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Montluçon

commune française du département de l'Allier
(Redirigé depuis Espace urbain de Montluçon)

Montluçon

De haut en bas, de gauche à droite : Château des ducs de Bourbon. ; pont Saint-Pierre sur le Cher.
Château des ducs de Bourbon à Montluçon en juillet 2014 - 04.jpg
Pont Saint-Pierre - Montluçon.jpg
Blason de Montluçon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
(sous-préfecture)
Arrondissement Montluçon (chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de 4 cantons :
Montluçon-1
Montluçon-2
Montluçon-3
Montluçon-4
Intercommunalité Montluçon Communauté (siège)
Maire
Mandat
Frédéric Laporte
2017-2020
Code postal 03100
Code commune 03185
Démographie
Gentilé Montluçonnais
Population
municipale
36 946 hab. (2015 en diminution de 3,79 % par rapport à 2010)
Densité 1 787 hab./km2
Population
aire urbaine
78 314 hab. (2015[INS2 1] en augmentation)
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 27″ nord, 2° 36′ 12″ est
Altitude Min. 194 m
Max. 364 m
Superficie 20,67 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-montlucon.fr
La place Saint-Pierre, dans le centre historique de Montluçon.

Montluçon (prononciation : /mɔ̃.ly.sɔ̃/) est une commune française située dans le centre de la France, sous-préfecture du département de l'Allier dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses 36 946 habitants (au 1er janvier 2015), appelés les Montluçonnais et Montluçonnaises, en font la première commune du département, devant Vichy et Moulins. La ville est le centre d'une aire urbaine de 78 314 habitants.

Cette ville fortifiée était autrefois stratégique car elle se situait à la frontière de deux grandes entités, l'Auvergne et le Berry, mais également entre territoires occidentaux et orientaux de France, formant un espace de transition[1]. Politiquement, elle a d'abord été réunie à la seigneurie de Bourbon qui devint plus tard duché puis rattachée à la couronne de France en 1531. Située dans l'ouest de la province du Bourbonnais, elle fut longtemps rivale de Moulins, qui était une ville bien plus peuplée et influente.

Elle connut un essor à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l'activité industrielle s'y développa grâce à l'activité du canal de Berry et la présence de houille dans la région. Des firmes, comme Dunlop, s'y installèrent et firent la renommée de cette cité mais le déclin industriel et démographique vint après la Seconde Guerre mondiale et les Trente Glorieuses. Elle est aussi la ville natale de Marx Dormoy et d'André Messager. C'est également la ville où a grandi Audrey Tautou.

Montluçon bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris. Montluçon est aussi une ville d'art.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située dans le Massif central, dans le nord-ouest de la région Auvergne-Rhône-Alpes et dans l'ouest du département de l'Allier. Elle est proche de la Méridienne verte (ou méridien de Paris) et du méridien de Greenwich. Elle est la principale commune de l'aire urbaine de Montluçon qui concentre 78 314 habitants en 2015[INS2 1] et 38 communes[INS2 2]. Historiquement, elle appartient à la province du Bourbonnais.

Son unité urbaine, peuplée de 56 615 habitants en 2015[INS2 3], regroupe les communes de Désertines, Domérat, Lavault-Sainte-Anne, Montluçon, Prémilhat, Quinssaines et Villebret[INS2 4].

Montluçon est située à 68 km de Guéret, 71 km de Moulins, 90 km de Clermont-Ferrand, 94 km de Bourges, 98 km de Châteauroux et 332 km de Paris[2].

Communes limitrophesModifier

Ses communes limitrophes sont[3] :

Géologie et reliefModifier

 
Les régions naturelles d'Auvergne (le bocage bourbonnais est représenté en rouge, dans le Nord-Ouest de la région Auvergne).

La commune de Montluçon est située au nord du Massif central dans la région naturelle du bocage bourbonnais, au carrefour de plusieurs ensembles géologiques. Elle est bordée au sud par les Combrailles. La faille du Cher prolonge les Combrailles à l'est de la ville et sont composées[pas clair] de roches cristallines, cristallophylliennes (gneiss, leptynites, serpentines) et granitiques (granite à deux micas). Ces collines ont été formées à partir d'une collision continentale, vraisemblablement hercynienne, qui a structuré le Massif central. La partie basse est constituée de roches sédimentaires tertiaires (argiles, grès, calcaires et marnes) qui datent de l'Oligocène. Le centre de la ville est bâti sur des alluvions et des dépôts datant de la fin du Pliocène[4],[5],[6].

Le point le plus bas de la commune, à 194 m d'altitude, est situé près de la station d'épuration à la limite de la commune de Saint-Victor. Le point le plus haut culmine à 364 m d'altitude et est situé dans le sud-est de la commune, près du quartier Rimard[3].

HydrographieModifier

Articles connexes : Cher et Canal de Berry.
 
Le Cher à Montluçon.

La ville est traversée par le Cher. En aval de la commune, le bassin versant de la rivière couvre 1 716 km2. Son débit a été observé pendant une période de vingt-et-un ans (1988-2009) dans la ville même. Le module de la rivière à Montluçon est de 16,4 m3/s. Un débit moyen record de 306 m3/s a été atteint en avril 1998[7]. D'autres ruisseaux, affluents de la rivière, traversent la ville : l'Amaron ou Lamaron, le Polier, le ruisseau des Serpents, le ruisseau du Cluzeau et le ruisseau des Etourneaux.

Le canal de Berry, dont le cours commence au niveau du centre commercial Saint-Jacques, suit le Cher en direction du nord. Il a été construit entre 1808 et 1840 et permettait le transport du charbon et du fer car le Cher n'était pas navigable. Le canal a été recouvert à la suite de l'aménagement du centre commercial et n'est visible que sur un kilomètre environ, au nord au niveau de la zone industrielle.

ClimatModifier

La commune bénéficie d'un climat océanique dégradé car elle se situe loin de l'océan.

Tableau climatologique de Montluçon (208 m) sur la période 1982-2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,3 0 2,3 4,7 8,1 11,4 12,9 12,8 10,7 6,6 3,4 0,9 6,1
Température moyenne (°C) 3,2 4,2 7,8 10,3 13,9 17,3 19 18,9 16,4 11,7 7,2 4,2 11,2
Température maximale moyenne (°C) 6,8 8,4 13,3 16 19,7 23,2 25,2 25 22,2 16,8 11 7,5 16,3
Précipitations (mm) 55 50 47 50 81 69 54 72 65 59 59 59 720
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,8
−0,3
55
 
 
 
8,4
0
50
 
 
 
13,3
2,3
47
 
 
 
16
4,7
50
 
 
 
19,7
8,1
81
 
 
 
23,2
11,4
69
 
 
 
25,2
12,9
54
 
 
 
25
12,8
72
 
 
 
22,2
10,7
65
 
 
 
16,8
6,6
59
 
 
 
11
3,4
59
 
 
 
7,5
0,9
59
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Montluçon est desservie par les autoroutes A71, reliant Paris et Orléans au nord à Clermont-Ferrand au sud-est ; l'échangeur autoroutier avec l'A714 la dessert, cette antenne autoroutière est prolongée au-delà de Saint-Victor (au nord de la ville) par la route nationale 145 menant à Guéret et à l'A20 après La Souterraine.

La ville est traversée par la route départementale 2144, ancienne route nationale 144 venant de Bourges et continuant au sud-est jusqu'à Riom via Saint-Éloy-les-Mines. Elle est aussi accessible par la D 943, ancienne route nationale 143 partant du nord-ouest en direction de La Châtre et Châteauroux ; la D 94 en direction de Cosne-d'Allier au nord-est ; la D 2371 vers Montmarault à l'est, où elle rejoint la route nationale 79.

Montluçon est à h 20 de Clermont-Ferrand, à h 15 d'Orléans, à h 45 de Paris, à h 45 de Limoges, à h de Lyon, à h 25 de Marseille et à h 25 de Toulouse (ces trajets comprennent des autoroutes à péage ; ils partent et arrivent au cœur des agglomérations).

Transport aérienModifier

L'aéroport de Montluçon-Guéret est situé sur la commune de Lépaud, dans le département voisin de la Creuse, à 20 km à vol d'oiseau de Montluçon[8].

L'aérodrome de Montluçon - Domérat est situé au lieu-dit Villars sur la commune de Domérat. Les Ailes Montluçonnaises, fondé en 1944, et l’Aéroclub Léon-Biancotto fondé dans les années 1970 proposent des voyages, des baptêmes de l'air ou encore une école de pilotage[9]. Les deux aéroclubs ont fusionné en 2016 pour devenir l'aéroclub de Montluçon-Domérat[10].

Transport ferroviaireModifier

 
La gare de Montluçon-Ville.

Une ligne de chemin de fer de Commentry à Montluçon a été exploitée à partir de 1844 environ et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ses particularités sont de comporter deux plans inclinés équipés chacun d'une machine fixe à vapeur ainsi que l'exploitation par la traction hippomobile, jusqu'à l'arrivée de machines locomotives à vapeur en 1854.

La gare de Montluçon-Ville, mise en service en 1859, est au croisement ou au départ de plusieurs lignes ferroviaires : la ligne Bourges - Montluçon - Miécaze (Aurillac) (ligne 695 000 du réseau ferré national), aujourd'hui abandonnée au sud de Montluçon (la ligne Montluçon - Ussel via Eygurande - Merlines a fermé en mars 2008 en raison du mauvais état de la voie), la ligne Montluçon - Guéret - Saint-Sulpice-Laurière (no 702 000 du réseau ferré national, continuant vers Limoges et Bordeaux), et la ligne Montluçon - Commentry - Moulins, no 705 000 du réseau ferré national, fermée en 1972 au-delà de Commentry. L'exploitation de la ligne Montluçon - Lapeyrouse - Volvic - Clermont-Ferrand, no 709 000 du réseau ferré national, a été arrêtée « pour raisons de sécurité », eu égard au mauvais état de la voie, en décembre 2007, et toutes les circulations transférées sur route. Il était également possible de se rendre à Néris-les-Bains mais cette ligne a été fermée en 1969[11] et la plate-forme après dépose de la voie et réaménagements est devenue une voie piétonne.

La liaison Bordeaux - Montluçon est assurée une fois par jour uniquement en h 15 environ. Une liaison quotidienne est également assurée vers Limoges. Dans les années 1980, la liaison directe Paris - Montluçon était assurée six à huit fois par jour. Il n'y en a plus que deux en 2018. Les trains mettent environ h 45 pour atteindre la gare de Paris-Austerlitz. En 1988, il fallait un peu moins de trois heures[12]. La ligne Paris - Bourges - Montluçon reste cependant la plus fréquentée. Il n'existe plus aucune liaison ferroviaire directe avec Lyon, la nouvelle capitale régionale. Dans un article daté de mai 2018, le périodique Le Monde diplomatique voit dans les suppressions de lignes et la dégradation du service au départ de Montluçon le symptôme de l'abandon des villes moyennes en France[12].

Montluçon dispose de deux autres gares de moindre importance : La Ville-Gozet, sur la ligne de Bourges, et Montluçon-Rimard sur celle de Commentry.

Transport fluvialModifier

Le canal de Berry a grandement contribué au développement économique de Montluçon au XIXe siècle.

Une section du canal existe toujours, d'autres sections plus proches du Cher et du centre ville ont été comblées, notamment celle qui était située à l'emplacement du centre commercial Saint-Jacques. S'il n'avait pas été si inopportunément morcelé à la fin des années 1950, un plan d'eau aussi précieux à l'intérieur d'une ville aurait pu être plus facilement aménagé pour le tourisme fluvial et devenir le centre d'un quartier rénové. Malgré ces difficultés, l'Association pour la réouverture du canal de Berry (ARECABE)[13] agit activement en faveur d'une réouverture de ce canal.

Transports en communModifier

Maelis est le réseau de transports en commun qui dessert quelques communes de la communauté d'agglomération Montluçon Communauté. La ville est desservie par sept lignes principales (A à G), plus une ligne fonctionnant le dimanche (DIM), ainsi que quatre lignes de transport à la demande[14].

Aménagements cyclablesModifier

La ville possède un réseau de pistes cyclables qui permet de se rendre n'importe où dans la ville.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Article connexe : Aire urbaine de Montluçon.
 
Plan de Montluçon.

La partie la plus ancienne de Montluçon se situe sur un piton rocheux dominant le Cher. Elle est délimitée par le boulevard de Courtais qu'occupaient autrefois les remparts. C'est au milieu du XIXe siècle que la ville se développe grâce à l'arrivée du chemin de fer et au canal de Berry qui permettront de transporter le charbon venu de Commentry. À partir des années 1950, l'activité industrielle commence à décliner même si la population augmente encore jusqu'en 1968. Le canal de Berry est déclassé en 1955, on procède à des licenciements et à la fermeture des usines. Seules les usines Dunlop et spécialisées dans la chimie continuent à connaître un essor. La fermeture de la ligne Montluçon - Moulins en 1972 réduit les voies de communication. Tous ces facteurs engendrent le déclin démographique de Montluçon qui était jadis une ville stratégique et moderne.

La ville est divisée en dix quartiers[MTL 1] ayant chacun un adjoint : Centre Ville / Les Forges, Montluçon-Est (Mongâcher, Croix Blanche, Châtelard et Diénat), Rimard / Nerdre, Saint-Jean / Chantoiseau / Les Ilets, Buffon / Les Iles / Guineberts, Fontbouillant, Bien-Assis / Fours à Chaux, Pierre Leroux, Marais / Villars et Ville Gozet / République / Blanzat.

LogementModifier

 
Quelques maisons au bord du Cher.

La commune comptait 24 190 logements en 2015, contre 23 660 en 2010 (530 de plus) et 23 315 en 1999[INS 1]. Les résidences principales représentent 80,3 % de ces logements[INS 2] (78,8 % dans l'Allier[INS2 5]) ; il n'y a que 2,1 % de résidences secondaires et 17,7 % de logements vacants[INS 2] (contre respectivement 7,3 % et 13,9 % dans l'Allier[INS2 5]). Ces logements sont pour 41,4 % des maisons individuelles et pour 58,2 % des appartements[INS 2] (respectivement 72 % et 27,4 %[INS2 5]).

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 46 % en 2015, en légère baisse par rapport à 2010 (46,5 %)[INS 3].

La ville possède 3 832 logements HLM, soit 19,7 % des résidences principales[INS 3].

La plupart des logements possèdent 3 pièces (30,8 %), puis 4 pièces (27 %), puis 5 pièces ou plus (20,3 %). Les petits logements ou « studios » représentent 5,8 % de ces logements[INS 4], ce qui est une sur-représentation par rapport au département (2,9 %)[INS2 5].

Le confort de ces habitations n'est pas homogène. 98,2 % possèdent une baignoire ou une douche, 83,5 % possèdent un chauffage central[INS 5] et 53,6 % ont un garage ou un parking[INS 6].

MénagesModifier

Selon l'Insee, la ville comptait 19 422 ménages en 2015[INS 7], soit 540 de moins qu'en 2010.

La répartition des ménages en 1999 était la suivante :

Les ménages en 1999
Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Montluçon 43,4 % 33 % 12,5 % 7,7 % 2,4 % 1 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[15]

On remarque qu'il y a plus de ménages de deux personnes ou moins à Montluçon par rapport à la moyenne nationale, mais moins de ménages de trois personnes ou plus.


ToponymieModifier

La première mention de la ville date du VIIIe siècle sous la forme latinisée Monslucii. Elle est ensuite attestée sous la forme Monlucum aux alentours du XIIIe siècle, puis Montem Lucion en 1202[16], Montelucionis en 1216. On trouve ensuite au XIVe siècle Monluzcon, puis Montluzon, Monlicon, Mohlicon, Molicon, Mollicon, Moluccoz et pour terminer Moluçon[a 1].

Montluçon se trouve au nord du domaine linguistique de l'auvergnat[17],[18], et plus particulièrement de l'arverno-bourbonnais[19], terme qui désigne les parlers auvergnats de transition avec le français[20]. En auvergnat, son nom est Moulïssou, voire également Moulüssou[21]. Il se prononce [munly'su][22],[23].

L'origine mythique du toponyme Montluçon serait Mons Lucii « le mont de Lucius », car la ville aurait été construite par Lucius Appius, proconsul romain, lieutenant de la légion Octavia Augusta, général qui commandait la légion romaine cantonnée à Neriomagus, aujourd'hui Néris-les-Bains, explication reprise par des ouvrages non spécialisés en toponymie (ou en linguistique historique) par exemple : des monographies historiques anciennes, des guides touristiques[24] ou encore certains sites internet amateurs. Ce genre d'explication est sans rapport avec l'étude toponymique menée par des spécialistes et qui démontre qu'aucun nom de ville gauloise n'a jamais été composé à partir du nom d'un proconsul romain. De même elle montre que les formations toponymiques en Mont- + autre élément sont médiévales, comme le laisse supposer la plus ancienne attestation de Montluçon qui date du Moyen Âge.

Il s'agit donc selon toute vraisemblance, d'une formation médiévale en Mont- suivi d'un toponyme antérieur gaulois ou gallo-romain, conservé dans la nouvelle formation toponymique médiévale comme cela arrive souvent[25]. Albert Dauzat assimile l'élément -luçon à Luçon (Vendée) (Lucionnum au XIe siècle) qu'il considère comme un nom de personne latin Luccius ou Lussius, suivi du suffixe -o / -onem[26],[27]. Ce suffixe, écrit conventionnellement -ÓNE, est d'origine gauloise ou latine et dénote généralement une présence vague (faune, flore, propriété, etc.)[28]. Selon Xavier Delamarre, ce nom de personne latin pourrait cacher un nom de personne gaulois basé sur l'élément luco-, loco- « loup ou lynx ? », en raison de la grande popularité en Gaule des anthroponymes Lucus, Lucius, Lucco, Lucceius, etc[29]. Par ailleurs, l'emploi de cet anthroponyme chez les Gaulois se vérifie même dans une inscription rédigée en langue gauloise : le plomb de Chamalières près de Clermont-Ferrand. Le nom apparaît dans la phrase : « lopites snIeððdic sos brixtia anderon c lucion floron nigrinon adgarion aemilI on paterin claudIon legitumon caelion ». Le c est pour Caion (prénom), Lucion (gentilice), Floron Nigrinon (cognomen) et adgarion (épithète gaulois)[30]. Cette origine serait reprise dans la devise de Montluçon, Mons lucens inter montes (mont étincelant entre les monts), ou mons lucens évoque le colline de Lucius[31],[32].

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire de Montluçon.

PréhistoireModifier

Des traces d'occupation humaine et du matériel lithique (silex) datant de la période du Magdalénien (préhistoire, douze mille ans avant notre ère) ont été retrouvées notamment sur l'esplanade du château de Montluçon. En 2010, une station de plein air de chasseurs collecteurs de la même époque a été découverte sur le site les Hauts de Buffon. Bien d'autres sites existent aux alentours de la commune comme à Nassigny, Prémilhat, Néris-les-Bains, Quinssaines, Lamaids ou encore le site de Marignon[a 2].

Période gallo-romaine, mérovingienne et carolingienneModifier

Le territoire était disputé par plusieurs peuples : les Arvernes, les Bituriges Cubes, les Eduens, les Lemovices et les Ségusiaves. Après la défaite de Vercingétorix et la conquête de la Gaule, Montluçon devient un important point stratégique. Une tradition locale relate que les Romains s'installent sur le site et édifient un castrum pour surveiller les Lemovices et les Arvernes. Montluçon est une ville carrefour, un lieu de passage en direction, notamment, d'Évaux-les-Bains (Ivaonum) et de Néris-les-Bains (Aquae Neriae). Sur cet axe routier, le site des Hauts de Buffon est occupé du Ier au IVe siècle par un sanctuaire, un fanum gallo-romain qui perdure jusqu'à la période carolingienne du VIIIe siècle-Xe siècles.

À la suite du déclin de Rome, plusieurs peuples venant de l'est ruinent et pillent la haute vallée du Cher. Les Wisigoths s'installent en 378. En 507 leur roi Alaric II est tué par Clovis qui conquiert alors le Berry et l'Auvergne. Il y a des traces d'occupation de l'époque carolingienne (VIIIe siècle) sur l'esplanade du château.

Au Xe siècle, Montluçon détrône Néris, qui était alors la cité la plus puissante de la région. Elle connaît un grand rayonnement, mais la ville est située à la frontière du royaume des Francs et du duché d'Aquitaine. Après l'invasion des Normands au Xe siècle, la ville doit pouvoir se défendre. C'est ainsi qu'apparaît la seigneurie de Montluçon qui devient bientôt la rivale de celle de Bourbon. À la fin du IXe siècle et au début du Xe siècle, les Hongrois envahissent la région. Ils pillent Néris qui est une ville riche mais ne réussissent pas à détruire Montluçon qui est alors bien protégée. Les survivants de Néris vont ensuite émigrer, pour la plupart, vers Montluçon après la destruction de leur cité[a 3].

Moyen ÂgeModifier

 
Le Bourbonnais (en bleu) a acquis Montluçon au XIe siècle

Le seigneur de Montluçon le plus célèbre a été Odon qui fit construire des remparts et un donjon. Après sa mort en 998, les religieux venus d'Évaux-les-Bains construisent l'église Saint-Pierre dont les travaux s'achèvent au milieu du XIe siècle. Montluçon est ensuite divisée en deux paroisses. Odon n'ayant aucun descendant, c'est son frère Hugon qui lui succède. À la mort de ce dernier, n'ayant pas d'enfant non plus, c'est son neveu Archambaud II qui devient seigneur, réunissant ainsi les seigneuries de Montluçon et de Bourbon[a 4].

Au XIIe siècle, les Anglais font le siège de la ville car elle est bien située mais les Montluçonnais résistent. Les Anglais font un nouveau siège en 1170 mais cette fois ils parviennent à entrer dans la ville en 1171. Ils l'occupent pendant dix-sept ans jusqu'à l'arrivée de Philippe Auguste. En 1202, le roi donne la seigneurie de Montluçon au sire de Bourbon, la réduisant à une simple châtellenie. Au XIIIe siècle, le seigneur Archambaud VIII, ayant besoin d'argent, accorde une charte aux bourgeois de la ville. Le , la sirerie de Bourbon devient duché. En 1356, les Anglais, menés par le Prince Noir, prennent et reprennent les châteaux du Bourbonnais. Ils repartent en laissant derrière eux la peste noire, qui décime une partie de la population[a 5].

 
Le passage du Doyenné

Au XIVe siècle, Louis II, duc de Bourbon, fortifie la ville compte tenu de l'importance stratégique qu'elle a prise. Il relève les murailles, creuse des fossés alimentés par les eaux de l'Amaron et construit quatre portes. Il restaure le château et l'église Notre-Dame. Louis II de Bourbon meurt le dans le château[a 6].

Époque moderneModifier

Au XVe siècle, Montluçon est entourée de vignes produisant de bons vins que les voisins du Limousin, de la Marche et des Combrailles viennent se procurer[a 7].

En 1531, la ville est rattachée à la couronne de France en même temps que le duché à la suite de la confiscation des terres du duc Charles III. Montluçon connaît une mauvaise période à cause d'une nouvelle épidémie de peste en 1581 et des guerres de Religion. En 1592, Henri IV de France fait renforcer les remparts qui tombent en ruine. Les habitants se plaignent des impôts et des taxes au milieu du XVIIe siècle. Durant cette période, la femme et la mère de Nicolas Fouquet se retirent dans la ville sur ordre du jeune roi Louis XIV et résident dans le château de la Gaité. À la fin du XVIIe siècle, on dénombre environ 3 800 habitants intra-muros. Montluçon possède une église collégiale, deux couvents, un hôpital et une châtellenie. Durant l'hiver 1709, le jour des rois, une vague de froid bloque l'accès à la ville et détruit toutes les récoltes. Après ce gel, Montluçon subit une famine qui fait de nombreuses victimes. En 1782, la fonte des neiges provoque une inondation détruisant quatre cents maisons[a 8].

Période révolutionnaireModifier

 
Le nouveau département de l'Allier avec la position de Montluçon.

Les cahiers de doléances ont été rédigés entre le 16 et le 18 mars 1789. La période de la Révolution française a cependant été calme à Montluçon. Seule la Grande Peur a agité la cité, les habitants se sont donc préparés à défendre leur ville. À la création des départements en 1790, Montluçon voulait échapper à l'autorité de Moulins. Le député montluçonnais Regnard avait présenté ses idées d'un département dont Montluçon serait le chef-lieu mais il était le seul député à défendre cette proposition alors que Moulins et Guéret en possédaient sept.

Le , Moulins devient officiellement le chef-lieu du nouveau département. Montluçon tente alors d'avoir le siège du diocèse mais là encore c'est Moulins qui a le siège épiscopal. Dès le , le nouveau département de l'Allier est créé et Montluçon devient une commune. La ville n'est que chef-lieu d'un district qui comprend neuf cantons : Désertines, Estivareilles, Huriel, Lignerolles, Marcillat, Néris, Saint-Désiré et Saint-Sauvier, il[Quoi ?] est supprimé le .

Un arbre de la liberté est planté sur la place Notre-Dame, le . Les communes de Châteauvieux et de Blanzat sont rattachées à Montluçon le [a 9],[33].

XIXe siècleModifier

Montluçon devient une sous-préfecture de l'Allier le . Un projet a été présenté pour rendre le Cher navigable car on pouvait transporter le charbon venant de Commentry par un chemin de fer industriel et le bois provenant de la forêt de Tronçais. Seulement le projet était irréalisable, il fut donc modifié. Dès 1808, on commence à construire le canal de Berry longeant le Cher. Les travaux se terminent en 1834 et le canal est ouvert à la navigation en 1835. En 1840, la nouvelle route Tours-Moulins passe par Montluçon, ce qui augmente les possibilités de circulation. Enfin, la construction de la gare et de l'avenue Napoleon III annonce l'arrivée du chemin de fer et de nouvelles voies de communication. Peu à peu, la ville englobe les faubourgs, elle commence à se moderniser, à s'industrialiser. La population a plus que quintuplé en cinquante ans, passant de 5 034 habitants en 1840 à 27 818 en 1890. Les remparts disparaissent et sont remplacés par le boulevard de Courtais. Des usines sont construites sur la rive gauche du Cher (dont l'usine Saint-Jacques, fondée en 1848 et fermée en 1964, filiale de la Compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons, qui fabriqua, entre autres, de 1876 à 1885 les "tourelles Mougin"[34], destinées à armer les forts de l'Est, tel celui de Manonviller[35],[36]), et dans le nouveau quartier de la Ville Gozet. Leurs hauts fourneaux s'intègrent au panorama de la ville. L'empereur Napoléon III vient à Montluçon en août 1864[a 10].

XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

En 1906, des ouvriers organisent une grève de plusieurs semaines pour dénoncer des horaires de travail trop longs et des salaires trop faibles. La ville continue toutefois à se développer grâce aux municipalités socialistes élues depuis 1892. La ville est plus propre, mieux aménagée et mieux éclairée ; beaucoup de bâtiments publics sont édifiés pendant cette période et sont encore présents aujourd'hui. Cette période, la Belle Époque, se termine en 1914 à cause de la « Grande Guerre »[a 11].

Première et Seconde Guerre mondialesModifier

La Première Guerre mondiale débute réellement le avec la première déclaration officielle de guerre adressée par l'Autriche-Hongrie à la Serbie. La France mobilise à partir du 2 août et l'Allemagne lui déclare la guerre le 3 août. Dès le 7 août, les appelés quittent la ville. Les femmes se retrouvent seules avec leurs enfants. Certaines personnes n'hésitent pas à leur venir en aide. Les usines montluçonnaises participent à l'effort de guerre en se tournant vers l'armement et en particulier l'obus. Elles emploient des femmes et des prisonniers allemands.

Après l'armistice, l'automobile (qui était auparavant réservée aux classes les plus riches) s'étend dans les autres classes sociales. La production de pneumatiques augmente, c'est pourquoi Dunlop s'installe à Montluçon dès 1920 car la cité possède un grand terrain où la future usine peut s'étendre et aussi grâce à une importante main-d'œuvre. L'usine a fait connaître Montluçon au monde entier.

La Seconde Guerre mondiale éclate le , la ville est bombardée le par la Luftwaffe faisant 81 morts[37]. Après l'armistice de , la France est partagée en deux zones par la ligne de démarcation qui laisse Montluçon en « zone libre » jusqu'en 1942. Montluçon est libérée le [a 12].

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent l'usine de Dunlop (bien que l’usine soit en zone libre) pour exploiter le potentiel de laboratoire, puisque celle-ci avait la capacité de fabriquer du caoutchouc synthétique, le caoutchouc naturel ne pouvant être importé d’Indonésie par les nazis. La fabrication de pneumatiques avions pour la Luftwaffe était également très intéressante pour les Allemands. C’est pourquoi dans la nuit du 15 au 16 septembre 1943, dans le cadre de missions visant à détruire le potentiel industriel de l’Allemagne nazie, et notamment ses outils de production à des fins militaires, les alliés décident de bombarder le site et réduisent en cendres les ateliers de production et de stockage, ainsi qu’une partie de la ville de Saint-Victor. On dénombre trente-six morts et plus de deux cent cinquante blessés.

Montluçon depuis 1945Modifier

Après la libération, Montluçon doit être reconstruite comme d'autres villes en France. Elle continue à se développer pendant les Trente Glorieuses et connaît le « baby boom » : la ville compte plus de 55 000 habitants au recensement de 1968[a 13].

Au début des années 1950, Montluçon connaît la crise du logement. La municipalité entreprend de construire près de 2 500 logements pour y loger 10 000 personnes. Durant cette décennie, la ville commence à voir son industrie décliner : beaucoup d'ouvriers sont licenciés. De plus, le canal de Berry, qui est à l'origine de l'essor industriel de Montluçon, a été déclassé en 1955 après avoir cessé toute activité. En 1958, Montluçon connaît deux inondations importantes. Celle de mai a été la plus catastrophique. Tous les quartiers en bord du Cher et de son affluent l'Amaron ont été inondés ainsi que les usines Saint-Jacques et Saint-Gobain. Il y avait également des dégâts sur la ligne Montluçon - Paris[38].

HéraldiqueModifier

 
Château des Ducs de Bourbon

Blasonnement rapporté par le Grand Larousse encyclopédique (1960) :

« D'azur au château d'argent, sur une montagne d'or, le tout surmonté d'un soleil de même. »

Malte-Brun, quant à lui, rapportait dans La France illustrée (1882) deux autres blasonnements pour les armes traditionnelles de la ville de Montluçon :

« D'azur, à un château d'argent composé de quatre tours, et un donjon couvert en pointe et posé sur une montagne d'or. »

« De gueules, à une montagne d'or, au chef cousu de sable, chargé d'une lanterne d'argent. »

Charles-René d'Hozier montre, dans son Armorial général, un écu « de gueules à un mont d'or, au chef de sable chargé d'une lanterne d'argent[39]. »

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac obtient 88,09 % des voix, soit plus que la moyenne nationale (82,21 %), Jean-Marie Le Pen rassemble 11,91 % contre 17,79 % au niveau national. Le taux de participation est de 75,26 %, ce qui est à peu près égal à la moyenne nationale (79,71 %)[40],[41]. À l'élection présidentielle de 2007, les résultats au second tour sont différents des chiffres nationaux : Nicolas Sarkozy obtient 44,60 % des voix et 55,40 % pour Ségolène Royal, contre respectivement 53,06 % et 46,94 % au niveau national. Au premier tour, Jean-Marie Le Pen obtient 7,13 % des voix, ce qui est légèrement inférieur au résultat de la France entière (10,44 %) ; François Bayrou, quant à lui, obtient le même taux qu'en France (17,40 % à Montluçon et 18,57 % en France). Olivier Besancenot (5,35 %) et Marie-George Buffet (5,18 %) sont les seuls autres candidats à dépasser 5 %[42],[43].

Lors des élections législatives de 2002, les Montluçonnais ont voté pour Daniel Dugléry, candidat apparenté UMP, à 52,15 % et pour Pierre Goldberg, candidat du PCF, à 47,85 %. Le taux de participation est de 64,82 %[44]. Aux élections législatives de 2007, Bernard Lesterlin, candidat apparenté au PS, reçoit 50,34 % des voix et Daniel Dugléry 49,66 %. 64,17 % des électeurs sont allés voter[45].

Aux élections européennes de 2004, pour les résultats du second tour, Catherine Guy-Quint (PS) obtient 30,51 % des voix et Brice Hortefeux (UMP) 20,67 %. Le taux de participation est faible (40,65 %)[46]. Lors des élections européennes de 2009, Jean-Pierre Audy (UMP) obtient 30,93 % des voix au second tour et Henri Weber (PS) 18,53 %. Le taux de participation est plus faible qu'en 2004 (36,37 %)[47].

Lors du second tour des élections régionales de 2004, Pierre-Joël Bonté (PS) obtient 57,39 % et Valéry Giscard d'Estaing (UMP) 42,61 % des voix, pour un total de 61,29 % de participation[48]. Pour les résultats du second tour des élections régionales de 2010, René Souchon (PS) obtient 55,29 % des voix tandis qu'Alain Marleix (UMP) en collecte 44,74 %. Le taux de participation est de 50,37 %[49].

Pour le référendum de 2000 relatif au quinquennat présidentiel, les Montluçonnais votent Oui à 72,76 % et Non à 27,24 % pour 27,89 % de participation[50]. Lors du référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l’Europe, 59,06 % des Montluçonnais disent Oui tandis que 40,94 % disent Non. Le taux de participation est de 63,45 %[51].

Administration municipaleModifier

Le conseil municipal de Montluçon est composé de 43 membres dont 12 maires-adjoints et 30 conseillers municipaux[MTL 2]. En 2001, la ville a mis en place un conseil municipal des jeunes, ouvert aux collégiens, lycéens et jeunes adultes. En 2008, ce conseil était composé de 43 membres, et un nouveau mandat a été mis en place en [MTL 3].

Montluçon est le chef-lieu de l'un des trois arrondissements du département de l'Allier.

Liste des mairesModifier

Article détaillé : Liste des maires de Montluçon.

Six maires (sept en comptant l'intérim de décembre 2017) ont été élus à Montluçon depuis 1959 :

Liste des maires depuis 1959[52]
Période Identité Étiquette Qualité
26 novembre 1959 8 mai 1972 Jean Nègre SFIO Professeur d'anglais
18 juin 1972 13 mars 1977 Maurice Brun DVG Avocat
13 mars 1977 18 avril 1998 Pierre Goldberg PCF Technicien PTT
18 avril 1998 18 mars 2001 Jean-Claude Micouraud PCF Technicien en chauffage
18 mars 2001 12 décembre 2017 Daniel Dugléry[53] LR Directeur de société
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
Président du pôle d'équilibre territorial et rural du pays de la vallée de Montluçon et du Cher
Président de Montluçon Communauté[54]
(Démissionne de son mandat de maire mais reste au sein du conseil municipal)
12 décembre 2017 14 décembre 2017 Bernadette Vergne LR Retraitée
(Assure l'intérim après la démission de Daniel Dugléry jusqu'à l'élection du nouveau maire)
14 décembre 2017 en cours
(au 17 décembre 2017)
Frédéric Laporte LR Expert-comptable
Vice-président de Montluçon Communauté chargé des finances, de l'administration générale, du patrimoine et des ressources humaines[54]

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Montluçon est divisée en plusieurs cantons. Par un décret du 23 juillet 1973, en remplacement des anciens cantons de Montluçon-Est et Montluçon-Ouest, sont créés les cantons de Montluçon-Nord-I, Ouest-II, Sud-III et Est-IV[55]. Un décret du 15 janvier 1982 scinde le canton Nord en deux parties, Montluçon-Nord-Est et Domérat-Montluçon-Nord-Ouest[56]. Montluçon était alors divisée en cinq cantons entre 1982 et 2015, et à l'exception de Domérat-Montluçon-Nord-Ouest, avaient Montluçon comme chef-lieu.

À la suite du redécoupage des cantons du département de 2014, la commune est divisée en quatre cantons : Montluçon-1, Montluçon-2, Montluçon-3 et Montluçon-4. Montluçon est le bureau centralisateur de ces quatre cantons[57].

La ville se trouve dans la deuxième circonscription de l'Allier, représentée par la députée La République en marche Laurence Vanceunebrock-Mialon depuis juin 2017.

Montluçon est siège d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d'une juridiction de proximité, d'un tribunal de commerce, d'un conseil de Prud'hommes[58], d'un tribunal correctionnel et d'un tribunal de police.

IntercommunalitéModifier

Montluçon est le siège de la communauté d'agglomération Montluçon Communauté, issue de la fusion de la communauté d'agglomération montluçonnaise et d'une communauté de communes le .

Politique environnementaleModifier

Fiscalité localeModifier

Taux de fiscalité directe en 2009
Taxe Taux moyen de la strate Taux voté à Montluçon
Taxe d'habitation 17,97 % 16,86 %
Taxe foncière sur le bâti 23,82 % 29,90 %
Taxe foncière sur le non-bâti 56,79 % 51,00 %
Taxe professionnelle 0 % 0 %
Sources des données : Direction de la comptabilité publique au sein du ministère des Finances[59].
Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

JumelagesModifier

Au 28 octobre 2010, Montluçon est jumelée avec :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[63],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 36 946 habitants[Note 2], en diminution de 3,79 % par rapport à 2010 (Allier : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 5215 6845 2124 7164 9915 0345 7407 3318 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 28916 21218 67521 24723 41626 07927 81827 87831 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
35 06234 25133 79936 11437 50441 05242 51546 82648 743
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
55 18457 87156 46849 91244 24841 36239 88938 16636 946
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

À partir de la Révolution, en 1793, la population de la commune diminue légèrement. Elle varie entre 5 684 et 4 716 habitants. L'âge d'or de Montluçon commence en 1841, grâce à l'industrie du charbon à Commentry et à la situation privilégiée de la ville (Canal de Berry, chemin de fer…) qui attire les usines. Elle prospère jusqu'à la fin du XIXe siècle, passant de 5 740 habitants en 1841 à 35 062 en 1901. Dès le début du XXe siècle, la population recommence à stagner, stagnation qui durera jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Elle perd environ 1 500 habitants durant cette période, atteignant 33 799 habitants en 1911. La population reprend un nouvel essor démographique à partir de 1921 grâce à l'implantation de nouvelles usines dans la cité. Elle gagne des habitants entre 1936 et 1946 alors que la plupart des grandes villes de l'époque en perdent. Le pic de population est atteint en 1968 avec 57 871 habitants, ce qui ne sera plus jamais atteint. La population commence à diminuer fortement à partir de cette date jusqu'à atteindre actuellement le même nombre d'habitants qu'en 1921. Cela est dû à la fermeture de nombreuses usines qui avaient amené beaucoup d'ouvriers dans la région. Depuis 2006, la population semble diminuer de moins en moins. En effet, elle n'a perdu que 128 habitants entre 2006 et 2007 alors qu'elle en a perdu en moyenne 210 par an entre 1999 et 2006.

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement moyennement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à soixante ans (32,9 %)[INS 8] est égal au taux départemental, mais supérieur au taux national (24,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,01 %) est supérieur aux taux national (51,60 %) et départemental (52,09 %).

Pyramides des âges en 2015 en pourcentage
Commune de Montluçon[INS 9]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ans ou +
2,7 
10 
75 à 89 ans
16,2 
16,4 
60 à 74 ans
18,8 
17,5 
45 à 59 ans
18,1 
16,5 
30 à 44 ans
14,9 
24 
15 à 29 ans
16,2 
14,5 
0 à 14 ans
13,2 
Département de l'Allier[INS2 5]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ans ou +
2,4 
9,5 
75 à 89 ans
13,6 
19,4 
60 à 74 ans
19,8 
21,2 
45 à 59 ans
20,3 
17 
30 à 44 ans
16,1 
15,4 
15 à 29 ans
13,1 
16,5 
0 à 14 ans
14,7 

ImmigrationModifier

En 1999, la population immigrée représentait 2 783 personnes soit 6,7 % de la population dans la commune. Ce chiffre est supérieur à la moyenne régionale (4,3 %) mais inférieur à la moyenne nationale (7,4 %). Parmi ces personnes, 34,2 % venaient du Portugal, 8,9 % de la Turquie et 8,2 % de l'Algérie[66].

EnseignementModifier

Montluçon est située dans l'académie de Clermont-Ferrand.

Établissements scolairesModifier

 
Entrée du collège Jules-Ferry.

La ville administre 15[MTL 4] écoles maternelles et 14[MTL 5] écoles élémentaires communales qui reprennent le nom d'un personnage illustre (Honoré de Balzac, Aristide Briand, Maurice Carême, Desnos/Ayme, Marx Dormoy, Jules Ferry, Paul Fort, Anatole France, Jean Giono, Pauline Kergomard, Paul Lafargue, Alphonse de Lamartine, Louise Michel, Frédéric Mistral, Jean Moulin, Marie Noël, Louis Pergaud - Jacques Prévert, Jean Racine, Jean Renoir, Jean Rostand - Henri Wallon, Elsa Triolet, Voltaire et Émile Zola). Le département gère quatre collèges (Jules Ferry, Jean-Jacques Soulier, Jean Zay et Jules Verne) et la région Auvergne-Rhône-Alpes quatre lycées.

Le lycée Madame-de-Staël[67], construit en 1967 par l'architecte Jean Dubuisson (Prix de Rome), se situe près du centre-ville et propose comme formations les trois filières générales, des filières professionnelles, des sections européennes en anglais, allemand et espagnol ainsi que des classes préparatoires aux grandes écoles en littéraire et en voie économique[68]. Le lycée Paul-Constans[69], construit en 1956 et transformé en lycée en 1960, se situe à l'ouest de la ville et propose des filières scientifiques et technologiques, des filières professionnelles, des BTS, des classes préparatoires, des licences professionnelles et le GRETA Bourbonnais Combraille[70],[71]. Il y a deux lycées professionnels à Montluçon, le lycée professionnel Nerdre-Maurice-Guyot[72] et le lycée professionnel Albert-Einstein[73]. Ce dernier, situé au nord-ouest de Montluçon, propose des formations sur l'automobile, l'électronique et l'informatique ainsi que sur l'énergie et l'environnement[74].

Il existe également des établissements privés, dont les écoles maternelles et élémentaires Sainte-Philomène, Notre-Dame et Saint-Paul, le collège Saint-Joseph et les lycées Saint-Vincent et Saint-Joseph, ces deux derniers ayant fusionné en 2013 en un unique lycée général et professionnel Sainte-Louise[75], appartenant à l'Institution Sainte-Louise-de-Marillac qui regroupe ce lycée, l'école Sainte-Philomène et le collège Saint-Joseph.

Vie universitaireModifier

  • IUT dépendant de l'Université Blaise-Pascal[76].
  • IFAG (Institut de formation aux affaires et à la gestion)[77].
  • ACI Montluçon (école post-bac en 3 ans) : Bachelor en marketing et affaires Internationales[78].
  • CPGE HEC et littéraires de Montluçon, lycée Madame-de-Staël.
  • CPGE Scientifique PTSI/PT de Montluçon, lycée Paul-Constans.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Festival de la Chanson Française
  • Carnaval du Bœuf-Villé
  • Foire-Expo au Parc des Expositions
  • Feux de la Saint-Jean
  • Printemps des Peintres
  • Festival Ciné en herbe
  • Semaine de l'Environnement
  • Brocante musicale
  • Forum des Associations (tous les 2 ans)
  • Festival des Droits de l'Enfant
  • Fête de la Jeunesse
  • Montluçon fête ses étudiants
  • Village de Noël

SantéModifier

Montluçon possède deux maisons de retraite, une maison d'accueil, une résidence, un logement-foyer et une unité de soins[MTL 6].

Elle possède aussi un centre hospitalier qui regroupe les spécialités de médecine générale, de chirurgie, de psychiatrie ou encore de gynécologie obstétrique[79].

La polyclinique Saint-François, qui est située dans la commune voisine de Désertines, regroupe les spécialités de chirurgie et d'imagerie médicale[80].

SportsModifier

Équipements sportifsModifier

Montluçon est équipée de 3 complexes sportifs, 1 centre aqualudique, 7 gymnases et 5 stades[MTL 7] :

  • Le complexe sportif de Bien-Assis est composé d'une salle multisports et de deux terrains de football ;
  • Le complexe sportif des Guineberts est composé d'une salle multisports, salle d'escrime, salle d'arts martiaux, salle de gymnastique et d'un terrain de football ;
  • Le complexe sportif de Nerdre est composé d'une salle multisports et une salle de gymnastique ;
  • Le centre aqualudique de la Loue est composé d'un bassin olympique, d'un bassin ludique avec un toboggan, d'un bassin extérieur avec un toboggan, d'un restaurant "L'Aqua", d'une salle de musculation et de cardio-training, d'un sauna, d'un hammam, d'un jacuzzi et de fosses de plongées. Il est situé sur la commune de Saint-Victor à la limite de Montluçon ;
  • Deux salles de sports : la Halle des Sports (salle multisports, salle de boxe, salle de lutte, murs d'escalade, salles de musculation et une salle de tennis de table) et la salle Paul-Lafargue (multi-activités).
  • Les gymnases Albert-Camus, Jean-Moulin, Jean-Zay, Jules-Ferry et Paul-Constans composés d'une salle multisports, d'un terrain de football (Albert-Camus) et d'une salle de gymnastique (Paul-Constans).
  • Cinq stades : le stade Ricardo-Molina[81], le stade des Ilets, le stade Pierre-Dupont, le stade Saint-Jean et le fameux[pourquoi ?] stadium de la Loue d'une capacité de 2 089 places.
  • Un complexe sportif destiné aux amateurs et aux professionnels de la pétanque, le boulodrome Christian-Fazzino (sans doute le plus grand boulodrome en France, et peut-être même du monde[82]), situé dans le quartier du Diénat. Il a été inauguré le 30 avril 2015, avec le championnat départemental[83].

Associations et clubsModifier

Il existe 16 associations sportives dont le club principal est l'ASPTT, qui propose 13 activités différentes. Le club Montluçon rugby évolue en Fédérale 1 en 2013-2014.

Événements sportifsModifier

La ville a été ville étape du Tour de France en 2008, en 2001, en 1992, en 1966, en 1956 et en 1953. La ville a accueilli le Championnat de France de Hockey Subaquatique Division 1 masculine et féminine en mai 2012 et en juin 2010, ainsi que le Championnat de France d’Échecs des Jeunes, au centre athanor, du 17 au 24 avril 2011. Elle a accueilli également les championnats de France d'apnée en juin 2011.

MédiasModifier

Presse localeModifier

Aucun siège de rédaction de presse n'est situé dans la commune. Des correspondants relayent des informations locales pour le quotidien La Montagne, leur agence étant située avenue Marx-Dormoy.

Radios localesModifier

Il y a 6 radios locales sur Montluçon :

Les autres radios émettant sur Montluçon[86] :

TélévisionModifier

Sur Montluçon, il existe 4 émetteurs pour la TNT[87] :

  • Le site de diffusion de Quinssaines, à l'Ouest de Montluçon, comporte 2 pylônes. L'un est détenu par TDF et diffuse les multiplexes R1, R2, R3 et R7. Tandis qu'Itas Tim diffuse, sur un autre pylône, les multiplexes R4 et R6.
  • Le site de Marignon, à l'Est de Montluçon, comporte lui aussi 2 pylônes. L'un est à TDF et diffuse les multiplexes R2, R3 et R7. L'autre est situé chemin de la Perdrix à Désertines et appartient à Towercast. Il diffuse les multiplexes R1, R4 et R6.

Parmi les chaînes terrestres, les Montluçonnais peuvent recevoir France 3 Auvergne.

CultesModifier

Les Montluçonnais disposent de divers lieux de cultes catholiques, orthodoxes, protestants, musulmans et bouddhiques. Certains sont situés dans la ville même, d'autres se trouvent à proximité.

Dans la villeModifier

Le doyenné de Montluçon est rattaché au diocèse de Moulins[88] et comprend trois[89] paroisses : paroisse de la Trinité, paroisse Saint-François d'Assise et paroisse Sainte-Marie, dont deux couvrent la commune de Montluçon.

Les lieux de culte correspondant sont : pour la paroisse de la Trinité (Montluçon rive gauche)[90], église Saint-Paul, chapelle Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque des Guineberts, église Saint-Martin de Fontbouillant, église Sainte-Thérèse des Marais ; et pour la paroisse Sainte-Marie (Montluçon rive droite)[91], église Notre-Dame, chapelle Saint-Jean, église Saint-Pierre, chapelle Sainte-Jeanne-d’Arc des Îles.

La paroisse de Vichy-Montluçon[92] de la fédération protestante de France regroupe la communauté liée à l'Église réformée de France[93]. Montluçon dispose de trois églises qui regroupent la communauté évangélique : l'Assemblée de Dieu, l'Assemblée France Mission[94] et l'église évangélique tzigane de la mission évangélique des tziganes de France « Vie et Lumière »[95].

Montluçon dispose de trois mosquées, la mosquée Al-Hijdra, la mosquée As-Salam et la mosquée Er-Rahma[96] et d'un ermitage bouddhique[97] : l'ermitage Yogi Ling[98] de tradition Changpa Kagyu.

À proximitéModifier

Église orthodoxe : monastère orthodoxe de Saint-Hubert qui se situe dans la commune proche de Chavenon.

Bouddhisme : la pagode Phap Vuong qui se situe dans la commune proche de Noyant-d'Allier.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 265 €, ce qui plaçait Montluçon au 22 173e rang parmi les 30 714 communes de plus de cinquante ménages en métropole[99].

Le revenu moyen par ménage était en 2007 de 18 614 €[100].

En 2004, 175 ménages montluçonnais étaient redevables de l'impôt sur la fortune. Le montant moyen de l'impôt sur la fortune était de 4 616 €/an contre 5 683 €/an au niveau national. Le patrimoine moyen des redevables de l'ISF était de 1 397 233 [101].

En 2008, 238 ménages montluçonnais étaient redevables de l'impôt sur la fortune. Le montant moyen de l'impôt sur la fortune était de 5 856 €/an et le patrimoine moyen des redevables de l'ISF était de 1 627 288 [102].

EmploiModifier

La commune fait partie de la zone d'emploi de Montluçon[INS2 6]. En 2015 on comptait 19 331 emplois dans la zone. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 14 508, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 151,2 %, ce qui signifie que la commune offre plus d'un emploi pour un Montluçonnais actif[INS 10].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Montluçon fait apparaître le poids du secteur commercial mais aussi l'importance du secteur de l'administration publique, et la relative faiblesse du secteur agricole et de la construction.

Répartition des emplois selon le secteur d'activité en 2015 (données INSEE)
Échelle Agriculture Industrie Construction Commerce, transports, services divers Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Commune[INS 11] 0,2 % 12,8 % 4,6 % 39,2 % 43,3 %
Département[INS2 5] 5,3 % 14,9 % 6,7 % 37,6 % 35,4 %
France entière[INS2 7] 2,7 % 12,4 % 6,6 % 46,3 % 32,1 %

Population activeModifier

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2015 à 22 092 personnes (23 509 en 2010), parmi lesquelles on comptait 71,6 % d'actifs dont 57 % ayant un emploi et 14,6 % de chômeurs[INS 12].

En 2015, 11 743 des 12 777 personnes âgées de quinze ans ou plus (soit 91,9 %) sont des salariés[INS 13]. 69,6 % des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi travaillent dans la commune de résidence[INS 14].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Montluçon[Note 4] fait apparaître une sous-représentation des agriculteurs et exploitants et une sur-représentation des employés par rapport à la moyenne de la France entière.

Répartition de la population active par catégories socio-professionnelles en 2015 (données INSEE)
Échelle Agriculteurs exploitants Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres et professions intellectuelles supérieures Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Montluçon[INS 15] 0,1 % 4,3 % 8,9 % 19,7 % 39,7 % 24,9 %
France entière 1,4 % 6,0 % 15,8 % 24,6 % 28,7 % 21,9 %

Entreprises et commercesModifier

Au XIXe siècle, la ville profite de l'exploitation des charbons de Commentry et de l'ouverture du canal de Berry. L'industrie montluçonnaise se développe dans les secteurs de l'armement et la métallurgie jusqu'à la Première Guerre mondiale. Avec l'épuisement de ces mines de charbon, la ville a dû reconvertir ses industries traditionnelles (hauts fourneaux, verreries) en faisant venir le minerai par le canal de Berry. Puis Montluçon a développé son industrie dans la chimie, le pneumatique (implantation de l'usine Dunlop) et l'électronique (Sagem principalement). Plus récemment, Montluçon a développé un pôle de technologie de pointe au technopôle de la Loue[103].

Montluçon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montluçon-Gannat Portes d'Auvergne qui gère l’aérodrome de Montluçon Guéret situé à Lépaud.

Grandes entreprisesModifier

La commune abrite le siège social de 18 grandes entreprises[104] réalisant plus de 10 M€ de chiffre d'affaires.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

Montluçon possède un patrimoine religieux dont certains monuments sont classés monument historique.

Monuments classés
 
L'église Notre-Dame de Montluçon.
Article détaillé : Église Notre-Dame de Montluçon.

L'église Notre-Dame de Montluçon du XVe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1987[M 1]. Cette église gothique a été reconstruite par le duc Louis II de Bourbon dès la fin du XIVe siècle à l'emplacement de l'ancienne église romane dont elle reprit la même orientation est-ouest. La plupart de l'édifice date du XVe siècle et XVIe siècle même si certaines parties sont plus anciennes comme l'absidiole nord datant de la fin du XIIe siècle et d'autres plus récentes comme la porte de la façade occidentale (XVIIe siècle)[M 1].

 
Le clocher de l'église Saint-Pierre de Montluçon vu depuis la Place de la Poterie.
Article détaillé : Église Saint-Pierre de Montluçon.

L'église Saint-Pierre de Montluçon du XIIe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1978[M 2]. Le début de la construction de l'édifice date du XIIe siècle et elle se termine au XVIIe siècle. Le clocher actuel date du XVIIIe siècle et les piliers qui le soutiennent dans la croisée du transept ont été renforcés au XIIIe siècle[M 2].

Article détaillé : Église Saint-Paul de Montluçon.

L'église Saint-Paul de Montluçon du XIXe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1987[M 3]. La construction de cette église remonte au XIXe siècle entre 1863 et 1869. Elle a été construite par l'architecte Louis-Auguste Boileau dans le nouveau quartier près des usines Saint-Jacques. Elle a principalement été construite avec les nouvelles méthodes de l'époque et en particulier avec le métal[M 3].

L'ancienne chapelle Saint-Louis du XIIIe siècle ; église primitive des chanoines du chapitre de Saint-Nicolas, datée de 1260 a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926[M 4].

Monuments non classés

Le temple de l'Église réformée de France à Montluçon, de style néo-gothique, a été construit en 1888 par maître Hartmann. Il a été bâti à partir de calcaires provenant de régions différentes. La dernière restauration du monument remonte à 1951[105].

La chapelle de la Croix Verte, où repose le corps de Louise-Thérèse de Montaignac. Cette religieuse, qui a contribué à l'entretien de cette chapelle, est morte en 1885 et a été béatifiée par le pape Jean-Paul II[MTL 8].

D'autres monuments font également partie du patrimoine religieux : les églises Sainte-Thérèse de Montluçon, Saint-Martin de Montluçon, Sainte-Jeanne d'Arc de Montluçon.

Patrimoine civilModifier

 
Le château des Ducs de Bourbon.

Le Château des ducs de Bourbon, qui est propriété de la commune depuis 1913, est l'emblème de la ville. Le site était déjà occupé dès l'époque magdalénienne. Le château actuel date du XVe siècle et a été construit par le duc Louis II de Bourbon. Ce château a été restauré pendant l'entre-deux-guerres. Il accueille actuellement les réserves du musée des musiques populaires[MTL 9].

Le château de Bien-Assis est une demeure féodale du XVe siècle qui a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926[M 5]. Ce château a conservé des portes à panneaux et des ferrures de l'époque.

Le Château jaune est une ancienne demeure du XVe siècle qui a été détruite en 1965.

Le château des Étourneaux datant du XVe siècle a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1974[M 6]. Ce château a été construit au XVe siècle par le duc Jean II de Bourbon qui en a fait don à un de ses enfants en 1484.

Plusieurs maisons du vieux Montluçon ont reçu la distinction « Monument historique » : l'ancienne maison du doyen du chapitre de Saint-Nicolas comportant une fenêtre du XIIIe siècle a été classée en 1926[M 7], la maison des Condé classée en 2003[M 8] et plusieurs maisons à pans de bois situées rue des Serruriers, 1[M 9] et 14[M 10], rue des Cinq-Piliers, 5 place Saint-Pierre[M 11], 25[M 12], 40[M 13] et 56[M 14] Grand'Rue, 2 rue Porte Saint Pierre[M 15], 1 rue Porte Bretonnie[M 16], 1 rue Porte des Forges[M 17] ainsi que sa tour qui est un reste d'une des portes de la ville, datant du XVe siècle et XVIe siècle.

Le passage du doyenné est une voûte sur croisée d'ogives datant du XIIIe siècle qui a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926[M 18].

Un édifice civil de la ville moderne est inscrit à l'inventaire des monuments historiques autant pour son intérêt historique que pour sa valeur architecturale : la Maison communale, voulue par le maire Jean Dormoy pour être la maison du peuple et construite (entre 1897 et 1899) en face de l'église Saint-Paul par l'architecte Gilbert Talbourdeau, dans le quartier de la Ville-Gozet, urbanisé au moment du développement industriel rapide de la ville[106]. De la veille de la Première Guerre mondiale à 1940, l'architecte Pierre Diot construit plusieurs centaines de bâtiments publics et de villas et immeubles privés qui marquent fortement le paysage urbain de la ville moderne.

Patrimoine environnementalModifier

 
Le jardin Wilson

Montluçon possède de nombreux espaces verts :

Patrimoine culturelModifier

Montluçon est classée ville d'art et d'histoire. (Voir la société savante Les Amis de Montluçon)

MuséesModifier

  • La villa de la Louvière un pastiche de folie du XVIIIe siècle légué à la ville et devenu musée ainsi que son jardin lieu d'exposition de hauts-reliefs. La villa et le parc ont été inscrits monument historique le 7 février 1994.
  • Le MUPOP : musée des Musiques populaires.

Les principaux lieux de spectacles à MontluçonModifier

 
Le théâtre municipal.

Autres lieux de spectacles prochesModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Nés à MontluçonModifier

 
André Messager
 
Monument à Marx Dormoy.

Morts à MontluçonModifier


AutresModifier

  • Marie-Madeleine de Castille-Villemereuil, épouse Fouquet (1615–1680), exilée à Montluçon après l'arrestation de son mari
  • François Maugenest (1750-1814), procureur-syndic du district de Montluçon (1790)
  • Louise Thérèse de Montaignac (1820–1855), religieuse déclarée bienheureuse, a passé l'essentiel de sa vie à Montluçon
  • Louis Coulon (1826–1916), mouleur aux Usines Saint-Jacques ayant possédé la barbe la plus longue au monde (3,35 m)[107].
  • Hubertine Auclert (1848–1914), femme politique, pionnière du féminisme en France, a fait ses études à Montluçon
  • Florane (Louis Blanchard dit, 1869-1939), peintre et illustrateur, a enseigné et exercé dans cette ville dont une rue porte son nom.
  • Lily Lévy (1882–1958), écrivaine
  • Jean Beaufret (1907–1982), philosophe, a étudié au lycée de Montluçon
  • Guy Dejardin (1920–2010) dit Tristan Carol, orchestrateur des ensembles Ray Ventura et Raymond Legrand, également pianiste de Tani Scala, exercera ses talents de musicien au château de Saint-Jean de Montluçon dans les années 1950-1960
  • Pierre Goldberg (1938-), maire de Montluçon
  • Jacques Auxiette (1940-), homme politique
  • Olivier Perrier (1940-), homme de théâtre né à Hérisson, a co-fondé lethéâtre des Ilets - Les fédérés
  • Frank Alamo (1941-2012), chanteur, fit son service militaire au C.I.S.M. no 1 en 1966
  • Jean-Louis Hourdin (1944-), homme de théâtre, a co-fondé le Théâtre des Ilets - Les fédérés
  • Michel Corringe (1946–2001), chanteur, a passé à Montluçon une partie de sa jeunesse
  • Jean-Paul Wenzel (1947-), homme de théâtre, a co-fondé le Théâtre des Ilets - Les fédérés
  • Erick Mombaerts (1955-), footballeur à l'EDSM
  • Carlos Lopez (1958-), footballeur à l'EDSM
  • Michel Polnareff (1944-), chanteur, fit son service militaire à la caserne de Montluçon en 1963
  • Audrey Tautou (1976-), actrice, a passé son adolescence à Montluçon
  • Julian Alaphilippe (1992-), cycliste professionnel, a commencé le cyclisme au VS Montluçon

Vie militaireModifier

Listes des unités militaires :

AnecdotesModifier

  • Du temps où le canal de Berry fonctionnait et avait un grand port à Montluçon, les bateaux de type berrichon qui y étaient fabriqués étaient nommés « molussons » par les mariniers, selon une habitude de la profession qui baptise facilement un type de bateau du nom de la ville ou de la région, éventuellement un peu déformé, dont il est originaire.
  • Le groupe Mickey 3D a composé en 2009 une musique sur la ville, parue dans l'album La Grande Évasion.
  • Les quatre pieds de la Tour Eiffel ont été conçus à l'emplacement de l'actuel centre commercial Saint-Jacques de Montluçon.
  • Dans l'émission Les Grosses Têtes de février 1982, Jacques Martin, Jean Yanne et Olivier de Kersauson ont ébauché un portrait humoristique de Montluçon citant notamment : sa base militaire américaine, son remonte-pente, son Pont des Soupirs, ses porte-conteneurs, ses champagnes, ses derricks, sa synagogue en saindoux, ses fumeries de saumon, et n'oublient pas de préciser que « Tokyo n'est pas autre chose qu'un grand Montluçon »[108].
  • Le 22 août 1905, à l'ancien vélodrome de Montluçon (rue du Vélodrome), aujourd'hui détruit et remplacé par celui du Diénat, à l'emplacement des courts de tennis de l'EDF, se produisit William Frederick Cody dit Buffalo Bill et sa troupe du Buffalo Bill’s Wild West[109].
  • Du 18 novembre 2013 au 22 novembre 2013, Montluçon était à l'honneur dans l'émission télévisée Midi en France sur France 3 présentée par Laurent Boyer.
  • Le 18 juillet 2014, le chanteur sud-africain Johnny Clegg s'y est produit pour un concert.

ComplémentsModifier

Sur les hauteurs environnantes, se dressent les restes d'un vignoble ancien : le vignoble de la région de Montluçon

Montluçon fut aussi le sujet d’une grande improvisation absurde, de plusieurs minutes dans l’emission de radio les grosses têtes avec Jacques Martin, Jean Yanne, Olivier De Kersauzon et Yves Mourousi.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Auclair et Pierre Couderc, La sidérurgie en Bourbonnais. Essor industriel et croissance urbaine de 1840 à 1990, Aurillac, (ISBN 2-855-79019-0)  
  • Marcel Bonin, Les noms de lieux en Bourbonnais, Éditions de Borée, , 283 p. (ISBN 2-844-94400-0, lire en ligne)  
  • René Bourgougnon et Michel Desnoyers, Montluçon au siècle de l'industrie. Le temps du canal, du fer et du charbon, Éditions du Koala (Aubière), , 2e éd.  
  • Société d'Émulation du Département de l'Allier, Bulletin de la Société d'Émulation du Département de l'Allier (Sciences, Arts et Belles-Lettres), vol. 9, , 516 p. (lire en ligne)  
  • Charles d'Hozier, Armorial général de France, vol. 4 : Bourbonnais, , 432 p. (lire en ligne)  
  • Jean-Paul Labourdette et Dominique Auzias, Allier, Petit Futé, , 6e éd., 336 p. (ISBN 2-746-91323-2, lire en ligne)  
  • Andrée Méténier-Esbelin, Si Désertines nous était conté, Art et Culture, , 1re éd., 201 p. (ISBN 2-950-35220-0)  
  • Ernest Montusès, Histoire de Montluçon, 1912 ; rééd., Roanne, Horvath, 1978, avec une préface de Jean-Charles Varennes.
  • Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Librairie Droz, , 1852 p. (ISBN 2-600-02883-8, lire en ligne)  
  • Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique : de la source de ce fleuve a son embouchure dans l'océan, vol. 2, Adolphe Delahays, , 707 p. (lire en ligne)  
  • André Touret, Montluçon après la tourmente : 1944-1977, Créer, , 350 p. (ISBN 2-848-19008-6, lire en ligne)  
  • Jean-Charles Varennes, Au cœur de la vallée du Haut-Cher Montluçon, Clermont-Ferrand, Editions Volcans, , 1re éd., 273 p. (ISBN 9782852600348)  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE.
  4. Y compris les actifs sans emploi.

RéférencesModifier

InseeModifier

  1. LOG T1 – Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. a b et c LOG T2 – Catégories et types de logements.
  3. a et b LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. LOG T3 - Résidences principales selon le nombre de pièces.
  5. LOG T8M – Confort des résidences principales.
  6. LOG T9 – Équipement automobile des ménages.
  7. FAM T1 – Ménages selon leur composition.
  8. POP T0 – Population par grandes tranches d'âges.
  9. POP T3 – Population par sexe et âge en 2015.
  10. EMP T5 – Emploi et activité.
  11. EMP T8 – Emplois par secteur d'activité.
  12. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  13. ACT T1 – Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2015.
  14. ACT T4 – Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  15. EMP T3 – Population active de 15 à 64 ans selon la catégorie socioprofessionnelle.
  • Autres sources INSEE :

Site de la mairieModifier

  1. « Découpage des quartiers et permanence des élus » (consulté le 28 décembre 2009)
  2. « Le conseil municipal » (consulté le 27 décembre 2009)
  3. « Le conseil municipal des jeunes » (consulté le 27 décembre 2009)
  4. « Vie scolaire (les écoles maternelles) » (consulté le 24 décembre 2009)
  5. « Vie scolaire (les écoles primaires) » (consulté le 24 décembre 2009)
  6. « Maisons de retraite et résidences » (consulté le 28 décembre 2009)
  7. « Équipements sportifs » (consulté le 30 décembre 2009)
  8. « La Chapelle de la Croix Verte » (consulté le 21 janvier 2010)
  9. « Le Château des Ducs de Bourbon » (consulté le 21 janvier 2010)

Autres référencesModifier

  • Jean-Charles Varennes, Au cœur de la vallée du Haut-Cher Montluçon, Clermont-Ferrand, Volcans, , 273 p. (ISBN 978-2-85260-034-8) :
  • Base Mérimée :
  1. a et b « Eglise Notre-Dame », notice no PA00093169, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b « Eglise Saint-Pierre », notice no PA00093171, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a et b « Eglise Saint-Paul », notice no PA00093170, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Restes de l'ancienne chapelle Saint-Louis », notice no PA00093165, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Château de Bien Assis », notice no PA00093167, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Château des Etourneaux », notice no PA00093168, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Ancienne maison du doyen », notice no PA00093173, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Maison des Condé », notice no PA00093172, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Maison 1 rue des Cinq-Piliers ; 2 place Saint-Pierre », notice no PA00093174, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Maison 14 rue des Cinq-Piliers », notice no PA00093175, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Maison 5 place Saint-Pierre », notice no PA00093181, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Maison Grand'Rue 25 », notice no PA00093176, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Maison Grand'Rue 40 », notice no PA00093177, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Maison Grand'Rue 56 », notice no PA00093178, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Maison 2 rue Porte-Saint-Pierre », notice no PA00093182, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Maison 1 rue Porte-Bretonnie », notice no PA00093179, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Maison 1 rue Porte-des-Forges », notice no PA00093180, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Passage du Doyenné », notice no PA00093184, base Mérimée, ministère français de la Culture
  • Autres sources :
  1. « Montluçon », sur cercleterredauvergne.fr, Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 6 août 2018).
  2. Distances par voie terrestre selon Google Maps. [1]
  3. a et b Géoportail, « Communes limitrophes de Montluçon » .
  4. Andrée Ménetier-Esbelin 1989, p. 12-13
  5. Cartes géologiques de la France au 1/50 000e, feuille de Montluçon réalisée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), [lire en ligne]
  6. « Inventaires des paysages du département de l'Allier » [PDF], sur Direction régionale de l'environnement (consulté le 17 juillet 2013)
  7. « Le Cher à Montluçon (Synthèse) », sur la « banque Hydro » du ministère de l'écologie et du développement durable (consulté le 19 février 2011)
  8. « Orthodromie entre "Lépaud" et "Montluçon" », sur Lion 1906 (consulté le 19 septembre 2018).
  9. Site de l'aéroclub des Ailes Montluçonnaises (consulté le 24 décembre 2009).
  10. Juliette Jay, « Les Ailes Montluçonnaises et Léon-Biancotto devient l'aéro-club de Montluçon-Domérat », sur lamontagne.fr, (consulté le 19 septembre 2018).
  11. « La voie ferrée Montluçon-Gouttières - La voie piétonne de Montluçon à Néris-les-Bains. », La lettre des Amis de Montluçon, no 106,‎ (lire en ligne [PDF]).
  12. a et b Jean-Michel Dumay, « La France abandonne ses villes moyennes : Amertume et résistance à Montluçon », Le Monde diplomatique,‎ , p. 22 (lire en ligne).
  13. Site de l'association pour la réouverture du canal de Berry (consulté le 24 décembre 2009).
  14. Plan du réseau Maelis [PDF], sur le site du réseau de transports en commun (consulté le 19 septembre 2018).
  15. « Comparaison ménages de Montluçon par rapport à la moyenne nationale », sur site de l'Internaute, (consulté le 26 décembre 2009)
  16. Ernest Nègre 1998, p. 688
  17. Pierre Bonnaud, Grammaire générale de l'auvergnat à l'usage des arvernisants, Chamalières, Cercle Terre d'Auvergne, coll. « Eubransa/Travaux », , 333 p., p. 39.
  18. Pierre Bonnaud, De l'Auvergne : un fil d'Ariane pour aller de la Confédération Arverne au IIIe millénaire : essai, Nonette, Créer, , 318 p. (ISBN 2-84819-001-9), p. 69.
  19. Karl-Heinz Reichel, Études et recherches sur les parlers arverno-bourbonnais aux confins de l'Auvergne, du Bourbonnais, de la Marche et du Forez, Chamalières, Cercle Terre d'Auvergne, coll. « Eubransa/Travaux », , 191 p..
  20. « Arverno-bourbonnais », sur http://cercleterredauvergne.fr/, Société savante Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 17 février 2017).
  21. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3, lire en ligne), p. 554.
  22. Louis Péroux-Beaulaton, Les parlers populaires en le Centre de la France. Pays de Combrailles, voisinages du Berry, du Limousin et de l'Auvergne, Montluçon, .
  23. Pierre Bonnaud, « Une œuvre exceptionnelle aux marges de l'Auvergne : Les parlers populaires en le Centre de la France de Louis-Péroux Beaulaton », Bïzà Neirà, no 98,‎ (ISSN 0398-9453).
  24. Jean-Paul Labourdette et Dominique Auzias, p. 150
  25. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, réimpression Librairie Guénégaud, , p. 465a-475a.
  26. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 466a et 416b.
  27. Marcel Bonin 2006, p. 38
  28. « Bion », sur Wikimanche. Dominique Fournier, origine du suffixe -ÓNE, article Bion.
  29. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, Éditions Errance, (ISBN 978-2-87772-198-1), p. 209.
  30. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Paris, Errance, , p. 153-154-155.
  31. « 03 185 - MONTLUCON », sur armorialdefrance.fr (consulté le 22 septembre 2018).
  32. Gérard Charbonnel, « Les blasons de l'Auvergne », sur paperblog.fr, (consulté le 22 septembre 2018).
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