Vernon (Eure)

commune française du département de l'Eure

Vernon est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Vernon
Vernon (Eure)
L'hôtel de ville.
Blason de Vernon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité CA Seine Normandie Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
François Ouzilleau
2020-2026
Code postal 27200
Code commune 27681
Démographie
Gentilé Vernonnais
Population
municipale
24 543 hab. (2021 en augmentation de 3,13 % par rapport à 2015)
Densité 703 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 33″ nord, 1° 29′ 09″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 148 m
Superficie 34,92 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Vernon
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vernon
(bureau centralisateur)
Législatives 5e circonscription de l'Eure
Localisation
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Vernon
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Vernon
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Vernon
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Vernon
Liens
Site web https://www.vernon27.fr/

Elle se trouve au carrefour des routes d'Évreux à Beauvais, et de Paris à Rouen par la vallée de la Seine. Elle est proche de Giverny.

Géographie modifier

Localisation modifier

Vernon est une commune située dans la vallée de la Seine, non loin du confluent de l'Epte.

La ville est située à 10 km de Gasny, à 11 km de Bonnières-sur-Seine, à 13 km de Pacy-sur-Eure, à 14 km de Gaillon, à 16 km de Courcelles, à 22 km des Andelys et de Mantes-la-Jolie , à 31 km d'Évreux et à 34 km de Gisors.

Elle forme, avec Saint-Marcel et La Chapelle-Longueville, une agglomération comptant 32 000 habitants.

 
Panorama

Communes limitrophes modifier

Les communes limitrophes sont Panilleuse, Blaru, Port-Villez, Notre-Dame-de-la-Mer, Saint-Marcel, La Heunière, Pressagny-l'Orgueilleux et Vexin-sur-Epte.

Géologie et relief modifier

Sur la rive droite, on trouve en hauteur un placage d'alluvions de la Seine comprenant des silex, des meulières ou grès, ainsi que des sables de Lozère[1].

La zone de transition formée de collines en pente vers la Seine est surtout développée sur la rive gauche où s'est implanté le noyau urbain initial à partir duquel l'urbanisation récente s'est développée dans toutes les directions, tandis que, sur la rive droite où la transition est plus abrupte, formant pratiquement une falaise entaillée par deux vallons très encaissés, l'urbanisation est très limitée.

Hydrographie modifier

Vernon est traversé par la Seine, dans le lit de laquelle se trouvent plusieurs îles :l'île Corday puis l'île du Talus, près du Pont Clémenceau, plus en aval.

Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[3]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », correspondant aux plaines agricoles de l’Eure, avec une pluviométrie beaucoup plus faible que dans la plaine de Caen en raison du double effet d’abri provoqué par les collines du Bocage normand et par celles qui s’étendent sur un axe du Pays d'Auge au Perche[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 697 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Muids à 20 km à vol d'oiseau[5], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 609,1 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Paysages modifier

Vernon est entourée de deux grandes forêts : la forêt de Bizy[9], rive gauche de la Seine, et la forêt de Vernon[10], en rive droite.

Vernon possède de nombreux parcs, squares et jardins. Les grandes étendues vertes se situent principalement le long des berges de la Seine :

  • Le jardin des Arts, ouvert en 2006.
  • Le Vernon Plage, ouvert en 2003.
  • Le square Jeanne-et-Robert-Laurence.
  • Le square Benjamin-Pied.
  • Le square Pierre-Nicolas.
  • Le square de Bizy.
  • Les bords de Seine de Vernon et Vernonnet.

Milieux naturels et biodiversité modifier

Natura 2000 modifier

Sites classés modifier

 
Les bords de Seine de Vernon, vue depuis un square.
Sont concernés par ce classement : le pont et les massifs de 28 arbres à sa droite et à sa gauche sur les deux rives[13], la plage et ses 104 tilleuls entre la rue des Champsbourgs et la rue Porte-Hachette[14], le pavillon du duc de Penthièvre[15], l’île Cordey, le cours du Marché-aux-Chevaux et ses 46 tilleuls, l'avenue Thiers[16] et ses 156 tilleuls, la place de la République et ses 110 arbres, la place du Vieux-René et ses 10 tilleuls, l’avenue de l’Ardèche et ses 310 tilleuls, l’avenue Gambetta et ses 70 tilleuls, l’avenue des Capucins et ses 560 tilleuls, l’avenue du Point-du-Jour et ses 16 tilleuls, la rue des Écuries-des-Gardes et ses 56 tilleuls.

Sites inscrits modifier

« Est inscrit l’ensemble formé sur la rive droite de la Seine à Vernon (Eure) par le vieux moulin et l’ancien pont de Vernonnet, le château des Tourelles, le stade municipal et leurs abords, ainsi que les îles du Talus, Hébert et Saint-Jean (pour la partie sise au sud de la ligne de chemin de fer de Gisors à Vernon), parcelles n° 181bis, 182p à 186p, 189 à 191p, 192p, 193p, 269p, 270 à 272, 276 à 301, section A ; n° 93, 100 à 118, 137bis, 138, 139, section C du cadastre ; plan d’eau de la Seine, de ses bras au droit des parcelles sus-énumérées ; voies d’accès et pont Clemenceau. »

Urbanisme modifier

Typologie modifier

Vernon est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[20],[21],[22].

Elle appartient à l'unité urbaine de Vernon, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[23] et 31 736 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[24],[25].

Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[26],[27].

Occupation des sols modifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,4 %), zones urbanisées (17,3 %), terres arables (8,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,2 %), prairies (5,9 %), eaux continentales[Note 3] (2,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine modifier

Le territoire communal est, avec 3 492 hectares, relativement vaste et s'étend de manière sensiblement égale sur les deux rives du fleuve.

Il comprend :

  • d'une part, la basse vallée alluviale de la Seine, relativement étroite, y compris des îles situées du côté de la rive droite (Île Saint-Pierre, Île Saint-Jean [20 ha], île de l'Horloge, Grande Île, Île du Talus, Île Maurice (détruite)), séparées de la rive droite par des bras très étroits ou même soudées à la rive. La Grande Île est partagée entre les communes de Vernon, Notre-Dame-de-la-Mer et Giverny ;
  • d'autre part, les plateaux calcaires à une altitude variant de 130 à 140 mètres d'altitude, couverts en grande partie par les forêts de Bizy et de Vernon.

Quartiers modifier

  • Bizy
    Mentionné sous la forme Bisi au XIe siècle. Il s'agit d'un nom de lieu gaulois, composé du nom de personne Bisius, dérivé du thème bissu-, doigt (cf. gallois bys, doigt et breton biz, doigt, bizou, anneau du doigt, bague, d'où le français « bijou »)[29] et du suffixe de localisation et de propriété bien connu -acum. Bizy est un homonyme étymologique avec les nombreux Bizy, Bizay, Bizé et Biziat.
    Ce village de vignobles et de moulins, devenu aujourd'hui un quartier résidentiel composé de riches demeures (manoirs, châteaux, villas) sur la rue de Bizy, l'avenue de l'Ardèche, l'avenue Montgomery, l'avenue des Capucins, la rue du Capitaine-Rouveure, la rue du Parc (ancien au nord et récent au sud), ce quartier porte le nom du château de Bizy, situé tout près. Il compte environ 1 500 habitants.
  • Gamilly
    Mentionné sous la forme latinisée Cameliacum en 1215, c'est un rare exemple au sud de la ligne Joret du maintien de /g/ dur ou de /c/ dur. La forme attendue devrait être Jamilly ou encore Chamilly / Chemilly[30].
    C'est un quartier pavillonnaire d'environ 4 800 habitants situé à l'est du centre-ville.
  • Vernonnet
    Ancienne commune rattachée à Vernon en 1804, Vernonnet est aujourd'hui un quartier se présentant comme un gros village d'environ 3 000 habitants.
  • Les Blanchères est quartier de logements sociaux d'environ 1 500 habitants, construit entre 1980 et 1986. Il est réuni avec Valmeux pour former un quartier prioritaire, réunissant 4 700 habitants en 2018[31].
  • Les Bourdines est une zone artisanale de l'est de la commune.
  • Les Boutardes est un quartier de logements sociaux d'environ 1 800 habitants, construit entre 1968 et 1970. Une partie est classée prioritaire avec environ un millier d'habitants[32].
  • Ma Campagne est un hameau en bordure droite de Seine, orienté au sud, à l'ouest du centre-ville.
  • Fieschi est un quartier pavillonnaire portant le nom d'un ancien quartier militaire de la fin du XXe siècle.
  • Glatigny est un quartier résidentiel pavillonnaire récent. Un des quarante Glatigny de Normandie, où la forme en -acum la plus répandue, est composée avec le nom de personne germanique Glatto, le chauve, le lisse.
  • Le Hameau de Normandie est un hameau résidentiel pavillonnaire d'environ 500 habitants en lisière de la forêt, au sud.
  • Le Moussel est un quartier pavillonnaire de 850 habitants. Le nom est la forme normande méridionale de « monceau ».
  • Le Parc est un quartier résidentiel ancien proche de la gare. Il doit son nom à la rue du Parc.
  • Le Petit Val est un quartier pavillonnaire excentré au sud-est.
  • Le Plateau de l'Espace est une zone forestière au nord est de Vernon, séparée de Vernonnet par des falaises de calcaire où se situaient les carrières de pierre de Vernon. À l'exception d'une maison de gardes située le long de la route des Pénitents, les premiers bâtiments apparaissent en 1928 lorsqu'Edgar Brandt décide d'y installer une usine de chargement d'obus. Cette usine, nationalisée, est renommée AVN en 1936. L'État décide d'y installer après la Seconde Guerre mondiale le LRBA qui cesse officiellement ses activités le 31 décembre 2012, entraînant la fermeture de l'école. Après une quasi désertification, le quartier connaît une lente reconquête. Il tient son nom d'une consultation réalisée en 2004 auprès de ses 600 habitants et qui fait référence au fait qu'il a été le lieu des recherches qui ont permis la mise au point des "ancêtres" de la fusée Ariane. Initialement le quartier est appelé « la forêt à proximité de Bois-Jérôme », puis « La cité de La Madeleine » (du nom du château) en français et « (de)buschdorf, le village de la forêt » en allemand, de nombreux ingénieurs allemands venant travailler sur ce site dès le début de l'occupation en 1940, puis peu après la fin des hostilités en 1944. Certains ayant travaillé entre-autres sur les fusées v1 et v2 qui sont les ancêtres de toutes les fusées modernes[33],[34]. En 2023 une partie du site appartient encore à ArianeGroup.
  • Saint-Adjutor est un quartier résidentiel pavillonnaire portant le nom du saint patron de la ville et des mariniers.
  • Saint-Lazare est un quartier résidentiel ancien péri-central, à l'ouest du centre-ville, abritant 3 000 habitants.
  • Les Valmeux est un quartier de logements sociaux d'environ 3 200 habitants, construit entre 1968 et 1970.
  • Le Virolet est une zone industrielle et artisanale située sur les communes de Vernon et de Saint-Marcel.

Habitat et logement modifier

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 12 158, alors qu'il était de 11 733 en 2013 et de 11 334 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 85,6 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 12,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 43,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 55,4 % des appartements[I 1].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vernon en 2018 en comparaison avec celle de l'Eure et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) inférieure à celle du département (6,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 44,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (42,5 % en 2013), contre 65,3 % pour l'Eure et 57,5 % pour la France entière[I 2].

Le logement à Vernon en 2018.
Typologie Vernon[I 1] Eure[I 3] France entière[I 4]
Résidences principales (en %) 85,6 85,4 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,9 6,3 9,7
Logements vacants (en %) 12,5 8,3 8,2

Projets d'aménagement modifier

  •  
    Rue de Tocqueville dans le quartier Fieschi à Vernon
    Aménagement du quartier Fieschi : la communauté d'agglomération assure le pilotage de la zone d’aménagement concerté (ZAC) de la Caserne-Fieschi. Les murs d'enceinte une fois déconstruits, on pourra voir la réalisation de la place Jean-Paul-II. Au 3e trimestre 2016, c’est une partie du mur de l’avenue de Rouen qui sera abattue à son tour, en préalable à la construction des logements et la restauration de la cour d’honneur. Construction de la clinique. Commercialisation de programmes de commerces et de certains logements, dont le début de construction est prévu aux 3e et 4e trimestres 2016. Ce quartier comprend aussi un colocation de handicapé appelé le club des six dite "villa capucine" dont cette dernière a essaimé dans l'ensemble de la France[35].
  • Réhabilitation de la manufacture des capucins dans le quartier Fieschi devenue un tiers-lieu[36].
  • Aménagement de « La Grande Prairie », premier espace vert de la ZAC, en parallèle de l’avenue de Rouen. Les plantations sont en cours sur ce terrain qui représente le point bas de la ZAC et est destiné à recevoir les eaux de pluie.
  • Création d'un musée Ariane - aucune concrétisation en 2016
  • Projet ANRU aux Boutardes porté par la CAPE.
  • SECUROSCOPE[37] : projet ambitieux analogue à un Futuroscope imaginé en 1996, sans aucune concrétisation en 2016
  • Réaménagement du Plateau de l'Espace et de l'ancien site militaro-industriel du LRBA. La Société publique locale entre le conseil départemental, la communauté d'agglomération et la ville gère le site.

Voies de communication et transports modifier

Le sentier de grande randonnée 2 (GR2) passe par la commune.

Voies routières modifier

Transport ferroviaire modifier

 
Gare de Vernon - Giverny.

La gare de Vernon - Giverny[38] a une fréquentation annuelle de plus de 1 200 000 voyageurs, ce qui lui vaut la troisième place régionale juste après Rouen-Rive-Droite et la gare de Caen[39],[40]. La gare est saturée et n'offre pas de voie terminus. Il exista un projet, abandonné, de transfert de la gare sur le terrain de l'ancienne caserne Fieschi.

La ligne Paris-Le Havre relie Vernon à Paris-Saint-Lazare en 40 minutes (pour les trajets les plus rapides), à Rouen-Rive-Droite en 35 minutes et à la gare du Havre en 1 heure 30[Note 4]. La gare de Vernon est aussi le terminus d'une branche de la ligne J du Transilien.

Transports urbains modifier

Vernon dispose d'un service de lignes de bus urbaines appelé SN'go. Il se compose de six lignes. Il est géré par la Communauté d'agglomération Seine Normandie Agglomération et exploité par la société Transdev Normandie Val de Seine (Transports du Val-de-Seine (TVS).

Les six lignes du réseau convergent à République, la gare routière, où des correspondances avec les lignes départementales sont possibles.

Transport fluvial modifier

 
Pont Clemenceau.

La ville dispose d'infrastructures techniques limitées consistant en un ponton, l'embarcadère Penthièvre, fixé quasiment au pied du pont Clemenceau. C'est la proximité de Giverny qui explique cet arrêt de bateaux de croisiéristes à Vernon et de la courte distance qui sépare la ville du Musée des impressionnistes. La communauté d'agglomération fait en sorte de répondre aux besoins en évolution liés à cette niche économique porteuse.

Toponymie modifier

Le nom de la localité est mentionné sous les formes de Vernum entre 1027 et 1031[41], Vernun en 1190 (charte de Richard Cœur de Lion), Vernonensi entre 1029 et 1035, de Vernono en 1053, de Vernone en 1060[41], Vennon en 1377 (mandement de Charles V), Vernon-sur-Seine en 1828 (Louis Du Bois)[42].

Le /m/ de l'attestation la plus ancienne pourrait impliquer une formation celtique en -mago- (magus) « plaine, marché »[43] ou moins probablement l'appellatif dunon. Cependant une formation fondée sur le suffixe celtique -o est également possible comme pour les autres Vernon, si l'on exclut la forme de 1027-1031[44]. Le premier élément Vern- est issu du gaulois *uerno- signifiant aulne. Cf. français verne, aulne noir ; occitan vern, aulne ; breton gwern, aulne ; irlandais fern.

Le nom de Vernon signifie donc soit « la plaine des aulnes » ou « la plaine marécageuse » par extension (sens aussi du breton gwern), soit « l'endroit planté d'aulnes », qualificatifs qui décrivent bien la géographie de Vernon, dont les plaines alentour étaient encore plantées de nombreux aulnes et marécageuses, avant le remplacement d'une partie de ces arbres par des peupliers hybrides et des travaux d'assèchement.

Histoire modifier

 
Le Monument aux morts.
 
La place Charles-De-Gaulle.
 
La place Barette.
 
Le pont Clemenceau.
 
Le jardin des Arts.
 
Le château de Bizy.
 
Le château de Bizy et ses écuries.

Vernon a une origine très ancienne attestée par des vestiges préhistoriques, celtiques, gallo-romains et mérovingiens. Elle devient une ville militaire importante après la constitution du duché de Normandie.

Antiquité modifier

Les vestiges de l'important oppidum des Véliocasses sont situés à l'écart du site de l'actuelle Vernon sur un éperon rocheux de Vernonnet (rive droite de la Seine).

Des fouilles archéologiques ont mis en évidence trois phases distinctes dans la construction de son rempart : un murus gallicus, puis deux aménagements d'un rempart de type « Fécamp », dit aussi de type « belge ». Le site a semble-t-il été occupé dès le IIe siècle av. J.-C. jusqu'au cours de l'époque gallo-romaine. On a trouvé les fragments d'une des plus anciennes cottes de mailles de facture celtique[45], comme à Ciumești et Pergame[46].

Moyen Âge modifier

La ville mentionnée pour la première fois en l'an 750 par Pépin le Bref, sera ravagée par les Vikings en 845.

Le , Vernon devient un poste frontière à la suite du traité de Saint-Clair-sur-Epte entre Charles le Simple et Rollon. En 1045, Guillaume II de Normandie donne à son cousin Gui de Brionne son domaine de Vernon. Sorti vainqueur de la bataille du Val-ès-Dunes, le même Guillaume transfère, en 1050, Vernon à Richard de Reviers qui dès lors se fait appeler Richard de Vernon. Ce dernier accompagnera Guillaume, en 1066, lors de sa conquête de l'Angleterre.

Ville frontière en aval du confluent de la Seine et de l'Epte, entre le duché de Normandie et le royaume de France, à l'intersection des routes de Paris à Rouen et d'Évreux à Breteuil, elle est ceinte d'un premier rempart à l'époque de Guillaume le Conquérant[47].

En 1052, la collégiale Notre-Dame de Vernon, détruite entre 1047 et 1050, est relevée de ses ruines par Guillaume de Vernon[48]. C'est probablement à Vernon que naît, vers 1070, Adjutor de Vernon, fils de Jean comte de Vernon et de Rosamonde de Blaru, bienfaiteur de la ville, qui décèdera, en 1131, à Pressagny.

En 1086, la ville subit les assauts de l'armée française, poussant Henri Beauclerc a faire édifier au début du XIIe siècle une nouvelle enceinte, plus vaste et plus forte, qui s'appuie au nord-ouest sur le château, dans lequel en 1123, il fait ériger une tour carrée. Elle sera néanmoins prise d'assaut en 1139 par le roi Louis VII de France, qui la conservera jusqu'en 1154[49]. Restituée à la Normandie, la ville est reprise par Philippe Auguste en 1191[49], qui fait modifier les fortifications. À la suite du traité de Gaillon, en 1195, Richard Cœur de Lion cède la ville au Capétien, qui est rattachée au domaine royal. Sous domination française, La ville est de nouveau renforcée comme la tour des archives (ou tour des seize chevaliers), gros donjon bâti par Philippe Auguste dans un angle du château afin de mieux surveiller la ville ou le château des Tourelles à Vernonnet de l'autre côté du fleuve dont il garde le pont, ruiné aujourd'hui, composé de vingt-cinq arches avec un tablier en pierre, qui prenait appui sur l'île du Talus. Des fortifications urbaines, détruites entre 1850 et 1870, il subsiste également la tour dite aux Farines (c. 1140-1150)[50], distante de 80 m de la tour des archives. Le tracé des fortifications est matérialisé aujourd'hui par les boulevards intérieurs : avenues Hugo, Gambetta, Thiers[49]. Philippe Auguste, alors en difficulté face à Richard Cœur de Lion, défaite de Fréteval, bataille de Gisors, conclut une nouvelle trêve temporaire à Vernon en 1199.

Le roi Louis IX séjournera souvent à Vernon. Il s'y arrête trente-deux fois lors de ses déplacements en Normandie[51]. En 1227, il décide la création de l'Hôtel-Dieu[Note 5] et devient patron de cet hôpital.

Au cours de la guerre de Cent Ans, la ville est le théâtre de nombreux et sanglants événements. En 1346, Édouard III d'Angleterre fait incendier la ville[réf. nécessaire] lors de sa chevauchée. Le , est signé le traité de Mantes au terme duquel Jean II de France cède le Vexin à Charles II de Navarre. En 1356, Vernon est livrée au pillage des hommes du duc de Lancastre et des Navarrais. À la suite du traité de Londres du , la ville est cédée aux Anglo-Navarrais.

À la suite de la bataille de Cocherel (), qui voit la victoire de Du Guesclin sur Jean III de Grailly, Captal de Buch, ce dernier sera emprisonné dans le château de Vernon.

Le a lieu la signature du traité de Vernon entre Charles V de France et Charles le Mauvais. Lors de la deuxième phase de la guerre de Cent Ans, la ville est conquise, en 1415, par les Anglais après le débarquement d'Henri V d'Angleterre qui redevient française, en 1449, à la suite des victoires du roi Charles VII.

En 1452, la ville est choisie comme lieu de réunion des États de Normandie, et c'est à Vernon qu'en 1467, Louis XI et Charles le Téméraire signent une trêve.

Temps modernes modifier

Sous la renaissance modifier

Sous le règne de Louis XIII modifier

Sous le règne de Louis XIV modifier

  • 1658 : inondation de la Seine jusqu'au niveau de la Collégiale.
  • 1661 : l'Hôtel-Dieu est érigé en abbaye (chanoinesses de l'ordre augustinien) par le roi Louis XIV[52].

Sous le règne de Louis XV modifier

Sous le règne de Louis XVI modifier

Révolution française et Empire modifier

Sous la Révolution française modifier

Sous le Consulat et l'Empire modifier

  • 1800 : construction de l'hôtel Tilly (siège de la succursale de la Banque de France entre 1923 et 2008).
  • 1804 : suivant un décret du 14 octobre, Vernonnet est rattachée à Vernon[53].
  • 1810 : Napoléon Ier est reçu à Vernon.

Époque contemporaine modifier

Sous la restauration bourbonnienne modifier

Sous la monarchie de juillet modifier

De la IIe République au Second Empire modifier

  • 1854 : la nomination du deuxième duc d'Albufera en qualité de maire, Napoléon Suchet, marque le début de grands travaux d'urbanisme en centre-ville.
  • 1858 : création de l'hôpital Saint-Louis, par transfert d'activité de l'abbaye Hôtel-Dieu, rasée.
  • 1858 : les biens de la maison d'Orléans, confisqués par Napoléon III, sont mis aux enchères à Bizy.
  • 1859 : début de construction du pont Napoléon traversant la Seine, en double du pont médiéval.
  • 1860 : inauguration de la rue d'Albufera, percée pour relier la place d'Évreux au pont Napoléon .
  • 1861 : consécration de l'église Saint-Nicolas à Vernonnet. Inauguration du pont Napoléon, le 19 mai.
  • 1862 : création de la bibliothèque de la ville.
  • 1869-1870 : aménagement d'un viaduc ferroviaire sur la Seine de la ligne Gisors – Pacy-sur-Eure.
 
Monument élevé au sacrifice des gardes mobiles de l'Ardèche en 1870.

La IIIe République modifier

  • 1871 : le 14 août, le conseil municipal décide de rebaptiser l'avenue d'Ivry en Avenue de l'Ardèche[55].
  • 1873 : le 26 novembre, inauguration du monument aux Mobiles de l'Ardèche[56].
  • 1875 : le 26 septembre, Patrice de Mac Mahon, maréchal de France et président de la République française séjourne à l'hôtel d'Évreux pendant plusieurs jours afin de préparer les grandes manœuvres de la troisième armée.
  • 1875 : un train à bord duquel voyage Élisabeth de Wittelsbach, dite Sissi, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, fait une halte en gare.
  • 1881-1882 : les services des postes et télégraphes investissent un bâtiment qui leur est spécialement construit par l'architecte voyer Gouchot[57], place d'Évreux. Une nouvelle poste est érigée en 1969.
  • 1883 : Claude Monet peint six toiles de la collégiale Notre-Dame de Vernon jusqu'en 1894.
  • 1895 : le 10 septembre, inauguration du nouvel hôtel de ville par Adolphe Barette, maire.
  • 1897 : première séance de cinématographe au théâtre de Vernon.
  • 1910 : la crue de la Seine atteint la cité en janvier.
  • 1923 : ouverture d'une succursale de la Banque de France.
  • 1930 : construction de la salle des fêtes et du tribunal de justice.
 
Montgomery traverse la Seine, septembre 1944.
  • 1940 : la ville est bombardée par l'aviation allemande les 8 et 9 juin 1940, provoquant l'incendie de nombreux quartiers et 47 tués. Les Allemands de la 46e division d'infanterie du Generalleutnant Paul von Hase franchissent la Seine à Vernon la nuit du 9 au , bien que le pont ait sauté. L'occupation commence pour plus de quatre ans.

Sous l'occupation allemande modifier

  • 1943 : création du collège et lycée Saint-Adjutor.
  • 1944 : Le 26 mai, le 5 juin, le 24 juillet, le 3 août et la nuit du 7 au 8 août 1944, la ville est à nouveau bombardée, mais par l'aviation des Alliés.

Du gouvernement provisoire à la IVe République modifier

  • 1944 : le 7 mai, destruction du viaduc ferroviaire lors des bombardements. Le 25 août, libération de la ville par les troupes britanniques.
  • 1946 : le laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques (LRBA), établissement de la DGA, développa ses activités entre 1946 (scission en 1970 des activités industrielles et apport à la SEP) et 2012.
  • 1954 : le 23 août, à une heure du matin, un commerçant de la ville, Bernard Miserey, voit dans le ciel de Vernon, au-dessus de la rive nord de l'Eure, un gigantesque cigare vertical. Du bas de l'objet part un disque horizontal très lumineux qui, à forte vitesse tombe dans le fleuve. La chose se produit par quatre fois, durant près d'une heure. D'autres témoins viennent déposer au commissariat et ont confirmé ses dires. L'événement n'a jamais été explicité[58].
  • 1955 : inauguration du pont Clemenceau (axe identique à celui du pont Napoléon).

La Cinquième République modifier

Sous la présidence du général de Gaulle modifier
  • 1963 : Reconstruction de l'hôpital Saint-Louis.
  • 1966 : Création de la cité scolaire lycée Georges-Dumézil, inaugurée le 23 septembre 1967.
  • 1967 : Électrification de la ligne SNCF.
  • 1968 : Début de construction des quartiers Valmeux-Blanchères-Boutardes. L'avenue Thiers est rebaptisée Pierre-Mendès-France[59].
Sous la présidence de François Mitterrand modifier
Sous la présidence de Jacques Chirac modifier
  • 1996 : Le 30 juin, visite d'Hillary Clinton dans la commune après l'inauguration du musée d'Art américain de Giverny.
  • 1998 : Fermeture du quartier Colonel-Fieschi (dénomination post Seconde Guerre mondiale).
  • 2003 : Vernon intègre la communauté d'agglomération des Portes de l'Eure. Du 2 au 11 mai, salon international du pastel. Inauguration de l'Aquaval. Destruction de l'ancienne salle des fêtes et du tribunal[60].
  • 2004 : Le 16 janvier, visite de Jean-Louis Borloo afin de restructurer les Boutardes. Le 29 janvier, visite d'Alain Lambert. Création du Vernon Plage sur le site de l'ancienne piscine d'été.
  • 2006 : Le 26 janvier, inauguration du nouveau commissariat de police par Nicolas Sarkozy. Le 13 juillet, inauguration du jardin des Arts.
  • 2007 : Le 18 septembre, visite de Sharon Stone, suivie, le 19, de l'empereur du Japon Akihito.
Sous la présidence de Nicolas Sarkozy modifier
Évolution récente modifier
  • 2018-2021 : Construction de l'éco-quartier Fieschi à la place d'une ancienne caserne de l'armée de terre[61].
  • 2020 : le 13e concours européen d'architecture « Europan » a lieu à Vernon [62].
  • 2023 : Ouverture du cinéma dans le quartier Fieschi à la place de l'ancienne papeterie[63].
  • 2023 : « Plan façade » : rénovation de façades des vieilles maisons du centre ville[64].
  • 2024 : projet de mise en place d'une brigade de commandement spécialisée pour la sécurité nucléaire auprès de la gendarmerie de Vernon[65].

Politique et administration modifier

Rattachements administratifs et électoraux modifier

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Évreux du département de l'Eure.

Elle était de 1793 à 1981 le chef-lieu du canton de Vernon, année où celui-ci est scindé et la ville répartie entre les cantons de Vernon-Nord et de Vernon-Sud[66]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton de Vernon.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de l'Eure.

Intercommunalité modifier

Vernon était la ville principale de la communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (CAPE), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2003 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[67], celle-ci fusionne avec de petites intercommunalités pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Seine Normandie Agglomération (SNA), dont la ville est désormais le siège.

Tendances politiques et résultats modifier

Récapitulatif de résultats électoraux récents modifier

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e % 4e %
Municipales 2014 UMP 31,84 SE 26,46 PS 17,05 FN 10,88 UMP 45,44 SE 28,37 PS 17,05 FN 9,13
Européennes 2014[68] UMP 25,51 FN 21,84 PS 11,17 UDI 11,12 Tour unique
Régionales 2015[69] UDI 34,54 FN 23,74 PS 21,24 EELV 7,51 UDI 43,91 PS 33,09 FN 23,00 Pas de 4e
Présidentielle 2017[70] EM 26,39 LR 20,56 LFI 20,00 FN 17,70 EM 71,42 FN 28,58 Pas de 3e ni de 4e
Législatives 2017[71] LREM 33,76 LR 20,28 FN 11,30 LFI 10,51 LREM 70,09 FN 29,91 Pas de 3e ni de 4e
Européennes 2019[72] LREM 25,95 RN 19,89 EELV 14,62 LR 8,37 Tour unique
Municipales 2020 DVD 66,37 EELV 15,58 PS 15,33 LO 2,70 Pas de 2d tour
Régionales 2021[73] TdP 38,82 LC 19,37 PS 16,67 RN 15,82 TdP 39,93 LC 25,49 PS 19,75 RN 14,8
Présidentielle 2022[74] LREM 29,84 LFI 28,15 RN 17,64 REC 6,94 LREM 66,84 RN 33,16 Pas de 3e ni de 4e
Législatives 2022[75] ENS 39,24 NUPES 26,64 RN 15,18 REC 5,47 ENS 67,61 RN 32,39 Pas de 3e ni de 4e

Administration municipale modifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 20 000 et 29 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 35[76].

Liste des maires modifier

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
22 août 1944 1946 Albert Poutot Albert Poutot  
1946 mars 1977 Georges Azémia[77],[Note 6] SFIO Journaliste
Conseiller général de Vernon (1945 → 1982)
mars 1977 octobre 1980 Lucien Pommier PCF Démissionnaire
octobre 1980 mars 1983 Georges Azémia[77] PS Journaliste
Conseiller général de Vernon (1945 → 1982)
mars 1983 mars 2001 Jean-Claude Asphe[79],[Note 7] RPR Directeur commercial
Conseiller général de Vernon-Sud (1982 → 1993)
Député de l'Eure (5e circ.) (1993 → 1997)
Conseiller régional de Haute-Normandie (1986 → 1988)
mars 2001 mars 2008 Jean-Luc Miraux UMP Sénateur de l'Eure (1998 → 2008)
Maire de Pacy-sur-Eure (1983 → 2001)
Président de la CA des Portes de l'Eure (2003 → 2008)
mars 2008 2014 Philippe Nguyen Thanh PS  
2014 2015[80] Sébastien Lecornu[81] UMPLR Chef d'entreprise
Conseiller départemental de Vernon (2015 → )
Démissionnaire à la suite de son élection comme président du conseil départemental de l'Eure
2015[82] En cours
(au 30 juin 2023)
François Ouzilleau[83] LR
puis DVD[84]
Conseiller régional de Normandie (2015 → )
Vice-président de la CA Seine Normandie Agglomération (2020 → )
Conseiller régional de Normandie (2015 → )
Président du conseil de surveillance du centre hospitalier Eure Seine (2020[85] → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[86]

Distinctions et labels modifier

En 2016, la commune détient le label « Ville Internet @@@@ »[87].

En 2017, la commune a été labellisée « 3 fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[88].

Outils de démocratie participative modifier

Un conseil municipal des jeunes (CMJ) a été mis en place en décembre 2004. Il est composé de trente-six enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions, sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour objet de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et de leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets[réf. nécessaire].

Jumelages modifier

Équipements et services publics modifier

Enseignement modifier

École maternelles publiques modifier

  • École Arc-en-Ciel
  • École Marie-Jo-Besset
  • École Maxime-Marchand
  • École du Moussel
  • École du Parc
  • École Les Nymphéas
  • École de la République
  • École du Vieux-Château

Écoles élémentaires publiques modifier

  • École Arc-en-Ciel 1
  • École Arc-en-Ciel 2
  • École du Centre
  • École Château-Saint-Lazare
  • École Maxime-Marchand
  • École du Moussel
  • École du Parc
  • École Pierre-Bonnard

École primaire publique modifier

  • École François-Mitterrand

Collèges publics modifier

  • Collège Cervantès
  • Collège César-Lemaitre
  • Collège Ariane

Lycées publics modifier

 
Lycée Saint-Adjutor.
  • Lycée général et technologique Georges-Dumézil
  • Lycée professionnel Georges-Dumézil

Écoles privées modifier

Santé et services sociaux modifier

Population et société modifier

Démographie modifier

Évolution démographique modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[89],[Note 8].

En 2021, la commune comptait 24 543 habitants[Note 9], en augmentation de 3,13 % par rapport à 2015 (Eure : −0,5 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 0295 2024 7934 8124 8885 3016 1285 2046 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 6747 4107 7877 9617 6367 8818 1648 2888 492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 7578 6678 7338 8149 72510 62111 33011 24214 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
17 24718 87222 42222 24323 65924 05624 01824 77223 705
2021 - - - - - - - -
24 543--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[66] puis Insee à partir de 2006[90].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges modifier

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,3 % la même année, alors qu'il est de 25,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 11 165 hommes pour 12 612 femmes, soit un taux de 53,04 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,26 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[91]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
2,0 
6,7 
75-89 ans
9,3 
15,1 
60-74 ans
16,5 
18,1 
45-59 ans
17,6 
20,1 
30-44 ans
19,0 
18,8 
15-29 ans
16,5 
20,7 
0-14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2020 en pourcentage[92]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,6 
6,2 
75-89 ans
8,6 
17 
60-74 ans
17,8 
20,8 
45-59 ans
20,1 
18,8 
30-44 ans
18,8 
16,4 
15-29 ans
14,7 
20,2 
0-14 ans
18,6 

Manifestations culturelles, salons et festivités modifier

Sports et loisirs modifier

  • Action à réaction
  • Amicale vernonnaise.
  • Amis de l'orgue de la Collégiale de Vernon.
  • Club de philatélie.
  • Generation Artist.
  • Pluie d'étoiles - Concours de la Chanson Française.
  • Casting Concept, l'école de chant de Vernon.
  • Groupe Photo de la Région de Vernon.
  • Club Microtel de Vernon (informatique)
  • L'Atelier du mardi.
  • Art Visuel.
  • Mille et Une Nuits centre culturel de musique et de danse
  • Atelier Renaissance.
  • Cercle d'études vernonnais (CEV).
  • Chorus Semper Viret.
  • CSADN : badminton, course à pied, équitation, football, gymnastique, judo, Qi gong, raid, tennis, tir à l'arc et apiculture, aquariophilie, art floral, astronomie, cuir, danse et percussions, dentelle au fuseau, musique, poterie.
  • Stade porte normande Vernon.

Économie modifier

Indicateurs généraux modifier

Activité et marché d'emploi, voir données INSEE :

Principales entreprises modifier

Culture locale et patrimoine modifier

Lieux et monuments modifier

 
Château de Bizy.
 
Le Vieux-Moulin.
 
Le pont médiéval.
 
Château des Tourelles.
 
Collégiale Notre-Dame.
 
Tour des archives.
 
Maison du Temps Jadis.
 
Tombeau de Saint-Mauxe à Bizy.

Monuments médiévaux modifier

La ville a su préserver l'architecture du centre, autour de la collégiale et de la tour des Archives, qui a survécu aux bombes. Ce centre a gardé son aspect médiéval.

Châteaux modifier

Vernon possède de nombreux châteaux éparpillés sur tout son territoire, de styles très différents.

  • Le château de Bizy, appelé souvent le petit Versailles, date de 1741 avec la fontaine de Neptune.
  • Le château médiéval, datant du XIIe siècle, fut détruit en partie en 1752 lors de la création des écuries puis pendant les deux guerres, il n'en reste que quelques vestiges.
  • Le château Saint-Lazare[96], datant de la fin du XVIIIe siècle, fut détruit par la ville en 1970 pour y construire une école, dont une aile, partie la plus ancienne contenant la chapelle, a été préservée.
  • Le château du Point du Jour[97] datant de 1706 servit de bâtiment hospitalier à la clinique Sainte-Marie entre 1978 et 2005. Il est devenu en 2009 la résidence Sainte-Marie.
  • Le château des Tourelles, situé rive droite de la Seine, l'un des seuls châtelets du XIIe siècle[réf. nécessaire] encore pratiquement intacts en France.

Monuments religieux modifier

Vernon a perdu beaucoup de ses églises durant les guerres ; la collégiale et l'église Saint-Nicolas sont deux des joyaux d'architecture religieuse de la ville. La construction de la mosquée Omar ibn al-Khattâb (2002) vient ajouter un édifice supplémentaire à la richesse religieuse de Vernon.

Autres édifices publics modifier

  • L'ancienne bibliothèque municipale datant du XVIIe siècle.
  • Édifices d'intérêt historique préservés de la ZAC Fieschi, notamment l'ancien couvent des Capucins.
  • L'Hôtel Dieu, créé au XIIIe siècle par le roi Louis IX détruit à partir de 1858.
  • L'hôtel de ville (1895) et la fontaine Défontaine.
  • Le « monument des Mobiles de l'Ardèche »[98] de la guerre franco-prussienne de 1870-1871)[99],[100] dû à l'architecte Antoine Jal.
  • Le conservatoire et la salle des fêtes détruits en 2006.

Architecture du XXe siècle modifier

L'îlot Pasteur, réalisation de 1948 par Henri Pottier et Jean Tessier, bénéficie du Label « Patrimoine du XXe siècle »[101].

Construit dans le cadre du plan de Reconstruction, l'îlot Pasteur a été modifié par Jean Tessier et son fils en 1990 avec la création d'une galerie marchande en lieu et place des jardins.

L'idée originale de l'architecte était de fournir aux commerçants sinistrés par la guerre des boutiques avec logements à l'étage. La cour, centrale et très vaste, fut conçue pour les livraisons, permettant ainsi de dégager la circulation de la rue. Cette conception novatrice lui valut d'être considérée comme immeuble expérimental. Le décor en claustra rappelle certaines réalisations d'Auguste Perret (reconstruction du Havre).

Cimetières modifier

  • Le cimetière monumental (rive gauche).
  • Le cimetière de Vernonnet (rive droite).

Fontaines modifier

  • La fontaine de Neptune datant de 1743, dans l'enceinte du château de Bizy.
  • La fontaine Défontaine sculptée et donnée par Pierre-Amédée Défontaine en 1899.
  • La fontaine de Chérence (1838-1839) sur la place de Paris, anciennement située sur la place du Marché.

Sculptures et créations urbaines modifier

  • Créé en 1996 par l'artiste Olivier Gerval (1966-), l’ensemble de sept statues monumentales People a été exposé au Japon jusqu’en 1998, avant de trouver sa place définitive à Vernon entre le Vieux Moulin et le château des Tourelles, dans le square Laniel[102], où il a été inauguré le par le maire de Vernon Jean-Claude Asphe.
    « People représente sept statues de tôle galvanisée peinte, hautes, pour les plus grandes, de 3,90 mètres. Des personnages stylisés, dépouillés à l’extrême. » selon son créateur, originaire de Vernon à laquelle il en a fait cadeau.

Autres curiosités patrimoniales modifier

Patrimoine culturel modifier

Vernon dans les arts et la culture modifier

Le compositeur Clément Janequin a écrit une chanson « galante » intitulée La Meunière de Vernon.

Filmographie modifier
Littérature modifier

Musée modifier

Le Musée de Vernon dit Musée Alphonse-Georges-Poulain, créé en 1862, dans un ancien hôtel particulier datant du XVe siècle, propose un parcours riche et varié à travers trois spécialisations :

Centre culturel modifier

Théâtres modifier

  • L'auditorium de l'espace Philippe-Auguste comprend 480 places[108].
  • Le théâtre de l'Arrosoir.
  • Le théâtre du Lion.
  • Le théâtre du Drakkar.

Cinémas modifier

  • Le Cinéma-théâtre.
  • Ciné-club de Vernon : « Un autre regard »
  • Le festival international de cinéma est organisé chaque année au mois d'octobre[109].

Personnalités liées à la commune modifier

 
Portrait imaginaire du roi Henri Ier Beauclerc, issu de l'Histoire d'Angleterre de Cassell.
 
Portrait du duc de Penthièvre.

Héraldique modifier

  Blason
D'argent, à trois bottes de cresson de sinople, 2 et 1, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.
Devise
VERNON SEMPER VIRET. (« Vernon toujours vert »)[111].
Détails
Ces armoiries auraient été attribuées à la ville par Saint-Louis, à qui l'on offrit des bottes de cresson pour se rafraîchir[112],[113]. Le chef rappelle que Vernon était ville royale.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Passé de garnison militaire modifier

Jusqu'en 1998, près de 1 500 militaires furent basés à Vernon (un second établissement abrita dans le quartier de Vernonnet le détachement du 8e régiment de transmissions). Unités militaires ayant été en garnison à Vernon :

Périphrases désignant Vernon modifier

Pour approfondir modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Il n'y a pas au quotidien de train partant de Vernon allant jusqu'au Havre. Un changement à Rouen est requis.  [lire en ligne]
  5. Il est l'ancêtre de l'Hôpital restructuré de 1858, sans rapport toutefois quant aux lieux de leur implantation respectifs.
  6. Un boulevard qui longe les quartiers des Boutardes et des Valmeux porte le nom de ce maire qui a assuré la reconstruction de la Ville[78].
  7. Une esplanade de la commune, qui a remplacé l’ancienne piscine en bord de Seine, porte le nom de ce maire[78].
  8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes modifier

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références modifier

Site de l'Insee modifier

Autres sources modifier

  1. Guide géologique Normandie-Maine. 2e édition. Éditions DUNOD. Page 184. (ISBN 2 10 050695 1).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  5. « Orthodromie entre Vernon et Muids », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Muids » (commune de Muids) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Muids » (commune de Muids) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  9. « La forêt de Bizy 983 ha », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  10. « La forêt de Vernon et des Andelys, 4 870 ha », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. « Grottes du Mont Roberge », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  12. « Les bords de Seine, avenues et places de Vernon », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le ).
  13. Les destructions de 1944 ont eu raison de la pertinence de cet item.
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  83. Lucile Akrich, « François Ouzilleau, le « maire-dossier » : Il y a tout juste un an, François Ouzilleau était élu maire de Vernon, à la suite de la démission de Sébastien Lecornu devenu président du département de l'Eure. Aujourd'hui, c'est un binôme assumé qui pilote la ville », Le Démocrate Vernonnais,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Immédiatement après sa démission, Sébastien Lecornu a imposé un mode de gouvernance bicéphale. Renonçant à son mandat à contrecœur, le jeune fondateur de Générations Vernon a vécu sa démission comme un déchirement. Il a mis six mois à quitter ce tout premier mandat électif, alors qu’il était président du département depuis avril 2015, et ne pouvait cumuler les deux mandats exécutifs. Il faut dire qu’il venait de ravir la mairie de Vernon à l’équipe socialiste, contre l’ancienne droite devenue dissidente et incarnée à l’époque par Jean-Luc Miraux ».
  84. Lucile Akrich, « Dans l'Eure, la ville de Vernon n'est plus aux Républicains : Après l'appel solennel de Sébastien Lecornu aux maires LR les invitant à quitter leur parti, François Ouzilleau a rendu sa carte. Le binôme avance ses pions en vue des municipales », Le Démocrate vernonnais,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Les deux hommes – toujours – de droite le répètent à chaque entretien : leur parti, en local, c’est Vernon, « et la politique nationale reste sur les marches de la mairie ».
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  86. Fabienne Marie, « Vernon. François Ouzilleau réélu maire en direct sur Youtube et Facebook : Il était le seul candidat : François Ouzilleau a été réélu maire de Vernon (Eure) lors de la séance d'installation du conseil municipal ce samedi 23 mai 2020 », Le Démocrate vernonnais,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Seul candidat au poste de maire, François Ouzilleau a été élu avec 33 voix sur 35 (les deux élus de la liste Vernon ville citoyenne ayant décidé de ne pas prendre part au vote). Il entame un deuxième mandat après avoir succédé à Sébastien Lecornu, appelé alors à prendre la présidence du Département de l’Eure, en 2015 ».
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  107. Dans cette nouvelle humoristique où le personnage central, un jeune viveur nommé Gaston de Puyrâleux est devenu « tringlot » au (sans doute fictif) « 112e régiment du train des équipages de Vernon », l'auteur évoque ainsi la ville : « Vernon s'entoure de charmants paysages, mais personnellement c'est un assez fâcheux port de mer. Pour ne citer qu'un détail, ça manque de femmes, ô combien ! De femmes dignes de ce nom, vous me comprenez ? ».
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