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Évangélisme

courant du protestantisme

Évangélisme
Image illustrative de l’article Évangélisme
Culte évangélique, Lakewood Church, à Houston, États-Unis

Membres 640 millions en 2018
Localisation Monde

L'évangélisme, couramment nommé christianisme évangélique ou encore protestantisme évangélique, est un mouvement chrétien.

Le terme « évangélique » est au départ un simple adjectif découlant du mot évangile. L’évangélisme a ses origines dans la réforme protestante du XVIe siècle et des mouvements de Réveil qui ont suivi. Nombre de ses membres se reconnaissent dans la doctrine de l’Église de professants. Les principaux mouvements évangéliques sont le baptisme, le pentecôtisme et le mouvement charismatique. L’évangélisme est également présent d’une façon plus large dans d’autres branches protestantes. Certaines dénominations chrétiennes évangéliques sont regroupées dans l'Alliance évangélique mondiale.

Le mot « évangélique » est souvent confondu à tort avec le mot « évangéliste » qui est la fonction d’un prédicateur.

Les chrétiens évangéliques ont essentiellement en commun l'importance qu'ils accordent à la conversion individuelle relevant d'un choix personnel et, à la suite, de l'expérience de la « rencontre avec le Christ ». Ceci implique donc un changement de vie et une relation individuelle avec Dieu s'articulant autour de la lecture de la Bible et de la communion par la prière (personnelle ou en communauté). Le premier point de distinction d'une église chrétienne évangélique est la nouvelle naissance (conversion personnelle) et le baptême du croyant.

En 2018, selon le chercheur Sébastien Fath (CNRS), le mouvement compterait 640 millions de croyants dans le monde[1]. En France, les évangéliques constitueraient entre 1 %[2] (2018) et 1,6 %[3] (2019) de la population nationale.

ÉtymologieModifier

À partir de la fin du XVIIIe siècle, le terme anglais evangelical[4] commence à être utilisé dans le monde anglo-saxon pour désigner les groupements internes au protestantisme qui se distinguent du protestantisme établi par leur insistance sur la piété personnelle et sur le changement de vie, et parfois par un retour à l'orthodoxie religieuse protestante telle qu'elle avait été énoncée par les réformateurs, cela au cours d'un vaste mouvement qu'on appelle le grand réveil[5]. Cette utilisation du terme évangélique se répand dans la francophonie au cours de la seconde moitié du XXe siècle (terme et acception popularisés en France vers la fin des années 1960). Aujourd'hui, le terme « évangélisme » désigne précisément cette tendance protestante.

Le mot « évangélique » est souvent confondu à tort dans les médias généralistes avec le mot « évangéliste », qui désigne notamment, selon le Le Petit Larousse, la fonction d’un prédicateur[6],[7].

En français, le terme « évangélique », dont le sens premier est selon le Larousse « qui est relatif à l'Évangile, est contenu dans l'Évangile ou est conforme aux préceptes de l'Évangile »[8], était traditionnellement un quasi synonyme de « protestant ». Ce terme était par exemple couramment utilisé dans les noms des églises protestantes historique issues du luthéranisme ou du calvinisme - qui toutes se réclament de la fidélité à la Bible et particulièrement à l'Évangile - (par exemple : Église évangélique luthérienne de France).

Toujours selon le Larousse[8], en allemand, le mot « évangélique » (adjectif evangelisch ou substantif Evangelisch(en)) est généralisé pour désigner le protestantisme en général, à la suite de la fusion, à partir de 1817, des églises réformées et luthériennes sous la pression de l'autorité étatique, notamment dans les territoires prussiens[5]. Le mot « évangélique » est donc synonyme là aussi de « protestant » (luthérien ou réformé)[9].

Selon d’autres définitions, le terme évangélique au sens strict fait référence aux « Églises de professants »[10],[11].

DéfinitionModifier

Caractéristiques communes aux évangéliquesModifier

Une définition commune est celle de l'historien britannique David Bebbington, qui résume les caractéristiques de la foi évangélique en quatre points[12],[13] :

  1. Biblicisme : la Bible est la référence de la foi évangélique ;
  2. Nouvelle naissance (conversion personnelle) : reconnaître l'œuvre du Christ par repentance et faire la démarche d'un choix personnel de donner sa vie à Jésus pour « recevoir » le « don » du salut qui correspond à une nouvelle naissance (ou « régénération » en langage théologique). Le baptême du croyant est souvent l'expression de cette décision ;
  3. Témoignage : l'Évangile est la Bonne Nouvelle (trad. du grec) que les chrétiens évangéliques se doivent de partager avec leur famille, leurs amis, leurs voisins, leurs collègues, toutes les personnes qu'ils peuvent rencontrer, aussi bien dans leur vie quotidienne qu'en tant que missionnaires à l'étranger.
  4. Crucicentrisme : le caractère central de la crucifixion de Jésus, thème rémanent dans les prédications évangéliques et vu comme un tournant dans l'histoire de l'humanité.

Les quatre points proposés par Bebbington font toutefois débat parmi les historiens[14] ou les sociologues[15] : ces caractéristiques, centrées sur l'individu, rendent difficilement compte de la variété théologique ou organisationnelle, des formes communautaires de protestantisme englobées sous l'appellation « évangélique », principalement mennonites, baptistes et pentecôtistes, mais qui est parfois utilisée pour désigner certains courants de confessions protestantes réformées ou anglicanes[16].

L’adhésion à la doctrine de l’Église de professants comme caractéristique particulière d’une église évangélique est également commune[10],[11]. Cette doctrine enseigne que l’on devient membre de l'Église par Nouvelle naissance et profession de foi[17]. Le baptême est ainsi réservé aux croyants adolescents ou adultes (baptême du croyant)[18],[19]. Cette doctrine a son origine dans la réforme radicale au sein de l’Anabaptisme[18].

Principales dénominations rattachées à l'évangélismeModifier

Le baptisme, le pentecôtisme, le mouvement charismatique évangélique, le mouvement néo-charismatique et le christianisme non dénominationnel sont des mouvements évangéliques dont les croyants et les églises se rattachent au christianisme évangélique[20].

Relation entre évangélisme et protestantismeModifier

Il y a une distinction entre « Églises de professants » d'un côté (qui sont des Églises évangéliques au sens strict) et, au-delà des cercles strictement évangéliques, une « tendance évangélique » plus large dans le protestantisme (avec des Églises individuelles ou des Églises établies étant, de ce fait, de tendance évangélique). La série d'articles sur l'évangélisme est consacrée aux Églises de professants, « noyau évangélique, séparé des Églises protestantes historiques »[10].

HistoriqueModifier

OriginesModifier

On ne peut pas attribuer la naissance des évangéliques à un seul événement en particulier, mais la Réforme protestante principalement, les guerres du XVIe siècle, la prise de parti de Luther en faveur de la noblesse allemande, le calvinisme, l'arminianisme et les mouvements du Réveil y ont leur part[21],[22],[23].

Il est généralement admis que le mouvement évangélique commence au XVIIIe siècle et qu'il se base historiquement sur la Réforme protestante[24]. En effet, les premiers à s'appeler « évangéliques » furent les Luthériens pour se distinguer des Calvinistes qui, eux, gardèrent le nom de Réformés[25].

Certaines personnes estiment toutefois que les prémices de l'évangélisme se trouvent plutôt dans la Réforme radicale du XVIe siècle, principalement en raison du crédobaptisme[26],[27]. Celle-ci est issue de la Réforme protestante mais va plus loin, notamment en réaction aux relations des Réformateurs protestants avec les détenteurs du pouvoir dont certains veulent incarner la nouvelle religion.

Un mouvement issu de la Réforme radicale qui a perduré jusqu'à ce jour est l'anabaptisme, aujourd'hui connu sous le nom de mennonitisme ou mennonisme. Né à Zurich vers 1525, de l’opposition d’un groupe de radicaux avec Zwingli, il a en effet été formalisé et enseigné par le Menno Simons aux Pays-Bas en 1539, avec la publication de Fondation de la doctrine chrétienne un livre théologique sur les croyances et pratiques anabaptistes[28]. Cet ouvrage et d'autres de Menno Simons ont servi de fondations à l’anabaptisme et au mennonitisme[29]. Les réformes radicales du mennonitisme et du baptisme seront à l’origine du développement du mouvement évangélique[27].

Cette rupture s’articule autour de deux points fondamentaux très « évangéliques »[30] :

  • le baptême qui ne peut se faire que sur profession de foi résultant d’une démarche volontaire (baptême du croyant). Dans les premiers temps du mouvement, les prosélytes étaient baptisés sur profession de foi alors qu’ils avaient déjà été baptisés enfants, d’où le nom d’« anabaptistes » (en grec : baptiser de nouveau) ou « rebaptiseurs », dont leurs détracteurs les ont affublés.
  • la dissociation radicale du spirituel et du temporel[31], ce qui les conduit à refuser de prêter serment (en s’appuyant notamment sur un passage des Évangiles[32]).

D'autres mouvements de la Réforme précurseurs de l'évangélisme sont apparus par la suite : citons le puritanisme (à partir de 1559), le baptisme (à partir de 1609), le pentecôtisme (à partie de 1906).

RéveilsModifier

À partir de la fin du XVIIIe siècle, divers mouvements de réveil ont lieu. Plusieurs Églises dites « évangéliques » sont fondées à cette époque. Le terme « évangélique » se répand suite à ces mouvements de Réveils : c'est donc le nom que choisissent les chrétiens qui prônent un retour à l'Évangile[33]. John Smyth amène le mouvement baptiste, à Amsterdam en 1609[34]. Il y a également eu le pasteur anglais Roger Williams qui a fondé la Première église baptiste d'Amérique à Providence (Rhode Island)[35],[36]. Dans le mouvement pentecôtiste, il y a eu le réveil d'Azusa Street à Los Angeles en 1906 avec Los Angeles, avec William Joseph Seymour où un groupe de croyant expérimente un baptême du Saint-Esprit avec glossolalie[37]. Il y a eu le sud-africain David du Plessis co-fondateur de la Communauté pentecôtiste mondiale[38].

Réveils évangéliques francophonesModifier

Le réveil protestant francophone se produit au XIXe siècle. Dans le baptisme, il y a eu Henri Pyt, un prédicateur suisse qui exerce une influence déterminante dans plusieurs régions où sa prédication touche de nombreuses personnes, particulièrement à Genève, puis dans le Nord de la France, en Eure-et-Loir, au Pays basque et à Paris[39], ce qui conduisit à la fondation de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France[40]. Dans le pentecôtisme, il y a eu l’évangéliste pentecôtiste anglais Douglas Scott à l’origine de la fondation des Assemblées de Dieu de France[41]. John Nelson Darby vient aussi prêcher en France et ses successeurs forment l'Église darbyste ou Assemblées de Frères.

Le XXe siècleModifier

De nouveaux réveils se produisent au début du XXe siècle, notamment le réveil gallois de 1904-1905 ou réveil d'Azusa Street (1906), qui déclenche le développement « viral » du Pentecôtisme. Aujourd'hui, le Pentecôtisme représente 279 millions de pratiquants, et le christianisme charismatique, qui s'inspire des pratiques pentecôtistes sans faire partie d'églises pentecôtistes, 305 millions, soit au total 584 millions de croyants[42].

Le XXe siècle est aussi marqué par l'émergence des megachurchs et du télévangélisme. Une précurseure de ces deux tendances est la pasteure canadienne évangélique Aimee Semple McPherson, qui fonde la megachurch International Church of the Foursquare Gospel à Los Angeles et utilise la radio dès les années 1920 pour atteindre un public plus large[43]. Bien que l'accès aux media ait été à la disposition de tous les groupes religieux, il semble que ce soit l'évangélisme qui en ait tiré le profit maximum[44]. Il y a aujourd'hui des centaines de megachurches évangéliques dans le monde[45].

Au Nigeria, des megachurches évangéliques, comme Redeemed Christian Church of God et Living Faith Church Worldwide, ont construit des villes autonomes avec des maisons, des supermarchés, des banques, des universités, et des centrales électriques[46].

Parmi les très nombreux télévangélistes qui ont atteint un vaste public, l'histoire retiendra sans aucun doute le nom de Billy Graham, un prédicateur baptiste actif mondialement qui parvient à prêcher publiquement dans les pays communistes d'Europe et bénéficie d'une popularité à l'égal des présidents des États-Unis dans l'opinion américaine[47].

En juillet 1999, le TopChrétien, un portail web chrétien évangélique et un réseau social, est lancé par Éric Célérier, pasteur chrétien des Assemblées de Dieu de France et Estelle Martin, une Suissesse[48],[49]. En 2009, le site compte 1,2 million de visites par mois[50].

StatistiquesModifier

DénombrementModifier

Le foisonnement et la diversité des églises et dénominations évangéliques à l'échelle mondiale ne facilitent pas les décomptes. D'autre part, la question se pose de savoir s'il faut agréger les effectifs des églises pentecôtistes avec ceux des églises évangéliques non pentecôtistes. Pour mémoire, le pentecôtisme se caractérise par plusieurs éléments spécifiques : l'importance accordée au Saint-Esprit[51], les dons accordés par le Saint Esprit (considéré comme la manifestation spirituelle et continue de Dieu dans l’histoire humaine), dont les guérisons miraculeuses et le parler en langues[52].

  • Si l'on n'inclut pas les pentecôtistes, selon une étude publiée en 2011 par le Pew Research Center, les évangéliques seraient au nombre d'environ 285 millions, soit 13,1 % de l'ensemble des chrétiens[53]. L'étude précise la difficulté du décompte : de nombreux pentecôtistes et charismatiques se considèrent également comme évangéliques ou leur église est affiliée à une association évangélique. L'étude ne précise pas le nombre de ces chrétiens à la double appartenance[54].
  • Si l'on inclut les pentecôtistes, on dispose alors de deux estimations :
    • celle de l'Alliance évangélique mondiale, qui se définit en 2015 comme un réseau d'Églises de 129 nations et de plus de 100 organisations internationales regroupant plus de 600 millions de chrétiens évangéliques[55],[56].
    • celle de Sébastien Fath, chercheur au CNRS, qui estime qu'en 2016, les évangéliques seraient au nombre de 619 millions dans le monde, soit 1 chrétien sur 4[57] et en 2017, environ 630 millions, soit une augmentation de 11 millions[58].

CroissanceModifier

Entre 1960 et 2000, la croissance globale du nombre des évangéliques est trois fois supérieure à celle de la population mondiale et deux fois à celle de l'islam[59].

Répartition géographique dans le mondeModifier

Région % de la population qui se déclare évangélique dans la région % du total mondial de la population évangélique
Amérique (Nord et Sud) 10,0 % 32,9 %
Afrique subsaharienne 13,3 % 38,4 %
Asie-Pacifique 1,5 % 20,8 %
Europe 2,9 % 7,5 %
Proche-Orient & Afrique du nord 0,3 % 0,3 %
Total mondial 4,1% 100%

Source : Center for the Study of Global Christianity, cité par l'étude du Pew Research Center, p. 68.

La plus forte concentration d'évangéliques se situe aux États-Unis, avec 28,9 % de la population (soit 91,76 millions de fidèles), et au Brésil, avec 26,3 % de la population (soit 51,33 millions de fidèles)[60]. Aux États-Unis, les évangéliques (parfois appelés aussi fondamentalistes) représentent une force politique importante ; un grand nombre sont regroupés dans la Bible Belt[61].

CroyancesModifier

Le christianisme évangélique regroupe différents courants de théologie évangélique, dont les principaux sont fondamentaliste, conservateur, modéré, libéral[62],[63].

L’Alliance évangélique mondiale fondée par les organisations évangéliques de 21 pays, lors de la première assemblée générale à Woudschoten (Zeist) aux Pays-Bas en 1951 a établi une confession de foi commune[64],[65]. Mais, cette confession de foi est sommaire, puisque chaque dénomination chrétienne évangélique a des particularités théologiques. Il y a toutefois parmi les divers mouvements évangéliques (baptisme, mouvement de sanctification, assemblées de frères, pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique, mouvement néo-charismatique et christianisme non dénominationnel) adhérant à la doctrine de l’Église de professants, une théologie évangélique commune[66],[11],[67],[20],[68].

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, les protestants éprouvent de plus en plus de difficulté à réfléchir en termes de doctrine quand il est question des croyances principales. La question se pose avec plus d'acuité pour les évangéliques qui, par la tradition d'attachement aux expressions traditionnelles de la foi chrétienne, la peur des hérésies et l'autorité conférée à la Bible, ont constitué un corps de croyances considérées comme essentielles. C'est ainsi que chez les plus fondamentalistes, certains points de doctrine se révèlent plus proches de dogmes lorsque leur compréhension et leur interprétation est faite de façon rigoriste. C'est dans ces courants que la frontière entre théologie, doctrine et dogme est la plus mince et la plus confuse[69].

Sans renier le caractère essentiel de la profession de foi évangélique, d'autres courants, dit « évangéliques modérés » sont plus sensibles au progressisme et à la conciliation science et foi. Ils ont périodiquement révélé leur ouverture à des réflexions plus réfléchies sur les vérités chrétiennes, dans une démarche de défense de ces vérités (insistance sur la « saine doctrine »)[70]. La montée en force de ce courant – désormais majoritaire – de l'évangélisme a commencé à se faire voir en particulier aux États-Unis (bien que ce courant existait en Europe, plus silencieusement, mais depuis plus longtemps) à partir des années 1920-1930. C'est en ce temps-là qu'un divorce marqué a été consommé entre « évangéliques fondamentalistes » et les dénommés « néo-évangélicalistes » (évangéliques modérés). Dans les années 1960-1970, les premières générations ont été formées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en France. À cette approche critique, interpellées par la sécularisation de la société américaine et par les mouvements de contre-culture, ont lancé un renouveau de l'apologétique chrétienne (une apologétique désormais enrichie de la démarche scientifique), dans un mouvement tendant à imposer la notion de doctrine comme « croyance véritable et rationnelle », à laquelle on adhère par raisonnement et conviction plutôt que par foi aveugle[71],[72],[73].

Profession de foiModifier

Parmi les chrétiens, les évangéliques se distinguent particulièrement par leur piété et la place qu'ils accordent à la pratique de leur religion. Cela est tellement vrai que les sociologues les plus remarqués n'ont pas vraiment pu donner d'autre distinction de l'identité évangélique que dans ce que les évangéliques croient.

Ainsi n'est-il pas injuste de mentionner à quel point ce que l'on peut appeler la « théologie évangélique » s'appuie d'abord sur une profession de foi, singulièrement porteuse d'identification, étant donné que c'est cette importance cruciale de la profession de foi elle-même qui permet certaines particularités socioreligieuses évangéliques telles l'interdénominationalisme, l'œcuménisme des convertis, et la pensée globaliste.

Comme vu précédemment, la foi évangélique se distingue en quatre points[12],[13] :

 
Baptistère dans l’église évangélique Pingstkyrkan de Sundsvall, en 2017, en Suède
  1. Biblicisme : la Bible est la référence de la foi évangélique ;
  2. Nouvelle naissance (conversion personnelle) : reconnaître l'œuvre du Christ par repentance et faire la démarche d'un choix personnel de donner sa vie à Jésus pour « recevoir » le « don » du salut qui correspond à une nouvelle naissance (ou « régénération » en langage théologique). Le baptême du croyant est souvent l'expression de cette décision ;
  3. Témoignage : l'Évangile est la Bonne Nouvelle (trad. du grec) que les chrétiens évangéliques se doivent de partager avec leur famille, leurs amis, leurs voisins, leurs collègues, toutes les personnes qu'ils peuvent rencontrer, aussi bien dans leur vie quotidienne qu'en tant que missionnaires à l'étranger.
  4. Crucicentrisme : le caractère central de la crucifixion de Jésus, thème rémanent dans les prédications évangéliques et vu comme un tournant dans l'histoire de l'humanité.

On ne peut poursuivre sans y ajouter d'autres éléments d'expression de la foi chrétienne traditionnelle et de la Réforme protestante, moins particuliers aux évangéliques :

En sociologie des religions, ces points de foi se traduisent par des attitudes sociologiques qui permettent d'identifier un comportement sociologiquement évangélique.

MiraclesModifier

Pour une majorité de chrétiens évangéliques, le biblicisme fait en sorte que les miracles décrits dans la bible sont encore d'actualité et peuvent être présents dans la vie du croyant[75],[76]. Les guérisons, les succès scolaires ou professionnels, la naissance d'un enfant après plusieurs tentatives, la fin d'une addiction, etc., seraient des exemples tangibles de l'intervention de Dieu avec la foi et la prière, par le Saint-Esprit[77]. Dans les années 1980, le mouvement néo-charismatique a remis une emphase sur les miracles et les guérisons par la foi[78]. Une place particulière est ainsi réservée aux guérisons lors des cultes ou pour des campagnes d'évangélisation[79],[80]. La guérisons par la foi ou guérison divine est considérée comme un héritage de Jésus acquis par sa mort et résurrection[81].

MinistèresModifier

Les ministères évangéliques sont principalement ceux de pasteur, du diacre, du chantre et de l’évangéliste[82]. D’autres ministères peuvent également être présents, tel que celui d’ancien avec des fonctions similaires à celles du pasteur[83]. Le ministère d’évêque avec des fonctions de surveillance sur un groupe de pasteurs est présent dans certaines dénominations chrétiennes évangéliques[84]. Dans certaines églises du mouvement de la nouvelle réforme apostolique, il y a la présence de cinq ministères; ceux d'apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, enseignant[85].

La formation des ministres s’effectue dans un institut de théologie évangélique pour une durée d’une année (certificat) à quatre années (licence, master) en théologie évangélique[86]. Les ministres peuvent se marier et avoir des enfants[87].

Ministères fémininsModifier

Certaines dénominations évangéliques autorisent officiellement le ministère des femmes dans les églises[88]. La première femme baptiste qui a été consacré pasteur est l’américaine Clarissa Danforth dans la dénomination Free Will Baptist en 1815[89]. En 1882, dans la Convention baptiste nationale, USA[90]. Dans les Assemblées de Dieu des États-Unis, depuis 1927[91]. En 1961, dans la Convention baptiste nationale progressiste[92]. En 1975, dans l’International Church of the Foursquare Gospel[93].

GouvernanceModifier

La gouvernance dans les églises évangéliques est majoritairement congrégationaliste et plus rarement de type épiscopalien dans certaines dénominations[94]. De nombreuses églises sont affiliées à des dénominations chrétiennes évangéliques et sont ainsi redevables à l’organisation pour certains règlements, malgré l’autonomie de l’église[95].

Principaux courantsModifier

La diversité de ces mouvements est à attribuer à une caractéristique même d’un des piliers du protestantisme, la sola scriptura (l’« Écriture seule »), établissant la Bible comme l’autorité suprême en matière de foi (à l’exclusion de la Tradition, en rupture avec le catholicisme romain) et l’ultime fondement de celle-ci, associé à un choix délibéré pour le libre examen : le croyant est appelé à lire la Bible pour lui-même et à forger son avis sur base de sa propre critique et des éclairages des spécialistes. C’est donc à partir d’interprétations divergentes de certains points particuliers des écrits bibliques (du canon protestant), ou alors d’emphase sur certains points non doctrinaux qui peuvent être ou ne pas être disputés, que des écoles différentes se sont constituées en Églises, appelées dénominations.

Les principaux mouvements évangéliques le baptisme, pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique, mouvement néo-charismatique et christianisme non dénominationnel[20].

Le christianisme évangélique regroupe différents courants théologiques, dont les principaux sont fondamentaliste, conservateur, modéré, libéral[62],[63].

BaptismeModifier

Article détaillé : Baptisme.
 
Culte à l'Igreja Batista da Lagoinha, affiliée à la Convenção Batista Nacional (Convention baptiste nationale), en 2016, à Belo Horizonte, au Brésil

Le baptisme est une confession chrétienne évangélique issus d'un réveil lancé par le pasteur anglais John Smyth en Hollande en 1609[96],[97]. Thomas Helwys fonde la première église baptiste générale d’Angleterre à Spitalfields, à l’est de Londres en 1612[98]. Ce mouvement se caractérise par l'importance donnée à la Bible, à la nouvelle naissance, au baptême du croyant en tant que témoignage volontaire, un esprit missionnaire, un engagement moral de vie ainsi que par l’autonomie locale des églises, la séparation de l’Église et de l’État, et finalement l’autorité de la congrégation (congrégationaliste). En 2010, le baptisme compterait 100 millions de croyants[99]. Une certaine partie est regroupée dans l'Alliance baptiste mondiale[100],[101].

PentecôtismeModifier

Article détaillé : Pentecôtisme.
 
Culte à Dream City Church, affiliée aux Assemblées de Dieu, en 2007, à Phoenix, aux États-Unis

Le pentecôtisme se caractérise par l'importance donnée à la Bible, à la nouvelle naissance, aux dons du Saint-Esprit, aux guérisons divines, au baptême du croyant en tant que témoignage volontaire, un esprit missionnaire, un engagement moral de vie ainsi que par l’autonomie locale des églises, la séparation de l’Église et de l’État[51].

C'est Douglas Scott et son épouse, missionnaires anglais, qui ont fait connaître le pentecôtisme en France dans une communauté baptiste au Havre en 1930[102].

En 2011, le pentecôtisme compterait 279 millions de personnes[103].

Mouvement charismatique évangéliqueModifier

Dans les années 1960, après le début du mouvement charismatique, certaines églises évangéliques ont décidé de suivre les enseignements de ce mouvement et de quitter leurs dénominations chrétiennes pentecôtistes[104]. Bien que proche de certains éléments théologiques du pentecôtisme, le mouvement charismatique évangélique ne fait pas du parler en langues (glossolalie) une preuve nécessaire du baptême du Saint-Esprit, puisqu'il est considéré comme un don spirituel parmi les neufs autres, sans supériorité[105],[106]. Il insiste davantage sur la diversité des 9 dons du Saint-Esprit énoncés en 1 Corinthiens 12 versets 8-10, à savoir; la Sagesse, Connaissance, Foi, Guérison, Miracle, Prophétie, Discernement, Parler en langues, Interprétation[107],[108]. En 2011, le mouvement (regroupé avec le mouvement néo-charismatique), compterait 305 millions de personnes[103].

Mouvement néo-charismatiqueModifier

Article détaillé : Mouvement néo-charismatique.
 
Culte à Faith Tabernacle, affiliée à Living Faith Church Worldwide, en 2005, à Lagos, au Nigeria

Le mouvement néo-charismatique a commencé aux États-Unis, dans le début des années 1980[109]. Le baptême du Saint-Esprit, annoncé par Jésus et les neuf dons du Saint-Esprit sont des éléments centraux du courant[110],[111]. Les églises néo-charismatiques ont souvent recours aux moyens de communications modernes[112]. La théologie du mouvement charismatique évangélique est reprise par le mouvement néo-charismatique avec plus d'ampleur et avec quelques aspects théologiques supplémentaires, tels le combat spirituel, la parole de foi et le renouvellement structurel[113]. En 2011, le mouvement (regroupé avec le mouvement charismatique), compte 305 millions de personnes[103].

Christianisme non dénominationnelModifier

Article détaillé : Christianisme non dénominationnel.
 
Culte à Christ's Commission Fellowship de Pasig, affiliée à Christ's Commission Fellowship, en 2014, à Pasig, aux Philippines

Les premières églises non dénominationnelles sont apparues aux États-Unis dans le courant du XXe siècle, sous la forme d’églises indépendantes[114]. Elles ont connu une croissance significative qui continue au XXIe siècle, particulièrement aux États-Unis où elles représentaient la troisième confession chrétienne comptant le plus d'adeptes en 2010[115],[116] , [117]. En Asie, notamment à Singapour et en Malaisie, ces églises sont également de plus en plus nombreuses, depuis les années 1990[118].

Les églises non dénominationnelles se revendiquent du mouvement évangélique, même si elles sont autonomes et n'ont pas d'autres étiquettes formelles[119],[120],[121]. Le mouvement est particulièrement visible dans les megachurches[122],[123].

Les églises du mouvement néo-charismatique utilisent souvent le terme non dénominationnel pour se définir[124].

Les églises concentrées sur les « gens en recherche spirituelle » (seeker churches) sont plus enclines à se qualifier de non dénominationnelles[125].

Églises libresModifier

Le terme d'« Église libre » recouvre l'idée d'Églises indépendantes de l'État. De telles Églises se constituent donc en réaction à une Église plus ou moins liées à l'État[126],[127].

La Fédération internationale des églises évangéliques libres est fondée en 1948 à Berne en Suisse[128].

En France, les Églises évangéliques libres, dont les membres se disent « libristes », sont issues de l'Église Réformée de France : en 1849, l'État décide de rémunérer les pasteurs en maintenant le Concordat de Napoléon, les privant ainsi de toute autonomie vis-à-vis du pouvoir. Les Églises de la Réforme qui refusent cette tutelle font dissidence et, en se regroupant avec d'autres Églises protestantes indépendantes issues du Réveil, créent l'« Union des Églises évangéliques libres » dans le sens « indépendantes de l'État » et « fidèles à l'Évangile » par opposition au courant libéral non confessionnel qui traversait l'Église réformée à cette époque. L'Union des Églises évangéliques libres (UEEL) est associée au Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et également membre de la Fédération protestante de France (FPF).

Les Églises libres sont des Églises de professants et non de multitude. Les libristes sont proches des baptistes mais ne font pas du baptême par immersion une condition d'accès à la sainte cène ou au statut de membre. L'UEEL compte une cinquantaine d'Églises en France pour environ 4 000 membres et sympathisants. Elle est associée aux Églises évangéliques libres dans le monde par l’intermédiaire de la Fédération internationale des Églises évangéliques libres (IFFEC).

En Suisse, dans le canton de Vaud, l'Église libre existe entre 1848 et 1966 comme scission de l'Église nationale, par souci d'indépendance vis-à-vis de l'État, avec Alexandre Vinet comme figure de proue. L'Église libre re-fusionne avec l'Église nationale pour former l'Église évangélique réformée du Canton de Vaud en 1966. Dans le canton de Neuchâtel et au-delà, les Églises évangéliques libres sont issues du réveil de Genève, et ont longtemps formé la « fédération des Églises évangéliques libres » (FEEL), aujourd'hui incluse dans la « fédération romande d'Églises évangéliques ».

En Allemagne, l'idée d'Église libre (Freikirche) recouvre toutes les Églises qui ne sont pas Églises d'État.

Mouvements connexesModifier

Églises de réveilModifier

L’origine des églises de réveil se situe dans le réveil gallois de 1904-1905, dont l’un des principaux leaders est l’évangélisateur Evan Roberts[129]. Des réunions organisées par les évangélisateurs George Jeffreys, Douglas Scott et Adolphe Hunziker dans divers pays d’Europe au cours des années 1930 ont favorisé le développement du mouvement[130].

L'Union des Églises Évangéliques du Réveil de Suisse est établie après la fondation d'une première église à Genève en 1935 par Adolphe Hunziker[131].

En France, l'Union des Églises Évangéliques de Réveil (UEER) est fondée en 1957[132].

En République démocratique du Congo, le développement des églises de réveil a commencé à la fin des années 1970 et 1980[133]. L’Église de Réveil du Congo (E.R.C) est fondée en 1997[134].

Judaïsme messianiqueModifier

Article détaillé : Judaïsme messianique.

Le judaïsme messianique est un courant qui désigne les juifs convertis au christianisme évangélique[135]. Les origines du mouvement du Judaïsme messianique apparaissent dans l'Angleterre du XIXe siècle. Les premières organisations officielles sont dirigées par des juifs convertis comme la Church's Ministry Among Jewish People, société anglicane de Londres pour la promotion du christianisme parmi les juifs de Joseph Frey (1809)[136]. Aux États-Unis le mouvement s'est développé surtout à partir des années 1960 et 1970[135]. Il combine une théologie chrétienne avec une pratique religieuse inspirée du judaïsme. Ses fidèles se présentent comme des Juifs affirmant la messianité de Yechoua (Jésus)[137]. Le groupe le plus connu, même s'il n'est pas le plus important en nombre, se nomme Jews for Jesus. Il fut fondé en 1973 par un pasteur d'origine juive, converti au christianisme 20 ans plus tôt.

Le judaïsme messianique n'est pas reconnu par quelque organisation juive que ce soit, y compris les juifs réformés, à part deux voix dissidentes et marginales, à savoir la Rabbanit reconstructionniste Carol Harris-Shapiro et le Rav réformé Dan Cohn-Sherbok.

Les Juifs messianiques se définissent comme chrétiens, tout en soulignant l'importance des traditions juives, pour autant qu'elles soient en accord avec l'Évangile.

La plupart des communautés messianiques sont regroupées au sein de l'IMJA (International Messianic Jewish Alliance), dont le siège est aux États-Unis. La branche française de l'IMJA est l’AFJM (Alliance francophone des Juifs messianiques).

Aujourd'hui ils seraient, selon les sources, entre 50 000 et 350 000, principalement sur le continent américain.

Assemblées de FrèresModifier

Article détaillé : Assemblées de Frères.

Les Assemblées de Frères, parfois appelées Églises darbystes, sont apparues vers 1826 au sein de l'Église anglicane (Irlande, Angleterre) et d'autres Églises protestantes (France, Suisse, etc.). John Nelson Darby, J.-G. Bellett et George Müller furent quelques pionniers de ce mouvement. Leur ligne théologique reprend en grande partie les acquis des Réveils allemands et anglais dans le protestantisme des XVIIe et XIXe siècles avec comme axes majeurs :

  • les grands piliers de la théologie protestante sur la Bible, la grâce, la souveraineté de Dieu, le salut par la foi…
  • l'importance de l'engagement personnel, qui les rapproche de l'Anabaptisme ;
  • les quatre bases du courant évangélique : Bible, nouvelle naissance, témoignage personnel et l'importance de la croix ;
  • le sacerdoce universel des croyants, poussé jusqu'à refuser la mise en place d'un « clergé ». Chez les « Frères larges » depuis plusieurs décennies des pasteurs sont nommés, mais simplement comme faisant partie d'un groupe de responsables (« anciens ») à direction collégiale ;
  • l'autonomie des Églises locales (congrégationalisme), supervisées par des anciens chez les « Frères Larges », mais sans aucun titre dans l'aile plus exclusive.

Le mouvement s'est développé au XIXe en Europe et dans tous les pays anglo-saxons. Il s'est aussi implanté en terre de mission (Afrique, Moyen-Orient, Inde…) au XXe siècle. Depuis 1848, il est scindé en deux tendances : les frères « larges » et les frères « étroits ». L'approche exclusive est incarnée par John Nelson Darby.

Les « Frères larges » se sont distancés de la « doctrine » de Darby. On les appelle « Open Brethren » en Grande-Bretagne, « Communautés et assemblées évangéliques de France » ou CAEF en France, AESR en Suisse (les AESR sont désormais intégrées à la Fédération romande d'Églises évangéliques). Ils accordent plus d'autonomie aux Églises locales, sont plus ouverts aux autres croyants et aux changements doctrinaux, et sont plus actifs dans l'évangélisation. Leur nombre est évalué à deux millions dans le monde.

Une autre partie de ces croyants est restée attachée à la « doctrine » de Darby et a conservé le nom d’Assemblées de Frères ; ils sont plus interdépendants, plus conservateurs, très attachés à la spontanéité et la collégialité et forment plusieurs cercles de communion plus ou moins cloisonnés, des plus modérés aux plus étroits. Ils sont moins de 500 000 dans le monde. Ils sont souvent qualifiés de « darbystes », mais ne se désignent eux-mêmes que rarement ainsi ; seulement comme des « chrétiens » cherchant à appliquer de façon exacte les principes doctrinaux de la Bible.

CulteModifier

Le culte dans les églises évangéliques est vu comme un acte d'adoration de Dieu[138]. Il n'y a pas de liturgie, la conception du culte est plus informelle[139]. Il comprend généralement deux parties principales, la louange (musique chrétienne), le sermon fondé sur la Bible, des prières, l’offrande, avec périodiquement la Sainte-Cène[140],[141],[142],[143].

Lieux de culteModifier

 
Bâtiment de Yoido Full Gospel Church, affiliée aux Assemblées de Dieu, en 2015, à Séoul, en Corée du Sud

Les lieux de cultes sont généralement appelés « temple » ou simplement « bâtiment (d'église) »[144],[145],[146],[147]. Dans certaines megachurches, on parle de « campus »[148],[149]. Pour les chrétiens évangéliques, le bâtiment n'a pas de caractère sacré[150]. Certains cultes ont lieu dans des auditoriums ou des salles polyvalentes avec peu de signes religieux[151],[152], [153]. En raison de leur compréhension du deuxième des dix commandements, les évangéliques n’ont pas de représentation matérielle religieuse comme des statuts, des icônes ou des tableaux dans leurs lieux de culte[154]. La croix christique est l’un des seuls symboles spirituels qui peut généralement être vu sur un bâtiment ou dans l’auditorium d’une église évangélique[155]. Dans certains bâtiments se trouve un baptistère, sur la scène de l’auditorium (aussi appelée « sanctuaire ») ou dans une salle distincte, dans lequel on procède au baptême par immersion[156],[157].

MegachurchModifier

Les cultes prennent des proportions impressionnantes dans les megachurches (églises où plus de 2 000 personnes se réunissent chaque dimanche) [158] , [159] , [160]. Dans certaines de ces mégaéglises, plus de 10 000 personnes se rassemblent en même temps. On parle alors de Gigachurch[161] ,[162],[163].

En Afrique, la foi évangélique est aussi présente dans le développement de certaines villes qui appartiennent à des megachurches évangéliques, comme Redemption Camp de la Redeemed Christian Church of God et Canaanland de la Living Faith Church Worldwide, toutes deux en banlieue de Lagos, au Nigeria. Elles ont des auditoriums d’église de dizaines de milliers de place, des maisons, des routes, des supermarchés, des banques, des universités, et même une centrale électrique[164].

Dialogues œcuméniquesModifier

L’oecuménisme évangélique est représenté dans l’affiliation d’églises évangéliques à des dénominations chrétiennes évangéliques, qui sont membres d’alliances nationales évangéliques rattachées à l’Alliance évangélique mondiale[165]. Les diversités qui se répercutent en termes sociaux, culturels, politiques, ethniques et linguistiques autant que dénominationnels ne posent aux évangéliques, paradoxalement peut-être, aucun problème d'ordre doctrinal. C'est une conséquence directe d'un autre pilier du protestantisme, celui de la Sola fide (la « foi seule ») selon lequel, pour le dire simplement, peu importe la dénomination d'une personne, c'est sa foi seule et non ses actions qui sont vues par Dieu comme critère pour trouver faveur à ses yeux, et en fin de compte pour son salut ou non. Les évangéliques sont, il semble, les moins frileux à admettre que les membres de leur Église ou de leur dénomination ne seront pas nécessairement tous sauvés lors du Jour du Jugement. Aussi préfèrent-ils, sans distinction de dénominations, parler de l'Église (tout court) aussi appelée Église universelle à la suite du « Symbole des apôtres » (« Je crois en […] la Sainte Église universelle […] »), qui est à comprendre comme l'ensemble des « vrais » croyants en Christ, sauvés par leur foi[166].

Certaines dénominations chrétiennes évangéliques sont membres du Conseil œcuménique des Églises[167].

Diverses organisations évangéliques interconfessionnelles ont également contribué à développer l’unité évangélique[168]. Dans l’étude biblique, Cru et l’Union internationale des groupes bibliques universitaires. Dans l'aide humanitaire chrétienne mondiale, World Vision International. Il y a également eu l’émergence de divers instituts de théologie évangélique non-dénominationnels.

Dialogue évangélique-catholiqueModifier

Le dialogue entre l'Église catholique romaine et les églises évangéliques s’est fait de façon progressive. Il a débuté avec les églises pentecôtistes en 1972, sous la direction de David du Plessis, ancien secrétaire général de la Communauté pentecôtiste mondiale[169]. Il s’est poursuivi avec l'Alliance évangélique mondiale en 1977[170]. Il a débuté avec l’Alliance baptiste mondiale en 1984[171].

HumanitaireModifier

Beaucoup d'organisations évangéliques ont investi les terrains de l'aide humanitaire chrétienne mondiale. Parmi les plus importantes il y a International Justice Mission, Prison Fellowship International, Bourse du Samaritain, Mercy Ships, World Vision International[172].

Les évangéliques et les médiasModifier

Édition de livresModifier

Zondervan, une maison d'édition publiant des livres liés au christianisme évangélique est fondée en 1931 à Grandville, près de Grand Rapids (Michigan) aux États-Unis, par deux frères, Peter Zondervan et Bernard Zondervan[173],[174]. CLC International, une maison d'édition et un réseau international de librairies chrétiennes évangéliques, est fondé en 1941 à Colchester au Royaume-Uni[175]. En 2016, CLC compte 180 librairies dans 57 pays du monde[176]. Parmi les best-sellers, il y a eu La Croix et le Poignard publié en 1963 par le pasteur pentecôtiste David Wilkerson[177], Les langages de l'Amour publié en 1992 par le pasteur baptiste Gary Chapman [178], Une église motivée par l'essentiel publié en 1995 et Une vie motivée par l'essentiel publié en 2002 par le pasteur baptiste Rick Warren[179],[180].

PresseModifier

Dans la presse écrite, les magazines mensuels d'information et de réflexion chrétienne évangélique, Christianity Today, Charisma et Christianisme aujourd'hui sont les plus populaires dans la catégorie évangélique[181]. Christianity Today, a été fondé en 1956 aux États-Unis par le pasteur Billy Graham et John Howard Pew[182]. En 2008, son site web attirait 11,8 millions de visiteurs par mois[183]. Charisma a été fondé en 1975 par Stephen Strang, un journaliste et les Assemblées de Dieu aux États-Unis[181],[184]. En 1981, 80 000 exemplaires sont distribués et 250 000 en 2011[185]. En 1989, Christianisme aujourd'hui, un magazine francophone a été fondé par Alliance Presse en Suisse[186].

RadioModifier

Au niveau des stations de radio chrétiennes évangéliques francophones, il y a notamment Radio Lumière et Phare FM. Radio Lumière a été fondée en décembre 1958, à Les Cayes par la Mission évangélique baptiste du Sud d'Haïti[187],[188]. Phare FM a été fondée en 1989 à Mulhouse en France, sous le nom de Radio Phare par Bruno Léonardi[189],[190].

MusiqueModifier

Pour les évangéliques, la louange à travers la musique chrétienne est une des composantes de la foi, qui est présente dans la vie de tous les jours[191]. Les Dove Awards, une cérémonie annuelle qui récompense la musique chrétienne, sont créés à Memphis (Tennessee) en octobre 1969 par la Gospel Music Association[192]. Parmi les labels de disques de musique chrétienne contemporaine évangéliques, il y a Sparrow Records et Hillsong Music. Sparrow Records est fondé en 1976 aux États-Unis par Billy Ray Hearn, un gradué en musique chrétienne de l’Université Baylor[193]. Les chants d’Hillsong Music, fondé en 1991 par Hillsong Church, à Sydney en Australie, ont été traduits dans diverses langues et ont eu une influence considérable dans les églises évangéliques au niveau mondial[194],[195],[196].

TélévisionModifier

Christian Broadcasting Network a été fondé en 1961, par Pat Robertson gradué du New York Theological Seminary, à Virginia Beach, aux États-Unis[197]. Son émission-phare Le Club 700, est l'une des plus anciennes du paysage télévisuel américain et est diffusée en 39 langues dans 138 pays en différentes langues[198]. Trinity Broadcasting Network est fondée en 1973 par Paul Crouch, gradué du Central Bible College des Assemblées de Dieu, et sa femme, Jan à Memphis (Tennessee)[199],[200]. Al Hayat TV, une chaîne de télévision chrétienne évangélique en langue arabe, est fondée à Chypre en 2003 par Al Hayat Ministries[201],[202].

CinémaModifier

Des sociétés chrétiennes évangéliques sont également présentes dans le domaine de la production cinématographique. Citons notamment, Sherwood Pictures et Pure Flix. Sherwood Pictures a été fondé en 2003 par Alex Kendrick avec la Sherwood Baptist Church à Albany (Géorgie), aux États-Unis[203],[204]. Pure Flix a été fondé en 2005 à Scottsdale aux États-Unis par David A. R. White et Russell Wolfe, Michael Scott et Elizabeth Travis[205]. En 2015, la société lance une plateforme de films et séries télévisées en flux continu sur Internet[206]. Parmi les succès au box-office, il y Miracles du Ciel sorti en 2014, Courageous, sorti en 2016 et I Can Only Imagine sorti en 2018[207].

InternetModifier

En janvier 2007, GodTube, un site de partage de vidéos liées au domaine du christianisme, surtout évangélique, est fondé par Christopher Wyatt de Plano (Texas), à l'époque étudiant au Dallas Theological Seminary[208].

En 2008, le pasteur Bobby Gruenewald et Life.Church, une megachurch américaine, lancent YouVersion, une application mobile chrétiens évangéliques offrant gratuitement des traductions de la bible en plusieurs langues[209],[210],[211].

En 2015, Asoriba, une application mobile qui met en relation les églises chrétiennes évangéliques et les fidèles, est fondée à Accra au Ghana par 4 étudiants[212]. En 2017, elle compte 1,100 églises partenaires au Ghana, Kenya, Afrique du Sud, Nigeria et aux États-Unis, ainsi que 69,000 fidèles inscrits[213].

SexualitéModifier

En matière de sexualité, plusieurs églises évangéliques font la promotion du pacte de pureté auprès des jeunes chrétiens évangéliques, qui sont invités à s'engager durant une cérémonie en public à l'abstinence sexuelle jusqu'au mariage chrétien [214]. Ce pacte est souvent symbolisé par une bague de pureté [215].

Les perceptions de l'homosexualité dans les Églises évangéliques sont variées. Elles vont de conservatrice à libérale, en passant par modérée[216], [217].

Les évangéliques et la politiqueModifier

Au XIXe siècle, les évangéliques étaient parmi les opposants les plus forts à la pratique du sport par les femmes, au nom de la morale[218].

Certains dirigeants politiques chrétiens évangéliques n'hésitent pas à partager leur foi dans l'exercice de leurs fonctions administratives. C’est le cas d’anciens présidents africains, notamment Boni Yayi, John Dramani Mahama, Goodluck Jonathan, Olusegun Obasanjo et de présidents actuels comme Pierre Nkurunziza et Yoweri Museveni[219]. L'ancien Premier ministre canadien Stephen Harper a affirmé certaines prises de positions influencées par ses convictions chrétiennes[220],[221]. Au Brésil, les évangéliques ont soutenu l'élection de l'ultra conservateur Jair Bolsonaro, l'alliance de « l'extrémisme religieux avec une vision autoritaire et totalitaire du monde », en se mobilisant pour la « préservation de la famille monogame formée par des hommes et des femmes »[222].

L'exemple des États-UnisModifier

Les évangéliques aux États-Unis votaient peu jusque dans les années 1970 : 70 % d'entre eux n'avaient pas voté pour la présidentielle de 1976[223]. Jimmy Carter avait été le premier à avoir ouvertement affirmé sa foi chrétienne évangélique lors de la campagne, faisant ainsi de la religion un nouveau thème de campagne, une innovation qui allait le desservir au moment de sa 2e campagne électorale[223]. En effet, quatre ans plus tard, les positions prises par le président Carter sur l'avortement, l'homosexualité et le féminisme, avaient déçu beaucoup des chrétiens évangéliques qui l'avaient soutenu en 1976[223] et certains décidèrent de s'organiser et de former un groupe de pression politique conservateur, baptisé The Moral Majority (« la majorité morale ») ou the Religious Right (« la droite religieuse »)[224] que Ronald Reagan sut récupérer. Les évangéliques avaient de toute façon déjà pris leurs distances avec un Parti démocrate qui avait, selon eux, participé au déclin moral des États-Unis. Une fois la présidentielle de 1980 gagnée, Reagan fit d'ailleurs voter une série de lois et favorisa des amendements directement liés aux valeurs chrétiennes que défendent les évangéliques[225].

De Reagan à Bush fils, les évangéliques, tout en s'organisant toujours mieux, ont voté massivement pour les Républicains[225]. Dès 1980, l'influence des télévangélistes conservateurs devint un phénomène de premier ordre dans les campagnes électorales ; les plus actifs d'entre eux étaient Jerry Falwell, Pat Robertson, Jim Bakker, James Robison, ou encore Bill Bright, avec sa campagne « Campus Crusade for Christ » (« Croisade des campus pour le Christ »)[223]. Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 2000, George W. Bush réaffirma sa foi[226] et se fit le défenseur des valeurs traditionnelles mais avec un peu moins de véhémence que ses prédécesseurs. Les évangéliques attendaient beaucoup de Bush et de sa promesse, la faith-based initiative, une série de dispositions spéciales de l'État américain et de subventions destinées aux associations religieuses afin d'aider à lutter contre la pauvreté. Une partie d'entre eux furent déçus par une opposition jugée trop faible au mariage homosexuel, par le manquement à la faith-based initiative et par la politique militariste du président et de son administration. À ce sujet, David Kuo, conseiller spécial de Bush pour la faith-based initiative démissionna de son poste en 2006 en dénonçant le dénigrement de l'administration en place envers les pauvres et déclara que cette même administration recherchait le soutien des chrétiens tout en se moquant d'eux[227].

Leur moindre mobilisation à partir de 2008, bien que n'étant pas, et de loin, le seul facteur, a favorisé l'élection de Barack Obama[228].

En 2016, grâce à Jerry Falwell Jr. (en), président de l'Université évangélique Liberty et proche de Donald Trump, se forge l’alliance entre le candidat républicain et les chrétiens évangéliques conservateurs[229]. Les électeurs évangéliques blancs votent majoritairement pour Donald Trump (à 81%, contre 16% à Hillary Clinton). Cependant les évangéliques progressistes, comme Shane Claiborne (en), souvent engagés sur le terrain de la justice sociale et opposés à la peine de mort, se sentent en décalage avec cette frange conservatrice, plus âgée[230].

À mi-mandat, la question de l’influence des chrétiens évangélistes ultra-conservateurs prend une importance croissante, dans la mesure où la survie politique de Donald Trump semble en dépendre de plus en plus[231]. En octobre 2018, à l'approche des élections à mi-parcours, le soutien des évangélistes à Trump semble se maintenir, bien qu'il y ait une certaine érosion parmi les femmes. Un sondage publié début octobre par le Public Religion Research Institute a révélé que 72% des protestants évangéliques blancs avaient une opinion favorable du président[229].

En janvier 2919, au Caire, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient et dans le Golfe, Mike Pompeo, le secrétaire d'État qui a été désigné le en remplacement de Rex Tillerson, s'est présenté « en tant que chrétien évangéliste ». Comme le vice-président Mike Pence, Mike Pompeo considère la théologie évangélique comme une source d’inspiration très puissante[232].

ControversesModifier

La théologie de la prospérité, qui s’est répandue dans les années 1970 et 1980 aux États-Unis principalement par le fait du télévangélisme, est une doctrine particulièrement controversée dans les églises évangéliques[233]. Elle est centrée sur l’enseignement de la foi chrétienne comme un moyen de s’enrichir financièrement et matériellement, par une « confession positive » et une contribution aux ministères chrétiens[234]. Des promesses de guérison divine et de prospérité sont garanties, en échange de certains montants de dons[235],[236],[237]. La fidélité dans la dîme permettrait de s’éviter les malédictions de Dieu, les attaques du Diable, et la pauvreté[238],[239], [240]. Les offrandes et la dîme occupent ainsi beaucoup de temps dans certains cultes[241]. Souvent associée avec la dîme obligatoire, cette doctrine est parfois comparée à un business religieux[242],[243],[244],[239]. Elle est critiquée par des pasteurs et des unions d’église, comme le CNEF, en France[245],[246].

Au XIXe siècle, les évangéliques étaient parmi les opposants les plus forts à la pratique du sport par les femmes, au nom de la morale[247].

Notes et référencesModifier

  1. Blogdesebastienfath, « STATISTIQUES ÉVANGÉLIQUES MONDIALES 2018 », (consulté le 25 mai 2019)
  2. « Statistiques évangéliques mondiales 2018 », sur blogdesebastienfath.hautetfort.com (consulté le 25 mai 2019)
  3. Gabriel Bouchaud, « De plus en plus de Français ne croient plus en Dieu », sur Le Point, (consulté le 25 mai 2019)
  4. D’un point de vue lexical, l'anglais, dont l'usage actuel au sens "évangélisme" est issu, dispose de deux adjectifs distincts : evangelical (« évangélique », « de l’Évangile » ou « des évangiles »; mais signifie parfois également en tant que substantif « adhérent au christianisme évangélique ») et evangelistic (« lié à la promotion de la prédication et de la dissémination de l’Évangile chrétien »), que le français nomme « évangéliste ».
  5. a et b (de) Erwin Fahlbusch, Geoffrey William Bromiley, Jan Milic Lochman, John Mbiti, Jaroslav Jan Pelikan et Lukas Vischer, Evangelisches Kirchenlexikon, USA, Wm. B. Eerdmans Publishing, , p. 212.
  6. Malo Tresca, Entre « évangélistes » et « évangéliques », une confusion fréquente, la-croix.com, France, 17 octobre 2019
  7. Dictionnaire Larousse, Évangéliste, consulté le 11 novembre 2019.
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  12. a et b Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, France, Editions Labor et Fides, , p. 75.
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  15. Philippe Gonzalez, Que ton règne vienne: des évangéliques tentés par le pouvoir absolu, Labor et Fides, (ISBN 9782830915303, lire en ligne)
  16. Philippe Gonzalez, « Changer les cœurs, gagner les nations : la conversion dans l'évangélisme », sur Esprit Presse, (consulté le 5 avril 2019)
  17. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 366
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  20. a b et c Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 28, 90
  21. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 10
  22. http://lecnef.org/leur-histoire Histoire des évangéliques
  23. Sébastien Fath, ÉVANGÉLISME ET ÉGLISES ÉVANGÉLIQUES, universalis.fr, France, consulté le 31 mai 2019
  24. « Évangélisme » dans L'Encyclopédie canadienne, Historica Canada, 1985–. (consulté le ).
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  26. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 70-71
  27. a et b Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, , p. 65.
  28. Ed Hindson, Dan Mitchell, The Popular Encyclopedia of Church History, Harvest House Publishers, USA, 2013, p. 306
  29. George Thomas Kurian, James D. Smith III, The Encyclopedia of Christian Literature, Volume 2, Scarecrow Press, USA, 2010, p. 565
  30. Outre ces deux points, les anabaptistes ont quelques autres caractéristiques : pacifistes, ils refusent de porter des armes, ainsi que l'exprime la confession de foi de Dordrecht de 1632. Ils pratiquent le lavement des pieds et la Cène dans leur liturgie. Les confessions de foi de 1527 et 1632, ainsi que des ordonnances exposaient aussi des exigences d’ordre vestimentaire et social telles que l’endogamie, ou la « non-mondanité », c'est-à-dire le fait de rester à l'écart de la mode et des activités de la société.
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Alfred Kuen, Qui sont les évangéliques ? Identité, unité et diversité du mouvement, Éditions Emmaüs, 1998.
  • Linda Caille, Soldats de Jésus, les évangéliques à la conquête de la France, Paris, Fayard, 2013
  • Patrice de Plunkett, Les évangéliques à la conquête du monde, Paris, Perrin, 2009
  • Jean Duchesne, Jesus Revolution: made in U.S.A., Paris, Édition du Cerf, 1972, 135 p. N.B.: En dépit du titre anglais de ce livre, son texte est en français; la trad. espagnole, portant le même titre, a été publiée par Ediciones Marova, Madrid, en 1973, 196 p., dans la coll. « Nuevas fronteras ».
  • Sébastien Fath (dir.), Le protestantisme évangélique, un christianisme de conversion, Turnhout, Brépols, 2004 (actes d'un colloque en Sorbonne)
  • Sébastien Fath, Du ghetto au réseau, Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Genève, Labor et Fides, 2005
  • Yannick Fer, L'offensive évangélique. Voyage au cœur des réseaux militants de Jeunesse en Mission, Genève, Labor et Fides, 2010
  • Philippe Gonzalez, Que ton règne vienne. Des évangéliques tentés par le pouvoir absolu, Genève, Labor et Fides, 2014
  • Jörg Stolz, Olivier Favre, Caroline Gachet, Emmanuelle Buchard, Le phénomène évangélique. Analyses d’un milieu compétitif, Genève, Labor et Fides, 2013

Articles connexesModifier

Liens externesModifier