Veynes

commune française du département des Hautes-Alpes

Veynes
Veynes
Hôtel de ville.
Blason de Veynes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes Buëch-Dévoluy
(siège)
Maire
Mandat
Christian Gilardeau-Truffinet
2020-2026
Code postal 05400
Code commune 05179
Démographie
Gentilé Veynois
Population
municipale
3 199 hab. (2018 en augmentation de 1,56 % par rapport à 2013)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 06″ nord, 5° 49′ 27″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 1 815 m
Superficie 42,60 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Gap
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Veynes
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://veynes.fr/

Veynes (Vèina en provençal vivaro-alpin) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Veynois.

GéographieModifier

La ville de Veynes est située dans la moyenne vallée du Petit Buëch, qui sépare le Dévoluy des massifs de Céüze, Aujour et Saint-Genis qui le prolongent au sud. Cette vallée forme un passage d'orientation nord-est - sud-ouest entre le bassin de Gap et la vallée du Buëch, et au-delà la vallée du Rhône par le col de Cabre ou la vallée de l'Eygues.

La vallée, en pente légère (1 % en moyenne de la Roche-des-Arnauds au confluent des deux Buëch), est propice aux cultures, mais soumise aux crues du Petit Buëch et de ses affluents (Béoux, Drouzet, Glaisette), tous de régime torrentiel.

La ville s'est installée sur la rive droite du Petit Buëch le long de la Glaisette, à l'abri de la montagne des Eygaux qui la protège des vents d'ouest. Les espaces cultivables sont nombreux, dans la vallée et dans les vallons adjacents (Saint-Marcellin, Glaise, Châteauvieux, le Béoux). La montagne, au nord, est couverte de forêts exploitées.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Veynes est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Veynes, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes[4] et 3 345 habitants en 2017, dont elle est la ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (77,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (72,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,7 %), zones urbanisées (4,4 %), terres arables (3,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %), prairies (0,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

ToponymieModifier

On trouve le nom Venavella en 739, dans le testament du patrice Abbon (cartulaire Saint-Hugues de Grenoble) mais le document original étant perdu, cette graphie n'est pas sûre et ne désigne pas forcément Veynes[11]. En effet, d'autres chartes plus récentes donnent le nom Vedenetto, (attesté en 1100) nom construit sur la même racine pré-celtique *ved- (hauteur) que Vedène et Vézénobres[12].

Le nom de la localité est, aussi, attesté sous les formes Vehenetum en 1135, Vedenez en 1140, Veene en 1150, Veyne dès 1516 dans les chartes de la chartreuse de Durbon.

Veinas en provençal.

Ce toponyme semble signifier la « colline ». Peut-être à cause de quelques roches ou éboulis assez significatifs qui ont maintenant disparu et qui ont imposé ce toponyme.

HistoireModifier

De par sa situation géographique, Veynes a toujours été un lieu de passage. Une mutatio (halte), Davianum, est citée en 333 dans le manuscrit anonyme appelé Pèlerinage de Bordeaux à Jérusalem, après la mansio de Mons Seleucus (la Bâtie Monsaléon), étape sur la voie romaine qui, se séparant à Vapincum (Gap) de la grande voie domitienne, se scindait elle-même peu à l'ouest, pour joindre d'une part Die et Valence et d'autre part Vaison et Orange. Un « chemin romain » est toujours visible au-dessus de l'entrée est de Veynes, mais il a été plusieurs fois remanié (dont au XIXe siècle). Il occupe toutefois probablement le tracé de la voie qu'emprunta Jules César se rendant en Gaule.

La première implantation du bourg, dans les années du Haut Moyen Âge, se fait sans doute autour du prieuré de Saint-Sauveur, attenant à l'église paroissiale. Le quartier du Reclus (aujourd'hui le sommet du Bourg) garde la trace de ce premier emplacement sans doute fermé, aujourd'hui intégré dans la ville.

Comme dans toute la Provence, les habitants s'installent ensuite sur des hauteurs. Le quartier de La Villette est clos de remparts, ouverts à l'est par la Porte Aiguivarière, à l'ouest par la Porte Neuve. Le château delphinal domine le village : les coseigneurs de Veynes ont en effet donné la seigneurie majeure au Dauphin de Viennois. Veynes est terre allodiale, dépendant directement du Dauphin qui cède au gré de ses caprices et de ses dettes la seigneurie majeure de Veynes à ses créanciers, dont la famille de Poitiers.

Le 17 novembre 1296, les Veynois obtiennent des coseigneurs une charte communale qui fixe leurs droits et obligations : libre accès à l'eau, gratuité des ventes de grain en sont deux acquis majeurs. Mais les Veynois n'exigent pas de libertés communales.

Un autre conflit oppose la communauté aux chartreux de Durbon, qui contestent la propriété de biens communaux (la montagne de Tombarel, en 1322). Mais elle n'eut satisfaction qu'à la disparition de la chartreuse à la Révolution, soit quatre siècles et demi plus tard.

Au XIVe siècle, une communauté de Lombards se fixe dans le bourg et y ouvre un atelier de frappe des monnaies delphinales. Une communauté de juifs s'y installe également. La bibliothèque municipale de Grenoble possède un manuscrit de 1345 (Ms4376), contrat de fiançailles de Hanour et Rose de Veynes, un des très rares contrats de ce genre en Europe.

La peste de 1345 provoque un mouvement de haine antisémite et la communauté juive est exterminée à Serres.

Au XVe siècle, les guerres d'Italie amènent des passages de troupes ruineux pour la population[13].

Au XVIe siècle, le paysage urbain est modifié en profondeur. Les deux bourgs séparés par Gleizette, le Bourg Neuf à l'est et La Villette (fortifiée) à l'ouest, se rejoignent. Une rue est ouverte sous le rempart : la rue Sous le Barry. C'est aujourd'hui la rue Jean-Jaurès, axe principal de circulation dans la vieille ville. Des travaux, en 2010, ont permis de retrouver la vieille calade de cette rue. La bourgeoisie veynoise y édifie d'élégantes maisons, dont l'Hôtel du Lion d'or, ornés de stucs. Les guerres de religion divisent Veynes, partagée entre catholiques et protestants : le culte protestant a été autorisé dans la cité le , quelques mois avant le massacre de la Saint-Barthélemy, dans le château de La Villette. Bourgeoisie et noblesse rejoignent le camp réformé et de nombreuses escarmouches militaires se déroulent dans le bourg. La révocation de l'édit de Nantes (1685) entraîne l'émigration et l'exil d'une partie importante des huguenots, qui se fixent à Genève, en Suisse, en Brandebourg, à Berlin et en Hollande, y apportant leur savoir-faire et vidant Veynes d'une population active. Abraham Patras devient gouverneur des Indes néerlandaises, André de Révillasc général en Brandebourg, Jacques de Maffé maître horloger à Genève et Salomon Jordan pasteur à Bützow, authentique colonie veynoise. Jacques Galland, un apothicaire, participe à la fondation de Bad Karlshafen sur la Weser, une autre colonie veynoise1.

La guerre contre la Savoie (1692) cause un autre désastre : un incendie détruit en partie le bourg. Le château de La Villette est à demi-détruit. Pendant le XVIIIe siècle, la ville a peine à remonter son économie.

La Révolution permet le partage des biens nationaux, sur lesquels on ouvre le nouveau cimetière, ce qui assainit le quartier de l'église. Veynes récupère enfin la propriété de la montagne de Tombarel. Les familles bourgeoises, désormais au pouvoir, envoient leurs enfants faire des études : un fils du pays, Jules Jean Baptiste Anglès, sert Napoléon, puis la Restauration, comme ministre de la Police. Son oncle Charles Grégoire, religieux défroqué, poète à ses heures, est un maire qui commence l'embellissement de la ville. Plusieurs autres enfants rejoignent l'école Polytechnique ou l'armée (le colonel Mounier, le général Corréard).

L'insurrection de 1852 contre Louis Napoléon Bonaparte mobilise une société secrète républicaine, la Nouvelle Montagne, trop peu nombreuse pour inquiéter le nouveau régime, mais les chefs sont condamnés à de lourdes peines.

L'arrivée du chemin de fer en 1875, grâce à l'ingénieur Adrien Ruelle, donne un nouvel essor à la ville. La « ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) » du PLM y fait un rebroussement, ce qui amène la compagnie à y établir un important dépôt de locomotives. La construction d'une ligne Livron - Aspres-sur-Buëch en provenance de Valence, et le prolongement de ces lignes vers Gap puis Briançon, constituant ce qu'on appela l'« Étoile de Veynes », font de la gare de Veynes le point central du trafic ferroviaire des Alpes du sud. Une fraction importante de la population vit alors de l'activité ferroviaire. La Maison Aurouze, aujourd'hui devenue HLM, rue Jean-Jaurès, est le premier logement social destiné aux familles cheminotes[13]. Bâtie dans l'ancien Hôtel du Lion d'Or, dont elle garde des stucs fin Renaissance, elle arbore aussi les symboles L et A, où certains voient les initiales de Louis Aurouze ou l'équerre et le compas maçonniques, Aurouze étant un incorrigible anticlérical.

De ce passé, la commune a gardé le surnom de « Veynes la Rouge » en raison de l'engagement politique des nombreux cheminots habitant la ville ; les noms de rues témoignent encore : Jean-Jaurès, Henri-Barbusse, Robespierre. Ce sont les frères Marius et Léon Cornand qui ont organisé l'extrême-gauche veynoise, fondant la Libre Pensée. Léon devient avant la Première Guerre mondiale maire, député et conseiller général. Après la guerre, il est élu au Sénat et meurt en 1929.

Le déclin de l'activité ferroviaire dans les années 1970 prive la ville de centaines d'emplois et l'oblige à une reconversion difficile. Elle se tourne vers l'énergie solaire en 1976. En 1981, Veynes était la ville la plus solarisée de France, grâce à l'activité conjuguée de la commune (particulièrement de Madeleine Roux, le maire adjoint), de l'entreprise STA Veynes et de l'Association d'Étude de l'énergie solaire. Lors des Fêtes solaires, on croisait ingénieurs, inventeurs, journalistes. On parle de Veynes dans Newsweek, dans un journal de Hong Kong et dans la totalité de la presse française2. Le dessinateur de Charlie Hebdo, Jean-Marc Reiser, chronique le festival du film sur l'énergie solaire de 1981 dans le numéro du 19 août de de Hara-Kiri hebdo ,par une bande desinée [14]Le changement politique à la tête de la mairie, l'élection de Daniel Chevallier (PS) au conseil général et la mairie entraîna l'arrêt de l'expérience.

En 1989, la privatisation des services eau-assainissement provoque une mobilisation populaire avec plus de 300 recours devant le tribunal administratif de Marseille, rédigés par Étienne Tête, un boycott organisé des paiements à la CGE. Avant que le TA de Marseille n'annule l'affermage, sur des motifs de droit, le maire Daniel Chevallier avait déjà cédé sur le plan politique et était revenu en régie municipale. Un documentaire sur "l'affaire de l'eau" fut réalisé par la télévision allemande car exemplaire d'une mobilisation collective pour défendre un bien naturel, l'eau, dans des années où la conscience écologique commence à poindre.3

sources : Christine Roux, Histoire de Veynes ; L'Étoile de Veynes, éditions ferroviaires ; Association d'Étude de l'Énergie solaire, archives dép. des Hautes-Alpes. 1. Fonds d'archives des livres de Charité de Genève, Berlin (Französicher Dom), Amsterdam (archives de l'Eglise réformée) cit&s in Christine Roux, Histoire de Veynes. 2. Association d'étude de l'énergie solaire, L'Architecture solaire (PUG), Catalogue du premier festival du film solaire (1981), La Cité solaire dans le monde' (1982)'.Visite guidée des installations solaires de Veynes, émission de Kit Grass, réalisation Edi Devin, RTL Jean-Marc Reiser, festival du film solaire de Veynes, Hara-Kiri Hebdo, 19 août 1981. Veynes, cité solaire, par Jean Rambaud, Le Monde, 1er mars 1981. Veynes, cité solaire, Michel Leclère pour l'émission Ressources de TF1, réalisation Jean-Louis Lepasset, 1982 3. Die Wasserändler, film de Suzanne Sterzenbach pour die Stundung mit des Stier, 1ere chaîne de la télévision allemande, 1993 Recours devant le TA de Marseille par 273 Veynois déposés entre le 17 juin et le 27 août 1990.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1861 novembre 1864 Jacques Joseph Jean Dousselin[réf. nécessaire]    
1959 1965 Adrien Marius Roudier    
? mars 1983 Émile Meurier PCF Conseiller général du canton de Veynes (1961-1979)
mars 1983 juin 1995 Daniel Chevallier PS Député
juin 1995 mars 2001 Michel Chancel PS  
mars 2001 mars 2014 Christine Nivou PS Conseillère régionale
mars 2014 mai 2020 René Moreau DVD Ancien chef d'entreprise
28 mai 2020 En cours Christian Gilardeau-Truffinet   Professeur

IntercommunalitéModifier

Veynes est le siège de la communauté de communes Buëch Dévoluy. À partir du , cette communauté de communes portera le même nom et conserve son siège dans cette commune (arrêté préfectoral du 21 octobre 2016)[15].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 3 199 habitants[Note 3], en augmentation de 1,56 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7501 8051 7811 7681 8551 8901 8521 8401 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6001 5901 6621 7061 7351 6882 0122 0032 185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3412 3582 4602 3932 6883 0453 2993 4853 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 4743 5783 3303 1783 1483 0933 2023 1663 151
2018 - - - - - - - -
3 199--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Veynes dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Les élèves de la commune commencent leur scolarité à l'une des deux écoles maternelles du village, accueillant 41 et 79 enfants. Ils poursuivent leur étude à l'école primaire du village, qui regroupe 197 enfants[20], puis au collège François-Mitterrand[21]. Ils ont ensuite la possibilité de continuer au lycée professionnel Pierre-Mendès-France[22].

SantéModifier

CulteModifier

ÉconomieModifier

Ville de passage, donc ville commerçante, Veynes a somnolé[évasif] jusqu'au XIXe siècle avec une économie fondée sur un artisanat de la laine et du cuir (mégisserie), une agriculture aux débouchés locaux et régionaux.

Adrien Ruelle, directeur de la construction au PLM. choisit à la fin du XIXe siècle Veynes comme lieu de croisement des voies de Marseille, Livron, Grenoble et Briançon[réf. nécessaire]. La première voie, Marseille - Veynes, fut achevée en 1875. La construction d'un dépôt de réparation compléta les installations de la gare et Veynes devint une cité du rail jusqu'à l'abandon de la vapeur[Quand ?]. 700 familles de cheminots vivaient à Veynes dans les grandes années du rail. Les trains servirent en outre à exporter les produits locaux, dont les pommes et poires (particulièrement la poire Curé, envoyée jusqu'en Afrique du Nord), ou aida aussi à la transhumance ovine.

En 1976, la commune de Veynes, sous l'impulsion de son maire adjoint Madeleine Roux, choisit comme nouveau mode de développement l'énergie solaire[réf. nécessaire][23]. Laboratoire d'idée et de créations, Veynes devint alors la ville la plus solarisée de France[24]. Une entreprise, la STA Veynes, fabricante de capteurs solaires plats, solarisa ainsi des bâtiments municipaux (piscine + collège) et privés (serres horticoles, maisons individuelles). Au même moment, une association, l'Association d'étude de l'énergie solaire, organisait des fêtes solaires où se croisaient ingénieurs, inventeurs, mais aussi troupes de théâtre et musiciens. On y vit fréquemment le dessinateur Reiser et le chanteur Julos Beaucarne. En 1981, un festival du film solaire obtint un succès international[Lequel ?], avec des films français, américains, britanniques et japonais.

Le changement d'élus à la mairie en 1983 entraina un arrêt immédiat de l'expérience et le démantèlement des équipements publics[réf. nécessaire][25].

Veynes aujourd'hui a une économie fondée sur de petites entreprises, une timide ouverture au tourisme et une agriculture traditionnelle. La fabrication d'eau-de-vie de poire en a été l'un des fleurons[pourquoi ?].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'hôtel de ville (château de La Villette, XVe siècle), la porte de ville et la tour.
  • La place Adrien-Ruelle et sa fontaine : anciennement place Grenette (place aux grains), sur l'emplacement de l'ancienne porte Ayguière ou Eyguière (porte de l'eau) ; la fontaine y fut installée en 1687 ; devenue « place de l'Égalité » pendant la Révolution, elle a reçu en 1887 le nom du bienfaiteur de la ville.
  • Le « chemin romain », qui longe le village au nord-est, tronçon de la « Voie des Alpes », embranchement de la Voie Domitienne vers la vallée du Rhône par la vallée de la Drôme. Il a servi de route vers Gap jusqu'à l'ouverture par Trudaine d'une route dans la plaine, au milieu du XVIIIe siècle.
  • La gare, ancien centre de l'« étoile » ferroviaire de Veynes (lignes vers Marseille, Valence, Grenoble et Briançon).
    • La « maison des communes » : ancien hôtel particulier du XVIIe siècle, ancienne demeure de la famille du Clos, devenu école puis transformé en immeuble pour les employés du chemin de fer par Adrien Ruelle fils. Elle abrite aujourd'hui la communauté de communes Buëch Dévoluy.
  • Le lavoir, à l'entrée est du village, et sa fontaine alimentée jusqu'en 1914 par les eaux de la Gerle.
  • La fresque du PLM, sur un mur aveugle face à la rue Jean-Jaurès, et une fresque murale dans les escaliers du passage du Barry.
  • L'église Saint-Sauveur est citée au XIe siècle. Elle est de style roman. Elle a été détruite lors des guerres de Religion, sauf le clocher, qui fut refait en 1884. L'ensemble a été rénové en 1962. Jusqu'en 1789, le cimetière jouxtait l'église avant d'être déplacé à son emplacement actuel[26]. Un cimetière protestant jouxtait le cimetière catholique. Sur la porte du clocher, des graffiti (datés de 1885) portent les noms de militants anticléricaux (Roux, Aubert). Les deux cloches, Sauveterre et Durbon sont antérieures à la Révolution.

La municipalité de Veynes a placé auprès de la plupart de ces monuments ou curiosités des panneaux explicatifs.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Veynes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Joseph Roman, Legs faits par Abbon dans son testament dans les pagi de Briançon, Embrun Chorges et Gap, Grenoble 1901)
  12. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 703
  13. a b c et d Les noms de rues à Veynes, sur le site de la ville de Veynes.
  14. (Christine Roux, Histoire de Veynes, p. 366.
  15. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de communauté de communes du Buëch - Dévoluy par fusion des communautés de communes du Buëch-Dévoluy et du Haut-Buëch » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-008, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. vie scolaire
  21. collège François Mitterrand
  22. Lycée professionnel Pierre Mendes France)
  23. Jean Rambaud, « Les habitants de Veynes ont choisi de faire travailler le soleil », Le Monde,‎
  24. Jean Rambaud, « Veynes, dans les Hautes-Alpes, s'est convertie à l'énergie solaire », Le Monde,‎
  25. Christine Roux, Histoire de Veynes, Société d'Etudes des Hautes-Alpes, , 494 p., p. 370, 371
  26. « Eglise Saint Sauveur », sur sources-du-buech.com, Office de tourisme Sources du Buëch (consulté le ).