Avortement

interruption avant son terme du processus de gestation

L’avortement se définit comme l'interruption du processus de gestation, c'est-à-dire du développement qui commence à la conception par la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde formant ainsi un œuf, qui se poursuit par la croissance de l'embryon, puis du fœtus, et qui s'achève normalement à terme par la naissance d'un nouvel individu de l'espèce. Cette interruption peut être provoquée ou spontanée.

La saignée de la femme enceinte (gravure allemande du XVIIe siècle). Effectuée durant trois siècles, du XVIe siècle au XVIIIe siècle, la saignée avait pour but de fortifier la femme et l'enfant, sans que l'on prenne conscience de son caractère abortif[1].

Le terme d'avortement concerne toutes les espèces vivipares. Il peut entraîner, ou non, la mort du fœtus et son expulsion immédiate[2].

Dans le cas de l'être l'humain modifier

Histoire de l'avortement dans le monde modifier

Différentes situations et différents types d'avortement modifier

Pour l'espèce humaine, on distingue plusieurs situations :

  • On appelle avortement provoqué ou déclenché l'interruption volontaire d'une grossesse chez une femme par intervention humaine.
    • Lorsqu'il est motivé par des raisons médicales, soit parce que la poursuite de la grossesse serait dangereuse pour la santé de la femme, soit parce que le fœtus (ou l'embryon) est atteint de malformations, ou d'une maladie grave et incurable, on parle d'interruption médicale ou thérapeutique de grossesse (IMG).
    • Lorsqu'il est décidé pour des raisons non médicales, dans un cadre légal, on parle d'interruption volontaire de grossesse (IVG).
    • Lorsqu'il est pratiqué en dehors des conditions fixées par la loi, on parle d'avortement clandestin.
  • On appelle fausse couche un avortement spontané ou provoqué par une cause soit pathologique soit accidentelle avant 22 semaines d'aménorrhée (ou pour un fœtus de moins de 500 g, selon l'OMS) ; au-delà de cette limite, on parle d'accouchement prématuré[3],[4].

Législation modifier

L'avortement fait l'objet d'une législation spécifique, qu'il soit interdit ou autorisé. En France, Simone Veil dépénalise l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1974 en faisant adopter la « loi Veil »[5].

Chez les animaux modifier

Les animaux domestiques peuvent aussi subir un avortement décidé par le propriétaire, pour diverses raisons (médicale, élevage, simple volonté)[6].

Notes et références modifier

  1. Jacques Gélis, La sage femme ou le médecin : Une nouvelle conception de la vie, Paris, Fayard, , 560 p. (ISBN 2-213-01918-5), p. 285-288.
  2. Fiche terminologique - domaine vétérinaire GDT, Office québécois de la langue française
  3. Lexique de la Médecine de la Reproduction
  4. Fiche terminologique - domaine gynécologie et obstétrique GDT, Office québécois de la langue française
  5. « Il y a 40 ans, le discours historique de Simone Veil sur l'avortement », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  6. « L'avortement de la chatte : méthodes, coût, risques... », sur Chatsdumonde.com, (consulté le )

Voir aussi modifier

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Articles connexes modifier

Liens externes modifier