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Vignoble de la région de Montluçon

Le Vignoble de la région de Montluçon est un vignoble établi sur les hauteurs de Montluçon, principalement sur les communes d'Huriel et de Domérat. D'autres communes ont également des vignes : La Chapelaude, Estivareilles et Désertines.

PrésentationModifier

En 1569, Nicolas de Nicolay, dans sa Description générale du Bourbonnais en 1569, ou Histoire de cette province (villes, bourgs, châteaux, fiefs, monastères, familles anciennes), indique que la châtellenie de Montluçon produit «  quantité merveilleuse de très bon vins desquels se fournissent tous les ans partie de ceux du Limousin, de la Marche et de la Combraille ». Le phylloxéra apparait pour la première fois en Bourbonnais le sur la commune d’Huriel et porte un coup très sévère au vignoble. Le vignoble sera pourtant reconstitué (environ 2500 hectares replantés sur les communes de Domérat et Huriel vers 1910) mais les aléas climatiques (gels de 1910) et le positionnement sur des vins courants (en concurrence avec les vins du Midi abondants et peu chers) feront disparaître petit à petit ce vignoble.

État des lieux aujourd'huiModifier

Il reste un seul viticulteur professionnel, au domaine du Champ de la Ronde, à Huriel, Gilles Desgranges, qui a repris le flambeau paternel en 1999. Il exploite aujourd'hui 2 ha de vignoble, plantés il y a peu, et commercialise environ 8 000 bouteilles en appellation « Vin de pays du Val de Loire ».

Deux associations continuent la tradition :

  • À Domérat, Tradition du vignoble montluçonnais vendange chaque année les parcelles conservatoires du château de la Pérelle où est établi le « musée de la vigne et du vin » ouvert en été (entrée gratuite).
  • À Huriel, l'association Les Côtes de la Croze, créée en 2011, a pour but l'entretien et l'exploitation d'une vigne.

Le reste du vignoble est essentiellement constitué de vignes familiales. Ce patrimoine est en voie de disparition.

Une relance possible ?Modifier

Une relance est elle possible ? Voici deux exemples :

Les viticulteurs voisins de Châteaumeillant qui viennent d'obtenir l'AOC et le cas très intéressant du vignoble de Riousse (commune de Livry dans la Nièvre), totalement disparu durant plusieurs décennies, reconstitué à la suite d'une impulsion municipale avec, dans un premier temps, la création d'une association loi 1901 avec souscription volontaire, puis par la cession à un agriculteur professionnel (16 hectares).

D'autres exemples de reconstitution sont en cours : Remise en culture de parcelles avec l'association « Coteaux Henri IV » à Ris (Puy-de-Dôme) ou envisageables à Châteldon (Puy-de-Dôme)

ConcoursModifier

Le concours des Vins de la vallée du Cher (du nom de la rivière locale) existe toujours à Domérat : En 2007, 24 vignerons ont participé au 48e concours qui a même vu l'arrivée de deux nouveaux vignerons. 60 vins ont été goûtés. Le classement est établi en quatre catégories :

  • Vins rouges (douze participants)
  • Vins blancs (huit participants)
  • Vins rosés (quinze participants)
  • Vins « vieux rouge » (sept participants)

Le 51e concours a eu lieu le .

OuvragesModifier

Un ouvrage de Bernard Duplaix, Ils étaient vignerons à Huriel retrace le travail de ce coin de terroir. En voici quelques extraits :

« La technique de plantation a changé au fil du temps : le palissage de la vigne sur fil de fer a remplacé la plantation en échalas dès que le travail en rangées a été adopté, pourtant le système des échalas permettait une circulation aisée dans le vignoble. »

« Les plants les plus utilisés étaient le Gouget (cépage local), le Gamay, le Damas, le Gaillard, l'Othello et quelques fois le Noah et le Verdurant (nom local du Chenin). »

Sources Document utilisé pour la rédaction de l’articleModifier