Ouvrir le menu principal

John Smyth
Image illustrative de l’article John Smyth
Généralités
Nom John Smyth
Date de naissance 1570
Lieu de naissance Sturton le Steeple, Angleterre
Date de décès (à 42 ans)
Nationalité Anglais
Pays de résidence Hollande
Diplôme Théologie
Spiritualité
Religion Christianisme évangélique
Courant Baptisme
Église Église baptiste d'Amsterdam
Fonctions
Service Pasteur
Vie personnelle

John Smyth (né v. 1570 à Sturton le Steeple, dans le Nottinghamshire, en Angleterre, mort le 28 août 1612 à Amsterdam, Provinces-Unies) fut le premier pasteur anglais baptiste et un défenseur du principe de la liberté religieuse. De nombreux historiens considèrent John Smyth comme l’un des principaux fondateurs du baptisme.

BiographieModifier

Smyth né orphelin en 1570 à Sturton le Steeple, Angleterre. Il est ordonné comme prêtre anglican en 1594 en Angleterre. Peu de temps après son ordination, il souhaite opérer un retour à la foi de l'église primitive. En raison de ses convictions partagés avec les puritains et congrégationalistes, il rompt avec l'église anglicane et s'exile en 1607 pour la Hollande avec d'autres croyants qui ont les mêmes positions bibliques [1].

RéformesModifier

C'est en Hollande que Smith découvre la théologie anabaptiste et en retient les principes, notamment sur le baptême du croyant par immersion, opposé au baptême des enfants et le mémorial de la Cène, opposé à la consubstantiation et la transsubstantiation [2].

Au début, Smyth s'alignait fermement sur l'héritage anglican. Au fil du temps, il proposa diverses réformes en lien avec les principes de l'anabaptisme[3].

En premier, Smyth insista sur le fait que le vrai culte venait du cœur et que tout type de lecture d'un livre lors du culte n'était que l'invention du pêcheur. Ce rejet de la liturgie peut encore être mal compris par les baptistes d'aujourd'hui. Prier, chanter et prêcher devraient être uniquement spontanés. Il aboutit à cette idée qu'il n'admettrait plus la lecture de la Bible durant le culte « depuis qu'il considéra les traductions anglaises des Écritures comme quelque chose de moins important que la parole directe de Dieu. »

Deuxièmement, Smyth introduisit une double direction à l'église avec le pasteur et le diacre. Cela était en contraste avec la direction classique réformée de pasteur ainé, convers ainé (chargé des travaux manuels et domestiques de l'église) et diacre.

Troisièmement, avec la position nouvelle sur le baptême, un nouveau dilemme s'éleva parmi ces baptistes. Ayant été baptisé enfants, ils réalisèrent tous qu'ils devaient être rebaptisés. En 1609, comme il n'y avait pas d'autres ministres pour administrer le baptême, Smyth se baptisa lui-même et il baptisa les fidèles de l'église. Ainsi est créée la première église baptiste d’Amsterdam en 1609[4].

Fin de vieModifier

Avant sa mort, Smyth regretta le fait de s’être baptisé lui-même et écrivit une lettre d’excuses officielle [5]. En raison de certaines opinions partagées, notamment sur la christologie, il commença un rapprochement avec l'église mennonite[6]. Cela eu pour effet son excommunication de l’église par Thomas Helwys. Smyth ainsi qu’une partie de l’église se joignirent à une église mennonite, tandis qu’Helwys et une autre partie de l’église retournèrent en Angleterre pour y fonder la première église baptiste permanente, en 1612[7]. Il décède le 28 août 1612 à Amsterdam [8].

Notes et référencesModifier

  1. Encyclopédie britannica, John Smyth, Encyclopédie britannica.com, USA, consulté le 3 mars 2019
  2. Sébastien Fath, "Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950", Éditions Labor et Fides, France, 2001, page 81
  3. Encyclopedie Universelle, Baptisme, Site web officiel, France (consulté le 04/01/2016)
  4. Olivier Favre, "Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités", Labor et Fides, Suisse, 2006, page 328
  5. John H. Y. Briggs, A Dictionary of European Baptist Life and Thought, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 467
  6. James Leo Garrett, Baptist Theology: A Four-century Study, Mercer University Press, USA, 2009, p. 29
  7. Bernard ROUSSEL, Encyclopædia Universalis, HELWYS THOMAS, France consulté le 3 mars 2019
  8. J. Gordon Melton, Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 298