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Langres

commune française du département de la Haute-Marne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Langres (homonymie).
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Landres.

Langres (prononcé [lɑ̃gʁ]) est une commune française du département de la Haute-Marne, dont elle est l'une des deux sous-préfectures, en région Grand Est.

Langres
Langres, la ville fortifiée.
Langres, la ville fortifiée.
Blason de Langres
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne (sous-préfecture)
Arrondissement Langres
(Chef-lieu)
Canton Langres
(Bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Langres
Maire
Mandat
Sophie Delong (LR)
2014-2020
(3 ans, 8 mois et 7 jours)
Code postal 52200
Code commune 52269
Démographie
Gentilé Langrois ou Lingons
Population
municipale
7 850 hab. (2014 en diminution de 2,68 % par rapport à 2009)
Densité 352 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 12″ nord, 5° 20′ 02″ est
Altitude 468 m
Min. 327 m
Max. 475 m
Superficie 22,33 km2
Localisation

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Langres

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Langres
Liens
Site web langres.fr
Langres, vu du lac de la Liez.

Ayant une histoire plus que millénaire d'envergure nationale, son site défensif ayant été occupé depuis le Néolithique, Langres avait au XVIIe siècle une réputation d'invincibilité : « La ville est dans une assiette si avantageuse et habitée d’un peuple si guerrier qu’elle passe pour la pucelle du pays[1]. ». La ville est classée ville d'art et d'histoire, ville fleurie et ville internet. Ses habitants sont les Langrois, ceux de l'époque gauloise étant les Lingons.

Sommaire

Géographie physiqueModifier

 
Vue sur le lac de la Liez depuis les remparts.

Langres est située à une altitude de 458 mètres sur une table calcaire aménagée en oppidum, avec un escarpement abrupt de 50 mètres suivi d'une dénivellation supplémentaire de 50 mètres. Ce promontoire est lui-même situé au nord du plateau de Langres qui sépare le Bassin parisien de la vallée de la Saône, près de la source de la Marne. La ville est implantée au centre du Seuil morvano-vosgien, non loin du « point triple majeur » des lignes de partage des eaux entre les bassins versants de la Seine, du Rhône et de la Meuse.

Nœud routier déjà très important lors de la Gaule romaine, la ville fut dotée en 1858 d'une gare ferroviaire sur le réseau Paris-Mulhouse. Outre cette liaison ferroviaire, le Canal entre Champagne et Bourgogne y passe à proximité. D'autre part, Langres est à proximité immédiate de l'échangeur des autoroutes A5 (vers Paris) et A31 (entre Nancy et Dijon puis Lyon). L'autoroute A319 en projet, permettra de relier la ville à Vesoul.

On appelle la région de Langres le « Pays des Quatre Lacs » à cause des lacs artificiels qui sont situés alentour : le lac de la Liez, le lac de la Vingeanne, le lac de la Mouche et le lac de Charmes. Construits à la fin du XIXe siècle pour alimenter en eaux le canal, celui de la Liez qui est le plus grand et qui est visible des remparts, a été aménagé pour la baignade et les loisirs nautiques (pédalos, planche à voile, canoës, ski nautique).

Lieux-dits et écarts

Faubourg des Auges, faubourg des Franchises, faubourg de Brevoines, Saint Sauveur, L'Arbelotte, faubourg de Saint-Gilles, faubourg de Buzon, Ferme de Saint Anne, Ferme du Séminaire, faubourg du Moulin-Rouge, faubourg de Louot, faubourg des 3 rois, faubourg de la collinière, faubourg Saint Didier.

Communes limitrophes (canton de Langres)

Balesmes-sur-Marne, Champigny-lès-Langres, Chatenay-Mâcheron, Humes-Jorquenay, Peigney, Perrancey-les-Vieux-Moulins, Saint-Ciergues, Saint-Vallier-sur-Marne et Saints-Geosmes.

Géologie et reliefModifier

HydrographieModifier

ClimatModifier

Langres est, sur les cartes météo, souvent une des villes les plus froides, en raison de son climat semi-continental, ou plus exactement submontagnard, et de sa situation en hauteur qui l'expose aux vents de tous les côtés.

Comparaison
Données climatiques Langres[2] Moyenne nationale Paris
Insolation 1 755 heures par an 1 973 heures par an 1 630 heures par an
Précipitations 877 millimètres par an 770 millimètres par an 642 millimètres par an
Brouillard 86 jours par an 40 jours par an 13 jours par an
Orage 20 jours par an 22 jours par an 19 jours par an
Neige 33 jours par an 14 jours par an 15 jours par an
Températures
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −2 −1 2 4 8 11 13 13 11 7 2 −1
Température maximale moyenne (°C) 3 5 8 12 16 20 22 22 19 13 7 3
Source : [3]


Urbanisme et infrastructuresModifier

UrbanismeModifier

TransportsModifier

 
L'ancien train à Crémaillère et le début de sa rampe
  • Le train à crémaillère (1887-1971)

Le chemin de fer à crémaillère de Langres fut la première ligne de chemin de fer à crémaillère construite en France ; elle avait vocation à desservir la place-forte de Langres, en Haute-Marne, depuis la gare des chemins de fer de l'Est située en contrebas, le long de la Marne.

 
Funiculaires
  • La gare de Langres

Gare SNCF construite en 1858 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est avec la ligne 4 ligne de Paris à Mulhouse.

Article détaillé : Gare de Langres.

La ville de Langres est également desservie par les sorties 6 (Langres-Sud) et 7 (Langres-Nord) de l'autoroute française A31. Entre ces deux sorties, la bifurcation avec l'autoroute française A5 permet un lien direct avec le sud-est de Paris. De plus, la Route nationale 19 relie Langres à Vesoul.


  • Le funiculaire ou plus exactement l'ascenseur incliné de Langres (1995) : compte tenu de l'évolution des modes de déplacements et de la surabondance d'automobiles, cet ascenseur incliné a été installé à un autre emplacement sur le rempart en 1995, par la municipalité de Guy Baillet, pour relier la ville dans ces remparts au parking Sous-Bie en contrebas et permet aux automobilistes de garer leurs véhicules hors les murs mais à proximité du centre. Il est basé sur le même principe que celui de Montmartre à Paris et a été construit par la société Skirail[3],[4].
Article détaillé : Ascenseur incliné de Langres.
  • Le port fluvial de Langres est situé sur le Canal de la Marne à la Saône, a été rebaptisé récemment le canal de la Champagne à la Bourgogne afin de souligner sa vocation touristique de liaison fluviale entre ces deux célèbres provinces. L'ensemble est en cours d'aménagement par le Conseil général afin de favoriser le tourisme fluvial. Ses berges sont destinées à servir de voie de randonnée pédestre, cyclable ou cavalière permettant de joindre de façon continue et agréable la Champagne à la Bourgogne. Le port de Langres va être lui aussi mis en valeur et équipé, en favorisant la communication avec le lac de La Liez qui est contigu.

HistoireModifier

Protohistoire et Antiquité - ToponymieModifier

Articles détaillés : Andemantunnum et Lingons.
 
Porte gallo-romaine.

À l'instar de la plupart des autres peuples gaulois, l'ethnonyme latin des Lingons, en l'occurrence Lingonenses, s'est transmis dans le toponyme actuel de leur civitas en Gaule transalpine, l'ancienne Andemantunnum rebaptisée Langres.

Moyen ÂgeModifier

Après un bref déclin résultant des Invasions barbares, Langres recouvre sa prospérité dès la Renaissance carolingienne, en dépit des raids dévastateurs des Normands de 888 à 894[5]. L'influence politique grandissante malgré la Réforme grégorienne, le développement économique et le rayonnement culturel de l'évêché de Langres à la faveur des renaissances médiévales successives, parallèlement à celle de la Féodalité, font de Langres une puissante Cité du Moyen Âge classique, héritière de la Civitas des Lingons[6].

Bénéficiant pleinement de la Renaissance du XIIe siècle, le Diocèse de Langres devient un duché pairie, ses évêques étant à la fois ducs et pairs de la Couronne de France[7]: en 1179, Hugues III de Bourgogne octroie le titre de Comte de Langres à son oncle l'évêque Gauthier, Louis VII de France y ajoutant la pairie et Philippe-Auguste accordant en 1200 le titre de duc aux évêques en confirmant cette dernière.

En qualité de Troisième Duc et Pair ecclésiastique, l'évêque de Langres détient le Sceptre royal durant le sacre du Roi de France (avec préséance sur son métropolitain, le Primat des Gaules). Au cours de cette cérémonie, il présente aussi la couronne royale avec les onze autres grands pairs de France au-dessus du chef royal avant que l'archevêque de Reims l'y dépose. À la fois grands vassaux et grands pairs de France, les ducs-évêques de Langres sont partie prenante dans les affaires générales du Royaume de France en tant que membres du Parlement du Roi et nombre de grands seigneurs leur doivent l'hommage féodal.

RenaissanceModifier

Langres devient à la Renaissance un important foyer artistique où s'épanouissent la littérature, la peinture, l'architecture, etc. Ceci est notamment favorisé par sa proximité avec la Cour et l'importance de son diocèse. Dès la fin du XVe et le début du XVIe, plusieurs personnalités marquent la ville de Langres: Jean III d'Amboise, son successeur Jean V d'Amboise, Michel Boudet.

Une des grandes figures et un des acteurs de la Renaissance à Langres est le Cardinal de Givry. Connu pour son mécénat artistique, il commande en 1543[8] des tapisseries sur l'histoire de Saint-Mammès pour décorer la nef de la cathédrale de Langres. Huit tentures sont ainsi réalisées en 1544-1545 d'après Jean Cousin et par les lissiers Pierre Blasse et Jacques Langlois. Des huit, trois ont été conservées, une au Louvre et deux à la cathédrale de Langres. Le cardinal de Givry commanda également un magnifique jubé, « en forme d'arc triomphal[9] ». Détruit au cours du XVIIIe siècle, il ne reste que très peu de fragments de ce jubé au musée d'histoire de Langres. Peu de temps après, un autre chantier est en cours à la cathédrale, celui de la chapelle Sainte-Croix, dite chapelle d'Amoncourt du nom de son commanditaire. Débuté en 1549 à la demande de Jean d'Amoncourt, archidiacre de Langres et grand ami du Cardinal de Givry, cette chapelle est par son décor un des joyaux de l'architecture renaissante à Langres. L'ornementation de la voûte à caissons de la chapelle rappelle celle de la Galerie François Ier à Fontainebleau. De même, le décor "en miroir" du carrelage, daté de 1551-1552, s'inspire fortement du château d'Ecouen. Il est réalisé en faïence émaillée probablement par un atelier rouennais (Geoffroy Du Moustier), ou par Masséot Abaquesne comme le voudrait la tradition. Le dessin, quant à lui, pourrait être[10] de Jean Cousin.

 
Maison Renaissance, 20 rue Cardinal Morlot

La Renaissance voit notamment se construire de beaux édifices qui subsistent aujourd'hui :

-Hôtel de Rose ou d'Amboise, 3 rue des Abbés-Couturier

-Maison Renaissance, 20 rue Cardinal Morlot

-Maison dite des Cuirasses, 10 rue St-Didier

-Hôtel du 3 rue Jean Roussat

-Hôtel de Piétrequin, 4 rue du Chanoine-Defay

-Hôtel du Breuil de Saint-Germain, aile est

L'imprimerie, qui s'y serait installé depuis la fin du XVe siècle[11], est surtout connue par le biais de l'imprimeur Jean Desprez (Jehan des Prey). C'est chez ce dernier que Jean Tabourot, chanoine à Langres en 1542[12], (de son anagrame Thoinot Arbeau) imprime en 1589 son traité L'Orchésographie. Joseph Boillot, architecte, ingénieur militaire et occupant successivement plusieurs charges à Langres[13] dont celle de "contrôleur du magasin des poudres et salpêtres", publie en 1592 chez Jean Desprez son célèbre recueil de termes zoomorphes, Nouveaux Pourtraitz et figures de termes pour user en l'architecture.

Richard Roussat, , également chanoine à Langres, imprime son Livre de l'estat et mutation des temps, à Lyon chez Guillaume Rouillé en 1550.

Pour la gravure, Jean Duvet est l'auteur de l'Apocalypse figurée, certaines de ses œuvres se trouvent au Musée d'art et d'histoire de Langres[14].

Charles IX rend visite à Langres lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[15]. Pendant les guerres de religion, les Langrois, pour la plupart, suivent leur maire, Jean Roussat, qui reste fidèle au roi légitime. Le parti de la Ligue est très virulent dans la région, avec les Guise dont le bastion de Lorraine est proche. Les protestants et les reîtres allemands avec, entre autres, le prince Casimir s'y opposent, et les deux partis ravagent le pays alentour. Une bataille a lieu au pied des murailles de Langres, au faubourg de Brevoines, le 31 juillet 1589, sans résultat décisif. Dans la nuit du 19 au 20 juillet 1591, un pétard est placé sur la porte de la place du Marché pour investir la ville, mais l'alerte est donnée à temps[16].

Le XVIIe siècleModifier

Au XVIIe siècle, Langres est marquée par l'épiscopat de Sébastien Zamet et par le retour d'une période troublée. En effet, après une relative période de paix elle subit la guerre de Trente Ans comme d'autres villes en France. La peste frappe de nouveau la ville en 1636.

De 1615 à 1655, Sébastien Zamet est l'évêque de Langres.

La ville compte à cette époque entre 6000 et 7000[17] habitants.

Un artisanat spécialisé se développe dans la ville puis hors les murs vers Nogent, la coutellerie.

Le XVIIIe siècleModifier

Le XIXe siècleModifier

 
Intérieur de la gare, au tout début du XXe siècle.

Le chemin de fer arrive à Langres en 1857, avec la mise en service de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville par la compagnie des chemins de fer de l'Est.

Au XIXe siècle, une citadelle à la Vauban vient étendre le domaine fortifié.
Au début de la guerre franco-prussienne de 1870, Langres est une place de guerre qui barre la route de Bâle à Paris et qui contrôle le nœud ferroviaire de Chalindrey. Une ceinture de forts détachés est en cours de construction.
La défense de la place est confiée au général de cavalerie Arbellot le 15 septembre 1870.
Après la capitulation de Metz, le 27 octobre 1870, les Prussiens occupent le Sud de la Lorraine et de la Champagne à l'exception de Langres. Afin de ravitailler les troupes positionnées au Sud de Paris ils utilisent la voie ferrée Saint-Dizier-Chaumont-Châtillon-sur-Seine.
En novembre la garnison, mal équipée, mal armée, mal chaussée, compte 12 000 hommes dont une moitié seulement est apte à soutenir un combat.
Du 16 au 20 novembre une division allemande teste la défense de la ville, se retire en l'encerclant, néanmoins, à distance convenable et au moment où une épidémie de variole se développe dans la cité.
La place n'étant pas assiégée, la garnison harcèle les voies de communications allemandes, attaque les avant-postes et pénètre même au-delà de ceux-ci. Parmi les coups de main on peut citer[18] :

À partir du 18 décembre, l'ennemi commence un nouvel encerclement de Langres. Le 27 décembre, l'ennemi à totalement quitté ses positions et se dirige vers Vesoul en raison du mouvement des troupes du général Bourbaki. Les coups de main recommencèrent :

Pour la 3e fois les Prussiens réinvestissent Langres à partir du 14 janvier. Les actions ennemies sont agressives, et les avant-postes postes français sont obligés de reculer.

En 1884, la ville décide de marquer le centième anniversaire de la mort de Denis Diderot. Dans ce cadre, la place Chambeau est renommée place Diderot et une statue en bronze du philosophe, œuvre de Bartholdi, est érigée en son centre. Cet honneur rendu à un farouche représentant de l'athéisme est l'occasion de nombreuses contestations dans une ville reculée et très conservatrice dont la religion avait fait historiquement la puissance.

En 1887, la ville inaugure le premier train à crémaillère de France.

Depuis 1900Modifier

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la commune est libérée le 13 septembre 1944 par les troupes débarquées en Provence[20].

La ville engage dès 1970 une procédure de création de secteur sauvegardé (délibération municipale du 23 novembre 1970 et arrêté ministériel du 26 mars 1985). Le plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur délimite un périmètre protégé de 68 ha comprenant les remparts et leurs glacis, la ville intra-muros et le faubourg de Sous-murs. En 1972, Langres absorbe la commune de Corlée. Depuis 2006, la mise en lumière des principaux monuments permet de créer une atmosphère charmante dès le coucher du soleil. Dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire initiée par Rachida Dati, la ville de Langres « perd » le tribunal d'instance à compter du 1er janvier 2010, qui avait été installé en 1958.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Sophie Delong (LR) est maire de Langres depuis mars 2014, pour un mandat courant jusqu'en 2020.

Pour les maires antérieurs, consultez :

Article détaillé : Liste des maires de Langres.

Instances judiciaires et administrativesModifier

La Ville de Langres a abrité, de 1958 à 2010, un tribunal d'instance qui a finalement été supprimé au lors de la réforme de la carte judiciaire. Il n'y a donc plus aucune instance judiciaire à Langres.

Langres est une sous-préfecture d'arrondissement du département de la Haute-Marne. Depuis 2013, le sous-préfet de l’arrondissement de Langres est Jean-Marc Duché.

Sur le plan intercommunal, c'est à Langres que se trouvent les sièges de la communauté de communes du Grand Langres, ainsi que du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays de Langres.

Au niveau administratif, la Ville de Langres abrite la structure départementale (Haute-Marne) du Centre de gestion agréé (CGA). Un centre des Finances publiques, une agence Pôle emploi, une Maison des services, une agence de Sécurité sociale, des antennes locales de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI), de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) et de la Mission locale, un Espace métiers et un centre de tri postal sont également présents. Un Centre d'information et d'orientation (CIO) est encore présent à Langres, mais sera supprimé au terme de l’année scolaire 2015 - 2016.

Politique environnementaleModifier

JumelagesModifier

Jumelage triangulaire entre les villes de Langres, Ellwangen et Abbiategrasso

Commune associée : Corlée.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2014, la commune comptait 7 850 habitants[Note 1], en diminution de 2,68 % par rapport à 2009 (Haute-Marne : -2,45 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 613 7 283 8 476 7 069 7 667 7 677 8 303 9 719 11 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 849 10 132 8 320 9 632 10 376 11 790 11 189 10 719 10 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 921 9 803 9 419 9 616 7 868 7 558 8 026 7 208 8 300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9 577 10 846 11 437 10 468 9 987 9 586 8 761 8 066 7 850
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Tout comme Saint-Dizier et Chaumont, Langres voit sa population se stabiliser dans les années 1980, puis légèrement baisser à la fin du XXe siècle : la ville a perdu 3 000 habitants en 30 ans et comporte en 2008 moins d'habitants qu'en 1954.

Pyramide des âgesModifier

EnseignementModifier

Langres est située dans l'académie de Reims.

Établissements scolairesModifier

La ville administre une école maternelle et cinq écoles élémentaires communales.

SantéModifier

SportsModifier

Manifestations culturelles et festivités 2013Modifier

À l'occasion du tricentenaire de la naissance du philosophe encyclopédiste Denis Diderot, la ville de Langres organise diverses activités:

31 janvier - 3 février

  • Le retour de Diderot, sculptures sur glace émission interviews en direct avec France 3

28 mars - 10 avril

  • Expositions
    • l'évolution des claviers depuis le XVIIIe siècle
    • L'encyclopédie revisitée à l'école

28 mars 30 mars 6 avril

  • Conférences
    • L'encyclopédie numérique par la société Diderot et l'université de Chicago (Salle des fêtes)
    • La campagne innovante de l'encyclopédie sur le web (points de vue d'historien de philosophe et de spécialiste)
    • Présentation de l'association Wikimedia France et de wiki territoriaux en France (théâtre)
    • L'histoire de la langue française et de l'encyclopédie (théâtre)
    • Rencontre avec la lauréate du prix littéraire France-Québec (bibliothèque)

3 avril 10 avril

  • Concerts
    • Musique à la chambre du Roy (hôtel de ville)
    • Querelle des bouffons et spécial Rousseau (théâtre)

20 mars 20 juin

  • En attendant Diderot le cas Rousseau (musée)

24 mai 25 mai

  • Diderot prend ses quartiers Expositions Sculptures monumentales en osiers Spectacles pyrotechnique, etc.
  • Circuits et visites autour de Diderot (office du tourisme)

20 septembre 6 octobre

  • Rencontres philosophiques colloque
  • Mise en lumière de la Maison des Lumières (nouveau musée Diderot)
  • théâtre, musique, expositions divers.

MédiasModifier

RCF Aube (88.2) cat A - Active Radio (91.7) cat A - Magnum La Radio (94.4) cat B - Radio Star (97.4) cat B

CultesModifier

Évêque de Langres.

AssociationsModifier

La municipalité a subventionné un nombre important d'associations pour un montant total de 721 073 en 2011[25].

  • Association Dulcimer,
  • Harmonie municipale,
  • École de musique,
  • École de dessin,
  • Hallebardiers,
  • Arquebusiers,
  • Tinta'mars,
  • La zouille,
  • Autisme un pas vers l'avenir,
  • COL Footbal,
  • Microtel Club Langres[26],
  • Modèlisme Club Lingon,
  • Resto du cœur,
  • Club d'escrime du pays de Langres
  • Club Twirl Mania.
  • HandBall Langres[Note 2]

ÉconomieModifier

 
Zone industrielle.

L'économie est développée dans de nombreux domaines : plasturgie, P.T.F.E. Polytétrafluoroéthylène (Téflon étant une marque déposée), caoutchouc, coutellerie, métallurgie, mécanique, automobile, informatique, imprimerie.

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

La commune compte différents cafés, hôtels et restaurants, et de nombreuses entreprises : Freudenberg, Freudenberg joints élastomères, Plastic Omnium, 3P (Produits Plastiques Performants), Beligné et fils, Imprimerie de Champagne, Graglia, Horiot père et fils, Chaudières Miquée, Stramare, FMS, OgerDécoration, Entrin 52, Doras Elce matériaux, Magna, Fontana Top Sol, MGCA, Aluc, Morisot, La Mure, Petit, Dedome, Thirion, Déchetterie, OgerPropreté...

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

FortificationsModifier

 
Les fortifications de Langres au XVIe siècle.
 
Vue des remparts.

Les remparts de Langres ont été construits sur 2 000 ans. Les fortifications, dont une partie de type bastionné, ont été remaniées par le génie militaire. Elles couvrent 3,6 km, faisant le tour de l’ancienne ville avec ses sept tours fortifiées, ses six portes et la porte gallo-romaine rappelant que Langres fut, au IIe siècle, la capitale du peuple des Lingons. Au XIXe siècle, le système des fortifications de la ville s'est étendu à des forts bâtis à des 10 et 15 kilomètres de la ville, et qu'on peut encore découvrir enfouis dans les forêts (par exemple du côté de Chauffour).

La citadelleModifier
1870-1871Modifier

50e RI

« de 3 000 à 15 000 hommes en 1870-1871 ».
Août-septembre 1870 - Camp d'instruction des gardes mobiles et des gardes nationales sous le commandement du général Chauvin.
Janvier 1871 - Général Mayère, gouverneur de la place.
17 janvier 1871 - Venant de Selongey et Fontaine-Française, en évitant habilement les colonnes du IIe corps allemand, le colonel Lobbia, avec 1 200 hommes de la 2e brigade, réussit à faire entrer dans la citadelle un convoi de munition. Cette 2e brigade fait partie de l'Armée des Vosges commandée par le général Garibaldi, elle est composée de deux bataillons de l'Égalité (de Marseille): cdts Gauthier et Raymond, des guérillas de Marseille du cdt Bousquet, des tirailleurs garibaldiens du Var du Cne Danilo, des Francs-tireurs de l'Atlas du cdt Gallien, des guérillas d'Orient du cdt Chenet puis De Saulcy, des éclaireurs d'Orient du cne Corso, un bataillon de mobiles du Gard : cdt Braconnier et d'une compagnie d'infanterie de marine : cne Genet.

De 1871 à 1914Modifier

21e RI, 221e RI

Depuis 1945Modifier

711e CME, ERGMT, ERGMEL, BSMAT.

 
Ancien plan de la ville de Langres.
La tour de Navarre et d'Orval (1511-1519)Modifier
 
Tour de Navarre et d'Orval
  • Ensemble défensif de 20 mètres de haut et pour un diamètre de 30 mètres, au sud-ouest de la ville, inaugurée par François Ier. La tour Navarre a des murs de 7 mètres d'épaisseur et comprend deux étages. Elle fut couverte dès le XIXe siècle d'une imposante charpente en chêne (visible de l'intérieur) et d'un toit conique. La tour d'Orval loge une rampe tournante afin de desservir la tour Navarre.
 
Tour Navarre (avant qu'elle soit couverte).
La porte Henri IV (1604-1846)Modifier
La tour Saint-Ferjeux (1472)Modifier

Construite sur ordre de Louis XI, elle protégeait le sud-est de la ville. C’est la première tour d’artillerie permettant le tir sur 360°. Elle comporte deux étages de casemates destinées à l'origine à recevoir des couleuvrines, avec soutes à poudre et munitions. Elle fut restaurée en 1842.

La tour du Petit Sault (1517-1521)Modifier

Elle fut construite pour protéger les accès Ouest de la ville. Entourée de murs de 8 mètres d'épaisseur, elle est conçue pour recevoir des canons à différents niveaux. Un escalier large de 5 mètres, s'amorce sur un gros pilier central cylindrique soutenant les quatre voûtes sur croisée d'ogives de la première salle.

La tour Saint-Jean (1540)Modifier

L'intérieur, en partie comblée, ne présente plus qu'une basse salle voûtée, tandis que la partie supérieure forme un logis de deux étages. Autrefois, la terrasse pouvait recevoir des canons protégeant la ville du côté nord. Elle a été transformée en colombier militaire après la guerre de 1870.

La porte des Moulins (1647)Modifier
 
Porte des Moulins.
  • Elle fut pendant longtemps l'unique accès Sud de la ville.

Elle était percée à l'origine de trois ouvertures (une porte charretière centrale et deux portes piétonnes latérales), avant de conserver que deux passages identiques. La toiture est composée de tuiles en bois.

La porte des TerreauxModifier
 
Porte des Terreaux.

Également appelée porte Neuve construite par le génie en 1848 pour faire jonction avec la porte des moulins (au sud de la ville) également a deux porches à l'ouest de la ville.

La porte Boulière (ancienne porte Saint-Didier)Modifier

À l'ouest de la ville : vraisemblablement ouverte à la fin du XIVe siècle, elle servait de lieu de réunion des capitaines à masse.

La porte Longe-PorteModifier

La plus ancienne porte ouverte. Elle est formée par le 2e arc de triomphe que l'on pense généralement avoir été élevé en l'honneur de Constance Chlore pour sa victoire sur les Germains en l'an 301.

La tour VirotModifier
Article détaillé : tour Virot.
La porte de l'hôtel de villeModifier

Nord-ouest de la ville, fortifiée en 1592 et reconstruite en 1750, son poste de garde de la porte de l'hôtel de ville (1620).

Porte Gallo-romaineModifier
 
Porte Gallo-Romaine.

Porte augustéenne aujourd'hui incluse dans les remparts, elle est l'unique partie visible des monuments ornementaux de l'époque gallo-romaine. Elle fut construite vers -20 avant Jésus-Christ.

 
Poste de garde de l'évêché.

Patrimoine religieuxModifier

 
Vue intérieure de la cathédrale.
 
Façade de la cathédrale.
 
L'ancienne église Saint-Didier.

Indépendamment des éléments remarquables signalés ci-dessous, le charme de Langres tient à la préservation générale de son cadre. Les bâtiments anciens en pierre, la faible circulation, l'éclairage des bâtiments, un tourisme contrôlé et une population similaire en nombre à celle du XVIIIe siècle, donne l'impression que le temps s'est suspendu entre les murs de la ville. En octobre 1472, par ses lettres patentes, Louis XI confirma sa protection royale pour la cathédrale de Langres[27].

La cathédrale Saint-Mammès et son cloître (actuelle bibliothèque municipale)Modifier

Inspirée par l'école de Cluny et par l'architecture gallo-romaine, la cathédrale est une des œuvres les plus remarquables du XIIe siècle, à mi-chemin entre l'art roman et l'art gothique. La façade fut élevée de 1760 à 1768. À noter : les chapelles, les tapisseries, le buffet des grandes orgues, les boiseries, les grilles en fer forgé...).

L'église Saint-Didier (actuel Musée d'art et d'histoire de Langres)Modifier

Édifice du XIIe siècle, modifié aux XIIIe, XVIe puis au XVIIe siècle, partiellement détruit à la Révolution, transformé en musée en 1841. Il fait partie de la première liste des bâtiments classés monuments historiques en 1840.

Couvent des Ursulines (fin XVIIe siècle, rue de la Tourelle)Modifier

Installée à Langres en 1613, les sœurs de sainte-Ursule entame la construction d'un couvent en 1631, mais la chapelle ne fut achevée que vers 1675. Transformés en caserne à partir de 1818, l'essentiel des bâtiments fut démolis en 1974 pour la construction d'une habitation particulière. L'ancienne chapelle du couvent est désormais protégée en tant que monument historique.

Chapelle des OratoriensModifier

Datée de 1676 et désaffectée à la Révolution, elle est reconvertie en théâtre depuis 1838 et entièrement rénovée en 2000. Le théâtre compte 250 places.

L'église Saint-Martin (XIIe - XVe siècle)Modifier

Originale et complexe, elle présente cinq nefs voûtées sur croisées d'ogives. À la suite d'un incendie, la façade et le clocher (campanile) furent reconstruits entre 1728 et 1745.

La chapelle des AnnonciadesModifier

Chapelle de l'ancien monastère des religieuses de l’Annonciade. Cet édifice abrite des objets d’art sacré. Des expositions ponctuelles rappellent le rayonnement considérable du diocèse de Langres pendant de nombreux siècles.

Chapelle Notre-Dame-de-la-DélivranceModifier

[28] Chapelle octogonale construite en 1873 sur la colline des Fourches, sur un plan de l'architecte langrois Girard.

Prieuré Saint-Amâtre de LangresModifier

Possession de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon.

Autres édifices remarquablesModifier

  • Statue de Diderot : œuvre de Bartholdi de 1884. Elle a été restaurée en 2008.
  • Maison natale de Denis Diderot : une discrète plaque en pierre signale la naissance de Diderot sur la façade du no 6 (au niveau du premier étage) place Diderot (place Chambeau jusqu'à la fin du XIXe siècle). Selon Raymond Trousson[29], l'emplacement ainsi désigné est erroné : le lieu exact est le no 9 de la place, au coin avec la rue du Grand-Cloître.
  • L’hôtel de ville (1776-1783) : don du roi Louis XV, construit à l'emplacement de l'ancienne maison de ville, il fut plusieurs fois ravagé par des incendies, dont le plus grave fut celui de 1892. Le fronton triangulaire supporté par quatre colonnes corinthiennes, dressées au-dessus d'un perron de l'escalier à double volée est sculpté d'un cartouche aux armes de la ville. Réfection en 1893.
  • L’hôpital de la Charité : l'actuel centre hospitalier de Langres est un établissement public de santé fondé au XIIe siècle, qui a connu au fil du temps de nombreuses restructurations architecturales. Les plus remarquables datent de la fin du XVIIIe siècle (portail, chapelle en 1770).
  • Château du Mont (XVe siècle) : construction civile la plus importante du Moyen Âge encore visible. Une tour octogonale contient un escalier ; chaque pan est séparé par un contrefort et chaque étage souligné par une moulure et des gargouilles.
  • Poste de garde de l’évêché avec le lac de la Liez en arrière-plan (côté Est de la ville).
  • Maison Renaissance (10 rue Saint-Didier) : façade à ordre et scandée sur trois étages par des colonnes successivement ioniennes, corinthiennes et composites, frises et gargouilles.
  • Hôtel du Breuil de Saint-Germain : hôtel particulier construit en 1576 composé de 2 ailes perpendiculaires derrière un grand portail. Le décor du corps de logis date du XVIe siècle. Après deux années de rénovation, il est devenu la Maison des Lumières Denis Diderot le , 300 ans exactement après la naissance de Denis Diderot[30].
  • Le collège Diderot et sa chapelle : ancien collège des JésuitesDenis Diderot fit ses études. Le bâtiment est achevé en 1767[31].
  • Le Musée d'Art et d'Histoire de Langres.
  • L'hôtel d’Amboise, dit de Rose[32] date du début du XVIe.

Jardins et promenadesModifier

 
Le square Henriot.
  • Square Claude-Henriot : créé en 1830 sur l'emplacement de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, le square fut agrémenté d'un kiosque à musique (1890) et d'une statue de Jeanne Mance par Jean Cardot (1968).
  • Promenade de Blanchefontaine : plantée sur l'ordre de Sully (ministre d'Henri IV), pour remercier les langrois de leur fidélité au roi pendant la Ligue, la grande allée de Blanchefontaine se compose de trois voies parallèles, de 800 m, bordées d'arbres, qui conduisent le promeneur jusqu'à la fontaine de la Grenouille. Ce cadre inspira Denis Diderot dans plusieurs de ses écrits, en particulier dans sa lettre à Sophie Volland du 3 août 1759[33].

Personnalités langroisesModifier

Voir aussi la liste des personnalités nées à Langres.

ArtsModifier

Sciences et techniquesModifier

Écrivains et philosophesModifier

Hommes politiquesModifier

AutresModifier

GastronomieModifier

La ville a donné son nom à un fromage.

Article détaillé : Langres (fromage).

HéraldiqueModifier

Héraldique de Langres
 
Blasonnement
D'azur semé de fleurs de lis d'or, au sautoir de gueules brochant sur le tout.

Les armes de la cité sont en réalité les armoiries du siège épiscopal, dont le titulaire était également duc de Langres et pair de France. Ces armoiries sont très anciennes puisqu'on les trouve déjà dans le sceau de Saint Hérulphe[37], 32e évêque de Langres, de 755 à 774.

L'écu est placé dans un cartouche et timbré d'une couronne murale. On rencontre toutefois encore fréquemment une anomalie héraldique dans le blason officiel de Langres : c'est la couronne ducale, conservée de l'ancien duché-pairie qui, à la place de la couronne murale, timbre les armoiries.

Quant à l'inscription du cartouche Civitas antigua Lingonum (l'antique cité des Lingons), elle rappelle les origines celtes et le fait qu'elle fut une des premières cités des Gaules à se voir accorder la qualité de peuple allié, puis la citoyenneté romaine.

Galerie de photosModifier

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Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • A. Journeaux, (collectif sous la direction de), Histoire de Langres, la vie d'une cité, 3e édition, Guéniot, Langres, 2008.
  • Jean Baptiste Stanislas Martial Migneret, Précis de l'histoire de Langres, Langres, Dejussieu, 1835 (lire en ligne)
  • P.-Jac. Vignerio, Chronicon lingonense ex probationibus decadis historiae contextum uiriusque, Langres, 1665.
  • Denis Gaultherot, L'anastase de Langres, chez Jean Boudrot, 1649 (lire en ligne).
  • Abbé Mangin, Histoire du diocèse de Langres et de celui de Dijon, Paris, 1765, 3 vol.
  • Théodore Pistollet de Saint-Ferjeux, Recherchas historiques et statistiques sur les principales communes de l'arrondissement de Langres, Langres, 1836.
  • Théodore Pistollet de Saint-Ferjeux, Anciennes fortifications de Langres, dans Mémoires de la Société historique et archéologique de Langres, 1860, p. 231-252 (lire en ligne)
  • Théodore Pistollet de Saint-Ferjeux, Langres pendant la Ligue, Dumoulin libraire, Paris, 1868 (lire en ligne)
  • P. Jacquinot, Les alliés à Langres en 1814. In : Revue de l’Institut Napoléon, 1989, no 153, 1989, p. 47-57.
  • Louis Marcel, Une vieille maison bourgeoise de Langres : l'hôtel Royer, sa rue, ses anciens propriétaires, ses collections, Langres, Impr. champenoise, 1920, in-8°, 48 p., pl., portr.
  • Louis Marcel, Un ancien cru français disparu : le vin de Langres, conférence, Langres, "le Musée", 1924, in-16, 40 p.
  • Louis Marcel et Louis-Emmanuel Marcel, Artistes et ouvriers d'art à Langres avant la Révolution : essai de répertoire, Langres : impr. Champenoise, 1935, in-8, 84 p.
  • Louis Marcel, Pierre Guyot de Giey : un bienfaiteur insigne du musée de Langres, sa vie, sa maison, ses collections (1771-1844), Langres, Impr. champenoise, 1917, in-8°, IV-108 p., pl., portraits. Extrait du Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres, 1917 (t. VII).
  • Il existe à Langres depuis 1836 une société savante locale, la SHAL (Société historique et archéologique de Langres) qui publie un bulletin trimestriel, et un trésor méconnu : la bibliothèque diocésaine[Note 3].
  • Gaston de la Noé Langres pendant la guerre de 1870-1871
  • Ferdinand Claudon (1871-1935), Histoire de Langres et de ses institutions municipales jusqu'au commencement du XVIe siècle, Association bourguignonne des Sociétés savantes, Dijon, 1954
  • Georges Viard, Aux origines du collège de Langres. Notes sur les écoles de la ville, de 1413 à 15447, dans Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres, 1er trimestre 1979, volume 254, p. 197-207 (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  2. HandBall Langres HBL
  3. Ne pas confondre avec l'autre SHAL : Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine, dont le siège est à Metz, créée en 1888), et qui publie aussi un bulletin trimestriel, Les Cahiers Lorrains.

RéférencesModifier

  1. P. Duval, Description de la France et de ses provinces, Paris, 1663.
  2. Données météorologiques en ligne de la station de Langres sur le site d'Infoclimat : http://www.infoclimat.fr/climatologie/index.php?s=07524&aff=details
  3. Images du funiculaire panoramique
  4. Photos du funiculaire
  5. Auguste Eckel Charles Le Simple Slatkine
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Migneret,Pistollet_pp9-11
  7. Armes des évêques-ducs de Langres
  8. Le roi et l'artiste, François Ier et Rosso Fiorentino, Paris, Rmn, , p. 198-199
  9. Jacques Vignier, Les chroniques de l'évêché de Langres (lire en ligne), p. 205
  10. Jean-Pierre JACQUEMART, Architectures comtoises de la Renaissance, 1525-1636, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Compté, (lire en ligne), p. 91-94
  11. Archives Départementales de Haute-Marne, 19 J 2, Fol 296, Notes, copies et analyses d'actes de manuscrits ou de publications sur l'histoire de Langres des origines au XIXe siècle.
  12. Louis-Emmanuel MARCEL, Le Cardinal de Givry, évêque de Langres (1529-1561) - La Réforme, Dijon, Maurice Darantiere, (lire en ligne)
  13. Paulette CHONE, « Les Nouveaux Pourtraits et Figures de Termes de Joseph Boillot, à Langres en 1592 », Sebastiano Serlio à Lyon. Architecture et imprimerie,‎ , p. 466-469
  14. A. Journeaux (2008) p. 164,165.
  15. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 252
  16. A. Journeaux (2008) p. 174.
  17. Eugène Hugues, Langres au début du XVIIe siècle, Langres,
  18. Langres pendant la guerre de 1870-1871 par Gaston de la Noé
  19. La Savoie armée 1870-1871
  20. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 35
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  25. Magazine municipal no 7/Hiver 2011
  26. http://microtel.langres.pagesperso-orange.fr
  27. https://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA546 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, octobre 1472
  28. Sources :
    • [1]
    • Marcel (chanoine), Le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Délivrance à Langres, Langres, Imprimerie Saint Pierre, 1925, p. 24.
    • J. Varney-Verniot, Notice historique sur Notre-Dame-de-la-Délivrance à Langres, Langres, Imprimerie Varney Verniot, 1914, p. 34.
  29. Raymond Trousson, Denis Diderot, Paris, Tallandier, 2005, p. 19.
  30. http://www.langres.fr/la-maison-des-lumieres-denis-diderot-174 Page consacrée à la Maison des Lumières. Site officiel de la Ville de Langres. Consulté le 8 octobre 2013
  31. Source
  32. par allusion au marquis de Rose qui fut propriétaire des lieux au milieu du XIXe siècle. Voir ici
  33. [2], Hubert Gautier, Le banc De Diderot à Blanchefontaine et sa lettre à mademoiselle Volland du 3 août 1759, Langres, 1930 (incl. 1 photographie de la promenade de Blanchefontaine, le jet d'eau).
  34. Fils de Nicolas Déchanet, chantre et musicien à la cathédrale, receveur du Chapitre.
  35. Artistes et ouvriers d'art à Langres avant la révolution, chanoine Louis Marcel, 1935
  36. Source
  37. Liste des évêques de Langres