Ouvrir le menu principal

Théologie évangélique

La Théologie évangélique est l'enseignement, la doctrine, en ce qui concerne les questions spirituelles dans le christianisme évangélique. Cette théologie s'appuie uniquement sur la Bible. Comme le mouvement n’est pas constitué en une seule église et n’a pas de hiérarchie statuant sur la doctrine, on ne peut lui reconnaître une profession de foi qui serait officiellement représentative. En effet, chaque association d'église ou église indépendante a une confession de foi particulière. Néanmoins, on observe parmi les divers courants évangéliques (baptisme, mouvement de sanctification, assemblées de frères, pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique, mouvement néo-charismatique et christianisme non-dénominationnel) un ensemble de croyances similaires. Tous ont une volonté déclarée d’être fidèles aux écrits bibliques. Ces points de profession de foi sont très souvent soutenus par des passages bibliques et en général par une interprétation transversale de ce que la Bible déclare sur un de ces points de profession de foi.

Sommaire

Autorité de la BibleModifier

Article détaillé : Théopneustie.

La Bible est considérée comme étant inspirée par Dieu Lui-même et est l'autorité souveraine dans la foi chrétienne[1],[2]. Lorsque Paul, donc, déclare que « toute écriture » est le produit du souffle divin (cf. plus bas : Esprit Saint), « tient son souffle de Dieu » (2 Tim. 3:16), il affirme que l’Écriture est un produit d’une opération divine toute spécifique. Il est donc important de noter que le grec ne porte pas la signification que les termes de la Bible ont été insufflés dans les auteurs humains, mais plutôt que celle-ci respire Dieu. La révélation divine constitue une sorte d’écoulement perpétuel de la puissance créatrice de Dieu. Autrement dit, il est considéré que Dieu a « supervisé » la rédaction de chaque ligne de la Bible afin qu'elle contienne un message dans un langage humain envoyé par Dieu utilisant l’intellect, les styles d'écriture et le talent rédactionnel humains – cette notion est appelée théopneustie. Souvent appelée « la Parole de Dieu » ou l’Écriture (langage biblique), elle est considérée comme infaillible et, dans certains milieux évangéliques, sans erreur – cette notion est appelée inerrance biblique[3]. Ceci lui vaut parfois d’être interprétée d’une manière très littérale, dans certains courants, et notamment les plus conservateurs en matière religieuse (courants ultraconservateurs et fondamentalistes). Néanmoins, il s'avère qu'en fonction des milieux, les évangéliques ont toujours tâché de concilier les notions d'infaillibilité et éventuellement d'inerrance bibliques avec une forme rigoureuse de critique de la Bible. On considère que la Bible détient l’autorité suprême en matière de foi et de direction de la vie du croyant, les évangéliques considèrent également son infaillibilité. Le croyant est dépendant de l'Esprit Saint pour avoir une bonne compréhension des textes. La bible est considérée comme un manuel de vie qui concerne tous les aspects de la vie[4].

Sainte Trinité et christologieModifier

Les Églises et dénominations évangéliques défendent une théologie trinitaire[5],[6] , [7]. Ainsi, point que l’on retrouve dans presque tous les courants principaux du christianisme, le Dieu unique, éternel et esprit est éternellement présent et révélé dans trois Personnes divines, à savoir, le Père (Dieu Tout-puissant), le Fils (ou « Fils unique » – littér. μονογενης, monogénès, « unique engendré » ; Jésus-Christ) ; et l’Esprit Saint (ou « Souffle Saint »). L’ancrage insistant des évangéliques dans les écrits bibliques les font certes différer du catholicisme en ce qu’ils ne tiennent à justifier ce credo que sur base de passages ou concepts bibliques et non sur la Tradition ou les conciles (sachant que la naissance de ce dogme est souvent rattachée au concile de Nicée qui eut lieu au début du IVe siècle). Les évangéliques[8] adhèrent (a minima officieusement) au Symbole de Nicée-Constantinople (381) définissant la différenciation relationnelle de Dieu, à la fois un et trine, ainsi que le principe d'unité et d'identité, dans le cas des deux natures, en la personne théandrique du Christ[9], ainsi qu'aux positions du Premier concile de Nicée (et non au concile lui-même) qui condamnent l'arianisme. Néanmoins, afin d'éviter toute polémique inutile et surtout parce que par humilité elles estiment que le mystère des relations exactes entre les trois personnes divines ne peut qu'être au-delà de toute raison humaine, elles n'encourageront pas la théologie spéculative à ce sujet sur ce qui n'est pas immédiatement déductible de la Bible.

La Vierge Marie est appelée ainsi parce qu'elle était vierge avant la naissance de Jésus mais les évangéliques reconnaissent les autres enfants, frères et sœurs de Jésus et nés après celui-ci, cités dans les Évangiles en Marc 6,3. Elle est reconnue en tant que Maria Christotokos (Mère de Christ) et est considérée comme un modèle de foi, d'humilité et d'obéissance à Dieu. Certains évangéliques réfutent l'appellation de Théotokos (Mère de Dieu) du Concile d'Éphèse (431) pour éviter toute confusion avec la dévotion mariale que l'on retrouve dans l'Église catholique romaine, mais la plupart des théologiens évangéliques acceptent cette formulation d'un point de vue théorique[10] en s'appuyant sur le principe de communication des idiomes et en considérant que la rejeter reviendrait à nier l'unicité de la personne du Christ ; ils la complètent en général prudemment d'un "selon sa nature humaine". Les évangéliques rejettent les idées selon lesquelles Marie serait corédemptrice ou médiatrice, ainsi que l'immaculée conception, la dormition et l'assomption, les considérant comme non justifiées bibliquement, de même que toute forme de piété mariale.

Cette conception trinitaire de Dieu porte à diverses conséquences dans la foi chrétienne évangélique :

DieuModifier

Pour les évangéliques, la personne de Dieu, est le créateur du ciel et de la terre [11]. De plus, Dieu est présenté comme un Père aimant, et la relation de l’humain avec Dieu doit nécessairement être celle d’un enfant vis-à-vis de son père[12].

JésusModifier

Article détaillé : Christologie.

Jésus est considéré comme parfaitement homme et parfaitement Dieu. Cette composante de la Trinité, prend une résonance et des conséquences particulières pour les évangéliques[13].

  1. Jésus-Christ est considéré comme Fils unique de Dieu ou du Père (Jean 3:16), ou encore unique engendré, sans aucune connotation biologique (croyance en sa naissance miraculeuse), mais au sens biblique du terme, qui selon l’interprétation évangélique détient un statut filial symbolique et spirituel à Dieu, rapproché de manière transversale à Isaac, fils d’Abraham (livre de la Genèse)[14]. En effet, Isaac était aussi appelé fils unique de son père, alors que la Bible présente pertinemment qu’il avait un demi-frère, Ismaël. L’unicité d’Isaac en tant que fils d’Abraham serait donc symbolique et d'ordre spirituel ; les interprétations rabbinique (juive) et évangélique considèrent en effet qu’Isaac était le "fils unique" car il était le seul à réaliser la promesse de Dieu. À côté de cela, l’épisode du sacrifice d’Isaac par son père est vu comme un appui à cette compréhension, comme "pointant vers" Jésus, ou, pour reprendre le langage biblique, ce sacrifice n’était que "l’ombre des choses à venir" (Colossiens 2:16-17), à savoir, Jésus offert comme sacrifice.
  2. Jésus-Christ est, considéré comme "Dieu fait homme"[6],[15]. C’est un objet de foi ferme que Jésus-Christ n’est qu’une manifestation charnelle de Dieu, et qu’il a existé de toute éternité (Jean, 1:1-3)[16]. En effet, il est considéré comme la Parole (ou Verbe, ou encore Logos) de Dieu faite chair, c'est-à-dire son Expression même par excellence, rapprochée selon l’exégèse évangélique de la Sagesse de Dieu décrite surtout par le roi Salomon dans l’Ancien Testament (notamment et surtout livre des Proverbes 9:1) et les écrits deutérocanoniques en tant qu’émanation ou rayonnement de la Sagesse de Dieu –bien que considérés comme apocryphes par les évangéliques, ceux-ci utilisent ces écrits pour appuyer le fait que l’hypostase de Jésus en tant que quasi-personnification d’un attribut de Dieu était présente dans la pensée juive et les Écrits canoniques ou non). L’existence éternelle de Jésus est également supportée dans la Bible, aux dires des évangéliques, par les christophanies (manifestations du Messie en forme humaine avant la naissance de Jésus – voir surtout le grand prêtre Melchisédech dans la Genèse peut-être sous-entendu dans l’évangile selon Jean, chap. 1 v. 10), et les propos et faits de Jésus (entre autres nombreuses choses, le fait que Jésus se décrive de la même manière que le Dieu d’Israël, YHWH (Yahvé ou Jéhovah) s’est révélé à Moïse – Jean 8:58 en parallèle avec Exode 3:14). Par-dessus tout, le fait que l’exégèse évangélique considère comme acquis le fait que Jésus ait été condamné pour une accusation de blasphème par les Juifs, parce qu’il avait prétendu être Dieu, constitue probablement l’un des premiers objets d’attestation de la divinité de Jésus.
  3. Jésus-Christ est, considéré dans sa divinité, comme partie prenante au jugement des vivants et des morts qui aura lieu à la fin des temps[17]. Ressuscité, élevé au ciel (Ascension), toujours vivant et "siégeant à la droite de Dieu" (Marc 16:19 et passages similaires ; Actes 2:33 et passages similaires), il est le seul digne intercesseur auprès de Dieu (inspiré de la théologie paulinienne) pour défendre la cause des croyants convertis"à Christ". En tant que manifestation de Dieu, le christianisme évangélique insiste énormément sur la personne de Jésus-Christ. Les évangéliques voient ainsi le christianisme, non comme une religion, mais une relation, qui consiste essentiellement en une relation d'engagement avec Jésus-Christ, considéré comme seul chemin vers Dieu. En ce, Jésus-Christ est le digne et le seul chef de l'Église (rupture classique vis-à-vis du catholicisme), Église qui est aussi appelée corps du Christ (imagerie paulinienne).

Saint-EspritModifier

Le Saint-Esprit (ou l’Esprit de Dieu, Esprit) Dieu en tant qu’Esprit, est considéré comme étant pleinement Dieu. Il s’agit de la manifestation éternelle de Dieu dans la dimension humaine. C’est la présence de l’Esprit que Jésus a promise dans l’Évangile à ceux qui se convertiraient, attestée par les premiers témoins du Christ (Actes des Apôtres chapitre 2)[18]. Tous les courants évangéliques considèrent que le Saint-Esprit est présent et œuvrant dans les histoires personnelles de chaque croyant, ainsi que dans le devenir de l’Église universelle[6]. Partie prenante de la conversion de l’individu, il est aussi considéré comme à l’origine divers dons, qui varient beaucoup si l’on se base sur les écrits néotestamentaires, mais il est courant que les dénominations charismatiques mettent l’accent sur tel ou tel don prodigués par l’Esprit[19]. Les dons du Saint-Esprit sont au nombre de 9; les dons créatifs (écriture et arts), les dons pastoraux (encadrement et guidance des communautés), les dons apostoliques (prédication, enseignement), les dons prophétiques (prophétie dans ses diverses formes), les dons prodigieux (prodiges et miracles)[20]. Le christianisme évangélique, particulièrement dans les courants pentecôtisme, mouvement charismatique évangélique, mouvement néo-charismatique, met une emphase sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église[21].

Adoration de Dieu seulModifier

Les évangéliques réfutent ceux désignés comme saints par les Églises catholiques et orthodoxes car assimilant le culte de dulie, que donne ces églises aux saints ainsi désignés, et aussi particulièrement le culte d'hyperdulie, donné à Marie, à de la nécromancie et de l'idolâtrie[22]. Ils se basent sur:

  • Deutéronome 18:10-12 (« Qu'on ne trouve chez toi... personne qui consulte les esprits ou dit la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel. ») et sur le fait que les personnes considérées comme saintes de leur vivant, sont, à la suite de leur décès, aussi « spirituellement endormies » ou « spirituellement inaccessibles ».
  • Ecclésiaste 9:5, « Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n'y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée. »

L'adoration et la louange de Dieu, par la musique chrétienne contemporaine, est une partie importante d'une réunion (christianisme)[23].

De plus, pour les évangéliques utiliser Marc 12:27 (« Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants ») et Jean 11:26 (« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais ») afin d'adhérer au culte des saints résulte d'une extrapolation erronée et abusive de la possibilité de la Résurrection promise par le Christ mais qui surviendra à la Fin des Temps.

Le Plan de SalutModifier

L'appellation « évangélique » vient du terme évangile : du grec ευ-άγγελον (eu-ággelon, littéralement « bon message », par extension « bonne nouvelle »). Pour les évangéliques, la bonne nouvelle consiste en ce que tout homme pécheur par nature doit subir un châtiment éternel en Enfer, mais que par la foi en Jésus et non par les œuvres, il peut accéder gratuitement au Salut[24].

Nouvelle naissanceModifier

La nouvelle naissance, cette rencontre personnelle avec Jésus-Christ qui se déroule à la conversion du croyant, est considérée comme un véritable passage de la mort spirituelle à la vie spirituelle[25]. Ce concept est basé sur Jean 3:3 "Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu", et Jean 10:10). On parle alors de "chrétiens nés de nouveau", équivalent anglo-saxon de born-again Christians (voir 2Corinthiens 5:17 et Galates 6:15). C’est en effet, l’une des manières les plus justes de désigner les chrétiens d’obédience évangélique sous l’angle de la conversion personnelle. La rencontre du croyant avec Jésus et la décision de lui donner sa vie marque un changement de vie important[26]. Pour la majorité des chrétiens évangéliques, la nouvelle naissance survient avant le baptême du croyant, par immersion dans l'eau [27]. Pour certaines églises, tel que dans le courant baptiste, il est synonyme du baptême du Saint-Esprit. Pour d'autres églises, de courant pentecôtiste, le baptême du Saint-Esprit est un évènement distinct qui s'accompagne obligatoirement de la glossolalie et permet une expérimentation des dons du Saint-Esprit[28]. Dans les églises charismatique évangélique et néo-charismatique, le baptême du Saint-Esprit est également une deuxième expérience[29]. Toutefois, le parler en langues (glossolalie) n'est pas une l'unique preuve de cet évènement spirituel. Le croyant peut avoir reçu les 8 autres dons énoncés en 1 Corinthiens 12-14[30],[31].

CharitéModifier

La charité, cette préoccupation pour l'aide aux démunis, est l'une des trois vertus primaires chrétiennes et un concept clairement établi dès l'Ancien Testament[32]. Elle s'exprime d'abord en termes de générosité financière mais également en égard au temps consacré. Elle est également considérée comme très importante par la plupart des Églises évangéliques. Certaines Églises consacrent des grandes sommes par années en humanitaire (soutien alimentaire, aide médicale, éducation, etc).

« Rendez justice au faible et à l'orphelin, Faites droit au malheureux et au pauvre, Sauvez le misérable et l'indigent, Délivrez-les de la main des méchants.» (Psaumes 82:3-4)

« Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai bien eu soin de faire.» (Galates 2:10)

Cette valeur est à l'origine de l'humanitaire chrétien moderne[33].

Pour les églises évangéliques, l'humanitaire est un appel de Dieu à participer au soulagement des souffrances[34],[35]. Ainsi, beaucoup d'églises investissent temps et argent au service des démunis, dans leur pays et à l'international[36], [37]. Sur la majorité des sites web d'ONG chrétiennes évangéliques, tels ceux de Mercy Ships[38] et World Vision[39], il est rappelé que l'aide est apportée à tous, sans discrimination de religion.

ÉvangélisationModifier

La plupart des évangéliques croient que la conversion des cœurs est l'œuvre de Dieu seul, par son Saint-Esprit (Jean 16:8), mais savent aussi que le partage de la foi auprès de non-croyants est une action de reconnaissance pour ce que Dieu a fait pour eux (Mathieu 10:32)[40]. Répandre la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, est un commandement donné par Jésus avant son ascension se trouvant dans Marc 16:15 et Matthieu 28:19-20. Cette mission est particulièrement prise en compte dans les églises, avec des programmes missionnaires locaux et internationaux.

Fin des tempsModifier

Jugement dernierModifier

C’est une croyance dans le christianisme en général et dans d’autres religions monothéistes qu’à la fin des temps les humains seront jugés par Dieu[41]. Jésus-Christ, alors, à la suite des écrits bibliques (y compris l'Ancien Testament), reviendra personnellement, corporellement et de manière visible[6]. Alors que d'autres religions et branches du christianisme conçoivent qu’ils seront jugés sur base de leurs actions (ou "œuvres"), un point important du christianisme évangélique, est de croire que les humains seront jugés sur leur foi, à savoir sur leur acceptation ou non de Jésus-Christ en tant que Sauveur et Seigneur lorsqu’ils entendirent l’évangile chrétien au cours de leur vie.

Les sept DispensationsModifier

Article détaillé : Dispensationalisme.

Certains évangéliques sont dispensationalistes[17]. Ils divisent l'Histoire en sept grandes périodes (les dispensations). Ainsi, la plupart d'entre eux croit au retour relativement proche du Christ, voire, pour certains, à son imminence qui procéderait alors à l'Enlèvement de l'Église. Selon eux, et dans un premier temps, l'Église sera donc enlevée (1 Thessaloniciens 4.16-18) et ainsi préservée des jugements qui frapperont le monde (Apocalypse 3:10) pendant 7 ans, puis sera unie au Messie (Apoc 19:7-8) avant que celui-ci ne vienne instaurer le millénium (Apoc 20:1-6) de paix sur la Terre. Après quoi viendra le Jugement dernier (Apoc 20:11-15), la fin du monde et l'entrée dans un monde nouveau (Apoc 21:1).

  • Les évangéliques sionistes: Ils sont dispensationalistes et sionistes car ils croient être à la fin de la sixième dispensation. En effet, pour eux, la création de l'état moderne d'Israël (1948) correspond au rétablissement biblique et prophétique d'Israël, au rétablissement du peuple élu, prologue à la septième dispensation et au retour du Christ[42]. Aider au plein établissement d'Israël et le soutenir correspond donc à suivre le plan et la volonté de Dieu.
  • Les évangéliques non sionistes: Bien que pensant être dans la sixième dispensation, ils doutent ou ne perçoivent même pas du tout l'Israël moderne comme étant le royaume d'Israël devant être rétabli par la volonté divine[43]. Pour eux, l'état moderne est une résultante des hommes et non de Dieu; en ce sens, ils rejoignent la position Haredim ou juifs ultra-orthodoxes. Soutenir cet Israël non divin, non prophétique, pourrait alors aller à l'encontre de la volonté divine; leur attitude oscille donc entre la neutralité et l'hostilité vis-à-vis de l'état d'Israël.
  • Les évangéliques non dispensationalistes: Pour eux le dispensationalisme est une doctrine surtout mise au point par Cyrus Scofield, humaine, n'étant même pas mentionnée dans la Bible et donc sans aucune inspiration divine, ni fondement. Cependant, cela ne les empêche pas d'estimer la parousie plus ou moins proche dans le temps. Leur attitude envers l'état d'Israël est donc variable mais généralement neutre.

Notes et référencesModifier

  1. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, pages 153-154
  2. Michel Deneken, Francis Messner, Frank Alvarez-Pereyre, "La théologie à l'Université: statut, programmes et évolutions", Editions Labor et Fides, France, 2009, pages 66-67
  3. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, page 24
  4. Sébastien FATH, Encyclopædia Universalis, ÉVANGÉLISME ET ÉGLISES ÉVANGÉLIQUES, Site web officiel, France, consulté le 27 aout 2016
  5. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, pages 502-503
  6. a b c et d Alliance évangélique mondiale, Confession de Foi, Site web officiel, USA, consulté le 29 aout 2016
  7. Ralph Bouma, Site web Top chrétien, L'unité de la Trinité, France, consulté le 27 aout 2016
  8. « Confession de foi de l'Alliance Evangélique Mondiale », sur worldea.org (consulté le 2 janvier 2017)
  9. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, page 95
  10. Alain Nisus, « Marie - Immaculée conception », sur www.protestants.org (consulté le 2 janvier 2017)
  11. Dan Luiten, Site web Top chrétien, Création versus évolution, France, consulté le 27 aout 2016
  12. David Wilkerson, Site web Top chrétien, L'amour implacable de Dieu, France, consulté le 27 aout 2016
  13. Peter Hocken, Le réveil de l'Esprit: les Églises pentecôtistes et charismatiques, France, Editions Fides, 1994, page 44
  14. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, pages 240-241
  15. Site web info-bible.org, Jésus Christ: preuves de son existence historique, Suisse, consulté le 27 aout 2016
  16. Jean-Claude Guillaume, Site web Top chrétien, Jésus est-il divin, France, consulté le 27 aout 2016
  17. a et b Peter Hocken, Le réveil de l'Esprit: les Églises pentecôtistes et charismatiques, France, Editions Fides, 1994, page 21
  18. Gabriel Tchonang, Véronique Lecaros, Le pentecôtisme: racines et extension : Afrique-Amérique latine, L'Harmattan, France, 2014, page 19
  19. Peter Hocken, "Le réveil de l'Esprit: les Églises pentecôtistes et charismatiques", France, Editions Fides, 1994, pages 19-20
  20. Gabriel Tchonang, L’esprit saint dans l’orthodoxie et le pentecôtisme : étude comparative, Revue des sciences religieuses, France, 2008 , paragraphe 32
  21. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, page 183
  22. Franck Poiraud, Les évangéliques dans la France du XXIe siècle, Editions Edilivre, France, 2007, page 212-213
  23. Henrik Lindell, Magazine lavie.fr, Quelles sont (vraiment) les différences entre les catholiques et les évangéliques ?, France, 04 juillet 2014
  24. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Éditions Thomas Nelson, USA, 2015, pages 49-50
  25. Wesley Peach, Itinéraires de conversion, Les Editions Fides, Canada, 2001, pages 56-57
  26. Frédéric Dejean, L’évangélisme et le Pentecôtisme: des mouvements religieux au cœur de la mondialisation, Géographie et cultures, 68, France, 2009, paragraphe 5
  27. Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism: Revised and expanded edition, Baylor University Press, USA, 2004, p. 54
  28. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006 , pages 55, 208
  29. William H. Swatos, Jr.,Charismatic Movement, Encyclopedia of Religion and Society, USA, consulté le 29 aout 2016
  30. Basic Introduction to the Charismatic Movement, Biblestudying.net, USA, consulté le 29 aout 2016
  31. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, pages 219-220
  32. Frank M. Loewenberg, From Charity To Social Justice, Transaction Publishers, USA, 2001, page 148
  33. Christian Buckley, Ryan Dobson, Humanitarian Jesus: Social Justice and the Cross, Moody Publishers, USA, 2010, page 15
  34. Vision mondiale, Histoire, Site web officiel, Canada, consulté le 27 aout 2016
  35. Komlan Komi, Journal lomeinfos.com, Togo: Lancement opération « enfant de Noel », Togo, 16 septembre 2014.
  36. Frank King (Directeur des communications, La Bourse du Samaritain Canada), L'Opération enfant de Noël invite les Canadiens à se préparer pour la saison des boîtes-cadeaux, Canada, 9 octobre 2013
  37. APS, Ebola : plus de 52 millions de World Vision pour la sensibilisation dans les régions frontalières, via RTS, Sénégal, 5 octobre 2014
  38. Site officiel de Mercy Ships, Apporter l'espoir et la guérison, Belgique, consulté le 27 aout 2016
  39. Site officiel de World Vision, FAQs, USA, consulté le 27 aout 2016
  40. Patrice de Plunkett, Les évangéliques à la conquête du monde, Éditions Perrin, France, 2009, page 134-135
  41. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Éditions Thomas Nelson, USA, 2015, page 138
  42. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, page 1309
  43. Tarek Mitri, Au nom de la Bible, au nom de l'Amérique, Labor et Fides, Liban, 2004, page 183

Voir aussiModifier