Angoulême

commune française du département de la Charente (chef-lieu)

Angoulême
Angoulême
Angoulême vue depuis le golf de l'Hirondelle.
Blason de Angoulême
Blason
Angoulême
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente (préfecture)
Arrondissement Angoulême
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Angoulême
(siège)
Maire
Mandat
Xavier Bonnefont
2020-2026
Code postal 16000
Code commune 16015
Démographie
Gentilé Angoumoisins
Population
municipale
41 740 hab. (2017 en diminution de 0,65 % par rapport à 2012)
Densité 1 910 hab./km2
Population
aire urbaine
182 510 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 56″ nord, 0° 09′ 39″ est
Altitude Min. 27 m
Max. 133 m
Superficie 21,85 km2
Élections
Départementales Cantons d'Angoulême-1, Angoulême-2 et Angoulême-3
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web angouleme.fr

Angoulême est une commune du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Angoumoisins et ses habitantes les Angoumoisines[1].

Établie sur un éperon dominant un méandre de la Charente et les confluents de celle-ci avec la Touvre et l'Anguienne, la ville est surnommée le balcon du Sud-Ouest. La commune compte moins de 50 000 habitants (41 970 en 2013), mais elle est le centre d'une agglomération rassemblant près de 110 000 habitants (107 652 en 2012, au 60e rang des plus grandes agglomérations en France) au sein d'une conurbation urbaine qui s'étend sur une quinzaine de kilomètres d'est en ouest[2]. Au , la communauté d'agglomération d'Angoulême, appelée Grand Angoulême, comporte désormais plus de 140 000 habitants.

Ancienne capitale de l'Angoumois sous l'Ancien Régime, Angoulême a longtemps été une place forte convoitée, en raison de sa position de carrefour de voies de communication importantes, et a subi de nombreux sièges. De son passé tumultueux, la cité, juchée sur son éperon rocheux et reconnue ville d'art et d'histoire, a hérité d'un patrimoine historique, religieux et urbain remarquable qui attire de nombreux visiteurs et touristes de passage.

Aujourd'hui, Angoulême occupe le centre d'une agglomération demeurant parmi les plus industrialisées entre Loire et Garonne (industrie papetière établie au XVIe siècle, fonderie et électromécanique développées à une période plus récente). C’est également une ville commerciale et administrative, dotée d’un centre universitaire, et d'une vie culturelle remarquablement animée. Celle-ci est dominée par le célèbre Festival international de la bande dessinée qui contribue largement au renom international de la cité, ainsi que par le Festival du film francophone.

GéographieModifier

Angoulême, ville acropole, est située sur un éperon calcaire, appelé localement le Plateau, et dominant une boucle de la Charente, limitée en amont par la confluence de la Touvre et en aval par celles de l'Anguienne et des Eaux Claires.

LocalisationModifier

Angoulême est au centre du département de la Charente, à 110 km au nord de Bordeaux à vol d'oiseau, et à 100 km de l'océan Atlantique. Elle est aussi à une centaine de kilomètres de La Rochelle, Poitiers, Limoges, moins d'une centaine de kilomètres de Périgueux et Saintes[3].

  La Rochelle 120 km Paris 435 km
Poitiers 110 km
Niort 110 km
Montluçon 236 km
Guéret 170 km
Confolens 50 km
 
Cognac 40 km
Saintes 70 km
Royan 100 km
N Limoges 100 km
O    Angoulême    E
S
Bordeaux 110 km Libourne 90 km
Bergerac 110 km
Périgueux 80 km

Géologie et reliefModifier

 
Topographie de la ville d'Angoulême.

Géologiquement, la commune appartient au Bassin aquitain, comme les trois quarts ouest du département de la Charente. Elle se trouve à environ 60 kilomètres au sud du seuil du Poitou, et à seulement une trentaine de kilomètres à l'ouest du Massif central (Charente limousine)[4].

Le territoire communal se trouve dans le calcaire du Crétacé supérieur qui occupe la moitié sud du département de la Charente, non loin du Jurassique qui commence au Gond-Pontouvre.

Le crétacé le plus ancien, le Cénomanien, occupe les zones relativement basses (l'Houmeau, hauteurs de Saint-Cybard, Sillac), à une altitude moyenne de 50 m.

La ville s'est établie sur le plateau (altitude 100 m) qui domine à pic la boucle du fleuve Charente, une formation du Turonien (appelé aussi Angoumien) qui forme un plateau découpé de vallées parallèles ainsi qu'une cuesta faisant face au nord qui se prolonge vers La Couronne à l'ouest et Garat vers l'est.

Ce plateau calcaire comporte des cavités naturelles réaménagées par l'homme sous forme de trois à quatre étages de caves dont certaines comportent des silos à grains antiques.

La vallée de la Charente est occupée par des alluvions anciennes et récentes, ce qui a donné une terre riche pour l'agriculture et quelques sablières. Ces alluvions se sont déposées successivement lors du Quaternaire dans l'intérieur des deux méandres du fleuve que sont Basseau et Saint-Cybard. On trouve les alluvions les plus anciennes dans la plaine de Basseau, et elles atteignent une hauteur relative de 25 m[5],[6],[7].

La partie ancienne de la ville est bâtie sur le plateau, éperon rocheux créé par les vallées de l'Anguienne et de la Charente, culminant à une altitude de 102 mètres, alors que la berge du fleuve est à 27 mètres. Angoulême est caractérisé par la présence de ses remparts sur un à-pic de 80 mètres.

Le plateau de Ma Campagne, au sud de la vieille ville, offre à peu près les mêmes caractéristiques et culmine à 109 m dans le bois de Saint-Martin. Ce plateau aussi allongé sépare la vallée des Eaux Claires, qui fait la limite sud de la commune, de celle de l'Anguienne, qui est parallèle.

Ces deux plateaux surplombent à leurs extrémités occidentales la vallée de la Charente et les quartiers périphériques que sont l'Houmeau, Basseau, Sillac… Le plateau d'Angoulême est le prolongement nord-ouest de celui de Soyaux. Au nord du plateau s'étendent l'Houmeau, le quartier de la gare et celui de la Grand-Font qui sont le long d'une petite vallée, aussi affluent de la Charente, la Vimière, mais plus dégagée côté nord (vers Gond-Pontouvre et L'Isle-d'Espagnac) que celle de l'Anguienne au sud.

La commune d'Angoulême culmine à une altitude de 133 m, près de Peusec, situé au sud-est sur la limite avec Puymoyen. Le point le plus bas est à 27 m, situé le long de la Charente à Basseau[8].

HydrographieModifier

La commune d'Angoulême est traversée par le fleuve Charente, qui y fait deux méandres. La commune est principalement située sur la rive gauche, et trois ruisseaux affluents sur cette rive arrosent aussi la commune.

L'Anguienne traverse le sud de la ville et se jette dans la Charente à Montauzier. Sa vallée encaissée sépare le plateau de Ma Campagne.

Plus au sud, la vallée parallèle des Eaux Claires fait la limite d'Angoulême, entre Clairgon et Saint-Michel.

Le Port-l'Houmeau, l'ancien port sur la Charente situé dans le quartier de l'Houmeau, est en zone inondable et lors des crues le boulevard Besson-Bey est parfois coupé.

Un petit ruisseau aujourd'hui canalisé, la Vimière, naît à la Grand-Font et se jette dans la Charente à l'Houmeau.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes d’Angoulême[8]
Saint-Yrieix-sur-Charente Gond-Pontouvre L'Isle-d'Espagnac
Fléac,
Saint-Michel
  Soyaux
La Couronne Puymoyen Dirac

QuartiersModifier

 
Plan d'Angoulême en 1914.

Le vieil Angoulême est la partie ancienne, entre le rempart et le centre-ville aux ruelles tortueuses et petites places.

Le centre-ville, situé aussi sur le plateau, a été dépeint par Honoré de Balzac dans Illusions perdues : « en haut la noblesse et le pouvoir ». Château, mairie, préfecture, cathédrale et riches demeures s'y côtoient. Mais contrairement au vieil Angoulême, l'ensemble du centre-ville a été très remanié au XIXe siècle.

Autour, les anciens faubourgs étaient au nombre de cinq, l'Houmeau, Saint-Cybard, Saint-Martin, Saint-Ausone et la Bussatte. Le quartier de l’Houmeau est quant à lui désigné sous la plume de Balzac par « en bas le commerce et l’argent » ; car ce quartier vivait du commerce, des bateliers et de leurs gabares. Le port de l'Houmeau fut créé en 1280 sur la rive gauche du fleuve, au pied du plateau. Il marquait le début de la partie navigable, qui allait d'Angoulême à la mer.

Saint-Cybard, sur la rive droite de la Charente, s'est créé près de l'abbaye de Saint-Cybard située sur l'autre rive puis est devenu un quartier industriel et ouvrier avec ses papeteries, en particulier Le Nil.

Saint-Martin, Saint-Ausone, est un quartier formé de deux anciennes paroisses à l'extérieur des remparts.

La Bussatte dont le Champ de Mars est une esplanade transformée aujourd'hui en centre commercial, jouxte Saint-Gelais.

Aujourd'hui, la ville compte quinze quartiers :

  • Centre-ville ;
  • Vieil Angoulême ;
  • Saint-Ausone - Saint-Martin ;
  • Saint-Gelais ;
  • La Bussatte - Champ de Mars ;
  • L'Houmeau ;
  • Saint-Cybard ;
  • Victor-Hugo, Saint-Roch est marqué par la présence militaire ;
  • Basseau est un quartier qui s'est créé au XIXe siècle avec le port de Basseau, les usines dont la poudrerie nationale en 1821 et la papeterie Laroche-Joubert en 1842, puis le pont en 1850 ;
  • Sillac - la Grande-Garenne est à la fois pavillonnaire et construit d'ensembles HLM ;
  • Bel-Air, la Grand Font est le quartier de la gare et de l'ensemble immobilier des années 1950 de la Grand Font ;
  • La Madeleine, qui lui est proche, a été totalement reconstruit après les bombardements de 1944 ;
  • Ma Campagne est une zone détachée de la commune de Puymoyen en 1945[9] et construite en habitat collectif à partir de 1972 ;
  • Le Petit Fresquet, lui aussi détaché de Puymoyen, est semi-rural.
  • Frégeneuil est dans le même cas.

Panorama de la villeModifier

 
Panorama d'Angoulême, vu de Saint-Martin.

ClimatModifier

Le climat est océanique de type aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques, Cognac, 30 m, 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,8 4,9 6,9 10,6 13,6 15,3 15 12,3 9,8 5,5 3,3 8,6
Température moyenne (°C) 6,6 6,9 9,7 11,9 15,7 19 21 20,9 17,9 14,4 9,3 6,6 13,3
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11 14,4 16,9 20,8 24,3 26,8 26,7 23,5 18,9 13 9,8 18
Ensoleillement (h) 83 111,9 162,4 180,5 215,9 238,4 249,9 244,8 199,2 137,3 91,2 81,4 1 995,9
Précipitations (mm) 71,9 52 57,7 71 65,1 52,3 48,2 47,3 59,8 81,2 86,3 84,3 777,1
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1981 à 2010[10].


Ville Ensoleillement
  (h/an)
Pluie
  (mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
Angoulême 1 995,9 777.1
Paris 1 661 637
Nice 2 724 733
Strasbourg 1 693 665
Brest 1 605 1 211

Voies de communication et transportsModifier

Réseau routierModifier

Angoulême se trouve au croisement d’un important axe nord-sud, la N 10 Paris-Bayonne, et de l’axe est-ouest Limoges-Saintes, la N 141 route Centre-Europe Atlantique. Angoulême est aussi reliée à Périgueux par la D939, à Saint-Jean-d'Angély par la D939 et à Libourne par la D674.

Transport ferroviaireModifier

La ville comporte une gare et est desservie par la LGV Sud Europe Atlantique.

La ligne Paris-Bordeaux, empruntée majoritairement par des TGV, passe par la gare d'Angoulême et le TER Limoges-Saintes assure les correspondances.

La gare est située dans le quartier de l'Houmeau. Une passerelle enjambe depuis ses quais.

Transports urbainsModifier

Le réseau de bus est la STGA (Société de transport du Grand Angoulême).

Depuis septembre 2019, Angoulême est dotée de deux lignes de BHNS.

Transport aérienModifier

Angoulême est desservie par l'aéroport international Angoulême-Cognac (code AITA : ANG). Code OACI : LFBU . Cet aéroport a deux pistes, dont une revêtue de 1 860 m.

L'aéroport est situé à Brie-Champniers, à une dizaine de kilomètres au nord d'Angoulême.

Ryanair, la compagnie à bas coût irlandaise, reliait Angoulême à Londres depuis le , ce qui desservait bien la forte population britannique vivant en Charente, 4e département de France en nombre de résidents de cette provenance, juste derrière Paris, la Dordogne et les Alpes-Maritimes[11]. Depuis 2010 cette compagnie ne dessert plus l'aéroport.

Un aéro-club y est présent et est un de ceux les plus actifs de la région avec une flotte importante et diversifiée de 8 appareils (7 avions et 1 ULM) de 2 ou 4 places, et plus de 150 licenciés.

Transport fluvialModifier

Par l'eau, même si actuellement le fleuve Charente n'est plus utilisé que pour le tourisme, il a été voie de communication et surtout de transport de marchandises jusqu'au XIXe siècle et le port de l'Houmeau a été très actif.

UrbanismeModifier

Le Champ de Mars, place centrale de la ville, accueille depuis une galerie marchande souterraine.

La rocade Est a été ouverte en 2004 (2010 pour la dernière tranche), ce qui a désenclavé plusieurs quartiers. La déviation de la N10 qui contourne la ville depuis 1973[12] assure en plus le rôle de rocade Ouest depuis 2004[réf. nécessaire], date à laquelle le projet initial par Fléac-Linars a été abandonné.

Des opérations de réhabilitation de logements collectifs sont en cours dans le cadre de l'Opération de Renouvellement Urbain gouvernementale[réf. nécessaire]. Les quartiers de la Grande Garenne, Basseau et Ma Campagne sont associés dans un programme de redynamisation urbaine.

ToponymieModifier

Le nom de la ville est attesté pour la première fois chez le poète Ausone dans une lettre à son disciple Tétrade, vers la fin du IVe siècle (vers 380390) sous la forme Iculisma[13] ; on trouve aussi à peine plus tard Eculisna[14], civitas Ecolismensium vers 400[15],[14], Ecolisima (sur une monnaie mérovingienne)[16], Ecolisina et Aquilisima en 511[14], Ecolisna et Ecolisina dans le même texte, l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours au VIe siècle[17], Egolisina au Xe siècle, Equalisma, Engolma, Egolesma, Engolisma[18],[19], Engolesme fin XIIe siècle[14]. L'évolution du c en g et la nasalisation de la consonne initiale n'apparaissent donc que tardivement, autour de l'an mil.

Ce nom est resté longtemps incompris, ce qui a engendré diverses tentatives d'explications étymologiques, sans rapport avec les formes anciennes bien attestées, et peu probables phonétiquement :

  • Elle serait issue d’incolumissima « très saine et sûre », or, il n'y a aucune trace d'un [n] dans les formes les plus anciennes et pas de trace d'un groupe [mi] non plus.
  • Elle serait une altération d’In collisnâ qui signifierait « sur la partie supérieure de la colline »[20]. Or, un toponyme n'est jamais formé à partir de la préposition latine in, quant au mot colline en français, il passe pour un emprunt à l'italien collina à l'époque de la Renaissance (attesté pour la première fois en 1555)[21]. En outre, le suffixe -isnâ n'a pas servi à produire des dérivés à partir de mots latins et on ignore même s'il existe. Enfin, les altérations indépendantes des évolutions phonétiques régulières se produisent sous l'effet de l'analogie ou plus précisément de l'étymologie populaire, c'est-à-dire l'analogie avec d'autres noms semblables et fréquents dans la région ou la tentative de relier le toponyme à un terme faisant sens.

Quelques hypothèses mieux fondées ont été proposées :

  • L'identification de la forme primitive comme étant Eculisna, puis l'alternance des formes anciennes en -isna et -isma conduit Ernest Nègre à préférer les premières en -isna. Le premier élément serait Ecul-. Selon lui, on ne saurait ni affirmer de la celticité de ces deux éléments, ni de leur sens. L'altération en *Angulisma aurait été causée par l'attraction paronymique du nom de personne germanique Angelisma, dont l'existence est confirmée par Marie-Thérèse Morlet[14].
  • On peut cependant reconnaître un suffixe -isma dans la forme la plus anciennement attestée, qui représenterait une évolution du suffixe surperlatif gaulois -isama[16] que l'on retrouve dans le nom de la divinité gauloise Belisama, très fréquent en toponymie dans les types toponymiques Blesme, Bellême, etc., dont l'évolution de la finale -esme, -ême est semblable à celle d'Angoulême[Note 1],[22]. Dans cette perspective, le premier élément Icul- / Ecol- peut-être rapproché du radical gaulois ico/eco signifiant « eau, source » avec un caractère sacré : on connaît notamment par une dédicace le nom de la déesse Icauna à l'origine du nom de l'Yonne[23]. Avec le suffixe superlatif -isima, Iculisma serait donc « la bien arrosée »[20].

Cette dernière hypothèse est confirmée par un rapprochement proposé récemment par Pierre-Henri Billy entre le nom de la ville et le nom de l'Anguienne[24], le ruisseau dont la vallée longe au sud l'éperon sur lequel Angoulême est installée. Appelée fluvium Inguine au XIe siècle, puis Enguena au XIIe siècle, Pierre-Henri Billy analyse ce nom comme formé du radical eco- ou ico- et du suffixe hydronymique -enna, ce qui aboutirait à une forme initiale *Equenna. Une évolution identique à celle ayant affecté le nom de la ville aurait alors abouti à Enguena. Le nom de la ville serait formé sur celui du ruisseau avec ajout du suffixe superlatif -isama : *Equennisama> *Equennisma, qui aurait ensuite évolué en *Equelisma par dissimilation consonantique, puis Iculisma.

Le nom d'Angoulême renverrait alors à « la très sacrée Icauna », déesse des sources, lesquelles sont effectivement nombreuses à la base du plateau sur lequel la ville est installée (sources alimentant l'Anguienne en particulier).

À l'époque de la Révolution française, la ville est connue sous l'appellation transitoire de Montagne-Charente[20],[25].

  • Le quartier de la Bussatte tiendrait son nom du bas latin buxetta / buxettum qui signifie « lieu planté de buis », équivalent des Boissay de langue d'oïl.
  • Le quartier de l'Houmeau aurait été un « petit orme » ou « ormeau ». En effet le terme est vraisemblablement issu du bas latin ulmellum.
  • Sillac serait issu du bas latin Siliacum ce qui signifie que le village aurait été construit autour de la propriété (suffixe -acum) d'un gallo-romain nommé Silius[26].

Le nom de la ville en saintongeais est Engoulæme[réf. nécessaire].

HistoireModifier

 
Ancien logo jusqu'en 2015.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Récapitulatif de résultats électoraux récentsModifier

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 UMP 30,71 PS 25,48 UDI 20,36 FN 9,29 UMP 60,14 PS 39,86 Pas de 3e
Européennes 2014[27] UMP 20,92 PS 18,38 FN 16,95 UDI 13,12 Tour unique
Régionales 2015[28] LR 35,77 PS 26,60 FN 16,19 EELV 8,63 PS 44,11 LR 40,80 FN 15,09
Présidentielle 2017[29] EM 26,69 LFI 23,95 LR 18,80 FN 13,82 EM 77,25 FN 22,75 Pas de 3e
Législatives 2017[30] LREM 36,32 LFI 13,17 LR 12,75 PS 9,64 LREM 60,16 LFI 39,84 Pas de 3e
Européennes 2019[31] LREM 24,05 EELV 17,02 RN 16,12 PS 8,46 Tour unique

Liste des mairesModifier

 
L'hôtel de ville.

Politique de développement durableModifier

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'agenda 21 en 2008[32].

En 2017, la commune a été labellisée « quatre fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[33].

CantonsModifier

Angoulême est divisée en trois cantons :

IntercommunalitéModifier

Le Grand Angoulême regroupe depuis le , 38 communes au lieu de 16 auparavant au sein de l'ancienne Communauté d'agglomération du Grand Angoulême.

La population de l'agglomération est de 103 501 habitants en 2006[2] (102 368 en 1999[34]). Celle-ci a évolué à 106 371 habitants en 2014, puis après la fusion, la nouvelle intercommunalité compte, d'après les relevés de 2015, 139 833 habitants.

Budget et fiscalitéModifier

La fiscalité est d'un taux de 39.21 % sur le bâti, 76.9 % sur le non bâti, et 27.51 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2018).

La communauté d'agglomération prélève 19,20 % de taxe professionnelle.

En 2017, selon le budget principal voté en [35], le budget municipal global s'équilibre à 145 939 836 . La ville disposait de 22 emprunts d'un montant global 63 236 222  d'un taux moyen de 3.55% pour une durée moyenne de 5 ans et trois mois. Le désendettement en 2017 fut de 1 043 417 .

Rapportées au nombre de la population, les recettes réelles de fonctionnement se montent à 1 671,27 €/hab et les dépenses à 1 492,66 €/hab. L'encours de la dette est de 1 439,89 €/hab.

Angoulême a contracté 4 emprunts dont 3 dit « toxiques » auprès de la banque Dexia.

Le premier signé en 2006 de 16 325 575  courant jusqu'en 2024 à taux variable indexé sur la parité dollar-yen ; le second signé en 2007 de 15 524 429  et le troisième de 12 994 927 , tous deux indexés sur la parité euro-franc suisse. À eux seuls, ces trois emprunts toxiques constituent la moitié de la dette de la municipalité.

C'est pourquoi la ville s'est engagée dans une politique constante de désendettement qui donne de bons résultats puisque la dette est passée de 121 053 000  en l'an 2000 (soit 2 613 €/hab) à 88 149 000  en 2006 (soit 1 953 €/hab) puis à 72 602 000  en 2013 (soit 1 635 €/hab). En 2017, l'endettement tombe à 63 236 022 .

Enfin, Angoulême a contesté les emprunts toxiques en 2012 pour « défaut de conseil », et « erreur dans le calcul des taux d'intérêt ». Le jugement rendu par le tribunal de Nanterre le a condamné la banque Dexia à rembourser la ville à hauteur de 3,4 millions d'euros[36]. Toutefois, la loi rétroactive sur les emprunts toxiques du rend caduque toute contestation judiciaire des emprunts toxiques[37]. Le , un accord a été signé entre la mairie et l'ex banque Dexia qui permet, en échange d'une indemnité d'1,8 million d'euro versé à la banque Dexia, une renégociation des montants des remboursements des trois emprunts litigieux. Leurs taux flottants deviennent ainsi fixes.

Jumelage et coopérationModifier

La ville est jumelée avec huit autres villes à travers le monde[38] :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Classement démographiqueModifier

Population de l’agglomération d'Angoulême
(Recensements Insee de 1999 et 2007)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(hab./km²)
croissance
1999-2007
Agglomération d'Angoulême
Angoulême 42 669 22 1 940 - 1,16 %
Unité urbaine 109 009 202 540 + 2,39 %
Aire urbaine 161 282 1 234 131 + 4,90 %
Démographie de la Charente
Charente 349 535 5 956 59 + 2,9 %

Par sa population, la ville d'Angoulême est de loin la première ville de la Charente avec 42 242 habitants au .

Avec une superficie communale de 2 185 hectares, la densité de population s'élève à 1 940 habitants par km², ce qui en fait la ville la plus densément peuplée de la Charente.

En 2008, l’unité urbaine d'Angoulême qui comprend dix-huit communes[Note 2] regroupe 109 553 habitants[39], et son aire urbaine, qui inclut 80 communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 174 482 habitants[40].

Elle rassemble près de 106 000 habitants au sein d'une conurbation urbaine qui s'étend sur une quinzaine de kilomètres du nord au sud[2], Angoulême est la commune la plus peuplée du département de la Charente et forme la troisième unité urbaine de la région Poitou-Charentes, se classant peu après Poitiers et La Rochelle et devant Niort.

Son aire urbaine, forte de 178 650 habitants, est formée de 108 communes[41].

Ces différentes données font d'Angoulême la plus grande agglomération urbaine de la Charente ainsi que la première aire urbaine du département.

Au niveau régional d'avant 2016, elle était la quatrième ville de Poitou-Charentes et la troisième unité urbaine en 2007 ; elle occupait également le troisième rang des aires urbaines picto-charentaises[Note 3].

Évolution démographiqueModifier

En 2009, Angoulême comptait 42 242 habitants (soit une baisse de 2 % par rapport à 1999). La commune occupait le 160e rang au niveau national, alors qu'elle était au 145e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 404 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Angoulême depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du , dite loi de démocratie de proximité[42], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 4].

Le maximum de la population a été atteint en 1962 avec 48 190 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[43],[Note 5].

En 2017, la commune comptait 41 740 habitants[Note 6], en diminution de 0,65 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
11 50013 00015 01115 02515 18618 62220 08521 15522 811
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
24 96125 11625 92830 51332 56734 64736 69038 06837 650
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
37 50738 21134 89535 99436 69938 91544 24443 17048 190
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2017
47 82247 22146 19742 87643 17142 09641 77641 93541 740
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Angoulême en 2007 en pourcentage[46].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
11,6 
11,3 
60 à 74 ans
13,7 
18,4 
45 à 59 ans
18,5 
20,8 
30 à 44 ans
18,7 
25,8 
15 à 29 ans
21,4 
16,5 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[47].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

EnseignementModifier

Écoles primairesModifier

Écoles maternelles publiquesModifier

Écoles élémentaires publiquesModifier

Écoles primaires privéesModifier

CollègesModifier

Collège publicsModifier

Collèges privésModifier

LycéesModifier

Lycées publicsModifier

  • lycée Charles-Coulomb : lycée d'enseignement général, technologique (séries STD2A, STI2D et STL) et professionnel (métiers du secteur industriel) ; DNMADE et BTS industriels
  • lycée de l'image et du son d'Angoulême : lycée d'enseignement général (sections cinéma-audiovisuel et théâtre) ; DNMADE et BTS Audiovisuel
  • Lycée Guez-de-Balzac : lycée d'enseignement général et technologique (série STMG) ; CPGE littéraires (A/L)
  • lycée Marguerite-de-Valois : lycée d'enseignement général et technologique (séries STMG et ST2S) ; BTS tertiaires
  • lycée Jean-Rostand : lycée professionnel des métiers de la mode et des services (CAP et baccalauréats professionnels)
  • Lycée de Sillac : lycée professionnel des métiers du bâtiment (CAP et baccalauréats professionnels)
  • lycée agricole de l'Oisellerie : lycée d'enseignement général, technologique (série STAV) et professionnel agricole ; BTS agricoles (situé en périphérie, sur la commune de La Couronne)
  • lycée Jean-Albert-Grégoire : lycée professionnel des métiers du transport et de la logistique (CAP et baccalauréats professionnels) (situé en périphérie, sur la commune de Soyaux)
  • lycée Jean-Caillard : lycée professionnel des métiers de l'énergie, de la metallurgie et de la vente (CAP et baccalauréats professionnels) (situé en périphérie, sur la commune de Ruelle-sur-Touvre)

Lycées privésModifier

  • lycée privé Sainte-Marthe-Chavagnes : lycée d'enseignement général, technologique (séries STMG et ST2S) et professionnel (métiers du commerce et de la vente) ; BTS tertiaires
  • lycée privé Saint-Paul : lycée d'enseignement général et technologique (série STL)
  • lycée privé Saint-Joseph l'Amandier : lycée d'enseignement technologique (série STHR) et professionnel (métiers de l'hôtellerie-restauration et de la beauté) ; BTS hôtellerie-restauration (situé en périphérie, sur la commune de Saint-Yrieix-sur-Charente)

UniversitéModifier

 
La faculté de droit installée à La Couronne.

Le Centre universitaire de la Charente, nommé Campus des Valois, est une antenne de l'université de Poitiers. Il rassemble :

Autres établissementsModifier

SportsModifier

SantéModifier

Toutes les spécialités médicales et paramédicales sont présentes.

  • Le Centre hospitalier d'Angoulême, encore appelé hôpital de Girac, se trouve sur la commune de Saint-Michel[49] ;
  • La clinique Saint-Joseph est la seule restant sur la commune d'Angoulême. Les autres cliniques (Victor-Hugo, Sainte-Marie, Saint-Cybard, etc.) se sont regroupées sur un seul site : le centre clinical de Soyaux.

MédiasModifier

Presse localeModifier

Radios localesModifier

Plusieurs radios locales sont présentes sur Angoulême :

Les autres radios musicales NRJ, Nostalgie, Fun Radio, RTL2, RFM, Virgin Radio, Skyrock… émettent en passif (programme parisien sans décrochage local). Les radio généralistes privées RTL (106.2 FM), Europe 1 (106.7 FM) et RMC (105.0 FM) sont présentes à Angoulême.

TélévisionModifier

Angoulême dispose de trois émetteurs de télévision gérés par l'opérateur TDF : Le Four Lachaux à Saint-Saturnin (il couvre la ville ainsi qu'une bonne partie à l'ouest d'Angoulême), Petit Beauregard au sud de l'agglomération et la Grand Font couvrant l'Est angoumoisin. Les trois diffusent notamment France 3 Poitou-Charentes et France 3 Pays de la Loire.

CultesModifier

Culte catholiqueModifier


Culte protestantModifier

  • Temple d'Angoulême, rue de Bélat ;
  • Centre paroissial protestant Pasteur, rue de Périgueux ;
  • Église évangélique, rue Fontchaudière ;
  • Église évangélique libre, rue de la Corderie ;
  • Église adventiste du septième jour, impasse Parmentier.

Culte mormonModifier

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours possède un lieu de culte, rue du Père-Marquette[51].

Culte musulmanModifier

MarchésModifier

  • Le marché des Halles, ou Marché couvert. Avec sa grande verrière et son architecture fin XIXe siècle, il est inscrit monument historique depuis 1993[52] ;
  • Le marché Victor Hugo ;
  • Le marché de Saint-Cybard ;
  • Les quartiers de Basseau et Ma Campagne ont aussi leur marché.

ÉconomieModifier

Grandes entreprisesModifier

Angoulême compte 16 entreprises réalisant plus de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires[53]dont

- Leroy-Somer - Moteurs et alternateurs - le plus gros employeur de Charentes a été cédé en 2016 par l'Américain Emerson au Japonais Nidec.

- Rousselot - Fabrication et commercialisation de gélatines alimentaires, des peptides de gélatine et de collagène.

- Geoffroy - Transports à câbles, système d'alimentation pour bovins, ovins et caprins, équipements vinicoles, élévateur à godets basculants, équipement industriel.

- Charente Automobile Distribution - Concession Renault.

- Sajon - Surface à dominante alimentaire du réseau Intermarché.

IndustrielModifier

Angoulême est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême. Elle gère l'aéroport d'Angoulême - Brie - Champniers.

ImagerieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Les abords de l'hôtel de ville avec ses espaces verts élégants.

Angoulême et le pays Angoumois sont classés Ville et Pays d'Art et d'Histoire.

Patrimoine religieuxModifier

  • La cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême, remarquable exemple de l'art roman régional tant pour son architecture que pour ses sculptures ;
  • Les vestiges de l'abbaye Saint-Cybard, rue de Bordeaux à l'emplacement du CNBDI
  • Les vestiges de l'abbaye Saint-Ausone ;
  • L'église Saint-André, rue Taillefer, est du XIIe siècle et a été remaniée à plusieurs reprises. Dans son ancien cimetière se trouve ce que l'on a coutume d'appeler « lanterne des morts » : en réalité, une cheminée du XIIe siècle, vestige de l'ancien palais Taillefer ;
  • L'évêché de la fin du XVe siècle, visible rue de Friedland. Il abrite aujourd'hui le musée des Beaux-Arts d'Angoulême ;
  • La chapelle du couvent des Cordeliers dite chapelle de l'hôpital, rue de Beaulieu là où repose Guez de Balzac comprise dans l'Hôtel Dieu ;
  • L'Hôtel Dieu, rue de Beaulieu est essentiellement une construction du milieu du XIXe siècle réalisée par l'architecte Paul Abadie (père) englobant des constructions plus anciennes comme l'ancien Hôtel Dieu du XVIIe siècle, place du Petit Beaulieu, et l'ancienne chapelle des Cordeliers du XIIIe siècle
  • L'église Saint-Jacques de l'Houmeau datant de la fin du XIXe siècle ;
  • L'église Saint-Martial, de style néo-roman faite par Paul Abadie ;
  • L'église Saint-Ausone, mêmes architecte et époque ;
  • L'église Notre-Dame d'Obézine, également de la fin du XIXe siècle ;
  • Ancienne église Saint-Martin d'Angoulême, rue Jules Ferry transformée en habitations.
  • L'ancien couvent des carmélites, rue Turenne ;
  • La chapelle Saint-Aptone, rue de Périgueux ;
  • La chapelle du collège Sainte-Marthe Chavagnes, rue de Paris ;
  • La chapelle de l'ancien doyenné rue Minage ;
  • La chapelle du lycée Guez de Balzac, rue de Beaulieu ;
  • La chapelle de la maison diocésaine, rue de Bordeaux ;
  • La petite chapelle, rue Minage, dans une cour d'habitation ;
  • La chapelle Saint-Roch, place de la Chapelle Saint-Roch face au lycée Marguerite-de-Valois, dans l'ancien quartier Saint-Roch, est l'unique vestige d'un second hôpital Saint-Roch fondé en 1623, qui accueillait lépreux et pestiférés[Note 7]. L'hôpital était à l'origine entouré de deux cimetières. L'église est reconstruite en partie en 1759, et elle était rattachée au couvent des capucins installé à l'actuel Champ de Mars en 1611[54]. Après la Révolution et la destruction de l'hôpital au XIXe siècle, la chapelle a été rattachée à la paroisse Saint-Martial en 1893[55],[56].


Patrimoine civilModifier

Les rempartsModifier

Depuis l'époque romaine, des remparts ceinturent le Plateau d'Angoulême. Maintes fois détruits et reconstruits, leur couronnement a été définitivement supprimé au XIXe siècle. Les parties subsistantes datent des IVe, XIIIe et XVIe siècles (remparts du duc d’Épernon), qui sont propriété de la commune. Les remparts d'Angoulême forment un balcon sur la Charente, et ils sont classés monuments historiques. Le tour des remparts est, avec la cathédrale, l'un des principaux attraits touristiques de la ville.

  Les remparts d'Angoulême

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les remparts d'Angoulême.
Autres lieuxModifier
  • L’hôtel de ville a été construit à l'emplacement de l'ancien château dont il ne reste que le donjon des Lusignan et la tour des Valois par Paul Abadie ;
  • Les halles, d'architecture de verre et fer, sont de type Baltard ;
  • Le palais de justice a été construit sur un ancien couvent à la fin du XIXe siècle par Paul Abadie père ;
  • Le théâtre municipal fut inauguré le après trois années de travaux d'après les plans de l'architecte Antoine Sousée. Sa façade, conservée lors de la réhabilitation de 1994, montre La Comédie et Le Drame, sculptures de Jules Blanchard, juste au-dessus de la devise Castigat ridendo mores (« La comédie châtie les mœurs en riant »). Enfin, en dessous de celle-ci, deux enfants représentent La Danse et La Musique ;
  • Le collège Jules-Verne, ancien doyenné, en a conservé l'ancienne chapelle au superbe vitrail et à la charpente sculptée comme salle de musique et une chapelle voûtée en pierre de taille avec clés de voûtes et vitraux — visibles depuis la rue de Beaulieu — devenue le CDI ;
  • Le lycée Guez-de-Balzac a été construit par les architectes Paul Abadie père et fils ;
  • La prison a été élevée entre 1855 et 1858 par l'architecte départemental Edmond Brazier.

Il y a de très nombreuses maisons anciennes :

Places du Vieil Angoulême[61] :

 
La place du Palet.
  • La place du Minage avec sa fontaine du Second Empire, ses bancs, a un petit air méditerranéen au cœur de la vieille ville. Elle connut du XIVe siècle au XIXe siècle une intense activité commerciale ;
  • La place Henri-Dunant. Portant le nom du fondateur de la Croix-Rouge, elle borde aujourd'hui le conservatoire Gabriel Fauré, autrefois collège Saint-Louis, ainsi qu'une ancienne gendarmerie ;
  • La place New York. Cette place, dite autrefois du Parc, a été aménagée au XVIIIe siècle dans le cadre du premier véritable projet d'urbanisme de la ville. Elle est restée depuis un lieu de promenade et de manifestations diverses. En 1956, la place change une nouvelle fois de nom. En effet le Conseil municipal décide de l'appeler désormais place New York, en souvenir du voyage de Giovanni da Verrazano au service de François Ier, qui en 1524 baptisa le site de l'actuelle New York Nouvelle-Angoulême ;
  • La place Beaulieu. Située à l'extrémité ouest du plateau et de la vieille ville, elle offre un vaste panorama au regard des passants et constitue depuis longtemps un agréable lieu de promenade. Elle borde l'imposant lycée Guez-de-Balzac, à l'emplacement d'une ancienne abbaye ;
  • La place Bouillaud et la place de l'Hôtel de ville. Outre l'hôtel de ville, on peut y admirer (en face de l'entrée de ce dernier) une superbe façade Art nouveau particulièrement riche ;
  • La place Francis-Louvel. Autrefois dite du Mûrier, elle fut et reste un des lieux les plus animés de la vieille ville. Ancien jardin d'un couvent jusqu'au XVIe siècle, elle a été embellie aux XVIIIe et XIXe siècles de nouveaux édifices et d'une fontaine. S'y trouve le palais de justice. La place a changé de nom en 1946, pour prendre celui de Francis Louvel, résistant fusillé par les Allemands en 1944 ;
  • La place du Palet. Cette place occupe un vaste espace qui, dans le passé, précédait la principale porte de la vieille ville et abrita durant trois siècles une imposante halle. Le site a été réaménagé dans les années 1980 ;
  • La place du Général-Resnier.

Patrimoine environnementalModifier

La vallée de la Charente en amont d'Angoulême est zone Natura 2000 avec des espèces remarquables présentes : il a été dénombré 64 espèces d'oiseaux remarquables[62]. Parmi eux se trouvent des espèces de marais et zones humides, et à Angoulême, il est fréquent de voir sur la Charente des oiseaux plongeurs et nageurs, des cygnes (cygne tuberculé), des grèbes (grèbe à cou noir, grèbe castagneux, grèbe esclavon, grèbe huppé), des oies (oie cendrée), des canards (canard chipeau, canard pilet, canard siffleur, canard souchet), des sarcelles (sarcelle d'été, sarcelle d'hiver), et des fuligules (fuligule milouin, fuligule morillon). Il est plus rare de voir des limicoles. Les sternes (sterne pierregarin), les mouettes (mouette rieuse), le grand cormoran, remontent par périodes de tempête très en amont sur le fleuve.

L'île Marquet et le bois de la Poudrerie, enfin dépollué, vont être rendus à la population.

Les sentiers de randonnée et l'ancienne voie de halage devenue en partie la coulée verte permettent des promenades au bord du fleuve.

Les muséesModifier

Autour de la bande dessinéeModifier

  • En 1983, est créée à l'École régionale des Beaux-Arts d'Angoulême (EESI), la première section bande dessinée en France ;
  • Angoulême abrite la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, qui enregistre l'ensemble des bandes dessinées parues en France. Dans les locaux de la Cité se trouve aussi l'ENJMIN, première école financée par l'état en Europe ayant pour sujet clef les jeux vidéo et les médias interactifs ;
  • Angoulême, rebaptisée « Ville de l'Image » ou « Capitale de la BD », est connue pour ses « Murs peints » en BD qui rythment le centre-ville[63] ;
  • Espace Franquin.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres lieux de cultureModifier

  • le théâtre, scène nationale[64] ;
  • l'espace Carat (parc des expositions et des congrès du Grand Angoulême – manifestations, concerts)[65] ;
  • La Nef (salle de concerts)[66] ;
  • le conservatoire Gabriel-Fauré, qui possède un auditorium et une médiathèque[67] ;
  • l'Alpha, médiathèque du Grand Angoulême, ouverte et inaugurée le  ;
  • la Cie des Marionnettes d'Angoulême[68].

FestivalsModifier

GastronomieModifier

La gastronomie angoumoisine est peu différente de la gastronomie charentaise en général. On y retrouve le grillon charentais, sorte de rillettes à la texture plus épaisse, les « cagouilles », nom local des escargots, souvent servis cuits au pineau des Charentes, et les plats à base des alcools locaux, le pineau et le cognac.

Vie militaireModifier

Unités actuellement en garnison à Angoulême :

Unités militaires ayant été en garnison à Angoulême :

Films et séries tournés à AngoulêmeModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Nées à Angoulême :

Liées à Angoulême :

 
Colonne de la duchesse d'Angoulême (1815), fille de Louis XVI.

Héraldique, deviseModifier

  Blasonnement :
D'azur à la porte de ville flanquée de deux tours d'argent, maçonnée de sable, surmontée d'une fleur de lys d'or, surmontée elle-même d'une couronne royale fermée du même.
Commentaires : accompagné de la devise : « FORTITUDO MEA CIVIUM FIDES » (Ma force est dans la fidélité de mes citoyens) (même devise que Périgueux).

Évolution du blason

  • Le premier blason connu se blasonne : D'azur semé de fleurs de lys d'or, à la porte de ville de deux tours d'argent brochant sur le tout.
  • Sous Philippe V, en 1317 : les deux tours passent à trois.
  • Sous Charles VI, en 1381 on trouve : D'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bande componnée d'argent et de gueules brochant sur le tout, pour brisure. La porte à trois tours passe en ornement extérieur.
  • Sous Charles VII, en 1452 la brisure change pour un lambel à trois pendants, celui du milieu aigu (pointu).
  • Au XVIe siècle, la porte à deux tours réapparaît surmontée d'une fleur de lys d'or.
  • En 1850 une étoile remplace la fleur de lys, qui réapparaît en 1855.
  • Au XXe siècle, rajout de la couronne.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Xavier Delamarre cite également Uxisama « la très haute » > Exmes, Huismes, etc. et *Lētisamā « la très grise » > Louesme (Côte-d'Or, Leesma en 1101), Lesme (Saône-et-loire).
  2. Selon la nouvelle délimitation définie par l'Insee en 2010.
  3. Se reporter à l'article détaillé Démographie de la région Poitou-Charentes à la section Liste des unités urbaines.
  4. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  7. Le premier hôpital Saint-Roch, accueillant aussi les pestiférés, était construit en 1532 à l'emplacement de la gare actuelle à l'Houmeau.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur le site habitants.fr, consulté le 13 avril 2015.
  2. a b et c Unité urbaine d'Angoulême.
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper.
  4. Carte géologique du BRGM 1/1.000.000.
  5. Carte géologique du BRGM, visible sous Géoportail.
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM.
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, (consulté le 17 novembre 2011).
  8. a et b Carte IGN sous Géoportail.
  9. Pierre Dubourg-Noves (dir.), Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones », , 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X, notice BnF no FRBNF35072424, présentation en ligne), p. 295-296.
  10. « Cognac, Charente (16), 30 m - [1981-2010] », sur meteofrance.com (consulté le 13 juin 2014).
  11. 5 083 résidents britanniques en 2006, d'après la Charente libre du 4 janvier 2010 et Insee.
  12. Rapport du conseil de direction du fonds de développement économique et social (Ministère de l'Économie et des Finances), 1972, p. 253.
  13. Lettre d'Ausone, Louis Maurin dans Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la Préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 56, 69, 70.
  14. a b c d et e Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), p. 53..
  15. Notitia provinciarum et civitatum Galliæ, Aquitaine seconde VI, 3, fin IVe siècle - début Ve siècle.
  16. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 19..
  17. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, http://www.thelatinlibrary.com/gregorytours.html.
  18. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 229.
  19. Pierre Dubourg-Noves (dir.), Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones », , 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X, notice BnF no FRBNF35072424, présentation en ligne), p. 20.
  20. a b et c Jean-Marie Cassagne et Stéphane Seguin, Origine des noms de villes et villages de Charente, Jean-Michel Bordessoules, , 311 p. (ISBN 978-2-913471-06-1), p. 15 et 16.
  21. Site du CNRTL : étymologie de « colline ».
  22. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, éditions Errance, (ISBN 978-2-87772-198-1), p. 199,329. Article uxellos et leto-.
  23. Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise : La Gaule des dieux, éditions Errance, , 286 p. (ISBN 978-2-87772-349-7), p. 52 et 53.
  24. Pierre-Henri Billy, Dictionnaire des noms de lieux de la France : DNLF, éditions Errance, , 639 p. (ISBN 978-2-87772-449-4), p. 70.
  25. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF].
  26. Jean-Marie Cassagne et Stéphane Seguin, Origine des noms de villes et villages de Charente, Jean-Michel Bordessoules, , 311 p. (ISBN 978-2-913471-06-1), p. 59, 151 et 273.
  27. « Résultats des élections européennes 2014 »
  28. « Résultats des élections régionales 2015 »
  29. « Résultats de l'élection présidentielle 2017 »
  30. « Résultats des élections législatives 2017 »
  31. « Résultats des élections européennes 2019 »
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