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Vailly-sur-Aisne

commune française du département de l'Aisne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vailly.

Vailly-sur-Aisne
Vailly-sur-Aisne
La mairie de Vailly-sur-Aisne.
Blason de Vailly-sur-Aisne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Fère-en-Tardenois
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Aisne
Maire
Mandat
Arnaud Battefort
2014-2020
Code postal 02370
Code commune 02758
Démographie
Gentilé Vaillysiens, Vaillysiennes
Population
municipale
1 998 hab. (2016 en diminution de 3,62 % par rapport à 2011)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 36″ nord, 3° 31′ 02″ est
Altitude 42 m
Min. 42 m
Max. 192 m
Superficie 9,97 km2
Localisation

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Vailly-sur-Aisne
Liens
Site web vailly-sur-aisne.fr

Vailly-sur-Aisne est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Sommaire

GéographieModifier

Vailly-sur-Aisne est un bourg situé sur la rive droite de l'Aisne à une vingtaine de kilomètres à l'est de Soissons. La petite ville est encaissée au pied du versant sud du plateau de l'Abondin lequel annonce le Chemin des Dames.

Communes limitrophesModifier

  Aizy-Jouy Ostel  
Celles-sur-Aisne N Chavonne
O    Vailly-sur-Aisne    E
S
Chassemy Presles-et-Boves

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Des traces de vie furent relevées sur la commune avec des dents et défenses de mammouths, visibles au musée Saint-Remi de Reims.

 
Dent et défense de mammouth.

L'AntiquitéModifier

Vailly-sur-Aisne a une longue histoire. Fondée par des Gaulois, elle voit le passage de Jules César et subit la cohabitation gallo-romaine (vestiges de substructions de thermes et d'une villa retrouvés au nord de la ville) jusqu'à l'avancée dans les terres soissonnaises des troupes de Mérovée, aïeul de Clovis Ier. Soissons devient la capitale des Francs. Clovis élargit le royaume et désigne Paris comme capitale. Vailly, quant à elle, est entourée de murs en bois, de simples palissades devancées d'un fossé, aujourd'hui correspondant à la place dite du Jeu de Paume.

Moyen ÂgeModifier

Entre l'Antiquité et le milieu du Moyen Âge, rien de remarquable ne se passa à Vailly. Ce n'est qu'en juillet 1429 que le roi de France, Charles VII, après son sacre à Reims et sa visite sur le tombeau de saint Marcoul à Corbeny, accompagné de Jeanne d'Arc, stationna à Vailly où il passa la nuit[1]. Le lendemain, ils repartaient vers Compiègne où la jeune demoiselle fut arrêtée par les Bourguignons puis vendue aux Anglais.

Premier EmpireModifier

Pendant l'ère napoléonienne, des Vaillysiens furent sous les ordres de l'Empereur pour de multiples batailles. Ils sont au nombre de deux et leurs noms sont inscrits sur l'Arc de Triomphe à Paris :

  • Le général de division Claude Carra de Saint-Cyr, mort à Vailly le 5 janvier 1834, né le 28 juillet 1760 à Lyon. Entré fort jeune dans le régiment d'infanterie de Bourbonnais, il fit avec ce corps la guerre d'indépendance des États-Unis. Rentré en France en 1784, le crédit dont il jouissait auprès du général Aubert du Bayet lui procura un avancement rapide. Nommé général de brigade en l'an II, il contribua à la pacification de la Vendée. Rappelé à Paris, il fut employé au ministère de la Guerre. En 1796, il accompagna son protecteur à l'ambassade de Constantinople, et demeura chargé, après six mois, des affaires de la République près de la Porte Ottomane. En 1798, il épousa la veuve de Dubayet, reprit la carrière des armes, s'empara de la ville de Deux-Ponts, se signala à Fribourg, qu'il prit, à Marengo et à Hohenlinden. Général de division après la rupture du traité d'Amiens, il commanda, en 1805, l'armée d'occupation dans le royaume de Naples, et fit 6 000 prisonniers autrichiens lors de la retraite de l'archiduc Charles. À Eylau, où il se distingua, il obtint le titre de grand officier de la Légion d'honneur. Il fut nommé comte de l'Empire en 1808, et gouverneur de Dresde. Il était dans les provinces illyriennes en 1812, lorsque Napoléon Ier le rappela pour lui donner la 32e division militaire (Hambourg), qu'il abandonna l'année suivante. En 1814, l'Empereur le chargea de la défense de Valenciennes et de Condé. Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis et gouverneur de la Guyane française. Admis à la retraite en 1824, il mourut à Vailly-sur-Aisne, le 5 janvier 1834. Son nom figure sur la partie est de l'arc de l'Étoile.nobr|
  • Le général Henri François Marie Charpentier né à Soissons (Aisne), 23 juin 1769. Sa tombe se trouve au cimetière de Vailly-sur-Aisne, dans un caveau abritant également la dépouille du général Claude Carra Saint-Cyr.

Première Guerre mondialeModifier

 
Ruines du village, à l'issue de la Première Guerre mondiale.
 
Le faubourg de la rivière, à la même époque.

Vailly, située dans la vallée de l'Aisne et quelques kilomètres au sud du Chemin des Dames, va se voir piégée par sa situation géographique. Pendant l'offensive du plan Schlieffen qui devait prendre Paris, les Allemands vont franchir le Chemin des Dames, puis la Marne pour être stoppés à cet endroit : ce fut la première bataille de la Marne. Les Allemands, arrêtés à 150 kilomètres de Paris dans la forêt de Saint-Gobain par Joffre, se voient obligés de battre en retraite vers le Chemin des Dames. Les Français pourchassent l'envahisseur mais arrivés au Chemin si connu, ils sont arrêtés par les armées allemandes qui, surplombant la vallée de l'Aisne, les piègent dans cette même vallée. Vailly se retrouve donc pris en « sandwich » par les deux armées. La voie de chemin de fer qui longeait la rivière fut alors complètement détruite et ne fut jamais reconstruite, seule subsiste aujourd'hui l'ancienne gare. Occupée par la France, la modeste cité sert de camp de médecine de première, seconde et troisième lignes.
Le cimetière militaire d'aujourd'hui était, à l'époque, l'endroit où l'armée entreposait les morts avant de les renvoyer dans leurs patries. Lors des offensives de 1916 et 1917, Vailly fut débordée par le nombre de blessés qui avait été mal estimé lors de la bataille du Chemin des Dames. Vailly, située au cœur des combats, fut une ville détruite à 90 %, seulement une maison et l'actuel office de tourisme sont restés debout, malgré quelques égratignures...
Vailly reçut après la fin de la guerre, la médaille de service rendu à la France pendant une période difficile, et un mérite à la population touchée physiquement et moralement. Cette guerre laissa des séquelles chez les Vaillysiens.

La Seconde Guerre mondialeModifier

La Seconde Guerre fut d'une rapidité si extrême que, dès l'annonce de l'avancée des troupes allemandes au nord, les habitants n'ont eu que pour seul devoir de subir. En effet, ceux qui s'exilèrent furent rattrapés par la Blitzkrieg à hauteur de Dijon.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2014[2] En cours
(au 12 mai 2014)
Arnaud Battefort PS  
mars 1995 2014 Annick Venet[3] SE Conseillère générale
Présidente de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.
    Houssart   († 1874)Notaire
Les données manquantes sont à compléter.
  1870-1871 Mennessier   Siège de Soissons (1870)

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

 
L'école.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 1 998 habitants[Note 1], en diminution de 3,62 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5471 4811 3691 2691 4731 5441 5941 6451 615
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4321 7191 7481 6481 6611 6691 6231 5851 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6801 8122 0561 4131 8521 8601 6311 6751 555
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 5891 8301 8551 8831 9802 0812 1222 0842 018
2016 - - - - - - - -
1 998--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Activités sportivesModifier

On retrouve de nombreuses associations sportives dans la commune dont le club de football B.C.V.F.C. (Braine Chassemy Vailly Football Club). Né de la fusion de l'A.S.V. (Association Sportive Vaillysienne) et de deux autres clubs alentour en 2004, il fait partie d'un des plus anciens clubs de France, fondé par un Anglais au début du XXe siècle.

Activités économiquesModifier

On retrouve de nombreux petits commerces locaux, dont deux boulangeries, une charcuterie, une boucherie, un traiteur. Mais aussi un supermarché, deux transporteurs routiers, une entreprise de fabrication de menuiseries, une pharmacie, une poste, une gendarmerie, une caserne de pompiers, deux cabinets de médecins.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

MonumentsModifier

Lieux de mémoire de la Grande GuerreModifier

Monument aux mortsModifier

Ce monument aux morts est l’œuvre d'Antoine Sartorio. Il a été inauguré, le 24 juillet 1927, par Édouard Herriot, ministre de l'Instruction publique.

Nécropole nationaleModifier
 
La nécropole nationale de Vailly-sur-Aisne.

La nécropole nationale de Vailly-sur-Aisne située en bordure de la RD 925, à l'entrée du village, en arrivant de Condé-sur-Aisne, est voisine du cimetière militaire britannique. Elle rassemble 1 576 corps. Cette nécropole créée en 1917, à proximité d'un poste de secours, a été réaménagée de 1922 à 1925. On y trouve deux monuments commémoratifs :

  • le monument à la mémoire des morts pour la France de Vailly-sur-Aisne, édifié par l'UNC de Vailly[8] ;
  • le monument à la mémoire du sergent Félix Germain Jacquinot, du 120e B.C.P., mort pour la France le et à celle de ses camarades reposant dans cette nécropole. On peut y lire cette inscription :

« Jacquinot Félix Germain né à Villery (Aube) le , décoré de la Croix de Guerre, sergent au 120e Bataillon de Chasseurs à Pied, 3e Compagnie, tué au Chemin des Dames (combat du Panthéon) le [9]. »

Cimetière militaire britanniqueModifier
 
Le cimetière militaire britannique de Vailly-sur-Aisne.
Article détaillé : Vailly-sur-Aisne British Cemetery.

Il est situé à côté de la nécropole nationale et rassemble 677 corps : 674 Britanniques, 1 Canadien, 1 Allemand et 1 Français. Créé en mai 1917, ce cimetière militaire a été agrandi après 1918.

C'est à Vailly-sur-Aisne, le 12 septembre 1914, que la 3e division britannique traversa l'Aisne après la bataille de la Marne[10].

HéraldiqueModifier

Les armes de Vailly-sur-Aisne se blasonnent ainsi : D'azur à la lettre V capitale d'or surmontée d'une fleur de lys du même.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier