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« Arminianisme et arminien(s) ne doivent pas être confondus respectivement avec : Arianisme et Arménien(s).

L'arminianisme est une branche du protestantisme basée sur les idées théologiques du théologien réformé néerlandais Jacobus Arminius (1560-1609), ancien étudiant de l'université de Genève, et de ses partisans historiques connus sous le nom de remontrants. Ses enseignements se rapportaient aux cinq solas de la Réforme protestante. Ils étaient néanmoins distincts des enseignements particuliers de Martin Luther, de Ulrich Zwingli, de Jean Calvin et d'autres réformateurs protestants. L'arminianisme est vu par certains comme une thèse sotériologique alternative au christianisme calviniste protestant[1]; Pour d'autres, l'arminianisme est une remise en valeur du consensus théologique de l'Église primitive[2].

L'arminianisme hollandais fut exprimé à l'origine dans la « remonstrance » (1610), une déclaration théologique signée par 45 pasteurs puis soumise aux États de Hollande. Le Synode de Dordrecht (1618-1619) fut convoqué par les États de Hollande pour examiner les Cinq articles des remontrants. L'arminianisme est officiellement condamné par le synode de Dordrecht et ses tenants furent pourchassés. L'arminianisme continue cependant à exister sous diverses formes, principalement dans la mouvance évangélique et le Christianisme charismatique.

Sommaire

HistoireModifier

 
Portrait de Jacobus Arminius, dans Kupferstich aus Theatrum Europaeum de Matthäus Merian, 1662.

Jacobus Arminius est un pasteur et théologien néerlandais de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle. Il reçoit l'enseignement de Théodore de Bèze. Toutefois, il rejette la théorie de l'élection divine inconditionnelle calviniste. Il propose pour sa part une théorie de l'élection divine conditionnelle à la foi. Plusieurs théologiens réformés néerlandais, notamment Franciscus Gomarus, ont contesté le point de vue d'Arminius, mais celui-ci est mort avant la tenue d'un synode national de l'Église réformée néerlandaise.

Les partisans d'Arminius, ne tenant pas à adopter le nom de leur chef de file, s’appelèrent eux-mêmes les remontrants. Arminius mourut avant de pouvoir satisfaire à la demande des États de Hollande concernant un document de 14 pages exposant son point de vue. Les remontrants répondirent alors à sa place en rédigeant une confession remontrante, en cinq articles, dans laquelle ils expriment leurs points de divergence avec le calvinisme plus strict de la Confessio Belgica. Après quelques manœuvres politiques, les calvinistes néerlandais réussirent à convaincre le prince Maurice de Nassau de s'occuper de la situation. Maurice démit systématiquement de leurs fonctions les magistrats arminiens et initia un synode national. Ainsi, se tint en 1618 à Dordrecht un synode de l’Église réformée néerlandaise. Ce synode fut ouvert principalement aux calvinistes hollandais , tandis que les arminiens en étaient exclus, avec des représentants d'Églises réformées d'autres pays. En 1618, il publia une condamnation d'Arminius et de ses partisans comme hérétiques. Une partie de cette publication, Canons de Dordrecht, était composée de Cinq points du calvinisme, en réponse aux cinq articles de la confession des remontrants.

Les Arminiens de Hollande furent démis de leurs fonctions, emprisonnés, bannis et contraints de se taire. Douze ans plus tard, les Pays-Bas accordent officiellement à l'arminianisme la protection en tant que confession, mais l'animosité entre arminiens et calvinistes se poursuivit.

Les croyances initiales de Jacobus Arminius lui-même sont couramment définies comme de l'arminianisme, mais plus généralement, le terme peut englober les enseignements d'Hugo Grotius, de John Wesley et d'autres également. L'arminianisme classique, duquel Arminius est le principal contributeur, et l'arminianisme wesleyen, duquel John Wesley est le principal contributeur, sont les deux principales écoles de pensée. L'arminianisme wesleyen est souvent identique au méthodisme. Certaines écoles de pensée, notamment le semi-pélagianisme (qui enseigne que la première étape du salut procède de volonté humaine[3]) sont parfois vues à tort comme étant de nature arminienne. Toutefois, l'arminianisme classique considère que la première étape du salut est uniquement le fait de la grâce de Dieu[4]. Historiquement, le Concile d'Orange (529) a condamné la pensée semi-pélagienne. Le document résultant est vu par certains comme enseignant une doctrine entre la pensée augustinienne et la pensée semi-pélagienne, reléguant l'arminianisme à l'orthodoxie des premiers pères de l'Église[5].

Dogmatique arminienneModifier

Ces articles affirment que :

  1. Le salut (et la condamnation le jour du jugement) est conditionné par la foi (ou l'incrédulité) gracieusement activée chez l'homme ;
  2. L' expiation est destinée à tous les hommes, «[…] pourtant personne n'apprécie réellement cette rémission des péchés excepté le croyant […]» et se limite donc à ceux qui croient en Christ ;
  3. « Que l'homme n'a la grâce suffisante pour se sauver lui-même, ni par l'énergie de son libre arbitre […]», et sans l'aide du Saint-Esprit, personne n'est capable de satisfaire à la volonté de Dieu ;
  4. La «[…] grâce de Dieu est le commencement, la continuation, et l'accomplissement de tout le bien […]», néanmoins l'homme peut résister au Saint-Esprit ;
  5. Les croyants sont capables de résister au péché par la grâce et le Christ les empêchera de tomber ; mais qu'ils soient au-delà de la possibilité d'abandonner finalement Dieu ou « […] de devenir dépourvu de grâce, cela doit être plus particulièrement déterminé à partir des Saintes Écritures […] ».

« Ces points », notent Keith D. Stanglin et Thomas H. McCall, « sont en accord avec les vues d'Arminius ; en effet, certains sont tirés textuellement de sa « Declaration of the Sentiments on Predestination ». Ceux qui signèrent cette remontrance et d'autres qui soutinrent sa théologie devinrent connu sous le nom de « remontrants.»[6]

Arminianisme et calvinismeModifier

Les deux systèmes du calvinisme et de l'arminianisme partagent à la fois de nombreuses doctrines, ainsi que l'histoire de la théologie chrétienne. L'arminianisme est historiquement lié au calvinisme. Cependant, en raison de leurs différences sur les doctrines de la prédestination et de l'élection divines, plusieurs voient ces écoles de pensée comme opposées. Elles se distinguent sur le fait de savoir si Dieu permet que la volonté individuelle puisse résister à son désir de sauver tous les hommes (dans la doctrine arminienne) ou si la grâce de Dieu est irrésistible et limitée à quelques-uns (dans le calvinisme). En d'autres termes, la souveraineté de Dieu est-elle manifestée, au moins d'une certaine manière, dans le fait qu'il autoriserait les hommes à décider librement ? Certains calvinistes affirment que la perspective arminienne présente un système synergiste de salut et n’est donc pas uniquement le produit de la grâce, alors que les arminiens rejettent fermement cette conclusion. Beaucoup considèrent ces différences théologiques comme des différences cruciales dans la doctrine, tandis que d'autres les trouvent relativement mineures[7].

Postérité théologique de l'arminianismeModifier

De nombreuses confessions chrétiennes ont été influencées par les vues arminiennes sur la volonté libérée par grâce avant la régénération, notamment les baptistes au XVIe siècle[8], les méthodistes au XVIIIe siècle et l'Église adventiste du septième jour au XIXe siècle. Certains affirment faussement que les universalistes et les unitariens des XVIIIe et XIXe siècles étaient liés théologiquement à l'arminianisme. Des dénominations telles que les anabaptistes (débuts en 1525), les Vaudois (pré-réforme)[9], et d’autres groupes antérieurs à la réforme avaient également affirmé que toute personne peut choisir de résister à la grâce de Dieu soit de lui céder.

BaptistesModifier

Le débat entre les disciples de Calvin et ceux d'Arminius est caractéristique de l'histoire de l'église post-réforme. Ainsi, le mouvement baptiste émergent de l'Angleterre du XVIIe siècle était un microcosme du débat historique entre calvinistes et arminiens. Les premiers baptistes (appelés « baptistes généraux » en raison de leur confession d'une expiation générale ou illimitée) étaient des arminiens[10]. Le mouvement baptiste vit le jour avec Thomas Helwys, qui quitta son mentor, John Smyth et retourna à Londres pour fonder la première église baptiste anglaise en 1611. John Smyth, quant à lui, avait adopté les croyances communes et autres particularités des églises mennonites hollandaises Waterlander. Plus tard les baptistes généraux tels que John Griffith, Samuel Loveday et Thomas Grantham défendirent une théologie arminienne réformée. Celle-ci reflétait davantage l'arminianisme d'Arminius de celui des derniers remontrants ou de l'arminianisme anglais des puritains arminiens tels que John Goodwin ou des arminiens anglicans tels que Jeremy Taylor et Henry Hammond. Les baptistes généraux résumèrent leurs vues arminiennes dans de nombreuses confessions, la plus influente étant la Standard Confession de 1660. Dans les années 1640, le groupe des baptistes particuliers se forma, divergeant fortement de la doctrine arminienne et embrassant le calvinisme fort des presbytériens et des indépendants. Leur calvinisme robuste a été rendu public dans des confessions telles que la London Baptist Confession de 1644 et la Second London Confession de 1689. La London Confession de 1689 fut ensuite utilisée par les baptistes calvinistes d'Amérique (appelée Philadelphia Baptist Confession), tandis que la Standard Confession de 1660 fut utilisée par les héritiers américains des baptistes anglais, bientôt connus sous le nom des baptistes du libre arbitre.

MéthodistesModifier

Cette même dynamique entre arminianisme et calvinisme se retrouve dans les discussions animées des amis et ministres anglicans, John Wesley et George Whitefield. Wesley fut un avocat des enseignements arminiens, défendant sa sotériologie dans un périodique intitulé The Arminian et écrivant des articles tels que Predestination Calmly Considered. Il défendit l'arminianisme contre des accusations de semi-pélagianisme, tenant fermement à la conviction du péché originel et de la dépravation totale. En même temps, Wesley attaqua le déterminisme qu’il affirmait être une élection inconditionnelle et resta convaincu de la possibilité de perdre le salut. Wesley clarifia également la doctrine de la grâce prévenante et prêcha la capacité des chrétiens à atteindre la perfection (en maturité et non « sans péché »). Tandis que Wesley utilisait librement le terme « arminien », il ne fonda pas consciemment sa sotériologie sur celle d'Arminius, mais fut fortement influencé par l'arminianisme anglais du XVIIe siècle et par des penseurs tels que John Goodwin, Jeremy Taylor et Henry Hammond de l'école anglicane « Holy Living » et le remontrant Hugo Grotius.

L'arminianisme contemporainModifier

Arminianisme
Courant

Les partisans de l'arminianisme et du calvinisme trouvent leur place dans de nombreuses dénominations protestantes, et les deux existent parfois dans la même dénomination. Parmi les confessions qui penchent au moins en partie dans la direction arminienne, on compte les méthodistes, les baptistes du libre arbitre, les églises chrétiennes et églises du Christ, les baptistes généraux, les adventistes du septième jour, l’église du Nazaréen, l’église wesleyenne, l'Armée du salut, les mennonites conservateurs, l'ancien ordre des mennonites, les Amish et les Charismatiques, notamment les pentecôtistes.

Le soutien académique actuel envers l’arminianisme est large et varié. L'un des objectifs principaux est le retour aux enseignements d'Arminius. F. Leroy Forlines, Robert Picirilli, Stephen Ashby et Matthew Pinson sont quatre des défenseurs les plus en vue. Forlines s'est référé à ce type d'arminianisme comme de « l'arminianisme classique », alors que Picirilli, Pinson et Ashby l'ont appelé « arminianisme de la réforme » ou « arminianisme réformé ». À travers le méthodisme, les enseignements de Wesley inspirent également un grand nombre d'érudits, avec de fervents promoteurs tels que J. Kenneth Grider, Stanley Hauerwas, Thomas C. Oden, Thomas Jay Oord et William Willimon.[réf. souhaitée]

L’influence récente du mouvement « nouvelle perspective sur Paul », a également atteint l’arminianisme, principalement sous l’angle d'une élection corporative. Les spécialistes de la « nouvelle perspective » proposent que le judaïsme du Second Temple, qui date du I er siècle, comprenait principalement l'élection comme nationale (israélite) et raciale (juive), et non comme individuelle. Leur conclusion est donc que les écrits de Paul sur l'élection doivent être interprétés selon un point de vue corporatif similaire.[Qui ?]

ThéologieModifier

La théologie arminienne se décline généralement en deux variantes : L'arminianisme classique, tiré de l'enseignement de Jacobus Arminius et l'arminianisme Wesleyen, principalement de Wesley. Ces deux variantes sont très proches.

Dans sa doctrine, le courant théologique dit wesleyen-arminien repose sur deux postulats fondamentaux découlant de l'amour et de la justice de Dieu[11] :

  1. L'élection divine doit être définie de telle sorte que Dieu ne soit en aucun cas, et ce même de façon seconde, l'auteur du mal. Cela ne correspondrait pas au caractère de Dieu tel que révélé pleinement en Jésus-Christ.
  2. La responsabilité de l'homme dans le mal doit être absolument préservée.

Arminianisme classiqueModifier

L'arminianisme classique est le système théologique présenté par Jacobus Arminius et maintenu par certains des remontrants[12]. Son influence sert de fondement à tous les systèmes arminiens. En outre, l'arminianisme est l'un des fondements doctrinaux de la Fraternité remontrante. Une liste de croyances est donnée ci-dessous :

  • La dépravation est totale : Arminius déclare « Suite à la chute, le libre-arbitre de l’homme envers le Dieu véritable n’est pas seulement blessé, estropié, infirme, tordu et affaibli ; mais il est aussi captif, détruit et perdu : et ses forces ne sont pas seulement débilitées et inutiles à moins qu’elles ne soient assistées par la grâce, mais il n’a aucune sorte de forces à l’exception de celles suscitées par la grâce divine. »[13]
  • L'expiation est destinée à tous : la mort de Jésus, fut pour le monde entier, Jésus attire tout le monde vers lui et tout le monde a la possibilité de recevoir le salut par la foi[14].
  • La mort de Jésus satisfait la justice de Dieu : La peine pour les péchés des élus est intégralement payée par l’œuvre de Jésus à la croix. Ainsi, l'expiation de Christ est destinée à tous, mais nécessite que la foi soit effective. Arminius déclare que : « la justification, lorsqu'elle caractérise l'acte de jugement, est soit une pure imputation de justice miséricordieuse […] soit l'homme est justifié devant Dieu […] selon la rigueur de la justice sans aucun pardon »[15]. Stephen Ashby précise : « Arminius ne voyait que deux façons possibles de justifier le pécheur : (1) par notre adhésion absolue et parfaite à la loi, ou (2) uniquement par l'imputation divine de la justice de Christ. »[16]
  • La grâce est résistible : Dieu prend l'initiative dans le processus de salut et sa grâce s'adresse à tous. Cette grâce (souvent appelée grâce prévenante ou pré-régénératrice) agit sur tous les peuples pour les convaincre de l'Evangile, les attirer fortement vers le salut et permettre la possibilité d'une foi sincère. Picirilli déclare qu' « en réalité, cette grâce est si proche de la régénération qu'elle conduit inévitablement à la régénération si on ne lui résiste finalement pas »[17]. L'offre de salut par la grâce n'agit pas de manière irrésistible selon une méthode déterministe purement causale, mais plutôt selon une méthode d'influence et de réponse qui peut être à la fois acceptée et refusée[18].
  • L'homme a une volonté libérée pour répondre ou résister : le libre arbitre est accordé et limité par la souveraineté de Dieu, mais la souveraineté de Dieu permet à tous les hommes d'accepter l'Évangile de Jésus par la foi, tout en permettant à tous les hommes d'y résister.
  • L'élection est conditionnelle : Arminius a défini l'élection comme « le décret de Dieu par lequel, de lui-même, depuis l'éternité, il a décrété qu'il fallait justifier en Christ, les croyants, et les accepter pour la vie éternelle »[19]. Dieu seul détermine qui sera sauvé et sa détermination est que tous ceux qui croient en Jésus par la foi seront justifiés. Selon Arminius, « Dieu ne considère personne en Christ, seulement si établis en lui par la foi. »[19]
  • Dieu prédestine les élus à un avenir glorieux : la prédestination n'est pas la prédétermination de qui va croire, mais plutôt la prédétermination de l'héritage futur du croyant. Les élus sont donc prédestinés à la filiation par l'adoption, la glorification et la vie éternelle[20].
  • La justice de Christ est imputée au croyant : la justification est sola fide (par la foi seule). Lorsque des individus se repentent et croient en Christ (foi qui sauve), ils sont régénérés et entrent en union avec Christ, ce qui permet de leur imputer les effets de la mort et la justice de Christ pour leur justification devant Dieu[21].
  • La sécurité éternelle est également conditionnelle : tous les croyants sont pleinement assurés du salut à la condition de rester en Christ. Le salut est conditionné par la foi, donc la persévérance est également conditionnée[22]. L'apostasie (se détourner de Christ) n'est commise que par un rejet délibéré et volontaire de Jésus et par le renoncement à la foi qui sauve. Une telle apostasie est irrémédiable[23].

Sur la question de savoir si un croyant peut apostasier (abandonner le Christ en s'attachant à nouveau à ce monde diabolique, en perdant une bonne conscience ou en ne gardant pas une saine doctrine), Arminius a déclaré que cette question devait être approfondie dans les Écritures[24]. Néanmoins, Arminius croyait que les Écritures enseignent que les croyants sont gracieusement investis du pouvoir du Christ et du Saint-Esprit « pour lutter contre Satan, le péché, le monde et leur propre chair, et pour remporter la victoire sur ces ennemis »[24]. En outre, Christ et l'Esprit sont toujours présents pour aider et assister les croyants à travers diverses tentations. Néanmoins, cette sécurité n'est pas inconditionnelle mais conditionnelle : « pourvu qu'ils [les croyants] soient préparés pour la bataille, implorent son aide et soient persévérants, Christ les préserve de la chute »[25]. Arminius poursuit : « Je n'ai jamais enseigné qu'un vrai croyant peut, totalement ou finalement, se détourner de la foi et périr; cependant, je ne cacherai pas qu'il existe des passages de l'Écriture qui me paraissent revêtir cet aspect, et les réponses que j’ai pu considérer ne sont pas de nature à s’approuver sur tous les points, selon ma compréhension. »[26]

Après la mort d'Arminius en 1609, les remontrants maintinrent les conceptions de leur chef sur la sécurité conditionnelle et son incertitude quant à la possibilité que des croyants puissent apostasier. Ceci est démontré dans le cinquième article rédigé par leurs représentants en 1610[27]. Cependant, quelque part entre 1610 et la procédure officielle du Synode de Dort (1618), les remontrants furent pleinement convaincus dans leur esprit que les Écritures enseignaient que le vrai croyant était capable de se détacher de la foi et de périr éternellement en tant qu'incroyant. Ils ont formalisé leurs points de vue dans The Opinion of the Remontrants (1618)[28].

Picirilli a déclaré: « Depuis cette époque, alors que la question fut de nouveau examinée, les arminiens enseignèrent que ceux qui sont vraiment sauvés doivent être mis en garde contre l'apostasie en tant que danger réel et possible[29]

Le théologien Stephen Ashby a résumé les croyances fondamentales de Jacobus Arminius et des remontrants ainsi :

  1. Avant d'être attiré et rendu capable, on est incapable de croire… capable seulement de résister.
  2. Après avoir été attiré et rendu capable, mais avant la régénération, on est capable de croire… capable aussi de résister.
  3. Après que l'on ait cru, Dieu régénère alors; on est capable de continuer à croire… capable aussi de résister.
  4. En résistant au point d’entrainer de l'incrédulité, on n'est plus capable de croire… capable seulement de résister[30].

Arminianisme wesleyenModifier

Articles connexes : Wesleyanisme et Méthodisme.

John Wesley a toujours été le défenseur le plus influent des enseignements de la sotériologie arminienne. Wesley était entièrement d'accord avec la grande majorité de ce qu'Arminius lui-même enseignait, en maintenant de solides doctrines sur le péché originel, la dépravation totale, l'élection conditionnelle, la grâce prévenante, l'expiation illimitée et la possibilité d'apostasie.

Wesley s’éloigne de l’Arminianisme classique principalement sur trois questions :

  • Expiation
L'expiation de Wesley est un hybride de la théorie de la substitution pénale et de la théorie gouvernementale d'Hugo Grotius, avocat et l'un des remontrants. Steven Harper a déclaré : « Wesley ne place pas l'élément subsidiaire principalement dans un cadre juridique […] mais plutôt [sa doctrine cherche] à établir une relation adéquate de « justice » entre l'amour de Dieu pour les personnes et la haine de Dieu pour le péché […] ce n'est pas tant la satisfaction d'une demande légale de justice qu'un acte de réconciliation par la médiation. »[31]
  • Possibilité d'apostasie
Wesley a pleinement accepté le point de vue arminien selon lequel les véritables chrétiens pouvaient apostasier et perdre leur salut, comme le montre clairement son célèbre sermon A Call to Backsliders. Harper résume cela comme suit : « L'acte de pécher n'est pas en soi un motif de perte du salut […] La perte du salut est beaucoup plus liée à des expériences profondes et prolongées. Wesley voit deux voies principales qui pourraient entraîner une chute permanente de la grâce : péché non confessé et expression réelle de l'apostasie. »[32] Wesley n'est pas d'accord avec Arminius, cependant, en affirmant que cette apostasie n'est pas définitive. En parlant de ceux qui « ont fait naufrage par rapport à la foi » (1 Ti 1:19), Wesley affirme que « pas un, ou cent seulement, mais je suis persuadé, que plusieurs milliers […] innombrables sont les exemples […] de ceux qui étaient tombés mais se tiennent maintenant debout. »[33]
  • Perfection chrétienne
Selon l'enseignement de Wesley, les chrétiens pourraient atteindre dans cette vie, un état de perfection pratique, c'est-à-dire une absence de tout péché volontaire par le l'aide du Saint-Esprit. La perfection chrétienne (ou la sanctification entière), selon Wesley, est « la pureté de l'intention, consacrant toute la vie à Dieu » et « la pensée qui était en Christ, nous permettant de marcher comme le Christ a marché ». « Elle consiste à aimer Dieu de tout notre cœur et notre prochain comme nous-mêmes. »[34] C'est « un retour non seulement à la faveur, mais également à l'image de Dieu », notre « être rempli de la plénitude de Dieu »[35]. Il était clair pour Wesley que la perfection chrétienne n'implique pas la perfection de la santé physique ou une infaillibilité de jugement. Cela ne signifie pas non plus que l'on ne viole plus la volonté de Dieu, car des transgressions involontaires subsistent. Les chrétiens perfectionnés restent soumis à la tentation et ont toujours besoin de prier pour obtenir le pardon et la sainteté. Ce n'est pas une perfection absolue mais une perfection en amour. En outre, Wesley n’enseigna pas le salut par la perfection, mais dit que «même la sainteté parfaite n’est acceptable pour Dieu que par Jésus-Christ»[34].

Autres variationsModifier

Depuis Arminius, son nom représente une très grande variété de croyances. Certaines de ces croyances telles que le pélagianisme et le semi-pélagianisme, ne sont pas considérées comme appartenant à l'orthodoxie arminienne et sont traitées ailleurs. Certaines doctrines, cependant, adhèrent à la fondation arminienne et, bien qu'étant des opinions minoritaires, sont rapportées ci-dessous.

Théisme ouvertModifier

La doctrine du théisme ouvert affirme que Dieu est omniprésent, omnipotent et omniscient, mais diffère de l'arminianisme quant à la nature de l'avenir. Les théistes ouverts affirment que l'avenir n'est pas complètement déterminé (ou « réglé ») parce que les gens n'ont pas encore pris leur libre décision. Dieu connaît donc l'avenir en partie en termes de possibilités (actions libres de l'homme) plutôt que seulement en certitudes (événements divinement déterminés). En tant que tels, les théistes ouverts résolvent la question du libre arbitre humain et de la souveraineté de Dieu en affirmant que Dieu est souverain parce qu'il n'ordonne pas chaque choix humain, mais travaille plutôt en coopération avec sa création pour réaliser sa volonté. Cette notion de souveraineté et de liberté est à la base de leur compréhension de l'amour, car les théistes ouverts croient que l'amour n'est authentique que s'il est librement choisi. Selon cette définition, le pouvoir de choisir peut faire autant de mal que de bien, et les théistes ouverts considèrent le libre-arbitre comme la meilleure solution au problème du mal. Les tenants connus de cette théologie sont Greg Boyd, Clark Pinnock, Thomas Jay Oord, William Hasker et John E. Sanders.

Certains arminiens, tels que le professeur et théologien Robert Picirilli, rejettent la doctrine du théisme ouvert en tant qu' « arminianisme déformé »[36]. Joseph Dongell a déclaré que « le théisme ouvert va effectivement au-delà de l'arminianisme classique, vers la théologie du processus »[37]. Il y a aussi des arminiens, comme Roger Olson, qui croient que le théisme ouvert est une vision alternative qu'un chrétien peut avoir. Le point de vue arminien majoritaire accepte le théisme classique. Celui-ci consiste en la conviction que le pouvoir, la connaissance et la présence de Dieu n'ont pas de limitations externes, en dehors de lui. La plupart des arminiens réconcilient le libre arbitre humain avec la souveraineté et la prescience de Dieu en soutenant trois points:

  • Le libre arbitre humain est limité par le péché originel, bien que la grâce prévenante de Dieu rende à l'humanité la capacité d'accepter l'appel du salut de Dieu[38],[39].
  • Dieu exerce délibérément sa souveraineté d'une manière qui n'en illustre pas l'étendue. En d'autres termes, il a le pouvoir et l'autorité de prédéterminer le salut, mais il choisit de l'appliquer de différentes manières.
  • La prescience de Dieu concernant l'avenir est exhaustive et complète, et donc l'avenir est certain et non subordonné à l'action humaine. Dieu ne détermine pas l'avenir, mais il le connaît. La certitude émanant de Dieu et l'action humaine incertaine sont compatibles[40].

Le point de vue corporatif de l'électionModifier

L'opinion arminienne majoritaire est que l'élection est individuelle et basée sur la connaissance anticipée de la foi de Dieu, mais une deuxième perspective mérite d'être mentionnée. Ces Arminiens rejettent complètement le concept d’élection individuelle, préférant comprendre la doctrine en termes généraux. Selon cette élection collective, Dieu n'a jamais choisi d'individus en vue du salut, mais plutôt Il a choisi d'élire pour le salut l'église qui croit. Le théologien réformé hollandais Herman Ridderbos dit que « [la certitude du salut] ne repose pas sur le fait que l'église appartient à un certain "nombre", mais qu'elle appartient à Christ, dès avant la fondation du monde. Cette certitude ne réside pas dans un décret caché, mais dans l'unité collective de Christ et de l'Église qui a appris à connaître l'Évangile et a appris à résider dans la foi.»[41]

L'élection corporative s'appuie sur un concept similaire définis dans l'Ancien Testament et dans la loi juive. En effet, la plupart des travaux de recherche biblique s'accordent pour dire que la pensée judéo-gréco-romaine du Ier siècle était à l'opposé du mantra de la pensée du monde occidental «l'individu prime », elle était plutôt de nature très collectiviste ou communautaire[42]. L'identité découle de l'appartenance à un groupe plus que de l'individualité[42]. Selon Romains 9–11, les tenant de cette thèse prétendent que l'élection juive en tant que peuple choisi cessa avec le rejet national de Jésus en tant que Messie. Suite à la nouvelle alliance, le peuple élu de Dieu est maintenant le corps de Christ, l'église (parfois appelée Israël spirituel, cf. aussi théologie de l'alliance). Le pasteur et théologien Brian Abasciano déclare : « Ce que Paul dit à propos des juifs, des païens et des chrétiens, qu'il s'agisse de leur place dans le plan de Dieu, de leur élection, de leur salut, ou de la façon dont ils devraient penser ou se comporter; il le dit d'un point de vue corporatif qui considère le groupe comme primaire et ceux dont il parle, il en parle comme intégrés au groupe. Ces individus agissent en tant que membres du groupe auquel ils appartiennent et ce qui leur arrive se produit en raison de leur appartenance au groupe. »[42]

Ces érudits soutiennent également que Jésus était le seul humain jamais élu et que les individus doit être « en Christ » (Eph 1:3-4) par la foi pour faire partie des élus. Il s'agit là, en fait, de la compréhension de la doctrine de l'élection du théologien réformé suisse, Karl Barth. Joseph Dongell, professeur au Asbury Theological Seminary, déclare que « le trait le plus frappant d'Éphésiens 1:3–2:10 est l'expression "en Christ", qui apparaît douze fois dans Éphésiens 1:3–14 […] cela signifie que Jésus-Christ lui-même est l'élu, le prédestiné. Chaque fois que quelqu'un est incorporé à lui par grâce à travers la foi, on en vient à partager le statut particulier de Jésus en tant qu'élu de Dieu. »[43] Markus Barth illustre l'interdépendance : « L'élection en Christ doit être comprise comme l'élection du peuple de Dieu. Ce n'est qu'en tant que membre de cette communauté que les individus bénéficient des avantages du choix gracieux de Dieu. »[44]

Arminianisme et autres points de vueModifier

La compréhension de l’arminianisme peut être facilitée par la compréhension des alternatives théologiques, telles que : pélagianisme, semi-pélagianisme, luthéranisme et calvinisme. L'arminianisme, comme tout système de croyance majeur, est souvent mal compris par les critiques et les partisans potentiels.

Tableau comparatif avec les autres doctrines protestantesModifier


Croyances protestantes sur le salut
Ce tableau résume les points de vue classiques de trois croyances protestantes à propos du salut.[45]
Thème Calvinisme Luthéranisme Arminianisme
Le libre arbitre Dépravation totale :[46] L’humanité possède le « libre arbitre »,[47] mais il est sous l'esclavage du péché,[48] jusqu'à ce qu'il soit « transformé ».[49] Péché originel :[46] L'humanité possède le libre arbitre à l’égard des « biens et possessions », mais est pécheresse par nature et est incapable de contribuer à son propre salut.[50][51][52] Dépravation totale : L'humanité possède la liberté vis-à-vis de la nécessité, mais non la « liberté vis-à-vis du péché », et ce, à moins que l'arbitre ne soit libéré par la « grâce prévenante ».[53]
L'élection Élection inconditionnelle au salut et à la damnation. Élection inconditionnelle au salut seulement.[46][54] Élection conditionnelle sur la base de la prescience de la foi où de l'incroyance.[55]
La justification et l'expiation Justification par la foi seule. Plusieurs vues concernant la portée de l'expiation.[56] (Expiation limitée pour le calvinisme en 5 points). Justification pour tous les hommes,[57] accomplie à la mort du Christ et effective au travers de la foi seule.[58][59][60][61] La justification est possible pour tous au travers de la mort de Christ; mais effective seulement par le choix de croire en Jésus.[62]
La conversion Conversion monergiste,[63] à travers les moyens de grâce, irrésistible. Conversion monergiste,[64][65] à travers les moyens de grâce, résistible.[66] Conversion synergiste, résistible du fait de l'arbitre libéré par la grâce prévenante.[67] (Possibilité de conversions irrésistibles cependant.)
La préservation et l'apostasie Persévérance des saints, les élus en Christ depuis l'éternité persévéreront obligatoirement dans la foi.[68] S'éloigner de Dieu est possible,[69] mais Dieu donne l'assurance de la préservation.[70][71] La préservation est conditionnelle à une foi continue en Christ; avec la possibilité d'apostasie.[72]
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Mécompréhensions courantesModifier

 
Allégorie sur les disputes entre remontrants et contre-remontrants en 1618, Abraham van der Eyk

A travers l'histoire, plusieurs calomnies ont été dirigées contre la dogmatique arminienne. Pour sa part, le théologien Roger Olson dénombre dix mythes entourant l'arminianisme[73].

À propos de l'accusation indiquant que l'arminianisme serait pélagien (ou semi-pélagien), niant le péché originel, aucun système d'arminianisme fondé sur Arminius ou Wesley ne nie le péché originel[74]; Arminius affirme que l'état fondamental de l'homme est tel qu'il ne peut pas être juste, comprendre Dieu ou chercher Dieu[75]. Arminius a notamment déclaré : « Dans son état pécheur, l’homme n’est pas capable, par lui-même, de penser, vouloir ou faire ce qui est vraiment bon. »[76], « Je tiens l’énoncé suivant comme étant faux : "Si un homme le veut, il peut croire ou ne pas croire." Si mes détracteurs supposent que je possède des opinions dont on peut déduire cette affirmation, pourquoi ne citent-ils pas mes propres mots ? »[77]. En fait, Arminius a qualifié le pélagianisme de « grand mensonge » et a déclaré « que je déteste de tout mon cœur les conséquences [de cette théologie] »[78]. Le pasteur britannique David Pawson qualifie cette association de « diffamatoire » lorsqu'elle est attribuée à la doctrine d'Arminius[79], et la plupart des arminiens rejettent toutes les accusations de pélagianisme. Néanmoins, les deux termes restent souvent liés[80],[81].

Une autre accusation contre l'arminianisme est que cette doctrine nierait le paiement substitutif de Jésus pour les péchés, alors qu'Arminius et Wesley croyaient tous deux en la nécessité et la suffisance de l'expiation du Christ par substitution pénale[82]. Arminius soutenait que la justice de Dieu était satisfaite individuellement[83], tandis qu'Hugo Grotius et de nombreux disciples de Wesley enseignaient qu'elle était satisfaite d'une manière gouvernementale[84].

Comparaison avec le calvinismeModifier

Il faut noter qu'Arminius ne pensa jamais diviser l'église réformée ou s'écarter de cette dernière. Mildred Bangs Wynkoop va même jusqu'à affirmer que Arminius vécut et mourut en Calviniste[85]. Du reste, il tenait en sainte horreur le désaccord entre chrétiens et désirait plus que tout la paix et l'unité dans l'Église[86].

Depuis que Arminius et ses partisans se sont insurgés contre le calvinisme au début du XVIIe siècle, la sotériologie protestante a été largement divisée entre calvinisme et arminianisme. L'extrême du calvinisme est l'hyper-calvinisme, qui insiste sur le fait que des signes d'élection doivent être recherchés avant l'évangélisation du non-régénéré et que les damnés éternels n'ont aucune obligation de se repentir et de croire, et à l'extrême de l'arminianisme, le pélagianisme, qui rejette la doctrine du péché originel fondée sur la responsabilité morale; mais l'écrasante majorité des pasteurs et théologiens protestants évangéliques adhère à l'un de ces systèmes ou à un autre entre les deux.

SimilitudesModifier

  • Dépravation totale : Les Arminiens sont d’accord avec les calvinistes sur la doctrine de la corruption totale. Les différences viennent dans la compréhension de la façon dont Dieu remédie à cette dépravation humaine.
  • Effet substitutif de l'expiation : Les arminiens affirment également avec les calvinistes l'effet substitutif de l'expiation du Christ et que cet effet est limité aux élus. Les arminiens classiques seraient d'accord avec les calvinistes sur le fait que cette substitution fut une satisfaction pénale pour tous les élus, tandis que la plupart des arminiens wesleyens soutiendraient que la substitution fut de nature gouvernementale.

DifférencesModifier

  • Nature de l'élection : Les arminiens considèrent que l'élection au salut éternel est assortie de la condition de foi. La doctrine calviniste de l'élection inconditionnelle stipule que le salut ne peut être gagné ou obtenu et qu'il n'est donc subordonné à aucun effort humain. La foi n'est donc pas une condition du salut, mais le moyen divinement attribué qui lui est destiné. En d'autres termes, les arminiens croient qu'ils doivent leur élection à leur foi, alors que les calvinistes croient qu'ils doivent leur foi à leur élection.
  • Nature de la grâce : Les arminiens croient que, par la grâce, Dieu rétablit le libre arbitre en matière de salut pour toute l'humanité et que chaque individu peut donc accepter l'appel de l'Évangile par la foi ou y résister par l'incroyance. Les calvinistes soutiennent que la grâce de Dieu pour permettre le salut n'est donnée qu'aux élus qui sont irrésistiblement conduits au salut.
  • Portée de l'expiation : Les arminiens, ainsi que les amyraldistes, calvinistes proches sur le plan théologique des arminiens, tiennent à un dessin universel et à une porté universelle de l'expiation, au lieu de la doctrine calvinienne selon laquelle l'attraction et l'expiation sont limités aux seuls élus, ce que beaucoup de calvinistes préfèrent appeler « rédemption particulière »[87]. Les deux parties (à l'exception des hyper-calvinistes) croient que l'invitation de l'Évangile est universelle et « doit être présentée à tout le monde, sans faire aucune distinction »[88].
  • Persévérance dans la foi : Les arminiens croient que le salut futur et la vie éternelle sont assurés en Christ et protégés de toutes les forces extérieures, mais sont conditionnels au fait de rester en Christ et peuvent être perdus par l'apostasie. Les calvinistes traditionnels croient en la doctrine de la persévérance des saints, qui dit que, parce que Dieu en choisit certains pour le salut et qu'il paya effectivement pour leurs péchés particuliers, il les garde de l'apostasie. Par contre ceux qui apostasient n'avaient en fait, jamais été vraiment régénérés (c'est-à-dire nés de nouveau) ou sauvés. Les calvinistes non-traditionnels et d'autres évangéliques défendent la doctrine similaire mais distincte de la sécurité éternelle qui enseigne que si une personne a été sauvée, son salut ne peut jamais être compromis, même si la personne apostasie complètement.

RéférencesModifier

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  1. (en)Chambers Biographical Dictionary, ed. Magnus Magnusson, Chambers, Cambridge University Press, 1995, p. 62
  2. (en)Kenneth D. Keathley, « The Work of God: Salvation », dans A Theology for the Church, ed. Daniel L. Akin, Nashville, B&H Academic, 2007, p. 703
  3. (en)Keith D. Stanglin, Thomas H. McCall, Jacob Arminius: Theologian of Grace, Oxford University, 2012, p. 160
  4. (en)F. Leroy Forlines, Classical Arminianism: A Theology of Salvation, ed. J. Matthew Pinson, Nashville, Randall House Publications, 2011, p. 20-24
  5. (en)Keathley, p. 703
  6. (en)Jacob Arminius: Theologian of Grace, New York, Oxford University Press, 2012, p. 190
  7. (en)Justo L. Gonzalez, The Story of Christianity, Vol. Two: The Reformation to the Present Day, Peabody, Prince Press, 2008, p. 180
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  9. (en)Joseph Visconti, The Waldensian Way to God, [Longwood, Fl.], Xulon press, 2003, p. 253 et suiv.
  10. (en)Justo L. Gonzalez, The Story of Christianity, Vol. 2: The Reformation to the Present Day, Peabody, Prince Press, 2008, p. 225–226
  11. Roger E. Olson, « En quoi le calvinisme est-il problématique ? », (consulté le 1er juin 2019)
  12. (en)Stephen Ashby, « Reformed Arminianism », dans Four Views on Eternal Security, Grand Rapids, Zondervan, 2002, p. 137
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  15. (en)Arminius, Writings, vol. 3, p. 454
  16. (en)Ashby, Four Views, p. 140
  17. (en)Robert Picirilli, Grace, Faith, Free Will: Contrasting Views of Salvation: Calvinism and Arminianism, Nashville, Randall House Publications, 2002, p. 154 et suiv.
  18. (en)F. Leroy Forlines, Matthew J. Pinson, Stephen M. Ashby, The Quest for Truth: Answering Life's Inescapable Questions, Nashville, Randall House Publications, 2001, p. 313–321
  19. a et b (en)Arminius, Writings, vol. 3, p. 311
  20. (en)David Pawson, Once Saved, Always Saved? A Study in Perseverance and Inheritance, London, Hodder & Staughton, 1996, p. 109 et suiv.
  21. (en)F. Leroy Forlines, Classical Arminianism: A Theology of Salvation, chap. 6
  22. (en)Picirilli, Grace, Faith, Free Will, p. 203
  23. (en)Picirilli, Grace, Faith, Free Will, p. 204 et suiv.
  24. a et b (en)Arminius, Works, vol. 2, p. 219-220
  25. Cela semble correspondre aux autres déclarations d’Arminius sur la nécessité de persévérance dans la foi. Par exemple: « Dieu décide de recevoir favorablement ceux qui se repentent et croient, et de sauver en Christ, à cause de Christ et par Christ, ceux qui persévèrent [dans la foi], mais de laisser sous le péché et la colère ceux qui sont impénitents et les incroyants, et de les condamner en tant qu'étrangers à Christ » (Arminus, Works, vol. 2, p. 465; cf. vol 2, p. 466). Dans un autre endroit, il écrit : « [Dieu] veut que ceux qui croient et persévèrent dans la foi soient sauvés, mais que ceux qui sont incrédules et impénitents restent condamnés » (Arminus, Works, vol. 3, p. 412; cf. vol 3, p. 413).
  26. (en)Arminius, Works, vol. 2, p. 219-220. William Nichols note : « Lors de la dernière conférence qu'il avait eue avec Gomarus [calviniste] devant les États de Hollande, Arminius avait à peu près le même propos modeste lorsqu'il avait été interrogé à ce sujet le 12 août 1609, deux mois avant sa mort » (Arminius, Works, vol. 1, p. 665). B. J. Oropeza a déclaré : « Bien qu'Arminius ait nié avoir enseigné l'apostasie finale dans sa « Declaration of the Sentiments », dans Examination of the Treatise of Perkins on the Order and Mode of Predestination, il écrit qu'une personne qui est "intégrée" à l'église du Christ peut résister à la suite du processus. S'agissant des croyants, «il peut suffire de les encourager, s'ils savent qu'aucun pouvoir ni aucune intelligence ne peuvent les déloger du rocher, à moins qu'ils ne renoncent de leur plein gré à leur position». (Arminus, Works, vol. 3, p. 455, cf. vol. 1, p. 667) « Un membre croyant du Christ peut devenir paresseux, céder au péché et mourir progressivement, cessant d'être un membre. » (Arminus, Works, vol. 3, p. 458) L'alliance de Dieu (Jérémie 23) « ne contient pas en soi une impossibilité de se soustraire à Dieu, mais une promesse du don de la peur, qui les empêchera de s'éloigner de Dieu aussi longtemps que cela s'épanouira dans leur cœur. » S'il y a une cohérence dans la position d'Arminius, il ne semble pas nier la possibilité d'une chute » (B. J. Oropeza, Paul and Apostasy, p. 16).
  27. Cet article se lit comme suit : Que ceux qui sont incorporés au Christ par une vraie foi, et qui deviennent ainsi participants de son Esprit qui donne la vie, ont ainsi tout pouvoir pour lutter contre Satan, le péché, le monde et leur propre chair, et pour remporter la victoire, être bien compris que c’est toujours avec la grâce d’assistance du Saint-Esprit ; et que Jésus-Christ les assiste par son Esprit dans toutes les tentations, leur tend la main, et si seulement ils sont prêts au conflit, et désirent son aide, sans être inactifs, les empêchent de tomber, de sorte qu’ils, ni par la ruse ou le pouvoir de Satan, ne peuvent être induits en erreur, ni retirés des mains du Christ, selon la parole du Christ, Jean 10:28 : « Personne ne les ravira de ma main. » Mais s’ils sont capables, par négligence, d’abandonner à nouveau les premiers débuts de leur vie en Christ, ou de revenir à ce monde diabolique actuel, ou de se détourner de la sainte doctrine qui leur a été délivrée, ou de perdre une bonne conscience, ou de devenir dépourvu de grâce, cela doit être plus particulièrement déterminé à partir des Saintes Écritures avant de pouvoir l’enseigner avec la pleine persuasion de notre esprit. (« The Articles of the Remontrants », dans Philip Schaff, editor. The Creeds of Christendom, The Evangelical Protestant Creeds, vol. 3, p. 548-549)
  28. Les points trois et quatre du cinquième article se lisent comme suit : Les vrais croyants peuvent déchoir de la foi véritable et tomber dans des péchés tels qu’ils ne peuvent être compatibles avec une foi véritable qui justifie; non seulement il est possible que cela se produise, mais cela arrive même fréquemment. Les vrais croyants peuvent tomber par leur propre faute dans des actions honteuses et atroces, y persévérer et y mourir; et donc enfin tomber et périr. ((en) « The Opinions of the Remontrants », dans Peter Y. DeJong, Crisis in the Reformed Churches: Essays in Commemoration of the Great Synod of Dordt, 1618-1619, Grand Rapids, Reformed Fellowship, (lire en ligne), p. 220 et suiv.) Pour plus d’informations sur l’opinion remontrante concernant l’apostasie, voir l'article suivant : Steve Witzki, « The Arminian Confession of 1621 and Apostasy », sur Society of Evangelical Arminians, (consulté le 25 mai 2019)
  29. (en)Picirilli, Grace, Faith, Free Will, p. 198
  30. (en)Ashby, Four Views, p. 159
  31. (en)Steven Harper, « Wesleyan Arminianism », dans Four Views on Eternal Security, Grand Rapids, Zondervan, 2002, p. 227 et suiv.
  32. (en)Harper, p. 239–240
  33. (en)John Wesley, « A Call to Backsliders », dans The Works of John Wesley, ed. Thomas Jackson, 14 vols, Grand Rapids, Baker, 1986, vol. 3, p. 211 et suiv.
  34. a et b (en)John Wesley, « A Plain Account of Christian Perfection », dans Works
  35. (en)John Wesley, « The End of Christ’s Coming », dans Works
  36. (en)Picirilli, Grace, Faith, Free Will, p. 40. Picirilli s'oppose tellement au lien entre arminianisme et théisme ouvert qu'il consacre une partie entière de son livre à ses objections. Voir p. 59 et suiv.
  37. (en)Jerry L. Walls, Joseph R. Dongell, Why I Am Not a Calvinist, p. 45
  38. (en)Picirilli, Grace, Faith, Free Will, p. 42–43, 59 et suiv.
  39. (en)Ashby, Four Views on Eternal Security, p. 146–147
  40. (en)Picirilli, Grace, Faith, Free Will, p. 40
  41. (en)Herman Ridderbos, Paul: An Outline of His Theology, trad. John Richard de Witt, Grand Rapids, Eerdmans, 1975, p. 350–351
  42. a b et c (en)Brian Abasciano, Paul’s Use of the Old Testament in Romans 9:1–9: An Intertextual and Theological Exegesis, T&T Clark Publishers, 2006, (ISBN 0-567-03073-3)
  43. (en)Joseph Dongell, Jerry Walls, Why I am Not a Calvinist, p. 76
  44. (en)Markus Barth, Ephesians, Garden City, NY, Doubleday, 1974, p. 108
  45. (en)Lyle W. Lange, God So Loved the World: A Study of Christian Doctrine, Milwaukee, Northwestern Publishing House, 2006, p. 448. Tableau adapté avec addition de citations spécifiques.
  46. a b et c (en) « Calvinism and Lutheranism Compared » [archive du ], WELS Topical Q&A, Wisconsin Evangelical Lutheran Synod (consulté le 26 janvier 2015) : « Les luthériens et les calvinistes s'accordent sur le caractère dévastateur de la chute et le fait que l'homme, par nature, n'a pas le pouvoir de contribuer à sa conversion [...] et sur le fait que l'élection au salut se fait par grâce. Dans le luthéranisme, le terme allemand utilisé pour l'élection est «Gnadenwahl», élection par grâce; il n’en existe pas d’autre. »
  47. (en)John Calvin, Institutes of the Christian Religion, trans. Henry Beveridge, III.23.2.
  48. (en)John Calvin, Institutes of the Christian Religion, trans. Henry Beveridge, II.3.5.
  49. (en)John Calvin, Institutes of the Christian Religion, trans. Henry Beveridge, III.3.6.
  50. (en)WELS Topical Q&A: WELS vs Assembly of God: « Les gens, par nature, sont morts dans leurs transpressions (sic) et leurs péchés et n'ont donc aucune capacité de se décider pour Christ (Éphésiens 2:1,5). Nous ne choisissons pas Christ, mais il nous a choisis (Jean 15:16) Nous croyons que les êtres humains sont purement passifs dans la conversion.»
  51. (en)Augsburg Confessional, Article XVIII, Of Free Will, déclaration : « La volonté de l'homme a une certaine liberté de choisir la justice civile et de traiter les choses soumises à la raison. Mais elle n'a pas le pouvoir, sans le Saint-Esprit, d'oeuvrer pour la justice de Dieu, c'est-à-dire la justice spirituelle; étant donné que l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu (1 Cor. 2:14); mais cette justice est exercée dans le cœur lorsque le Saint-Esprit est reçu par la Parole.»
  52. (en) Henry Cole, trans., Martin Luther on the Bondage of the Will, London, T. Bensley, 1823, p. 66. Le terme controversé « liberum arbitrium » a été traduit par le « libre arbitre » par Cole. Cependant, Ernest Gordon Rupp et Philip Saville Watson, Luther et Erasmus: volonté libre et salut, Westminister, 1969, ont choisi «libre choix» comme traduction.
  53. (en)Keith D. Stanglin and Thomas H. McCall, Jacob Arminius: Theologian of Grace, Oxford University, 2012, p. 157-158.
  54. (en)The Book of Concord: The Confessions of the Lutheran Church, XI. Election. « Prédestination » signifie « l'ordination de Dieu pour le salut ».
  55. (en)Roger E. Olson, Arminian Theology: Myths and Realities, InterVarsity Press, 2009, p. 63. « Les Arminiens acceptent l'élection divine, [mais] ils croient qu'elle est conditionnelle. »
  56. (en)The Westminster Confession, III:6, dit que seuls les « élus » sont « effectivement appelés, justifiés, adoptés, sanctifiés et sauvés ». Cependant, dans Calvin et la tradition réformée, Baker, 2012, p. 45. Richard A. Muller observe qu'«un corpus considérable de littérature a interprété Calvin comme un enseignement « d'expiation limitée », mais « un corps tout aussi important [...] [interprète] Calvin comme enseignant « l'expiation illimitée ».
  57. (en) « Justification / Salvation » [archive du ], WELS Topical Q&A, Wisconsin Evangelical Lutheran Synod (consulté le 29 janvier 2015) : « Ro 3:23-24, Ro 5:9, Ro 5:18 D’autres passages nous amènent à dire qu’il est plus approprié et exact de dire que la justification universelle est un fait fini. Dieu a pardonné les péchés du monde entier, que les gens le croient ou non. Il a fait plus que « rendre le pardon possible. » Tout cela au nom de l'oeuvre de substitution parfaite de Jésus-Christ. »
  58. (en) « IV. Justification by Grace through Faith », This We Believe, Wisconsin Evangelical Lutheran Synod (consulté le 29 mai 2019) : « Nous croyons que Dieu a justifié tous les pécheurs, c'est-à-dire qu'il les a déclarés justes pour l'amour de Christ. C'est le message central de l'Écriture dont dépend l'existence même de l'église. C’est un message pertinent pour les personnes de tous les temps, de tout lieu, de toutes les races, de toute classe sociale et de tous les âges, car « le résultat d’une violation fut la condamnation de tous les hommes » (Ro 5:18). Tous ont besoin du pardon des péchés devant Dieu, et les Écritures proclament que tous ont été justifiés, car « le résultat d'un acte de justice était une justification qui donnait la vie à tous les hommes ». (Ro 5:18). Nous croyons que les individus reçoivent ce don gratuit du pardon non pas sur la base de leurs propres œuvres, mais uniquement par la foi. (Eph 2:8-9). [...] D'un autre côté, bien que Jésus soit mort pour tous, les Ecritures disent que « celui qui ne croira pas sera condamné. » (Mr 16:16). Les incroyants perdent le pardon gagné par le Christ (Jn 8:24). »
  59. (en) Siegbert W. Becker, « Objective Justification », Wisconsin Lutheran Seminary (consulté le 26 janvier 2015), p. 1
  60. (en) « Universal Justification » [archive du ], WELS Topical Q&A, Wisconsin Evangelical Lutheran Synod (consulté le 5 février 2015) : « Christ a payé pour tous nos péchés. Dieu le Père leur a donc pardonné. Mais pour bénéficier de ce verdict, nous devons en entendre parler et y croire. Si je dépose de l'argent à la banque pour que vous puissiez en bénéficier, vous devez en entendre parler et l'utiliser. Christ a payé pour vos péchés, mais pour en bénéficier, vous devez en entendre parler et y croire. Nous devons avoir la foi, mais nous ne devrions pas penser à la foi comme notre contribution. C'est un don de Dieu que le Saint-Esprit opère en nous. »
  61. (en)Augsburg Confession, Article V, Of Justification. Les gens « ne peuvent pas être justifiés devant Dieu par leurs propres forces, leurs mérites ou leurs oeuvres, mais sont librement justifiés pour l'amour de Christ, par la foi, quand ils croient qu'ils sont reçus en faveur et que leurs péchés sont pardonnés pour l'amour de Christ [...] .»
  62. (en) Keith D. Stanglin and Thomas H. McCall, Jacob Arminius: Theologian of Grace, Oxford University, 2012, p. 136. « La foi est une condition de justification »
  63. (en)Paul ChulHong Kang, Justification: The Imputation of Christ's Righteousness from Reformation Theology to the American Great Awakening and the Korean Revivals, Peter Lang, 2006), p. 70, note 171. Calvin défend généralement la « vision monergiste » d’Augustin.
  64. Walter A. Diehl, « The Age of Accountability », Wisconsin Lutheran Seminary (consulté le 10 février 2015) : « En plein accord avec les Ecritures, les confessions luthériennes enseignent le monergisme. « De cette manière aussi, les Saintes Écritures attribuent conversion, foi en Christ, régénération, renouveau et tout ce qui appartient à leur début et à leur accomplissement efficaces, et non aux pouvoirs humains du libre-arbitre naturel, ni entièrement, ni à moitié, ni en partie. toute partie, même la plus infime ou la plus insignifiante, mais in solidum, c'est-à-dire entièrement, uniquement, à l'œuvre divine et au Saint-Esprit » (Trigl. 891, F.C., Sol. Decl., II, p. 25). »
  65. (en)Monergism; thefreedictionary.com
  66. (en) « Calvinism and Lutheranism Compared » [archive du ], WELS Topical Q&A, Wisconsin Evangelical Lutheran Synod (consulté le 9 février 2015)
  67. (en)Roger E. Olson, Arminian Theology: Myths and Realities, InterVarsity Press, 2009, p. 18. « Synergisme arminien » se réfère à un « synergisme évangélique, qui affirme la prévenance de la grâce ».
  68. (en)The Westminster Confession of Faith, Chap. XVII, « Of the Perseverance of the Saints ».
  69. (en) « Once saved always saved » [archive du ], WELS Topical Q&A, Wisconsin Evangelical Lutheran Synod (consulté le 7 février 2015) : « Les gens peuvent déchoir de la foi. La Bible avertit : « que celui qui croit être debout prenne garde de tomber » (1 Corinthiens 10:12). Certains parmi les Galates avaient cru pendant un certain temps, mais étaient tombés dans une erreur qui détruisait l'âme. Paul les avertit : « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce. » (Galates 5:4). Dans son explication de la parabole du semeur, Jésus dit : « Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. » (Luc 8:13). Selon Jésus, une personne peut croire pendant un certain temps puis tomber. Alors qu'ils croyaient posséder le salut éternel, ils ont perdu le don gracieux de Dieu lorsqu'ils ont perdu la foi. »
  70. (en) « Perseverence of the Saints (Once Saved Always Saved) » [archive du ], WELS Topical Q&A, Wisconsin Evangelical Lutheran Synod (consulté le 7 février 2015) : « Nous ne pouvons contribuer en aucun point à notre salut, mais nous pouvons le rejeter par arrogance ou par négligence. Par conséquent, les Ecritures nous exhortent à plusieurs reprises à combattre le bon combat de la foi. (Eph 6 et 2Ti 4 par exemple). Mes péchés menacent et affaiblissent ma foi, mais l’Esprit par l’évangile en paroles et en sacrements renforce et préserve ma foi. C’est pourquoi les luthériens parlent généralement de la préservation de la foi par Dieu et non de la persévérance des saints. La clé n'est «pas notre persévérance mais la préservation de l’Esprit». »
  71. (en) Bruce Demarest, The Cross and Salvation: The Doctrine of Salvation, Crossway, 1997, p. 437-438.
  72. (en) Bruce Demarest, The Cross and Salvation: The Doctrine of Salvation, Crossway, 1997, p. 35. « Beaucoup d'Arminiens nient la doctrine de la persévérance des saints ».
  73. (en) Roger Olson, Arminian Theology: Myths and Realities [« Théologie arminienne : mythes & réalité »], Downers Grove, IL, InterVarsity Press, (ISBN 978-0-83087443-9), p. 88. Mythes recensés : 1. La théologie arminienne est le contraire de la théologie calviniste. 2. Un hybride du calvinisme et de l’arminianisme est possible. 3. L’arminianisme n’est pas une option évangélique orthodoxe. 4. Le cœur de l’arminianisme est la foi en le libre-arbitre. 5. La théologie arminienne nie la souveraineté de Dieu. 6. L’arminianisme est une théologie centrée sur l’homme. 7. L’arminianisme n’est pas une théologie de la grâce. 8. Les arminiens ne croient pas en la prédestination. 9. La théologie arminienne nie la justification par la grâce seule via la foi seule. 10. Tous les arminiens croient à la « théorie gouvernementale » de l’expiation.
  74. (en)Ashby, p. 138–139
  75. (en)Arminius, Writings, vol. 2, p. 192
  76. (en)Arminius, « Declaration of the Sentiments », dans Works of James Arminius Vol. 1, Wesleyan Heritage Collection, p. 659-660
  77. (en)Works of James Arminius Vol. 1, Wesleyan Heritage Collection, p. 314
  78. (en)Arminius, Writings, vol. 2, p. 219 et suiv. (le traité complet se trouve au pages 196–452)
  79. (en)Pawson, Once Saved, Always Saved?, p. 106
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  81. (en)Picirilli, Grace, Faith, Free Will, p. 6 et suiv.
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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Doctrines arminiennes
Personnalités liées à l'arminianisme

BibliographieModifier

En anglais
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  • (en) John Wesley, « The Question, 'What Is an Arminian?' Answered by a Lover of Free Grace », dans Thomas Jackson, The Works of John Wesley, vol. 10, Beacon Hill’s, (lire en ligne), p. 358-361
  • (en) Steve Witzki, « Free Grace or Forced Grace? », The Arminian Magazine, Fundamental Wesleyan Society, vol. 19,‎ (lire en ligne)
En français
  • Mildred Bangs Wynkoop, Les Fondements de la théologie wesleyo-arminienne, Chennevière-sur-Marne, Maison des publications nazaréennes, (ISBN 9781563444807, lire en ligne)

Liens externesModifier