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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Simons.
Menno Simons
Meno simonis.jpg
Menno Simons
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Religion

Menno Simons, né en 1496 à Witmarsum (Pays-Bas) et mort le 31 janvier 1561, est un dirigeant religieux chrétien évangélique anabaptiste frison (Pays-Bas actuels). Ses adeptes donnèrent naissance au mouvement mennonite.

Sommaire

BiographieModifier

Menno Simons naît en 1496 à Witmarsum en Frise, dans les actuels Pays-Bas[1]. Ses parents étaient probablement des fermiers, et Menno aurait reçu son éducation dans un monastère proche. Il avait quelques connaissances des Pères de l’Eglise, et connaissait le grec et le latin.

Ministère catholiqueModifier

En 1524, à 28 ans, il est ordonné prêtre à Utrecht, et il devient vicaire à Pingjum (Frise)[2]. Il semble qu’il ait été influencé par les idées sacramentaires des premiers réformateurs hollandais et par sa lecture du Nouveau Testament aux alentours de 1526. À partir de là, il commence à émettre des doutes sur la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie.

On sait qu’entre 1526 et 1531 il se considère comme un prêcheur « évangélique », même s’il ne quitte pas l’Église catholique. En 1531, il est nommé curé à Witmarsum. Lorsque les disciples de Melchior Hoffman (les melchiorites) commencèrent à appliquer le baptême du croyant vers 1530-1531, Menno s’interroge et ne trouve pas de soutien biblique au baptême des enfants. Même s’il ne rejoint pas encore les melchiorites, on peut voir dans un de ses premiers écrits (La Résurrection spirituelle, 1534) que sa pensée se rapproche de celle des melchiorites.

En avril 1535, plusieurs centaines d’anabaptistes, inspirés par des messagers venus de la ville de Münster alors aux mains des anabaptistes, prennent le monastère d’Oldeklooster, en Frise[3]. Après un court siège, la plupart des moines sont tués ou faits prisonniers. Menno se sent responsable du désastre, et il écrit un pamphlet contre les dirigeants münsterites, intitulé Le Blasphème de Jan van Leyden. Même si son pacifisme a des limites (il sait que l’autodéfense est parfois nécessaire), il s’oppose au projet münsterite d’établir le royaume de Dieu sur terre par le glaive. Comme Münster tombera deux mois plus tard, le pamphlet ne sera pas publié.

Ministère anabaptisteModifier

En janvier 1536, Menno quitte l'Église catholique, à la suite de ses doutes concernant les sacrements et pour diriger les fidèles anabaptistes dans une voie non-violente vis-à-vis de leurs persécuteurs [4],[5]. C’est probablement au cours de cette période qu’il est (re)baptisé. Par la suite, il se marie et a des enfants[3]. Un an plus tard, il est ordonné ancien par le dirigeant melchiorite Obbe Philips. À partir de cette période, Menno est traqué.

En 1540, il publie Fondation de la doctrine chrétienne, un livre théologique sur les croyances et pratiques anabaptistes, qui sera traduit en d’autres langues [6]. Cette publication et d'autres de Menno Simons ont servi de fondations à l’anabaptisme et au mennonitisme [7]. Les réformes radicales du mennonitisme et du baptisme seront à l’origine du développement du mouvement évangélique [8].

Il vit un temps à Groningue, à Cologne, et durant les treize dernières années de sa vie dans le Schleswig-Holstein. Il meurt en janvier 1561.

Notes et référencesModifier

  1. Cornelius J. Dyck, Encyclopédie britannica.com, Menno Simons, UK, consulté le 18 novembre 2017
  2. (en) Donald B. Kraybill, Concise Encyclopedia of Amish, Brethren, Hutterites, and Mennonites, USA, JHU Press, , p. 140.
  3. a et b (en) Donald B. Kraybill, Concise Encyclopedia of Amish, Brethren, Hutterites, and Mennonites, USA, JHU Press, , p. 141.
  4. Mark Juergensmeyer, Wade Clark Roof, Encyclopedia of Global Religion, Volume 1, SAGE, USA, 2012, p. 129
  5. C. Anderson, Justice Anderson, An Evangelical Saga, Xulon Press, USA, 2005, p. 251
  6. Ed Hindson, Dan Mitchell, The Popular Encyclopedia of Church History, Harvest House Publishers, USA, 2013, p. 306
  7. George Thomas Kurian, James D. Smith III, The Encyclopedia of Christian Literature, Volume 2, Scarecrow Press, USA, 2010, p. 565
  8. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006, p. 65

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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