau de course du stade Emile Woehrlé, un moyen de rencontre entre jeunes et chefs d’entreprise. La section organise gratuitement, chaque année, pour tous les publics une course ou marche familiale le long des berges de la Meurthe.

Les aménagements urbains autorisent la pratique du skateboard, mais la pratique urbaine du deux roues n'est pas encore au mieux de la sécurité.

Sports des anciens montagnards et modernitéModifier

Les jeux montagnards, anciens et assimilables à d’autres formes modernes basques ou anglo-saxonnes, comme la pelote qui se joue à main ou à batte repoussante, contre un mur jouxtant à angle droit une surface de rebond de forme délimitée, la balle qui consiste à atteindre par tous moyens avec celle-ci un lieu gardé par une autre bande, ou le mélange variable des deux façons dans un espace délimité, ont quasiment disparu.

Sports pour handicapésModifier

Répondant à une forte demande, les SRD ont développé une section handisport[45], proposant des activités physiques et des jeux de balles soit spécifiques soit adaptés suivant le handicap.

Sports mécaniquesModifier

  • Saint-Dié fut ville-étape du rallye Alsace-Vosges à plusieurs reprises (manche du championnat de France). La région déodatienne va prochainement accueillir une spéciale du Rallye de France en WRC dans le pays d'Ormont.
  • Le circuit du Géoparc accueille plus ou moins régulièrement la super-finale sur glace du Trophée Andros : 2005, 2007... 2015. Une super-spéciale du rallye Alsace Vosges s'y est déroulée en 2005. En 2015, il accueille la Super-Finale du Trophée Andros.
  • Une piste de voiture radiocommandée est installée à Anould, à 12 km en amont de Saint-Dié-des-Vosges, (Carazard-Modélisme[46]).

Sports de l’espritModifier

Chaque année, pendant le week-end de Pâques, se déroule un Open international d’échecs. À l’instar du cercle d’échecs, les clubs locaux de bridge et de Scrabble dépendent eux aussi de la fédération des Sports réunis déodatiens.

MédiasModifier

Presse écriteModifier

TélévisionModifier

  • Vosges Télévision[49] : chaîne locale privée des Vosges.
  • France 3 Lorraine : chaîne locale publique de la région, elle est basée à Nancy. Elle peut parler de l'actualité locale lors de ses décrochages régionaux dans le 12/13, 19/20 et Soir 3.

Le site d'émission de la Montagne d'Ormont (Saint-Dié 2) émet les chaînes de la TNT[50] pour les déodatiens dont France 3 Lorraine et Vosges Télévision.

Radios localesModifier

Saint-Dié dispose d'une bande FM riche depuis 2011. Parmi ces 23 radios, il y a 5 radios locales :

Les radios nationales émettant sur Saint-Dié-des-Vosges :

Il existe par ailleurs une webradio qui se nomme Radio Saint-Dié, lancée le 1er janvier 2018 et accessible à l'adresse : http://www.radiosaintdie.fr/

CultesModifier

La population déodatienne dispose : d'une cathédrale, de deux églises (l'église Notre-Dame de Galilée attenante au cloître et l'église Saint-Martin située sur la rive gauche de la Meurthe) ainsi que de deux chapelles (chapelle Saint-Roch et chapelle dite du "Petit-Saint-Dié") ; d'un temple protestant, d'une mosquée et d'une synagogue.

Les cultes catholique, réformé et musulman sont régulièrement assurés dans leurs édifices religieux respectifs. En revanche la synagogue, reconstruite après avoir été sinistrée en novembre 1944 n'est plus, depuis la deuxième guerre mondiale, qu'exceptionnellement utilisée pour le culte israélite[53].

ÉconomieModifier

À la fin du XIXe siècle, Saint-Dié était une petite ville industrielle. Aujourd'hui, l’essentiel des activités de services est sous le contrôle de l’État : services hospitaliers, écoles et établissements d’enseignement publics ou privés. Quelques gros centres publics sont devenus les plus gros employeurs. Les entreprises industrielles qui ont assuré un rayonnement à la ville au cours de la seconde partie du XXe siècle ont disparu ou ont été, en tout ou en partie, délocalisées dans les pays de l’Est européen. La plupart des commerces indépendants du centre-ville ont périclité, supplantés par les chaînes et les grosses entreprises de services marchands et de distribution. Le hard-discount est un des rares secteurs en croissance continue sur les dix dernières années[54].

 
La rue Gambetta vue de la gare.

SocialModifier

Saint-Dié-des-Vosges appartient à la diagonale urbaine de la pauvreté du Sud-Est lorrain[55]. Le long déclin économique de Saint-Dié est masqué et n’apparaît que depuis peu car la natalité s’est maintenue à des taux plus élevés pendant les années soixante que dans le Sud des Vosges dont les terroirs les plus à l’ouest sont en voie de désertification.

Les taux de chômage et d'absence d'emploi réels cumulés sont supérieurs à 20 %, mais ce sont surtout le faible niveau de qualification de la jeunesse, le vieillissement accéléré de la population, les nombreux départs en retraite des plus aisés vers le sud de la France qui pénalisent la ville. Les jeunes couples à fort revenus s’installent dans les communes environnantes en croissance afin de fuir les taux d'impôts locaux élevés. À Saint-Dié-des-Vosges, plus de 55 % des foyers fiscaux ne paient pas l’impôt sur le revenu.

La ville équilibre son budget en partie grâce aux subventions de l’État. Pour conserver celles qui sont issues d’un contrat de plan réservé aux villes moyennes, elle doit garder une population minimale de 20 000 habitants. Le maintien de l’habitat social, en particulier une fraction des constructions le Toit Vosgien, est de facto une nécessité. Notons que le taux d’habitants propriétaires est de l’ordre de 35 %. Le revenu annuel moyen par ménage s’élevait en 2001 à 13 774 €. Ce qui caractérise aussi Saint-Dié-des-Vosges est une forte disparité de revenus entre habitants, comparée aux autres communes[56].

Actifs en emploi et chômeurs à Saint-Dié-des-Vosges[57]
Données 2015 Saint-Dié-des-Vosges % de la population active de 15-64 ans Moyenne des villes
Actifs en emploi 5 963 73,6 % 89,0 %
Chômeurs 2 144 26,4 % 11,0 %
Inactifs 3 867 18,3 % 14,6 %

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La ville a obtenu un label « station touristique » en 1998, et la valorisation de ses atouts patrimoniaux — en complément de l’attrait du massif vosgien — s’affiche parmi ses priorités. La ville a été dénommée la « marraine de l’Amérique » par un journaliste de New York, Henry Charles au début du XXe siècle. La première carte du Nouveau Monde a été conçue par un cénacle de cinq savants, surnommé le « GYMNASIUM VOSAGENSE » dont le cartographe Martin Waldseemuller et des humanistes lettrés attirés en 1507 par le chanoine mécène de la Collégiale, Gautier Lud, maître général des mines de Lorraine et conseiller de René II, duc de Lorraine (1473-1508). Reconnaissant le mérite d’Amerigo Vespucci qui le premier a reconnu que les terres nouvellement découvertes par Christophe Colomb étaient non pas les Indes ou l’Asie, mais véritablement une nouvelle partie du monde, ils ont qualifié le nouveau continent America[58], dans une petite publication à Saint-Dié des Vosges, le dimanche 25 avril 1507 : la Cosmographiae Introductio qui accompagnait deux cartes, une mappemonde murale géante en douze feuilles imprimées, et une planche imprimée en douze fuseaux à découper et à fixer sur une boule en bois, afin de réaliser un globe terrestre de poche. Le seul exemplaire original subsistant de nos jours de la carte murale universelle est exposée dans le bâtiment Jefferson de la bibliothèque du Congrès américain, à Washington, D.C., à côté des documents prestigieux de liberté que constituent la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776 et la Constitution des États-Unis d’Amérique. On connaît aujourd'hui quatre exemplaires de la carte-globe en douze fuseaux : un à l’université de Minnesota (États-Unis), un à Munich (Staatsbibliothek), un à Offenburg (Stadtbibliothek), et le dernier exemplaire, actuellement en mains privées a été vendu en 2005 chez Christies à Londres[59].

Article détaillé : Planisphère de Waldseemüller.
  • Considéré par quelques guides comme le deuxième site archéologique du département des Vosges, le camp celtique de la Bure n’a rien de comparable avec le Grand romain. Le site fortifié de hauteur occupe une superficie de 3 ha et domine l’ancienne voie des Saulniers - via salinatorium - qui reliait autrefois Etival à Andlau, en passant par Saales. Ce castellum fut habité en permanence du Ier siècle avant jusqu’au IVe siècle apr. J.-C. Le fossé, les différents remparts, les poternes, les bassins, mais aussi les objets aujourd'hui exposés au musée Pierre-Noël, témoignent de l’activité de ce camp retranché jusqu'à l’hypothétique arrivée des Alamans en 352.
  • Par la fréquentation et l’attrait touristique, l’ensemble cathédral de Saint-Dié supplante tous les autres lieux de la ville. L’art médiéval, celui de la Renaissance, puis le classicisme, sont illustrés notamment par cet ensemble cathédral en grès rose comprenant, du nord au sud, l’église Notre-Dame-de-Galilée, le cloître et la cathédrale. Éprouvée par plusieurs incendies et surtout par la Seconde Guerre mondiale, la cathédrale, restaurée, bénéficie aussi d’un mobilier et de vitraux non figuratifs signés des grands noms de la non-figuration française. Un orgue a été récemment installé au-dessus de l’entrée par le facteur d’orgues Pascal Quoirin.
  • Édifiée à partir du XVe siècle, la chapelle du Petit-Saint-Dié s’élève à l’endroit même où saint Dié, fondateur légendaire du ban religieux, établit son refuge vers 660 près d’une puissante source d’eau qu’il avait fait jaillir d’un jet de sa hache depuis le Rossberg. Plus tard, un oratoire fut élevé, puis une chapelle qui fut sauvé de la destruction à l’arrivée du chemin de fer par l’évêque de Saint-Dié et adjointe dans l’enceinte d’un couvent de religieuses contemplatives à la fin du XIXe siècle. À proximité du lieu, deux fontaines d’eau déclarées ferrugineuses à la fin du XVIIIe siècle ont permis l’engouement pour l’hydrothérapie. Des thermes ont été aménagés à côté de la gare. Une messe avec chorale a lieu tous les 19 juin en matinée.
  • Pour donner un lieu convenable aux pestiférés à proximité de la ville, Vautrin Lud, le chanoine et maître de la confrérie Saint-Sébastien, fait agrandir vers 1500 une ferme attenante à une vieille chapelle Saint-Roch, autrefois sainte Roche au milieu des vignes de l’Ortimont. Cette chapelle permettait depuis le XIIe siècle d’accueillir les chrétiens de la communauté de Robache. Elle abrite aujourd'hui un retable de l’Assomption. Cette œuvre du peintre vosgien Claude Bassot et datée de 1625 a permis la sauvegarde de l’ensemble menacé de destruction qui peut être visité gratuitement après la messe de la saint Roch.
  • Incendiée lors d’un feu d’artifice, puis reconstruite en 1902, l’église Saint-Martin est de style néo-roman. Une série de vitraux, dont plusieurs illustrant la vie de saint Martin, ont bien résisté aux destructions de 1944.
  • Église Notre-Dame-de-Galilée XIIe siècle.
 
Petite église Notre-Dame-de-Galilée à Saint-Dié.

Cette église est mise en vente, à la révolution.En 1797, Michel Antoine Lallemend (1764-1836), maire de Saint-Michel de 1793 à 1830, la sauve de la dégradation, par son rachat, et la redonne au clergé le 14 mars 1805. Une description de l'historique en a été faite par l'abbé L'HOTE en 1886 [60]. Celle-ci fut redonnée au clergé le [61]. notice historique du Cercle cartophile Vosgien par Michel Dieudonné [62]

  • Synagogue : achat en 1860 de l'oratoire, de l'impasse des Capucins, que les protestants n'utilisaient plus depuis 1856. Cet oratoire devient la synagogue de la communauté en 1863 et le reste jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[66].
  • Le musée Pierre-Noël est consacré à la vie dans les Hautes-Vosges. Une grande partie du premier étage est consacrée à la faune et la flore, avec une partie de la collection ornithologique de Gaston Laurent, sans oublier les traditions, techniques, modes de vie des populations montagnardes de la civilisation de l’attelage. Au rez-de-chaussée, le musée présente une fraction de la collection archéologique liée au camp celtique de la Bure. Les sous-sols abordent l’histoire des derniers siècles, mettant à l’honneur l’homme d’État Jules Ferry, les guerres mondiales et l’aviateur salixien René Fonck. Les collections militaires font l’objet d’une thématique opposant troupes françaises et allemandes au cours des trois conflits. Une exposition annuelle inédite sur la défense passive en 1939-1940 est visible. Les beaux-arts et les arts décoratifs y sont bien représentés, et deux sections sont consacrées au couple Claire et Yvan Goll et au projet d’urbanisme que Le Corbusier proposa dans l’immédiat après-guerre au ministère de la reconstruction pour la ville sinistrée.
  • C’est la silhouette blanche de la Tour de la Liberté, conçue par les architectes Jean-Marie Hennin et Nicolas Normier, qui, pour certains Déodatiens, idéalise la petite ville moderne[67]. Espace de rencontres et d’expositions à l’accès payant, elle héberge le musée Georges Braque - Métamorphoses qui présente une importante collection de bijoux, sculptures et céramiques que Georges Braque et Heger de Loewenfeld créèrent entre 1962 et 1963. Cet édifice devait n’être qu'une construction éphémère dans le Jardin des Tuileries à Paris pour le bicentenaire de la Révolution en 1989. Elle fut récupérée et montée à Saint-Dié face à l’hôtel de ville[68].
  • Depuis 2005, un complexe touristique privé s’est installé dans la prairie d’Hellieule, Géoparc. Ce centre touristique, ouvert chaque jour et toute l’année, est doté d’un centre de sécurité routière. Un anneau sert, en saison froide, de centre d’apprentissage à la conduite automobile sur glace.

Équipements culturelsModifier

L’enseignement sous le contrôle de l’État a obéi à des impératifs nationaux différents. Après 1914, s’impose la préoccupation sociale de l’entre-deux-guerres. Elle est modifiée après-guerre de plus en plus fortement pour correspondre à une adéquation temporaire face aux mutations des modes de vies et surtout des facteurs économiques. Au cours des années 1970, l’enseignement technique est pris en charge par l’État, qui remplace la formation au sein des écoles d’entreprises locales, par exemple chez le métallurgiste Gantois.

Vie artistiqueModifier

Nombre de peintres connus ou d’amateurs de Beaux-Arts déclarés, affirmant leur individualité, parfois empreinte d’une gravité religieuse, témoignent de l’engouement esthétique de générations de Déodatiens. De petites structures associatives ont permis l’expression aux plus favorisés. En partie en marge par sa naissance populaire, le Groupement Artistique Vosgien, crée et dirigé par Albert Ohl des Marais, a toutefois dévoilé la richesse des contributions locale en sculpture et peinture.

Vie associativeModifier

Les bénévoles de la société des promenades tracent, rénovent et entretiennent les sentiers, l’aéroclub de Remomeix initie aux techniques de vol durant l’entre-deux-guerres. De rares chercheurs bénévoles explorent le terrain, étudient la nature ou recueillent la mémoire populaire, se confrontent aux archives. Causeries et conférences, spécialités reconnues de la Société philomatique vosgienne, ainsi que déclamation théâtrale en d’autres lieux de spectacles ou de commémoration, marquent ces temps incertains des années trente où la radiophonie s’invite dans les foyers.

L’apogée du rayonnement philomate a été atteint sous la présidence de Georges Trimouille, en particulier pendant les premières années de sa retraite. Les fouilles de la Bure animées en particulier par Georges Tronquart attestent cet essor.

Une césure au début des années soixante-dix caractérise la croissance des institutions culturelles. Elle s’explique par un passage de relais, partiellement réalisé, entre bénévoles et permanents fonctionnarisés. Dopées par l’afflux d’hommes et de moyens permanents, les institutions atteignent un apogée rapide, avant de régresser dans les années 1990.

La bibliothèqueModifier

Saint-Dié-des-Vosges dispose d’une médiathèque de centre-ville et d'une bibliothèque annexe dans le quartier de Saint-Roch/l'Orme. Une annexe, construite dans le quartier Kellerman en 1973, a été fermée en 2015, après son transfert dans des locaux exigus en 2011. Elle possède des collections patrimoniales peu communes pour une petite ville : 90 000 documents, dont 60 000 livres imprimés, 1100 manuscrits et 144 incunables ainsi, qu'entre autres pièces rares, le « graduel de la collégiale de Saint-Dié » [69]. Aujourd'hui, la médiathèque favorise l’accès aux ressources informationnelles à travers ses espaces multimédias, ses abonnements en ligne, mais aussi par la consultation à distance de son catalogue.

Petit historiqueModifier

Dès 1790, deux membres du conseil d'administration du district réclamèrent la création d’une bibliothèque à partir des confiscations révolutionnaires. La bibliothèque communale de Saint-Dié existe déjà en l'an II[70]. La consultation d'une réunion de livres, environ 200 à 250 volumes, est autorisée sur demande écrite : ils proviennent principalement de dépôts de Raon-l'Etape et de Saint-Dié, des bibliothèques des maisons religieuses des Capucins et de l'ancien chapitre de Saint-Dié. La bibliothèque est installée dans deux salles de l’hôtel de ville. En l'an X, le fonds s'enrichit d'une partie des livres du séminaire et de l’évêché supprimés. Il faut attendre 1802 pour que les 6 460 volumes de l’ancienne abbaye des Prémontrés d’Étival y soient conduits sur ordre de mise au sec du préfet des Vosges. Les bâtiments stivaliens récemment et en grande partie dévastés par les flammes perdent aussi à cette occasion leurs grandes boiseries remontées à Saint-Dié. L'extension du fonds se poursuit en 1807, avec 487 livres tirés initialement des abbayes bénédictines de Moyenmoutier et de Senones.

Le fonds initial de la bibliothèque soit 6 894 volumes comptabilisés en 1814 s’accrut fort peu au cours du XIXe siècle, hormis le leg Ferry-Schutzenberger en 1880 (715 volumes)[71].

La bibliothèque a été l’objet de l’attention bénévole de ses utilisateurs, défenseurs et animateurs, en particulier de la Société philomatique vosgienne qui fait don en 1901 de l'ensemble de ses collections, soit environ 5500 volumes. La bibliothèque municipale a reçu des dons importants depuis le XIXe siècle (Edouard Ferry-Schutzenberger, Isidore Finance, Fernand Baldensperger, etc.). Georges Baumont, philomate bénévole assidu au fichage, ancien président au début des années trente, a repris après-guerre la charge du bibliothécaire Augustin Pierrot. En 1954, le bureau de Jules Ferry (meubles, dossiers, correspondance) est mis en dépôt par la Sorbonne. Les collections se sont enrichies de deux fonds surréalistes : les legs Claire et Yvan Goll (livres et manuscrits) en 1977 et Maxime Alexandre en 1997.

Livres et lecteursModifier

Albert Ronsin, bibliothécaire après 1961, a agrandi les lieux de lecture et de consultation, facilitant ainsi l’accès individuel au fichier, grâce au déménagement en 1966 de la rue d’Hellieule dans les locaux de la rue Saint-Charles. Il s’est efforcé d’attirer des chercheurs lorrains et alsaciens tout en développant une bibliothèque au service de tous. La lecture publique était en essor dès les années d’après-guerre, la bibliothèque, après 1960, a embauché du personnel tout en gardant ses soutiens bénévoles. Elle s’est décentralisée plus tard dans les quartiers populaires de Kellermann et de Saint-Roch.

La mixité employés permanents/bénévoles occasionnels, les échanges entre lecteurs et chercheurs, l’édition de feuilles de rencontre avec un atelier d’imprimerie installé à demeure, en particulier la feuille de liaison « Regard », a permis de hausser la fréquentation et le taux de lecture de la ville a atteint le niveau d’excellence national en 1977/78. Toutefois un lent puis un rapide déclin a caractérisé cette activité de loisirs que la municipalité, après 1990, a voulu uniquement populaire.

Le musée de Saint-DiéModifier

Le premier musée de Saint-Dié à l’initiative de la Société philomatique vosgienne née en 1875 a été ouvert en 1876[72] sous forme d’un petit musée minéralogique, puis en 1878 sous forme d’un musée d’art en contact avec le ministère des Beaux-Arts dès sa constitution. La gestion est du ressort de la société savante et les locaux sont les étages de la mairie qui soutient l’initiative. Rangées, puis dispersées et oubliées lors du premier conflit mondial, les collections amalgamées pendant les décennies d’avant-guerre ont été ensuite rassemblées, puis renforcées par de nouvelles acquisitions de la ville. Honorée de la Légion d'honneur, la municipalité souhaitait maintenir dans les locaux de sa mairie un lieu de commémoration. Elle avait en conséquence déplacée entre 1919 et 1921 la bibliothèque, ainsi que la Société philomatique vosgienne dans des locaux rue d’Hellieule.

Le musée municipal a été inauguré en 1924. Le peintre post-impressionniste Charles Peccatte avait géré le musée d’art et de peinture dès 1907. Il s’est mis au service de la municipalité en 1919 et a réaménagé un nouveau musée pour la mairie : il en est nommé officiellement conservateur en 1925. Son musée a disparu par faits de guerre en novembre 1944 à la veille de la Libération.

Un nouveau musée a été partiellement et lentement reconstitué aux lendemains de la destruction de la ville, c’est le fruit d’un partenariat entre la municipalité fournissant des locaux rue d’Hellieule et les bénévoles de la Société philomatique vosgienne, parmi d’autres anonymes, qui récupèrent les pièces ou objets de valeur dispersés, incitent aux donations bénévoles ou suggèrent des acquisitions de prestige à la municipalité. Les lettres de la femme du président Paul Evrat témoignent de l’inlassable activité de son mari, en faveur de la Société philomatique et de son nouveau musée. La vieille Société savante compte surtout de grands collectionneurs, ainsi Henri Grandblaise signale à la Ville un grand nombre d’opportunités et facilite l’acquisition de sa propre collection numismatique. De grandes collections locales du plus haut intérêt par leur qualité et leur richesse ont ainsi été achetées par la Ville entre 1959 et 1967. Elles ont rejoint par exemple la collection Ferry, sortie intacte de la guerre et augmentée d’un dépôt significatif de la Sorbonne en 1955.

La Société philomatique vosgienne a fait don, en 1949 puis en 1957, des œuvres et pièces qu’elle avait collectées et n’a cessé d’apporter son expertise et de mettre en valeur les collections. Ainsi, le bibliothécaire Albert Ronsin se charge à ce titre de la gestion du musée. Il propose au début des années 1970 son implantation étendue à côté d’une nouvelle bibliothèque dans l’ancien palais épiscopal.

Le bâtiment actuel, qui deviendra le musée Pierre-Noël, est construit de 1973 à 1975. La première exposition s’est ouverte le 5 mars 1977, Albert Ronsin est nommé conservateur du nouveau musée municipal, dotée de locaux, de moyens et employant un personnel permanent. Petit à petit, à partir de 1978, les collections « permanentes » se sont mises en place avec une ouverture au public échelonnée jusqu'en 1987. Jusqu'alors agréé « musée contrôlé » par la direction des Musées de France. Le musée Pierre-Noël a obtenu le tout nouveau label « musée de France » le 1er octobre 2003 à la suite de la loi sur les musées du 4 janvier 2002.

Le musée Georges-Braque "Métamorphoses"Modifier

Sous ses grandes ailes, la Tour de la liberté abrite depuis 1994 une prestigieuse collection de bijoux créés par le maître lapidaire Henri-Edouard Heger de Loewenfeld d’après l’œuvre de Georges Braque (période des Métamorphoses). Elle se compose de cinquante-trois bijoux, dont treize archétypes (un seul exemplaire), les autres étant des originaux réalisés à huit exemplaires au plus.

Vie militaireModifier

De 1870 à 1918, Saint-Dié est une petite ville de garnison. Après le conflit de 1870, les forces d’occupation de l’armée prussienne choisissent d’abord près de la route sur la prairie en amont du faubourg Saint-Martin un lieu possible de rassemblement d’hommes et de matériel. La Landwehr qui a décidé de repartir ses unités en Lorraine le 30 mai 1871 y fonde une garnison après le 5 novembre 1871. Les aménagements ont été repris par les troupes françaises après le départ allemand fin août 1873. Les casernes et entrepôts se sont ensuite développés, puis répartis aux abords de la petite ville frontalière.

Avec le recensement des jeunes militaires stationnés, elle comptait 25 000 habitants, c’est-à-dire plus en 1914 qu’aujourd’hui. Voici les principales unités militaires qui ont tenu garnison à Saint-Dié :

Dès 1919, Saint-Dié n’est plus une ville de garnison. Les bâtiments annexes des terrains militaires de Saint-Roch servent aux logements des nécessiteux après 1918[73].

Après la Grande Guerre, les élites lorraines commencent à quitter la région. Elles comportent beaucoup d’anciens militaires gradés qui animent avec ardeur la vie associative. Parmi les associations actives, les sociétés patriotiques ont eu une influence prépondérante sur les festivités de la vie locale.

Les quelques troupes coloniales, qui trouvent ensuite sporadiquement un pied à terre à Saint-Dié, ont été bien acceptées par la population. Les hommes de troupes souvent aux cheveux noirs frisés et aux teints basanés bénéficiaient du prestige de l’uniforme. Ils participent à la vie collective, envahissent les soirées dansantes. De nombreuses liaisons avec des petites copines et d’excellentes relations avec la population, surtout marchande, effacent les rares anicroches rapportées dans la rubrique journalistique des faits divers.

Personnalités liées à la communeModifier

Personnalités historiquesModifier

Familles attachées à Saint-Dié au XIXe siècleModifier

  • Famille Bazelaire de Lesseux (descendant du premier subdélégué Bazelaire) ;
  • Charles Hugo de Spitzemberg (ou Spitzenberg), seigneur massacré à la Révolution et ses fils officiers au service du roi du Würtemberg ;
  • Famille Lehr et apparentées (industriels, en particulier fabricants de tissus, de religion réformée originaire de Mulhouse et Sainte-Marie-aux-Mines) ;
  • Famille Antoine (tailleurs de pierre) ;
  • Familles Ferry et Étienne-Ferry (industriels ou propriétaire apparentée à Jules Ferry) ;
  • Famille de Mirbeck (peintres et architecte) ;
  • Famille Weick (photographe, éditeur de cartes postales et libraire).

Personnalités contemporainesModifier

  • Léonie de Bazelaire (1857-1926), journaliste, voyageuse, peintre ;
  • Ferdinand Brunot (1860-1938), grammairien et linguiste né à Saint-Dié ;
  • Léon Julien Griache (1861-1914), général de brigade d’artillerie né à Saint-Dié ;
  • Fernand Baldensperger (1871-1958), professeur de littérature comparée né à Saint-Dié ;
  • Les frères Grollemund, polytechniciens et généraux de brigade : Marie-Joseph (1875-1954) et Marie-Paul Vincent (1879-1953) ;
  • Victor-Charles Antoine (1881-1959), sculpteur et graveur né à Saint-Dié ;
  • Charles Peccatte (1870-1962) peintre né à Baccarat, conservateur du premier musée municipal en 1924 ;
  • Albert Ohl des Marais, graveur et historien chroniqueur, agent d’assurances de profession ;
  • Georges Baumont (1885-1974), professeur de lettres classiques, bibliothécaire bénévole et historien local ;
  • Gustave Guétant (1873-1953), dessinateur, sculpteur, mobilisé en 1916 à Saint-Dié. Il croque avec ses crayons la ville et ses environs. En 1954, un an après sa mort, sa veuve lègue au musée de Saint-Dié un lot d'aquarelles et, surtout, une cinquantaine de ses dessins ;
  • Yvan Goll, nom de plume d’Isaac Lang (1891-1950), poète et dramaturge de langue allemande, ayant passé quelques années au collège à Saint-Dié où il est né ;
  • Gabrielle Baron (1895-1986), écrivain, native de Saint-Dié ;
  • Paul Evrat (1899-1956), ancien militaire archéologue, entrepreneur et patron-fondateur des musées de Saint-Dié après sa destruction en 1944 ;
  • Henri Grandblaise (1894-1976), entrepreneur et collectionneur ;
  • Maurice Barlier (1905-1941), résistant français, fusillé le 29 août 1941 au Mont-Valérien ;
  • Georges Trimouille (1907-1977), directeur d’usine et président de la Société Philomatique Vosgienne ;
  • Henri Karcher (1908-1983), homme politique né à Saint-Dié ;
  • Jean Stoetzel (1910-1987), sociologue, fondateur de l'IFOP ;
  • Jean-Jacques Duval (1913-2010) ingénieur polytechnique Zurich, industriel déodatien en bonneterie et confection à l'origine de la reconstruction corbuséenne de l'usine Claude-et-Duval[74] ;
  • Robert Marchal, (1916-2005) expert-comptable autodidacte et commissaire aux comptes, crée en 1953 l'association des Castors Déodatiens et permet à 80 familles de condition modeste de construire leur pavillon dans le lotissement du "paradis", participe à la reconstruction de l'harmonie municipale en avril 1945, crée l'orchestre folklorique de Saint-Dié en 1950 et le groupe d'Arts et Traditions Populaires "Les Myrtilles" en 1966 groupe toujours existant. Il est décoré de l'Étoile Civique et de la médaille d'Or de la Confédération Nationales des Groupes Folkloriques Français ;
  • Jacques Brenner (1922-2001), écrivain et critique né à Saint-Dié ;
  • Louis Kuehn (1922-2008), évêque de Meaux, né à Saint-Dié, frère de Michel ;
  • Michel Kuehn (1923-2012), évêque de Chartres (1978-1991), né à Saint-Dié ;
  • Albert Ronsin (1925-2007), conservateur bibliophile et historien du livre ;
  • Roger Souchal (1927-2014), député de Meurthe-et-Moselle de 1958 à 1970 ;
  • Robert George (1928-1999), peintre et professeur d’art plastiques au lycée Jules-Ferry de Saint-Dié ;
  • Georges Tronquart, professeur de lettres et animateur des fouilles de la Bure jusqu'en 1986 ;
  • Henri Ballereau (1929-2008), architecte, urbaniste du quartier Kellermann et inventeur de concepts modulaires pour un groupe international d’hôtellerie ;
  • Pierre Didier, artiste peintre né en 1929 ;
  • Christian Bareth, germaniste et écrivain chroniqueur ;
  • Maurice Houvion, perchiste puis entraîneur, né en 1934 ;
  • René Revert, spécialiste des faïences et céramiques né à Saint-Dié ;
  • Bernard Bodelet, oto-rhinologue, ancien chef de service à l’hôpital Saint-Dié ;
  • Christian Didier (1944-2015), assassin de René Bousquet ;
  • Jean-Pierre Helmlinger, peintre né à Saint-Dié en 1945, professeur d’art plastiques au lycée Jules Ferry de Saint-Dié ;
  • Maxime Benoît-Jeannin, écrivain, né en 1946 ;
  • Jean-Claude Fombaron, cartophile et historien, animateur d’associations culturelles ;
  • Norbert Lefranc, ornithologue intéressé par l’histoire de la faune, spécialiste français de la pie-grièche, ainsi que de la chouette de Tengmalm et du Grand Tétras dans les Vosges ;
  • Jean-Marie Cavada, journaliste et patron de télévision a fait une partie de ses études à Saint-Dié ;
  • Julien Lepers (né en 1949), présentateur de Question pour un Champion, a passé une partie de son enfance à Saint-Dié, scolarisé au collège Sainte-Marie ;
  • Grégoire Balland, né le 15 novembre 1967 à Saint-Dié, cycliste, champion du monde Masters sur route en 2008 et 2012 ;
  • Alex Di Rocco, né en 1970, ancien footballeur professionnel de ligue 1 ;
  • Grégory Gilbert Villemin né le 24 août 1980 à St Dié des Vosges assassiné le 16 octobre 1984 à Docelles ;
  • Sylvain Dufour, snowboardeur né à Saint-Dié en 1982 ;
  • Abderahim Benkajjane, né le 1er juin 1983 à Saint-Dié, footballeur marocain ;
  • Xavier Pentecôte, né le 13 août 1986 à Saint-Dié, est un jeune footballeur professionnel français. Il joue avant-centre. Il évolue au Toulouse Football Club depuis juin 2001 (prêté actuellement en Corse au SC Bastia) ;
  • Moussier Tombola, pseudonyme d'Ibrahima M'Bodji, chanteur et humoriste, né le 21 février 1987 à Saint-Dié ;
  • Laura Miclo, athlète, née le 23 mai 1988 à Saint-Dié ;
  • Kalidou Koulibaly, footballeur, né le 20 juin 1991 à Saint-Dié.

Représentants politiques connus au niveau national :

HéraldiqueModifier

Les armes du chapitre et de la collégiale Saint-Dié se blasonnaient d’or à la bande d’azur chargé de trois roses d’argent telles qu'on peut encore les découvrir sur le blason de la commune vosgienne de Nonzeville.

Aujourd'hui, le blason se base sur celui du ban ducal de l’ancienne ville Saint-Dié, décrit ci-dessous :

1°) D’azur, à une croix de Lorraine d’or côtoyée d’une S et d’un D de même, liés d’un ruban de gueules brochant sur le tout.
(Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)
2°) D’azur à une tour crénelée d’or, sommée de trois tourillons d’or.
(Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)

LogotypeModifier

 
Logotype de la ville

Le vert du logotype de Saint-Dié-des-Vosges souligne l'environnement boisé de la ville ; le rose, celui du grès de ses bâtiments tandis que le bleu évoque la Meurthe qui traverse la cité.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Ouvrages proposant une collection de faits simples ou probables, une synthèse historique ou une étude ponctuelle sur Saint-Dié :

  • Georges Baumont (photographies de Jean Blaire), Saint-Dié. Terre brûlée (documents pour servir à l’histoire de l’incendie de Saint-Dié par les Allemands, 13-18 novembre 1944, Paris, Le Livre d’histoire, coll. « Des faits et des hommes », 2006 (1re éd. 1946), 123 p. (ISBN 2-84373-842-3)
  • Georges Baumont, Saint-Dié des Vosges. Origines et développement, Paris, Le Livre d’histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », 2006 (1re éd. 1961), 460 p. (ISBN 2-84373-873-3)
  • Paul Boudet, Le chapitre de Saint Dié en Lorraine, des origines au seizième siècle, Archives des Vosges, édition Société d’Emulation des Vosges, 280 pages
  • Bulletins de la Société philomatique vosgienne de 1875 à 2000, en consultation à la salle d’études de la médiathèque Victor-Hugo de Saint-Dié-des-Vosges.
  • Guy Cabourdin, Encyclopédie illustrée de la Lorraine, éd. Serpenoise, Presse Universitaire de Nancy, 1991
  • Pierre Moinaux, L’école dans la région de Saint-Dié, Aspects vosgiens de l’épopée scolaire au dix-neuvième siècle, publié sous les auspices de la Société Philomatique Vosgienne, Édition Gérard Louis, Écri, Impression à Héricourt, 1992, 150 pages ; nombreuses illustrations sous forme de cartes postales des écoles des cantons de Saint-Dié, Raon-l’Étape, Senones, Fraize, Corcieux, Provenchères, Saales, Schirmeck.
  • Albert Ohl des Marais, Histoire chronologique de la ville et du val de Saint-Dié, Édition culture et civilisation (réédition imprimerie Loos, 1947), Bruxelles, 1979, 384 pages.
  • Damien Parmentier, Église et société en lorraine médiévale : Le chapitre et la collégiale de Saint-Dié, Collection « Religio Memori », Éditions Messene, Paris, 1997, 239 pages. Préface de Francis Rapp
  • Félix Poma, Essai sur la ville de Bruyères-en-Vosges suivi de topographie de la ville et de l’hospital de Saint-Diey-en-Vosges. Manuscrit du XVIIIe siècle. Ms 137 (fonds anciens de la bibliothèque municipale de Saint-Dié
  • François Roth (dir.), Encyclopédie illustrée de la Lorraine, L’époque contemporaine, Tome1 et 2, Édition Serpenoise, PUN, 1994
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
  • Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X)
    Présentation des orgues de la commune de Saint-Dié-des-Vosges : Cathédrale Saint-Dié, Église Saint-martin (Grand-orgue et orgue de chœur), Église réformée, Foyer protestant (Grande salle et petite salle) : pages 532 à 558
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Saint-Dié, p. 1022
  • Nicolas-François Gravier, Histoire de la ville épiscopale et de l’arrondissement de Saint-Dié, département des Vosges / sous le gouvernement théocratique de quatre monastères en opposition avec les ducs de Lorraine et les princes constitutionnels de Salm, Épinal, Impr. de Gérard, 1836, 400 p.
  • François Jodin, Saint-Dié-des-Vosges, une histoire de liberté, Ludres, Une Page à l’autre, 2000, 175 p. (ISBN 2-914366-01-9)
  • Albert Ronsin, Saint-Dié-des-Vosges, 13 siècles d’histoire (669-1969), Saint-Dié, Loos, 1969, 173 p.
  • Les prêtres historiens du diocèse de Saint-Dié (1860-1920)

Ouvrages touristiques :

  • Fernand Baldensperger, Images et aperçus du Vieux Saint-Dié, Loos, 1947
  • Albert Ronsin, Il était une fois Saint-Dié-des-Vosges (sélection de cartes postales anciennes), Paris, Citédis, 1998, 90 p. (ISBN 2-911920-15-5)
  • Sylviane Cousin, Claude Royer, François Sigaut, introduction de Jean Cuisenier, Le guide du patrimoine rural, Besançon, Les guides de la manufacture, , 382 p. (ISBN 2-7377-0237-2)
    400 musées, écomusées, collections d’agriculture présentés par l’association française des musées d’agriculture : Deuxième édition revue et actualisée. Ouvrage publié avec le concours de la Direction des Musées de France (D.M.F.) : 13. Lorraine, pp. 215 à 228. Musée de Saint-Dié : p. 226

Catalogue d’exposition :

  • America. L’Amérique est née à Saint-Dié-des-Vosges en 1507, catalogue de l’exposition au Musée de Saint-Dié-des-Vosges (9 mai-30 août 1992), Imprimerie municipale de Saint-Dié-des-Vosges, 1992, 99 p.
  • Images du vieux Saint-Dié, catalogue de l’exposition du fonds Adolphe Weick, présentation et notices de Jean-Claude Fombaron, Édition SABM, Saint-Dié : sans titre (la ville), 1er tome, 1991, 194 p. et Les industries, second tome 1992, 186 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. (en) Frederick Julius Pohl, Amerigo Vespucci, Columbia University Press, , p. 170
  2. Les 4 fontaines du pont de la république
  3. Saint Dié, Patron du Diocèse
  4. Publication au Journal officiel. Elle reprend une dénomination ancienne, notamment dans le plus ancien diplôme authentique portant le monogramme de Charlemagne, alors roi des Francs, signé le 13 janvier 769 à Aix-la-Chapelle. Le monastère de Saint-Dié était alors mentionné à Saint-Dié « infra Vosgago Sylva » (soit dans une vallée de la forêt des Vosges), dans la charte aujourd’hui aux Archives Nationales de France, au Musée des Documents Français (cote AE2 pièce 36). Cette nouvelle dénomination de Saint-Dié des Vosges était couramment employée depuis le XIXe siècle, notamment dans les guides touristiques et plus récemment, en janvier 1961, fut adoptée par l’historien local, Georges Baumont dans son ouvrage SAINT-DIÉ des Vosges, origines et développement. Pour motiver le changement, des arguments complémentaires insistent alors davantage sur les confusions fréquentes avec Saint-Dizier qu'avec Saint-Dier-d'Auvergne, le village de Saint-Dyé-sur-Loire ou la ville de Die.
  5. Lorraine transversale – ponts, canaux, écluses, vannes, barrages et autres biefs : Vanne de Pierre à Saint Dié
  6. La Passerelle de la Vanne de Pierre
  7. Liste des masses d'eau superficielles et des masses d'eau souterraine sur la commune
  8. Ces formations de concrétions souvent affleurantes sont communément appelées la crasse lorsqu'elles sont poreuses et friables sous le pied. Selon Marc Durand, géologue spécialiste des étages permo-triasiques, les transgressions sont plutôt des expansions momentanées de zones lacustres continentales. Mais ces eaux continentales, remplissant les failles et les profondes dépressions, possèdent des teneurs élevées en sels minéraux typiques de lac salé ou de mer intérieure, en milieu torride de très forte évaporation.
  9. L'entrée du camp de la Bure au nord-ouest est partagée avec la commune d’Hurbache.
  10. « PLAN SAINT-DIE-DES-VOSGES - Plan, carte et relief de Saint-Dié-des-Vosges 88100 », sur www.cartesfrance.fr (consulté le 18 juillet 2018)
  11. Le domaine forestier de Saint-Dié, Jean Gazin, Bulletin SPV, 83e année, 1957, p. 11-25.
  12. Données météo
  13. « Ville de Saint-Dié-des-Vosges, la Mairie de Saint-Dié-des-Vosges et sa commune (88100) », sur Annuaire-Mairie (consulté le 25 septembre 2018)
  14. « « On constate la destruction massive de la forêt et de son biotope », Quotidien,‎ le 24/03/2017 À 05:00 (lire en ligne)
  15. « Balade botanique au bord de la Plaine, à la découverte de la ripisylve », Site des ENS,‎ (lire en ligne)
  16. « Le vieux tilleul de la cathédrale labellisé « Arbre remarquable de France ». - Saint-Dié Info », Saint-Dié Info,‎ (lire en ligne)
  17. « Le tilleul de la cathédrale, Saint-Dié (Vosges) », Krapo arboricole,‎ (lire en ligne)
  18. « Notre Saint-Dié des Vosges », sur Magazine de la ville de Saint-Dié-des-Vosges,
  19. Museum national d'Histoire naturelle, « INPN - Liste des espèces recensées dans - Commune : Saint-Dié-des-Vosges », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 25 septembre 2018)
  20. « Une jeune chouette attaque les riverains », Quotidien,‎ le 24/10/2017 À 07:37 (lire en ligne)
  21. Le plan de reconstruction de Saint-Dié (1945)
  22. Le Corbusier et Saint-Dié
  23. Le Corbusier en Lorraine, l'usine Claude et Duval
  24. Aldo Travaglini (1914 - 2007)
  25. 27 circuits en ville et dans la région
  26. de la Culture et de la Communication Label Patrimoine du XXe siècle Liste des édifices classés entre 2000 et 2015 rubrique Lorraine/Vosges
  27. « LOGEMENT SAINT-DIE-DES-VOSGES : statistiques de l'immobilier de Saint-Dié-des-Vosges 88100 », sur www.cartesfrance.fr (consulté le 9 septembre 2018)
  28. Elles semblent appartenir à l’origine au ban d’Etival, mais ont été incorporées ensuite au ban de Moyenmoutier avant de devenir possession ducale.
  29. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2014/03/30/saint-die-participation-en-baisse-a-14-heures
  31. « Saint-Dié-des-Vosges (88100) : Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur LExpress.fr (consulté le 12 octobre 2018)
  32. « Les comptes de la commune » [archive du ], sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 22 novembre 2016).
  33. Jumelages
  34. « Classement des Villes et villages fleuris », sur Villes et villages fleuris (consulté le 27 novembre 2016).
  35. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  37. « Recensement 1999 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur le site de l'INSEE
  38. Composition du bassin de vie en 2012 sur le site de l'INSEE
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  47. Facebook de l'Écho des Vosges
  48. [www.actu88.fr/ Site web d'actu88]
  49. Site web de Vosges Télévision
  50. Emetteurs TNT dans les Vosges
  51. Fiche de Cocktail FM sur SchooP
  52. Fiche de Radio Belle Vue sur SchooP
  53. « Le Nom Divin », sur www.lenomdivin.info (consulté le 3 octobre 2018)
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  55. Rapports du conseil économique et social de Lorraine
  56. L’internaute, encyclopédie des villes.[1]. Le taux de chômage y était en 1999 de l’ordre de 17 % alors que ceux de Lunéville, ville de taille comparable, ou Mulhouse, ville cinq fois plus peuplée, ou Épinal plus d’une fois et demi plus peuplé, n’atteignaient que 11 %.
  57. « Emploi et chômage à Saint Die des Vosges (88100) », sur www.journaldunet.com (consulté le 14 octobre 2018)
  58. Place du Général de Gaulle
  59. Saint-Dié-des-Vosges : histoire et géographie
  60. L'église Notre-Dame de Galilée sur tourisme-saint-die-des-vosges.fr.
  61. [PDF] Abbé E. L'Hote, Études historiques sur Notre-Dame de Galilée à Saint-Dié, 1886.
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  63. Temple de Saint-Dié
  64. Paroisse de Saint-Dié
  65. Saint Dié : l'orgue du temple protestant
  66. Saint Dié-des-Vosges, Histoire de la communauté juive
  67. La Tour de la Liberté
  68. 1989 célébrait officiellement le bicentenaire de la révolution française, et la ville a hérité d’une tour commémorative de ce bicentenaire, construite par un architecte vosgien, Nicolas Normier, et son confrère Jean-Marie Hennin et érigée alors à Paris, dans les jardins des Tuileries, à côté du musée du Louvre. Christian Pierret, alors président de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations, l’a fait venir à Saint-Dié-des-Vosges en face de l’hôtel de ville. Cette tour de la Liberté symbolise le renouveau de la cité après sa destruction en novembre 1944.
  69. Graduel de la Collégiale de Saint-Dié
  70. Jean-Paul Rothiot, exposé oral lors des Rencontres Transvosgiennes de Saint-Dié en 2012, article à paraître dans les Dialogues Transvosgiens
  71. Historique de la bibliothèque
  72. association française des musées d'aɡriculture, Sylviane Cousin, Claude Royer, François Sigaut, introduction de Jean Cusenier, Le Guide du patrimoine rural, Besançon, La Manufacture, , 383 p. (ISBN 2-7377-0237-2)
    Musée de Saint-Dié, p.226
  73. Section militaire du musée de Saint-Dié, Séminaire SPV sur les garnisons à Saint-Dié, septembre 2008.
  74. Manufacture, Usine Duval (1945)