Vif (Isère)

commune française du département de l'Isère
Vif
Vif (Isère)
Vif vue depuis les flancs du Bémont.
Blason de Vif
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Guy Genet
2020-2026
Code postal 38450
Code commune 38545
Démographie
Gentilé Vifois, Vifoise, Picaban
Population
municipale
8 532 hab. (2017 en augmentation de 6,98 % par rapport à 2012)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 22″ nord, 5° 40′ 15″ est
Altitude Min. 277 m
Max. 1 263 m
Superficie 28,30 km2
Élections
Départementales Canton du Pont-de-Claix
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.ville-vif.fr

Vif est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2004 la commune est rattachée à la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole, devenue métropole en 2015, en même temps que les communes du Gua, de Saint-Paul-de-Varces et de Varces-Allières-et-Risset[1]. La commune se situe à 16 kilomètres au sud de Grenoble. Ses habitants sont appelés les Vifois pour les « étrangers » et les Picabans.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Vif se situe dans la vallée de la Gresse à 16 kilomètres à vol d'oiseau au sud de Grenoble, à 65 kilomètres au nord-ouest de Gap et à 65 kilomètres au nord-est de Valence.

Lieux-dits et écartsModifier

  • Chabotte : situé à l'est de la commune et du Grand Brion, ce lieu-dit culmine entre 478 et 486 mètres d'altitude dominant ainsi le Drac de plus de 160 mètres. Seule la route de Chabotte accessible depuis la route départementale 63 permet d'y accéder. Sur ces lieux se trouve une chapelle en ruine.
  • Le Crozet (ou Croset d'après l'IGN - 400 m) : hameau de la commune situé sur la route de Sisteron, ce lieu-dit héberge les deux élégants viaducs (viaducs du Crozet)[2] d'une longueur de 325 mètres, qui permettent le passage du l'autoroute A51 au-dessus de l'avenue du Maréchal Leclerc, du chemin du Crozet et de la rue du viaduc, et qui doublent par l'intérieur[3] le viaduc ferroviaire amorçant la courbe du long tunnel (1 175 m) hélicoïdal du Grand Brion.
 
Hameau du Genevrey vu des Saillants-du Gua.
  • Le Genevrey (345-358 m - aussi orthographié Genevray) : situé au sud de la commune sur l'avenue du Général-de-Gaulle, ce lieu-dit a longtemps été indépendant de la commune de Vif avant d'être rattaché à cette dernière entre 1790 et 1794[4]. Le Genevrey est au nord du hameau de la Girardière et borde la Gresse c'est sur ces lieux que Joseph Vicat, fils de Louis créa une cimenterie industrielle dont les « fours biberons » se dressent toujours de nos jours.
  • La Girardière (458 m) : traversé par le ruisseau de la Merlière, ce petit hameau situé à l'extrême sud-ouest de la commune est limité à l'est par l'autoroute A51.
  • La Grange : se trouve entre le Genevrey (au sud) et le Tête du Bourg (au nord). À ne pas confondre avec un autre lieu-dit de Vif « les Granges », situé au nord du Pied du Bourg.
  • Le Gros Chêne (275 m) : petit écart situé au nord de Reymure, le Gros Chêne est le hameau le plus au nord de la commune et est donc voisin de la commune de Varces-Allières-et-Risset.
  • La Merlatière : Hameau (jadis dépendant de la paroisse du Genevrey) situé au-dessus de la Rivoire, sur le flanc Ouest de la montagne du Grand Brion.
  • La Rivoire : Première traces de ce hameau remontant à 1330, la Rivoire se situe dans la gorge entre les montagnes du Grand et du Petit Brion, jusqu'à la vallée et aux rives du Drac. On y trouve la Gare ferroviaire de Vif, la déchèterie mais aussi le pont routier et le viaduc ferroviaire traversant le Drac en direction de Saint-Georges-De-Commiers.
  • Le Breuil : Quartier situé au pied de la montagne d'Uriol au bord de la Gresse, entre la montée d'Uriol et la Mairie. C'était au Moyen Âge un grand parc clos, coupé en 1646 par l'arrivée de la Gresse dans cette partie de la vallée (dont quelques maisons gardent en façade les galets roulés du lit de la dudit rivière. La trace visible du Breuil est le lieu de l'ancien couvent des Dominicains, aujourd'hui couvent de la Visitation.
  • Malissière (326 m) : sur la rive gauche de la Gresse, cet écart se situe au pied de la montagne d'Uriol.
  • Le Pied du Bourg : est la partie du bourg se trouvant au nord de l'avenue de Rivalta. C'est dans cette partie que se trouve la mairie, la gendarmerie, l'école de musique, l'école Jean-François-Champollion, le supermarché.
  • Reymure (282 m) : est au centre de la plaine qui porte son nom. Reymure possède sa propre école primaire.
  • Les Rossinants : situé à l'extrême sud-est de la commune, une seule route permet aux voitures d'y accéder en passant par la Chabotte. Le hameau se situe à proximité du Drac et du déversoir du barrage hydroélectrique de Notre-Dame-de-Commiers qu'il surplombe. Le barrage étant à une altitude de 367 mètres, le hameau si hissant lui à 507 mètres.
  • Le Serf de Vif (529 m) : ce hameau se situe à l'est de l'autoroute A51 et voit passer sur son territoire le train TER Rhône-Alpes de la ligne Grenoble-Gap.
  • La Tête du Bourg (311 m) : est la partie du bourg se trouvant au sud de l'avenue de Rivalta. C'est dans cette partie que se trouve entre autres la place des Onze-Otages, le collège de Vif, le musée Champollion, quelques écoles et les commerces.

Communes limitrophesModifier

La commune de Vif est bordée par :

Géologie et reliefModifier

D'un point de vue altimétrique la commune possède une amplitude importante puisque le point le plus bas se situe à une altitude de 274 mètres au lieu-dit du Gros Chêne et le point le plus haut à près de 1 270 mètres sur la montagne d'Uriol. Cependant la quasi-totalité des habitations se situent à 300 mètres d'altitude[5]. Les principaux reliefs se trouvant sur la commune sont par ordre croissant le Petit Brion (537 m), le Grand Brion (926 m), le Pieu (ou le Bemont) situé sur la montagne d'Uriol et culminant à 1 270 mètres sur la commune de Saint-Paul-de-Varces.

HydrographieModifier

 
La Gresse (au niveau du pont de pierre).

Côté hydrographie, Vif est longée à l'est par le Drac qui la sépare des communes de Notre-Dame-de-Commiers, Saint-Georges-de-Commiers et de Champ-sur-Drac. La Gresse est quant à elle, un torrent qui s'étend au pied de la montagne d'Uriol et qui traverse la commune avant de se jeter dans le Drac au niveau de Varces-Allières-et-Risset.

Plusieurs autres ruisseaux serpentent sur le territoire communal parmi lesquels : le ruisseau des Rossinants, le ruisseau de Charlet, le ruisseau des Caves...

Différents étangs se trouvent aussi sur le territoire de la commune dont les étangs Barbier (aux Vouillants) ou encore l'étang Noiret (plaine de Reymure).

Voies de communication et transportsModifier

TransportsModifier

La ville de Vif abrite une gare SNCF reliée au réseau TER Rhône-Alpes par la ligne no 41 de Grenoble à Gap. Située sur la ligne des Alpes, la ligne possède des correspondances à Veynes pour Laragne, Sisteron, Manosque, Aix-en-Provence et Marseille.

Transport urbain, via le réseau TAG (transports de l'agglomération grenobloise), Vif est desservie par les lignes 25, 26 et 45.

Transport interurbain, via le réseau Transisère dépendant du Conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs. Vif est ainsi desservie par les lignes :

ToponymieModifier

Le nom de la commune dériverait du mot latin Vicus, mot latin qualifiant une petite agglomération dotée d'une organisation municipale mais qui n'avaient pas le statut de ville : municipium, colonia et civitas ou encore de domaine rural: villa rustica. Le village était déjà connu au XIe siècle sous le nom de Viu[6],[7]. Au XIIe et XIIIe siècle on trouve la forme Vivo (1er avril 1236) et Vicum (26 novembre 1247). En 1497 on trouve la forme Vivum et Vif qui prévalu finalement[8].

HistoireModifier

L'histoire de Vif, bien que percée par des périodes d'ombre mal connues, possède un historique couvrant près de 3500 ans d'histoire, de la préhistoire à aujourd'hui[9]. La commune possède une histoire riche et complète sur le plan chronologique et n'a semblablement jamais connu de hiatus. Peu de commune peuvent s'enorgueillir d'une telle continuité historique[9].

Préhistoire / ProtohistoireModifier

Le rocher de Saint Loup, sur la montagne d'Uriol, possède un habitat de Néolithique moyen ( Ve millénaire av. J.-C.) découvert et fouillé en 1904 par Hippolyte Müller, ayant livré cabane, foyer, silex, os, fragments de haches en pierre et céramiques préhistoriques[10]. On y découvrit un habitat de ce qui semblait être des occupants agriculteurs avec de la vaisselle, quatre marmites, six écuelles, un vase, un bol et des poteries[10]. Cet habitat est très semblable à celle de la civilisation de Fiorano en Lombardie, ce qui signifierait des contacts ou des migrations sur de très grandes distances. C'est le seul exemple de ces contacts dans les Alpes françaises[11].

AntiquitéModifier

Vif, la vallée de la Gresse et Varces auraient été un territoire Voconce, fédération de peuples Gaulois qui fut battue par les légions romaines entre 125 et 118 avant J.C.[12].

Une voie romaine trouvée sur le site archéologique de l'agglomération de Lachar (au niveau de la commune de Varces et découverte durant les travaux de construction de l'autoroute A51) se serait prolongée jusqu'à Vif et serait passée par l'actuelle Rue de la Colombe (Colombe pouvant provenir du latin columna signifiant colonne et suggérant la présence d'un milliaire disparu)[12]. La voie romaine pouvait passer à l'époque vers l'église Saint-Jean-Baptiste[12].

Le rocher Saint-Loup possède aussi les vestiges de la présence d'un poste romain attestée par du mortier de chaux, de briques pilées et d'une muraille construite sur la partie est de l'oppidum[12]. Une présence romaine sur ce même rocher est également traduite par la découverte de poteries, d'amphores, de tegulae de monnaies (une de Claude II et l'autre de Constantin)[12].

La présence d'une inscription latine d'époque romaine en réemploi dans le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste témoigne d'une présence gallo-romaine importante au IIIe siècle et du passage du préfet du prétoire Iulius Placidianus entre l'an 270 et 272[13]. Cette inscription "aux Feux Eternels" pouvait faire référence à la Fontaine Ardente ou bien à la présence d'un temple romain sur l'emplacement de l'église[13]. La présence d'une population à Vif au VIe siècle est bien attestée par deux inscriptions chrétiennes retrouvées en réemploi dans l'église[14].

Ve - Xe sièclesModifier

Deux inscriptions paléochrétiennes ont été retrouvées par Raymond Girard durant des fouilles de l'église Saint-Jean-Baptiste en 1965, prouvant la présence d'un lieu de culte à Vif autour du Ve ou VIe siècle[15]. Les deux épitaphes ont été classées au Monument Historique ; la première n'est que fragmentaire mais la seconde, complète, parle d'un prêtre nommé Valérianus mort le 9 mars 577 ou 579, assurant l'existence d'un culte Chrétien primitif d'une certaine importance dans la vallée de la Gresse (sans doutes une église paroissiale)[15].

XIe - XIVe sièclesModifier

Au Moyen Âge, Vif est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale l'existence d'une maison forte ou d'un « château de Jean du Guâ » : « Castrum johannis de vado - Et primo ipsum castrum turrim appelatum est (...) » décrit comme : « fossatis maximis circumdatum »(ADI B 3120, f° 110) et « Castrum turris johannis de Vado - Dictum vero castrum situatum est (...) » décrit comme : « circumdatum magnis teralliis »(ADI B 4443, f° 80)[16]. Jean du Guâ est coseigneur de vif avec le dauphin Humbert II[17].

  • Fin du Xe, milieu du XIIIe siècle : présence attestée (grâce aux fouilles de 1965) d'un cimetière médiéval autour de l'église Saint-Jean-Baptiste[18].
  • Vers l'an 1000 : présence attestée de l'église Saint-Jean-Baptiste dans le centre de Vif.
  • 1035 : fondation du prieuré par les bénédictins de Grenoble[19].
  • Début du XIIe siècle : 1re mention révélant l'existence de l'église Sainte-Marie du Genevrey de Vif.
  • 1317 : Attestation (grâce à l'octroie de la charte de franchise) de l'enceinte de Vif dont on pouvait voir les quelques vestiges restants jusque dans les années soixante[20].

XVe siècleModifier

  • 1438 : Antoinette Chaboud, la Sorcière de Vif, est pendue plaine de Reymure après son procès dans lequel on lui reproche d'avoir ''des relations avec le démon depuis 1418'' et d'avoir pratiqué des sacrifices rituels dont celui de son enfant de 4 ans, ce qu'elle reconnait[21].
  • Fin du XVe siècle, premier quart du XVIe siècle : peinture de la Vierge au manteau de l'église Sainte-Marie du Genevrey de Vif.

XVIe siècleModifier

XVIIe siècleModifier

  • 1630 : Restauration de l'église Saint Jean-Baptiste (dont une partie des voûtes s'étaient écroulées).
  • 1640 : Venue et installation à Vif des Dominicains (Jacobins) sur le site du futur Couvent de la Visitation.
  • 1646 : Changement de lit de la Gresse après une forte et violente crue, déplaçant celui-ci du pied du Grand Brion à l'emplacement actuel, sous la montagne d'Uriol[24].
  • 1662 : les Ursulines fondent un nouveau couvent à Vif (à l'emplacement des actuelles Finances Publiques, dont il reste encore pour seule trace une fenêtre à meneaux, façade Ouest).
  • 1685-1709 : Effondrement du clocher de Saint Jean-Baptiste en 1685 qui sera reconstruit à l'identique l'année suivante, en 1686. Le clocher est achevé en 1709[25].

XVIIIe siècleModifier

  • 1710 : construction du premier pont en bois à trois arches sur la Gresse (en amont du pont actuel)[24].
  • 1778 : Pierre Berriat achète la propriété familiale Bonnot-Latour (actuelle maison Champollion).
  • 1780 : ouverture du nouveau cimetière de Vif qui remplace celui qui entourait l'église.
  • 1790-1794 : Absorption du hameau du Genevrey par la commune de Vif.
  • 11 décembre 1792 : départ des Ursulines de Vif et rachat de leur couvent en tant que bien national par Pierre Berriat pour 48 500 livres.
  • 13 septembre 1795 : Sébastien Berriat achète une part de l'ancien Couvent des Ursulines (actuel bâtiment des Finances Publiques) pour en faire une filature de soie.

XIXe siècleModifier

  • 1er juillet 1807 : Zoé Berriat, fille de Pierre Berriat, épouse Jacques-Joseph Champollion (dit Champollion-Figeac), auquel elle apporte en dot la propriété familiale. Jean-François Champollion, égyptologue et frère de Jacques-Joseph, fait de nombreux séjours à Vif.
  • 1825-1828 : construction de la route dite de " Provence " (actuelle RN 75) section Varces-Vif.
  •  
    Pont de pierre de Vif
    1832 : Construction de l'actuel pont en pierre sur la Gresse[24].
  • 1846 : Première compagnie de sapeurs pompiers est formée à Vif, équipée par le Conseil Général et la commune.
  • 1851 : création de la première brigade de gendarmerie.
  •  
    Anciens fours-biberons de la cimenterie Vicat.
    1853 : Joseph Vicat construit au Genevrey les fours-biberon, prémices de sa première usine de ciment.
  • 1860 : Fermeture de la filature de soie Berriat.
  • 1871 : Construction pour la cimenterie Vicat de 4 nouveaux fours-biberons et édification d'un mur-canal sur la rive droite de la Gresse.
  • 28 août 1873 : La municipalité achète la propriété de la filature de soie et de l'ancien couvent des Ursulines pour y installer la mairie et les écoles (actuelle mairie-perception).
  • 1873 : La ligne Grenoble - Pont de Claix - Vif (par Saint-Georges-De-Commiers) est fixée.
  • 1873 - octobre 1877 : Construction du viaduc ferroviaire du Crozet[26].
  • 1874 : Décision ministérielle de l'inauguration de la gare de Vif (prise, au demeurant contre l'avis unanime des élus la jugeant trop éloignée de Vif).
  • 11 décembre 1876 : Inauguration de la gare de Vif et du tronçon de chemin de fer Grenoble-Vif.
  • 29 juillet 1878 : Inauguration du tronçon ferroviaire Vif-Veynes (Ligne des Alpes).
  • 1879-1880 : construction de l'école du Genevrey.
  • 1886 : ouverture du cimetière au Genevrey.
  • 1890-1891 : installation d'une première école maternelle et construction de l'école de Reymure.
  • 1895 : première électrification de Vif par M. Jules Bois.

XXe siècleModifier

  • 1900 : Installation des gendarmes de Vif sur l'avenue de la Gare.
  • 1907 : fondation du cours complémentaire de Vif (ancêtre du collège).
  • 1907 : le 30 mars, ouverture au public de la ligne du tramway Varces-Vif.
  • 1er décembre 1908 : L'église Sainte-Marie du Genevrey est classée aux Monuments Historiques.
  • 1919 : Incendie du moulin Lille, dernier moulin de Vif subsistant de ceux vendus par les Bénédictins en 1791, alors situé à l'emplacement de l'actuel Garage Trappo[20].
  •  
    Monument aux morts, situé Place de la Libération.
    1920 : édification du monument aux morts au centre de la Place de la Libération (anciennement Place de la Mairie). en mémoire des 85 Vifois décédés pour la France durant la Grande Guerre.
  • 1923 : le 14 juin, prolongement du tramway aux Saillants.
  • 1926 : Construction du Couvent de la Visitation Sainte-Marie de Vif sur les rives Ouest de la Gresse (face au pont en pierre), remplaçant l'ancien couvent des Dominicains.
  • 22 août 1927 : Le curé de Vif, après un long conflit entre la municipalité vifoise et la paroisse qui dure depuis 1926, est expulsé de l'église Saint Jean-Baptiste par la force publique à grand renfort d'une foule ''passionnée et vociférant'', d'huissier, de commissaire de police de gendarmes, de serruriers et de déménageurs[27]. L'église est fermée jusqu'en 1936.
  • 1937 : Vicat fait construire une cimenterie plus moderne à la place de l'ancienne déjà présente au Genevrey[28].
  • 1938 : Abandon de la ligne de tramway Vif-Genevrey à cause de la concurrence trop forte de la traction automobile.
  • Novembre 1942 : Arrivée de l'armée d'occupation italienne dans la région de Vif.
  • Septembre 1943 : Arrivée de l'armée d'occupation allemande, qui remplace les Italiens.
  • 1er janvier 1944 : Incendie de la mairie (bâtiment communal), provoquant la perte des archives anciennes et modernes (celles jusqu'en 1880 environ) restituées en 1937 par les Archives départementales de l'Isère à la demande de la commune[29].
  • 25 mai 1944 : Acte de sabotage par explosifs de la Résistante consistant au déraillement du train de marchandise n° 9.086 au point kilométrique n° 153.350, sur la ligne VEYNES-GRENOBLE, à 50 mètres de l'entrée Sud du viaduc du Crozet, aux alentours d'11h10.
  • 3 juin 1944 : assassinat de M. Eliezer Miller (39 ans), M. Abram Sobelmann (37 ans) et de M. Maurice Mirey (44 ans), trois Juifs vifois, dans la rue du Portail Rouge, près de l'intersection de la rue Champollion par la Gestapo.
  • Juillet 1944 : Embuscade meurtrière des maquisards Vifois sur la route de Vif à Monestier-de-Clermont. Plusieurs soldats allemands sont tués, un seul maquisard laisse sa vie mais une jeune femme passant à vélo sur la route est abattue.
  • 20 juillet 1944 : capture des onze otages par l'armée allemande (la Wehrmacht) sur la place Carnot, actuelle place des Onze Otages, en représailles à une agression armée de la Résistance contre l'Occupant. Les onze otages emmenés au Col du Fau sont fusillés. Parmi eux M. ABONNEL Marcel, M. GRILL René, M. ARNAUDON Alphonse, M. ALESSI Jacques, M. BRACHET Jean, M. BANCEL Frédéric, M. PAUCHER Lucien, M. GILLIER Georges, M. DURBERT Jean, M. KRISTENKO Philippe et M. BAUDOIN Georges.
  • 21 août 1944 : libération de Vif par les troupes américaines du 143rd Infantry Regiment, 36th Infantry Division.
  • 1963 : Destruction du château de Vif (dit des Chaléon) pour faire place à la Poste municipale.
  • 1965 : Découverte, grâce à des fouilles, de treize sépultures d'un ancien cimetière médiéval autour de l'église Saint-Jean-Baptiste[18].
  • 1968 : Construction du collège le Masségu, unique collège de Vif.
  • 1976 : La cimenterie Vicat au Genevrey ferme pour investir dans celles de Saint-Egrève et Voreppe[28].
  • 1994 : La propriété Champollion est classée Monument Historique.
  • Septembre 1997 - Novembre 1998 : Construction des Viaducs routiers du Crozet[30].
  • 1999 : Inauguration du bras d'autoroute de l'A51, ouvrant la ville de Vif sur l'agglomération Grenobloise, désormais à une quinzaine de minute de voiture.

XXIe siècleModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

 
L'ancienne et seconde mairie de Vif (de 1837 à 1872).

Liste des mairesModifier

 
L'hôtel de ville actuel de Vif.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1870 Jean Pierre Guingat   Président de la Commission municipale provisoire
1870 1877 Louis Aimé Champollion Figeac    
1878 1889 Jean Pierre Guingat    
1889 1914 Augustin Nicolas Revol    
1914 1919 Emile Vignan    
1919 1924 Louis Olivier Pallud    
1925 1928 Jules Revol    
1928 1935 Henri Rossi    
1935 1937 Victor Martin    
1937 1944 Edouard Jacquier Bret    
1954 1960 Gustave Guerre    
1960 1977 Clovis Manicardi  
1977 1989 Joseph Rossi PCF  
1989 1993 Daniel Biston  
1993 2001 Jean Mourey DVD  
2001 2008 Brigitte Perillié PS Conseillère générale du Canton de Vif (2001-2015)
2008 2014 Jean Mourey DVD  
2014 En cours Guy Genêt UMP-LR Retraité - Ancien Cadre RH chez Schneider
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

En termes d'économies d'énergie et de protection de l'environnement nocturne, la commune a mis en place (le 12 mars 2012) le plus long tronçon routier de France (à ce jour, 1,5 km voie piétonne et cyclable) doté d'un éclairage asservi à une détection de présence ; 72 lampadaires à LED équipés de détecteurs et de variateurs[33] de lumière constitue un test d'éclairage public « intelligent », qui devrait conduire à une économie de 21 000 kWh/an, et de presque 2 tonnes de CO2. Dans ce cas, le noir n’est toutefois pas total la nuit (mode veille à 10 % de la puissance lumineuse) ; l'intensité augmente progressivement à l'approche de piétons ou cyclistes (passant de 10 % à 100 % de la capacité d’éclairage avant de redescendre à 10 % après le passage des utilisateurs de la route)[34].

JumelagesModifier

 
Jumelages et partenariats de Vif. 
Jumelages et partenariats de Vif. 
VillePaysPériode
Rivalta di Torino[35] Italiedepuis

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[37].

En 2017, la commune comptait 8 532 habitants[Note 1], en augmentation de 6,98 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0552 0212 0252 2572 2822 3622 3142 4262 435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3532 4172 0432 5062 9252 7342 8212 7922 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7072 5892 1652 0072 1342 0802 0282 0712 444
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 0573 2873 5934 4195 7886 4787 8558 0507 975
2017 - - - - - - - -
8 532--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le village a subi une poussée citadine tardive avec la construction et l'ouverture en 1999 du tronçon de l’autoroute A51 reliant la ville de Claix à Saint-Martin-de-la-Cluze en passant par Vif.

EnseignementModifier

  •  
    Collège Le Massegu.
    École André-Malraux (primaire).
  • École de Reymure (primaire).
  • École Champolion (primaire et maternelle).
  • École du Genevrey (primaire et maternelle).
  • École Marie-Sac (maternelle).
  • Collège Le Massegu.

SportsModifier

Rugby à XV
  • Football Club Vallée de la Gressev (FCVG) (qui regroupe aussi le Gua et Varces).
  • T.C.V (tennis).
  • USVG (volley, multisports).
  • Aigles Basket Vif (basket-ball).
  • A.V.A (Aïkido)
  • Judo Club de Vif (judo, jujitsu)

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Viaduc ferroviaire de Vif, sur la Ligne des Alpes.
 
Monument en l'honneur de Charles de Gaulle.
 
Fours-biberons du Genevrey.
  • Le site de l'ancienne cimenterie Vicat : C'est à Vif (et plus précisément dans le hameau du Genevrey) que Joseph Vicat à fait construire la toute première usine de ciment en 1853. En 1865, l'usine était composée de silos, de bâtiment de bluterie pour la chaux, d'une série de 14 fours-biberons, de hangars et d'ateliers pour la fabrication de carreaux, d'une machine à broyer[41]. En 1871 sont construits 4 nouveaux fours et un mur canal sur la rive droite de la Gresse[41]. En 1937, Vicat fait construire une usine plus moderne sur l'ancienne ; entre 1960 et 1976 travaillaient entre 220 et 170 ouvriers dans l'usine et les carrières[28]. L'usine fut délaissée autour de 1973 au profit des autres usines Vicat implantées à Saint-Egrève et Voreppe avant de fermer définitivement en 1976[28]. La cimenterie fut rasée autour de 1999. Aujourd'hui il ne reste plus que les fours-biberons qui sont le témoignage de la présence de la cimenterie construite par le fils de Louis Vicat, dans le but de fabriquer du ciment à prise lente[42],[43] ainsi que l'ancien bâtiment d'une halle couverte dotée d'une belle charpente[44]. Le site est aujourd'hui une friche industrielle interdite d'accès[44].
  • Propriété "Les Champollion"   Inscrit MH (1994)[45].
  • Le bâtiment de la mairie était à l'origine un ancien prieuré[46] puis, à partir de 1662, un couvent de l'Ordre de Sainte-Ursule.
  • Le monument en l'honneur de Charles de Gaulle, situé sur le rond-point éponyme.

Patrimoine religieuxModifier

 
Église Saint-Jean-Baptiste.

Dans ce patrimoine se trouvent notamment les deux églises du village :

  • L'église romane Saint Jean-Baptiste, qui est située au cœur de Vif, est classée « monument historique » en totalité par l'arrêté du 19 avril 2011[47]. Ce bâtiment fut à la fois église paroissiale et centre d'un prieuré bénédictin assujettis à Saint-Laurent de Grenoble. L'édifice a conservé un beau chevet qui est daté de la première moitié du XIIe siècle, ainsi que des parties des murs des bas-côtés datant de la même époque. La nef centrale et les bas-côtés furent reconstruits au XIIIe siècle, sur le modèle de la cathédrale de Grenoble. Récemment, de nombreuses peintures datant du XIIe au XIVe siècle furent découvertes sous plusieurs couches de badigeons dans la nef. D'après les sondages effectués, elles s'étaleraient sur plusieurs centaines de mètres carrés. Quelques éléments de ces peintures ont été exhumés et sont visibles. Ils représentent des visages de saints sur un fond de couleur rouge vermillon, une scène de résurrection, un dragon... donnant une nouvelle perspective des peintures médiévales[48]. Courant 2007 une demande fut déposée au service des monuments historiques pour le classement de ces peintures et permettre ainsi une participation de l'État afin d'effectuer les travaux de restauration[49].
  • L'église Sainte-Marie du Genevrey se trouve dans ce petit village qui fut absorbé par la commune de Vif entre 1790 et 1794. Ce monument, comme l'église Saint Jean-Baptiste, remonte au XIIe siècle et montre les différents procédés et phases de construction de l'époque dans le pays vifois et plus largement dans le proche Trièves. Le clocher latéral et sa flèche en tuf datent du milieu du XIIIe siècle. Une intéressante peinture de la Vierge au manteau du XVIe siècle surmonte le linteau de la porte de l'église[50],[46]. Cet édifice religieux est classé au titre des « monuments historiques » par arrêté du 1er décembre 1908[51].
  • Le Couvent de la Visitation Sainte-Marie, bâti en 1926 sur l'ancien site du couvent des Dominicains (datant de 1640)[52]. Le couvent fut fermé en 2006 après le départ des dernières moniales qui ont été dissoutes pour des raisons de santé par l'Ordre de la Visitation de Rome. Le bâtiment fut en grande partie détruit par un incendie le 6 mars 2016[53].Le couvent de la Visitation est entièrement rasé en janvier 2020. Un projet de construction de 45 logements (dont 10 sociaux) est en cours[31],[32].
  • Le Couvent des Ursulines (Hôtel de Ville de Vif), fondé en 1662 à l'emplacement actuel de la Mairie de Vif, dont l'unique trace restante sont les deux fenêtres à meneaux situées sur la façade Ouest du Centre des Finances Publiques (autrefois la maison des religieuses)[54].
  •  
    Croix de l'ancien cimetière de Genevrey à Vif.
    Au Genevrey toujours, la croix du cimetière érigée au XVe siècle a aussi été classée au titre des monuments historiques le 11 février 1911[55].

Patrimoine culturelModifier

  • Musée Champollion : La maison Champollion se situe au centre de Vif au no 45 de la rue du même nom. Elle était la résidence de campagne des deux frères Jacques-Joseph et Jean-François Champollion mais aussi leur lieu de travail. Cette dernière fut acquise par le beau-père de Jacques-Joseph, Pierre Berriat (père de Hugues Berriat et Zoé Berriat, épouse de Jacques-Joseph). Certaines parties de la résidence comme la magnanerie, les hangars, les jardins etc. sont classés monuments historiques depuis 1994[45]. La maison fut acquise par le conseil général de l'Isère en 2001 qui en a fait un musée consacré à l'histoire des deux frères. Elle possède une collection d'une vingtaine d'objets eux aussi classés parmi lesquels un buste de Jean-François Champollion par Antoine Étex, des tableaux de Madame de Rumilly représentant les deux frères et leur famille, des objets que Jean-François Champollion ramena de ses campagnes en Égypte (poignard, costume), un fac-similé de la Pierre de Rosette datant des années 1820[56],[57].
  • Différentes Maisons Fortes se trouvent sur le territoire de la commune comme la Maison Forte de Malissière, le Château des Epées, le Château de Pélissière ou encore la Maison Viallet (couronnant la place des Onze Otages)[58].
  • Le hameau de Genevrey conserve l'organisation architecturale de l'habitat médiéval[59].
  • Sur le Rocher de Saint-Loup, occupé dès la Préhistoire, on trouve encore quelques vestiges du château-fort d'Uriol. Le deuxième château-fort delphinal, le château-fort de Vif, a disparu, ensemble à la maison forte de la Roussière, la maison forte de Malissière et au château-fort de la Tour du Gua, tous dans le mandement de Vif[59].
  •  
    Porte médiévale rue Randon.
    Anciennes maisons dans le village[59].
  • Le pont de pierre, plus vieux pont traversant le torrent de la Gresse sur le territoire Vifois, édifié en 1832 après une importante campagne d'endiguement de la Gresse entre Vif et Varces, succédant à plusieurs ponts en bois (dont les plus vieilles traces remontent à 1710), tous emportés par les crues de la rivière[60].

Patrimoine naturelModifier

La ville de Vif a sur son territoire deux ZNIEFF de type 2 d'importance pour la Trame bleue et la trame verte et bleue. Ces deux zones correspondent en fait à la vallée du Drac, qui borde la ville de Vif sur son flanc Est.

  • La première ZNIEFF se situe en amont du barrage de Notre-Dame-de-Commiers c'est « l'ensemble fonctionnel de la vallée du Drac et de ses affluents » elle englobe une partie du Trièves où s'écoule le Drac et certains de ses affluents comme l'Ebron. Vif constitue la partie terminale de cette ZNIEFF et seule une petite partie de son territoire communal est donc classé dans cette zone[61].
  • La seconde se trouve en aval du barrage et se nomme « zone fonctionnelle de la vallée du Drac ». Elle correspond à la basse vallée de la rivière se situant entre le barrage de Notre-Dame-de-Commiers et sa confluence avec l'Isère à Grenoble. Dans cette zone le Drac conserve un espace de liberté assez important, ce qui se répercute sur le plan des écosystèmes. Ainsi au niveau de la faune, il est possible d'observer sur ce territoire des populations de castor d'Europe, d'ombre commun et d'agrion de Mercure qui est une espèce de libellule dont les populations se trouvent majoritairement autour de la Méditerranée. Cette libellule n'est pas la seule représentante des espèces méditerranéennes qu'il est possible de trouver dans cet espace naturel. De nombreuses plantes ayant normalement des affinités méridionales se trouvent également dans cette ZNIEFF comme la leuzée conifère, le pistachier térébinthe, la cirse de Montpellier etc. Ces dernières se confondent ainsi sur cette aire géographique avec des plantes montagnardes qu'il est possible de retrouver ici à une altitude exceptionnellement basse pour des espèces comme l'Inule de Suisse[62].

En plus des deux ZNIEFF citées plus haut, deux autres ZNIEFF de type 1 s'étendent sur le territoire de la commune de Vif.

  • La ZNIEFF de la « basse vallée du Drac » qui est en fait incluse dans la « zone fonctionnelle de la vallée du Drac » [63].
  • La ZNIEFF de la « montagne d'Uriol », qui s'étend sur les communes de Varces-Allières-et-Risset, Le Gua, Saint-Paul-de-Varces et Vif. Ce territoire abrite plusieurs espèces jugées intéressantes comme l'engoulevent d'Europe qui est une espèce d'oiseau très difficile à repérer de jour à cause de son plumage qui lui permet de se camoufler au milieu des feuilles mortes. Toujours d'un point de vue ornithologique la présence du plus grand rapace nocturne d'Europe, le hibou grand-duc, est aussi démontrée sur cette zone. Pour ce qui est de la botanique les espèces pouvant être observée dans ce secteur sont l'Orchis pâle, l'Asaret d'Europe qui est plus commune dans le Nord-Est de la France et les Pyrénées, la fraxinelle[64]...

Personnalités liées à la communeModifier

  • Les frères Eugène-André et Jacques-Joseph Champollion vécurent à Vif.
  • Robin de Thiersant : plus jeune Européen à franchir un sommet à plus de 8 000 mètres au Pakistan.
  • Joseph Vicat, fils de Louis Vicat : A fait construire durant en 1853 sa toute première usine de ciment Vicat à Vif ainsi que les fameux fours-biberons.
  • La famille Berriat : Hugues Berriat, maire de Grenoble, Jacques Berriat Saint-Prix (romancier et jurisconsulte), Zoé Berriat, épouse de Jacques-Joseph Champollion[65], Sébastien Berriat, qui a ouvert une filature de soie à Vif en 1795 (qui fut reprise par son fils Pierre Léon Berriat jusqu'en 1860)[66].

HéraldiqueModifier

  Blason
Tranché : au premier d'or au lion de gueules, au second d'or au serpent en chef, à l'oiseau et à la coquille renversée, le tout d'azur rangé en bande[67].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

GalerieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Données de la Métro
  2. « Viaducs du Crozet », sur Archirès
  3. « Viaduc du Crozet », sur Structuræ
  4. « Données de la carte de Cassini pour le Genevrey »
  5. Carte IGN TOP25, référence 3335 OT.
  6. PLANK André. L'origine du nom des communes du département de l'Isère. Bourg-d'Oisans : L'atelier, 2006. (ISBN 2-84424-043-7)
  7. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 2, pages 371-375. [1]
  8. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.5 "Le nom de Vif"
  9. a et b Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.16 "De la préhistoire au Moyen-Âge"
  10. a et b Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.20 "La préhistoire et la protohistoire"
  11. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 2, pages 371-375 [2]
  12. a b c d et e Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.30 "L'époque Romaine"
  13. a et b Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.36-37 L'inscription de Vif"
  14. Françoise Descombe, Recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule, XV : Viennoise du Nord, Paris, 1985, n° XV, 239 p. 625-628 et n° XV, 240, p. 628-630
  15. a et b Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.42-44 "Les inscriptions paléochrétiennes de Vif"
  16. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe siècle, Picard, 2007, (ISBN 9782708407701), p. 32.
  17. Élisabeth Sirot, op. cit., p. 33.
  18. a et b Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.51 "L'église Saint-Jean dite aussi Saint-Jean-Baptiste"
  19. Françoise Descombe, Recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule, XV : Viennoise du Nord, Paris, 1985, p. 625
  20. a et b Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 289 p., p.93 "Vif au fil du Moyen-Age ; les institutions"
  21. Yves Arman et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 289 p., p.91 "Antoinette Chaboud, sorcière à Vif"
  22. a et b Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.99-101 "Les Guerres de Religion"
  23. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.102 "La Peste"
  24. a b et c Yves Armand et Jean-Claude Michel, Mairie de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.103-105 "La Gresse"
  25. « Paroisse Saint-Loup, Vif »
  26. « Viaduc du Crozet (Vif, 1877) », sur structurae.net
  27. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 289 p., p.135, "l'expulsion du curé de Vif"
  28. a b c et d « La révolution industrielle », sur www.legua-mairie.fr
  29. « Archives déposées de la commune », sur www.archives-isere.fr (consulté le 13 janvier 2019)
  30. « Viaduc du Crozet (Vif, 1998) », sur structurae.net
  31. a et b « Isère. Vif : entièrement démoli, le couvent de la Visitation fait désormais partie du passé », sur www.ledauphine.com (consulté le 19 juin 2020)
  32. a et b « Les projets », sur Ville de Vif (consulté le 19 juin 2020)
  33. technologie utilisée permet l'adaptation de l'intensité de l'éclairage à la position et vitesse de l’utilisateur ; en passant de 10 % en éclairage en veille, à 100 % (ou à 50 % selon les horaires).
  34. Energie2007, ETDE teste l'éclairage sur le Vif ; Innovation, 2012-03-12 et Communiqué EDTE intitulé Innovation : ETDE inaugure en Isère un éclairage public automatique, intelligent et économe en énergie
  35. « Annuaire des villes jumelées » (consulté le 13 juin 2020)
  36. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  37. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  40. Rugby Club Vif Monestier Trièves (RCVMT)
  41. a et b « Cimenterie Vicat du Genevrey de Vif », sur patrimoine.AuvergneRhôneAlpes.fr,
  42. « Les fours-biberons », sur Société Vicat
  43. : Atlas du patrimoine industriel, ouvrage collectif sous la direction de Cécile GOUY-GILBERT et Jean-François PARENT. Grenoble : Conservation du patrimoine de l'Isère, 2007, (Collection : Patrimoine en Isère) (ISBN 978-2-35567-002-2)
  44. a et b « Les cimentiers et le patrimoine industriel », sur Ville de Vif
  45. a et b « Propriété "Les Champollion" », notice no PA00132723, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 627-631
  47. « Eglise Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00117352, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Les peintures de l'église », sur Ville de Vif
  49. Véronique Granger, « Un trésor médiéval découvert à Vif », Isère Magazine, p. 10-11,
  50. « Église Saint-Marie au Genevrey », sur CG38, www.patrimoine-en-isere.fr
  51. « Eglise de Genevrey », notice no PA00117353, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 289 p., p.85, "le couvent des Dominicains", "le couvent de la Visitation"
  53. « incendie dans l'ancien Couvent de la Visitation à Vif, Isère »
  54. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 289 p., p.85 "le couvent des Ursulines"
  55. « Croix du cimetière de Genevrey », notice no PA00117351, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Objets mobiliers de la maison Champollion », base Palissy, ministère français de la Culture
  57. Maison de Champollion (musée)
  58. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 289 p., p.70-73 "Les Maisons Fortes"
  59. a b et c Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 627-631
  60. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 289 p., p.103 "La Gresse"
  61. L'ensemble fonctionnel de la vallée du Drac et de ses affluents sur le site Rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  62. Zone fonctionnelle de la vallée du Drac sur le site rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  63. Basse vallée du Drac sur le site rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  64. Montagne d’Uriol sur le site rhone-alpes.ecologie.gouv.fr
  65. Yves Armand et Jean-Claude, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.157 "les Berriat"
  66. Yves Armand et Jean-Claude Michel, Histoire de Vif, Mairie de Vif, , 290 p., p.209, "La filature de soie (1795-1860)"
  67. Photos du blason de Vif. File:Vif blason.jpg